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Les prisons: questions.

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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Sam 22 Sep - 12:11

surement et donc encore une fois c'est un pb culturel de la societé patriarcale autoritaire
qui rejette en permanence la faute sur l'individu alors qu'elle est responsable de ce qu'il est.

par contre meme si ça peut expliquer les choses ça ne justifie en aucun cas les actes de barbarie.
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Re: Les prisons: questions.

Message  spike le Sam 22 Sep - 12:25

ivo a écrit:surement et donc encore une fois c'est un pb culturel de la societé patriarcale autoritaire
qui rejette en permanence la faute sur l'individu alors qu'elle est responsable de ce qu'il est.

par contre meme si ça peut expliquer les choses ça ne justifie en aucun cas les actes de barbarie.

On est bien d'accord!
Et malgré cela tu mettrais quelqu'un comme lui "à disposition des victimes"? Leur donnant ainsi droit de vie ou de mort sur sa vie? Tu viens de créer une nouvelle forme d'esclavage, génial non?
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Sam 22 Sep - 12:31

si ta fille etait enlevée, sequestrée, violée x fois et morte dans un trou ...
on en reparlerait ...

c'est beau la théorie et loin de la réalité.
c'est un peu pour ça que tout débat théorique qui s'envole m'insupporte.

SI tt le monde etait gentil on vivrait au paradis avec les anges et on aurait 70 vierges chacun, super.
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Re: Les prisons: questions.

Message  Invité le Sam 22 Sep - 23:34

Vu aujourd'hui Jean-Marc Rouillan au festival En Première Ligne à Ivry. Entre autre choses, il a dit qu'il n'était pas pour le : "Libérez-les tous", en particulier pour ce type d'actes. Ce qui est, d'une certaine manière rassurant (je parle pour moi) c'est qu'il dit lui-même n'avoir pas de solutions pour les criminels sexuels et les auteurs d'actes de barbarie. Il faut bien admettre, quelquefois, qu'on ne sait pas...

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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Mar 25 Sep - 12:23

Affaire Sécher : combien d'argent valent sept ans passés en prison à tort ?
fr info
Il a passé 3856 jours derrière les barreaux pour de fausses accusations de viol. La cour d'appel de Rennes doit se prononcer ce mardi sur le montant de l'indemnisation qui sera versée à Loïc Sécher.

Le prix de la liberté. Loïc Sécher a été "broyé" par les sept années qu'il a passées en prison après avoir été accusé à tort de viols sur une adolescente, répète son avocate depuis la révision de son procès en juin 2011. Ce mardi, c'est l'ultime étape avant la fin du calvaire pour l'ancien ouvrier agricole. La cour d'appel de Rennes va annoncer le montant de l'indemnisation qu'il va toucher.

Combien pour 3856 jours de prison ?

La défense de Loïc Sécher réclame 2,4 millions d'euros en guise de préjudice subit. Elle a raconté, en juillet dernier lors de l'audience en appel, les conditions d'une détention "cauchemardesque" : violences, agressions, tentative de suicide et grève de la faim.
De son côté, le défenseur de l'agence judiciaire du Trésor propose... 600.000 euros. Une indemnité justifiée, selon Me Billaud, défenseur de l'agence, par la "rigueur budgétaire extraordinaire".
Dans tous les cas, "l'indemnisation ne sera jamais parfaite", confesse le président de la cour d'appel de Rennes
.
commentaires
A côté de ça, on accorde 45 millions à Bernard TAPIE... Elle a bon dos la rigueur budgétaire...
absolument scandaleux les arguments du défenseur du Trésor. Une indemnité pour emprisonnement sur erreur judiciaire ne devrait pas être en rapport avec la situtation économique/budgétaire d'un pays. La vie de cet homme est gâchée, l'état a sa (grosse) part de responsabilité. Peut-être l'accusé devrait-il patienter quelques années, en prison, pour obtenir 10M€ ?

Loïc Sécher va toucher près de 800.000 euros pour ses sept ans en prison
fr info
La cour d'appel de Rennes a fixé mardi à 797.352 euros l'indemnité qui sera versée à Loïc Sécher. L'ancien ouvrier agricole a passé sept ans en prison pour un viol qu'il n'avait pas commis. Sa défense réclamait 2,4 millions d'euros.

797.352 euros pour 3.856 jours en prison, soit 206 euros par nuit passée en cellule. C'est la somme attribuée mardi à Loïc Sécher par la cour d'appel de Rennes en réparation d'une erreur judiciaire qui aura coûté sept ans de vie à l'ancien ouvrier agricole. Dans le détail, le préjudice matériel a été fixé à un peu plus de 197.000 euros et 600.000 euros ont été attribués pour le préjudice moral.

La famille de Loïc Sécher indemnisée

La somme allouée est bien en dessous de ce que souhaitait la défense de Loïc Sécher : 2,4 millions d'euros. Une enveloppe réclamée au titre du préjudice subi. Pendant les sept années qu'il a passées en prison, le quinquagénaire a connu le traitement réservé aux violeurs : violences et agressions à répétition. Pendant sa détention, il a fait une tentative de suicide et une grève de la faim. Il a par ailleurs raté les funérailles de son père, mort pendant sa détention. A ce titre, la mère de Loïc Sécher a obtenu 50.000 euros de préjudice moral et ses deux frères et sa soeur 30.000 euros chacun.

Victime de la crise

Les 800.000 euros correspondent plus à l'addition établie par la justice pour son erreur. Lors de l'audience de la cour d'appel de Rennes en juillet dernier, le défenseur judiciaire de l'Etat avait proposé un dédommagement de 600.000 euros. Une enveloppe qui prenait en compte la "rigueur budgétaire extraordinaire".

Loïc Sécher avait été condamné en 2003 à 16 ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles dont l'avait accusé Emilie, une adolescente de 14 ans. La jeune fille s'est rétractée ensuite en 2008. Loïc Sécher a toujours clamé son innocence et n'est jamais passé aux aveux. Sa condamnation a été annulée en 2010. Il est sorti de prison en avril 2010.
commentaires
C'est à peu près l'équivalent d'un smic horaire. C'est un montant comparable au million qui avait été attribué en dédommagement à Patrick Dils pour 15 années derrière les barreaux... qui donnera matière à réflexion sur les 250 millions pour préjudice moral attribués à Bernard Tapie.
A vomir... et la rigueur de la taule sans raison? Le quotidien de l'enfer pour un innocent? Encore une fois, ce "juge" a rendu une décision de droit, pas de Justice. Change de métier, minable!
Une honte pour la france. pas cher payé pour 7 ans de détention a tort.


"Comment peut-on donner des millions à Bernard Tapie et moins à Loïc Sécher ?" Roland Agret, victime d'une erreur judiciaire
fr info
C'est une journée capitale pour Loïc Sécher. Il a passé plus de sept ans derrière les barreaux après avoir été accusé à tort de viols sur une adolescente. La cour d'appel de Rennes fixera aujourd'hui le montant de l'indemnisation qui lui sera accordée pour le préjudice subi.

