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ebola

Message  ivo le Mer 3 Sep - 8:42

Le monde est en train de «perdre la bataille» contre Ebola
En six mois de la pire épidémie d’Ebola de l’Histoire, le monde est en train de perdre la bataille pour la contenir. Les dirigeants n’arrivent pas à bloquer cette menace transnationale
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/09/02/le-monde-est-en-train-de-perdre-la-bataille-contre-ebola_1092188?xtor=rss-450
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Re: ebola

Message  niouze le Mer 10 Sep - 18:53

sur l'ébola tout les sons de cloches ne sont pas les même certain parlent plus d'alarmisme qu'autre choses
http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Faut-il-communiquer-de-maniere-alarmiste-sur-Ebola-2014-09-03-1200789
souche moins meurtriere que celle connu par le passé
Au 26 août 2014, le taux global de létalité est de 52 %. Il varie de 42 % en Sierra Leone à 66 % en Guinée
source wikipedia
même si le nombre de cas en afrique de l'ouest pourrait etre assez important http://www.courrierinternational.com/article/2014/09/01/10-000-cas-fin-septembre (selon des statisticiens donc ..... )
celle de la rdc ne proviendrait pas de la même souche http://www.levif.be/actualite/international/l-epidemie-d-ebola-qui-touche-la-rdc-n-aurait-pas-de-lien-avec-celle-d-afrique-de-l-ouest/article-normal-170651.html
enfin selon un site que je connait pas http://www.santenatureinnovation.com/ebola-le-mensonge-generalise/

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: ebola

Message  ivo le Ven 19 Sep - 8:38

Ebola, “menace pour la paix et la sécurité internationales”
Une “menace pour la paix et la sécurité internationales”: c’est ainsi que le Conseil de sécurité de l’ONU qualifie la fièvre Ebola. Les Nations unies ont besoin de près d’un milliard de dollars sur six mois pour juguler l‘épidémie.
2630 morts, 5300 malades, l’ONU appelle à une aide d’urgence : le nombre de cas double toutes les trois semaines.
>>>
http://fr.euronews.com/2014/09/18/ebola-menace-pour-la-paix-et-la-securite-internationales/
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Re: ebola

Message  ivo le Sam 20 Sep - 10:03

Ebola : France et Allemagne vont mettre en place un pont aérien
fr info
L'Allemagne et la France ont décidé vendredi d'établir un pont aérien pour fournir de l'aide aux pays d'Afrique de l'Ouest confrontés à l'épidémie de fièvre Ebola. Une opération qui pourrait débuter dans les quarante-huit heures.

L'opération pourrait débuter dans les quarante-huit heures. Paris et Berlin ont annoncé vendredi qu'elles allaient établir un pont aérien pour fournir de l'aide aux pays d'Afrique de l'Ouest confrontés au virus Ebola, qui a fait 2.630 morts depuis le début de l'année. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian et son homologue allemande Ursula von der Leyen ont pris cette décision lors d'une rencontre à Paris ce vendredi.

Les deux pays prévoient d'installer une base à Dakar, capitale du Sénégal, d'où partira l'aide pour les pays touchés. L'armée allemande veut envoyer jusqu'à 100 soldats et quatre avions de type Transall pour assurer et coordonner l'aide. "Cela permettra de transporter plus de 100 tonnes par semaine", a expliqué le porte-parole du ministère allemand, ajoutant que la France engagerait également des avions dans ce dispositif.

Trois jours de confinement de la population en Sierra Leone

Les avions transporteront notamment des médicaments, du matériel médical, des couvertures et des tentes. Français et Allemands prévoient aussi d'ouvrir deux centres de soins, chacun de 50 lits. Le centre français sera installé en Guinée, comme l'a indiqué François Hollande lors de sa conférence jeudi, l'allemand au Liberia.

La mobilisation internationale a franchi un palier, avec l'adoption jeudi par le Conseil de sécurité d'une résolution unanime qualifiant l'épidémie de "menace pour la paix et la sécurité internationales", une première pour une urgence sanitaire. La Sierra Leone a entamé vendredi une période de trois jours de quarantaine afin de lutter contre la propagation de l'épidémie de fièvre Ebola qui a fait 562 morts dans le pays.



2 x 50 lits pour 2630 morts en 8 mois ...


Ebola, “menace pour la paix et la sécurité internationales”
http://fr.euronews.com/2014/09/18/ebola-menace-pour-la-paix-et-la-securite-internationales/
Une “menace pour la paix et la sécurité internationales”: c’est ainsi que le Conseil de sécurité de l’ONU qualifie la fièvre Ebola. Les Nations unies ont besoin de près d’un milliard de dollars sur six mois pour juguler l‘épidémie. Sur place, ici en Sierra Leone, les habitants ont ordre de rester enfermés chez eux 72 heures.

“Je suis venue acheter des médicaments, de la nourriture, bref tout ce qui est nécessaire, comme l’eau aussi, dit Matilda, parce que pendant trois jours nous ne pourrons pas sortir ni faire des courses.”
“C’est mieux de rester à la maison trois jours, même 21, rajoute Mahawa, que de voir mourir des milliers de personnes, je pense que cette décision est importante.”

