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Centrafrique

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Centrafrique

Message  ivo le Ven 6 Déc - 9:10

la françàfric c'est fini jurait flamby avant de révéler son effroyable nullité ...

François Hollande: intervention «immédiate» de la France en Centrafrique
http://www.rfi.fr/afrique/5min/20131205-le-conseil-securite-autorise-france-intervenir-centrafrique
Suite au conseil restreint de Défense tenu ce jeudi à l'Elysée, François Hollande a annoncé une action militaire «immédiate» de la France en Centrafrique. L'effectif français sur place devrait être doublé dans les prochaines heures ou les prochains jours, selon le chef de l'Etat. Plus tôt dans l'après-midi, le Conseil de sécurité de l'ONU avait donné mandat aux forces françaises pour faire usage de la force en République centrafricaine et restorer la sécurité, en appui à une force panafricaine.

→ Article régulièrement mis à jour

François Hollande a convoqué ce jeudi soir un conseil restreint de Défense à 18h00 à l'Elysée auquel ont participé le chef d'état-major des armées, Edouard Guillaud, et les ministres Jean-Yves Le Drian (Défense), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Manuel Valls (Intérieur).

Selon les scénarios initiaux, l'intervention ne devait avoir lieu qu'après le Sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique, vendredi et samedi. Mais dès la sortie du conseil, François Hollande a annoncé que l'opération Sangaris en Centrafrique serait lancée dans les prochaines heures, avec un doublement, à environ 1 200 hommes, des effectifs français qui interviendront pour éviter une catastrophe humanitaire.

« Vu l'urgence, j'ai décidé d'agir immédiatement, c'est-à-dire dès ce soir », a-t-il déclaré. Les effectifs français actuels en République centrafricaine, soit 600 militaires, seront « doublés d'ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures », a-t-il ajouté quelques heures après que le Conseil de sécurité de l'Onu a autorisé le recours à la force pour mettre fin aux combats.

« La France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire, elle sera là », a-t-il précisé. « Cette intervention sera rapide, elle n'a pas vocation à durer et je suis sûr de son succès », a conclu le président.

« Le Conseil de sécurité est sorti de son indifférence »

Le vote du Conseil de sécurité ce jeudi est intervenu alors que des violences meurtrières ont éclaté ce matin à Bangui et que 250 soldats français se sont déployés dans la capitale, placée sous couvre-feu de 18h à 6h par le président Djotodia.

Le texte, adopté à l'unanimité des 15 pays membres du Conseil sur proposition de la France autorise les soldats français en Centrafrique à « prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca (force africaine en RCA) dans l'accomplissement de son mandat ».

La Misca pourra se déployer « pour une période de douze mois », avec une clause de révision à six mois, avec pour mission de « protéger les civils, rétablir l'ordre et la sécurité, stabiliser le pays » et faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire. Les effectifs de la force de l'Union africaine pourraient également augmenter pour passer à près de 4 000 hommes, voire plus. Le Congo-Brazzaville, notamment, doit envoyer 300 soldats supplémentaires.

Dans le cadre de l'opération Sangaris, la France doit tripler son contingent sur place, qui passera à 1 200 hommes. Ils sont chargés notamment de sécuriser l'aéroport de Bangui et les principaux axes par où transiteront les convois humanitaires.

« Le Conseil de sécurité est sorti de son indifférence », a commenté l’ambassadeur français après ce feu vert donné par l’ONU à une intervention en RCA.

La résolution envisage la transformation éventuelle de la Misca en force de maintien de la paix de l'ONU quand les conditions le permettront, c'est-à-dire dans plusieurs mois, et à condition que le Conseil donne à nouveau son feu vert.

Commission d'enquête sur les droits de l'homme

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon doit préparer un rapport à ce sujet dans les trois mois. Selon un précédent rapport de M. Ban, une telle opération devrait mobiliser entre 6 000 et 9 000 casques bleus pour être efficace.

La résolution prévoit aussi une commission d'enquête sur les droits de l'homme et un embargo sur les armes à destination de la RCA pendant un an.

Le Conseil brandit enfin la menace de sanctions ciblées (essentiellement le gel d'avoirs et une interdiction de voyager) contre les responsables d'exactions, ceux qui tenteraient de violer l'embargo ou de bloquer la transition politique en RCA, ou encore de piller les ressources naturelles du pays.

Amnesty International et la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ont pris acte de cette résolution, mais les deux ONG regrettent l'absence de mise en place plus rapide d'une véritable force de maintien de la paix des Nations unies.


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Re: Centrafrique

Message  ivo le Ven 6 Déc - 10:38

Centrafrique : la France, gendarme malgré elle
Comme d'habitude, on fait semblant d'y croire.
>>>
http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/05/01003-20131205ARTFIG00610-la-france-gendarme-malgre-elle-en-afrique.php

Centrafrique : une cascade d'interventions françaises au royaume du père Ubu
L'opération Sangaris, déclenchée par l'armée française en Centrafrique, rappelle de précédentes opérations de l'ancienne puissance coloniale dans un pays où coups d'État et présidents fantasques se sont succédés depuis 1960.
>>>
http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/06/01003-20131206ARTFIG00337-centrafrique-une-cascade-d-interventions-francaises-au-royaume-du-pere-ubu.php
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Mar 10 Déc - 9:55

Centrafrique : deux soldats français tués dans un accrochage
>>>
http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/10/01003-20131210ARTFIG00281-centrafrique-deux-soldats-francais-tues-dans-un-accrochage.php

