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municipales 2014

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municipales 2014

Message  ivo le Mer 11 Sep - 11:31

Municipales : les dix commandements du Front national
le parti de Marine Le Pen a rendu public mardi soir un document dans lequel il pose dix principes préalables à toute alliance avec des candidats d'autres bords politiques. Une première pour la formation qui a déjà investi 600 candidats.
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/11/01002-20130911ARTFIG00400-municipales-les-dix-commandements-du-front-national.php

Le FN fait de plus en plus d'ombre à l'UMP et au PS
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/10/01002-20130910ARTFIG00747-ump-et-ps-face-au-dynamisme-de-le-pen.php
Le Front national mise sur les municipales de mars 2014 pour faire une percée dans les villes de taille moyenne  de la France périurbaine et dans les zones rurales.

Les états-majors de l'UMP et du PS ne cachent plus leur inquiétude: comment contenir la progression probable de Marine Le Pen aux municipales et aux européennes de 2014? Le chômage toujours en hausse, les avis d'imposition salés qui arrivent dans les boîtes aux lettres, la flambée de la violence à Marseille et la crise syrienne créent un climat propice à un fort vote contestataire l'an prochain.

Marine Le Pen, elle, savoure. Après avoir frôlé le dépôt de bilan politique entre 2007 et 2010 - ce n'est pas si ancien -, son parti connaît désormais un dynamisme incontestable. «Je creuse mon sillon, déclare Marine Le Pen, qui avait obtenu 17,9 % à la présidentielle, soit 6.421.426 voix. Chez nous, le chef est incontesté, la ligne politique est claire et la préparation des municipales et des européennes très avancée.»

Tandis que l'UMP et le PS s'accusent mutuellement d'être responsables de la progression du FN, le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, se réjouit de ces polémiques. «On voit bien qu'on les obsède, jubile-t-il. Plus que jamais, nous sommes le centre de gravité de la politique française puisque nous déterminons les sujets dont on parle.»

«Chez nous, le chef est incontesté, la ligne politique est claire et la préparation des municipales et des européennes très avancée»
Marine Le Pen

L'université d'été du FN se déroulera les 14 et 15 septembre à Marseille, où deux instituts de sondage créditent l'extrême droite de 25 % des intentions de vote aux municipales. Dans son discours, le 15 septembre, Marine Le Pen va s'efforcer de «démontrer que la situation catastrophique du pays n'est pas une fatalité» et qu'une autre politique, dont elle prétend être le héraut, est possible.

«Nous pouvons attirer les déçus de la droite et de la gauche, qui ont été successivement désavoués dans un délai assez court», veut croire Nicolas Bay, secrétaire national aux fédérations. «Des hésitants viennent nous dire: “On va essayer Marine, on n'a plus rien à perdre”», soutient Julien Sanchez, conseiller régional FN de Languedoc-Roussillon.

Quoi qu'il en soit, aux zones de forces traditionnelles de ce parti - anciennes régions industrielles du Nord et de l'Est, arc méditerranéen - s'ajoutent désormais, à un moindre degré, des départements ruraux auparavant peu favorables au FN. Conséquence: les municipales de 2014 ne ressembleront pas à celles de 1989 et 1995. Si l'on excepte le cas de Marseille et de quelques autres agglomérations du Sud-Est, les zones de force et de faiblesse du FN se sont souvent inversées par rapport aux années 1980 et 1990. Les bastions de Marine Le Pen se trouvent désormais surtout dans des villes de taille moyenne de la France périurbaine et dans les régions rurales.



Marine Le Pen semble ainsi en mesure d'emporter des mairies dans les 51 villes de plus de 4000 habitants où le FN a dépassé les 43 % au second tour des législatives (voir la carte ci-dessus). Pour elle, le scénario idéal afin de mettre le candidat UMP sous pression serait, dans des communes gérées par la gauche, de provoquer une triangulaire au second tour après avoir été en tête au premier tour. Dans l'hypothèse où la liste UMP se maintiendrait au second tour et où une partie des électeurs de droite modérée se reporteraient sur la liste Rassemblement bleu Marine, la cohésion de l'UMP pourrait s'en trouver ébranlée.
De surcroît, dans les communes de plus de 3500 habitants, chaque liste qui a pu se maintenir au second tour et qui atteint 10 % des voix est certaine d'avoir au moins un élu. Dans les quelque 450 communes de 9000 à 100.000 habitants où le FN a obtenu entre 12 % et 40 % au premier tour des législatives de 2012, Marine Le Pen peut espérer faire élire une kyrielle de conseillers municipaux d'opposition.
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Les socialistes redoutent d'être lâchés par les catégories populaires
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/10/01002-20130910ARTFIG00799-les-socialistes-redoutent-d-etre-laches-par-les-categories-populaires.php
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Jeu 12 Sep - 9:18

A Nantes, le FN mise sur un candidat sulfureux
http://www.lesinrocks.com/2013/09/11/actualite/nantes-fn-mise-candidat-sulfureux-11425061/
Christian Bouchet, candidat du FN aux municipales, vient des groupuscules les plus radicaux. Militant nationaliste-révolutionnaire, il tente de faire oublier son passé politique. A retrouver dans notre supplément régional Nantes, en kiosque le 11 septembre.

Le 14 juillet 2002, le militant d’Unité radicale, Maxime Brunerie, tente d’assassiner le président de la République, Jacques Chirac. Quelques semaines plus tard, deux officiers de la PJ se rendent au domicile de Christian Bouchet, ex-secrétaire général du groupuscule d’extrême droite. L’historien Nicolas Lebourg qui l’interroge dans le cadre de sa thèse, assiste à la scène. Après avoir posé quelques questions à Bouchet, les deux policiers lui présentent une lettre anonyme envoyée à la direction centrale des RG : il y est décrit comme “l’équivalent de Ben Laden” en France. Un épisode révélateur du personnage : il suffit de taper son nom sur le web pour voir défiler les rumeurs les plus folles à son sujet.

Tour à tour, accusé d’être sataniste, dirigeant d’une secte inspirée par Aleister Crowley (auquel il a consacré une thèse) ou bien encore indic de police, Christian Bouchet a pourtant réussi à convaincre la commission d’investiture du FN de le faire tête de liste face à Jean-Marc Ayrault lors des élections législatives de 2012. “Il a écrit un long courrier dans lequel il se défendait de toutes les rumeurs circulant sur lui, ça a suffit”, confie un cadre du mouvement.

Il a été de tous les combats (perdus)

En quarante ans de militantisme, ce sexagénaire au crâne dégarni a participé à tous les combats (perdus) de l’extrême droite groupusculaire. Monarchiste à 14 ans, activiste dans des groupuscules issus d’Ordre nouveau dans les années 70, militant nationaliste révolutionnaire dans les années 80, mégrétiste dans les années 2000 ou encore militant de l’Organisation Lutte du peuple, Bouchet est un jeu de poupées russes à lui seul.

” Il faudrait une encyclopédie pour raconter son parcours, explique Nicolas Lebourg. Ces légendes sont aussi une réaction à sa ligne atypique : l’antiimpérialisme et la préoccupation sociale. Il aurait eu sa place en Amérique du Sud tant il semble plus proche d’Hugo Chávez que de Jean-François Copé.”

Depuis 2008, Christian Bouchet a rejoint le FN et depuis 2011, il soutient ouvertement Marine Le Pen et tente de faire oublier ses convictions radicales. Pour devenir tête de liste frontiste lors des élections législatives de 2012, ce défenseur de Mahmoud Ahmadinejad ou de Bachar al-Assad cesse de contribuer au site VoxNR, clairement nationaliste-révolutionnaire et antisioniste.

Candidat par défaut

Interrogé en mars 2011, Marine Le Pen s’était désolidarisée de lui en déclarant à la radio israélienne, 90FM : “Monsieur Bouchet n’est en aucun cas un de mes plus proches collaborateurs… (Je l’ai) croisé deux fois dans ma vie lors d’une conférence de presse.”

Comment expliquer alors qu’il soit tête de liste lors des municipales d’une ville aussi importante que Nantes ? “C’est plutôt un candidat par défaut, explique un proche de la présidente du FN. Marine le maintient car malgré son passé sulfureux, sa candidature aux législatives n’avait pas fait pas la moindre vague. Lors des municipales de 2008, nous n’avions aucun candidat à Nantes, il ne pourra pas faire pire.”
commentaires:
Christian-Bouchet il y a 11 heures à 19:56
Cet article contient une série d’erreurs.

1 – je ne tente pas de faire oublier mon passé politique. J’estime ne pas avoir à en rougir, mais c’est tout simplement mon passé, quelque chose que j’ai vécu et dans lequel je ne me reconnais plus.

2 – je n’ai jamais « écrit un long courrier dans lequel il se défendait de toutes les rumeurs circulant sur lui » pour être investi lors des dernières législatives. J’ai tout simplement, comme tous les candidats, rempli un dossier d’investiture et rien de plus.

3 – je ne soutiens pas Marine Le Pen depuis 2011, mais depuis … 2002, date ou j’ai publié mon premier article en sa faveur.

4 – je ne suis pas un défenseurs de l’ex-président iranien et de l’actuel président syrien, mais, beaucoup simplement, je considère qu’un des droits inaliénables des peuples est de se doter des gouvernements qu’ils souhaitent et que les USA et l’OTAN n’ont pas à imposer leurs diktats au monde entier. En bon français cela se nomme être anti-impérialiste.

5 – je n’ai pas cessé de collaborer au site Voxnr pour être investi aux législatives mais tout simplement car je ne me reconnaissais plus totalement dans la ligne que ce site défendait.
lozzy il y a 9 heures à 21:48
De même, Christian Bouchet ne se reconnaît plus dans Salut Public où il est rédacteur en chef adjoint de novembre 2008 à septembre 2011, et où le directeur de publication n’est autre que Serge Ayoub alias Batskin, JNR, Troisième Voie, dont un membre a assassiné Clément Méric.
Il vient de même supprimé sa fiche de Métapédia « un Wikipédia pour les fafs, fait par des fafs ».
Mais c’était il y a bien longtemps, et CB a changé de code.
réf : http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article499#nb39 et les sources originales
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Jeu 12 Sep - 10:26

38% des sympathisants de l'UMP (Union pour un mouvement populaire), le principal parti d'opposition de droite, et 11% de ceux de la gauche, se sentent proches de la dirigeante du FN.