2630 morts, 5300 malades, l’ONU appelle à une aide d’urgence : le nombre de cas double toutes les trois semaines. La France attendait dans la nuit pour la première fois l’arrivée d’une volontaire française de MSF contaminée au Liberia. Elle sera soignée dans un hôpital militaire près de Paris.
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Re: ebola

Message  ivo le Mer 8 Oct - 9:29

Ebola en Espagne: une 5e personne hospitalisée
Une cinquantaine de personnes qui ont pu être en contact avec elle ou le deuxième patient sont déjà surveillées et une enquête est menée afin d'identifier tous les habitants de la région qui ont pu être exposés, d'autant que la soignante a présenté des symptômes dès le 30 mais n'a été hospitalisée que lundi 6.
>>>
http://www.bfmtv.com/international/ebola-en-espagne-une-cinquieme-personne-hospitalisee-par-precaution-838870.html

Ebola: polémique après la contamination de l'infirmière espagnole
>>>
http://www.bfmtv.com/international/ebola-questions-sur-la-contamination-d-une-infirmiere-espagnole-838791.html


>>> http://pavillonnoir.forumactif.org/t2467p540-today-s-joke#37495
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Re: ebola

Message  ivo le Sam 11 Oct - 9:47

L'homme qui a découvert Ebola prévient dans une interview choc : "je crains maintenant une inimaginable tragédie"
Interrogé par The Guardian afin de savoir si nous avions totalement perdu le contrôle de l'épidémie, la réponse de Peter Piot est sans appel : "J'ai toujours été un éternel optimiste mais je pense que désormais nous n'avons pas d'autres choix que de tout tenter, je dis bien tout. (…) Cela apparaît évident pour tout le monde qu'il ne s'agit plus seulement d'une épidémie mais bien d'une catastrophe humanitaire. Nous n'avons pas seulement besoin de personnel de santé mais aussi d'une excellente logistique, de camions, de jeeps et de denrées alimentaires. Une telle épidémie peut déstabiliser des régions entières. (…) Je n'avais jamais imaginé qu'une situation aussi calamiteuse puisse arriver un jour".
Peter Piot parle même de scénario "apocalyptique" car Ebola change en permanence son patrimoine génétique. Plus il y a de personnes qui contractent le virus, plus il est probable que celui-ci mute et accélère ainsi sa propagation. Un véritable cercle vicieux...
>>>
http://www.atlantico.fr/decryptage/homme-qui-decouvert-ebola-previent-dans-interview-choc-faut-craindre-inimaginable-tragedie-1792743.html/page/0/1
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Re: ebola

Message  ivo le Mer 15 Oct - 8:25

Ebola : le taux de mortalité peut atteindre 70% en Afrique de l'Ouest (OMS)
fr info
Selon l'Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité des malades atteints par le virus Ebola peut atteindre 70% en Afrique de l'Ouest. Par ailleurs, l'épidémie continue de progresser.

Le taux de mortalité des personnes atteintes par le virus Ebola peut atteindre les 70% en Afrique de l'Ouest explique l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon Bruce Aylward, adjoint au Directeur général de l'OMS : "Pour ce groupe de personnes, dont nous savons qu'ils sont malades et dont nous connaissons le sort, nous trouvons 70% de mortalité, c'est pratiquement le même nombre dans les trois pays", à savoir le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.

L'épidémie, elle, continue de progresser et ce sont désormais 9.000 cas qui ont été recensés depuis le début du mois de mars. Selon Bruce Aylward, il y a depuis trois ou quatre semaines 1.000 nouveaux cas par semaine mais ces chiffres pourraient grimper rapidement :
"Début décembre, on pourrait avoir de 5.000 à 10.000 nouveaux cas par semaine."


L'Organisation mondiale de la santé a constaté un ralentissement du rythme des contaminations dans les régions les plus touchées. Le problème, explique Bruce Aylward, c'est que l'épidémie a atteint des zones qui étaient encore épargnées il y a un mois. Par ailleurs, les contaminations augmentent de manière exponentielle dans les trois capitales Monrovia (Liberia) Freetown (Sierra Leone) et Conakry (Guinée)

Toujours selon Bruce Aylward, il faut continuer d'accélérer la mise en place de la réponse internationale à l'épidémie.

Ebola : « Ce n'est pas en niant la possibilité du risque que l'on va rassurer les gens »
>>>
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/10/10/ebola-ce-n-est-pas-en-niant-la-possibilite-du-risque-que-l-on-va-rassurer-les-gens_4504269_3244.html
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Re: ebola

Message  ivo le Dim 19 Oct - 8:38

Ebola: «Le nombre de malades double tous les mois»
http://www.liberation.fr/monde/2014/10/18/ebola-le-nombre-de-malades-double-tous-les-mois_1124028?xtor=rss-450
Tarik Jasarevic, l'un des porte-parole de l'OMS, fait le point sur la situation en Afrique.

Porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, Tarik Jasarevic rentre d’une mission en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où il s’est rendu à plusieurs reprises ces derniers mois.

Etes-vous en train de perdre la course contre Ebola ?
La vérité est qu’il y a de plus en plus de personnes infectées qui ne peuvent pas être prises en charge car il n’y a pas assez de lits dans les centres de traitement. Elles restent donc chez elles, au sein de leur communauté et infectent d’autres personnes. Nous sommes effectivement en retard dans la réponse à apporter à cette crise. Le virus progresse car nous ne sommes pas parvenus à le contenir géographiquement.



Combien de lits manquent pour accueillir les malades ?
Pour l’instant, nous ne pouvons satisfaire que 21% des besoins en lits au Liberia, 29% en Sierra Leone et 50% en Guinée. Nous sommes en train de construire des centres de traitement, mais il faut effectivement faire très vite. Fin mai-juin, le nombre de cas commençait à monter fortement au Liberia et en Sierra Leone. En ce moment, même si ce n’est pas aussi spectaculaire, on voit la même tendance se dessiner en Guinée avec de nouveaux foyers et de nouveaux cas qui se présentent.

L’OMS avance qu’entre 5 000 et 10 000 nouveaux cas par semaine pourraient se déclarer en Afrique de l’ouest à partir du mois de décembre. Est-on entré dans une «phase explosive» ?
Il suffit de faire le calcul. On constate que le nombre de malades double toutes les quatre semaines. Si l’offre de lits, de centres de traitement et d’internements sécurisés ne s’améliore pas, on assistera effectivement à une augmentation très importante de cas.


Quand vous faites le recensement, arrivez-vous à avoir des informations précises sur le nombre de cas ?
Non. Nous savons très bien qu’il y a beaucoup plus de personnes infectées que ce que l’on recense
, notamment au Liberia où il y a plus de 4 200 personnes, soit près de la moitié des cas confirmés, probables ou suspectés. Dans ce pays, comme en Guinée et en Sierra Leone, nous nous sommes fixés comme objectif à atteindre le chiffre de 70% de personnes infectées dans les centres de traitement et 70% des enterrements faits de manière sécurisée d’ici au 1er décembre.