Centrafrique: les soldats français au milieu des haines de Bangui
«Arrêtez-vous!», crient les paras. Les occupants sortent de la voiture, en civil. «Laissez-nous passer!», hurle aux Français un homme à lunettes noires. «Vous nous avez pris nos armes, et ensuite les gens du quartier sont venus avec les Anti-Balaka et ont tué mon père!» Les badauds les insultent. «Salauds!
>>>
http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/09/01003-20131209ARTFIG00583-centrafrique-les-soldats-francais-au-milieu-des-haines-de-bangui.php

Centrafrique: «Fallait-il laisser faire ?»
L'Afrique est notre problème.» Carlaz en est persuadé: «Il faut éradiquer ces milices islamistes.» De son côté, Caton001 tient à rappeler l'intérêt de la France à combattre en Centrafrique, et plaide pour «la protection de nos intérêts économiques qui ne sont pas négligeables, puisque le pays est riche en uranium, or, diamants, bois et autres matières premières et qu'ils constituent un débouché pour nos produits. […] Nous marquons par notre présence notre influence politique: maintien de la cohésion des pays sous notre influence, signal aux fauteurs de trouble existants ou potentiels…» «De l'or, des diamants, du cuivre et Areva - je comprends mieux ce soudain élan humanitaire»
>>>
http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/09/01003-20131209ARTFIG00498-centrafrique-fallait-il-laisser-faire.php

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Re: Centrafrique

Message  ivo le Mer 11 Déc - 8:29

France: l’intervention militaire en RCA questionne les parlementaires
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20131210-france-intervention-militaire-rca-souleve-interrogations-parmi-parlementaires

François Hollande: la mission en Centrafrique est «dangereuse mais nécessaire»
La mission en Centrafrique est « dangereuse mais nécessaire si l'on veut éviter qu'un carnage se produise ». Ce sont les premiers mots qu'a prononcés François Hollande à son arrivée sur place.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20131210-francois-hollande-mission-centrafrique-dangereuse-mais-necessaire-rca
>>>>>>
Centrafrique: les musulmans de Bangui victimes de la colère contre l’ex-Seleka
http://www.rfi.fr/afrique/20131210-centrafrique-musulmans-bangui-victimes-colere-contre-ex-seleka-islam
En Centrafrique, depuis deux jours, les populations laissent éclater leur colère contre l’ex-rébellion en cours de désarmement et le font sans distinction, en ciblant également la communauté musulmane. Plusieurs fidèles musulmans ont été tués. Ce mardi 10 décembre au matin, des populations ont pillé une mosquée à Bangui.

Le début des opérations de désarmement des ex-Seleka, dans les quartiers, semblent avoir bien malgré lui libéré la colère des populations. Une colère contenue depuis plus de huit mois et qui explose maintenant de manière anarchique, en faisant l’amalgame entre musulmans et Seleka. Ce mardi matin, RFI a constaté le pillage de la mosquée du quartier de Fouh, dans le 4e arrondissement. Les habitants arrachaient les tôles, abattaient les murs, hurlaient des propos contre les musulmans.

→ A (RE)LIRE : Centrafrique: pendant le désarmement des ex-Seleka, les musulmans demandent à être sécurisés

Les populations musulmanes vivent du coup dans la peur ou dans la colère. « Les gens sont terrés chez eux, explique Ahmat Déliris, l’un des responsables de la communauté islamique de Centrafrique. Il y a aussi, poursuit-il, des musulmans qui essaient de quitter leur quartier à Kpéténé et à Sarah ». Selon ce responsable, onze corps sont arrivés depuis lundi soir à la morgue de la mosquée Ali Babolo.

Au kilomètre 5, des jeunes ont laissé éclater leur colère aussi : « C’est l’armée française qui a créé ces problèmes, explique Moussa, un jeune leader musulman. Ils désarment les gens, ils les laissent là plutôt que de les emmener dans des casernes… Du coup, la foule leur jette des pierres. La France est venue pour amener la paix, conclut ce jeune. Elle ne doit pas laisser de côté une partie de la population centrafricaine ».
quand c'est les musulmans c'est du terrorisme.
quand c'est les chrétiens c'est de la colere.
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quel carnage monsieur flamby ???????
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Jeu 12 Déc - 9:31

Bangui: l’engrenage de la haine
Les opérations de désarmement et de cantonnement, menées par les 1 600 hommes de l’opération Sangaris n’empêchent ni les affrontements sporadiques ni les lynchages, ni les pillages qui durent depuis la fin de semaine dernière.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20131211-bangui-engrenage-haine
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Jeu 9 Jan - 10:04


Les machettes de la terreur
http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/08/les-machettes-de-la-terreur
L’intervention militaire française n’a toujours pas mis fin aux affrontements sanglants.

Les atrocités dont j’ai été témoin en Centrafrique me hanteront pour le restant de mes jours. Je suis correspondante de guerre depuis plus de vingt ans : j’ai couvert les conflits d’Irak et d’Afghanistan et j’étais présente au Kosovo lors du nettoyage ethnique. Mais les massacres auxquels j’ai assisté dans ce nouveau “cœur des ténèbres” m’ont bouleversée.

Une scène m’a particulièrement marquée. C’était le 5 décembre et je me trouvais au Complexe pédiatrique, un hôpital pour enfants de Bangui géré par Emergency, une organisation humanitaire qui fournit des soins médicaux gratuits aux victimes civiles de la guerre. Dix enfants ont été apportés sur des civières, la tête, les mains et les jambes tailladées à coups de machette, leur minuscule corps couvert de sang.

Ces petits innocents, qui appartenaient au groupe nomade musulman des Peuls, venaient d’assister au massacre de leurs parents par une milice chrétienne dans un village situé à environ 80 kilomètres au nord de Bangui. Après les avoir alignés, les miliciens les avaient mutilés de manière à leur laisser des souvenirs indélébiles des atrocités perpétrées sous leurs yeux.

