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No Futur - l'espace au 21° siecle

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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  spike le Ven 23 Avr - 16:58

Mais il faudrait déjà commencer par oublier le "big bang".

Pourquoi??
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  Goeland60 le Ven 23 Avr - 17:35

Parce que je pense que c'est une vision complètement fausse de l'espace et du temps.

Notre "science" fait partie du "contrôle des esprits", à mon avis. Mais c'est personnel.

Je pense qu'un jour il sera évident que notre connaissance de l'espace-temps est basée sur des croyances aussi absurdes que celles de la bible, par exemple.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Jeu 3 Juin - 9:48

Enfermés un an et demi pour simuler un voyage vers Mars
France Info - 06:43
Six hommes vont être enfermés ce matin. Enfermés pendant 520 jours, la durée d’un voyage vers la planète Mars. L’idée de l’expérience, c’est de déterminer les effets psychologiques d’un confinement d’une telle durée.


Le Français Romain Charles devant l'un des modules de confinement. Il va passer 520 jours enfermés avec cinq autres compagnons
©️ REUTERS/Sergei Karpukhin

Ils serons six et livrés à eux-mêmes. Un Italien, un Français, trois Russes et un Chinois. Six hommes qui vont se partager 180 m2 pendant un an et demi. Une "navette" installée aux abords de Moscou pour une expérience scientifique hors normes.

Cette "mission" est organisée par l’Institut des problèmes médicaux-biologiques (IBMP) et l’agence spatiale européenne. Il s’agit de simuler un aller-retour entre la Terre et Mars. 250 jours de voyage aller, presque autant pour le retour et 30 jours sur la planète rouge.

Les six hommes seront donc enfermés et les communications avec le monde extérieur se feront essentiellement par email. Les temps de transmission se rallongeront d’ailleurs au fur et à mesure du voyage. Ils pourront atteindre 40 minutes.

Question occupation, la journée sera divisée en trois périodes de huit heures. Du sommeil, du travail et des loisirs. Pas questions de passer son temps à se mitonner de bons petits plats. Comme pour une vrai mission, la nourriture sera rationnée.

Les sources de stress ne vont pas manquer. Pas d’air frais, de la lumière artificielle, la séparation avec des êtres chers. "La famille, la petite copine et les amis" souligne le Français Romain Charles. Sans oublier les relations entre les six cobayes volontaires.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  spike le Jeu 3 Juin - 13:56

Bof, JMR ça fait 25 ans qu'il est enfermé dans une cellule de 10 m2...
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  Lib le Jeu 30 Sep - 10:44

Des astronomes découvrent une exoplanète potentiellement habitable

Ni trop chaude ni trop froide : les astronomes pensent que Gliese 581g, une exoplanète en orbite autour d'une naine rouge nommée Gliese 581 qu'ils viennent de détecter hors de notre système solaire, pourrait bénéficier d'une température favorable à l'apparition de la vie, indiquent mercredi une équipe de chercheurs de l'université de Santa Cruz, en Californie, et de l'Institut Carnegie de Washington. Une exoplanète est une planète orbitant autour d'une autre étoile que le Soleil.

Les astronomes ont fait cette découverte grâce à des mesures indirectes du télescope Keck, situé à Hawaï, qui scrute Gliese 581 depuis onze ans et a déjà repéré plusieurs planètes autour de cette étoile. "Nous avions déjà des planètes des deux côtés, trop chaud et trop froid, de la zone habitable. A présent, nous en avons une au milieu, juste au bon endroit", s'est réjouit Steven Vogt, professeur d'astronomie et d'astrophysique de l'université de Santa Cruz. "Le fait que nous ayons pu détecter cette planète si rapidement et si près de nous laisse penser que les planètes de ce type doivent être très communes", ajoute-t-il dans un communiqué.

Gliese 581g est située à 20 années-lumière [une année-lumière équivaut à 9 460 milliards de km] de la Terre, dans la constellation de la Balance, selon l'article à paraître dans l'Astrophysical Journal. "Il y a à présent presque cinq cents planètes extrasolaires connues. Si notre voisinage stellaire est représentatif de l'ensemble de la galaxie, alors la Voie lactée pourrait fourmiller de planètes potentiellement habitables", écrivent les collègues de Vogt.

Cette exoplanète a une masse de 3,1 à 4,3 fois celle de la Terre, et son rayon serait de 1,2 à 1,5 fois celui de notre planète, précise Paul Butler, du département de magnétisme terrestre à la Carnegie Institution à Washington, l'un des coauteurs de cette recherche. Sa période orbitale est d'environ trente-sept jours et la température moyenne qui y règne oscillerait entre – 31 °C et – 12 °C. Le fait qu'elle présente toujours la même face à son étoile, comme Mercure, implique toutefois qu'elle pourrait avoir une face très chaude, et l'autre glaciale. Une mince bande de territoire favorable à la vie pourrait toutefois exister à la jonction entre ces deux hémisphères, supposent les astronomes.

Pour les astronomes, une exoplanète est "potentiellement habitable" quand elle permet l'existence de la vie. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les humains y vivraient agréablement. L'"habitabilité" dépend de nombreux facteurs dont, parmi les plus importants, la présence d'eau à l'état liquide et d'une atmosphère, expliquent ces scientifiques.

Les astronomes ont aussi trouvé une deuxième exoplanète tournant autour de Gliese 581 mais hors de la zone habitable, portant à six le total des exoplanètes détectées autour de cette étoile. Il s'agit de l'un des systèmes extrasolaires comptant le plus de planètes trouvées à ce jour. Le 24 août, des astronomes de l'observatoire européen austral, au Chili, avaient annoncé la découverte d'un système d'au moins cinq planètes – peut-être sept – en orbite autour d'une étoile semblable au Soleil. Jusqu'à présent, les astrophysiciens n'ont pas encore trouvé de planète vraiment sœur de la Terre parmi les quatre cent vingt-deux exoplanètes repérées depuis 1995. La dernière découverte est le résultat de onze ans d'observation à l'aide les télescopes de l'observatoire Keck à Hawaï.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/30/des-astronomes-decouvrent-une-exoplanete-potentiellement-habitable_1417980_3244.html#xtor=RSS-3208


Dernière édition par Lib le Jeu 30 Sep - 10:53, édité 1 fois

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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  Lib le Jeu 30 Sep - 10:52

UTAH - Mets un casque et fais semblant d’être sur Mars (”Wired”)




Il faudra encore un peu de temps pour envoyer l’homme sur Mars… or la Mars Society n’a pas envie d’attendre, explique le magazine Wired. Pour mieux préparer les futurs voyages de l’humanité, ses membres s’entraînent déjà à coloniser la planète rouge. Persuadés d’“ouvrir de nouvelles voies”, ils ont passé de lourds déguisements d’astronaute avec casques en plastique et sacs à dos moulés et se promènent dans le désert de l’Utah qui, selon eux, “ressemble beaucoup topographiquement à la planète Mars”.