Pour 60% des sondés, Marine Le Pen "veut vraiment changer les choses". Pour 44%, elle "comprend les problèmes des gens" et pour 31%, elle "a des solutions pour sortir le pays de la crise".
>>>
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/09/11/97001-20130911FILWWW00631-13-des-francais-proches-des-idees-du-fn.php
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Ven 13 Sep - 13:00

Le PS redoute l'effondrement de son électorat
le ministère des Personnes âgées a adressé une note à François Hollande pour l'alerter sur le danger de voir les seniors voter FN. Ce document de six pages, et «très détaillé», explique au président de la République qu'il existe désormais un désamour des plus âgés envers l'UMP et une montée inquiétante du vote des plus de 60 ans pour le FN. Ces derniers sont aujourd'hui quatre fois plus nombreux qu'il y a dix ans à choisir le parti de Marine Le Pen.
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/13/01002-20130913ARTFIG00306-le-ps-redoute-l-effondrement-de-son-electorat.php

Municipales : PS et UMP en baisse, FN en hausse
La gauche souffre, la droite ne parvient toujours pas à convaincre et le Front national semble tirer les marrons du feu.
C'est une forme de nationalisation du scrutin, qui s'inscrit bien dans le contexte de cette rentrée avec un niveau du chômage au plus haut, la réforme des retraites et le débat sur la pression fiscale.
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/12/01002-20130912ARTFIG00566-municipales-ps-et-ump-en-baisse-fn-en-hausse.php

Du Front national au «Front municipal»
http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/09/12/10001-20130912ARTFIG00592-du-front-national-au-front-municipal.php
Cela paraît incroyable. Aux dernières élections municipales, en 2008, les listes du Front national n'avaient totalisé que 0,97 % des voix dans les villes métropolitaines de plus de 3 500 habitants. Les 16 % dont il est aujourd'hui crédité, dans notre premier baromètre CSA, souligne la mue radicale opérée par le parti de Marine Le Pen. En six ans, il n'a pas uniquement réussi à «dédiaboliser» son image et son discours ; il est aussi parvenu à nationaliser son implantation.
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Ven 13 Sep - 13:26

Les électorats de l'UMP et du FN se radicalisent mais ne fusionnent pas
...
... le phénomène de droitisation de l'UMP conjugué à la stratégie de dédiabolisation du parti d'extrême droite ne produisent pas une convergence des deux électorats. Plutôt qu'un processus d'homogénéisation, l'IFOP observe "un déplacement vers la droite de leurs centres de gravité respectifs".
...
... pression de la base en faveur d'alliances locales avec le FN. Ainsi, quand seuls 32 % des sympathisants UMP y étaient favorables en 2010, ils sont aujourd'hui pas moins de 47 %.
...
la position des électeurs du parti de Marine Le Pen s'est également considérablement durcie depuis 2006, notamment sur les thématiques chères à la formation d'extrême droite : l'immigration et la sécurité.

Exemple : il y a sept ans, 86 % des sympathisants du FN pensaient qu'il y avait trop d'immigrés en France. Ils sont aujourd'hui 96 %. Pour l'IFOP, la dédiabolisation apparente du parti de Marine Le Pen ne doit donc "pas masquer un processus de radicalisation parmi les sympathisants de ce parti". L'étude en conclut que les électorats UMP et FN dérivent tous deux vers leur droite, de manière parallèle, sans se confondre nécessairement.
...
"les tentatives des leaders de l'UMP pour séduire les électeurs frontistes sur leur propre terrain risquent d'avoir pour principal effet de donner encore plus d'audience aux thèses du FN"
...
la porosité est la plus forte parmi les milieux populaires. Une catégorie stratégique : elle est à l'origine de la majorité des mouvements électoraux entre l'UMP et le FN.
>>>
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/13/les-electorats-de-l-ump-et-du-fn-se-radicalisent-mais-ne-fusionnent-pas_3477076_823448.html

La grande peur du Front national s'empare des élites politiques
A les en croire, le danger monte. De toutes parts. A l'orée de la campagne des municipales, responsables de la majorité et de l'exécutif sentent partout la pression grandissante du FN, y compris dans des territoires ou des catégories sociales jusqu'ici relativement épargnés.
>>>
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/13/la-grande-peur-du-front-national-s-empare-des-elites-politiques_3477039_823448.html

Comment le Front national veut conquérir le pouvoir
"Le pari de la dédiabolisation a été gagné, nous devons aujourd'hui gagner celui de la crédibilité qui passe par l'implantation locale"
Les élections européennes de 2014 seront symboliquement décisives: le FN est persuadé d'arriver en tête de ce scrutin et compte se proclamer "premier parti de France
>>>
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/13/comment-le-fn-veut-conquerir-le-pouvoir_3477023_823448.html#

Les syndicats s'alarment d'un "discours du FN qui porte"
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/13/les-syndicats-s-alarment-d-un-discours-du-fn-qui-porte_3477041_823448.html
Plus qu'une inquiétude, un début de panique. La montée du Front national dans l'opinion publique semble affoler les centrales syndicales, bien souvent en première ligne dans les entreprises face aux discours frontiste. "C'est la première fois que j'ai vraiment peur en France que ça bascule. On est passé d'un discours de rupture du type 'tous pourris' à un sentiment d'adhésion aux thèses du FN", assure Mohammed Oussedik, membre du bureau confédéral de la CGT. "Lors des quatre meetings que nous avons fait dans toute la France début septembre, le sujet est à chaque fois revenu sur la table. Sur le terrain, on n'arrête pas de rencontrer des salariés qui votaient à gauche et qui disent qu'ils vont voter FN. Cela nous interpelle forcément", s'alarme sa collègue Agnès Naton.
Même son de cloche à la CFDT. "Le discours de Marine Le Pen prend un caractère social qui peut porter dans les entreprises. A cela s'ajoute les doutes sur l'Europe qui jouent beaucoup. Alors que nous avons toujours défendu la construction européenne, le fait que ça patine depuis quelques années fait forcément douter", explique Jean-Louis Malys, chargé de mener la lutte contre les idées du Front national au sein de la centrale de Belleville, à Paris. "Je le sens particulièrement dans la vallée de la Fensch", dit cet ancien du site Usinor (actuel ArcelorMittal) d'Uckange (Moselle), fermé au début des années 1990.

Une montée d'autant plus difficile à vivre pour ces cadres syndicaux qu'ils sont parfois, sur le terrain, mis dans le même sac que les politiques. "Il y a des discours du type : le politique est pourri, le syndical est pourri", glisse M. Oussedik. Même à Force ouvrière, où la neutralité politique prime, les cadres voient monter le FN avec inquiétude. "Nous avons des réunions de militants où on nous dit que droite et gauche c'est la même chose. Il y a également une très forte amertume des salariés par rapport à François Hollande", assure un proche de Jean-Claude Mailly, qui requiert l'anonymat sur ce sujet sensible.

"ON NE PEUT PAS MILITER AU FN ET ÊTRE À LA CGT"

Jusqu'ici, les syndicats pratiquent l'exclusion systématique des militants affichant un engagement au FN. Du moins quand il devient public, comme lors des cantonales de 2011 où CFDT, CGT et FO avaient chacun exclut des militants qui s'étaient présentés sous l'étiquette frontiste. Les élections municipales de mars 2014, avec leurs innombrables candidats sur tout le territoire, devraient inévitablement entraîner de nouveaux cas. "Il n'est pas impossible que les discours FN tentent certains de nos 700 000 adhérents, notamment dans les petites entreprises", admet M. Malys.

"Bien sûr qu'on a des syndiqués qui votent FN !", abonde Mme Naton, mais la règle reste la même : "Il n'est pas question de se revendiquer de la CGT en se présentant à une élection et on hésite beaucoup moins à exclure avec le FN". Malgré la progression du FN dans ses rangs, la CGT estime être en mesure de maintenir cette digue, qu'elle n'applique pas avec les partis de gauche. "C'est tout simplement incompatible avec nos valeurs : on ne peut pas militer au FN et être à la CGT", défend M. Oussedik.

Face au risque du Front national, les syndicats réfléchissent à amplifier l'initiative commune de mars 2011, où CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires (mais pas FO ni CFTC) avaient signé un communiqué affirmant solennellement que "la thèse de la préférence nationale est antinomique avec les valeurs fondamentales du syndicalisme". La CGT et FSU doivent se retrouver le 23 septembre dans le but d'organiser un grand événement anti-FN sur deux jours en janvier 2014. "Le but serait d'avoir une expression forte de tous les secrétaires généraux, avec le lendemain des ateliers avec nos militants pour croiser nos expériences", explique Mme Naton.
L'occasion également de travailler sur un argumentaire qui pourrait servir aux militants syndicaux pour démonter les thèses du Front national dans les entreprises, notamment sur le virage social opéré par Mme Le Pen.

ECHEC DE LA MOBILISATION SYNDICALE DU 10 SEPTEMBRE

"On n'entend pas beaucoup le FN sur les retraites, alors qu'il demandait l'intervention de la police et de l'armée en 2010. Il faut rappeler son idéologie libérale et anti-service public", estime M. Oussedik. La CFDT réserve de son côté encore sa réponse sur une éventuelle participation à ce meeting commun. "Nous pensons que notre capacité à répondre au FN passe aussi par notre capacité à apporter des solutions concrètes aux salariés. Nous n'irons pas simplement pour dénoncer le FN avec toujours les mêmes arguments. On a l'impression que le logiciel de réponse est resté au stade du FN de Jean-Marie Le Pen", explique M. Malys, qui envisage plutôt pour l'instant "un tour de France" sur le terrain pour mener des entretiens poussés avec les adhérents pour comprendre ce qui peut séduire dans les thèses de Marine Le Pen.

Le problème FN est d'autant plus aigu pour les syndicats qu'il pose la question de leur capacité à relayer le mécontentement social, comme l'a montré l'échec de la mobilisation du 10 septembre contre la réforme des retraites. "Les salariés sont déçus par la gauche, mais ils n'ont pas forcément les moyens de venir manifester. Il y a un sentiment de fatalisme, qui n'est vraiment pas sain", justifie-t-on à FO. Mais d'autres syndicalistes ne cachent plus leur doute. "Il faut peut-être qu'on se demande si l'action syndicale traditionnelle via l'organisation de rassemblements est toujours la plus pertinente. On doit aller beaucoup plus sur le terrain à la rencontre des salariés et de leurs inquiétudes", défend Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU.