Je ne saurais trop louer les chirurgiens italiens qui se sont battus pour les sauver. Ces médecins ont risqué leur vie, alors que les diplomates et la majeure partie du personnel humanitaire avaient fui le pays pour se mettre en sécurité. Ils n’avaient jamais vu de blessures aussi atroces que celles commises sur ces gamins. L’un d’eux avait reçu deux balles dans une jambe avant d’être attaqué à la machette. Les histoires qu’ils racontaient étaient terrifiantes : ils parlaient de gens qui étaient partis de chez eux sans rien emporter et qui couraient dans la savane pour fuir la soif de sang des miliciens. Les enfants qui n’ont pas pu s’échapper ont été mis en rang et mutilés l’un après l’autre par ces “soldats” barbares. Les miliciens leur ont coupé une main, un bras, ou leur ont ouvert le front. Quand ils sont arrivés au centre, ils ne pleuraient pas, ils étaient trop traumatisés pour cela. Je les ai regardés au fond des yeux, mais je n’y ai rien décelé.

L’Unicef a confirmé la mort de seize enfants pour le seul mois de décembre, mais leur nombre véritable est sans doute beaucoup plus élevé.

Même si le reste du monde, trop absorbé par la situation au Soudan du Sud, ne s’en est quasiment pas aperçu, la République centrafricaine, ancien territoire de l’Afrique-Equatoriale française, a sombré dans une guerre civile extrêmement meurtrière après le coup d’Etat de la Séléka, la coalition rebelle majoritairement musulmane qui a contraint le président chrétien François Bozizé à quitter le pays en mars 2013.

Richesses minières. Porté au pouvoir par la coalition, Michel Djotodia, le premier président musulman centrafricain, n’est pas parvenu à la contrôler : les rebelles poursuivent leurs attaques sanglantes contre la communauté chrétienne, qui représente 80 % de la population, et sont eux-mêmes victimes de représailles. Dans les deux camps, les civils subissent des atrocités inimaginables. Des milliers d’habitants ont été massacrés et plus de 800 000 – sur une population d’environ 4,4 millions de personnes – ont dû quitter leur maison.

Le président Djotodia a reconnu que même “un ange venu du ciel” ne pourrait pas résoudre les problèmes de son pays. La Centrafrique, un Etat enclavé entre le Cameroun, le Tchad, le Soudan, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo et le Congo, est l’un des pays les plus pauvres du monde. Cependant, elle possède d’importantes réserves d’uranium, de pétrole, d’or et de diamant, qui pourraient être les principales cibles des belligérants.La France, puissance coloniale jusqu’en 1960, a déployé en décembre un contingent de 1 600 hommes pour aider les 4 500 soldats de la force africaine à rétablir l’ordre. Jusqu’ici, ces efforts sont restés vains. Les combats s’intensifient de jour en jour et les réfugiés campent en plein air.

Beaucoup de chrétiens s’installent à proximité des églises dans l’espoir d’être protégés, et plus de 100 000 désespérés occupent les alentours de l’aéroport de Bangui, où sont basés les militaires français. Quelque 400 000 réfugiés seraient également disséminés autour de la ville dans des camps de fortune qui, la plupart du temps, manquent d’infrastructures de base et de vivres.

Danger omniprésent. Certains jours, les rues de Bangui sont le théâtre d’affrontements sanglants. D’autres fois, il y règne un calme plat. Quand elles sont vides, la capitale ressemble à une ville fantôme. Quand elles ne le sont pas, la ville inspire un tel sentiment de peur que même les blessés graves ne peuvent être conduits à l’hôpital. Le seul bruit que l’on entend est le crépitement des armes automatiques. La puanteur de la mort et des déchets humains règne partout. Les mouches, le sang et la poussière remplissent l’air.

La nuit, tout peut arriver. Dans le centre-ville, le courant est coupé par intermittence et, quand les ampoules s’éteignent, les miliciens sortent de leurs abris. Les banlieues sont le plus souvent plongées dans l’obscurité, on sent le danger partout, la plupart des quartiers sont déserts. Les soldats français se cantonnent aux rues principales et essuient des coups de feu quand ils pénètrent dans des secteurs musulmans. Les soldats africains musulmans sont victimes de la même hostilité lorsqu’ils s’aventurent en zone chrétienne. Même le principal hôpital de la ville – l’Hôpital communautaire – n’est pas à l’abri des violences. Récemment, la foule a envahi le bâtiment pour s’en prendre aux patients.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réuniront [le 20 janvier] pour discuter du soutien à apporter à l’intervention française en vue de stabiliser le pays. Ils sont profondément conscients du fait qu’un vide de pouvoir en Centrafrique peut agir comme un aimant sur les extrémistes musulmans, comme au Nigeria avec les djihadistes de Boko Haram ou en Somalie avec les shebabs. Il est important de braquer les projecteurs sur les événements centrafricains avant qu’il ne soit trop tard.

—Giovanna Cipriani
Publié le 4 janvier dans Daily Mail (extraits) Londres
pourtant plus un mot dans les médias et silence assourdissant des politiques ....
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Sam 11 Jan - 8:52

françàfric version 3° millenaire:
on envoie les commandos, on vire le president et on organise des Zéléctions.
la démocratie occidentale a encore gagné en attendant le merdier qui suit pour redistribuer les cartes à notre sauce.
pour récup le $$$ sous couvert de demi guerre de religion.

La chute de Djotodia
http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/10/la-chute-de-djotodia
A la mi-journée, ce 10 janvier, le président et le Premier ministre centrafricains, Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye, ont annoncé leur démission. Ils ont été poussés vers la sortie par les dirigeants d'Afrique centrale, réunis en sommet à N'Djamena.