Roland Agret, condamné à tort à 15 ans de prison, estime qu'aucune somme ne rattrapera la douleur de Loïc Sécher.
commentaires
Tu es connu tu as l'argent . Tu es pauvre tu sera encore plus pauvre. Tu es ami des puissant tu sera protéger. Tu es petit tu sera écrasé . De 1789 à 2012 rien ne change .
parce que la justice penche du mauvais côté !
Bernard Tapie est un homme d'affaire qui récupère son argent en réparation suite à un litige, Loïc Sécher et dédommagé suite à une erreur judiciaire, je ne vois pas le problème, dans les deux cas la justice a faillie, je rappelle que la société ne permet pas non plus de garantir un toit à tout le monde et qu'existe le droit au logement opposable considérant que la somme des logements vacants en France suffirait pour garantir un logement pour tous; l’État devient donc responsable dans ce domaine et on pourrait se demander pourquoi il ne réparerai pas les dommages subis par les personnes demandeuses d'un logement qui vivent à la rue. Ce n'est donc pas qu'une histoire d'argent mais de fonctionnement de la justice, de justice sociale, et de responsabilité, effectivement, aucune somme d'argent ne peut réparer un erreur judiciaire, mais c'est la seule solution actuelle, effectivement Bernard Tapie n'a pas besoin de millions au même titre que ses congénères pour assurer la reproduction de sa force de travail, par contre il semble possible de donner un toit à tout le monde.
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Mar 25 Sep - 20:25

Erreurs judiciaires : quelle somme pour compenser des années de prison pour rien ?
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La cour d'appel de Rennes a décidé mardi d'accorder 797.352 euros à Loïc Sécher. L'homme a passé sept années de sa vie en prison après avoir été condamné à tort pour le viol d'une adolescente qui s'est ensuite rétractée. Mais au-delà de l'affaire Sécher, existe-t-il une somme juste ou suffisante pour réparer des années de prison injustifiées ? Retour sur quelques erreurs judiciaires récentes.

Loïc Sécher réclamait 2,4 millions d'euros pour avoir passé sept années de sa vie en prison après avoir été condamné à tort pour le viol d'une adolescente qui s'est ensuite rétractée. La cour d'appel de Rennes a décidé mardi de lui accorder 797.352 euros. Lors de l'audience de la cour d'appel en juillet dernier, le président du tribunal avait évoqué une "indemnisation qui ne sera jamais parfaite" et qui ne réparera pas "le prix de la liberté".

Mais au-delà de l'affaire Sécher, existe-t-il une somme juste ou suffisante pour réparer des années de prison injustifiées ? Retour sur quelques erreurs judiciaires récentes.

Patrick Dils : l'indemnité record d'un million d'euros

En 1989, Patrick Dils a 16 ans. Il est condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre deux enfants en Moselle trois ans plus tôt.

Son innocence est finalement reconnue en 2002 après 15 ans passés en prison. L'Etat est condamné à lui verser la somme d'un million d'euros au titre d'indemnisation. C'est un record dans l'histoire judiciaire française.

" J'aurais préféré ne pas toucher un centime et ne pas avoir vécu toutes ces galères. Ce n'est pas un pactole comme on en décroche au Loto. Ce que j'ai vécu ne se chiffre pas "

Roland Agret : 538.112 euros arrachés avec violence

Accusé du meurtre de son patron garagiste et de l'un de ses collègues, Roland Agret est condamné à quinze ans de prison en 1973. Pendant sa détention, il multiplie les actes de mutilation, les tentatives de suicide et les grèves de la faim pour clamer son innocence. Il finit par obtenir une grâce médicale en 1977.

Il obtient la révision de son procès huit ans plus tard après s'être coupé plusieurs phalanges. La justice lui verse 250.000 francs. Insuffisant pour Roland Algret qui réclame la prise en compte des années passées en préventive. Il parvient à toucher 500.000 euros en 2005 après s'être tiré une balle dans le pied.

"Un franc ou tout l'or du monde...avec, vous ne serez jamais quitte".

Rida Daalouche : pas un centime malgré cinq ans et trois mois de prison

En 1991, un revendeur d'héroïne est tué à coups de tessons de bouteille dans un bar de Marseille. Les policiers arrêtent Rida Daalouche, un toxicomane fragile qui multiplie les déclarations confuses pendant l'enquête. Il est condamné trois ans plus tard à une peine de 14 ans de prison pour meurtre. Sa famille parvient à montrer qu'il était en cure de désintoxication en moment du meurtre.

Rida Daalouche est acquitté en 1999. La même année, sa demande d'indemnisation est rejetée. Motif avancé : il est en partie responsable de son incarcération parce qu'il n'a pas su indiquer où était le justificatif médical prouvant son innocence.

L'affaire d'Outreau : une enveloppe tenue secrète

Plusieurs des 18 personnes poursuivies dans cette affaire d'abus sexuels sur mineurs ont passé entre un et trois ans derrière les barreaux, placés en détention provisoire. En juillet 2004, sept d'entre elles sont innocentées. Un an et demi plus tard, le 1er décembre 2005, la cour d'appel de Paris prononce un acquittement général des accusés qui avaient fait appel. Une erreur judiciaire pour laquelle ils toucheront ente 650.000 et 1 million d'euros. L'enveloppe globale est tenue secrète afin d'éviter une inflation des indemnisations de détention.

.....

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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Jeu 27 Sep - 9:10

Christiane Taubira dit-elle vrai sur la droite qui a "rempli les prisons" ?
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La garde des Sceaux promet une rupture en matière de politique pénale : elle veut favoriser les peines de substitution, notamment pour lutter contre la surpopulation carcérale. Et au passage, Christiane Taubira fustige la politique menée par la droite, qu'elle accuse d'avoir "rempli les prisons". Vrai ou faux ?

Vrai.

Au 1er juillet dernier, la France a même battu un record historique avec 67.373 détenus pour 57.408 places de prison (soit un taux d'occupation de 117 %). "Le résultat d'une politique pénale affichant la peine d'emprisonnement comme la seule et unique réponse", dénonce l'Observatoire international des prisons (OIP) dans son dernier rapport (extrait Politique pénale - extrait Politique pénitentiaire). Mais il n'y a pas que la politique du tout carcéral, il y a aussi la lenteur des procédures, due au manque de moyens de la justice : un détenu sur quatre est en attente de jugement.

Au final, entre 2005 et 2011, le nombre de personnes écrouées a augmenté de 12 %.
Et la courbe n'a pas connu d'infléchissement ces dernières années, malgré le vote d'une loi censée favoriser les aménagements et les peines de substitution. Depuis fin 2009, un détenu condamné à moins de deux ans de prison ferme devrait en effet pouvoir bénéficier d'une peine de substitution, type travaux d'intérêt général. Dans le même ordre d'idée, un détenu en fin de peine est censé pouvoir bénéficier d'un aménagement de peine favorisant sa réinsertion.

