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la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Ven 15 Oct - 0:19


rue 89
et toujours a montreuil
Expulsions, tirs de flashball, manifs, blocages, à Montreuil jour de guerre
jeudi 14 octobre 2010
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Expulsions, tirs de flashball, manifs, blocages, camions de police

Les deux maisons occupées rue de la demi-lune ont été expulsées ce matin, une dizaine de camions de police ont envahi la rue et alentour. Les pelleteuses suivaient derrière pour immédiatement détruire les deux maisons.

Les flics sont arrivés vers 7h, ils venaient d’expulser un autre squat à quelques rues de là. Une grande journée opération policière, plusieurs squats à expulser et déballage policier dans toutes les rues..

Au même moment, la police municipale et les agents de la « tranquillité publique » (sécurité mairie) essayent de faire sortir une personne squattant depuis un mois un bâtiment de la mairie sur le boulevard de La Boissière. Hier, les agents de la mairie entrent avec un maître chien et lui disent de dégager, ils lâchent le chien qui mord aussitôt la personne. Comme il occupe les lieux, il a les clés de toutes les portes, et s’est enfermé à l’intérieur. Depuis un vigile et son chien reste devant en attendant qu’ils sortent, ce matin les agents de la mairie soudent la plupart des portes pour l’empêcher de circuler et le pousser à sortir. Il tient encore le siège.

Au même moment, les lycées de Montreuil sont en grève et sont bloqués, par les lycéens. Plusieurs camions de CRS sont envoyés là-bas pour les dégager, grande journée répression. Les flics ont tiré au flashball à l’intérieur des locaux, un lycéen est touché au visage. La police a chargé sur le blocage, la personne touchée est plongé dans le coma aux dernières nouvelles.

Au même moment, 6 personnes sans-papiers expulsés d’un squat tôt ce matin, pas loin de la demi-lune, sont en garde à vue. Des personnes dans les rues autour de la demi-lune sont arrétées et mises en garde à vue.

L’expulsion de la demi-lune a été longue, du temps pour vider les affaires, et surtout, une habitante est enceinte de 9 mois, les pompiers arrivent pour la sortir et l’emmener.

Rassemblement à 13h devant la Mairie en soutien aux lycéens, d’autres rassemblements dans la journée à Montreuil sans doute.

En réponse à l’expulsion des demies lunes de Montreuil, à l’expulsion simultanée d’un squat de sans papiers dans cette même ville, ainsi qu’à la répression corollaire (un lycéen de Jean Jaures s’est pris un coup de flashball dans la tête : rassemblement de soutien devant la mairie de Montreuil à 15h

Deux expulsions dans la même journée, une charge, des tirs de flashball, des arrestations, horreurs des grandes journées policières tout ça ne se passera pas sans bruits, sans colères. Nous ne partirons pas de Montreuil, de la rue, d’une maison occupée ou du blocage d’un lycée
parsi indymedia

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Dim 24 Oct - 23:25

Mulhouse : 5 policiers et agents de sécurité SNCF condamnés pour le viol d'une prostituée


Un policier, deux CRS et deux agents de la police ferroviaire de la SNCF âgés de 32 à 40 ans ont été condamnés aujourd'hui à Mulhouse à des peines d'un à deux ans de prison ferme, pour avoir violé entre septembre 2005 et juillet 2006 une prostituée roumaine de la ville.

Le tribunal correctionnel a aussi accordé à la victime, âgée d'une quarantaine d'années, 39.000 euros de dommages et intérêts. Il n'a pas délivré de mandat de dépôt.

Les cinq hommes, tous suspendus de leur fonction, ont comparu pour agression sexuelle par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions -l'affaire, instruite pour viol, ayant été «correctionnalisée».

L'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a montré que chaque groupe avait agi indépendamment des autres, et sans violence. La victime, en état de «sidération», était terrorisée à l'idée d'être expulsée en Roumanie, a expliqué son avocat, Me Bertrand Philippe.

Les deux agents de la Surveillance générale (SUGE) de la SNCF et le policier de la police nationale de Mulhouse ont reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la jeune femme, mais «sans contrainte». La défense a fait valoir que leur uniforme ne constituait pas en soi une contrainte morale.

Les deux CRS de la CRS 37 ont en revanche nié tout rapport avec la victime.

Celle-ci avait décidé de porter plainte en 2007, après avoir fait la rencontre d'un professeur de français qui l'a aidée à quitter le trottoir et épousée. Titulaire d'un diplôme d'infirmière roumain, elle travaille dans une maison de retraite en Bourgogne.

Les avocats des prévenus n'ont pas fait connaître leurs intentions concernant un éventuel appel.

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Mar 2 Nov - 12:01

Rennes.

Le 20 octobre à 4 heures, environ soixante étudiants de l'IUT Carrières sociales ont bloqué l'entrée du dépôt de bus. 300 conducteurs attendaient. Vers 9h30, les CRS sont arrivés. Après de rapides sommations d'usage, ils ont avancé sur les barrières et les étudiants ont reculé dans le calme et se sont réfugiés vers le bâtiment, encouragés par les conducteurs voulant les protéger. Un fort mouvement de foule s'est alors produit. Les barrières dépassées, les CRS ont continué à avancer. Des CRS ont coincé et matraqué les conducteurs qui n'avaient pas réussi à s'échapper, trois ont pris des coups de matraque. Ils ont gazé tous ceux qui n'avaient pu entrer se mettre à l'abri, beaucoup plus de conducteurs que d'étudiants. Les CRS ont aussi dirigé leurs gaz sur ceux réfugiés derrière la grille d'enceinte. Après des pourparlers entre les instances présentes, et tandis que l'infirmière de la Star prodiguait les premiers soins, les étudiants ont évacué les lieux. Les conducteurs les ont encadrés protégés et applaudis pour qu'ils puissent sortir des lieux sans encombres.

Les conducteurs révoltés par les violences des CRS, se sont réunis en AG. Une grève intégrale a été votée pour la journée, à 95% des votants.



Saint-Denis.

Le 22 octobre, alors que je sortais du travail, j'ai aperçu un groupe de policiers en civil qui contrôlait des jeunes. J'ai vu le policier le plus proche de moi insulter un jeune et lui mettre une claque. J'ai demandé au policier de se calmer. Tout à coup, plusieurs policiers ont surgi derrière mon dos et m'ont plaqué violemment contre le mur: « Qu'est-ce que t'as? T'es avec eux ? » Je leur ai répondu que je sortais du lycée où je travaille et leur ai répété qu'ils n'avaient pas le droit de se comporter ainsi. Un des policiers m'a dit alors: « Tu fermes ta gueule », puis il m'a mis une claque pour que je me taise et a continué de m'insulter. Comme je leur ai répété que j'allai témoigner contre leur attitude, l'un des policiers m'a pris par le col et m'a dit: Il Maintenant tu dégages et tu fermes ta gueule.) J'ai retrouvé les trois jeunes contrôlés sur le quai du métro qui m'ont dit qu'ils venaient à peine d'arriver de Gennevilliers pour aller chez le coiffeur à Saint-Denis quand ils ont été violemment contrôlés par les policiers.

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Sam 6 Nov - 13:28

en v'la un qui doit plus l'aimer ....
Les gendarmes mobiles travaillent à Argentan

Prison requise pour onze gendarmes mobiles d’Argentan



Le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) vient de se pencher sur une affaire qui remonte au 7 juin 2008. Ce soir-là, en région parisienne, des gendarmes de l’escadron mobile d’Argentan s’en prennent à un de leur camarade. Celui-ci est menotté à un arbre, pantalon baissé. Selon l’enquête, s’ensuivent des «pénétrations digitales, des claques et des griffures» de la part de trois sous-officiers, pendant que huit autres militaires regardent la scène, qui est d’ailleurs filmée.