L’avenir de la République centrafricaine (RCA) se joue-t-il à N’Djamena ? En effet, convoqué par le Tchad, le sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) entend aboutir à des initiatives et des décisions "musclées" en vue d’une sortie de crise en RCA.

Le temps est venu d’aider le pays de Boganda à faire l’économie de cette montée irrésistible de l’inhumanité. La RCA est un pays moralement et spirituellement atteint, livrée aux forces de la déshumanisation et de la mort. Le régime Djotodia n’a pas réussi à se doter de solides fondations politiques.

A l’heure actuelle, à Bangui, la sécurité, la stabilité et la paix restent introuvables, tellement la graine du soupçon a été semée partout. Et, on ne le dira jamais assez, le pouvoir de Djotodia s’est révélé incapable de remplir la moindre fonction unificatrice. Avec un manque étonnant de sens politique, l’incompétence de l’équipe Djotodia a fini par troubler toute vision exacte de la situation centrafricaine.

"Un fardeau trop lourd"

Certes, un régime nouveau est toujours impatient d’affirmer son autorité en détruisant les fondements du régime ancien. Malheureusement, le pouvoir est très vite apparu à Djotodia comme un fardeau trop lourd à porter, et dont il ne sait plus comment se débarrasser.

Et, comme si cela ne suffisait pas, il opte pour la politique de la fuite en avant, en faisant porter la responsabilité des malheurs de la RCA à la France. Quelle honte ! Quel refus de s’assumer ! Rappelons que c’est la confusion entre pouvoir civil et pouvoir militaire, entretenue par Djotodia, qui a plongé le pays dans une guerre fratricide, réveillant les instincts primaires enfouis dans le peuple.

Le sommet de N’Djamena doit permettre à la RCA de renouer avec une parole politique pleine et entière. Mais si elle veut sortir de sa triste situation et sentir de nouveau la terre sous ses pieds, il faut qu'elle se dote rapidement d’un nouvel exécutif, à l’issue "d’une conférence nationale".

Ouvrir une nouvelle page

Ainsi, un duo de personnalités éminentes, islamo-chrétiennes, pourrait bel et bien piloter cette conférence, et ouvrir une nouvelle page de la transition. Il s’agit avant tout, à l’heure actuelle, de rétablir l’unité vivante du peuple centrafricain. Evidemment, le vrai problème reste, à long terme, l’organisation démocratique de la vie politique.

En attendant, le sommet extraordinaire de N’Djamena, au-delà de la question du départ ou non des autorités de la transition, doit permettre à la RCA de renouer avec une parole politique pleine et entière. Dans cette perspective, il aurait été plus opportun que le sommet se tînt à Bangui et non à N’Djamena.

En effet, il faut craindre que certains pyromanes n’excitent davantage l’animosité des Centrafricains contre les Tchadiens vivant en RCA. Quoi qu’il en soit, pour la République centrafricaine, l’heure n’est plus à la politique de dupes.

et les massacres de gamins à la machette par des chrétiens ???
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Jeu 16 Jan - 11:15

Haine et cannibalisme dans Bangui devenue folle
http://blogs.afp.com/makingof/?post/2014/01/13/Haine-et-cannibalisme-dans-Bangui-devenue-folle#.UteD4PvDvep

Des miliciens anti-balaka autour d'un cadavre mutilé dans le quartier Gobongo, le 23 décembre 2013 (AFP / Miguel Medina)

BANGUI, 13 janv. 2014 - Lentement, l'avion atterrit sur la Centrafrique en pleine crise. Il est aux alentours de sept heures du matin et la lumière est sublime, comme toujours ici. Il y a quelque chose de plus par rapport à mon dernier séjour: 100.000 déplacés campent à deux pas du tarmac. Etrangement, vue du ciel, cette horrible balafre de misère sur un paysage que j'aime tant est plutôt belle à voir.

En descendant de l'avion, la clameur du camp se fait entendre, le claquement des balles aussi: des éléments tchadiens de la Force africaine viennent d'ouvrir le feu sur la foule qui manifestait contre leur présence. Je récupère mon bagage, m'avance sur une cinquantaine de mètres et reconnais déjà mes trois collègues Kathy, Bienvenu et Miguel, vêtus de leurs casques et gilets pare-balles: «content de te voir et surtout.... bienvenue!»

Un mort.

Hôtel, douche, et nous voici sur le départ pour une conférence de presse. Mais sur la route, on nous annonce que « quelque chose » a eu lieu sur l'une des grosses artères de Bangui. Nous nous équipons et filons en direction de la sortie nord de la ville. Sur la route, des « anti-balaka», une milice chrétienne d'auto-défense disant lutter contre la rébellion Séléka, qui a pris le pouvoir en mars, nous arrêtent. Bardés de gris-gris, surexcités et surtout très jeunes, ils disent avoir « répondu à une attaque ». Ils s'agitent, parlent fort, brandissent des machettes. Dans le contre-jour, je ne vois pas immédiatement que l'un d'eux tient en main le pied d'un homme fraîchement coupé. Il gît là, sur le bord de la route, nu, face contre terre, dans une mare de sang que la poussière rouge de Bangui absorbe lentement.

Deux morts.

Nous avançons un peu. La scène se répète. L'un tient une main. L'autre, un enfant, brandit un sexe ensanglanté en criant: « on a bien fait le boulot ! ». Nous prenons des photos, nous filmons, parce que c'est notre travail, qu'on est là pour ça, et que le degré d'horreur que nous avons en face de nous nécessite plus que des mots pour se faire entendre.

Trois morts.