Ces deux mesures auraient dû désengorger les prisons

Le problème est qu'elles ne sont pas appliquées, faute de moyens, là encore. "Les conseillers d'insertion et de probation n'ont pas été augmentés, les moyens n'ont pas été donnés aux structures d'accueil", explique François Bes, de l'OIP.

Exemple, avec les aménagements de peine : les dossiers sont montés par les conseillers d'insertion et de probation. Dans les prisons d'Ile-de-France, chaque conseiller doit gérer en moyenne 120 détenus. Quand bien même il arriverait à monter ses 120 dossiers simultanément, il n'y a plus assez de structures et d'associations pour accueillir ces peines aménagées. Elles sont nombreuses à avoir fermé boutique quand les gouvernements successifs leur ont réduit ou coupé les subventions.
Les magistrats ont donc été contraints de maintenir les gens en prison, et d'incarcérer des gens qui pouvaient exécuter des peines en mesure alternative à l'incarcération. "Plus de personnes qui ont continué à aller en prison et moins de personnes qui en sortaient en aménagement de peine, on a donc un engorgement continu des prisons", analyse François Bes.

Mais la situation pourrait être encore plus critique. Ces dernières années, nombreux sont les condamnés à de courtes peines ou les détenus en fin de peine, à avoir échappé à la prison grâce au bracelet électronique : il a connu un succès fulgurant, +370 % entre 2005 et 2010. Mise en place sans accompagnement à la réinsertion, l'incarcération à domicile a surtout servi à juguler la surpopulation carcérale, une sorte de grâce électronique qui n'a sans doute pas servi la prévention de la récidive.
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Jeu 4 Oct - 9:42

Suicide à la prison de Poitiers-Vivonne : la famille porte plainte
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Mardi, un détenu du centre pénitentiaire de Vivonne a mis fin à ses jours. Âgé de 54 ans, cet agriculteur originaire de Châtellerault était en prison pour des faits liés à des problèmes d'alcool. La famille porte plainte contre X.


Le détenu s'est pendu dans sa cellule au centre pénitentaire de Poitiers-Vivonne © Maxppp

Un geste désespéré à un mois seulement de sa remise en liberté. Ce détenu, père de deux enfants, s'est pendu dans sa cellule mardi profitant du départ de son codétenu. Il avait été jugé à deux reprises pour conduite en état d'ivresse. Chef de son exploitation agricole près de Châtellerault, il avait déjà écopé de deux mois fermes et était ressorti avec un bracelet électronique. Mais ses problèmes d'alcool l'ont à nouveau rattrapé en mai dernier et l'ont renvoyé en cellule pour six mois fermes.

"Je vais me foutre en l'air"

Incarcéré à la prison de Vivonne, le détenu clamait son mal-être et avouait à sa compagne par téléphone : "Je suis détruit, je vais me foutre en l'air". Maître Lee Takhedmit, son avocat, considère que sa place n'était pas en prison. Ce dernier avait sollicité, à plusieurs reprises, compte tenu des problèmes de son client, la possibilité d'exécuter sa peine dans un centre spécialisé dans le traitement des difficultés liées à la consommation d'alcool notamment.

Sa compagne, bouleversée, tente de comprendre les circonstances du drame et regrette l'absence de surveillance. Une plainte contre X a été déposée.

Mardi un détenu s'est suicidé à la prison de Poitiers-Vivonne, son avocat revient sur les faits.
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Mer 28 Nov - 18:28

Scandale à la prison de Valenciennes : un ancien responsable renvoyé en correctionnelle
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INFORMATION FRANCE BLEU NORD - Un ancien responsable de la maison d'arrêt de Valenciennes vient d'être renvoyé en correctionnelle. Il est soupçonné d'avoir agressé un détenu en 2009 et demandé à un surveillant de le couvrir.


Dans la maison d'arrêt de Valenciennes © Maxppp

L'agresseur présumé n'est autre que l'ancien chef de détention de l'établissement, autrement dit le numéro 3 de la prison, muté depuis la médiatisation de cette affaire. Mis en examen en juillet 2010, il vient, selon France Bleu Nord, d'être renvoyé en correctionnelle pour "violences volontaires avec arme, complicité de faux et usage de faux".

Ce renvoi fait suite à la plainte d'un détenu. Placé en détention provisoire, en février 2009, quelques heures seulement avant une comparution immédiate, il avait raconté avoir été dénudé, frappé et aspergé de gaz lacrymogène dans le quartier disciplinaire. Des actes volontairement couverts par le rapport d'un surveillant pénitentiaire.

Selon l'avocat de la victime, une dizaine d'autres plaintes ont également été déposées contre X pour "violences volotaires de surveillants sur des détenus, menaces, traitements inhumains et dégradants". Certaines classées sans suite, mais d'autres donnant lieu à une instruction. Plusieurs membres du personnel de la maison d'arrêt auraient aussi été mis en examen.

"Quand on interdit pour humilier, ça s'appelle de la dictature"

Selon Me Jean-Philippe Broyart, l'ancien chef de la détention faisait régner un véritable climat de terreur : "L'inspection générale des services a démontré qu'à Valencienne, on privait les détenus de douche, de promenade, on les plaçait dans des cellules d'isolement sans raison, dans l'objectif d'exercer une pression, raconte l'avocat. Quand on leur interdit tout ça uniquement pour humilier, pour blesser, pour marquer son autorité, ça devient effectivement de la dictature".

"Quand on interdit les promenades et les douches, pour humilier et marquer son autorité, c'est de la dictature" Me Broyart France Bleu Nord
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Re: Les prisons: questions.

Message  niouze le Mer 23 Jan - 2:09

La semi-liberté, une alternative pour réapprendre à vivre après la prison ?

Par Rozenn Le Carboulec (17 janvier 2013)

La France est aujourd’hui un des plus mauvais élèves en matière de récidive : 63 % des personnes détenues ayant achevé leur peine sans aménagement sont à nouveau condamnées dans un délai de cinq ans. Les aménagements de peine, qui aident à la réinsertion, sont-ils une solution ? La semi-liberté permet-elle de réapprendre à vivre libre ? Pas simple à mettre en œuvre quand les moyens font défaut, que les professionnels sont débordés et les détenus livrés à eux-mêmes.

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Il quitte la prison à 8 heures tous les jours, pour ne rentrer que le soir, à 18 heures tapantes. Pendant six mois, Daniel [1], 49 ans, est partagé entre le dedans et le dehors. Sa cellule et le commencement d’une nouvelle vie, à l’extérieur. Après 15 ans d’incarcération pour crime, le juge lui a accordé la semi-liberté, un aménagement de peine lui permettant de quitter l’établissement pénitentiaire en journée, afin de préparer sa réinsertion dans la société. Ce régime concerne aujourd’hui 1 903 détenus, sur les 67 674 écroués [2]. Et ne peut s’adresser qu’à des cas bien particuliers : lorsque la peine prononcée est inférieure ou égale à deux ans d’emprisonnement, ou lorsque le juge décide, après demande du détenu, qu’une détention peut se poursuivre en semi-liberté. En attendant la liberté, la vraie.