La CGT ne partage pas du tout cette analyse, renvoyant la responsabilité de la hausse du FN aux politiques. " Le mouvement syndical ne peut pas à lui tout seul porter la bataille contre le FN s'il y a pas d'alternative politique. Il faut que le gouvernement améliore enfin le quotidien des gens !", plaide M. Oussedik.
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Sam 14 Sep - 10:07

France: à droite comme à gauche, la crainte d’un Front national fort
http://www.rfi.fr/france/20130913-droite-gauche-crainte-front-national-fort-france-politique-marine-le-pen
Le Front national fait sa rentrée ce samedi à Marseille. C’est sa traditionnelle université d’été, qui se tiendra sur deux jours. Sa présidente, Marine Le Pen, prononcera un discours dimanche après-midi. À six mois des élections municipales, le parti d’extrême-droite fait de plus en plus figure d’épouvantail. Il ne cesse de progresser dans les intentions de vote.

Depuis plusieurs mois, les bons sondages s’accumulent pour le Front national. Dernière enquête en date, celle de l’institut CSA pour Le Figaro où le parti est crédité de 16 % d’intentions de vote aux élections municipales. Un chiffre en augmentation de quatre points par rapport à mars dernier.

Le FN progresse alors que les partis de gauche et de droite perdent des points. Une enquête à mettre en parallèle avec cette autre étude de l’IFOP, parue jeudi : 34 % des sondés, soit un Français sur 3, se disent proches des idées défendues par Marine Le Pen.

Une statistique là aussi en augmentation, qui pousse Jérôme Fourquet, le directeur du département opinion de l’Ifop, à parler de « lepénisation des esprits », car ils sont de plus en plus nombreux à adhérer sur le fond à l’idéologie du FN. Et ça, c’est un changement radical.

Changement(s) de stratégie(s) au FN

Un changement dû sans doute à la stratégie de conquête mise en place par Marine Le Pen. La dédiabolisation semble porter ses fruits. Le parti veut désormais apparaître respectable : exit donc les éléments les plus radicaux. Car à terme, le Front national s’est fixé un nouvel objectif, celui de parvenir au pouvoir. Un objectif que n'a jamais réellement poursuivi Jean-Marie Le Pen.

Le pouvoir, le parti souhaite dans un premier temps l’exercer localement. Ce qui pourrait être un tremplin pour la suite, explique-t-on dans l'entourage de Marine Le Pen. Du coup, le parti d’extrême-droite veut gagner des villes lors des prochaines municipales et veut montrer qu’il est capable de gérer une collectivité.

Voilà pourquoi il recherche activement des cadres A de la fonction publique, ces rouages essentiels au sein d'une municipalité. Mettre l'accent sur les élections locales, c’est là un autre changement de stratégie. Jean-Marie Le Pen n’accordait que peu d’intérêt à ce genre de scrutin. Il craignait surtout que certains élus ne lui fassent à terme de l'ombre.

L’étonnante sortie de François Fillon

Ces bons sondages inquiètent fortement à droite. L’UMP ne sait pas trop comment s’opposer à la montée du Front national. Le problème ne date pas d'aujourd'hui. Pour tenter de le contrer, Nicolas Sarkozy par le passé, puis Jean-François Copé aujourd'hui, ont choisi de durcir leur discours sur les questions de sécurité et d'immigration.

Une stratégie combattue pendant un temps par François Fillon. Mais ce dernier a semble-t-il évolué sur le sujet. Ses soutiens tapent de plus en plus fort sur Christiane Taubira, par exemple, et sur sa réforme pénale. La dernière sortie de François Fillon prouve bien qu'il a changé de point de vue vis à vis du Front national. La semaine dernière, il a déclaré qu'en cas de second tour aux municipales entre un candidat socialiste et un candidat frontiste, il voterait pour le moins sectaire des deux.

Et le moins sectaire, ce pourrait être, dans certains cas, le candidat du FN, a-t-il dit. Une sortie qui a provoqué un tollé, mais qui montre bien la crainte que suscite l'avancée du parti d’extrême-droite. Le FN séduit de plus en plus l'électorat de droite : 38 % des sympathisants UMP se disent aujourd'hui proches des idées de Marine Le Pen.

Peur au gouvernement et à gauche

Ministres et parlementaires ne cessent d'alerter l’exécutif sur la progression du parti d'extrême-droite. Avec l'augmentation des impôts et la hausse du chômage, la majorité craint le vote sanction lors des prochains scrutins. Mais ce qui inquiète surtout à gauche, c'est l'adhésion grandissante aux idées lepénistes. Que faire alors pour parvenir à les contrer ? Envoyer un signal fort aux classes populaires et venir en aide aux classes moyennes, propose-t-on à la gauche du PS. Plus que les municipales à venir, c'est surtout les élections européennes de mai prochain puis les régionales et cantonales de 2015 qui donnent des sueurs froides à l'exécutif.
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Sam 14 Sep - 12:05

Fillon tente de clore la polémique FN-PS
Aucune alliance n'est possible avec cette formation politique, mais je le dis, tous les dialogues sont nécessaires avec ses électeurs.
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/13/01002-20130913ARTFIG00491-fn-ps-fillon-tente-de-clore-la-polemique.php

Municipales : «Le FN fait le pari de la crédibilité»
Le parti de Marine Le Pen a choisi d'axer son université d'été à Marseille sur la formation des candidats aux municipales. Pour Sylvain Crépon, spécialiste du FN, cette stratégie permet de rompre avec les erreurs du passé et de préparer l'accession du parti au pouvoir.
...
assurer la formation de jeunes qui ont un capital politique limité, donc peu de revendications, permet de créer une armée disciplinée qui sera en ordre de marche pour aider le parti à prendre le pouvoir dans les années à venir.
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/14/01002-20130914ARTFIG00268-municipales-le-fn-fait-le-pari-de-la-credibilite.php
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Dim 15 Sep - 9:35

...
le FN au coeur du débat politique
...
"L'histoire retiendra que François Fillon aura ouvert les vannes entre l'UMP et le FN"
...
"Un vrai séisme" pour la vie politique française, a également dit samedi Hervé Morin, pour qui François Fillon a tout simplement "essayé de doubler Nicolas Sarkozy" sur le thème du FN.
...
Pour Manuel Valls, les propos de François Fillon font sauter un barrage avec le FN.
...
Une victoire pour la Droite forte

Mais pour d'autres, cette droitisation est une victoire, c'est le cas du co-fondateur de la Droite forte, Geoffroy Didier, aile droite de l'UMP. "Nous avons toujours dit qu'une part de notre mission était d'aller vers les électeurs du Front national, de nous adresser à eux. Le tournant de François Fillon est véritablement une victoire idéologique de la Droite forte", a-t-il déclaré.
...
Un débat qui donne en tout cas beaucoup de place au FN
>>>
http://www.franceinfo.fr/politique/les-propos-de-fillon-continuent-de-faire-des-vagues-1142165-2013-09-14

Manifestation contre le Front national à Marseille
http://www.franceinfo.fr/societe/manifestation-contre-le-front-national-a-marseille-1141873-2013-09-14
Environ 10.000 personnes selon les organisateurs, 1.200 à 1.300 selon la police, se sont mobilisées à Marseille samedi contre la tenue de l'université d'été du Front national ce week-end. Les manifestants étaient venus de toute la région à l'appel du collectif Marseille contre l'extrême droite, qui regroupe une quarantaine d'associations.

"Le FN, c'est la gangrène, on l'élimine, ou on en crève" ou "Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans les quartiers", scandaient samedi après-midi les manifestants rassemblés à Marseille, à l'appel du collectif Marseille contre l'extrême droite, qui regroupe une quarantaine d'associations. 10.000 personnes selon les organisateurs, 1.200 à 1.300 selon la police, ont défilé entre le Vieux port et la place Castellane, contre les universités d'été du FN qui se tiennent ce week-end dans la ville.

Le parti communiste, le NPA étaient présents ainsi que la CGT et des mouvements de lutte contre l'homophobie. Plusieurs dizaines de militants du mouvement "Antifa" venus de toute la France ont également participé au cortège. "On n'oublie rien du FN, parti des assassins, on ne pardonne pas", clamaient des manifestants dont certains brandissaient des portraits de Clément Méric, tué lors d'une rixe avec un militant d'extrême droite le 5 juin à Paris.

"Ni Oubli, Ni Pardon" #Marseille solidaire contre l'#ExtrêmeDroite #ClémentMéric @MrsSolidaire pic.twitter.com/UAHN6iV7iQ
5:24 PM - 14 Sept 2013


"Le FN essaye d'utiliser tous les maux marseillais pour faire son beurre, c'est une organisation dangereuse qui progresse, il faut l'arrêter", a déclaré le député PS Patrick Mennucci, présent dans le cortège. "Marseille est une ville symbole de la lutte contre le FN, c'est une provocation de leur part d'organiser leurs universités d'été dans une ville où ils n'ont jamais pu prendre pied malgré tous les problèmes qu'elle connaît", a ajouté Philippe Blache, l'un des porte-parole du Front de Gauche.

"On crève tous la dalle ici, et c'est à ce moment-là que le fascisme récupère la classe ouvrière" (un manifestant)

Pour ces manifestants, le FN version Marine n'a pas changé. "C'est la même, seulement ils sont devenus un peu plus poliquement correct, d'où le danger", explique par exemple Karim au micro de France Info. "Il ne faut pas oublier que c'est pendant les périodes de crise que le fascisme a pris de l'ampleur, poursuit-il. Je pense qu'aujourd'hui, avec tous ces problèmes de crise sociale, de pognon, on crève tous la dalle ici, et c'est à ce moment-là que le fascisme récupère la classe ouvrière, on nous monte les uns contre les autres", ajoute-t-il.