“Oui, il y a une dimension enfantine”, admet une des participantes à l’expérience, dont les camarades mangent des aliments déshydratés et s’habillent en costume de Star Trek. “Mais nous tenons aussi compte des aspects scientifiques”, comme l’isolement et la nécessité de rationner l’eau, de planifier les sorties à l’avance, etc…

Une autre station telle que celle de l’Utah a été installée dans le Grand Nord canadien, une troisième est en projet en Islande.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/09/30/utah-mets-un-casque-et-fais-semblant-detre-sur-mars-wired/#xtor=RSS-3208

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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Jeu 4 Nov - 10:42

Dernier lancement de la navette Discovery avant sa mise à la retraite
France Info - 05:58

Six astronautes à bord pour une mission de 11 jours vers la Station spatiale internationale : la navette américaine Discovery est fin prête pour son dernier lancement prévu peu avant 21h ce soir. Un lancement qui est à ce jour l’avant-dernier vol d’un orbiteur avant l’envoi au musée des trois navettes américaines.
L’heure de la retraite a sonné pour Discovery, qui réalise le dernier vol de sa carrière - l’astronaute Jean-François Clervoy a volé en 1999 à bord de Discovery, la navette ’’la plus fiable’’


La navette Discovery sur le pas de tir de Cap Canaveral
© REUTERS / Bill Ingalls - NASA

La mise à feu est prévue ce soir. Ce sera le quatrième et dernier lancement de l’année pour une navette, et le dernier de sa carrière pour Discovery, le plus ancien des trois orbiteurs de la flotte américaine. Après 26 années de bons et loyaux services et 39 vols à son actif, Discovery sera envoyée au musée.

L’équipage de six astronautes américains doit livrer le module de fret multifonctionnel Loenardo. Attaché à l’ISS, il offrira aux locataires de la station spatiale un volume supplémentaire de stockage et de la place supplémentaire pour mener des expériences scientifiques.

Discovery acheminera également le premier robot humanoïde à voler dans l’espace. Robonaut 2, R2 pour les intimes, deviendra le premier occupant permanent de l’avant-poste orbital, où il aidera les astronautes dans leurs tâches quotidiennes.
Fruit d’une collaboration entre la Nasa et General Motors, ce robot de 150 kg pour un mètre de haut ne sera pas opérationnel avant plusieurs mois. A terme, il pourra épauler les astronautes pour des réparations lors de sorties orbitales.
R2 sera également le premier robot humanoïde de l’espace à tweeter sur @AstroRobonaut.



Abandon de l’ISS ?

Un autre lancement de navette vers l’ISS est programmé pour la fin février. Ce vol d’Endeavour reste officiellement le dernier du programme, avant que les trois orbiteurs de la flotte américaine ne soient mis au rencart.

Ensuite, seule la Russie disposera de lanceurs capables d’emmener des hommes dans l’espace : au grand dam de Washington, Moscou aura donc les "clés" de l’ISS.
L’autre problème est que les capsules russes ne peuvent embarquer que trois cosmonautes, contre sept astronautes pour les navettes. La relève de l’équipage de l’ISS nécessitera deux fois plus de vols, et en cas d’urgence, l’envoi de secours pourrait s’avérer problématique.

Pour toutes ces raisons, mais surtout pour des questions de fortes restrictions budgétaires, la station spatiale internationale pourrait bien être condamnée, avant même d’avoir été totalement assemblée.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Sam 6 Nov - 16:10

La sonde Epoxi a frôlé la comète Hartley-2
SERGE BRUNIER - 15:42
Mission réussie pour la sonde Deep Impact/Epoxi, qui, après avoir survolé la comète Tempel 1 en 2005, a réédité cet exploit, cette fois en passant à côté de la comète Hartley-2.

C’est un remarquable succès pour l’équipe du Goddard Space Flight Center, un laboratoire de la Nasa, qui a conçu la sonde Deep Impact, laquelle, après une première visite de la comète Tempel 1 en juillet 2005, s’est offert le luxe d’une seconde mission, baptisée Epoxi, visant la rencontre... d’une seconde comète, Hartley 2 !
Ce 4 novembre 2010, en effet, Deep Impact/Epoxi – c’est le nouveau nom de la sonde... - est passée à seulement 700 km de distance de la comète Hartley 2, transmettant vers la Terre des images d’une beauté à couper le souffle. C’est bien sûr la première fois qu’ingénieurs et scientifiques réussissent un tel exploit. Non seulement la sonde Deep Impact/Epoxi fonctionne toujours parfaitement, près de six ans après son départ de la Terre, mais en plus les « cartographes » et « pilotes » de la Nasa ont réussi à faire croiser leur sonde, pas prévue du tout pour cela à l’origine, avec un nouvel astre.

Deep Impact/Epoxi est donc passée à 700 km de la comète, qui mesure environ 2 km de longueur et présente un étrange aspect de cacahuète, avec deux masses principales reliées par une zone plus étroite.
Les images transmises révèlent aussi – ce que les astronomes amateurs constatent depuis plusieurs semaines – l’intense activité de la comète, approchée par la sonde alors qu’elle navigue près du Soleil. Chauffée par notre étoile, la comète éjecte de grandes quantités de gaz et de poussières, des évents étant visibles un peu partout sur les images de Deep Impact/Epoxi... Mais la plus grande surprise vient à l’évidence de la structure de la comète Hartley-2, qui présente, encore une fois, deux zones très différentes. Si les deux « pôles » de la comète apparaissent accidentés, montrant quelques cratères d’impact et surtout des reliefs, ressemblant à de gros blocs posés à sa surface, le « col » étroit qui relie ces deux pôles apparaît étonnamment lisse, uniforme. Les planétologues vont probablement très vite émettre des hypothèses sur cette morphologie très particulière de la comète Hartley-2... Résulte t-elle de la fusion passée entre deux comètes ? Après ce second succès, ce triomphe, même, les ingénieurs et scientifiques américains vont-ils lancer leur courageuse sonde à la rencontre d’une troisième comète ? Parions ici que non : ses réserves en hydrazine, le gaz propulsif qui permet à la sonde de corriger sa trajectoire dans le système solaire, apparaissent trop faibles
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Dim 14 Nov - 10:06

Pluton et Eris au coude à coude
Serge Brunier - Hier, 14:47
Il existe dans les régions externes des milliers, peut-être des millions, de petites planètes de glace. Les plus grandes d’entre elles, Pluton et Eris, sont scrutées attentivement par les astronomes...