Les trois auteurs principaux ont fait l’objet d’une suspension de fonction. Réintégrés cet été, ils ont été «mutés hors de la Normandie, dans l’intérêt du service». Parmi les autres incriminés, certains ont été mutés, d’autres sont encore en poste à Argentan. La procureure a requis quatre ans de prison dont deux avec sursis, à l’encontre des principaux auteurs. Et des peines allant de 12 à 18 mois ferme pour les «spectateurs». Le jugement a été mis en délibéré. Il sera rendu mercredi prochain.



Leur presse (Ouest-France), 5 novembre 2010.

trouver sur le jura libertaire

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crs=ss

Message  niouze le Sam 6 Nov - 13:55

Garde à vue des six lycéens de Fontainebleau : un couple pris dans les violences policières
24 Octobre 2010 Par drapher
L'un des six lycéens mis en examen pour rébellion et agression contre les forces de l'ordre, le 12 octobre à Fontainebleau, a maintenu devant le juge pour enfants avoir repoussé une grenade lacrymogène pour protéger un bébé dans une poussette. Les parents du bébé, Emmanuel et Myléna, racontent ce qu'ils ont vu et vécu lors de la dispersion de la manifestation lycéenne. Ils confirment ce qu'a dit le lycéen et veulent témoigner devant la justice. Selon eux, sans ce jeune homme, leur bébé aurait dû être blessé ou peut-être pire : les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes et des flashballs sur la foule, au hasard.





P.H : Pour quelle raisons étiez-vous présents, votre compagne, votre bébé et vous-même au moment de la dispersion de la manifestation ?

Emmanuel : «On devait aller en centre ville, à la banque faire des papiers. On s’est retrouvé encerclé au bout de la rue, il y avait les CRS des deux côtés, on ne pouvait pas passer. Ca tirait pas encore, c’était tendu, il y avait des charges de CRS au moment où on est arrivé. Ils couraient contre la foule, au croisement de la rue, on a été obligé de partir, avec la petite. Il y avait des personnes âgées. Un groupe de CRS a fait tomber par terre une personne âgée.»

P.H : Quand les gaz lacrymogènes ont été lancés, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

«On a été repoussé avec la foule quand ça chargeait. Après on avait des choses à faire, on avait rien à voir avec ça, on a continué, et là, ça a tiré directement dans la foule. La première fois c’est tombé à 2 mètres, deux mètres cinquante de nous. La deuxième grenade c’est un lycéen qui s’est mis devant (ndlr : le lycéen mis en examen), sinon c’est la poussette et notre fille qui la prenait. Quand j’ai vu le premier tir, on a reculé, je suis parti directement voir les CRS. J’avais des preuves que je venais pour aller à la banque, je leur ai montré et on m’a répondu «ferme ta gueule, dégage de là», mot pour mot. Je leur ai dit que ma fille était bloquée dans les gaz lacrymogène, ils m’ont dit de faire le tour. C’est pendant que je discutais avec eux qu’ils ont tiré une deuxième grenade. Quand je suis revenu vers ma compagne c’est là que j’ai vu une veste sur la poussette.»

Myléna : «Le jeune (ndlr : celui mis en examen) avait mis la veste sur la poussette pour protéger la petite des gaz, il s’est interposé, il a pris un flashball dans la jambe, et a relancé une grenade qui était à côté de la poussette, c’était soit lui soit la petite, il a préféré que ce soit lui.»

P.H Quand il a repoussé la grenade lacrymogène, il l’a fait comment ?

Myléna : «Il a fait un geste comme tout le monde l’aurait fait. Il a essayé de la dégager le plus loin possible de la petite.

Emmanuel : «S’il ne se mettait pas devant la poussette, c’est la poussette qui prenait le tir».

P.H : Les CRS étaient à quelle distance ?

Emmanuel : «Au début ils étaient collés, après ils étaient à quinze, vingt mètres.»

P.H : Les CRS pouvaient voir la poussette ?

Emmanuel : «Bien sûr, je leur ai dit, il y avait des lycéens qui leur ont dit «arrêtez, il y a un bébé qui passe». Quand on a voulu s’en aller, ils nous ont dit : «allez y, allez y, passez, passez, personne fait rien, on bloque», et au moment où on arrivait au milieu de la route, les CRS se sont remis à charger. Ils voyaient bien qu’il y avait une poussette. Et nous, c’est une coiffeuse qui nous a fait rentrer dans son magasin pour nous protéger.»

Myléna : «Les CRS se sont pris pour des cowboys. Les lycéens ils faisaient leur manifestation, ils étaient par terre, sur la route. C’est là que les CRS ont fait n’importe quoi. On a vu trois policiers qui passaient dans la foule et dès que quelqu’un les regardait à peine, ils leur mettaient des coups de bouclier, ils leur parlaient mal. Ils ont tapé un jeune devant tout le monde et il l’ont menotté.»

P.H : Est ce que vous témoignerez au tribunal pour le procès des lycéens mis en garde à vue ?

Emmanuel : «Moi , je viendrai. Si cette personne là n’était pas là ce jour là, ma fille elle se prenait une cartouche. Grâce à lui, on a réussi à empêcher le pire. Je suis obligé, je viendrai. Il a mis en quelque sorte sa vie en danger pour protéger ma fille. Il ne nous connaissait pas, on l’avait jamais vu. Il s’est mis en opposition, il s’est pris une flashball dans la jambe pour la protéger.»

P.H : Qu’est-ce que vous pouvez dire sur cette manifestation, pour conclure ?

Emmanuel : «Ils ont tiré sur la foule sans calculer, comme ça, il y avait un deuxième couple avec une poussette, elle est partie tout de suite aux urgences. Ce couple, ils se sont pris des projectiles que la police a jetés. Les jeunes se sont mis devant pour éviter qu’il ait un problème avec la petite, c’est les jeunes qui ont essayé d’aider, les forces de l’ordre, il n’y avait rien à faire. Les jeunes étaient solidaires, ils essayaient d’aider les gens par terre. Il y avait un jeune avec des marques au visage, qui saignait, entouré par un groupe de trente policiers et CRS autour de lui. Il y a une femme policier qui a braqué un lycéen avec son flashball qui venait voir pour son copain par terre, elle lui a dit «tu bouges pas ou je tire !» Ils sont restés au moins un quart d’heure à le taper. Les trois policiers qui circulaient dans la foule, ils regardaient les jeunes et les agressaient. Il y a un jeune qui ne faisait rien, adossé à un mur, un policier lui a mis un coup de bouclier dans la tête. A un moment les lycéens sont allés voir les policiers qui étaient devant la mairie et d’autres qui sortaient de la mairie, qui étaient derrière les portes de la mairie. Les policiers les ont insultés, leur ont dit "dégage, dégage". Ca tirait dans la foule, j’ai vu des personnes âgées qui pleuraient à cause des gaz. On se serait cru dans un film. On se sentait plus en sécurité avec les jeunes qu’avec les policiers. C'est grâce aux jeunes qu'on a pu rentrer chez nous.

http://www.mediapart.fr/club/blog/drapher/241010/garde-vue-des-six-lyceens-de-fontainebleau-un-couple-pris-dans-les-violence

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Ven 12 Nov - 20:16

et encore un qui échappe a la taule
Lire l'article sur ce site : http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/info/alpes/grenoble--un-policier-condamne-65071100.html
Grenoble : Un policier condamné
Par Franck GRASSAUD
Suite à une interpellation "musclée", un policier grenoblois écope de 3 mois de prison avec sursis.