Plusieurs milliers de manifestants à Marseille contre le Front national : reportage de Laurent Grolée dans le cortège

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Re: municipales 2014

Message  ivo le Dim 15 Sep - 9:44

FN : une “vague frontiste” qui n’a rien de nouveau
Ce week-end, le FN organise son université d’été à Marseille. Six mois avant les élections municipales, plusieurs sondages évoquent une “vague irrésistible” du parti d’extrême droite. Des performances, le FN en a pourtant déjà réalisé. Le vrai défi pour le parti est de durer. Car les précédentes montées ont plus tenu du soufflet que du tsunami…
>>>
http://www.lesinrocks.com/2013/09/14/actualite/fn-vague-frontiste-rien-de-nouveau-11425934/

Sondage: 65% des Français ont une mauvaise opinion de Marine Le Pen
Dans le foisonnement de « bons » sondages pour le FN et sa patronne emblématique, notre enquête exclusive BVA a de quoi refroidir Marine Le Pen. Du moins à première vue. Premier constat, en effet, l’héritière de Jean-Marie Le Pen reste fortement impopulaire aux yeux des Français : 65 % d’entre eux en ont une mauvaise opinion et 67 % n’envisagent en aucun cas de voter pour elle à la prochaine élection présidentielle.
>>>
http://www.leparisien.fr/politique/sondage-65-des-francais-ont-une-mauvaise-opinion-de-marine-le-pen-15-09-2013-3138381.php
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Dim 15 Sep - 10:31

Dans sa longue course vers la présidence de la République, François Fillon ne s’interdit plus rien. Devant ses sympathisants, réunis à Nice, il a déclamé vendredi soir un discours particulièrement musclé, truffé de fortes paroles sur «le laxisme» qui entoure les délinquants, l’islam radical, «le choc des cultures» qui menace la laïcité, les flux migratoires «insoutenables», sans oublier le mariage pour tous qui «crée la confusion».
>>>
http://www.liberation.fr/politiques/2013/09/13/fillon-tout-flou-tout-flamme_931883?xtor=rss-450

«Faites des messages positifs, pour qu’on voit des belles photos quand il y a du monde aux réunions, ça dynamise, ça suscite l’adhésion.»
... investir les commentaires des articles publiés sur les sites des journaux, régionaux ou nationaux. «Nos adversaires le font quand il y a un article sur le FN, pour nous injurier, nous attaquer. Faites le pour rétablir la vérité. Et n’hésitez pas à parler de votre cas, de quand vous avez adhéré. C’est une guerre psychologique pour que les gens croient que nous ne sommes pas soutenus, alors que nos idées sont de plus en plus partagés»
>>>
http://www.liberation.fr/politiques/2013/09/14/restez-toujours-dans-la-ligne-du-fn_931997?xtor=rss-450
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Lun 16 Sep - 10:17

Pour Jean-Marc Ayrault, « cette course-poursuite derrière le Front national est en train de mettre en péril la droite républicaine ». Une situation qu'il juge dangereuse, en ajoutant : « C'est le début de quelque chose qu'il faut empêcher. »
http://www.rfi.fr/france/20130915-france-ayrault-declarations-fillon-vote-fn-le-pen-front-national-sectaire

Les 4 offrandes faites au Front National
L’application que les principales formations politiques mettent à tracer un boulevard pour le parti de la famille Le Pen est une source permanente d’interrogations.
>>>
http://www.marianne.net/Les-4-offrandes-faites-au-Front-National_a232267.html

Quand on court derrière l'extrême droite on finit par être emporté par elle
>>>
http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/15/fillon-front-national-ayrault-demande-ump-clarifier-position_n_3929953.html?utm_hp_ref=france&ir=France

...
Jean-François Copé s'il n'a pas "voulu réagir à chaud" a néanmoins estimé que "la situation était grave". "C'est l'avenir de l'UMP qui est en jeu si on la laisse dériver vers l'extrême-droite." a ajouté le président de l'UMP.
...
Le député UMP Thierry Mariani, l'un des fondateurs du courant de la Droite populaire, a déclaré constater "avec satisfaction que François Fillon a évolué" dans sa position.
"nous avons de plus en plus de difficultés à expliquer qu'il y a une frontière infranchissable entre l'UMP et le FN, et donc pas d'alliance possible, notre seule solution est de changer complètement de tactique", estime cet ancien ministre, l'un des vice-présidents de l'UMP.
...
. "Nous avons toujours dit qu'une part de notre mission était d'aller vers les électeurs du Front national, de nous adresser à eux. Le tournant de François Fillon est véritablement une victoire idéologique de la Droite forte"
...
"C'est un vrai séisme pour la politique française", a réagi l'ancien ministre Hervé Morin
...
"L'UMP et le PS sont affolés parce que nos idées avancent", a assuré Gilbert Collard. "Ces danseurs de tango nous amusent avec leurs petits pieds aux souliers vernis qu'ils glissent, comme un grivois, sous la table". "En tout cas, nous, on prend notre pied, je peux vous le dire", a-t-il tranché.
..
.
>>>
http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/16/fillon-front-national-chatel-ump-ps-udi_n_3932636.html?utm_hp_ref=france&ir=France

...
Jean-Marie Le Pen, président d'honneur et fondateur du FN, a prononcé un discours intitulé - pas moins - "Les quatre cavaliers de l'apocalypse"
...
"Plus inquiétante encore est notre soumission à des pays qui n'ont avec nous aucun lien historique ni culturel, seulement des liens d'argent sonnant et trébuchant", Arabie Saoudite et Qatar, a-t-elle ajouté.
"Ces deux pays, arrière-garde de tous les mouvements jihadistes internationaux, alimentent, à force d'armes et d'argent, le terrorisme et la guerre non seulement en Syrie, mais aussi au Sahel, en Afghanistan ou bien en Libye". "La France, maîtresse des USA, devenue catin d'émirs bedonnants", a encore accusé Marine Le Pen.
...
"On ne parle que de nous !", "On les obsède"
...
>>http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/15/universite-ete-fn-fillon-bijoutier-nice-marine-le-pen_n_3930267.html?utm_hp_ref=france&ir=France

...
le parti défend sans état d’âme le droit à l’autodéfense, comme il l’a fait dans des affaires similaires de « citoyens-flics ».
...
Au Front, la ligne est claire : comme dans le monde UMPS, l’Etat ne remplit pas sa mission régalienne de sécurité, c’est au citoyen de le faire. Il ne doit pas être puni pour cela, mais encouragé. « C’est un geste civique de défendre sa personne et ses biens », dit Bruno Gollnisch.
...
L’affaire Méric ne relève pas de la légitime défense ....
>>>
http://www.rue89.com/2013/09/15/bijoutier-nice-doit-etre-decore-quand-fn-celebre-les-citoyens-flics-245709

...
les deux principaux leaders du Front de gauche sont d'accord sur la responsabilité de François Hollande dans la montée du FN.
...
une odeur «lourde, pesante, nauséabonde, celle du racisme, de la violence brune, de l'autodéfense, celle du parfum de Marine Le Pen». Un parfum qui «enivre dangereusement la droite française»
...
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/15/01002-20130915ARTFIG00208-pierre-laurent-accuse-le-ps-de-faire-monter-le-fn.php

Jean Roucas, qui n'avait pas ménagé Jean-Marie Le Pen dans le "Bébête show", a argué que le FN avait changé depuis que Marine Le Pen le présidait. "Je pense que le Front national est un parti qui réunit des gens qui souffrent"
>>>
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/09/15/97001-20130915FILWWW00084-jean-roucas-soutient-le-fn.php

Marine Le Pen, qui met le cap sur 2014, se pose en rempart contre «la guerre civile»
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/15/01002-20130915ARTFIG00122-marine-le-pen-qui-met-le-cap-sur-2014-se-pose-en-rempart-contre-la-guerre-civile.php

le plus grave est qu'à force de faire matin, midi et soir du Front national la pierre angulaire de tous nos débats, de toutes nos déclarations, de toutes nos stratégies, à force de remettre un euro dans la machine, nous faisons du FN le centre du débat public.
Résultat, ce week-end, Claire Chazal se sent obligée de poser une question sur le sujet à François Hollande lors d'un entretien consacré à la Syrie, et Le Parisien et Le Journal du dimanche font leur "une" dessus.
>>>
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/16/apparu-nous-faisons-du-fn-le-centre-du-debat-public_3478029_823448.html
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Mar 17 Sep - 11:13

...
«Nous en avons tous été surpris puisque finalement il a ouvert la porte à l’arrivée au pouvoir du Front national. C’est ça qu’il a laissé entendre puisqu’il a dit que finalement, on peut voter pour le Front national»
«Donc, si on peut voter pour le Front national, il y a des contreparties. Ca veut dire qu’ils vont peu à peu et finalement faire une alliance avec le Front national pour arriver au pouvoir. C’est ça qu’il est en train de faire, de mettre le Front national au pouvoir»

...
>>>
http://www.liberation.fr/politiques/2013/09/16/fn-montebourg-denonce-une-faute-extremement-grave-de-fillon_932255?xtor=rss-450

...
...glissement progressif de l'opinion de droite en faveur des alliances avec le FN.
...
La digue morale dressée contre le Front national a-t-elle encore des raisons d'être?
...
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/16/01002-20130916ARTFIG00301-le-fn-un-casse-tete-pour-la-droite-depuis-30-ans.php
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Ven 4 Oct - 10:19

Le PS et l'UMP redoutent une vague FN
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/03/01002-20131003ARTFIG00617-le-ps-et-l-ump-redoutent-une-vague-fn.php
Selon Christophe Borgel, secrétaire national aux élections du PS, le parti d'extrême droite pourrait recueillir « 10 à 15 points » de plus que les 17,9 % du premier tour de la présidentielle.

La menace FN? Elle est prise très au sérieux à droite comme à gauche, et jusqu'au sommet de l'État. François Hollande y a fait allusion mercredi, au cours du Conseil des ministres, lorsqu'il a recadré le gouvernement pour mettre un terme à la polémique sur les Roms. «Vous connaissez les menaces qui nous entourent et qui nourrissent la défiance», a-t-il lancé. «Aujourd'hui, nous sommes autour de cette table, a-t-il ajouté. Mais nous savons qui peut être autour de cette table…»

Les socialistes ont beau répéter, comme le sénateur Luc Carvounas, que des «hommes politiques de premier plan» UMP «ont fait tomber les digues», ils redoutent la progression de Marine Le Pen. «Aux prochains scrutins, beaucoup de gens voteront FN», admet Christophe Borgel, le secrétaire national aux élections du PS. Selon lui, le parti d'extrême droite pourrait recueillir «10 à 15 points» de plus que les 17,9 % du premier tour de la présidentielle. «On sent bien cette tentation FN sur le terrain. Elle a commencé à monter pendant les législatives partielles et elle s'installe», confie le député d'Indre-et-Loire Laurent Baumel, leader de la Gauche populaire.

Si la prise de conscience a bien eu lieu, les socialistes divergent sur la stratégie à adopter. Faut-il, comme l'a fait jeudi le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, marteler à l'envi que le FN est bien «un parti d'extrême droite»? «Il faut mener le combat moral. Mais ce combat ne suffit pas. Du reste, il a montré ses limites», estime Baumel, qui appelle depuis plusieurs mois à «une inflexion de la politique économique et sociale du gouvernement en faveur des classes moyennes et du pouvoir d'achat». Un discours qu'une autre partie du PS n'est pas prête à entendre, convaincue que seule l'unité dans le parti et dans la majorité permettra de limiter les dégâts.