Depuis quelques années, Pluton a été détrônée de son titre de planète, et notre système solaire ne compte plus officiellement que huit planètes, Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Pluton a donc rejoint les limbes des astéroïdes, et autres « planètes naines » qui par millions tournoient dans l’espace... Lorsqu’en 2003 fut découvert Eris, un astéroïde de glace extraordinairement lointain - il navigue entre 5,5 et 14,5 milliards de km du Soleil... - les astronomes orientèrent vers le nouveau venu les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer et découvrirent que Eris était plus grand que Pluton, soit 2600 à 3000 km, contre seulement 2350 km pour Pluton...

Mais, le 6 novembre dernier, deux équipes d’astronomes, amateurs et professionnels, ont observé l’éclipse d’une étoile de la constellation de la Baleine par Eris, dans le but de mesurer précisément, via la durée de l’éclipse, le diamètre de l’astre. Cette éclipse, ou plutôt occultation, comme disent les astronomes, était visible depuis le Chili, où elle a été suivie par une équipe belge travaillant à l’observatoire européen de La Silla, et, 740 km plus au nord, par l’équipe d’Alain Maury, un astronome indépendant, travaillant dans son propre observatoire, Space, (San Pedro de Atacama Celestial Explorations Observatory) au pied de la cordillère des Andes.

C’est Bruno Sicardy, astronome de l’observatoire de Paris, qui étudie actuellement les données enregistrées aux observatoires de La Silla et de San Pedro de Atacama. D’après les mesures – l’éclipse a duré 27 secondes et 76 secondes respectivement – le diamètre de Eris a été très surestimé par les mesures des télescopes spatiaux. Eris mesurerait moins de 2400 km de diamètre et serait donc plus petit que Pluton !

Au centre de la vidéo enregistrée par Alain Maury depuis San Pedro de Atacama, l’étoile de la Baleine s’éteint brusquement, lors du passage de Eris devant elle.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Mar 16 Nov - 18:28

Le vrai visage de Mars
Par Cyril Hofstein

(Lionel Bret/Ciel et Espace Photos/Épreuves d'artiste)
Les dernières découvertes montrent que la planète rouge n'a pas toujours été aride: elle a sans doute été recouverte d'eau et a peut-être même abrité la vie.

Parmi les planètes de notre système solaire, Mars est probablement celle qui a le plus fasciné les hommes des XIXe et XXe siècles. Petits hommes verts, robots destructeurs, créatures étranges, les réalisateurs d'Hollywood et les auteurs de science-fiction, de La Guerre des mondes, de H. G. Wells, à Mars Attacks!, de Tim Burton, ont souvent imaginé ses habitants en hordes dévastatrices partant à l'assaut de la vie sur Terre. Aujourd'hui, le regard porté sur la quatrième planète du système solaire a profondément changé. Autrefois hostile, Mars est plutôt considérée maintenant comme une possible terre d'accueil, prête à être colonisée par l'homme. Une sorte de deuxième Terre. Car de tous les astres que nous connaissons, c'est en effet celui qui, sur le plan géologique du moins, présente l'environnement le moins éloigné de celui de notre planète.

Au point que Barack Obama a annoncé le projet d'envoyer des astronautes en orbite autour de la planète rouge vers 2035. «Au début de la prochaine décennie, des vols d'essai testeront les dispositifs nécessaires, et vers 2025 nous espérons que de nouveaux vaisseaux spatiaux pourront nous permettre d'envoyer des missions habitées au-delà de la Lune, dans l'espace intersidéral, a déclaré le président américain. Vers le milieu des années2030, je pense que nous pourrons envoyer des hommes en orbite autour de Mars et les faire revenir sains et saufs sur Terre.» Un voyage d'une distance théorique pouvant varier de 54 à 400 millions de kilomètres, en raison de la forte ellipticité de l'orbite martienne...

Vers des vols habités en orbite autour de Mars


4,6 milliards d'années. Pendant les premières dizaines de millions d'années de son existence, Mars subit un intense bombardement météoritique. Sa surface est un magma fondu, puis solidifié en une croûte qui se constelle de cratères. (Lionel Bret/Ciel et Espace Photos/Épreuves d'artiste)

En attendant qu'un être humain pose le pied un jour sur la planète rouge, les nouvelles techniques d'exploration spatiale et les découvertes qu'elles permettent ne cessent de bouleverser nos connaissances. L'Agence spatiale européenne (ESA) vient ainsi de révéler que des conditions favorables à l'émergence de la vie, grâce à la présence d'eau liquide, auraient pu exister sur toute la surface de Mars, voilà plus de 4 milliards d'années. La sonde de l'ESA,Mars Express, et celle de la Nasa,Mars Reconnaissance Orbiter, ont découvert des argiles hydratées, ou phyllosilicates, soit «une claire indication que l'eau y a coulé et qu'un océan y a existé», selon l'ESA. Une révolution.

«L'océan martien a sans doute été global, au nord comme au sud, explique Jean-Pierre Bibring, astrophysicien de l'Institut d'astrophysique spatiale (CNRS et université de Paris). Mais ce n'est qu'un début. Le visage de Mars est en train de changer. Car cette planète conserve la mémoire d'une époque dont la Terre a perdu le souvenir. Mars et la Terre étaient sans doute beaucoup plus proches dans le passé qu'elles ne le sont aujourd'hui. Grâce au spectromètre Omega à bord de la sonde Mars Express, nous avons à nouveau découvert la présence de phyllosilicates, dans les hauts plateaux de l'hémisphère Sud de Mars comme dans les plaines du Nord, parmi les plus vieilles roches connues. Une nouvelle preuve que, il y a 4 milliards d'années, l'atmosphère martienne était probablement suffisamment dense pour que de l'eau existe en surface, comme c'était le cas sur Terre à la même époque.» Le temps suffisant pour donner naissance à des formes de vie ?

«Il est très difficile de répondre avec certitude à cette question, reconnaît Jean-Pierre Bibring. En tout cas, si la vie a existé sur Mars, c'est à cette époque qu'elle a eu le plus de chance d'apparaître. Pendant cette ère géologique bien particulière que l'on peut appeler le phyllosien, caractérisée par la formation de phyllosilicates.» Un temps particulièrement court. Car il y a 3,5 milliards d'années, Mars avait déjà perdu son atmosphère et l'eau n'était plus stable à l'état liquide en surface. D'énormes torrents ont alors pu couler, mais sans que l'eau reste assez longtemps pour continuer à alimenter un océan. En quelques millions d'années seulement Mars serait donc devenue progressivement «inhabitable».... Comment expliquer un tel phénomène?