En mars 2006, un homme est interpellé pour défaut de port de ceinture. En fait, les policiers l’ont vu mettre sa ceinture alors qu’il était déjà au volant. Le conducteur avoue cette "sale habitude". Suit une discussion houleuse puis une interpellation "musclée". Tellement "musclée" que le conducteur se retrouve à l’hôpital avec une jambe cassée.



Le policier pour se défendre dira que le conducteur menaçait de se suicider en se jetant sous une voiture. C'est justement pour l'immobiliser que la méthode "musclée" se serait imposée.



En 2006, l'affaire avait ému la population car cet algérien,-ancien policier dans son pays d'origine-, bien intégré était connu pour son côté "médiateur"à la Villeneuve. Il tenait un petit salon de coiffure dans le quartier.
Plusieurs associations et notamment SOS Racisme l’ont soutenu dans son combat judiciaire, même s'il ne semble pas s'agir d'une affaire de discrimination raciale.

Michel Destot lui-même, avait été saisi et en tant que député le parlementaire avait fait appel à la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (la plus haute instance de contrôle de la police devant l’IGPS). Cette dernière a bien conclu à une bavure policière.



Mardi 28 septembre, au Tribunal Correctionnel, l'avocat du policier-prévenu (pour violences involontaires) avait requis la relaxe de son client, le procureur adjoint avait requis une peine de 3 mois de prison avec sursis contre ce policier. Ce mardi 9 novembre, le tribunal a rendu son délibéré. Le policier écope de 3 mois de prison avec sursis. Il devra aussi payer 83.500 euros de dommages et intérêts à la victime et 141.000 euros à la sécu.



Toutefois, le policier a 10 jours pour faire appel.

trouver sue le blog de tabouret

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  ivo le Ven 19 Nov - 18:21

Il y a 55 min. - France - Justice-Police
Adolescente blessée lors d’un contrôle policier : l’IGPN saisie

Le procureur de la République de Lyon a saisi l’Inspection Générale de la Police Nationale du cas d’une adolescente blessée lors d’un contrôle policier vendredi dernier.
La jeune fille de 17 ans, qui protestait lors de ce contrôle dans les transports publics lyonnais, a reçu un jet de gaz lacrymogène dans l’oeil. "A bout portant", affirme son avocat, qui précise que l’adolescente risque de perdre la vue de cet oeil.
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http://gravos.110mb.com/

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Sam 20 Nov - 14:58

ça ressemble à l'affaire ci dessus (la même presentée autrement ?)
A Lyon, la police a-t-elle "gazé" un chien ou des Roms ?
Par Laurent Burlet
Posté le 20/11/2010 à 02:08 | lu 502 fois | 3 réactions|


Vendredi soir, en partant d’un squat, trois policiers ont utilisé leur bombe lacrymogène. "Contre un chien dangereux", disent-ils. "Dans notre direction", répondent les Roms. Bilan : un bébé de cinq jours et un autre de deux ans ainsi qu’une adolescente de 17 ans conduits à l’hôpital.

La scène s’est déroulée ce vendredi vers 19h. Dans un quartier excentré de Lyon, route de Vienne (8e arrondissement), là où vivent une trentaine de Roms de Roumanie. Après s’être fait expulser du bidonville de la Part-Dieu (lire ici ), ils squattent depuis début novembre une douzaine de garages d’une arrière-cour.

Un équipage de la police nationale, composée de trois agents en uniforme, leur a rendu visite. L’échange a duré quelques minutes. Puis les trois policiers s’en sont allés. Qu’ont-ils fait à ce moment-là ? Les versions divergent diamétralement.

Sur les lieux 40 minutes après les faits, nous interrogeons le gradé, responsable de cette opération de police, lui-même arrivé plus tard. Il explique qu’il s’agissait d’"une prise de contact" pour signifier que les occupants devaient "pas tarder à partir" . En quittant les Roms, les policiers "se sont retrouvés plus loin face à un chien, un malinois, qui a montré les crocs. Ils l’ont gazé" . "C’était à l’extérieur et à trente mètres des garages" , précise le policier. Il n’a donné aucune explication sur ce chien qui était déjà évaporé quand nous sommes arrivés sur place.

"Une attitude inadmissible"

Pour les habitants de ce squat, il n’y a jamais de chien. Certains excités, d’autres visiblement sous le choc, racontent et miment la même scène : deux policiers ont utilisé leur grande bombe lacrymogène à environ cinq mètres d’un groupe d’une quinzaine de personnes, qui étaient réunis au milieu des deux rangées de garages. Puis ces policiers sont partis en courant. Un militant associatif était à ce moment-là dans l’un de ces garages avec une famille. "La fumée est entrée à l’intérieur des garages, si bien que tout le monde s’est rapidement retrouvé sur le trottoir, route de Vienne. Plusieurs personnes pleuraient, d’autres vomissaient". Ce militant a appelé les pompiers qui sont intervenus. "Ils ont emmené aux urgences un bébé de cinq jours, un autre de deux ans et une adolescente de 17 ans" , poursuit-il. Le père de l’enfant de deux ans explique notamment que son fils a vomi et qu’il a dû partir à l’hôpital avec sa femme. Les pompiers reviennent vers 20h30 pour prendre en charge une vieille dame qui a fait un malaise. Mais elle ne veut pas aller à l’hôpital.

Questionnés, les pompiers refusent de répondre et nous renvoient vers la police. "Ces affaires-là sont trop sensibles" , lâchera l’un d’eux. Le chef de l’équipage de police parle, quant à lui, de "cinéma" et de "trois personnes prises en charge à titre préventif" .

Comme l’équipe de Médecins du Monde, Gilberte Renard du collectif Rrom, est arrivée après le "gazage". Elle parle d’une "attitude inadmissible" de la part de la police : "ça fait presque trois semaines que je viens ici pour aider les familles, je n’ai jamais vu de chiens et personne ne m’en a parlé. La police les a gazés pour leur mettre la pression parce que certains voisins se plaindraient du bruit". Quant à une éventuelle prochaine expulsion, elle n’est pas à l’ordre du jour, selon Gilberte Renard : "ils n’ont reçu aucune assignation devant le tribunal" .

Une heure après le départ de la police, alors que la vie du squat reprend progressivement son cours, la poignée de militants associatifs s’interrogeaient sur la possibilité de porter plainte.
http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Societe/A-Lyon-la-police-a-t-elle-gaze-un-chien-ou-des-Roms

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Jeu 25 Nov - 12:41

manifester contre le train castor n'est pas sans risque , on savait que la police avait réprimer assez violement les manif (voir http://www.pavillon-noir.info/ecologie-f40/nucleaire-mon-amour-t467-45.htm )
on savait moins jusqu'ou la police avait été pour empecher le plus possible le retard du train (et qu'on parle de ce train de la mort )

La main gauche bandée, il a tenté de chasser le démon, en l’aspergeant d’eau bénite. “Une aberration de faire transiter 123 tonnes de déchets hautement radioactifs par la France et l’Allemagne, pour un lieu qui n’offre pas plus de garanties !”

Las, Damien, un Chambérien de 22 ans qui préfère taire son nom, a bloqué le “Train de l’enfer”, le 5 novembre à Caen, pendant plus de trois heures. Sauf qu’il y a laissé des doigts, brûlés au troisième degré lors de l’intervention policière, qu’il est sous contrôle judiciaire et qu’il sera jugé le 8 décembre dans le Calvados.