Pendant cet aménagement de peine, Daniel doit respecter plusieurs obligations, comme rechercher un emploi, suivre un traitement médical et respecter les horaires. Des conditions simples en apparence, mais qui peuvent rapidement se compliquer, dans un système encore flou. C’est ce qu’a observé Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté. La semi-liberté : « Un instrument très utile, bien conçu dans son principe, qui peut contribuer significativement à la réinsertion des personnes condamnées et à la prévention de la récidive », conclut-il. Avant d’ajouter un bémol : « Encore faut-il donner à ceux qui en sont l’objet l’envie de réussir ». Manque de magistrats, de travailleurs sociaux, surpopulation des centres de semi-liberté : les imperfections de ce système sont encore trop nombreuses.

Des centres de semi-liberté saturés

« A Gagny (Seine-Saint-Denis), le taux d’occupation du centre de semi-liberté est de 204 %, avec 48 places pour 98 détenus », dénonce François Bès, de l’Observatoire international des prisons (OIP). Les onze centres de semi-liberté que compte aujourd’hui la France proposent en général de meilleures conditions de vie que les quartiers de semi-liberté, situés à l’intérieur des prisons. Les conditions de détention y sont moins dures [3]. Mais la plupart restent saturés. En réponse au rapport de Jean-Marie Delarue, la ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé la création de 803 places de prison, dans les quartiers pour peines aménagées, qui accueillent notamment des détenus en semi-liberté. Une décision qui est loin de faire l’unanimité : « Dans un monde meilleur, les condamnés devraient bénéficier d’un aménagement de peine en extérieur. On ne fait que recréer les mêmes conditions affreuses de la détention », répond François Bès.

Sur ce point, ce n’est pas Daniel qui le contredira. Lorsqu’il a obtenu sa semi-liberté il y a deux ans, l’homme, plutôt fluet, a dû partager une cellule avec deux autres détenus, à la maison d’arrêt de la Santé. Nom paradoxal pour cette prison qui a aggravé sa maladie. Souffrant d’un gros déficit immunitaire depuis sa naissance, Daniel toussait toutes les nuits. Humidité et moisissures ont provoqué deux grosses infections en six mois : « Mes co-détenus m’ont attrapé plusieurs fois contre le mur parce qu’ils ne pouvaient pas dormir, c’était très tendu. » Résultat : Daniel a été transféré à Meaux, dans une cellule individuelle. Mais, là encore, l’accès aux soins s’est avéré fastidieux. « Quand je sonnais à 4 heures la nuit, à cause de mes crises d’asthme, personne ne venait avant 7 heures », se souvient-il. La carence de soins est d’ailleurs l’un des points noirs du régime de semi-liberté, mis en lumière dans le rapport de Jean-Marie Delarue.

« Trois mois à crever la dalle »

Dès lors que les détenus n’ont plus accès aux établissements pénitentiaires en journée, la semi-liberté nécessite la présence de centres de soins à proximité, mais aussi d’emplois : la recherche de travail ou de formation est obligatoire, sous peine de voir la semi-liberté révoquée. Avant d’obtenir un aménagement de peine, Daniel avait effectué plusieurs petits boulots pour gagner de quoi vivre plus ou moins sereinement en prison. Au moment de sa première sortie, il ne lui restait que 186 euros. Avec lesquels il devait tenir trois mois, le temps de toucher son premier RSA...

« Trois mois à crever la dalle », raconte-t-il. « Je mangeais un jour sur deux, une demi-baguette, ou parfois rien, et j’attendais le soir pour dîner à la Santé. » Lorsqu’il partait le matin, Daniel avait deux choses en tête : monter un projet professionnel et manger. Le reste, « c’était le plaisir des yeux ». Il redécouvrait Paris, sans argent, mais avec un semblant de liberté. Heureusement, avec un CV bien rempli, Daniel n’a pas eu de mal à trouver du travail. Il a rapidement été embauché comme régisseur pour la ville de Paris. Mais tous n’ont pas sa chance. « Il y a une précarisation du public en semi-liberté », remarque Claude Charamathieu, directeur des services pénitentiaires d’insertion et de probation du Val-de-Marne et représentant du Snepap-FSU, syndicat des personnels de l’administration pénitentiaire. « Il y a dix ans, 80 % des détenus du quartier de semi-liberté de Villejuif avaient du travail. Aujourd’hui, il ne sont plus que 50 % », poursuit-il. Crise oblige, l’accès au marché du travail est d’autant plus difficile pour cette population, passée par la case prison, qui se retrouve bien souvent isolée et sans ressources.

Surcharge administrative pour les travailleurs sociaux

D’autant plus qu’en semi-liberté, les détenus n’ont le droit ni aux parloirs, ni aux visites et souffrent parfois d’une grande désocialisation. La famille de Daniel avait décidé de couper tout contact avec lui durant sa détention. Il ne pouvait compter que sur les personnels de l’administration pénitentiaire et les associations. Parmi les personnes qui lui ont permis de s’en sortir, un visiteur de prison, qui l’appelle encore toutes les semaines, et une psychiatre qui, elle, l’a suivi à Meaux. Il y a aussi Patrick, travailleur social à l’Association de politique criminelle appliquée et de réinsertion sociale (Apcars), qui accompagne une dizaine de détenus par an. Grâce à Patrick, qu’il voyait chaque semaine, Daniel a bénéficié d’un hébergement à l’hôtel, grâce à des permissions de sortie le week-end, pour préparer sa liberté conditionnelle.

Les employés de l’Apcars ressentent-ils le manque de travailleurs sociaux, évoqué dans le rapport de Jean-Marie Delarue ? « Il ne s’agit pas que d’un déficit de moyens, mais d’un réel problème structurel », estime Xavier, ancien sociologue pour l’administration pénitentiaire, qui a intégré l’Apcars il y a cinq ans. « L’administration pénitentiaire délègue beaucoup aux associations. Tout le monde est surchargé de travail administratif et les CPIP (conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation) sont débordés. » Ces derniers doivent effectuer des tâches administratives de plus en plus complexes, tout en assumant leur rôle de travailleur sociaux.

Un conseiller pénitentiaire pour 100 détenus

« Un grand écart qui ne va pas pouvoir durer », selon Claude Charamathieu, qui demande un renforcement des personnels administratifs dans son service. « La formation des CPIP est aujourd’hui axée sur la criminologie, mais quand ils doivent monter un dossier de demande de carte d’identité pour un détenu, ils ressentent une véritable frustration. » Trop de travail administratif, et pas assez de temps pour le suivi des détenus. Cette situation, Daniel ne l’a que trop subie. « J’avais pris soin de m’y prendre trois mois à l’avance pour ma carte d’identité. Ma conseillère était surchargée, elle ne s’en est occupé que deux mois après. J’ai reçu ma carte 24 heures avant ma sortie », se souvient-il, encore amer.