« Marine Le Pen progresse malgré le silence assourdissant de ses propositions contre le chômage, les impôts, la crise du logement»
Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine

À droite, on n'est pas tant surpris par la progression du FN que par «les œillères» d'une majorité au bord du gouffre. «Marine Le Pen progresse malgré le silence assourdissant de ses propositions contre le chômage, les impôts, la crise du logement, estime le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi. En fait, elle profite en creux de toutes les fautes du gouvernement.» «Il y a longtemps que le Front national pose problème à la droite», estime Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé à l'UMP. Mais la vraie nouveauté, c'est que Marine Le Pen progresse fortement à gauche.»

Avec quel impact sur les élections à venir? Les analyses divergent. Beaucoup à droite veulent croire que le PS pâtira le premier d'une poussée du FN, sous l'effet d'une démobilisation de son électorat et d'un morcellement de la majorité. Le tout profitant globalement à la droite. Roger Karoutchi ne partage pas cet avis. «Ce ne sera pas aussi simple que cela, ne nous illusionnons pas. Si nous ne sommes pas capables de tenir un langage de vérité, de nous montrer fermes, nous souffrirons également. L'Histoire nous l'a montré.»
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Lun 7 Oct - 9:08

Cantonale dans le Var : le FN en tête, la gauche éliminée
fr info
Le candidat frontiste est arrivé dimanche en tête du permier tour de la cantonale partielle de Brignoles. Laurent Lopez a recueilli 40,4 % des voix des électeurs varois, loin devant la candidate UMP. Le candidat de la gauche est éliminé dès le premier tour. Le Parti socialiste "appelle à faire barrage au FN lors du second tour".

Premier signe de succès électoraux à venir pour le Front national ou contexte local ? C'est en tout cas un raz-de-marée frontiste sur l'élection cantonale partielle de Brignoles dans le Var.

Laurent Lopez est arrivé en tête dimanche avec 40,4 % des voix. En comptant les points du candidat discident, le Front national remporte quasimment 50% des suffrages exprimés.

En tête au premier tour de la cantonale partielle de Brignoles, Laurent Lopez, le candidat FN prefère rester humble et prudent.

"Dès le premier tour, le Front national prouve sa capacité à rassembler nos compatriotes autour de son candidat, tandis que les partis du système sont littéralement boudés et défiés", a déclaré le FN dans un communiqué.

L'autre gagnante de cette élection, c'est l'abstention. D'après les chiffres de la préfecture, plus de 66% des électeurs ne se sont pas déplacés aux urnes ce dimanche.

Le PS appelle implicitement à voter UMP

La gauche est la grande perdante de ce scrutin. Le candidat communiste, soutenu par le PS, dépasse à peine les 13% des voix. Quant à la candidate d'Europe écologie-Les Verts, elle totalise plus de 8%. Faute de candidat uni, la gauche est donc éliminée dès le premier tour de l'élection. Dans un communiqué, le PCF dénonce "la division de la gauche provoquée par la candidate EELV et encouragée par de nombreux socialistes locaux".

Ce sera donc un duel FN/UMP au second tour de cette élection partielle dimanche prochain. Et avec seulement 20,76% des voix, la tâche s'annonce compliquée pour la candidate de la droite. Mais elle pourrait compter sur les voix de la gauche. Dans un communiqué, le Parti socialiste "appelle à faire barrage au FN dimanche prochain lors du second tour".
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Lun 7 Oct - 11:15

Cantonales à Brignoles : le FN en tête, premiers appels au "barrage"
Le détail du vote
Inscrits : 20 728
Abstentions : 13 815
Votants : 6 913
Blancs et nuls : 185
Exprimés : 6 728

Laurent Lopez (FN) 2 718 voix (40,4 %)
Catherine Delzers (UMP) 1 397 voix (20,8 %)
Laurent Carratala (PCF) 981 voix (14,6 %)
Jean-Paul Dispard 612 voix (9,1 %)
Magda Igyarto-Arnoult (EELV) 598 voix (8,9 %)
Christian Proust (DVD) 422 voix (6,3 %)

réactions (93)
>>>
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/10/06/cantonale-de-brignoles-var-le-fn-largement-en-tete-au-premier-tour_3490837_823448.html


33 % des Français souhaitent "un rôle important" pour Marine Le Pen
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/10/03/la-cote-d-avenir-de-marine-le-pen-progresse_3489525_823448.html
La présidente du Front national, Mme Marine Le Pen, apparaît pour la première fois dans le trio de tête de la cote d'avenir des personnalités politiques, selon le dernier baromètre TNS Sofres publié jeudi 3 octobre par Le Figaro magazine.

Interrogés fin septembre selon la méthode des quotas, 33 % (+ 3) des Français déclarent souhaiter voir Mme Le Pen "jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir", à égalité avec MM. François Fillon (- 5), Alain Juppé (- 1) et Mme Christine Lagarde (stable). La présidente du FN progresse à la fois chez les sympathisants de gauche (+ 2) et de droite (+ 1).

Le classement reste dominé par le ministre de l'intérieur, M. Manuel Valls (43 %, stable) et l'ancien président M. Nicolas Sarkozy (35 %, - 1). Sur un an, le progression de Mme Le Pen est nette, puisqu'elle se situait encore en octobre 2012 à la quatorzième place du classement (28 %), dominé à l'époque par MM. Fillon et Valls (44 %, ex aequo).

Le sondage place également le cote de confiance du président François Hollande au plus bas depuis son élection, avec 23 % d'opinions positives. Son premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est à 1 point de son pic négatif, à 23 %.
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Lun 14 Oct - 8:38

France: victoire du Front national à Brignoles avec 53,9% des voix
http://www.rfi.fr/france/20131013-france-victoire-front-national-brignoles-le-pen
Laurent Lopez, candidat du Front national, a remporté ce dimanche 13 octobre l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var) avec 53,9% des voix, un scrutin-test très attendu des états-majors politiques avant les municipales de mars.


Laurent Lopez a recueilli au second tour 5 031 voix, contre 4 301 pour son adversaire UMP Catherine Delzers (46,1%), selon la préfecture du Var. Après un 1er tour marqué par une très forte abstention, les électeurs se sont plus fortement mobilisés dimanche. Le taux de participation a atteint 47,47% (selon les chiffres définitifs communiqués par la préfecture), en hausse de 14 points par rapport au 6 octobre, où seulement 33,40% des électeurs du canton s'étaient rendus aux urnes.

« Je pense à mes électeurs, à tous ces bannis, à ce peuple modeste », a réagi le nouvel élu, depuis le Hall des expositions de Brignoles où étaient centralisés les résultats.

⇒A (RE)LIRE : France: à droite comme à gauche, la crainte d’un Front national fort

Peu avant l'annonce des résultats, alors que le score montrait une avance du FN dans 5 communes, et de nombreux bureaux à Brignoles, la présidente du parti, Marine Le Pen, avait déjà « salué » la victoire de son candidat, tandis que la candidate de l'UMP, Catherine Delzers reconnaissait sa défaite, tout en pointant du doigt la responsabilité de l'état-major de son parti. De toute la campagne, aucun ténor de l'UMP ne s'est déplacé pour la soutenir.

Eliminée dès le premier tour, la gauche avait lancé un appel au « front républicain » pour « faire barrage » au candidat FN arrivé en tête le 6 octobre avec 40,4% des suffrages, et soutenir Catherine Delzers (20,8% des voix).

C'est donc une victoire nette pour le candidat du Front national, une victoire que tout le monde dans le parti espérait. Les militants frontistes étaient venus de tout le département du Var pour l'annonce des résultats, ainsi que la nièce de Marine Le Pen, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Pour le Front national, cette victoire en annonce beaucoup d'autres, notamment aux municipales du mois de mars prochain.
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Lun 14 Oct - 9:13

Le FN à Brignoles : victoire locale, test national ?
http://www.franceinfo.fr/politique/le-fn-a-brignoles-victoire-locale-test-national-1175967-2013-10-14

Laurent Lopez, le nouveau conseiller général FN de Brignoles © Maxppp

Laurent Lopez, candidat du Front national, a remporté dimanche la cantonale partielle de Brignoles (Var). Il a obtenu 53,9% des voix contre 46,1% pour la candidate UMP Catherine Delzers. En dépit d'une mobilisation plus importante qu'au premier tour, le scrutin a vu l'échec du front républicain. Peut-on pour autant considérer ce scrutin comme révélateur ? Eléments de réponse.

Le Front national a remporté dimanche l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var). Son candidat, Laurent Lopez a recueilli au second tour 53,9% (5.031 voix) contre 46,1% (4.301 voix) pour son adversaire, l'UMP Catherine Delzers. La participation était beaucoup plus importante au second tour (14 points de plus).

Laurent Lopez : "Cette victoire montre que le Front national est un parti fédérateur"

"C'est un score sans ambigüité", déclaré le nouveau conseiller général, affichant son prochain objectif : "Conquérir la mairie" de Brignoles. L'UMP Catherine Delzers a doublé la mise de 20% entre les deux tours, mais cela n'a pas comblé son retard. Elle a estimé que son adversaire frontiste "surfait sur Marine, pas sur un programme". "Cela va être problématique pour les municipales qu'il va falloir recentrer sur l'enjeu qui est le territoire".

Les responsables du front national, eux, n'ont pas la victoire modeste. Ils n'ont pas caché qu'ils comptaient faire de la "dynamique" créée par la victoire de Brignoles une rampe de lancement pour les municipales de mars 2014. Ils parlent aussi de la "mort du front républicain".

►►► A LIRE | Les réactions après la victoire du FN à Brignoles

"C'est très encourageant car cela démontre que ce pseudo front républicain est mort" (F. Philippot, vice-président du FN)

Mais la cantonale de Brignoles est un cas à part et ne peut peut-être pas être révélateur d'une situation nationale. Plusieurs ingrédients étaient réunis dans ce canton pour que le FN l'emporte. C'est une terre varoise bien ancrée à droite dans laquelle ce poste s'est joué à trois reprises en trois ans, toujours entre le Front national et le parti communiste. L'UMP et le PS ne sont donc pas du tout implantés. Et puis, lors de cette élection, la gauche s'est dispersée, avec une candidate écologiste qui a fait de l'ombre au candidat communiste. La forte abstention du premier tour (67%) a également profité au FN.

Pour le politologue Alexandre Dézé, interrogé par les Inrocks, il faut "relativiser" cette victoire. Il rappelle que le FN "ne compte à ce jour (en plus de ses deux députés) qu'une soixantaine de conseillers municipaux, deux conseillers généraux (avec le siège gagné ce week-end à Brignoles), cent-dix conseillers régionaux (soit à peine 6% de la totalité des sièges), trois députés européens, aucun sénateur, aucun président de conseil général et aucun président de conseil régional". En gros, résume-t-il, "tout se passe bien dans ses bastions (et le Var où se situe Brignoles en constitue un), mais c'est plus compliqué ailleurs".