Le risque de propagation dans les pays environnants la Guinée, le Sierra Leone et le Liberia est-il important ? On parle du Nigeria, du Sénégal…
Evidemment. Nous avons identifié 15 pays dans la région qui doivent de toute urgence se préparer à affronter cette crise sanitaire.
Nous allons envoyer des équipes pour constater le niveau de préparation et déterminer s’ils sont prêts et mobilisés. Je pense notamment à la Côte-d’Ivoire qui partage beaucoup de frontières avec le Liberia où il y a beaucoup de cas et dans le même temps des mouvements de population.

Dans cette course, quels sont les besoins ?
Il faut des lits, des centres de traitement, des équipes pour les enterrements sécurisés car en Sierra Leone, par exemple, la moitié des gens s’infectent au contact des morts. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi faire de la surveillance épidémiologique, ce que l’on appelle le suivi de contact. Nous devons savoir quelles sont les personnes avec lesquelles un malade a été en contact, les identifier et les ausculter tous les jours pour constater s’ils développent des symptômes. Il faut pouvoir isoler les malades. Comme nous ne pouvons construire de centre de traitement très rapidement, certaines autorités locales, notamment en Sierra Leone, utilisent certains centres communautaires comme une sorte de dispensaire où les gens suspectés d’être malades vont être accueillis en attendant les résultats du test. Même pour cela, il faut des gens formés, équipés avec des systèmes d’alerte, des ambulances, une logistique lourde. C’est pourquoi nous venons d’ouvrir un centre de formation de 50 personnes à Monrovia. C’est très déprimant de voir du personnel de santé tomber malade alors que nous n’avons déjà pas assez de soignants. L’effet est terrible. Au Liberia, des hôpitaux et des centres de santé ferment car les gens atteints d’autres maux qu’Ebola et les aides-soignants redoutent d’être contaminés.

Le virus peut-il massivement contaminer les Etats-Unis, l’Europe ?
Il ne faut pas faire peur aux gens. Je vois la panique aux Etats-Unis. Ce qui s’y passe bien sûr est grave. Mais la situation est surtout grave pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Le risque est réel que le virus passe la frontière du Mali, de la Côte d’Ivoire et qu’une personne en période d’incubation prenne l’avion. Les pays doivent se tenir prêts pour détecter, identifier, tester et prendre en charge de manière sécurisée les cas possibles.
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Re: ebola

Message  ivo le Lun 20 Oct - 9:47

Épidémie d'Ebola au Liberia: le cri d'alarme de la présidente Ellen Johnson Sirleaf
http://www.huffingtonpost.fr/2014/10/19/cri-alarme-epidemie-ebola-liberia-ellen-johnson-sirleaf_n_6010972.html?utm_hp_ref=france&ir=France
C'est un véritable cri d'alarme que pousse la présidente du Liberia dans une lettre ouverte diffusée dimanche 19 octobre. La lutte contre Ebola en Afrique de l'Ouest a besoin de la participation de toutes les nations, car cette maladie "ne connaît pas de frontières", déclare Ellen Johnson Sirleaf, dirigeante du pays le plus touché par l'épidémie.

"En seulement un peu plus de six mois, Ebola a réussi à mettre mon pays dans une impasse. Nous avons perdu plus de 2000 Libériens" morts cette fièvre hémorragique, rappelle-t-elle dans cette "lettre au monde" transmise à la BBC.

"Mais une chose est claire", note Ellen Johnson Sirleaf, la mobilisation contre Ebola "est une lutte à laquelle le monde entier doit participer. Cette maladie ne connaît pas de frontières. Les ravages qu'elle cause en Afrique de l'Ouest -que ce soit dans la Santé publique, l'économie ou au sein des communautés- se font déjà ressentir dans toute la région et à travers le monde".

"La réaction internationale à cette crise a dans un premier temps été incohérente et a manqué de coordination. Mais maintenant, enfin, le monde s'est réveillé. La communauté internationale s'est rendue compte qu'elle ne pouvait pas se barricader en espérant que la situation se dissipe", affirme Ellen Johnson Sirleaf.

"Cette lutte a besoin de l'engagement de chaque nation qui est en mesure d'aider, soit avec des fonds d'urgence, des fournitures sanitaires ou de l'expertise médicale", estime-t-elle, en invitant "gouvernements, organisations internationales, institutions financières, ONG, hommes politiques et gens ordinaires" à tous "prendre part à la lutte contre Ebola".

"C'est un devoir pour chacun" de "ne pas laisser des millions d'habitants de l'Afrique de l'Ouest se débrouiller seuls contre un ennemi qu'ils ne connaissent pas et contre lequel ils ont peu de moyens de se défendre", insiste-t-elle.

Selon le dernier bilan publié vendredi par l'Organisation mondiale de la santé, à la date du 13 octobre, l'épidémie d'Ebola a fait 4555 morts sur 9216 cas enregistrés dans sept pays. Pour le Liberia, on compte 2484 morts sur 4262 cas enregistrés, pour la Sierra Leone, 1200 morts sur 3410 cas.
Selon l'OMS, le Liberia dispose de six centres de traitement d'Ebola sur 28 prévus, soit une capacité de 620 lits sur 2930 (21%) nécessaires, avec les personnels de santé requis pour seulement 16 de ces 28 centres.
La Sierra Leone compte 346 lits sur 1.198 requis (29%). La Guinée est sensiblement mieux lotie, avec 160 lits pour des besoins estimés à 260 (50%).

Le Liberia est entré dans sa onzième année de paix fragile après des guerres civiles qui y ont fait environ 250.000 morts entre 1989 et 2003. La présidente libérienne souligne d'ailleurs dans sa lettre que les trois pays les plus touchés -Liberia, Sierra Leone et Guinée- sont "des États fragiles" qui tentent de se relever des effets de guerres "interconnectées".