Un conseiller pénitentiaire gère une centaine de « dossiers » et essaye de voir chaque détenu régulièrement. Parfois une fois par mois seulement, faute de temps. Car ces 4000 fonctionnaires du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), rattachés au ministère de la Justice, sont chargés de l’accompagnement de tous les détenus. Ils doivent veiller au respect des obligations qui lui sont imposées, l’aider à préparer au mieux sa sortie, à chercher un logement, du travail, en lien avec les associations... Et rendre compte au juge d’application des peines, qui peut décider le cas échéant de mettre fin à l’aménagement de peine. Un travail essentiel, qui demande du temps et des moyens, pour assurer au mieux le suivi de chaque détenu.

Le bracelet électronique, plus « compétitif »

Mais la situation actuelle est loin d’être idéale. Délais d’attente trop longs pour les demandes administratives, dossiers qui s’accumulent, manque de places en quartiers de semi-liberté... Autant de freins qui font que les juges préfèrent parfois opter pour le bracelet électronique. Aménagement de peine perçu comme le plus simple, mais surtout le moins onéreux. Avec un coût moyen de 10 euros, il est trois fois moins cher qu’une journée de « placement extérieur » (qui permet de travailler à l’extérieur, avec ou sans surveillance), estimée à 31 euros. Quant à la semi-liberté, elle représente l’aménagement de peine le plus coûteux, à 59 euros la journée [4]. « Le bracelet électronique pourrait être une bonne alternative si c’était doublé d’un suivi social, mais ce n’est pas le cas », estime François Bès.

C’est pourtant cet aménagement de peine qui a connu l’augmentation la plus importante ces dernières années [5]. Entre 2005 et 2010, le nombre de bracelets activés a été multiplié par six, passant de 709 à 4489 ! Tandis que la semi-liberté et les placements extérieurs ont connu une hausse plus modérée.

Partagés entre le dedans et le dehors

Le « placement extérieur » permet à un condamné incarcéré d’être employé en dehors d’un établissement pénitentiaire, avec ou sans surveillance, tout en respectant les mêmes contraintes que les semi-libres [6]. Pour de nombreux acteurs de la justice, c’est cette mesure qui serait aujourd’hui la plus efficace en termes de récidive, avec la liberté conditionnelle. Mais il n’existe, à ce jour, aucune étude précise sur l’impact des différents aménagements de peine ! « Selon le Conseil de l’Europe, la libération conditionnelle serait l’une des mesures les plus efficaces pour prévenir la récidive et favoriser la réinsertion sociale », note toutefois le rapport de la Cour des comptes.

La semi-liberté possède ce paradoxe d’être à la fois structurante pour les personnes isolées, en proposant un cadre clair, tout en étant très contraignante pour les détenus. Raison pour laquelle ce régime ne peut fonctionner que sur une durée limitée, au maximum un an, en général. « C’est dur d’être partagé entre le dedans et le dehors, de construire sa vie à l’extérieur tout en respectant les contraintes de l’administration pénitentiaire. Très vite, la question qui se pose est : qu’est-ce qu’il se passe après ? », analyse Xavier, travailleur social à l’Apcars. Cet abolitionniste confie ne pas voir les bienfaits de l’incarcération, ou très peu : « Quand les détenus sortent de prison, ils ont l’impression que c’est marqué sur eux. Il est possible de construire quelque chose après. Il y a quand même de très belles histoires, de beaux parcours, mais quel travail ! »

Une vie marquée par la prison

Dans son CV, Daniel n’a pas mentionné son passage en prison. Il veut tourner la page, pour de bon : « La seule chose difficile aujourd’hui est de parler du crime que j’ai commis, mais est-ce qu’on a vraiment besoin de savoir ? » Pour lui, la réponse est non. Il a fait dix ans de thérapie sur ses quinze années de détention et continue d’être suivi, encore aujourd’hui. Malgré son désir de discrétion, son passé de criminel le poursuit constamment. Il est fiché à la Sécurité sociale, à la Caisse d’allocations familiales, et porte le poids de ce casier judiciaire sur ses épaules.

Aujourd’hui inscrit à une école de naturopathie (médecine non conventionnelle s’appuyant sur une meilleure hygiène de vie), Daniel s’apprête à ouvrir son propre cabinet, dans le sud de la France. « C’est en lien direct avec mon problème de santé. Je le fais pour moi avant tout », explique-t-il. En attendant, il a fini de purger sa peine, en placement à l’hôtel : « Comment se reconstruire dans une chambre d’hôtel ? Je cuis tout au micro-ondes. Pour un naturopathe, c’est le comble ! » Mais pour Daniel, c’était toujours mieux que la semi-liberté. Avant la liberté, la vraie, depuis le 7 janvier.

Rozenn Le Carboulec
Notes

[1] Son prénom a été modifié, à sa demande.

[2] Selon la statistique mensuelle de la population écrouée eu détenue en France, publiée par la direction de l’administration pénitentiaire. Situation au 1er décembre 2012.

[3] Ces onze centres de semi-liberté n’accueillent que des détenus condamnés à la semi-liberté et ne sont pas situés dans les prisons. Ce sont des bâtiments sécurisés, mais où les conditions de détention sont souvent moins dures (plus d’espace, plus de liberté de mouvement dans l’établissement). Les quartiers de semi-liberté sont aménagés à l’intérieur même des prisons, et n’accueillent que des détenus en semi-liberté.

[4] Chiffres du comité d’organisation de la conférence de consensus sur les prisons, et publiés par Le Monde le 19 décembre dernier.

[5] Selon le rapport de la Cour des comptes, Le service public pénitentiaire : Prévenir la récidive, gérer la vie carcérale, rapport rendu public le mardi 20 juillet 2010. A lire ici.

[6] Le placement extérieur est une mesure d’aménagement de la peine permettant au condamné de se trouver régulièrement en dehors de l’établissement pénitentiaire, soit pour être employé à des travaux contrôlés par l’administration, soit pour suivre un enseignement ou un traitement médical, soit pour travailler. A la différence de la semi-liberté, le placement extérieur peut s’accompagner d’un hébergement en dehors de l’établissement pénitentiaire, par exemple auprès d’une association.
http://www.bastamag.net/article2859.html

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Re: Les prisons: questions.

Message  niouze le Ven 25 Jan - 12:28

Le juteux marché du bracelet électronique confié à Thales
Camille Polloni | Journaliste Rue89



Le géant français de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité récupère un marché de 50 millions d’euros pour les quatre ans à venir.

Le bracelet électronique, autorisé en France depuis 1997, a de belles années devant lui. Devenu la première alternative à la prison, il concerne aujourd’hui plus de 10 000 personnes (il y a 67 000 détenus) et devrait prendre de plus en plus de place dans les aménagements de peine.

Le nombre de condamnés équipés d’un bracelet a été multiplié par quatre depuis 2007. Marotte du ministère de la Justice, le « placement sous surveillance électronique » (PSE, le terme officiel) constitue aussi un secteur économique porteur. Et le groupe Thales vient d’y mettre durablement le pied, dans une décision passée totalement inaperçue.
Le bracelet en chiffres

9 497 placements sous surveillance électronique en aménagement de peine,
607 dans le cadre d’une surveillance électronique de fin de peine (Sefip),
les personnes sous surveillance électronique représentent 17% de l’ensemble des condamnés sous écrou,
47 personnes sous surveillance mobile (libération conditionnelle, mesure de sûreté),
209 personnes assignées à résidence sous surveillance électronique (alternative à la détention provisoire).