La victoire du FN à Brignoles est "une remise en cause des certitudes" (R. Karoutchi, vice-président de l'UMP)

La gauche perd sa 12e élection

On peut tirer trois enseignements de ce scrutin. Premièrement, le Front national progresse, et pas seulement dans les sondages. A Brignoles, entre les deux tours, le FN a gagné 2.000 voix. Un chiffre énorme par rapport aux deux précédentes cantonales partielles : le parti avait totalisé 2.700 voix en tout. Cette fois il a séduit un peu plus de 5.000 électeurs.

Deuxièmement, l'échec du front républicain. Cette barrière de la droite et de la gauche pour couper la route aux extrêmes. Ca ne marche pas. Les partis de gauche avaient appelé à voter pour la candidate de l'UMP. Une stratégie qui a fonctionné dans les bureaux les plus à gauche, mais pas suffisamment.

Troisièmement, c'est un camouflet pour la majorité. Brignoles, c'est la 12e élection partielle perdue par la gauche. Le signe d'un vote sanction qui se propage et qui menace maintenant les candidats socialistes, verts et communistes aux prochaines municipales. Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a déploré la victoire du FN, "qui rappelle à la gauche l'impérieuse nécessité de son rassemblement dans les territoires" où le parti d'extrême droite est fort.

"Cette élection ne dit pas que le FN est en train de devenir le premier parti de France" (C. Borgel, secrétaire national du PS)
Le FN remporte la cantonale partielle de Brignoles
http://www.franceinfo.fr/politique/le-fn-remporte-la-cantonale-partielle-de-brignoles-avec-53-43-des-voix-1175733-2013-10-13
Le Front national a remporté le second tour de l'élection cantonale partielle de Brignoles, qui se déroulait ce dimanche dans le Var. Laurent Lopez, le candidat du FN, a battu la candidate UMP, Catherine Delzers, avec 53,9% des voix. Le taux de participation était en forte hausse par rapport au premier tour.

Le Front national a remporté dimanche l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var), malgré l'appel au "front républicain" lancé par la gauche et la hausse du taux de participation entre les deux tours (+14 points). Le candidat FN Laurent Lopez a recueilli 53,9% (5.031 voix), devant son adversaire UMP Catherine Delzers, 46,1% (4.301 voix), a dit la préfecture du Var.

"C'est toujours une divine surprise, j'envisageais bien sûr une défaite", a dit Laurent Lopez à la presse. "Je suis très heureux d'autant que cette victoire vient sur un score sans ambiguïté avec une participation record qui démontre bien que le FN est un parti fédérateur, d'adhésion."

Laurent Lopez : "Cette victoire montre que le Front national est un parti fédérateur".

Le taux de participation a atteint 47,47% contre 33,4% dimanche dernier, soit 14 points de plus qu'au premier tour.

Marine Le Pen s'est immédiatement réjouie de la victoire de son candidat sur Twitter.
Marine Le Pen ✔ @MLP_officiel
Bravo Laurent ! Unis les Français sont invincibles ! MLP #Brignoles #UMPS
7:54 PM - 13 Oct 2013

"C'est un virage, la confirmation de la mort du Front républicain", a-t-elle appuyé sur LCI, rappelant que le PS avait appelé à voter UMP au deuxième tour. "C'est une cantonale partielle, il ne faut pas non plus essayer d'en tirer des enseignements sur les municipales", a poursuivi Marine Le Pen. "Mais ça augure d'une volonté de changement des Français, qui vont l'exprimer, qui vont se mobiliser", pour les municipales.

Victoire du FN à Brignoles : C'est "la mort du Front républicain" pour Marine Le Pen

"C'est une victoire éclatante contre toutes les formations politique réunies, la collusion de nos adversaires a été prouvée et leur coalition a été vaincue, c'est un grand message d'espoir", a dit de son côté sur i-Télé Bruno Gollnisch, membre du bureau politique du FN. C'est une dynamique "pour les municipales, pour les européennes et pour la suite", a-t-il ajouté.

Au premier tour, le candidat frontiste était déjà arrivé en tête avec 40,4% des voix, loin devant la candidate UMP. Le candidat communiste de la gauche avait été éliminé.

A LIRE AUSSI ►►► Brignoles : après le premier tour, chacun cherche son responsable

Dès le résultat connu, les réactions, à gauche comme à droite, se sont multipliées. Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a estimé que cette victoire du Front national était "une mauvaise nouvelle pour la République". Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a pour sa part déclaré que cela "rappelle à la gauche l'impérieuse nécessité de son rassemblement dans les territoires".

Le résultat d'une "double peine" pour Jean-François Copé

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a lui affirmé que la victoire du FN était le résultat d'une "double peine : la gestion désastreuse de la ville par les communistes" et "la gestion calamiteuse de notre pays par la gauche"
.

Pour François Fillon, le résultat de cette cantonale marque "une nouvelle manifestation de l'exaspération de nos concitoyens", mais "surtout une défaite de la gauche".

Les électeurs du canton, situé dans un département traditionnellement ancré à l'extrême droite, étaient appelés à voter pour la troisième fois en trois ans après deux scrutins annulés successivement. En mars 2011, l'élection avait déjà été remportée par un candidat du Front national avant d'être invalidée par le Conseil d'Etat. L'élection avait finalement été remportée par le candidat du Parti communiste, Claude Gilardo, en 2012 avant d'être une nouvelle fois invalidée.
26 réactions

“Il faut relativiser la victoire du FN à Brignoles”
http://www.lesinrocks.com/2013/10/14/actualite/fn-2-11435940/
En remportant l’élection partielle dans le Var avec 53,9% des voix face à la candidate UMP, le candidat du FN Laurent Lopez a parachevé deux semaines d’un déchainement médiatique inhabituel pour une simple élection cantonale. Le politologue Alexandre Dézé analyse la surexposition médiatique qui entoure le parti de Marine Le Pen et revient sur les conséquences de ce scrutin.


Malgré la victoire du FN à la cantonale partielle de Brignoles, est-ce bien raisonnable de qualifier de « premier parti de France », un mouvement qui ne compte que deux députés ?

Non, ce n’est pas raisonnable, pour la simple raison que le FN est peut-être le premier parti de France dans les sondages mais certainement pas dans la réalité politique. En attendant les résultats des prochains scrutins de 2014 et 2015, à l’occasion desquels il devrait sans doute regagner des sièges, on peut rappeler qu’il ne compte à ce jour (en plus de ses deux députés) qu’une soixantaine de conseillers municipaux, deux conseillers généraux (avec le siège gagné ce week-end à Brignoles), cent-dix conseillers régionaux (soit à peine 6% de la totalité des sièges), trois députés européens, aucun sénateur, aucun président de conseil général et aucun président de conseil régional. Son implantation sur l’ensemble du territoire reste par ailleurs problématique, comme l’illustrent les difficultés qu’il rencontre actuellement dans la constitution de ses listes pour les municipales. En gros, tout se passe bien dans ses bastions (et le Var où se situe Brignoles en constitue un), mais c’est plus compliqué ailleurs.

Comment analysez-vous le sondage IFOP publié par le Nouvel Obs dans lequel le FN arrive en tête des intentions de vote pour les élections européennes de 2014 ?

Il me semble que ce sondage soulève plus que jamais la question de la responsabilité des instituts et d’une partie des médias dans la construction d’une réalité complètement fantasmatique du FN. Il est indubitable que le FN évolue, qu’un changement s’est opéré avec l’arrivée de Marine Le Pen à sa présidence. Mais la réalité politique du FN ne saurait être confondue avec sa réalité sondagière, pour la simple raison que cette réalité… n’a pas de réalité. L’exemple du sondage de l’IFOP en offre une belle illustration. Tout d’abord, mesurer les intentions de vote à neuf mois d’un scrutin n’a aucun sens puisque les enjeux de ce scrutin tout comme les acteurs politiques qui seront en lice restent indéterminés. Il faut noter à ce titre que l’institut a testé dans son sondage des têtes de listes choisies de manière complètement arbitraire (Olivier Besancenot pour le NPA, Cécile Duflot pour EELV, Harlem Désir pour le PS, Jean-François Copé pour l’UMP…) puisque rien n’a encore été décidé par les appareils partisans…

On peut en outre penser que les réponses des personnes interrogées ont en l’occurrence moins porté sur les listes partisanes en question que sur les noms des têtes de liste. Ensuite, on sait que le système d’administration du questionnaire qui a été utilisé (un système d’auto-administration en ligne) tend à produire un phénomène de sur-déclaration des intentions de vote pour les candidats ou les formations extrémistes. Mais de ce point de vue, et comme d’habitude, on ne dispose pas des données brutes (avant redressement) recueillies par les instituts qui les considèrent de droit comme relevant du secret de fabrication. Bien d’autres problèmes sont encore repérables : le plus important a été relevé par Joël Gombin dans une note critique dont je conseille fortement la lecture. En se basant sur les inscrits, ce sondage part de l’hypothèse que tous les électeurs potentiels voteront. Or, les élections européennes sont les moins mobilisatrices, sachant, en outre, qu’à neuf mois du scrutin, le niveau d’indécision concernant le choix mentionné de la liste doit en théorie concerner environ une personne interrogée sur deux.

La valeur des résultats de ce sondage apparait donc éminemment discutable. Les 24% d’intentions de vote pour la liste frontiste annoncés en une du Nouvel Observateur à grand renfort de titre anxiogène (« Le sondage qui fait peur ») relèvent donc purement et simplement de l’artefact : autrement dit, il s’agit d’un résultat produit artificiellement. Personne ne peut l’ignorer parmi les journalistes ou les hommes politiques, qui ont tous suivi des cours de science politique. Mais tout le monde feint de l’ignorer. Les résultats ne sont jamais discutés. Ils se transforment en vérité établie. Et s’installe ainsi l’idée que le FN serait devenu le premier parti de France…

Comment expliquez-vous que Brignoles soit devenu en quelques jours le centre de l’attention médiatique ? Cela vous paraît-il justifié ?