«C'est sans doute la petite taille de Mars (la planète rouge est environ dix fois moins massive que la Terre, ndlr) qui a conduit à ce résultat, explique l'astrophysicien. Son bouclier magnétique a disparu sous l'action conjuguée d'éruptions volcaniques intenses, de secousses internes de son noyau et de l'épuisement de ses réserves radioactives. La pression atmosphérique a alors rapidement chuté, les gaz à effet de serre ont disparu et l'eau n'a pas pu se maintenir en surface. Elle s'est évaporée très vite. Il y a bien des vallées sur Mars, des traces d'écoulements, mais beaucoup n'ont pas d'embouchure, l'eau n'a jamais atteint aucun lac ni aucune mer. Aujourd'hui Mars est sèche.»


Aujourd'hui : la couleur rouge de Mars s'est affirmée. Ce sont de faibles quantités d'eau oxygénée dans son atmosphère qui ont provoqué, au cours de milliards d'années, une oxydation du sol sur seulement quelques dizaines de microns d'épaisseur. (Lionel Bret/Ciel et Espace Photos/Épreuves d'artiste)


La planète a perdu la presque totalité de son activité géologique interne. De l'abondance d'eau liquide sur sa surface, il ne reste plus que des traces et, peut-être, de l'eau gelée dans son sol et ses calottes polaires. Même si elle contient des traces d'oxygène, son atmosphère, en majorité composée de dioxyde de carbone (95 %), d'azote (3 %) et d'argon (1,6 %), est irrespirable. Son exploration intensive a sans doute permis d'obtenir une bonne compréhension de son histoire géologique et de découvrir cette étonnante «fenêtre» pendant laquelle des créatures ont pu vivre dans un environnement liquide. Mais tout, sans doute, reste à découvrir.

«Pour aller plus loin, s'enthousiasme Jean-Pierre Bibring, il faudrait absolument réussir à poser un robot d'exploration là où des phyllosilicates ont été repérés. C'est là que nous trouverons peut-être un témoignage sur l'origine de la vie. Jusqu'à présent, la Nasa s'est surtout appuyée sur des données morphologiques pour choisir le site d'atterrissage de ses sondes. Mais les plaines et les vallées se sont révélées décevantes. Pour le futur robot de la Nasa, Mars Science Laboratory, qui sera lancé en 2011, il faudra faire confiance à la minéralogie.» Les phyllosilicates livreront-ils leurs secrets? Tiendront-ils leurs promesses?

Des traces potentielles de vie sur Mars
Par Tristan Vey
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/08/03/01030-20100803ARTFIG00390-des-traces-potentielles-de-vie-sur-mars.php

Photosen couleurs prise le lendemain de l'atterissage de la sonde Viking à la surface de Mars. (crédits NASA/JPL)
Un vaste système de failles martiennes rappelle étrangement les formations géologiques terriennes caractéristiques des premiers organismes vivants. Pour les scientifiques, c'est un nouvel indice de l'existence passée d'une vie sur Mars.

Les formations géologiques de Tumbiana ou de Pilbara, en Australie, sont les vestiges d'une intense activité cellulaire. Ces roches carbonées appelées stromatolites (tapis de pierre en grec) sont en effet «fabriquées» par de petits micro-organismes qui provoquent la précipitation du bicarbonate contenu dans l'eau. Elles sont la preuve que la vie sur Terre est vieille d'au moins 2,7 milliards d'années (l'origine organique de stromatolites vieux de 3,5 milliards d'années n'a pas encore été définitivement confirmée). Or des chercheurs américains et brésiliens viennent de découvrir à la surface de Mars des failles géologiques présentant de troublantes similitudes avec les formations géologiques australiennes.

En 2008, les scientifiques avaient déjà remarqué que cette zone, appelée Fosses de Nili et vieille de plus de 4 milliards d'années, contenait des substances carbonées (similaires à celles dont nous sommes en partie constitués). Il était encore un peu tôt pour relier ces observations lointaines à l'existence d'une quelconque forme de vie martienne. Mais cela donnait à réfléchir.

Un sosie martien des stromatolites terrestres

Pour pousser un peu plus loin leurs investigations, les chercheurs ont utilisé un instrument embarqué à bord du Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA (une sonde actuellement en orbite autour de Mars) qui permet d'analyser le sol avec un rayon infrarouge. Ils ont ensuite utilisé la même technique sur Terre dans la formation de Pilbara. Les signatures caractéristiques qu'ils ont mesurées sont si proches l'une de l'autre que les chercheurs ont la ferme conviction de tenir un sosie martien des stromatolites terrestres. Et donc une preuve potentielle que la vie sur Mars existe ou a existé.

Pour en avoir le cœur net, il faudrait se rendre sur place. Les auteurs de l'article publié dans Earth and Planetary Science Letters, en font justement un enjeu prioritaire. La mission américaine Mars Science Laboratory, qui doit partir étudier en 2011 l'habitabilité de la planète rouge, n'a finalement pas retenu ce lieu d'atterrissage pour son robot. Trop accidenté et donc beaucoup trop risqué. Mais la recherche de vie martienne n'était pas l'objectif premier de la NASA. La mission ExoMars de l'agence spatiale européenne, qui doit être lancée en 2016, a elle pour vocation de découvrir si une vie biologique s'est un jour développée à la surface de l'astre. Et le site des Fosses de Nili est encore en bonne place sur la liste des lieux d'atterrissage potentiels.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Ven 19 Nov - 11:55

La matière noire dénichée par Hubble
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/11/la-matiere-noire-denichee-par-hubble.html

Cette magnifique image est une composition. Au départ, il s'agit d'une image du Hubble Space Telescope de l'amas de galaxies Abell 1689. Un amas de plus de 1000 galaxies, où l'on trouve des millions de milliards d'étoiles. Il est situé à 2,2 milliards d'années lumière de nous dans la direction de la constellation de la Vierge. (cliquer sur l'image pour agrandir).

Puis, en examinant avec attention les images déformées des galaxies situées derrière cet amas - donc plus loin de nous, entre 7 et 12 milliards d'années lumière - des astrophysiciens ont calculé la masse totale et sa répartition de cet amas dont la partie centrale fait environ un million d'années lumière de diamètre (voir image ci dessous). Ces images déformées sont les formes très oblongues, voire en arc-de-cercle dont le centre serait le centre de l'image, donc de l'amas.

Le mot important est "totale". Car, à la masse visible de l'amas - celle des étoiles qui brillent ou des nuages de gaz interstellaires et intergalactiques - s'ajoute une matière invisible, dite noire dont l'existence est suspectée depuis les années 1930.
Depuis, les astrophysiciens et les physiciens qui étudient les particules dans les
accélérateurs, n'ont toujours pas
découvert sa nature physique. En revanche, son existence a été confirmée à chaque observation de ce type. Car, pour expliquer la déformation de la lumière de 42 galaxies d'arrière-plan en raison de l'effet gravitationnel de la masse d'Abell 1689 sur leurs trajectoires, il faut faire appel à une matière supplémentaire à celle visible. Une matière beaucoup plus abondante... et dont la répartition spatiale peut se dériver des déformations subies par les images des galaxies d'arrière-plan. C'est cette matière noire et sa répartition qui est figurée par le halo bleuté sur l'image, un halo d'autant plus dense que la matière noire l'est.