Selon Ellen Jonhson Sirleaf, le virus Ebola a pu se propager rapidement dans la région en raison de la faiblesse des services d'urgence et de secours ainsi que de forces militaires, sous-équipés et sous financés, mais aussi "en l'absence de la préparation nécessaire pour faire face à un tel défi". Au début de la guerre, le Liberia comptait quelque 3000 médecins qualifiés. A la fin du conflit, il en restait "à peine trois douzaines", indique-t-elle.
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Re: ebola

Message  ivo le Mar 21 Oct - 11:08

Ebola : l'Europe s'inquiète d'une épidémie «exponentielle»
http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/20/01003-20141020ARTFIG00337-ebola-l-europe-s-inquiete-d-une-epidemie-exponentielle.php
Les Vingt-Huit vont créer un réservoir européen de volontaires de santé pour lutter contre le virus en Afrique.

L'Europe commence à se ressaisir contre les ravages accélérés d'Ebola. À trois jours d'un sommet de l'UE sous les projecteurs, les vingt-huit capitales se sont engagées lundi à l'effort «commun, coordonné et accru» qu'attendent depuis longtemps les pays d'Afrique de l'Ouest et les associations humanitaires.

La bonne nouvelle du jour - l'OMS vient de déclarer la fin de l'épidémie au Nigeria, nation la plus peuplée d'Afrique - se conjugue à des chiffres troublants dans le foyer de l'infection: la maladie «continue de croître à un rythme exponentiel» au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone, admettent les ministres des Affaires étrangères en chœur avec Laurent Fabius. Le nombre de patients atteints double désormais toutes les une ou deux semaines, contre deux ou trois auparavant, indique un expert. «Exponentiel, cela veut dire hors de contrôle», enchaîne un responsable en marge du rendez-vous à Luxembourg.

Dans les faits, l'avancée européenne est modeste. Les Vingt-huit sont d'accord pour nommer à Bruxelles un «coordonnateur» anti-Ebola. On ne sait pas s'il synchronisera l'action de tous les pays de l'UE ou, plus modestement, les seuls moyens des administrations européennes. La fonction et le nom - il est question d'une femme-médecin - seront décidés jeudi ou vendredi, lorsque les chefs d'État et de gouvernement se retrouveront à Bruxelles. Il (ou elle) aura comme interlocuteur transatlantique l'avocat Ron Klain, tout juste nommé par la Maison-Blanche afin d'orchestrer la riposte américaine.

C'est une première réponse au risque d'«une réaction européenne décousue», évoqué à son arrivée par le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier. Face à Ebola, les dissonances subsistent entre Bruxelles et les États membres, entre les petits pays et ceux qui sont lourdement engagés comme la France et le Royaume-Uni, ou encore dans chaque capitale entre la sécurité civile, les «humanitaires» et les militaires. Le projet, poussé par Berlin, d'un corps européen de «Casques blancs», qui serait aux crises sanitaires ce que les Casques bleus sont au maintien de la paix, n'a pas passé la rampe.

Mutualiser l'aide

L'idée progresse pourtant d'harmoniser, de mettre en commun, voire de mutualiser tout ce qui peut l'être dans la guerre contre le virus africain. L'accord s'est finalement fait sur un protocole unique de soin et d'évacuation des volontaires de santé étrangers, en cas d'infection par Ebola. Réclamée avec insistance par les ONG, et en particulier par MSF, cette garantie est indispensable au recrutement massif de médecins, d'infirmiers et d'aides-soignants européens dont l'Afrique de l'Ouest a déjà besoin. L'inquiétude se porte hors du foyer de l'infection sur des pays comme le Ghana et la Côte d'Ivoire.
Une fois le coordonnateur en poste à Bruxelles, viendrait le second temps: la création d'un «pool» paneuropéen de volontaires de santé nationaux. L'UE viendrait y puiser, en liaison avec l'OMS et/ou l'ONU, «en vue d'un déploiement rapide et ciblé dans les régions de crise sanitaire», expliquent les ministres dans leurs conclusions.
Face à l'essor exponentiel de la maladie, quels sont les vrais besoins? David Cameron a jeté un nombre sur la table: 2000 Européens d'ici à la mi-novembre dans les trois pays, dont la moitié en personnel médical. L'ONU évalue «en centaines d'experts de la santé» ce que devrait fournir toute la communauté internationale. Kristalina Georgieva, investie de la gestion de crise à la Commission européenne, évoque de son côté un chiffre en dizaines de milliers, locaux et étrangers confondus. À Luxembourg comme à l'ONU, c'est un pays inattendu qui sert de modèle: Cuba. D'après le ministre luxembourgeois Jean Asselborn, l'île a déjà dépêché 130 médecins et infirmières. Elle prévoit d'en envoyer encore quelque 300.

Qui pour soigner les soignants?

Jusqu'où faut-il aller pour rassurer les médecins, les aides-soignants et autres professionnels de santé qui ont le courage de partir combattre Ebola en première ligne en Guinée, au Liberia ou en Sierra Leone? Comme sur un champ de bataille, la question tourne autour du fameux «Medevac», l'évacuation médicale d'urgence. Faut-il soigner ceux qui soignent au plus près du front? Ou, au contraire, leur garantir qu'ils reviendront chez eux, dans les 48 heures?
En France, c'est Médecins sans frontières et ses 3000 volontaires sur place qui ont posé ouvertement la question: faute d'assurer un retour expéditif en cas d'infection accidentelle, les vocations occidentales vont se tarir au moment précis où l'épidémie africaine frise le point de non-retour. «Quand le taux de mortalité atteint 70 %, le malade, médecin ou pas, n'a qu'un seul souci: rentrer chez lui», dit un épidémiologiste qui en a vu d'autres. «Sans cette garantie, nous n'aurons plus de volontaires», enchaîne un diplomate. À cet argument psychologique, s'en ajoute un autre plus concret: l'Afrique ne dispose toujours pas d'équipements de santé qui soutiennent la comparaison avec ce que peut offrir l'hémisphère Nord.