Il est évidemment anormal qu’une élection cantonale partielle suscite autant d’attention (même la population locale a semblé être gênée). Ordinairement, ce type de scrutin engendre rarement plus qu’un entrefilet dans la presse (à moins qu’il ne concerne une personnalité politique en particulier). Mais depuis l’élection de Marine Le Pen à la présidence du parti, le FN est redevenu l’objet de toutes les attentions médiatiques. Ce week-end, les trois principaux quotidiens – Le Monde, Libération et Le Figaro – ont consacré plusieurs pages à cette élection et au FN, proposant souvent des reportages passionnants. Les journaux télévisés du soir mais aussi les chaînes d’information en continu ont également dédié une bonne partie de leur temps d’antenne à cette élection. Il faut prendre conscience que le FN est en France l’un des objets politiques les plus rentables d’un point de vue médiatique. Le FN fait vendre, en quelque sorte, mais cela était déjà vrai du temps où Jean-Marie Le Pen présidait le parti.

Cette élection est-elle riche d’enseignements nouveaux ?

Elle montre clairement que le FN est capable de s’imposer au deuxième tour d’une élection au scrutin majoritaire. Elle illustre également une dynamique électorale réelle. Mais cette dynamique reste encore difficile à estimer. Par ailleurs, ce succès a lieu dans une des zones géographiques où le FN a pour habitude de faire de bons scores. Quoi qu’il en soit, la dynamique actuelle me semble tenir davantage d’une recomposition du FN en tant qu’organisation partisane (on assisterait ainsi à la fermeture de la longue parenthèse ouverte par la scission de 1998) plutôt qu’un résultat d’une stratégie de dédiabolisation qui n’a pas vraiment commencé. En fait, le FN est simplement de nouveau en état de marche : il a renfloué ses caisses, il est présent sur le terrain, il mobilise ses militants et ses électeurs, il forme ses cadres, il tente de séduire de nouveaux secteurs de la société civile. Mais quant au reste, il continue de camper sur ses fondamentaux programmatiques, sa stratégie de conquête du pouvoir s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie de Bruno Mégret, et Marine Le Pen n’est finalement pas si différente que cela de son père : comme lui par le passé, elle ne bénéficie plus de son immunité parlementaire, et comme lui, elle utilise un discours outrancier : « La France est la maîtresse des Etats-Unis et la catin d’émirs bedonnants », a-t-elle pu déclarer lors de l’Université d’été du parti.

Beaucoup d’analystes s’attardent sur le report des électeurs de gauche vers le candidat FN de Brignoles mais ce basculement n’a t-il pas débuté dans les années 90 avec ce que l’on a appelé le gaucho-lepénisme ?

Cette idée de basculement participe du mythe selon lequel le FN serait en mesure, par son discours social notamment, d’absorber une partie toujours plus importante de l’électorat de gauche. Mais dans la réalité, c’est plus compliqué. Tout d’abord, c’est bien à partir du début des années 1990 que le FN a mis l’accent sur le social dans son programme, notamment pour mieux coller à l’évolution de la sociologie de son électorat qui tendait alors à se « prolétariser ». A cette époque, l’un des principaux slogans du FN était : « le Front national, c’est le social ». En 1995, 30% des ouvriers vont voter pour Jean-Marie Le Pen. Mais plutôt que de parler de « gaucho-lepénisme », une expression que l’on doit à Pascal Perrineau, il est sans doute préférable de parler d’« ouvriéro-lepénisme » (selon Nonna Mayer), car ce sont toujours moins des électeurs de gauche que des ouvriers (anciennement abstentionnistes ou de droite) qui votent pour le FN. Cela dit, il n’est pas impossible de penser qu’une nouvelle dynamique de transfert va se mettre en place. Mais dans l’attente des résultats électoraux à venir qui permettront de constater ou non une telle évolution, il convient de rester prudent sur ce point.

Propos recueillis par David Doucet

Alexandre Dézé est maître de conférences en science politique à l’Université Montpellier 1 et auteur du Front national : à la conquête du pouvoir (édition Armand Colin).
liens sur la page.

déni total et généralisé depuis hier soir .... si le fn a gagné ça doit etre la faute à .... (ce que vous voulez)
y'a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir .....
( à moins d'etre vraiment cynique .......................)
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Lun 14 Oct - 10:46

Lopez affirme que sa permanence a été dégradée
Laurent Lopez s'est dit lundi victime de menaces et d'insultes et a affirmé que sa permanence avait été dégradée dimanche soir. "Moi, l'extrémisme, je l'ai rencontré hier soir quand j'ai été victime de menaces d'invectives, d'insultes. J'ai dû faire face aux dégradations de véhicules, de ma permanence", a-t-il indiqué lundi sur France Inter. "Les forces de l'ordre sont en train de mener des enquêtes, des dépôts de plaintes ont été effectués", a-t-il précisé. Contacté par l'AFP lundi matin, la gendarmerie de Brignoles n'était pas en mesure de confirmer ou d'infirmer le dépôt de plainte.
...
Florian Philippot @f_philippot
Bravo #Brignoles ! Le patriotisme est l'avenir !
...
Voyant dans le FN "le brise-glace de notre futur prise de pouvoir", il se dit "très optimiste" sur l'avenir du mouvement. "Jean-Marie Le Pen a construit les socles de la maison. Aujourd'hui, sa fille est en train de construire les murs et le toit", dit-il.
http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/13/cantonale-brignoles-resultats-front-national-gagnant_n_4092565.html?utm_hp_ref=france&ir=France
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"C'est un virage, la confirmation de la mort du Front républicain", a-t-elle appuyé, rappelant que le PS avait appelé à voter UMP au deuxième tour. "C'est une cantonale partielle, il ne faut pas non plus essayer d'en tirer des enseignements sur les municipales", a poursuivi Marine Le Pen. "Mais ça augure d'une volonté de changement des Français, qui vont l'exprimer, qui vont se mobiliser", pour les municipales. "Ca augure des villes gagnées, des centaines, peut-être des milliers de conseillers municipaux", a-t-elle dit.
...
Parmi les membres du gouvernement, seul Vincent Peillon a réagi pour le moment. "c'est une mauvaise nouvelle pour la démocratie et pour la République et je considère qu'à partir de maintenant chacun doit en mesurer profondément la gravité", a déclaré le ministre, interrogé juste avant l'annonce des résultats, alors que le FN fêtait déjà sa victoire.
"Cette affaire, qui nous mine de l'intérieur, c'est quel avenir pour la France? Sortir de l'euro? Désigner en permanence des boucs émissaires? Celui qui vient de perdre son emploi? Ou celui qui est d'une autre religion que la nôtre ou d'une autre couleur de peau?", a-t-il continué.

...
"Cette élection montre la porosité entre l'électorat de droite et celui d'extrême droite. Par ses campagnes perverses sur l'identité nationale, sur le 'travailler plus, gagner plus', la droite a banalisé le vote FN, extrême droite". "Les grands médias, en laissant avec complaisance et sans aucune contradiction, les Le Pen et leurs lieutenants s'exprimer sur tous les sujets d'actualité, portent aussi une part de responsabilité accablante dans la sortie du FN du néant électoral dans lequel il était encore plongé en 2009", affirme-t-il également.
http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/13/victoire-fn-brignoles_n_4094157.html?utm_hp_ref=france&ir=France
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le résultat de cette troisième cantonale en trois ans résonne comme un cri de disgrâce pour les partis dits républicains qui, bon gré mal gré, avaient uni leurs forces pour faire battre l'extrême droite dans le Var. D'une seule voix, communistes, socialistes et écologistes s'étaient relayés cette semaine pour appeler leurs électorats à sortir de leur mutisme afin d'apporter leur suffrage à la candidate du parti de Jean-François Copé. En vain.
...
On comprend donc pourquoi le FN peut se réjouir et proclamer un peu à la hâte "l'arrêt de mort" du Front républicain, qui avait jusqu'ici presque toujours permis de faire barrage à l'extrême droite. "Malgré le soutien des caciques socialistes tels que le ministre Arnaud Montebourg et le premier secrétaire du Parti Socialiste Harlem Désir, le système, incarné par la candidate UMP, voit ses consignes de vote et ses manœuvres désavouées et défiées par les Français", a salué dans un communiqué le secrétaire général du FN Steeve Briois. Un message ensuite décliné par sa présidente, Marine Le Pen.
...
L'UMP et le PS bottent en touche, encore une fois
l'UMP et le Parti socialiste se sont empressés de se renvoyer la responsabilité de ce double échec.
Bref, chacun campe dans son couloir, répétant inlassablement sa propre partition. Et tant pis si personne ne les écoute.
http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/13/brignoles-victoire-fn-ump-front-republicain_n_4094090.html?utm_hp_ref=france&ir=France
Commentaires 132

Après Brignoles, le FN se voit déjà... à l'Élysée
http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/14/brignoles-fn-elysee-video_n_4095324.html?utm_hp_ref=france&ir=France


etc .. etc .. etc ........................................................................


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Re: municipales 2014

Message  ivo le Lun 14 Oct - 11:52

Municipales : « Le problème, ce n’est pas le FN mais les électeurs de gauche »
1 « Le FN n’augmente pas en voix »
2 Paris et les villes « aérées »
3 « Surveiller l’électorat socialo-centriste »
4 « Les Verts et le FN ont la même technique d’infiltration »
5 Bonus : trois scénarios pour les municipales
>>>
http://www.rue89.com/2013/10/13/municipales-2014-faut-focaliser-fn-246521
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Mar 15 Oct - 10:19

alors que TOUS minimisent, niant leurs echecs et déni du futur, jusqu'à ayrault qui ose dire que brignoles n'est pas la france (sic ...)

L’avertissement de Brignoles
http://www.marianne.net/L-avertissement-de-Brignoles_a233030.html
Les appels de la gauche à voter UMP n’auront pas permis d’empêcher le candidat du Front National, Laurent Lopez, d’être élu au Conseil général du Var. Ce résultat sonne comme une défaite pour les deux grands partis politiques français.

Echec du front républicain, première défaite de l’UMP face au FN : La victoire de Laurent Lopez, avec 53,9 % des suffrages exprimés, à l’élection cantonale partielle de Brignoles n’est pas anodine.

Certes ce résultat est obtenu dans un département où le Front National était présent au second tour dans 6 des 8 circonscriptions aux élections législatives en 2012. Il faut aussi souligner que le canton de Brignoles avait déjà désigné un candidat FN en 2011, avant que l’élection ne soit annulée par le Conseil d’Etat.

Mais la différence cette fois-ci est l’écart entre les deux finalistes. Alors qu’en 2011, le candidat FN l’avait emporté de cinq voix, deux ans plus tard Laurent Lopez gagne l’élection avec une avance de 730 bulletins. Et pourtant, Catherine Delzeis (UMP) , a obtenu 1201 voix de plus que lorsque Claude Gilardo avait remporté le scrutin en 2012 pour la gauche. Une seule chose n’a pas fondamentalement évolué : la participation.