De retour en Savoie, et de l’hôpital où il se rend quotidiennement faire changer ses pansements, le militant du Groupe d’actions non violentes antinucléaires (Ganva) offre à la ville le contraste d’un autre tempérament. Tranquille étudiant en Master de 22 ans, c’est le genre de figure à la barbe naissante qui se balade plutôt sur les marchés locaux.

Hic : depuis quatre ans, l’industrie nucléaire jette le plus grand désordre dans son esprit. Il épingle “l’infime taux de recyclage”, défend le concept de “désobéissance civile”, prône l’information de la population : “Lorsque des trains partant d’Italie passent en Savoie direction La Hague, on est en gare pour prévenir les usagers ! Ils n’imaginent pas le danger auquel ils sont exposés !”

Ne pas en faire pour autant un activiste guidé par l’envie du chamboule tout. Éviter, aussi, d’insister sur l’utopiste. “Je ne suis pas une victime ! Je revendique l’action pour témoigner de la violence déployée pour assurer l’opacité du transport de déchets nucléaires.” Bon.

Et la violence, c’est une première, il l’a fréquentée à Caen le 5 novembre. Unique Savoyard d’un groupe de 11 militants, il s’assure que le convoi sera en mesure de s’arrêter. Se lie à la voie avec quatre amis. “Je me suis cadenassé à un tube métallique passé sous le rail.” Il estime : “La responsabilité des forces de l’ordre était de nous désincarcérer en toute sécurité.”

Loupé. Police et gendarmes font reculer militants et journalistes, dressent de larges bâches autour des “enchaînés”. De l’extérieur, pendant deux heures, on entendra des cris de douleur. “Les CRS ont coupé les tubes avec une grosse meuleuse thermique, pour aller le plus vite possible !” Douleur. Lui s’en tire avec une grave brûlure et une greffe de peau programmée. Un autre, deux tendons sectionnés, sera opéré dans la foulée.

Placé en garde à vue à l’hôpital, puis en cellule de détention, puis devant le procureur, Damien contre-attaque en déposant une plainte contre X pour “violences aggravées”. L’enquête aboutira… ou pas.

Et le “Train de l’enfer” ? “En Allemagne, de nuit, les CRS ont dû l’arrêter et l’entourer de barbelés.” Cela ne le fait pas rire. Une main brûlée, visiblement, n’entame pas une conviction.
le dauphiné

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  ivo le Mer 8 Déc - 10:18

Eborgné par un tir de flashball : 5 mois avec sursis requis contre un policier
Une peine de cinq mois de prison avec sursis a été requise aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Versailles à l’encontre d’un jeune policier prévenu d’avoir gravement blessé aux Mureaux (Yvelines) par un tir de flashball un jeune homme qui a perdu un oeil.

En 2005, une patrouille du commissariat des Mureaux était appelée pour un cambriolage dans le quartier sensible de la Vigne Blanche. A l’arrivée de la police les individus qui se trouvaient dans un appartement inoccupé ont pris la fuite. L’un d’eux, âgé de 14 ans, a sauté d’un balcon et été atteint par un tir de flashball au visage, qui entraînera la perte de son oeil gauche.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 25 janvier.


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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  ivo le Jeu 23 Déc - 18:51

Rennes: deux plaintes mettent en cause le flashball
http://www.20minutes.fr/ledirect/643487/societe-rennes-deux-plaintes-mettent-cause-flashball
Deux personnes ont porté plainte à Rennes après avoir été blessées, samedi, en marge d'une manifestation dispersée par la police, en accusant un tir de flashball ou d'arme similaire.

Points de suture et arrêt de travail

«Je ne participais pas à la manifestation et j'allais la contourner au moment où les policiers ont commencé à charger. J'ai entendu une détonation puis je me suis retrouvé par terre, inconscient», a déclaré Mohammad Abatahi, l'une des victimes. «Quand je me suis réveillé, j'ai voulu aller trouver de l'aide auprès des forces de l'ordre mais ils ont envoyé des bombes lacrymogènes. Le lendemain, je suis allé porter plainte. Les policiers ne voulaient pas me croire, jusqu'à ce que je sorte la balle qui m'a atteint», a-t-il expliqué.

Touché en pleine tête, il a dû recevoir 13 points de suture au front entre les deux yeux et s'est vu signifier six jours d'arrêt de travail.

La police des polices pourrait être saisie

Le parquet de Rennes a confirmé de son côté à l'AFP que deux personnes avaient porté plainte après avoir été blessées lors de la dispersion de la manifestation. «Une personne a porté plainte et elle compte saisir l'IGPN», a déclaré à l'AFP la procureure adjointe, Brigitte Ernoult-Cabot.

«Une deuxième plainte a été déposée», a-t-elle ajouté. Dans les deux cas, «selon les premiers éléments de l'enquête, ces personnes étaient des passants» et n'avaient rien à voir avec la manifestation, a-t-elle ajouté. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale, a-t-elle précisé.

Inquiètudes d'Amnesty International

Samedi dernier, une manifestation était organisée à Rennes contre la loi Loppsi 2. En fin de manifestation, quelques dizaines de manifestants se sont retrouvés place de la Mairie. A la suite d'altercations entre les manifestants et les forces de l'ordre, ces dernières ont fait usage d'armes non identifiées, outre les grenades lacrymogènes, pour disperser les protestataires. Sur la place se trouvaient également de nombreux passants.

Amnesty International s'est récemment inquiété «des conditions d'utilisation» par les forces de l'ordre «d'armes dites à létalité réduite» après deux décès d'hommes qui avaient reçu une décharge de type taser et un tir de gomme cogne de type flashball.


© 2010 AFP
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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Jeu 20 Jan - 16:33

La police municipale frappe fort à la tête pour la fête des lumières

Publié le 17 janvier



Un homme de 31 ans a été si violemment agressé par des policiers municipaux, le 10 décembre 2010, qu’il est tombé dans le coma et en a vu 36 chandelles pour les fêtes de la lumière de Collomb. Non contente d’avoir causé de tels dégâts humains, la police municipale a l’audace récemment de porter plainte contre cette personne qui n’a pu reprendre son travail en l’obligeant en plus à faire de la garde à vue. C’est vraiment n’importe quoi. On marche sur la tête à Lyon !
Voici son témoignage.

« Dans la soirée du 10 décem­bre 2010, vers 22h30, j’étais avec un ami qui ven­dait des baton­nets de lumière pour les fêtes des illu­mi­na­tions dans le centre de Lyon. Nous étions dans la rue Edouard Herriot, et là des poli­ciers natio­naux ont dit à mon ami de ranger tout ça. Il a dit d’accord et c’est ce qu’il a fait. Nous nous diri­gions vers la place des Jacobins pour repren­dre le métro.
La matraque lourde

C’est à ce moment-là que des poli­ciers muni­ci­paux sont allés en cou­rant vers lui. J’ai fait demi-tour et j’ai expli­qué que nous étions en train de ren­trer. Les poli­ciers muni­ci­paux se sont mis alors à parler mal, et sans dire bon­soir ils nous ont demandé nos pièces d’iden­tité. Plus tard, au moment où je m’éloignai, un des poli­ciers muni­ci­paux s’est mis à me tirer par le col-back. Je me suis retourné. C’est à ce moment-là qu’un autre poli­cier muni­ci­pal s’est mis à matra­quer mon petit frère, qui se trou­vait également avec nous. Il le matra­quait sans arrêt et enchaî­nait les coups sur la cuisse et sur le bras. Il s’est mis tout de suite à pra­ti­quer ce matra­quage sans aucune raison. Je me suis alors pré­senté vers lui et c’est à ce moment précis qu’il m’a mis un tel vio­lent coup de matra­que que je suis tombé et que je ne me suis pas relevé. C’était au tout début de la rue Émile Zola qui donne sur la place des Jacobins. On voit sur la chaus­sée tout le sang qui coule de ma tête… Pour me frap­per de la sorte, on aurait dit qu’il vou­lait me tuer !