Médecine à deux vitesses

Mais la pénurie de moyens aériens spécialisés, les délais de désinfection des appareils et pour finir un coût prohibitif (l'UE vient de réserver trois avions spécialisés à la firme américaine Phoenix et budgète 3 millions d'euros) conduisent à imaginer une autre solution: installer des centres de soins aux normes occidentales en Afrique même, destinés en priorité aux étrangers. Certains parleront de médecine à deux vitesses, les Africains d'un côté, les Occidentaux de l'autre. Mais nécessité risque de faire loi. C'est le choix qu'ont fait les États-Unis et le Royaume-Uni qui s'apprêtent à envoyer au Liberia et en Sierra Leone respectivement 3 000 et 750 militaires, services de santé compris. Ceux-là auront comme garantie leurs unités médicales réservées, sur place.
À Luxembourg, lundi, les ministres des Affaires étrangères ont enfin tranché l'alternative: les besoins escomptés sont si lourds qu'il faudra recourir aux deux.

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Re: ebola

Message  niouze le Sam 25 Oct - 13:32


Comment des faux sites d'information profitent de la peur d'Ebola en France
France Info numérique jeudi 23 octobre 2014






De Roubaix à Oyonnax, de Blois à Nantes, de fausses alertes au virus Ebola se propagent en ligne. Derrière ces rumeurs rapidement démenties, on retrouve le même site : Actualités.co.

Sur Actualités.co, on retrouve des fausses brèves intitulées "Cas d'Ebola sur Blois : la ville peut être en quarantaine", "ALERTE : le virus Ebola se répand à Paris" ou "Cas confirmé d'Ebola à Mons ... La ville en quarantaine?". Ces fausses informations sont des blagues écrites par des internautes. C'est indiqué clairement en page d'accueil : "Crée ta propre blague".
Cependant, ces fausses infos sont ambiguës. Elles sont rédigées comme des articles qui se partagent jusqu'à 10.000 fois sur Facebook. Ici, nous ne sommes pas dans l'information satirique, type le Gorafi où l'humour est utilisé pour démontrer quelque chose. Les articles sont très brefs : quelques lignes et avec souvent à la fin de cette brève, une parenthèse qui source l'information comme provenant d'un média officiel. Par exemple, l'article sur deux marins originaires de Concarneau dans le Finistère contaminés par Ebola se finit par "source France Info". C'est évidemment faux. Juste en dessous, cette photo de chat qui indique "tu y as vraiment cru ?"

Quelques secondes après avoir cliqué sur une brève, un chaton apparaît avec la mention "Tu y as vraiment cru ?" © Capture d'écran Actualites.co
Conséquence : Les hôpitaux, les mairies, la presse locale, reçoivent des coups de fil de personnes alarmées et doivent rapidement démentir. Par exemple, Nathacha Monhoven, journaliste à la Nouvelle République à Blois, alertée par cette rumeur se diffusant sur les réseaux sociaux, raconte à France Info que des lecteurs contactaient le quotidien régional persuadés qu"on leur cachait quelque chose". Une fois l'information infirmée, le journal et la mairie de Blois ont désiré mettre fin à toute confusion en répondant personnellement avec lien vers un article aux internautes qui relayaient la rumeur ou s'interrogeaient sur la véracité de l'information.
@AlvesHugo41 @CharlotteCfd C'est un fake... de mauvais goût http://t.co/2ZjdA1LEHH
— NRBlois (@NRBlois) October 16, 2014
@margaux_srn L'information qui circule est une mauvaise blague. Merci de ne pas diffuser ce fake. + d'infos @NRBlois >http://t.co/h4Pj7eluew
— Ville de Blois (@VilledeBlois) October 16, 2014
Après quelques jours, on remarque que certaines blagues n'existent plus (mais on peut les retrouver grâce à l'URL restante). Explication ? "La news a été supprimée et ne semblait pas correspondre à l'esprit du site".
 

La brève sur un cas Ebola à Blois a disparu du site © Capture d'écran Actualités.co

Derrière Actualités.co, Actualités.com

Derrière Actualités.co, qui comporte également une version anglophone et espagnole, on retrouve un même homme - Nicolas Gouriou - , une même société - Mediavibes qui capitalise plus d'une soixantaine de noms de domaine. Parmi eux, de nombreux sites parodiques (FlashInfo.org, Lescargot.fr) ou de jeux en ligne (JeuxGratuits.com ou JeuxFlash.com). La particularité d'Actualités.co, c'est qu'il renvoit vers un site "jumeau" ou "antonyme" selon Nicolas Gouriou, Actualités.com. En cliquant sur l'information qui nous intéresse, une fenêtre s'affiche rapidement après avoir été incité à partager le contenu sur Facebook.
 

"Tu veux la vérité ?! Actualites.com" © Capture d'écran Actualités.co
"Une fois que les internautes sont sur leur site, ils veulent les conserver, voire les réorienter vers des sites partenaires. Cela fait sens en matière de trafic lié à la publicité d'avoir un site de fausses informations qui est relié à un site d'agrégation. C'est une manière de dire "Vous vous êtes fait avoir, mais voici les vraies informations", explique Craig Silverman, un journaliste membre du Tow Center for Digital Journalism de l'université américaine Columbia qui a récemment créé le site Emergent.info analysant le cycle de vie des rumeurs en ligne.
Actualités.com est, lui, un site qui agrège des contenus de médias crédibles. Un jeu de pistes qui a un avantage : qui dit fausses informations virales, dit trafic, dit publicité. Nicolas Gouriou se réjouit par mail du succès d'Actualité.co, lancé ce mois de juillet (le nom de domaine a été créé en 2010). Pour lui, ce site "est un lieu de liberté d'expression pour le plus grand nombre (...) C'est en quelque sorte une nouvelle forme de média "Do It Yourself" (à faire soi-même, ndlr). S'il affirme qu'une quasi-totalité des contenus sont produits par les internautes, "il nous arrive aussi d'utiliser le site pour nous amuser, on en a bien le droit non?".