Source : ministère de la Justice, chiffres du 1er août 2012.

Tous les quatre ans, une entreprise ou un groupement d’entreprises sont désignées pour louer les bracelets et logiciels à l’administration pénitentiaire, s’occuper de la maintenance, de la télésurveillance et de la formation des personnels.

Pour la période 2013-2017, c’est donc Thales, le géant français de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité, qui vient de reprendre le marché.

L’entreprise a remporté en décembre, face à quatre concurrents, l’appel d’offre lancé en mars. Même s’il s’agit d’un marché public, de nombreux aspects du contrat sont couverts par le secret-défense et le secret industriel. Rue89 a pu consulter les rares éléments mis à disposition du public au siège de l’administration pénitentiaire.

Pour mettre en place le bracelet électronique, Thales prend la tête d’un groupement composé de :

Thales services, sa filiale spécialisée dans l’informatique ;

Thales communication et sécurité ;

G4S, une entreprise britannique de sécurité, rendue célèbre par l’épisode malheureux des JO de Londres où elle s’est révélée incapable d’honorer son contrat. Pour le bracelet électronique français, G4S se charge des solutions logicielles ;

Telem, filiale du groupe Onet (propreté, services et sécurité) depuis 1996.

50 millions d’euros sur quatre ans

Le groupement conduit par Thales succède à Datacet, prestataire du bracelet électronique depuis 2009. La PME basée à Antony (Hauts-de-Seine), bénéficiait d’un marché de 60 millions d’euros sur quatre ans. Le bracelet électronique représentait 30% de son chiffre d’affaires.

Datacet aussi faisait appel aux logiciels de G4S. Les boîtiers étaient fabriqués en Pologne, dans une ville industrielle voisine de Gdansk, avant d’être fournis à l’administration pénitentiaire française.

Avant 2009, c’était une entreprise israélienne, Elmo-Tech, qui proposait ses outils. Les marchés étaient alors négociés au niveau de chaque région. Trop cher, trop disparate, a estimé la Cour des comptes : mieux vaut un seul marché national.

D’après les prévisions du ministère de la Justice, 13 500 personnes pourraient être placées sous surveillance électronique en 2015. Thales reprend donc un marché en pleine expansion, avec de fortes perspectives d’amélioration technique.

Un employé de l’administration pénitentiaire du pôle régional de surveillance d’Haubourdin (Nord), installe un bracelet électronique à la cheville d’un détenu, le 16 juin 2008 (Denis Charlet/AFP)

Le contrat 2009-2013 coûte moins cher que le précédent : 50 millions d’euros sur quatre ans. L’attribution du marché dépendait à 70% de critères techniques, et à 30% du critère de prix. Et Thales a déjà fait ses preuves en matière de solutions de surveillance.

L’entreprise semble se repositionner sur les marchés de la justice : elle a déjà obtenu en 2010 l’énorme chantier des écoutes judiciaires. Sollicité, Thales n’a pas souhaité commenter pour l’instant l’attribution du marché du bracelet électronique. Elle devrait communiquer sur le sujet quand elle recevra le feu vert du ministère de la Justice.

Le déploiement du nouveau bracelet électronique doit commencer au deuxième semestre 2013, d’abord dans une région pilote, pour tester « d’éventuelles fragilités », explique-t-on à l’Administration pénitentiaire, puis dans tout le pays.

Le contrat prévoit aussi que Thales prenne en charge le dispositif de protection antirapprochement (Depar), pour les conjoints violents. Mais selon nos informations, ce projet a été abandonné entretemps par le ministère de la Justice.
Le bracelet, solution miracle ?

Le bracelet électronique semble plus efficace que la prison en terme de récidive. D’après l’étude des démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, seuls 23% des placés sont à nouveau condamnés à de la prison ferme dans les cinq ans après la fin de leur peine. Contre 63% des ex-détenus.

Il est aussi moins cher. Une journée en prison coûte entre 60 et 80 euros par détenu ; le bracelet électronique, entre 12 et 14 euros.

Pour autant, est-il vraiment la solution miracle ? En raison de dysfonctionnements techniques ou de difficultés pour le condamné à le supporter, il peut dans certains cas être vu comme « pire que la prison ». Il est arrivé que des bracelets sonnent en permanence, montrant que cette solution est encore en rodage.

En 2010, répondant à une question du sénateur UMP Christian Vanneste, le ministère de la Justice soulignait « qu’aucune étude n’a pour l’instant été réalisée sur les impacts psychiques du placement sous surveillance électronique sur les personnes » :

« En 2010 (du 1er janvier au 13 octobre 2010), douze actes auto-agressifs concernant des personnes sous main de justice placées sous surveillance électronique ont été recensés par la direction de l’administration pénitentiaire. Ils ont été suivis d’une hospitalisation. »

Interrogée par Le Monde, une secrétaire nationale de la CGT pénitentiaire dénonçait quant à elle « le poids des lobbies de l’industrie du contrôle et de la punition » dans la politique carcérale française.
http://www.rue89.com/2013/01/24/le-juteux-marche-du-bracelet-electronique-confie-thales-238914

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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Ven 8 Fév - 19:23

Une détenue obtient des prud'hommes l'application du droit du travail en prison
8 commentaires
Un détenu qui travaille en prison doit avoir les mêmes avantages qu'un salarié "normal", estiment les prud'hommes. Une femme qui travaillait en prison vient de décrocher toutes les indemnités légales liées à la rupture d'un contrat de travail. Les prud'hommes font, pour la première fois, entrer le droit du travail derrière les barreaux.
>>>
http://www.franceinfo.fr/justice/un-detenu-qui-travaille-en-prison-doit-avoir-les-memes-droits-qu-un-salarie-886503-2013-02-08

bel effort.
voir les commentaires ...
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Ven 3 Mai - 12:24

Le taux de suicide dans les prisons françaises deux fois supérieur à la moyenne des prisons européennes
http://www.liberation.fr/societe/2013/05/03/le-taux-de-suicide-dans-les-prisons-francaises-deux-fois-superieur-a-la-moyenne-des-prisons-europeen_900628
Le taux de suicide dans les prisons françaises est deux fois supérieur à la moyenne constatée dans les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, selon un rapport publié vendredi à Strasbourg par l’organisation paneuropéenne.

Il y a eu en France 95 suicides de détenus en 2010, année de référence du rapport sur ce point, soit un taux de 15,5 suicides pour 10.000 détenus, contre une moyenne de 6,7 pour l’ensemble des pays membres.

La grande majorité des pays voisins de la France ont des taux moins élevés, comme l’Allemagne (8,1), l’Italie (8,0) ou encore la Suisse (9,7), constate-t-on dans cette compilation annuelle de données sur les prisons européennes.