Ils auraient pu me tuer !

En tout cas, on voit bien qu’ils n’auraient jamais dû faire ça, car les poli­ciers muni­ci­paux se sont empê­trés dans leurs dépo­si­tions, qui sont plei­nes de contra­dic­tions. Il y a même une ver­sion poli­cière, dans les médias tra­di­tion­nels, qui accré­dite le fait que ce serait moi qui aurait frappé au départ : ce qui est com­plè­te­ment faux ! Évidemment, ils font tout pour se cou­vrir. C’est grave.

Je n’ai pas été audi­tionné. Simplement deux agents de la police natio­nale sont venus me voir à l’hôpi­tal de Grange-Blanche, mais j’étais dans un sale état, et je leur ai expli­qué briè­ve­ment, à demi-cons­cient, ce qui m’était arrivé.

Je suis resté dans le coma, ina­nimé envi­ron pen­dant 20 minu­tes, avant que les pom­piers arri­vent. J’ai repris connais­sance seu­le­ment dans le véhi­cule des pom­piers.

Ils étaient quatre poli­ciers muni­ci­paux. Ils auraient pu me tuer ! Heureusement que peut-être mon bonnet a amorti le choc de la matra­que. Ce qui est grave, c’est qu’ils ne se sont pas sou­ciés de moi. Ils ne m’ont même pas mis en posi­tion laté­rale de sécu­rité, dans l’attente des pom­piers. Au contraire, le poli­cier qui m’a frappé est allé se cacher en mon­tant son écharpe sur son visage.
Un autre poli­cier n’a trouvé rien de mieux que mettre les menot­tes à mon frère, qui croyait que j’étais mort. Puis d’enle­ver les menot­tes aus­si­tôt après. Ces poli­ciers muni­ci­paux fai­saient des gestes insen­sés.

Mon frère a beau­coup ramassé par les coups des poli­ciers. Il a des héma­to­mes de par­tout sur la cuisse et le bras…

À la sortie de l’hôpi­tal, nous sommes allés avec mon père, qui était venu me cher­cher, porter plainte aus­si­tôt à l’hôtel de police Marius Berliet. La plainte a été reçue car cela concer­nait des poli­ciers muni­ci­paux. J’ai eu une pre­mière feuille de mala­die avec 15 jours d’ITT, qui seront vrai­sem­bla­ble­ment pro­lon­gés, car je ne suis pas en mesure de tra­vailler. Je n’arrive plus du tout à dormir, à peine deux heures par nuit. Ils m’ont com­plè­te­ment trau­ma­tisé …alors que je n’ai rien fait de mal. De plus, avec tous les points de suture que j’ai eu, j’aurai par la suite une cica­trice et je risque de ne plus pou­voir faire mon tra­vail car je suis ste­ward…

Une garde à vue plus tard et sans aucune raison

J’ai reçu un coup de télé­phone du com­mis­sa­riat pour me pré­sen­ter pour soi-disant une simple audi­tion qui ne va pas durer long­temps. Or le jour du rendez-vous, et mon frère était aussi convo­qué, le 13 jan­vier au com­mis­sa­riat de la rue Condé, on m’a dit que j’étais mis en garde à vue ainsi que mon frère, suite à la plainte de la police muni­ci­pale. Pourquoi la police raconte-t-elle de tels men­son­ges ? Pourquoi mettre en garde à vue, alors que je me suis pré­senté à la police à leur demande ? Pourquoi le poli­cier qui a frappé n’a pas fait lui de garde à vue ? Pourquoi mettre en garde à vue alors que tous les orga­nis­mes offi­ciels, conseil cons­ti­tu­tion­nel, cour euro­péenne des droits de l’homme, disent qu’il y a trop de gardes à vue en France ?
Où est la justice en France quand il s’agit de policiers ?

Je suis resté de 13h55 jusqu’à 18h dans les locaux du com­mis­sa­riat. Le poli­cier muni­ci­pal dit main­te­nant que je l’ai insulté de « connard » alors que je ne pro­nonce pas de tels mots. Et voilà com­ment il expli­que son vio­lent coup de matra­que qui m’a mis par terre, la tête en sang : il aurait voulu faire un balayage et étant désé­qui­li­bré, sa matra­que a malen­contreu­se­ment touché ma tête !!! affraid De plus je lui aurait donné des coups de pieds et des coups de poings, alors que suis tombé dans les pommes aus­si­tôt.

C’est vrai­ment très plau­si­ble !

Je suis convo­qué pour le juge­ment de la plainte du poli­cier muni­ci­pal le lundi 7 mars 2011 à 14h au Tribunal rue Servient, et je serai défendu par l’avocat Me Métaxas. Alors que pour ma plainte vis à vis de celui qui m’a mis dans un tel état grave, il n’y a pas encore de convo­ca­tion… Cela sera peut-être dans 2 ou 3 ans. Voilà com­ment se passe la jus­tice fran­çaise. La jus­tice est-elle au ser­vice de la police en France ? »

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Jeu 20 Jan - 16:38

Meaux : un policier condamné à dix mois de prison avec sursis pour violences



Rédaction de Meaux | 14.01.2011, 19h32 | Mise à jour : 19h42

Un policier du commissariat de Meaux a été condamné vendredi à dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne). Le fonctionnaire a été reconnu coupable de violences commises à l’égard de deux personnes placées en garde à vue.

Ces deux hommes, parties civiles au procès, ne se connaissent pas.
Ils avaient été interpellés à plusieurs mois d’intervalle, l’un en juillet 2009 et l’autre en mars 2010. Ils ont expliqué avoir été frappés à coups de poing, dans leur cellule de garde à vue.

Le policier a clamé son innocence à la barre et son avocate a plaidé la relaxe, lors de l’audience de jugement qui a été suivie par une quinzaine de policiers venus soutenir leur collègue prévenu.

Le procureur-adjoint avait requis six mois de prison avec sursis, ainsi qu’une interdiction d’exercer le métier de policier. Les magistrats ont été plus sévères en ce qui concerne la peine de prison avec sursis mais n’ont pas prononcé d’interdiction.

Le policier condamné dispose de dix jours pour faire appel de ce jugement. D’après son avocate, il pourrait ne pas faire appel. Par ailleurs, il va comparaître devant un conseil de discipline de la police devant lequel il encourt une sanction administrative allant de l’avertissement à la révocation voire à la radiation des cadres.

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  ivo le Mar 25 Jan - 9:10

Bal tragique à Lille : un policier égratigné, 53 interpellations
http://www.lille43000.com/content/view/387/1/
La soirée du vendredi 14 janvier organisée au Centre Culturel Libertaire (CCL) en soutien au journal La Brique a rassemblé beaucoup de monde. Des habitués, des militants, mais aussi et surtout de nombreuses personnes étrangères à ce milieu, uniquement présentes pour le concert Hip Hop. A la fin de la soirée, la police a littéralement pris d’assaut les lieux et interpellé brutalement les 53 personnes qui s’y trouvaient encore. Pour plusieurs raisons, nous ne reviendrons que sur les agissements des policiers, depuis le moment où ils nous enfermaient dans le CCL comme des rats jusqu’à notre libération du commissariat. Voici ce que nous avons vu de nos propres yeux et entendu de nos propres oreilles, tant de la part de nos compagnons de cellule que des « fonctionnaires de l'Etat », véritable police idéologique et punitive.