La peur, facteur de partage sur les réseaux sociaux

Pourquoi un contenu clairement présenté comme faux se partage aussi rapidement ? Pourquoi les gens y croient ? Selon Craig Silverman, il y a une explication : la peur. "Les gens ont peur car ils ont des incertitudes sur Ebola. Est-ce que le virus atteindra mon pays? Est-ce que je cours un risque ? Le fait que les gens soient à la fois friands d'informations sur le sujet tout en étant effrayés augmente la probabilité du contenu à être trouvé puis partagé. Ce qui arrive souvent avec ces sites de fausses informations, c'est qu'ils écrivent des articles vraiment alarmants qui alimentent ainsi la peur, le partage de ces articles et ainsi de suite".
Craig Silverman, par exemple, estime que tout son site actuellement pourrait être consacré aux fausses rumeurs sur Ebola, a fortiori depuis qu'un premier cas a été confirmé aux Etats-Unis il y a quelques semaines. Les Etats-Unis ont été pris d'une "Ebolanoïa" progressive, comme le relate quotidiennement un journaliste de Wired sur son Tumblr documenté, Germ Girl.

L'algorithme de Facebook ne différencie pas les informations des canulars

En France, Hoaxbuster, le site qui analyse les canulars trouvés sur le web, se refuse lui de revenir sur toutes les rumeurs concernant le virus qui a fait près de 4.900 morts. "On essaye de ne pas faire chambre d'écho aux rumeurs dont on sait qu'elles ne vont pas durer sur le temps et qu'elles ne vont pas être transmises un grand nombre de fois. Aux Etats-Unis, sur notre équivalent Snopes.com, il y a une rumeur sur 2 sur Ebola parmi les 50 dernières rumeurs", explique "Nichoax", un bénévole. "Les rumeurs sur Ebola sont en général plus faciles à confirmer ou à démentir. Les autorités, notamment en matière de santé, sont plus enclines à donner rapidement des réponses car ils savent que si l'information n'est pas donnée, les rumeurs se répandent encore plus vite", ajoute Craig Silverman.
Facebook est un vecteur puissant de diffusion de ces fausses informations. Nicolas Gouriou s'en félicite : "Facebook a prouvé toute sa puissance de feu. Dès la mise en ligne du site, au moment du mondial de foot, les premiers posts se sont propagés comme une traînée de poudre". Sur votre page d'accueil, l'algorithme du réseau social ne différencie toujours pas les informations des canulars. Autre élément troublant, le réseau social a récemment ajouté un module "Trending" qui remonte sans que vous le sachiez les contenus les plus viraux en ce moment.
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http://www.franceinfo.fr/emission/france-info-numerique/2014-2015/comment-des-faux-sites-d-information-profitent-de-la-peur-d-ebola-en-france-23-10-2014

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Re: ebola

Message  ivo le Ven 7 Nov - 8:18

Ebola : le crime de la pauvreté et du sous développement
http://www.humanite.fr/ebola-le-crime-de-la-pauvrete-et-du-sous-developpement-556899
Les injonctions du FMI et de la Banque Mondiale ont jeté le Libéria, la Sierra Léone et la Guinée dans une pauvreté endémique. C'est sur ces ruines qu'ont prospéré les maladies.

Ebola ! Ce nom, apparu d’un coup, revient désormais à chaque bulletin d’information, accompagné d’images que l’on croirait tirées d’un film d’épouvante. Des corps hagards y déambulent dans les rues, parfois chassés par des foules inquiètes et paniquées, alors que des personnels médicaux recouverts de combinaisons risquent leur vie pour en sauver d’autres. Ebola interpelle nos consciences.

Cela fait dix mois que ce virus chemine dans les pays côtiers de l’Ouest africain. Dix mois d’une progression inexorable sous les yeux d’une communauté internationale défaillante et ahurie, qui a fait preuve d’une incroyable cécité jusqu’à ce que le virus atteigne les terres occidentales. Il aura fallu que quelques cas soient découverts dans quelques-unes de leurs capitales pour qu’enfin on prenne conscience de sa gravité. Voici qui devrait à nouveau rappeler que tous les êtres humains vivent sur la même planète. Personne ne s’en sortira seul ! Raison de plus pour mettre en partage les connaissances des équipes scientifiques et appeler non pas à la monopolisation de la santé et des médicaments entre quelques firmes mais à faire de la santé – qui n’est autre que le bien-être humain – un enjeu d’intérêt commun. Faute de s’assigner à penser ainsi, Ebola a pu prospérer. Pourquoi, en effet, ne pas avoir agi plus tôt alors que l’Organisation des Nations unies avait, dès le 13 février dernier, lancé l’idée « d’une initiative mondiale » afin d’éviter de telles catastrophes ? Pourquoi les paroles officielles aux tribunes internationales, qui ne manquent pas une occasion de donner quelques solides leçons de développement, se transforment-elles dans les faits en réduction des aides aux pays les plus pauvres ? Pendant ce temps, le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone comptent leurs morts par milliers. À l’heure où ces lignes sont écrites, on dénombre près de 5 000 victimes, selon les estimations officielles. Le double, voire le triple, est sans doute plus proche de la réalité et la menace d’une progression exponentielle se fait de plus en plus précise.

Un petit vent de panique a sans doute poussé les institutions européennes et les États-Unis à engager quelques mesures, il y a une quinzaine de jours. L’Union européenne vient de nommer un coordinateur dont les missions demeurent très floues tant les voix restent discordantes au sein de l’Union. Le seul accord conclu pour l’instant a permis d’établir un protocole unique de soins et d’évacuation des volontaires de santé étrangers. C’est en soi une bonne chose. Mais comment penser que l’Union européenne puisse en rester à protéger ses courageux humanitaires, tout en laissant le virus continuer sa prolifération ? Certains pays dont la France ont également renforcé les contrôles aéroportuaires.

Certes, le Nigeria et le Sénégal ont pour le moment endigué l’épidémie. Mais aujourd’hui, le Mali est touché et nul doute que d’autres pays le seront prochainement, en Afrique et ailleurs, tant Ebola fait fi des frontières et des peuples. Comment accepter qu’on trouve tant d’argent en un claquement de doigts pour engager des guerres, ou que des crises bancaires fassent partir des milliards en fumée, alors que l’Union européenne n’a, pour l’instant, dégagé que 84 millions d’euros sur les 500 millions prévus ? Elle n’a dressé que quelques hôpitaux de campagne, alors que 1 milliard d’euros au moins serait immédiatement nécessaire. De leur côté, les États-Unis viennent d’expédier un important contingent de militaires dans les pays concernés, dont certains se demandent quelle sera sa véritable mission.