A partir de maintenant je me dis qu'il vaut mieux ne plus compter, parce que je suis là pour quinze jours et que cette entrée en matière n'est pas grand-chose en comparaison de ce qui attend le pays, ni en comparaison de ce qu'il a subi à peine quelques jours plus tôt, où en une simple matinée ce sont des centaines de corps qui ont été retrouvés sur le bord des routes.

Les images sont si dures qu'une sélection sera faite entre Miguel, le photojournaliste, et le service photo à Paris, afin de trouver une juste balance entre devoir de témoigner et dignité, pour peu que l'on puisse trouver quoi que ce soit de digne dans ce genre de scènes.

Un jour se passe, dans cet univers sordide. Je passe Noël en patrouille avec l'armée française avant de rejoindre des collègues pour tailler le bout de gras. Le lendemain, des manifestations anti-françaises puis des accrochages entre on ne sait quel groupe armé et on ne sait quelle force militaire nous projettent rapidement sur la route, et puis encore d'autres, et d'autres encore. On ne sait jamais vraiment ce qui se passe, on compte les corps. Parfois des chrétiens, parfois des musulmans. Il arrive que certains corps soient ligotés. Parfois, on nous parle de charniers, trop difficiles d'accès pour que nous puissions vérifier.

Pour écrire la Centrafrique, il faut à chaque fois faire œuvre de pédagogie, tenter de remettre les choses dans leur contexte, ne pas tout réduire à un « conflit inter religieux », parce qu'à force d'aller dans ce pays, je sais bien que la situation est infiniment plus complexe que cela. Il faut expliquer les forces en présence, les « milices » anti-balaka, « l'ex-rébellion » Séléka, la force africaine dans laquelle le contingent tchadien, à qui on reproche des liens supposés avec les Séléka, pose problème, et bien sûr Sangaris, à qui les musulmans reprochent des liens supposés avec les anti-balaka.

Nous parlons à tout le monde et prenons soins d'être bien accueillis par chacun d'entre eux: musulmans, chrétiens, combattants, réfugiés. C'est comme cela que l'on raconte une histoire. Certains jours sont plus difficiles que d'autres, lorsque les esprits s'échauffent et que la misère se transforme en frustration, la frustration en exaspération et l'exaspération en violence.

Quinze jours sont passés. Je suis fatigué. Mais je reste une semaine de plus.


Des musulmanes dans le quartier PK5, le 24 décembre 2013 (AFP / Miguel Medina)

Un soir, en patrouille avec les Français, je suis témoin de quelque chose. Sur le bord de la route, dans des quartiers plongés dans le noir, je vois de l'excitation. Un corps. Des cris de haine et de folie. Je ne comprends pas bien la scène et surtout j’ai du mal a bien saisir ce qui se passe. « Putain ils étaient en train de le bouffer le mec ! », dit un militaire équipé d'une visée nocturne. Dès le lendemain, ou peut-être le surlendemain dans la ville, tout le monde parle de ce musulman que des chrétiens auraient dévoré : «On va faire pareil a Djotodia, on va le manger!», dit, hilare, une manifestante peu avant que le président n'annonce sa démission.

Le plus ignoble, le plus sombre des tabous est tombé.

http://blogs.afp.com/makingof/public/temoignages/bangui-xavier-bourgois/V001_MMV583032_TFR_MP4_640X360.mp4

Le président vient de démissionner. Il y a dans la rue des manifestations de joie, et les tirs d'armes lourdes qui vont avec. Rien n'est fini. Sur la route, je croise un officier qui est en train de devenir un ami, des chrétiens que je connais qui débouchent une bière pour fêter ça. Il y a aussi des anti-balaka avec qui il m'a été donné de travailler, et qui me gratifient d'un grand sourire en se cramponnant à leurs armes, pensant leur heure venue, et un ami musulman, qui m'a offert il y a quelques jours des gris-gris.

C'est un étrange point commun entre Séléka et anti-balaka, ces gris-gris. Ils en portent tous. Les miens me rendent invisible par certains moments, et détournent les balles plus sûrement que le lourd gilet que je porte depuis trois semaines. Enfin je crois. Je crois surtout, vu le nombre de blessés par balle ou à coups de machette que je vois affluer à l’hôpital, que c'est moi qui ferais mieux de refiler mon gilet, à quelques jours du départ...

J'aime la Centrafrique. Et je prends plaisir à raconter celle que j'ai connue « avant » aux militaires étrangers ou aux journalistes qui n'ont connu d'elle que le chaos d'aujourd'hui. Sans doute ai-je été naïf en étant persuadé que jamais tout ce à quoi j'ai assisté ici n'arriverait. Avant je l'écrivais avec humour, maintenant c'est plus difficile. Peut-être que cela reviendra un jour, qui sait ? En tous cas, je me garderai bien à l'avenir de faire des pronostics.


A l'hôpital pédiatrique de Bangui, le 29 décembre 2013, une petite fille blessée dans des combats (AFP / Miguel Medina)


Xavier Bourgois est journaliste au bureau de l'AFP à Libreville.
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Sam 18 Jan - 11:20

A Bangui, l’heure de l’exode pour les musulmans La communauté musulmane de Centrafrique accuse les soldats français de partialité.
•Centrafrique : des violences ont lieu au nord et à l'ouest de Bangui  
•Les massacres se poursuivent en République centrafricaine  
•Centrafrique : l'ONU appelle à agir pour éviter un génocide  
•Carte : pourquoi la France intervient en République centrafricaine  

lemonde.fr

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Re: Centrafrique

Message  ivo le Sam 25 Jan - 9:52

RCA: les violences continuent, un ancien ministre a été tué
En République centrafricaine, les appels à la paix de la nouvelle présidente Catherine Samba-Panza n'ont pas été entendus. De nouvelles violences ont eu lieu le 24 janvier à Bangui. C’est le quotidien : pillages, règlements de compte et assassinats. Hier, Joseph Kalité, un ancien ministre, proche de l'ex-rébellion Seleka, a été tué à coup de machette en pleine rue.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140125-rca-violences-continuent-un-ancien-ministre-proche-ex-rebellion-seleka-ete-tue
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Lun 27 Jan - 8:21