Parmi les quelques pays ayant des taux plus élevés que la France figurent les Pays-Bas (17) et la Belgique (16,7).

Aucun suicide recensé dans plusieurs petits pays

Certains pays comme l’Espagne, la Pologne, l’Ukraine, la Roumanie ou la Bulgarie ont eux des taux déclarés sensiblement inférieurs à la moyenne, et plusieurs petits pays n’ont recensé aucun suicide.

Mais les comparaisons doivent être nuancées, préviennent les auteurs du rapport, soulignant que les différents pays n’employaient pas forcément les mêmes méthodes pour établir les données transmises.

Selon le rapport, la France fait par ailleurs partie de la vingtaine de pays (sur 47 membres du Conseil de l’Europe) comptant plus de détenus que de places disponibles dans les prisons, avec 113,4 prisonniers pour 100 places, selon des données datant cette fois de 2011.
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Mar 11 Juin - 16:17

Prison de Seysses : des détenues accusent les gardiennes de mauvais traitements
Des détenues de la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse, ont fait parvenir deux courriers d’alerte à l’extérieur de la prison. Elles y racontent les brimades et les mauvais traitements subis. Du côté des gardiennes, on nie bien que le climat dans la prison soit tendu.
>>>
http://carredinfo.fr/prison-de-seysses-des-detenues-alertent-sur-les-mauvais-traitements-27224/
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Mar 18 Juin - 9:55

Prisons : presque 68.000 détenus au 1er juin, nouveau record
L'Administration pénitentiaire a publié lundi ses chiffres mensuels concernant la population carcérale. Avec 67.977 détenus dans les prisons françaises au 1er juin, la France bat un nouveau record historique, alors que le premier syndicat pénitentiaire, l'Ufap-Unsa, appelle à une grève ce mardi.
>>>
http://www.franceinfo.fr/societe/prisons-presque-68-000-detenus-au-1er-juin-nouveau-record-1029475-2013-06-17
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Mar 3 Sep - 10:28

Appel à assouplir la détention des mères en prison
La détention des mères avec leurs enfants n’est qu’un palliatif visant à concilier l’inconciliable : la présence d’un enfant auprès de sa mère et le caractère insupportable de la prison
>>>
http://www.liberation.fr/societe/2013/09/03/appel-a-assouplir-la-detention-des-meres-en-prison_929018
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Jeu 12 Déc - 10:43

L’Etat condamné pour «faute» après le suicide d'un détenu
«Dans un jugement du 29 octobre 2013, le Tribunal administratif de Lille a condamné l’Etat à verser 14 000 euros à la famille de Jean, décédé en prison à l’âge de 28 ans», a indiqué l’Observatoire international des prisons (OIP) dans un communiqué diffusé mercredi. Dans ce jugement, consulté par l’AFP, le tribunal administratif a estimé que le suicide de ce détenu était la «conséquence directe» d’une «négligence fautive» de l’administration pénitentiaire.
L’Etat a été condamné à verser 7 000 euros à la mère du défunt, 3 500 euros à son frère et 3 500 euros à sa soeur. La direction interrégionale des services pénitentiaires de Lille n’était pas joignable dans l’immédiat.
>>>
http://www.liberation.fr/societe/2013/12/11/l-etat-condamne-pour-faute-apres-le-suicide-d-un-detenu_965826?xtor=rss-450
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Jeu 13 Fév - 8:57

Il existe dans les prisons de la République, nombre de détenu(e) porteurs de pathologies graves et/ou invalidantes et pour lesquels il est mensonger de dire que l'accès aux soins est équivalent à celui de la population. Pour la majorité, ils/elles sont mal ou pas soignés, ce qui fait craindre pour leurs vies.
Nous ne pouvons les regarder se dégrader sans intervenir. La prison ne devrait être qu'un lieu de privation de liberté, elle se transforme en mouroir dans leurs cas.
On ne peut tolérer cet état de faits, on ne peut accepter la torture.
Signons cette pétition pour EUX et pour nous FAIRE ENTENDRE !!! La Prison Tue !!!
>>>
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N45964
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Re: Les prisons: questions.

Message  niouze le Jeu 10 Juil - 11:15

focus sur le personnage
Le tribunal le condamnera à deux ans de prison,pour jet d'engin incendiaire  une décision pour laquelle Damien Camelio ne fera pas appel. «Je ne suis ni innocent, ni victime, ni coupable» lancera-t-il pour conclure son numéro.
«Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.» Il cible l’Etat qui encourage le vol organisé de la «mafia des exploiteurs» et notamment Mittal ce «terroriste de classe mondiale». «J’attaque des symboles et vus répondez de façon violente en ordonnant mon incarcération. Je ne suis pas innocent, au propre comme au figuré. Ni coupable tant que vous ne reconnaîtrez pas la culpabilité des vrais oppresseurs terroristes. je ne suis pas non plus une victime. Je suis juste un militant anarchiste entré en résistance.»