Cette inertie concerne également, et c’est plus grave, l’Organisation mondiale de la santé qui n’a rien vu venir, ou minimisé mois après mois le phénomène. De ce fait, elle n’a pris aucune mesure quand le virus était circonscrit à de petits périmètres. Pourtant les alertes se sont multipliées dès l’apparition du virus, en décembre 2013. Comme l’a lui-même reconnu J. Kerry, un seul pays fait figure d’exemple : Cuba. Forte de sa diplomatie médicale d’excellence au service des pays en développement et alors qu’elle subit les méfaits du blocus américain, la petite île n’a pas attendu qu’un de ses ressortissants soit touché pour se projeter à l’avant-garde de la lutte contre le virus Ebola. Elle a dépêché un important contingent de 165 médecins et personnels de santé, début octobre, pour la Sierra Leone ; 296 autres personnels sont attendus cette semaine au Liberia et en Guinée. Pendant ce temps, les pays européens ne cessent de tergiverser, prenant le risque, avec les autres pays occidentaux et l’Organisation des Nations unies, de perdre la bataille contre le temps, si précieuse quand une telle épidémie fait rage, précisément parce que leur raisonnement a plus à voir avec les comptabilités imposées par les maîtres de la finance qu’avec le souci de donner la priorité aux êtres humains. Décidément, ces drames confirment la nécessité de refonder les institutions internationales, dont évidemment l’Organisation mondiale de la santé, afin qu’elles établissent, dès l’apparition des premiers symptômes, des protocoles d’urgence dans les pays en difficulté.

L’Union européenne, si prompte à organiser la chasse et le fichage des migrants, serait quant à elle bien avisée de prendre la mesure du désarroi des pays africains face aux épidémies de toutes sortes, en dégageant les fonds nécessaires à une véritable coopération sanitaire qui associerait les populations locales et en cessant de faire de l’indispensable aide au développement une coquille vide. Car, au-delà de l’urgence des mesures à prendre, de nombreuses questions restent ouvertes sur les causes de l’épidémie. En effet, de quoi Ebola est-il le nom ? Certainement pas d’une énième malédiction tombée du ciel, dont Le Pen père rêvait lorsqu’il affubla le virus d’un odieux « Monseigneur Ebola », contre lequel les Africains ne pourraient rien puisque victimes d’un mauvais sort, sans doute lié à la couleur de leur peau ! Moyen commode et odieux pour masquer qu’Ebola est le nom de la pauvreté, du sous-développement et de la violence des politiques ultralibérales.

Rappelons que le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée ont subi la foudre des plans structurels de la Banque mondiale et du FMI, dans les années 1980 et 1990. En quelques années, leurs funestes recommandations ont été suivies à la lettre. En échange du financement de ces institutions vampires, ces États ont dû démanteler tout ce qu’ils avaient pu construire de services publics et vendre leurs infrastructures à des entreprises privées, pour la plupart issues des anciens pays colonisateurs. Pour prendre l’exemple de la Sierra Leone et en nous limitant au problème qui nous occupe, 5 000 fonctionnaires de santé ont été renvoyés en trois ans et la masse salariale du ministère de la Santé divisée par trois au début des années 1990. Aujourd’hui, les systèmes sanitaires du Liberia et de la Sierra Leone sont exsangues. On y compte, respectivement, 1 et 2 médecins pour 100 000 habitants, quand, en France, on en compte 300. Ces deux pays dépensaient respectivement, en 2007, 39 et 32 dollars par an et par habitant en matière de santé (31 et 25,50 euros), quand la Guinée dépensait moins de 62 dollars (49,50 euros). La France de son côté dépense près de 5 000 dollars par an et par habitant (3 995 euros). De plus, la vétusté des infrastructures, notamment des routes, qui empêche toute action d’urgence, figure en bonne place dans les obstacles relevés par les ONG. Ces « ajustements », pour reprendre le pompeux euphémisme néolibéral, ont jeté ces pays dans la pauvreté endémique et préparé le terrain à des guerres civiles parmi les plus violentes qu’a connues le continent africain, combinées à une corruption structurante et à un trafic d’armes des plus lucratif.

C’est bien sur ces ruines qu’ont prospéré des terribles maladies, dont la malaria, la tuberculose, le paludisme, le sida, les nombreuses maladies liées à l’eau souillée et, désormais, le virus Ebola. Ces pays, parmi les plus pauvres et fragiles de la planète, mettront des années à se remettre de l’épidémie et de ses conséquences sur l’économie. L’activité commerciale pâtit dès aujourd’hui de leur mise en quarantaine et de la fermeture de ports. L’ONU estime à 32,6 milliards de dollars (26 milliards d’euros) le coût de l’épidémie d’ici à la fin de l’année si celle-ci n’est pas contenue. Les peuples africains vont tenir une place de plus en plus importante dans notre humanité commune. Les aider à relever les défis sanitaires auxquels ils font face est un impératif humain. Encourager le développement des infrastructures d’assainissement, de transport, de services publics, par de nouvelles formes de coopérations est un devoir pour préparer notre avenir commun. Le terrible drame qui se joue là-bas nous le rappelle opportunément. Les aider, c’est faire progresser notre commune humanité.