Centrafrique: la Misca et Sangaris peinent à freiner les violences

Un soldat de la Misca passe devant les corps calcinés de deux musulmans tués par une foule hostile, dimanche 26 janvier à Bangui.
REUTERS/Siegfried Modola
Par RFI
Les violences se poursuivent en RCA, malgré la présence des militaires français et des troupes africaines. De nouveaux règlements de compte ont eu lieu hier, dimanche 26 janvier, accompagnés de pillages, essentiellement dans les quartiers musulmans de la capitale. Amnesty International reproche aux forces internationales d’avoir laissé des musulmans sans protection.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140127-centrafrique-misca-sangaris-peinent-freiner-violences-seleka-anti-balaka-morts-pillages
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Jeu 30 Jan - 10:51

Document : comment la Centrafrique est devenue un « Etat fictif »
la République centrafricaine a toujours eu une réputation peu favorable. Il est vrai que les frasques de l’empereur Bokassa et les remugles de la Françafrique ont durablement marqué l’opinion publique internationale.
Il n’est donc pas étonnant que les fréquentes crises centrafricaines, avec leur cortège de violences, n’aient eu, jusqu’en 2012, que peu d’échos sur la scène internationale. Les mutinerie n’étaient que de simples révolutions de palais. Elles étaient traitées avec un certain mépris par la Communauté internationale, convaincue que l’ancienne puissance coloniale n’était pas étrangère à ces soubresauts politiques.
>>>
http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/29/document-comment-centrafrique-est-devenue-etat-fictif-249468
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Jeu 6 Fév - 12:26

Un homme lynché à mort par des militaires centrafricains
Devant des dizaines de témoins, des militaires centrafricains ont lynché à mort mercredi un homme suspecté d’être un rebelle, à l’issue d’une cérémonie officielle où la présidente Catherine Samba Panza avait célébré la renaissance d’une armée nationale.
Le meurtre, à coups de pied, de pierre et de couteau, de cet homme s’est déroulé dans l’enceinte de l’Ecole nationale de la magistrature où venait de s’achever la cérémonie à laquelle assistaient les plus hautes autorités de la transition, de la force française Sangaris et de la Mission de l’Union africaine en Centrafrique (Misca)
, en présence de quelque 4 000 soldats centrafricains.
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/02/06/un-homme-lynche-a-mort-par-des-militaires-centrafricains_978332?xtor=rss-450
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Sam 8 Fév - 9:47

L'exode des musulmans en Centrafrique
Ils sont des milliers de musulmans à avoir quitté la Centrafrique ces derniers jours en raison des violences qui les visent. Ces violences aveugles sont liées à un amalgame entre les ex-rebelles et les adeptes de l'islam. La capitale Bangui a vu partir ce vendredi 7 février au matin un convoi de taxis et de camions vers le nord du pays et ce départ a une nouvelle fois donné lieu à une scène de lynchage.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140207-rca-centrafrique-musulmans-exode-seleka-anti-balaka-misca-violences-lynchage-chretiens
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Sam 8 Fév - 10:24



Centrafrique : nouveau lynchage à Bangui
fr info
La situation en Centrafrique loin d'être apaisée. En 48 heures, deux impressionnants lynchages ont eu lieu Bangui. Et les récits de violence en province sont quotidiens. Voilà qui vient démentir les propos en début de semaine de l'ambassadeur de France sur place selon lequel "tout redémarre à Bangui". Le dernier de ces lynchages s'est produit ce vendredi matin dans le nord de la capitale. Retour sur les faits.

La victime de ce vendredi matin était un très jeune homme. Il était avec ses parents, ses frères et sœurs, à l'arrière d'un camion en route vers le Tchad. Depuis quelques jours, ce sont des milliers de civils musulmans qui fuient Bangui la peur au ventre, à bord de véhicules bondés. Près de 9.000 personnes de différentes nationalités ont fui vers le Cameroun au cours des dix derniers jours, a précisé vendredi après-midi le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (HCR) à Genève.

"Il a été tué à l'arme blanche. Il a eu un pied coupé, les mains coupées, le pénis coupé ", raconte Peter Bouckaert, responsable des urgences pour l'ONG Human Rights Watch qui est arrivé juste après le massacre du garçon. A côté du cadavre, le père du jeune homme se tenait debout. Il avait un bébé dans les bras. Il ne savait s'il devait abandonner le corps de son fils pour ne pas perdre de temps, ou bien s'il devait l'enterrer là avant de s'enfuir au plus vite.

Une situation en train de se détériorer

Peter Bouckaert sillonne le pays depuis de nombreux mois. Il décrit une situation en train de se détériorer encore un peu plus ces derniers jours : "Il n'y a que l'ambassadeur de France pour dire que les choses vont mieux. Je l'invite à venir voir ce jeune garçon coupé en morceau qui est actuellement à mes pieds. Il fait peut-être cela pour qu'il comprenne ce qui se passe vraiment dans la ville et dans le pays ".