Avec 45,26 % de taux de participation, soit 12 points de plus qu’au premier tour, les Brignolais se sont plus déplacés. Cependant, il ne semble pas que les 2419 électeurs supplémentaires se soient reportés majoritairement sur la candidate UMP, grâce à une mobilisation des électeurs de gauche. Il apparaît même que la mobilisation a été plus favorable à Laurent Lopez. Dès lors, il faut bien constater que les appels lancés successivement après le premier tour par David Assouline, porte parole du PS, Vincent Peillon, ministre de l’Education, Harlem Désir … à voter UMP, n’ont pas eu un impact direct important et pourrait être un phénomène à prendre en considération lors des élections municipales en mars 2014.

Autre élément qui pourrait avoir son importance en vue des prochaines élections : la première défaite de l’UMP dans un duel avec le FN. Il est fort probable que le scénario se représente à l’avenir. Mais il faut souligner que cette défaite était courue d’avance, parce que Catherine Delzeis ne pouvait pas gagner sans une mobilisation des électeurs de gauche. Le front républicain n’aura donc pas permis à bloquer le FN pour cette élection.
Une élection assez peu représentative, en effet le vainqueur à la majorité absolue est toujours l’abstention. Le canton de Brignoles sera donc représenté au Conseil général du Var par une personne élu par à peine 24,2 % des électeurs inscrits. Un échec pour la démocratie.
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Re: municipales 2014

Message  ivo le Mar 15 Oct - 11:32

Brignoles, un nouveau Dreux
http://blogs.rue89.com/chez-noel-mamere/2013/10/14/brignoles-un-nouveau-dreux-231391
Trente ans après Dreux, le Front national crée l’événement autour d’une consultation partielle. L’élection d’un conseiller général serait anecdotique si elle ne manifestait pas la force de la dynamique en train de se créer autour de Marine Le Pen.

Quelle que soit la manière dont se caractérise le Front national – national-populiste, national-fasciste, national anticapitaliste, parti d’extrême droite… –, il s’installe, étape après étape, comme l’axe structurant de la politique française.

La victoire de Brignoles brise trois tabous :

Le Front réussit à être majoritaire au second tour d’une élection, sans aucune alliance et contre l’ensemble des forces de la droite et de la gauche coalisées contre lui. Un représentant du Front national peut donc être élu au scrutin majoritaire. Nul doute que ce signal sera entendu au-delà de Brignoles. La forte mobilisation des électeurs et l’écart considérable (près de 4%) entre les deux candidats du second tour donne un caractère emblématique à ce vote ;
Brignoles restera dans l’histoire de la Ve République comme la fin du Front républicain. Il n’existe plus que dans les fantasmes de quelques dirigeants politiques, du moins au niveau local. Même si la gauche a plutôt voté pour le candidat de l’UMP, nombreux sont ses électeurs qui ont boudé les urnes, pendant que le candidat du FN faisait le plein des voix de l’extrême droite et d’une partie de la droite. Cette dernière est tellement décomplexée depuis que, de Sarkozy à Fillon, s’applique la ligne Buisson à l’UMP, qu’elle construit déjà les alliances dans les urnes en votant pour l’original ;
l’étape de la dédiabolisation est franchie, qui précède celle de la crédibilisation. Le vote pour le Front national n’est plus seulement protestataire mais conçu comme une alternative possible face aux forces politiques traditionnelles. La « triangulation » politique à laquelle se livre Marine Le Pen lui permet de récupérer à peu de frais des valeurs de gauche, comme la laïcité, le féminisme, la défense des ouvriers, dans une période où la gauche classique est en perte de repères.
Les verrous sautent donc les uns après les autres. Du nord au sud et d’est en ouest, le Front se développe, s’organise, se renforce, tandis que la classe politique tout entière est tétanisée, incapable de fournir des réponses à la simple question : comment lutter et avec quelles armes contre le Front Bleu Marine ?

Ce qu’ont fait Chirac et Mitterrand ne se reproduira pas

Nous connaissons les raisons de cette impuissance. Le diagnostic en a été fait depuis longtemps :

le chômage structurel de masse et l’impuissance des autorités à résoudre les problèmes concrets de la population ;
la crise de l’Union européenne devenue une simple zone de libre-échange ;
les politiques publiques convergentes de la gauche et de la droite sur nombre de points essentiels, en termes économique, social, sécuritaire ;
la propension de la classe politique à se glisser dans les pas du Front, comme l’a montré le dernier épisode de stigmatisation des Roms par Manuel Valls ;
les affaires qui, ajoutées à la crise, touchent tous les partis institutionnels.
Mais on ne peut en rester à un simple diagnostic et se rassurer en se disant cyniquement, à gauche comme à droite qu’au moment essentiel de la présidentielle, Marine le Pen permettra à l’un des candidats dits « républicains » de l’emporter en misant sur la peur du fascisme. Ce qu’ont fait Chirac et Mitterrand en leur temps ne se reproduira pas.


Il adviendra un moment où le désir de pouvoir de la nouvelle génération frontiste entrera en symbiose avec la volonté de la majorité des électeurs de l’UMP, de ses sympathisants et de ses militants de traduire politiquement les valeurs et les aspirations communes qui réunissent leurs bases. Elles se résument à un mot : l’identité. Pour ces électorats, la question identitaire pèse désormais plus que toutes les autres. Le slogan qui fait sens, c’est celui que l’on entend dans tous les rassemblements frontistes : « On est chez nous ».

Viol des foules

Ce sentiment de « dépossession », ajouté à celui de déclassement, s’est emparé d’une bonne partie de la population. Il est contradictoire avec l’évolution d’une société de plus en plus métissée. Mais les médias et la classe politique ont tellement surfé sur les faits divers que, dans le moindre petit village de France qui n’a pas vu un seul immigré, ni même connu un seul cambriolage, la peur s’est installée, rongeant la démocratie.

Ce viol des foules part la propagande n’est pas nouveau. On l’a connu dans les années 30. Mais aujourd’hui, aucun contre poison n’existe à cet imaginaire politique toxique et destructeur de nos valeurs.

Je n’ai pas plus de réponse que les autres à cette montée du Front. Mais, à un moment, il faut pouvoir se regarder en face et défendre ses convictions. Face à la lepénisation des esprits, nous avons trop souvent reculé. Il faut se décider à la combattre ouvertement. Ce n’est pas une question morale mais éminemment politique.

Nous devons construire la contre-offensive au national-populisme sur un trépied :

une autre récit national,
une autre politique,
une nouvelle offre politique.
Le récit national du FN a sa cohérence : la vision qu’il propose renvoie à une société et à un Etat qui n’existent plus.

Oser défendre le cosmopolitisme

Quelle société voulons-nous lui opposer ? Si nous n’assumons pas le caractère cosmopolite et métissé de la France de 2013, si nous ne voulons pas assumer une société ouverte mais régulée, nous sommes déjà perdants face au Front national. Cela ne veut pas dire que nous renonçons à la fonction protectrice de la République.

En 2002, nous avions structuré ma campagne présidentielle autour des « 3 P » : protection, prévention, précaution. L’écologie politique n’est pas anxiogène ou punitive, elle s’oppose à l’insécurité en matière de dégradation sociale et environnementale. Elle s’oppose à l’insécurité liée à la grande et à la petite délinquance, en mettant en place une politique de prévention et de sanctions et en asséchant les réseaux de la drogue, avec la légalisation contrôlée des drogues douces.

Il faut oser défendre le cosmopolitisme comme projet de société même s’il est minoritaire dans un premier temps. L’autre politique, c’est la rupture avec l’actuelle politique d’austérité. Les Français des classes moyennes et modestes n’en peuvent plus et on continue, plus que jamais, à leur imposer une politique que même le FMI remet en cause aujourd’hui. Le renoncement devant la finance, les lobbies industriels et les entreprises multinationales se paie cash.

Le peuple de gauche a cru à l’esprit du Bourget. Il se sent floué et vote avec ses pieds. Il en est de même du peuple de l’écologie qui a vu l’abandon en rase campagne de toutes les promesses issues de la présidentielle et se désespère de l’attitude de ceux qui sont censés le représenter.

L’héritière du système Guérini

Enfin, une nouvelle offre politique est nécessaire. Il faut vraiment se poser la question de savoir pourquoi toutes les tentatives de créer du neuf en politique ces dernières années, du MoDem au NPA, du Front de Gauche à EELV, ont échoué.

Ce n’est pas seulement à cause du contenu des programmes, du vide stratégique, du manque de conviction des uns ou des ego des autres. Les raisons de la dégénérescence du système partidaire sont de plusieurs ordres. J’en soulignerais deux sur lesquels nous pouvons agir :

Premièrement, le système institutionnel de la Ve république : le Parlement est une chambre d’enregistrement qui ne sert plus à rien. Les élus n’ont pas de poids sur l’exécutif. Tant que la proportionnelle n’aura pas été instillée, à l’image de l’Allemagne, le déficit démocratique imposera aux uns et aux autres des alliances contre nature ou les réduira à l’état de groupuscules. Il faut ouvrir le jeu ou alors dire clairement que la bipolarisation est la règle. Comme dans le système américain où l’argent devient la seule manière de départager les candidats dépendants des différents lobbies et groupes d’intérêts.
La deuxième raison tient à la fonction même des partis : ils étaient adaptés à des Etats-nations où ils avaient des fonctions de représentation des classes sociales. Ils structuraient des gens réels et pas seulement un marché électoral. Avec les syndicats, les associations d’éducation populaire, l’école, l’Eglise, ils étaient un des éléments de régulation. Ils ne sont aujourd’hui que des machines chargées uniquement de sélectionner les cadres les plus dociles ou les plus clientélistes, comme on vient de le voir dans les primaires du PS de Marseille où l’héritière patentée du système Guérini a remporté la mise avec les mêmes méthodes que celles de son parrain.

Nouvelles générations « antifa »

Ces éléments ne sont pas contradictoires avec la nécessaire dénonciation de l’idéologie frontiste, du décryptage de son programme mortifère, du combat mené par les nouvelles générations « antifa ».

La bête immonde est protéiforme, mais notre responsabilité de militants politiques est d’actionner les leviers dont nous pouvons disposer. Il est temps de rebattre les cartes, de manière transpartidaire, pour que s’ouvre un espace social et écologique, où s’exprime un humanisme radical capable de se transformer en mouvement de masse alternatif au Front.
213 COMMENTAIRES

c'est joli. mais trop tard ....
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ivo

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