source la depeche du bourgeois


13/06/2014
Salut à vous compagnon-e-s
Merci beaucoup pour le courrier et la diffusion. Bon, la prison a conservé votre lettre 3 semaines avant de la remettre. A vrai dire, je suis persuadé qu’ils ne me l’auraient jamais remise si je n’avais pas usé d’un stratagème : X m’a dit au parloir que vous m’aviez écrit, étant donné que j’ai une entière confiance en X ainsi qu’en la CNT-AIT, je savais que cette lettre était retenue (je devrais dire volée car il est complètement illégal de retenir du courrier après condamnation) par l’administration pénitentiaire. J’en ai donc parlé par téléphone avec X, me sachant écouté et la lettre m’est miraculeusement parvenue le lendemain matin, Enfin ce qu’il en reste, car comme tout mon courrier elle a subit une épuration sans que ça soit notifié ( ce qui est encore une fois et totalement illégal ).
Bon, si je commence à faire la liste de mes droits bafoués ici je n’en finirais plus, rapidement, voici quelques exemples:
- Une grande partie de mon courrier disparaît, parfois on me nargue en me montrant les lettres à la porte de la cellule sans me les remettre.
- L’accès à l’information m’est refusé (mise à part les chaînes nationales, si on peut qualifier ça d’information…).
- Je suis sous surveillance constante : l’interphone de ma cellule qui est censé servir à appeler en cas d’urgence est allumé 24 h sur 24.
- J’ai droit à des fouilles systématiques (rarement déclarées comme telles)
- J’ai subit une répression que l’on peut qualifier de torture blanche, à son apogée j’ai eu droit à 6 jours de privation de sommeil.
- La dernière chose dont je me suis rendu compte hier, j’étais étonné de ne plus recevoir d’aide financière depuis mon transfert. En fait la prison renvoie les mandats et rejette les virements.
Bon ceci est actuellement le plus gros problème : le détournement de l’argent des compas au profit de la prison est bien plus qu’ un vol, ce détournement s’inscrit dans une véritable stratégie de déstabilisation : associé à la disparition systématique d’une partie de mon courrier, la direction vient ensuite me voir pour me tenir un discours du style : « tu vois tu reçois plus rien, ils t’ont tous abandonné dehors… »
Mes soutiens étant internationaux, il m’est difficile de savoir ce qui disparaît et il est impossible à mes compas de savoir que lettres et argent ne me sont pas remis. Je voudrais rendre ceci public afin d’exprimer collectivement ma gratitude envers ceux et celles à qui je n’ai pu le faire, faute de n’avoir pas reçu leurs lettres / mandats.
Afin d’éviter le détournement de cet argent au profit de la prison (peut être bien de la direction car il faut bien que l’argent soit crédité quelque part…). Je souhaite que soit créé un compte bancaire dans le cadre d’un comité de soutien. Ce compte devra être géré par X qui est la seule personne à avoir un permis de visite et d’après les articles D422 et R57-7-33 du code de procédure pénale, l’argent que X m’envoie ne peut être refusé. De plus X à mon entière confiance. Cependant, je souhaite que des organismes reconnus tel que la CNT-AIT s’inscrivent dans cette démarche afin d’éviter toute méprise. Nous avons vu des cas de détournement avec de l’argent destiné aux compas (los 5 de barcelona), c’est pourquoi dans un souci de confiance je voudrais que la CNT appuie X dans cette démarche… A sa demande nous occultons ces quelques lignes de la lettre (CNT-AIT perpignan)…
Ami-e-s et compagnon-e-s CNTistes, je sais que vous n’êtes pas d’accord avec ce genre de mode opératoire, cependant je sais que vous êtes conscients de ce que nous organes de lutte clandestine subissons comme répression et à quel type de violence nous avons à faire face. Les petits cons du GAL (créé par l’Espagne afin de faire assassiner les Etarras) m’ont déjà tiré dessus avec une arme à feu. Avec le processus de paix relatif à ETA, la répression sanglante qu’ils subissaient est peu à peu en train de se diriger contre nous Anarchistes.
Nous sommes bien entendu pacifistes, la militarisation que nous avons initié a été une nécessite auto défensive face à des ennemis qui eux sont déjà largement armés et qui de plus profitent d’une considération bienveillante de la part des États ( dans le cas de l’État espagnol rien n’est plus à démontrer )… L’État français, lui, qui cultive une image de façade plus libérale est en fin de compte tout aussi répressif et pour le moins collaborationniste. J’ai lu attentivement tout ce que vous m’avez fait parvenir (enfin la partie qui m’a été remise)…
Je vais bien entendu écrire au comité de soutien à Enguerrand et je souhaiterais avoir son adresse exacte.
Je voudrais que vous me fassiez parvenir les adresses des 3 anarchistes de Vigo arrêtés peu avant moi ainsi que celle de Jorge Mario Gonzalès au Mexique…
Voilà, je voudrais aussi qu’un compa Cénétiste vienne me voir au parloir afin que je puisse m’exprimer.
Un énorme MERCI à vous tous, un FUERTE ABRAZO, je vous envoie toute ma force militante, tout mon amour et toutes mes espérances libertaires.
Damien
Ps :
Merci d’écrire -Prisonnier Anarchiste- sur mon adresse, l’affirmation du caractère politique d’une incarcération, c’est la reconnaissance d’une lutte.
PS2 :
Vous pouvez rendre public tout ce qui vous semble utile dans ma correspondance.
Note de la CNT-AIT de Perpignan : nous avons publié l’intégralité de la lettre reçue par notre syndicat hormis une partie à la demande de Damien et deux courts paragraphes que nous n’avons pas jugé utile de rendre public. Lettre reçue le 20 Juin2014 à Perpignan.



C'est en solidarité avec notre compagnon Damien Camélio, que nous avons décidé de rendre publique les mauvais traitements qu'il subit au Centre Pénitenciaire de Mont de Marsan.
Voici un extrait de sa dernière lettre :

« Les ailes probatoires sont réputés pour être les pires. Tout le monde veut se barrer de ces ailes, les gars préfèrent même l'isolement. Tous les morts ou presque, sont mort dans nos ailes. Un gamin de 19ans est mort ici il y a peu, c'est le 5ème en 2 mois. J'ai vu un mec s'arracher les veines parce-qu'il n'a pas supporté le traitement qu'il a subit (la même chose que j'ai subit moi). Il y a un autre mec qui s'est coupé le doigt avec un couteau, il a fini de se l'arracher avec les dents pour l'envoyer au procureur pour qu'il bouge d'ici (…) La torture j'y ai eu droit il y a peu et de la torture en recherche d'informations (6 jours de torture blanche avec privatisation de sommeil, flash de lumière et alarme en cellule). »
Afin d'être isolé, Damien est seul prisonnier politique au milieu de droits communs. Toutes demandes de travail, de sport, d'étude, de régime ouvert lui sont refusées. Des pressions sont faites à ceux qui se rapprochent de lui. Un de ses compagnons s'est ainsi vu refuser au dernier moment une permission. Le père de celui-ci ayant fait 700km pour voir son fils, a eu pour seule réponse : « Permission annulée, votre fils choisira mieux ses amis la prochaine fois »

Pour soutenir Damien vous pouvez faire connaître son cas et lui écrire:
Damien Camélio, numéro 5057,
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan
BP 90629, 40000 MONT DE MARSAN CEDEX.

En solidarité avec tous les prisonniers politiques que le "Pays des Droits de l'homme" tente de faire taire !
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=650707675015212&set=a.637822762970370.1073741827.637821409637172&type=1&theater

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Re: Les prisons: questions.

Message  gazwal le Lun 1 Sep - 8:39

A l'heure ou les USA se rendent compte de l'inefficacité des prisons de haute sécurité, la France lance un second projet de "prison pour les détenus dits dangereux". Plus aucune loi n'entre dans ces lieux. Les abus de multiplient. La première est un échec, mais la France s'acharne naïvement.
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Jeu 13 Nov - 9:01

La justice européenne se penche sur la perpétuité réelle en France
La Cour européenne des droits de l’Homme doit se prononcer jeudi sur la peine la plus lourde du code pénal français, la réclusion à perpétuité incompressible.
«Ce sont des peines radicales, qui sont en quelque sorte des substituts à la peine de mort»
>>>
http://www.liberation.fr/societe/2014/11/13/la-justice-europeenne-se-penche-sur-la-perpetuite-reelle-en-france_1141942?xtor=rss-450
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Re: Les prisons: questions.

Message  ivo le Mer 26 Nov - 10:02

Cellules individuelles : la France ne respecte pas sa propre loi
Il s'agit sans doute d'un record en la matière. Un texte de loi qui existe depuis 140 ans et qui depuis 140 ans n'est pas appliqué. De la pure et simple indifférence aux moratoires successifs, la France a réussi à ne jamais respecter le principe de l'encellulement individuel, qu'elle a pourtant elle-même gravé dans le marbre de la loi... en 1875.
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/cellules-individuelles-la-france-ne-respecte-pas-sa-propre-loi-607811
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