La peur a changé de camp depuis que les Seleka, majoritairement musulmans, ont perdu le pouvoir le mois dernier. Une partie de population à majorité chrétienne se venge de dix mois d'enfer et d'humiliation. Mercredi, à l'issue de la grande cérémonie officielle marquant la reconstitution de l'armée centrafricaine, des soldats s'en étaient déjà pris à l'un des leurs. Là aussi il s'agissait d'un très jeune homme. Ils le suspectaient d'être un ex-Seleka. Son corps mis à nu a également été mutilé, traîné dans les rues dans la poussière, avant d'être brûlé devant les caméras des journalistes internationaux.
tiens on les a pas vu les images sur france television ....

commentaire:
A L’ATTENTION DE MONSIEUR BOUBAKAR GAYE Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef du BINUCA, Monsieur Boubakar Gaye, on ne vous a pas entendu lorsque les Selekas sont rentrés à l’ENAM, ont sortis un élève Magistrat devant le corps enseignant impuissant, devant ses collègues pour aller le tuer. Les mêmes Selekas ont tirés dans la foule et tués lors d’une manifestation pacifique réclamant la paix. Des massacres des familles entières dans leurs propres maisons à Bouar, par exemple et j’en passe. Dans votre conférence de presse de ce jour 06/02/2014, vous avez déclaré : « Je crois savoir que le précédent général, commandant de la force, le général Akaga a eu à rapatrier des soldats qui ne s’étaient pas correctement comportés » Qu’entendez-vous par correctement ? Pourquoi minimisez-vous ces faits ? En effet il est normal de réclamer une enquête et des sanctions sur le grave incident intervenu au sein des FACA. Mais aussi je ne comprends pas que vous ne réclamiez pas des sanctions concernant ces agissements incorrects du contingent Tchadien. Deux poids deux mesures. Votre manque de lucidité et d’impartialité ne sera que mettre de l’huile sur le feu. DJOTODIA a orchestré cette tuerie massive, vous étiez là assis sans lever une seule pouce. Votre comportement s’apparente gravement à une duplicité et une complicité. Et les comportements des Centrafricains ne peuvent être que « révélateurs ». Vous accusez trop les victimes.
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Lun 10 Fév - 9:11

A Bangui, les enfants comptent parmi les victimes les plus vulnérables
Les humanitaires constatent que les machettes ne sont en effet plus les seules armes à être utilisées. Des kalachnikovs, mais aussi de plus en plus d’armes plus lourdes, comme des lance-grenades, font des dégâts très importants.
Mais, même lorsqu'il ne s'agit pas de victimes « collatérales », souligne Grant Leaty, responsable Unicef des urgences à Bangui, ce qui est encore plus inquiétant, « c'est lorsque les enfants sont clairement visés. Quand il y a des enfants coupés et parfois tués par des coups de machette, par exemple. Parce qu’avec un coup de machette c’est impossible que l’enfant soit au mauvais endroit au mauvais moment. »
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140209-bangui-enfants-comptent-parmi-victimes-plus-vulnerables-unicef-centrafrique-rca

Centrafrique: un parlementaire assassiné à Bangui
Jean-Emmanuel Ndjaraoua, un membre du Parlement provisoire, a été assassiné ce dimanche 9 février en Centrafrique, a annoncé la Ligue centrafricaine des droits de l'homme. Ce représentant de la région de la Haute-Kotto aurait été abattu, d'après des témoins. Samedi, il s'était élevé contre les violences dont sont victimes les ressortissants de sa région qu'il avait appelés «cosmopolites», autrement dit les musulmans.
Alors qu'il atteignait son domicile, il a été intercepté par des hommes armés qui l'ont tué de huit balles à bout portant. Il y a deux semaines, deux de ses enfants ont été assassinés entre Sibut et Damara au nord de Bangui.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140209-centrafrique-parlementaire-assassine-bangui
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Lun 10 Fév - 10:41

Centrafrique : « On assiste à des mouvements de foule, comme les lynchages »
la spirale infernale de la violence, avec le lot quotidien d’atrocités, dont le lynchage à mort d’un civil, un rebelle présumé, le 5 février, par des militaires centrafricains.
Ce meurtre s’est produit devant les caméras de télévision et sous les yeux des éléments de la force d’interposition Misca, qui n’ont pas bougé. Il intervient alors que l’armée française affirme que la violence diminue à Bangui.

D’où viennent les niveaux de violence atteints en Centrafrique ?

De l’accumulation de plusieurs facteurs. Les anciens colonisateurs ont exploité les ressources naturelles, or, bois, diamant, sans faire comme au Cameroun et au Tchad voisins ou ailleurs : développer une administration et des infrastructures.
Le nord de la Centrafrique a été tellement négligé, même après l’indépendance, qu’il n’y existait qu’un semblant d’administration avant cette crise.
L’enclavement du pays nourrit des frustrations alimentées par l’absence d’Etat, mais aussi l’absence de volonté politique nationale et internationale pour développer le pays, et sa partie nord.

Trop de rancœurs et de frustrations se sont accumulées. On assiste à des mouvements de foule, comme les lynchages. J’ai assisté à des scènes atroces. J’ai vu des gens démembrés, des enfants amputés. L’Unicef et ses partenaires ONG ont pu sauver 70 enfants victimes de la guerre. Certains avaient reçu des balles dans la tête, d’autres étaient blessés par des grenades jetées dans des taxis ou sur les maisons.
>>>
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2014/02/09/centrafrique-assiste-des-mouvements-de-foule-comme-les-lynchages-232294
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Lun 10 Fév - 11:02