L'image a été prise il y a déjà longtemps, en 2002, avec une pose de 13 heures, par le Hubble space telescope. Mais l'étude (de Dan Coe, Narciso Benıtez, Tom Broadhurst et Leonidas A. Moustakas) vient seulement d'être publiée par The Astrophysical Journal ( ici l'article en pdf). L'intérêt de cette nouvelle étude de la matière noire est qu'elle semble montrer que la structuration en amas de galaxies s'est opérée très tôt dans l'histoire de l'Univers.

un graphique tiré d'un article écrit pour Libération ( ici en pdf)expliquant le phénomène de "lentille gravitationnelle", qui permet aux astrophysiciens de détecter des galaxies très lointaines en concentrant leur lumière en direction du télescope. Il a également été utilisé par une équipe internationale qui a mis à profit le télescope Herschel de l'Agence spatiale européenne. Récemment, cette équipe a publié un article dans Science montrant la première observation de ce type pour la longueur d'onde sub-millimétrique. Elle a permis d'étudier cinq galaxies situées à plus de 10 milliards d'années lumière. Cette étude a mobilisé des télescopes terrestres, le radio-télescope de l'IRAM sur le plateau de Bure. Lire ici le communiqué du Cnrs sur cette découverte.

Sur les relations entre matière visible et matière noire, un astrophysicien du Cnrs, Benoit Famaey (Observatoire de Strasbourg) avait participé à un article marquant en octobre 2009. Selon les auteurs de l'article paru dans Nature, la matière noire suit la matière visible dans sa répartition spatiale. "Nous avons découvert une étroite corrélation entre la densité de matière visible et la taille du halo de matière noire. Ces deux quantités sont liées de manière à ce que la force gravitationnelle engendrée par la matière visible soit toujours la même au rayon caractéristique du halo de matière noire ", expliquait Benoit Famaey à l'époque. Ce rayon est la limite jusqu'où la densité de matière noire ne décroît que lentement, ce qui définit la taille de la galaxie en terme de matière noire. En termes plus simples, cela veut dire que la matière noire est distribuée de manière inverse à la matière visible : plus à la périphérie de la galaxie et moins au centre, alors que la matière visible est très concentrée au centre de la galaxie puis de moins en moins dense. Le communiqué du Cnrs continuait par : «Ceci est extrêmement surprenant car il s'applique à des galaxies ayant des morphologies et des histoires différentes. La répartition des matières noire et visible ne dépend pas de l'histoire individuelle de chaque galaxie.» Il existe une explication alternative et encore plus surprenante : on change la loi de la gravitation... Lire une interview de Benoit Famaeys sur le site de La Recherche.

Sylvestre Huet
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Ven 19 Nov - 12:11

Découverte de la première exoplanète d'une autre galaxie
http://www.maxisciences.com/exoplan%E8te/decouverte-de-la-premiere-exoplanete-d-039-une-autre-galaxie_art10521.html

Des astronomes européens viennent de découvrir la première exoplanète originaire d’une autre galaxie. HIP 13044 b est une fois et demie plus grande que la plus grosse planète de notre système solaire, Jupiter.

Observée avec un télescope de l'Observatoire européen austral, au Chili, à environ 2.400 mètres d'altitude, HIP 13044 b est une exoplanète en orbite autour d’une étoile en fin de vie. Cette étoile (HIP 13044, sans le "b" donc) se trouve à 2.200 années-lumières de la Terre. Située dans la constellation australe du Fourneau, l’étoile appartenait à une galaxie naine. Cette galaxie a été dévorée par la Voie Lactée il y a six à neuf milliards d’années.
La proximité entre l’exoplanète et l’étoile rend la surface de la planète très chaude. A titre de comparaison, au point le plus proche de sa révolution, elle frôle l’étoile à un dixième de la distance séparant la Terre du Soleil. Par ailleurs, son orbite, est de 16,2 jours seulement.

L’intérêt de cette découverte réside dans la découverte d’un système planétaire “dans un courant d’origine extragalactique”, souligne Rainer Clement, co-auteur de cette découverte. L’astronome allemand poursuit : “Les grandes distances nous séparant des autres galaxies font que nous n'avions pas jusqu'alors d'observations confirmées d'exoplanète extra-galactique, mais la fusion cosmique entre la Voie Lactée et cette autre galaxie naine a mis une telle planète à portée de nos instruments”.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Dim 21 Nov - 11:29

Pionier, le nouvel instrument du télescope géant européen
SERGE BRUNIER - HIER, 13:58

Pionier, un instrument optique développé à Grenoble, va être mis en service sur le télescope géant européen VLTI. Objectif : photographier la surface des étoiles avec une précision sans précédent.
Le Very Large Telescope (VLT) européen est actuellement la plus puissante machine à faire de l’astronomie en service sur cette planète. Réalisé par l’ESO (European South Observatory), ce réseau de télescopes est installé au sommet du Cerro Paranal, à 2550 m d’altitude, dans le désert d’Atacama, au Chili. Là-haut, sur une plate forme de deux hectares, se déploient quatre télescopes de 8,2 m de diamètre, plus quatre « petits » télescopes de 1,8 m de diamètre. Les quatre grands télescopes sont équipés chacun de trois instruments focaux, c’est à dire d’instruments destinés à recueillir, enregistrer et analyser la lumière en provenance des planètes, étoiles, nébuleuses, galaxies observées par les astronomes... Ce sont donc en tout douze possibilités d’observation différentes qui sont offertes aux scientifiques pour mener à bien leur programme de recherche, une diversité techno scientifique unique au monde ! Mais ce n’est pas tout... Devant les quatre télescopes géants se déploient donc quatre petits télescopes, mobiles, appelés télescopes auxiliaires, qui constituent, avec les quatre grands télescopes, le VLTI, c’est à dire l’interféromètre VLT... Cet interféromètre mélange la lumière en provenance de plusieurs télescopes, pour réaliser un télescope virtuel d’une taille correspondant à la distance séparant les télescopes : 40, 60, 100, 200 mètres... Le VLTI a déjà, par exemple, permis aux astronomes de reconstituer des images de la surface des étoiles, un exploit hors de portée d’un télescope classique. Jusqu’à aujourd’hui, seuls trois télescopes pouvaient être intégrés dans le réseau VLTI, l’extraordinaire complexité optique du système interdisant d’aller plus loin... Mais depuis quelques semaines, un nouvel instrument, appelé Pionier, a été installé au sommet du Cerro Paranal, permettant de mettre en phase quatre télescopes ce qui multipliera les capacités d’observation et de reconstruction d’images du VLTI... Pionier a été développé à Grenoble par l’Université Joseph Fournier, le Laboratoire d’Astrophysique de Grenoble, le CNRS et le CEA. Actuellement, l’équipe de Jean-Baptiste Le Bouquin Gérard Zins, Jean-Philippe Berger et Pierre Labeye teste le nouvel instrument au Chili dans l’espoir d’enregistrer ses premières images d’étoiles au début de 2011.

