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Moi, Christiane F

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Message  ivo le Lun 14 Oct - 9:25

Christiane F., le retour de la junkie la plus célèbre d’Allemagne
http://www.lesinrocks.com/2013/10/13/actualite/christiane-f-retour-junkie-celebre-dallemagne-11435907/
Moi, Christiane F Moichristiane-tt-width-604-height-359

Des millions d’ados ont frémi avec elle la première fois qu’elle s’est planté une seringue dans le bras ou qu’elle s’est engouffrée dans la voiture d’un inconnu pour se payer sa prochaine dose. Trente-cinq ans après la parution du best-seller Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée, la junkie la plus célèbre d’Allemagne revient avec un nouveau livre*, dans lequel elle raconte sa “deuxième vie”.



On est nombreux à avoir découvert au collège, en cours de français ou d’allemand, l’histoire de cette gamine grandie trop vite, livrée à elle-même, qui plongeait dans la dope pour tromper l’ennui et échapper à un destin gris comme le béton de la cité de son enfance, dans la banlieue de Berlin. Au fil des pages, on se piquait d’affection pour cette môme au doux visage dévoré par ses grands yeux. Sa naïveté était désarmante, son franc-parler faisait de nous ses complices. Malgré le récit terrifiant de son addiction à l’héroïne, Christiane F. est devenue une icône dans les cours de récré et les chambres d’ados.

Quand sa biographie paraît en 1979, Christiane F. a 16 ans. Elle a finalement réussi à s’en sortir, elle est « clean » et a la vie devant soi. C’est sur ce happy end qu’on l’avait quittée. En Allemagne, la presse à scandales a continué à écrire la chronique de son existence de loin en loin, même si Christiane Felscherinow, de son nom complet, aurait préféré se faire oublier, mal dans ses nouvelles pompes peu reluisantes de junkie de service.

Années new wave

Avec 400.000 marks sur son compte en banque, elle décide d’abord de laisser Berlin et ses mauvais souvenirs derrière elle et part s’installer à Hambourg, au cœur de Sankt Pauli, repaire de la Neue Deustche Welle, la scène new wave allemande, alors en pleine explosion. La coloc’ qu’elle partage avec une flopée de musiciens devient vite un centre autour duquel gravitent des groupes comme Palais Schaumburg, Abwärts et Einstürzende Neubauten. Elle tombe amoureuse du guitariste de ce dernier, Alexander Hacke, avec qui elle formera le groupe éphémère Sentimentale Jugend. Elle enregistre aussi un disque sous le pseudo de Christiana, se voit attribuer des rôles dans des films underground tournés par des copains. Mais elle s’investit en dilettante dans cette nouvelle vie, persuadée que ce n’est pas la sienne : « Ça m’a plu, et naturellement j’étais fière, mais je savais que je n’étais ni une super chanteuse ni une actrice géniale », explique-t-elle aujourd’hui. Si elle ne touche plus à l’héro, Christiane F. continue à consommer allègrement tout ce qui ne s’injecte pas.

Lors de la tournée de promo du film tiré du livre Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée, elle s’envole avec l’équipe du film pour les États-Unis. Là-bas, elle se retrouve à boire un jus de fruits avec Billy Idol, sniffe de la coke avec Van Halen, fait du shopping avec Nina Hagen : « Une véritable discussion entre nous n’était certes pas possible, elle avait à ce moment-là sa « phase ovni », ce qui fait que chaque conversation finissait d’une manière ou d’une autre dans un néant extraterrestre. Mais nous nous amusions quand même. » Elle fait la connaissance de son idole, David Bowie. Grand prince, il l’emmène une fois avec lui aux États-Unis à bord du jet privé des Stones, pour la planter quelques heures plus tard à la fin d’un de ses shows. Elle le croisera à plusieurs reprises, mais avec lui aussi, elle n’arrive pas à aller au-delà du small talk. Comme si, toujours rattrapée par son mal de vivre lancinant, elle ne parvenait qu’à effleurer les nouveaux horizons offerts par sa troublante célébrité.

La rechute

À l’intérieur, le singe recommence à gronder, à réclamer sa part. Cinq après sa victoire sur la dope, Christiane F. replonge. Il faut nourrir le singe, comme elle le répète. Et pas qu’un peu. À certains moments, elle s’injecte quotidiennement quatre grammes de blanche dans le sang, peut gober « comme des smarties » jusqu’à 60 comprimés par jour. Tout y passe : hypnotiques, calmants, antidépresseurs. Elle n’arrête pas d’essayer d’arrêter. Mais reste la petite fille aux seringues, qui ne peut endormir ses angoisses qu’en se piquant les veines. Même ses dix mois passés en prison pour possession de stupéfiants n’y feront rien.

À 25 ans, elle prend un nouveau virage. Sur une plage grecque où elle pensait d’abord ne passer que quelques jours de vacances, elle a le coup de foudre pour un jeune ermite Grec qui vit dans un arbre. Avec Panagiotis, elle vivra pendant sept ans d’amour, d’héro et d’eau fraîche sur les îles grecques. Ses plus belles années. Le couple est à Berlin pour quelques jours quand le Mur tombe. Ce soir-là, les deux junkies préfèrent rester au lit plutôt que d’aller se mêler à la liesse.

Maman à 34 ans

De retour à Berlin après avoir plaqué Panagiotis, elle troque la dope contre la méthadone et fait la connaissance de Sebastian, un jeune junkie à la rue de dix ans son cadet, de qui elle tombe amoureuse, puis enceinte. À 34 ans, elle donne naissance à Philipp, son trésor, son espoir. « Ce garçon est la seule chose que j’ai faite de bien dans la vie », dit-elle aujourd’hui. Elle a élevé son fils seule. Elle a dû apprendre à vivre avec le stigmate « Christiane F. » : être suivie de près par les services sociaux, voir certains parents interdire à leurs enfants de jouer avec Philipp.

Elle n’a pas touché un gramme de poudre des années durant, jusqu’à qu’on lui retire la garde de son fils, en 2008, parce qu’elle l’avait emmené vivre à Amsterdam contre l’avis des services sociaux. Effondrée, il fallait qu’elle « anesthésie » sa douleur, comme elle dit. Cette fois-ci, elle n’a replongé que pendant quelques jours. Malade, Christiane F. ne supporte désormais plus la came. Alors elle noie son chagrin dans la liqueur de whisky on the rocks, et traverse tous les jours Berlin pour recevoir sa dose de méthadone. Aujourd’hui encore, elle continue à vivre des droits d’auteur de son premier livre. Son fils va bien, c’est sa fierté, il veut devenir informaticien.

Pas un jour ne passe dans la vie de cette femme de 51 ans qui dit n’avoir plus aucun ami sans qu’on ne la reconnaisse dans la rue. « Je suis et reste une célébrité junkie. Une attraction. Un animal rare. Espèce : « enfant de Bahnhof Zoo » », écrit-elle, désabusée. C’est comme si depuis toutes ces années, elle était restée enfermée dans son livre : « Je n’ai jamais eu le droit de devenir adulte, pour le grand public je suis et reste la fille héroïnomane qui vient du trottoir où tapinent les enfants. »



*Moi, Christiane F., la vie malgré tout (Flammarion). Parution le 16 octobre.
ivo
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