Au moins neuf morts dans des violences à Bangui
Les violences ont débuté samedi dans la soirée aux abords de la mairie du Ve arrondissement, avec cinq personnes tuées dans des circonstances non établies dans l’immédiat, puis trois autres dans des affrontements intercommunautaires et une neuvième par des soldats de la force africaine, selon ces témoins. Dimanche dans la matinée, des soldats français de l’opération Sangaris, accompagnés de gendarmes centrafricains, ont pris position dans le quartier, livré à des pillages à grande échelle et survolé par un hélicoptère de combat français.
Dimanche matin, une femme chrétienne de ce quartier mixte a également été tuée, a raconté l’un d’eux, Innocent. Son agresseur a été capturé par une foule, tué et son cadavre brûlé devant la mairie, où son corps calciné gisait dans la matinée. Un autre civil musulman a également été tué par de présumés miliciens chrétiens anti-balaka. Les soldats rwandais de la force africaine (Misca) installés dans la mairie ont alors ouvert le feu, tuant un agresseur, devant une foule surexcitée qui criait «dehors les Rwandais».
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/02/09/au-moins-neuf-morts-dans-des-violences-a-bangui_978855?xtor=rss-450
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Re: Centrafrique

Message  ivo le Mar 11 Fév - 9:06

Que faire maintenant ?
http://www.courrierinternational.com/article/2014/02/10/que-faire-maintenant
Rien ne semble pouvoir arrêter la folie meurtrière en Centrafrique. Une dizaine de morts dont un parlementaire ce week-end, une centaine durant la semaine écoulée. La nouvelle présidente Catherine Samba-Panza, impuissante, multiplie les appels au secours à l'Onu, à la France et à ses voisins.

Pendant que la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza achève sa première visite officielle au Congo, le 9 février, son pays ne cesse de s’enfoncer dans la violence. Ceux qui croyaient que la Centrafrique avait tourné la page de la chienlit avec le départ de Michel Djotodia doivent déchanter.

Certains Centrafricains donnent de plus en plus libre cours à leur instinct en massacrant d’autres Centrafricains sur la base de considérations confessionnelles. Cette situation généralisée de chasse aux musulmans a mis sur la route de l’exil plusieurs milliers de Centrafricains et d’étrangers, aggravant ainsi la situation humanitaire qui, déjà, était au bord de la catastrophe. Face à une telle situation inédite caractérisée par un désir inextinguible de violence, une question se pose : comment en est-on arrivé là ?

Du conflit politique au conflit confessionnel

Ce déchaînement de la vendetta constitue un véritable pied de nez à celle qui avait placé son mandat sous le signe de la réconciliation nationale et de la lutte contre l’impunité. En effet, l’on a l’impression d’être dans un rêve qui, malheureusement, est en train de tourner au cauchemar. Les Centrafricains ont réussi le tour de force de transformer un conflit initialement politique en conflit confessionnel dont la gravité rappelle celle de la guerre confessionnelle qui avait déchiré le Liban dans les années 1970.


L’acte le plus symbolique de cette animosité religieuse est le lynchage à mort d’un Centrafricain de confession musulmane en pleine cérémonie de célébration de la renaissance des forces armées centrafricaines, à laquelle assistait la ”dame de vertu” Catherine Samba-Panza. La situation est d’autant plus inacceptable et révoltante que certaines exactions se passent sous les yeux des forces africaines et françaises présentes sur le sol centrafricain.

Complaisance française ?

A ce propos, l’on a l’impression que les Forces françaises de l’opération Sangaris n’appliquent pas à la milice chrétienne anti-balaka, la même fermeté qu’elles ont pu opposer aux éléments incontrôlés de l’ex-Séléka [Rebéllion musulmane]. Certes, chaque camp a des cadavres dans ses placards, mais il faut reconnaître que la plupart des exactions constatées aujourd’hui en Centrafrique sont le fait des anti-balaka qui ne se gênent même plus pour commettre leurs forfaits à visage découvert.


Même si cette milice peut être perçue comme une réponse aux exactions de l’ex-Séléka qui, il faut le dire, a traumatisé les Centrafricains, la nouvelle donne politique, marquée par le départ de Michel Djotodia et l’avènement de Catherine Samba-Panza, commande que tous les mouvements qui prônent la haine et la violence soient purement et simplement éradiqués par les armées africaines et françaises dépêchées au chevet de la Centrafrique.

Actionner la CPI

La tâche de pacification de la Rca [République centrafricaine] ne sera pas aisée, mais elle n’est pas impossible. Toutes les forces de pression et de dissuasion doivent être mises à contribution, y compris la CPI [Cour pénale internationale] qui vient d’annoncer son intention de prendre en charge les questions d’atteinte aux droits humains qui pourraient relever de sa compétence.

La milice anti-balaka, qui donne l’impression d’opérer ses forfaits en toute impunité, a certainement mis à profit les dérives meurtrières des ex-Séléka, pour exacerber dans le pays le sentiment anti-tchadien. De manière collatérale, ce sentiment se traduit sur le terrain par des attitudes visiblement hostiles à l’encontre des Centrafricains d’origine tchadienne, qui dans leur écrasante majorité sont de confession musulmane. En cela, les Centrafricains se trompent de combat.

Refonder une nouvelle Centrafrique

L’heure devrait plutôt être à la mobilisation de toutes les forces vives du pays autour de Catherine Samba-Panza pour la renaissance démocratique de la Centrafrique. Seule cette perspective est susceptible de rendre inopérantes toutes les velléités rétrogrades fondées sur les stigmatisations ethniques et religieuses. Cette nouvelle Centrafrique démocratique et laïque doit émerger contre vents et marées.

Pour y arriver, les Centrafricains auront certes besoin de l’accompagnement de la communauté internationale, mais l’essentiel du travail leur revient au vu de la situation d'ensemble de la sous région. Une situation caractérisée par l’indifférence pathologique des uns et les préoccupations domestiques des autres, qui font du drame centrafricain le cadet des soucis de Yaoundé [Cameroun] et de Kinshasa [République démocratique du Congo].
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