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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Dim 28 Nov - 10:10

Le soleil est en panne !
SERGE BRUNIER - HIER, 12:50


Le Soleil vu par le satellite Soho. - Photo ESA/Nasa

Pas de panique : notre étoile ne va pas s’éteindre ou exploser demain matin, cependant, son cycle naturel de onze ans est actuellement perturbé, et les astronomes se demandent bien pourquoi...
Depuis quelques années, même si nous ne nous en rendons pas vraiment compte lorsque nous nous dorons sur les plages en été, le Soleil est « en panne ». Notre étoile connaît en principe un cycle de onze ans, marqué par un minimum et un maximum d’activité magnétique. Le Soleil, en effet, en plus d’être un formidable réacteur thermonucléaire, est aussi une gigantesque dynamo. Le glissement les unes sur les autres de ses différentes couches de gaz brûlant provoque un puissant champ magnétique, lequel... varie donc selon ce fameux cycle de onze ans. Au menu lors du maximum d’activité : une surface marquée de taches sombres et froides, d’éruptions violentes, de bouffées de plasma qui viennent perturber la Terre... Or, les astronomes attendaient, après un minima intervenu en 2007, une lente remontée de l’activité solaire en 2008. Rien ne s’est passé, ni en 2009. Cette année, si des taches apparaissent de loin en loin sur notre étoile, elles ne marquent en rien un retour à la normale... Personne ne sait pourquoi le Soleil connaît une telle baisse de régime, la seule chose qui est sûre, c’est que, en quatre siècles d’observation assidue du Soleil, deux « pannes » plus ou moins importantes ont eu lieu, le minimum de Maunder, entre 1645 et 1715 et le minimum de Dalton, entre 1790 et 1830. A chaque fois, la Terre a connu un coup de froid, le minimum de Maunder correspondant au « petit âge glaciaire » qui a si durement touché l’Europe... Que va t-il se passer maintenant ? Le Soleil plonge t’il dans une longue période de faible activité ? Nous l’ignorons. Cette baisse de régime va t-elle influencer le réchauffement climatique ? Oui et non. Oui, car si, depuis quelques années, ce réchauffement marque légèrement le pas, c’est justement du à l’activité du Soleil en berne. Non, car le « refroidissement » induis par le Soleil est faible par rapport au réchauffement qui se poursuit inéluctablement et se renforcera si le Soleil reprend une activité normale... Dans les années à venir, deux missions spatiales vont tenter de percer le secret de la dynamo solaire, côté européen, se sera Solar Orbiter, côté américain, Solar Probe Plus.

Notre partenaire, le magazine Science et Vie, consacre dans son numéro 1119 de décembre 2010 un grand dossier de 19 pages au « Soleil en panne ».

2012 approche ^^
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Dim 28 Nov - 19:25

Le business des planètes
FRANCE INFO - 06:41
Le système solaire a-t-il un propriétaire ? La question peut sembler saugrenue, mais elle a pourtant ses fondements : une Espagnole s’est récemment déclarée propriétaire du soleil, et il est désormais possible d’acheter des parcelles de planètes sur internet. Mars et Vénus vont-elles devenir des cadeaux en vogue ?


Pourra-t-on bientôt trouver une planète au pied du sapin ? © FOTOLIA

Il y a une journée dans la vie de ce notaire espagnol qu’il n’oubliera certainement pas. Une femme lui rend visite pour rédiger un acte de propriété. Jusque-là, rien que de très banal. Tout bascule quand sa cliente explicite la raison de sa visite : elle se décrit comme la propriétaire du soleil. Angeles Duran affirme en effet que puisque "il n’existe pas un seul propriétaire qui soit connu depuis 5 milliards d’années," elle peut donc revendiquer la propriété de l’astre. C’est le quotidien régional espagnol La Voz de Galicia qui relate cette histoire hors du commun.

Surpris voire circonspect, le notaire consulte ses pairs, avant de rédiger l’acte notarié : il existe bien une convention internationale concernant la propriété des planètes (datée de 1967), mais celle-ci concerne les pays, et non les particuliers. Pour autant, Angeles Duran n’est pas assurée de véritablement posséder l’astre : son acquisition doit maintenant être inscrite au cadastre espagnol, qui n’a pas compétence sur le système solaire.

Propriétaire de la Lune
Cette "dame soleil" n’est pas la première à avoir eu une idée de ce genre : en mars 2010, Richard Garriott, un anglo-américain fils d’astronaute, avait revendiqué la propriété de la Lune. Après avoir acquis un appareil d’exploration lunaire utilisé par l’Union soviétique en 1973, il avait argumenté que la possession de cet appareil pourrait lui donner des droits sur la Lune. Droits qui n’ont à ce jour pas été reconnus, mais l’histoire montre combien le ciel continue de faire rêver.

Ainsi, des sites internet comme Moonestates proposent désormais à des particuliers d’acquérir un fragment de Mars, de la Lune, ou encore de Vénus, à partir de 20 euros. Un certificat vous est ensuite remis, (à offrir, pourquoi pas), et une carte vous montre où est votre morceau de corps céleste.

Aux Etats-Unis, un groupement d’experts, le space settlement, milite pour une privatisation des corps célestes.



Néanmoins, aucune institution n’a à ce jour statué sur la possibilité pour les quidams d’acquérir un éclat du ciel. De quoi continuer à garder la tête dans les étoiles.

faut vraiment tous les crever !!!!
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Ven 3 Déc - 19:25

La Nasa découvre une nouvelle forme de vie
http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/la-nasa-decouvre-une-nouvelle-forme-de-vie-03-12-2010-1270434_47.php
"Une équipe de l'agence spatiale américaine a découvert une forme de vie nouvelle, qui utilise l'arsenic jusque dans son ADN.

La rumeur courait depuis mercredi sur la Toile, mais la Nasa a attendu jeudi pour confirmer une découverte extraordinaire. L'agence spatiale américaine a identifié au fond d'un lac californien une nouvelle forme de vie, dont l'ADN contient de l'arsenic. Cette bactérie, baptisée GFAJ-1, va même plus loin puisqu'elle se nourrit avec ce que l'on considérait comme un poison pour tous les organismes.