Entre 3 et 4 heures du matin, la police intervient aux portes du CCL. Avant qu’elles ne soient fermées et barricadées par nos soins, un policier réussit à décharger une grosse dose de lacrymogène poivrée à l’intérieur. Les yeux rougissent, larmoient, les poumons s’irritent, l’air s’opacifie, mais il est encore possible de tenir. Certaines personnes ouvrent la seule salle fermée jusqu’à présent pour s’y réfugier et respirer. Mais cela ne dure pas, car les policiers brisent sa vitre donnant sur la rue et gazent massivement, dans le but d’étouffer ses occupants. La situation est intenable, et l’on se décide à sortir.

L’ouverture des portes permet aux agents de gazer davantage ce véritable piège qu’est devenu le CCL. Certaines personnes le sont au visage, comme celle qui tente d’expliquer à la police qu’« on va sortir ». Une fois dehors, nous sommes reçus à coups de matraques, bousculés, molestés, jetés au sol. Et, progressivement, nous nous retrouvons à terre, soit sur les trottoirs, soit sur la chaussée. Un mot de trop, un geste – comme lever la tête pour observer la scène –, et les policiers insultent – les hommes en particulier sont traités de « pédale », « tarlouze » – ou frappent – coups de pieds dans les bras, les côtes. Certains sont matraqués à la tête. Un homme a l'œil gonflé de sang. Est-ce un hasard s’il est basané ? Au moins deux personnes sont complètement aveuglées par le gaz. Une autre, asthmatique, s’asphyxie. Un type se retrouve à terre, la tête écrasée par le genou d’un jeune policier très excité, celui-là même qui le menotte brutalement en criant, mot pour mot, à ses collègues : « J’l’ai eu, c’est bon, j’me suis vengé ! »





Plusieurs camions arrivent. Cela a manifestement tout l'air d'une rafle, avec son lot de personnes impuissantes, apeurées, paniquées et dans une complète incompréhension. Nous sommes menottés dans le dos à l’aide de « serre flex » et conduits par groupes au commissariat. Dans un des camions, un policier déclare à des « raflés » qu’ils sont interpellés parce que, ce soir, ils n’étaient « pas sortis au bon endroit ». D’autres apprennent de la police qu’ils ne sont que de « sales gauchistes ».


Arrivée au commico

Au commissariat, les hommes sont parqués dans une seule cellule, les femmes dans une salle, toujours entravé-es. Nous sommes bientôt 53, et étouffons entre ces murs. Certains ont leurs liens trop serrés, dans le dos, et expriment leur douleur aux policiers. Ces derniers rigolent et insultent à nouveau. Comme dans la salle où sont enfermées les femmes, la colère monte dans la cellule des hommes. Quelques uns s’énervent, l’on crie, l’on tape dans la porte, ce qui vaut, pour l’un d’entre eux, d’être sorti de la cellule et tabassé au sol. Il ne se débat pas, tenu qu’il est par le « serre flex », et encaisse les coups.

L’un après l’autre, nous passons un test d’alcoolémie. Les hommes sont déplacés, toujours les mains dans le dos, dans une autre cellule, un peu plus grande. Les femmes sont les premières à être fouillées, mises à nu une par une, puis déplacées dans les geôles de garde à vue. De là où les hommes sont parqués à présent, on peut observer les derniers interpellés arrivant au commissariat. Parmi eux, une jeune femme perd connaissance, juste devant la cellule. Elle s’écroule sans provoquer la moindre réaction des policiers. Ceux-ci la laissent au sol, inconsciente, durant au moins quinze minutes. Derrière les vitres de la cellule, les hommes protestent, en criant, tapant dans la porte. Ce qui amuse visiblement les agents, qui rigolent entre eux, droits dans leurs bottes autour de la gisante. Elle sera par la suite traînée sur le sol…

Un type est très mal en point, il ne voit plus rien. On demande un médecin mais les policiers se marrent et attendent un long moment pour le faire examiner. Certains souhaitent que leurs liens dans le dos soient desserrés : ils en sortent un pour… les lui resserrer. L’énervement se fait de plus en plus sentir. Aucune notification, aucune information n’est donnée. Certes, certaines personnes ont trop d’alcool dans le sang, mais celles dont le taux est nul devront quand même patienter plusieurs heures – environ de 4h30 à 8h30 pour les premières – avant de savoir ce qu’elles font ici et connaître leurs droits. Un flic au crâne rasé perd son sang froid, ouvre la cellule des hommes et en frappe un durement au ventre. Il referme la porte. Quelques minutes après, il réitère dans la salle des femmes en infligeant plusieurs coups dans le tas, à l’aveugle. Ses collègues lui demandent manifestement d’aller voir ailleurs, car il vient de commettre, devant tout le monde, une bavure en bonne et due forme. Un autre policier explique aux hommes qu’ils ont « de la chance de pas être en Tunisie », car « là-bas, on aurait eu des armes ». Et à ceux qui lui demandent si c’est ce qu’il veut, utiliser son arme, il répond très sereinement « oui ». Pour justifier leurs agissements, les agents n’ont qu’un mot à la bouche : une « trentaine » de personnes parmi nous ont tabassé un des leurs qui est actuellement dans le coma… Nous apprendrons plus tard la vérité : ce n’est qu’un grossier mensonge.

Pour les hommes, les mains dans le dos, l’attente dans cette cellule trop petite est très longue. C’est un peu avant 8 heures que le premier d’entre eux est fouillé, libéré du « serre flex », présenté au médecin puis placé en geôle de garde à vue. Les derniers y seront déplacés en milieu de matinée. Pendant une fouille, des policiers menacent et traitent plusieurs fois un interpellé dénudé de « connard ». Lors d’une autre, ils arrachent sans ménagement l’écarteur d’oreille d’un homme, qui arrive dans sa cellule avec un lobe ensanglanté. On lui donne quelques feuilles de papier toilette. Seize femmes sont placées dans une cellule immonde qui ne peut, humainement, même pas en contenir dix. Dans une autre, plus grande, où quinze hommes sont enfermés, le sol, à plusieurs endroits, est recouvert d’urine, l’air empuanti. Heureusement que le médecin du commissariat conseille à plusieurs d’entre nous d’arrêter de fumer, car c’est mauvais pour la santé…


Dans l’attente d’une libération

Nous sommes dans les sous-sols de la forteresse policière lilloise construite il y a trois ans aux portes de Lille Sud. Durant les révoltes de 2005, c’est dans ce quartier que les voitures avaient brûlé. La mesure de cette opération explique peut-être pour la première fois de façon concrète la démesure de l’architecture du bâtiment. Car dans l’ancien commissariat, il aurait été difficile de placer autant de monde en garde à vue simultanément… S’agissait-il d’« anticiper » les éventuelles révoltes des quartiers pauvres de Lille ?

Tout est vitré, les lumières sont blafardes, les murs de béton, froids et épais, les moindres bruits se propagent en échos qui, à la longue, deviennent insupportables. Il ne se passe d’ailleurs pas dix minutes sans qu’un prisonnier cogne les vitres, ou crie, qu’une porte soit ouverte puis fermée par trois verrous. Il fait chaud mais la fatigue refroidit le corps. Ici, on perd vite la notion de l’espace et du temps. Beaucoup craignent une prolongation de vingt-quatre heures, le cauchemar s’éternise.