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Re: ebola

Message  niouze le Lun 10 Nov - 11:37

C'est la débrouille et le sauve-qui-peut dans les campagnes de Sierra Leone: faute d'hôpitaux à proximité, les communautés organisent à la hâte des centres d'accueil en toiles et branchages pour isoler les malades d'Ebola et les vivants des morts.Durée: 00:51

https://fr.news.yahoo.com/video/sierra-leone-sans-aide-les-172858864.html

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Re: ebola

Message  ivo le Mar 18 Nov - 8:44

Des kits anti-Ebola vendus au marché noir à Conakry
http://observers.france24.com/fr/content/20141114-kits-anti-ebola-vendus-marche-noir-conakry-guinee-ong-business
À côté des fruits ou des pagnes du marché Madina de Conakry, on trouve depuis plusieurs mois des kits sanitaires, chlore, bassines ou gants, pour se protéger du virus Ebola qui a frappé le pays. Mais à y regarder de plus près, ce sont des produits normalement gratuits distribués par des ONG aux habitants les plus pauvres qui finissent monnayés sur les étals.

Jeudi 13 et vendredi 14 novembre, nos Observateurs guinéens à Conakry se sont rendus au marché Madina où plusieurs rapports de la presse guinéenne font état de la vente illicite de matériel médical destinés à la lutte contre Ebola. Des clients avaient notamment remarqué la présence de bouteilles de chlore bleues estampillées Unicef et sur lesquelles est indiqué "ne peut être vendu".

Outre ces bouteilles, nos Observateurs affirment que des gants, des masques ou encore des bassines normalement distribuées dans les quartiers les plus pauvres se retrouvent aussi sur les marchés.

"Même ma voisine revend des bouteilles de chlore à bas prix dans mon quartier"

Fatoumata Binta Diallo, étudiante en journalisme, habite à Conakry et a écumé les marchés ces derniers jours.

Ce trafic est très répandu, j’ai même ma voisine qui a un stock entier de bouteilles de chlore Unicef et qui les revend à bas prix dans le quartier. Elle n’a pas conscience que ces bouteilles ne sont pas destinées à la vente, pour elle, elle les a légalement achetées et doit donc les revendre pour gagner sa vie.

Ce trafic a lieu parce que la demande de chlore explose, le prix d’une bouteille est passé de 3 000 à 5 000 francs guinéens depuis le début de l’année [de 35 à 60 centimes d’euros]. Ici à Conakry, beaucoup de gens disent "avec Ebola, on va être riche". Malheureusement, ce n’est pas un phénomène nouveau : par le passé, il était très fréquent que des distributions de matériels sanitaires, comme des savons dans les écoles, finissent sur les marchés de Conakry.

"Les marchands, souvent analphabètes, sont les victimes de ce système"

La plupart des produits, et notamment les bouteilles de chlore, sont fabriqués localement par des entreprises sociales. Une de ces structures, Tinkisso-Antenna, travaille depuis 2008 avec l’Unicef dans le domaine de l’accès à l’eau potable. Depuis 2012, elle produit des bouteilles de chlore pour l’organisation onusienne dans son usine de 80 employés.

Ces bouteilles sont achetées par l’Unicef à prix cassés, 3 300 francs guinéens (moins de 38 centimes d’euros) contre 4 000 ou 5 000 francs guinéens en temps normal (entre 50 et 60 centimes d’euros). L’Unicef les distribue ensuite gratuitement à des représentants locaux dans les quartiers les plus défavorisés de Conakry. C’est à ce niveau que le trafic se fait, selon Aboubacar Camara, coordinateur du projet Tinkisso-Antenna Guinée.

L’Unicef distribue les bouteilles de chlore auprès des chefs de quartiers par défaut ou à des associations locales qui ont participé à des actions de sensibilisation sur Ebola. Mais récemment, nous avons remarqué que ces intermédiaires sont souvent des ONG fantômes dans le contexte de l’épidémie d'Ebola. Ces associations distribuent bien une grande partie des stocks, mais gardent certains cartons qu’elles vont monnayer à prix imbattables : 150 000 francs guinéens (17 euros) le carton de 60 bouteilles, au lieu de 300 000 francs guinéens. (35 euros) [Le docteur Sékouba Keita, coordonateur national de la lutte contre Ebola en Guinée, a déclaré fin septembre en avoir ‘ras-le-bol’ des ONG mercantiles créées dans le cadre du "Ebola-business" NDLR] À priori, tout le monde est gagnant : le marchand, car il a acheté ses stocks moins cher, et l’intermédiaire qui n’a rien eu à débourser pour avoir ces bouteilles.

Ces ONG fantômes traitent la plupart du temps avec des vendeurs qui ne savent pas lire et qui ne sont pas conscients que non seulement leur activité est illicite, mais qu’en plus, ils vendent des produits destinés aux plus démunis. Lorsque les cargaisons sont saisies, le marchand est tenu pour responsable : il risque la saisie des stocks et la détention provisoire.

Sept chefs de quartiers arrêtés la semaine dernière pour trafic illicite de produits sanitaires

Pour l’heure, aucun texte de loi ne prévoit de sanction pour la vente de ces kits. Les marchands interpellés en possession de ces stocks font généralement quelques heures de garde à vue avant d’être relâchés. Contacté par France 24, Mohammed Ag Ayoya, représentant de l’Unicef à Conakry, explique :

Le problème principal est de savoir quels intermédiaires ont revendu nos kits : pour ce faire, nous venons de mettre en place un système de bouchons de bouteille de couleurs différentes pour chaque intermédiaire. Cela nous permettra de remonter la chaîne et d’identifier les coupables..

Certains responsables ont déjà été identifiés : la semaine dernière, le gouverneur de Conakry a limogé sept chefs de quartiers accusés de détournement et de mise en vente de produits sanitaires.

Mercredi, la barre des 5 000 morts de fièvre hémorragique Ebola a été dépassée. Sur les 14 098 cas recensés dans le monde, 1 878 le sont en Guinée pour 1 142 décès.




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Re: ebola

Message  ivo le Dim 30 Nov - 8:12

Ebola : L’épidémie approche les 7000 morts, 1200 victimes en quatre jours
L'OMS a dressé samedi un bilan alarmant du nombre de victime du virus Ebola portant estimant qu'environ 1200 personnes sont mortes depuis mercredi. Près de 7000 personnes sont mortes depuis le début de l'épidémie.
>>>
http://www.france24.com/fr/20141129-epidemie-ebola-virus-bilan-oms-afrique-guinee-sierra-leone-liberia/
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