"Ce qui est nouveau ici, c'est que l'arsenic est utilisé comme bloc de construction pour un organisme", souligne le professeur Ariel Anbar, de l'institut d'astrobiologie de la Nasa. Jusqu'à présent, la science considérait que les éléments de base de l'ADN classique étaient nécessaires au développement de la vie : le carbone, l'hydrogène, l'azote, l'oxygène, le phosphore et le soufre. Ces éléments qui forment la chaîne CHNOPS ne sont donc pas une loi universelle. L'hypothèse du remplacement du phosphore par l'arsenic avait déjà été formulée il y a quelques années, mais n'avait pas encore été confirmée par une découverte.

De nouvelles perspectives

Néanmoins convaincue de la véracité de cette théorie, Felisa Wolfe-Simon, chercheuse en astrobiologie à l'USGS, l'institut de géophysique américain, a décidé de se concentrer sur le lac Mono, en Californie. Avec des taux élevés de sel et d'arsenic, il était un terrain idéal, sur lequel elle a prélevé des sédiments.

L'annonce de la Nasa ouvre de nouvelles perspectives à la fois pour les biologistes et pour les exobiologistes, qui cherchent des formes de vie extraterrestre. En effet, de nombreux champs de recherche ont été écartés en raison de leur forte concentration en arsenic, sur Terre et dans l'espace. Ils pourront désormais faire l'objet de recherches plus poussées afin peut-être de découvrir plus d'organismes s'étant adaptés à ce milieu auparavant jugé hostile. Financés par la Nasa, les travaux doivent être publiés dans la revue Science.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Ven 24 Déc - 11:41

Le solstice d'hiver se marie à une éclipse totale de Lune
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/espace/20101220.OBS5031/le-solstice-d-hiver-se-marie-a-une-eclipse-totale-de-lune.html
Mardi 21 décembre au petit matin, avant le lever du Soleil, le début d’une éclipse totale de Lune sera visible depuis la France métropolitaine.

Cette année, hasard du calendrier, le solstice d’hiver coïncide avec une éclipse totale de Lune. Cela permettra aux observateurs d’avoir une Lune bien haute dans le ciel. Pour qu’il y ait une éclipse, il faut que la Lune, la Terre et le Soleil soit alignés (ou presque). La pleine Lune passe alors dans le cône de pénombre puis d’ombre de la Terre.

C’est ce qui va se passer la nuit prochaine –la plus longue de l’année. Vers 6h30 en France (5h30 TU) la Lune va entrer dans la pénombre projetée par la Terre puis, une heure plus tard, elle va pénétrer dans le cône d’ombre. L’astre sera totalement éclipsé entre 8h40 et 9h53, l’éclipse atteignant son maximum à 9h16 (8h16 TU). Le Soleil se levant à 8h42 heure de Paris, seul le début de la phase totale de l’éclipse sera visible depuis la France métropolitaine. Le spectacle profitera ensuite aux habitants de l’Amérique du Nord et du Centre, tandis que l’Ouest de l’Asie verra la fin du phénomène. A 11h04 TU l’éclipse sera terminée, la Lune ressortira de la pénombre.

Pas de danger pour les yeux, contrairement à une éclipse de Soleil. Lorsqu’elle est complètement dans l’ombre de la Terre, la Lune est seulement éclairée par les rayons du Soleil déviés par l’atmosphère terrestre. La couleur de l’astre, du rouge orangé au brun, dépend donc en partie des conditions météorologiques et atmosphériques sur Terre.

Après cette éclipse de Lune pour bien finir l’année, un autre événement nous attend début 2011 : le 4 janvier une éclipse partielle de Soleil sera visible depuis la France, avec une occultation du disque solaire allant jusqu’à 65%. Cette fois-ci il sera indispensable de se protéger les yeux avec des lunettes filtrantes spéciales.

C.D.
Sciences et Avenir.fr
20/12/10


Les différentes phases d'une éclipse de Lune photographiées toutes les 20 minutes environ à Toronto, au Canada, le 20 février 2008.(Adrian Wyld/AP/SIPA)
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Ven 24 Déc - 17:14

Avec Voyager-1, va-t-on savoir ce qu’il y a au bout du monde ?
FRANCE INFO - 16:32
L’univers a-t-il des limites ? Existe-t-il un autre monde que le nôtre ?
Ces questions resteront sans doute à tout jamais sans réponse. Pourtant, les scientifiques ne se lassent pas d’explorer l’univers. Une nouvelle limite vient d’être franchie avec le programme des sondes Voyager, dont l’une a atteint les frontières du système solaire...

La sonde Voyager-1 qui vient d'atteindre les limites du système solaire
© REUTERS

Près de 35 ans après son lancement (1977), la sonde spatiale Voyager-1 est arrivée à la limite du système solaire. Elle devrait quitter notre monde d’ici quatre ans pour entrer dans ce que l’on appelle le milieu interstellaire.

Lancée, à l’origine, pour étudier les planètes géantes Jupiter et Saturne, cela fait 30 ans qu’elle enregistre des données scientifiques et des photos, et les transmet sur Terre aux scientifiques.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Lun 3 Jan - 13:20

Une éclipse partielle de Soleil à observer demain matin
http://www.maxisciences.com/%E9clipse-solaire/une-eclipse-partielle-de-soleil-a-observer-demain-matin_art11546.html

La première éclipse solaire de l’année aura lieu demain matin. Elle sera visible en France, mais ne sera que partielle. Attention aux yeux !

Quinze jours seulement après l’éclipse lunaire, le ciel nous offre un nouveau spectacle à ne manquer sous aucun prétexte. Une éclipse partielle de Soleil sera visible depuis l’Hexagone, en espérant qu’elle ne soit pas éclipsée par les nuages !
Plus de la moitié voire les deux tiers du disque solaire seront masqués par la Lune aux alentours de 9h (heure de Paris). Un alignement Soleil-Lune-Terre qui sera imparfait et nous permettra donc d’observer un croissant de Soleil très brillant, plutôt qu’une couronne lumineuse autour de l’astre que l'on observe durant les éclipses totales (la dernière s'est produite en 1999). Le phénomène devrait s’achever entre 10h15 et 10h35 pour les observateurs français, selon les régions.