Entre le milieu de matinée et 20 heures, c’est une longue attente où il faut crier, frapper dans les fenêtres et les portes des cellules pour ne serait-ce qu'avoir accès aux toilettes. En guise de repas, vers 10h30, un des policiers dépose une brique de jus de pomme et deux biscuits secs. Quand on leur demandera plus tard à manger, ce qui est un droit des plus élémentaires, ceux-ci hausseront les épaules et diront que les réserves de repas sont vides.

Les femmes, toujours à seize dans leur cellule exiguë, doivent subir les regards pervers et rigolards des policiers. On ne leur donne pas de biscuits avant plusieurs heures. Et quand elles demandent, à maintes reprises, de pouvoir accéder aux toilettes, on les ignore. Elles réclament alors du papier toilette, et un jeune agent tout juste pubère répond, en cherchant du regard la complicité de son collègue : « Vous avez un petit problème, c'est ça ? C'est pas de chance. » Il continue de rigoler, tourne le dos. Vers 14 heures, les femmes se mettent à crier : elles ont chaud, suffoquent, l'une d'entre elles fait un malaise. Il faudra attendre cinq bonnes minutes avant qu'un des geôliers présents daigne jeter un œil, puis encore cinq longues minutes avant qu'une partie d'entre elles ne soit placée dans une autre cellule.

Au moment de la notification de garde à vue, une policière demande à un interpellé s'il veut voir un médecin. L'homme hésite, ce qui la pousse à argumenter : « Dans tous les cas, si vous voulez sortir vite d'ici, il vaut mieux ne pas faire traîner ces histoires... » Message passé. Les notifications tardent à venir pour certains interpellés, les dernières d’entre elles arriveront aux alentours de 16 heures, avec pour heure officielle du début de la garde à vue 4h30… D’ailleurs certaines personnes refusent de les signer, choquées d’apprendre à leur lecture qu’elles sont gardées à vue pour « violence collective à agents des forces de police ». Environ la moitié des 53 interpellés demandent à consulter une avocate commise d’office. Rares sont ceux qui la verront avant leur interrogatoire.

Viennent les auditions, très lentement. Au cours de l’une d’elles, un officier de la police judiciaire (OPJ) demande à un interpellé s'il connaît un certain « cochon ». Réponse négative, qui déçoit l'OPJ : pour le reste de l'interrogatoire, faisant preuve d’un humour très fin, il ne cessera de l'appeler « Monsieur Cochon ». Durant cette même audition, un autre policier entre dans la salle, regarde l’homme interrogé, et lui dit en posant son front juste au-dessus de lui : « Vous aussi, vous ne savez rien et vous n'avez rien vu ! Il n'empêche qu'on a un collègue sur le carreau et qu'on sera sans pitié ». Mais quand il le raccompagne dans sa cellule, l'OPJ, d'humeur plus bavarde, dit au gardé à vue que le collègue en question est sorti de l'hôpital, qu'en fait il n'a pas grand chose et que cette histoire fait beaucoup de bruit pour rien…

Vers 16 heures, les premiers signes de libération possible apparaissent : les policiers s'agitent pour aller au plus pressé. Des renforts viennent de tous les services de la métropole lilloise, on y rencontre par exemple des officiers de la brigade des mineurs. Les auditions s'enchaînent de plus en plus vite. Durant l’une d’elles, un OPJ souffle à un interpellé qu’il en veut au procureur d'avoir ordonné le placement en garde à vue de tout le monde, il ne comprend pas tout ce raffut, il est d'astreinte, il « faut faire vite ». Dans sa déposition, l'interpellé lui signifie que l'assaut du CCL s'est opéré dans un climat de violence gratuite. Il relit la première version, mais aucune mention de la violence. Il exige alors la correction et l'OPJ réimprime le papier. Globalement, les auditions sont bâclées, certaines ne sont pas signées ce qui dérange nécessairement les officiers. Cela ressemble tellement à une mascarade qu’ils omettront même d’auditionner un type qui, après avoir consulté l’avocate commise d’office, était pourtant prêt à être écouté. Mascarade ? Pas vraiment, si l’on en croit les dires d’un officier qui se confie à une personne en audition : le commissaire aurait voulu marquer le coup, parce que le CCL constitue un milieu d’extrême gauche.

Les premières empreintes sont prises vers 18h30. Un gardé à vue constate qu’un agent s'amuse tout en rire gras avec son collègue, à battre le record de fichage en une journée : ils en sont à 33 et approchent apparemment du chiffre record, ce qui a l'air de les exciter. Une personne demande pourquoi elle est fichée… « parce que c'est la loi », qu’elle est interpellée et que même sans être inculpée ou déférée, elle sera fichée. Le policier ajoute, sourire aux lèvres, que ce fichage sera effectif « pendant vingt-cinq ans ». Il aura au moins retenu ça de ses cours à l’école de police… Mais ils n'auront pas l'occasion de battre le record, les derniers interpellés ne seront pas fichés. Faute de temps ? Service terminé ?


Quand nous sortons vers 20 heures, l'air libre a un goût particulièrement bon. Quelques soutiens sont devant le commissariat. On se restaure un peu, prend des nouvelles. Il reste encore du monde dans le central – trois personnes. Un compagnon de cellule a été reconnu par le flic soi-disant blessé comme celui qui l'aurait « alpagué par le col ». Il risque cher, mais il aura pour lui le témoignage et le soutien de cinquante personnes qui ont vu en face la réalité de la violence policière. Inique, gratuite et sans discernement. Si ce n'est pour harceler ses ennemis, et leurs amis.



Jack et B2B



NB : nous ne rapportons évidemment pas tout ce qu’ont pu vivre les 53 interpellés, car nous ignorons encore beaucoup de choses. Signalons que les exactions dont nous témoignons ici ne concernent pas tous les policiers rencontrés pendant ce cauchemar. Il nous semble toutefois qu’une majorité d’entre eux a agi de la sorte. Pour les autres, nous parlerons de passivité, l’effroyable passivité qui a déjà fait tant de mal par le passé.
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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  ivo le Mar 25 Jan - 19:03

Un adolescent blessé par un tir de flashball : le policier condamné
FRANCE INFO - 17:01
Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné le fonctionnaire à 6 mois de prison avec sursis et à près de 190.000 euros de dommages et intérêts.
Les faits remontent à juillet 2005 : le policier avait involontairement tiré sur un adolescent, qui avait ensuite perdu un oeil.
Six mois de prison avec sursis et 186.000 euros de dommages et intérêts : la peine est lourde, plus lourde que les réquisitions du procureur, mais le policier encaisse sans broncher.
Il faut dire que celui-ci a avoué : oui, le 6 juillet 2005 dans le quartier de la Vigne Blanche aux Mureaux, dans les Yvelines, il a tiré avec son flashball sur un adolescent qui tentait de s’enfuir. Mais il affirme aussi que ce n’était pas volontaire : le cran de sûreté de son arme n’était pas verrouillé, et le coup est parti tout seul.

Résultat : la victime, 20 ans aujourd’hui, n’a plus son oeil gauche. Frédéric Champagne, l’avocat du fonctionnaire de police, parle d’un "regrettable accident"...

Policier condamné pour un tir de flashball : la réaction de son avocat, Me Champagne (0'20")

Le policier, âgé de 31 ans aujourd’hui et qui semble en effet très affecté, a décidé de ne pas faire appel.
Quant à son avenir professionnel, il peut l’envisager dans la police : sa peine ne sera pas inscrite à son casier judiciaire. En revanche, il a fait le choix de ne plus travailler sur la voie publique.

Anne Lamotte

et si un jeune fait perdre "accidentellement" un oeil à une ordure en uniforme ????


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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  ivo le Jeu 27 Jan - 17:56

Prison avec sursis pour les policiers violents de Montfermeil
FRANCE INFO - 14:01
Les deux policiers ont été reconnus coupables de violences volontaires. L’interpellation dans une cité de Montfermeil avait été musclée - et filmée... Le tribunal correctionnel de Bobigny les a condamnés à quatre mois de prison avec sursis.
Quatre mois de prison avec sursis - alors que le procureur avait réclamé six à huit mois. Et surtout, une condamnation qui n’apparaîtra pas sur leur casier judiciaire. Les deux policiers, reconnus coupables de violences volontaires à Montfermeil, ne seront pas obligés de changer de métier.


Quatre mois de prison avec sursis pour les deux policiers auteurs d’une interpellation violente à Montfermeil. Un jugement mesuré, disent les syndicats de policiers. Laurent Doulsan (0'46")

La soiré du 14 octobre 2008 avait été chaude, à la cité des Bosquets. Les policiers avaient essuyé des jets de pierres et des tirs de mortiers.
Aussi, quand l’un d’eux croit reconnaître un des auteurs des violences, en la personne d’Abdoulaye Fofana, l’interpellation est rapide. Et musclée.

Sauf que celle-ci a été filmée... On y voit Abdoulaye Fofana, menotté, recevoir trois coups de matraque et un coup de crosse de gomme-cogne.


Ce sont les auteurs de ces coups qui viennent d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Bobigny. D’autant que, dans le procès-verbal écrit à l’issue de l’interpellation, les policiers n’avaient pas mentionné ces violences...

Les deux policiers sont donc condamnés à quatre mois de prison avec sursis. Et à payer 3.600 euros de réparations et de frais de procédure.
Un de leurs collègues, poursuivi pour ne pas s’être interposé, a été relaxé.



Violences policières à Montfermeil
envoyé par rue89. - L'info video en direct.


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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  ivo le Mer 2 Fév - 14:40

>>>>>>>>>


Polémique autour d'une intervention musclée de la gendarmerie contre des manifestants
LEMONDE.FR avec AFP | 02.02.11 | 14h07 • Mis à jour le 02.02.11 | 14h26
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/02/polemique-autour-d-une-video-montrant-des-gendarmes-gazant-des-manifestants_1474151_823448.html
Une vidéo montrant un gradé de la gendarmerie faisant usage de gaz lacrymogène contre des manifestants apparemment inoffensifs à Anduze (Gard) circule sur internet et sème l'émoi dans la gendarmerie, a-t-on appris de plusieurs sources. Mis en ligne le 23 janvier, le document totalise 60 000 vues ce mercredi 2 février et a été cité par le Canard enchaîné.

La direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a indiqué mercredi à l'AFP n'avoir "aucun commentaire à faire pour l'instant" sur cette vidéo. Elle a précisé "qu'à ce jour (mercredi) il n'y a pas d'enquête disciplinaire engagée" contre ce gradé.

Contactée par Le Monde.fr, la gendarmerie d'Anduze renvoit vers l'échelon supérieur, la gendarmerie d'Alès.

La vidéo montre un (commandant) chef d'escadron aspergeant de gaz lacrymogène des personnes âgées et des élus, apparemment pacifiques. Il semble agir sans sommation, dans le document. Et vise le visage des manifestants. S'ensuivent des contacts avec les manifestants. Certains dénoncent des coups de matraque. L'un d'entre eux montre son tibia, surmonté d'une grosse bosse.

"VIOLENCE INOUIE"

Les manifestants. avaient, le 21 janvier dernier en gare d'Anduze, bloqué, par un sit-in sur les voies, un train touristique régional afin de protester contre une réorganisation locale de communes. Ces manifestants défendent la survie de la communauté de communes d'Anduze, menacée selon eux par l'extension de celle d'Alès.

L'incident a suscité des vives protestations des élus locaux : il s'agit d'une "violence inouïe". Sur des blogs et sites de gendarmes — tenus en tant que militaires à un strict devoir de réserve —, qu'elle sème l'émoi parmi les gendarmes.

Son passage sur le forum Gendarmes et citoyens a suscité 120 commentaires, souvent très sévères envers les gendarmes visibles dans la vidéo.

De source proche de la DGGN, on a précisé à l'AFP que cette vidéo était "sans aucun doute parcellaire" et que la "manifestation n'était pas aussi pacifiste qu'on veut bien le dire ou le montrer".


au bucher. tous.
la peur changera de camps et ils seront aussi impitoyablement traqués qu'ils le firent.
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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Jeu 3 Fév - 0:39

en faite ma méchanceté me ferait dire : il n'a fait que son travail (en tout cas c'est ce que dirait hortefuhrer si sa avait été sur des jeunes ) sauf que pour une fois il ne l'a pas fait sur les bonnes personnes et en plus il a été filmé

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Ven 4 Fév - 13:23

La couche saine de la population, et un "officier" qui déjante !
sa ma quand même fait rire donc selon ce gendarme y a une couche saine et une couche malsaine (nous Very Happy )

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  niouze le Mer 9 Fév - 14:12

plus classique et "normal" vu que c'est sur une "racaille"
La police éborgne à Audincourt (Doubs) - 7 février

Flash-Ball : un ado perd son œil



Un jeune de 17 ans qui a perdu un œil lundi soir à Audincourt (Doubs) dans une rixe entre bandes rivales, pourrait avoir été victime d'un tir de Flash-Ball, selon le maire de la ville.


Soixante-dix à cent adolescents armées de barres de fer et de battes de base-ball s'étaient brièvement affrontés dans le centre de cette commune proche de Montbéliard, avant d'être séparés par la police. Le lycéen blessé à l'œil a été opéré dans la nuit.


«L'enquête dira si c'est suite aux affrontements ou au tir de Flash-Ball», a dit à Reuters Martial Bourquin, sénateur-maire socialiste d'Audincourt.


Un policier a expliqué avoir tiré avec cette arme qui projette des balles en caoutchouc sur un jeune particulièrement agressif, mais en le visant au thorax, a-t-il précisé.
rachete toi des lunettes mon gars

Ni la police nationale, ni le parquet n'ont souhaité s'exprimer dans l'immédiat.



Les jeunes originaires pour les uns du quartier de la Petite Hollande à Montbéliard, les autres de la cité des Buis à Valentigney, se seraient affrontés à la suite d'un «match de foot qui se serait mal passé», a indiqué le maire.



Les deux bandes s'étaient donné rendez-vous à proximité du pôle d'échange des autobus par où transitent chaque jour plusieurs milliers de personnes.



Leur presse (Le Figaro), 8 février 2011.

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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  Hostyr le Mer 9 Fév - 22:30

Vous connaissez le nom qu'on donne aussi aux ralentisseurs et aux dos d'âne? Un gendarme couché.

C'est la seul consolation que j'ai près de chez moi : J'écrase 3 gendarmes couchés sur la chaussée par jour.
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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

Message  Kepon47 le Jeu 10 Fév - 11:40

niouze a écrit:
La couche saine de la population, et un "officier" qui déjante !
sa ma quand même fait rire donc selon ce gendarme y a une couche saine et une couche malsaine (nous Very Happy )


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Re: la police s'étonne qu'on ne l'aime pas

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