Prudence si vous souhaitez assister à ce spectacle. Il est très dangereux de regarder le Soleil à l’oeil nu. L’observateur risque ainsi de graves lésions, rappelle la Direction générale de la santé (DGS). Il faudra se protéger grâce à des lunettes "complètement opaques à la lumière normale" (voir notre article).
Les photographes devront se munir de filtres pour immortaliser l’événement. Ce phénomène ne se reproduira pas avant mars 2015.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  Lib le Lun 3 Jan - 19:00

Arffff! Quel dommage, avec un plafond à moins de 600mètres et de la neige à volo, c'est pas pour moi l'éclipse. Sad

_________________
"Quiconque a un jour bloqué une rocade assez longtemps pour entendre à nouveau le chant des oiseaux sait bien quelle sinistre vie s’interrompt avec le blocage de l’économie."
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Dim 23 Jan - 10:15

D’où viennent les satellites de Saturne ?
SERGE BRUNIER - HIER, 08:00
Leur composition est la même que celle des anneaux, ils sont des dizaines à tourner autour de la planète géante sous les yeux numériques de la sonde américaine Cassini, les satellites de Saturne intriguent les astronomes...
Dans notre chronique du 25 décembre, nous évoquions l’explication, par l’astronome américaine Robin Canup, de la formation des anneaux de Saturne. Ceux-ci, selon elle, sont aussi anciens que la planète, formée, avec le système solaire, voici 4,55 milliards d’années. A l’époque, la planète géante gazeuse aurait absorbé l’un de ses satellites, aussi gros que Titan. En tombant vers la planète, ce satellite aurait vu ses éléments légers - la glace d’eau, essentiellement – se vaporiser et se satelliser autour de Saturne. C’est cette glace qui formerait donc les fameux anneaux. La théorie de Robin Canup, publiée dans Nature, a convaincu la plupart des planétologues. Mais les observations menées par la sonde américaine Cassini dans le système de Saturne, depuis 2004, posent de nouvelles questions... En effet, les astronomes ont découvert, en tout, 62 satellites autour de la planète, dont certains, minuscules, circulent juste au bord, voire à l’intérieur des anneaux. Quelle est l’origine de ces corps ? Pourquoi sont-ils, comme les anneaux, constitués de glace ? Pourquoi, enfin et surtout, les gros satellites qui circulent autour de la planète géante sont eux aussi, formés en grande partie de glace ? Cette énigme, Sébastien Charnoz, Julien Salmon et Aurélien Crida l’ont probablement levée. Dans un article publié lui aussi dans la revue Nature, ces chercheurs expliquent que les mini satellites qui bordent, et souvent sculptent littéralement, les anneaux de Saturne, comme Janus, Epiméthée, Pandore, Prométhée, Atlas, Pan, Daphnis, sont des... enfants des anneaux ! C’est en bordure des anneaux que tout se joue : de petits blocs, des « flocons », disons, s’agrègent à d’autres blocs, pour former des « boules de neige » qui tournent, entrent en collision, s’agglomèrent, etc. Lorsque un tel agrégat est suffisamment, grand, il balaie de plus en plus de volume d’espace, et grossit de plus en plus, jusqu’à former un véritable « iceberg », de 100 mètres, puis 1 kilomètre, 10 kilomètres, 100 kilomètres... Arrivé à ce stade, le champ gravitationnel de ce nouveau satellite commence à influencer les anneaux ; en fait, il les « tient à distance ». Progressivement, par le jeu des interactions gravitationnelles, les nouveaux satellites s’éloignent de Saturne et gagnent une orbite stable. D’après Sébastien Charnoz, Julien Salmon et Aurélien Crida, ce processus peut expliquer la formation des petits satellites de Saturne, qui mesurent de 10 km à plus de 100 km. Certains chercheurs, comme Robin Canup, estiment même que ce modèle pourrait expliquer la formation de quasiment tous les grands satellites glacés de Saturne, tels Encelade, Mimas, Téthys qui mesurent des centaines de kilomètres de diamètre ! Ainsi, les anneaux de Saturne se sont formés à partir d’un satellite géant, et désormais, ce sont les anneaux qui créent eux-mêmes de petits satellites...


Anneaux et satellites de Saturne. - Photo Cassini/JPL/NASA

Du coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'22")

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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Sam 5 Fév - 17:54

De l’eau liquide sur Mars ?
SERGE BRUNIER - 15:17
Deux chercheurs américains pensent avoir trouvé de véritables mares sur Mars. Une découverte prise avec beaucoup de circonspection par les spécialistes et que seule la visite in situ par de futurs rovers martiens pourrait permettre de confirmer...

Mars, planète vivante ? - Photo Nasa.

Mars, l’eau, la vie... L’eau, la vie, Mars... La vie, Mars, l’eau... Régulièrement et depuis près de quatre siècles, l’association de ces trois mots enflamme l’imagination des chercheurs et du grand public qui les suit dans leur quête de connaissance. Le désir irrépressible, multi séculaire, de trouver de la vie sur la planète Mars n’a jamais cessé, jusqu’à leur point d’orgue, dans les années 1950, lorsque l’on voyait des vagues de soucoupes volantes balayer le monde au moment où la planète rouge s’approchait au plus près de la Terre... Vue de loin, à travers le prisme subjectif de leurs grandes lunettes, les astronomes voyaient Mars comme une réplique lointaine de la planète Terre : la planète rouge montrait deux calottes polaires, quatre saisons, des nuages, du brouillard, du givre et, avec un peu d’imagination, de l’eau, de la végétation... Las ! Les sondes spatiales, depuis les années 1970, nous montrent Mars telle qu’elle est, pas telle que nous la fantasmons : c’est un désert, sec, glacial, baigné dans une atmosphère raréfiée, incapable de filtrer les radiations mortelles du Soleil et de la Galaxie... Pourtant, malgré ce portrait peu engageant dressé par leurs robots, les hommes, eux, continuent à y chercher de la vie. C’est l’histoire que nous raconte Stefan Barensky dans le dernier numéro du magazine Science & Vie (N°1121, février 2011), dans un grand article passionnant et très documenté : "Mars, l’affaire de l’eau liquide rebondit". Deux chercheurs américains, Nilton Renno et Manish Mehta, pensent avoir trouvé, sur les images prises par les satellites en orbite martienne, des mares d’eau liquide... A priori, bien sûr, cela semble impossible : la température, sur Mars, approche rarement les zéro degré, elle oscille plutôt entre -30 °C et -100 °C... La théorie de Nilton Renno et Manish Mehta, c’est que ces petites mares sont... salées ! Ils ont calculé que, sur Mars, une saumure (mélange d’eau et de sels) peut demeurer liquide jusqu’à -75 °C environ. Nos chercheurs proposent donc que de futures missions martiennes aillent vérifier sur place si les zones qu’ils ont repérées sont bien des étendues salées liquides et, pourquoi pas, plonger dedans un bras robotique prudent pour y chercher des crevettes, des trilobites ou des Artemia salinas. Dans les mois qui viennent, aux USA comme en Europe, les "mares" de Nilton Renno et Manish Mehta vont être étudiées de près par les chercheurs, dont certains, de ce côté-ci de l’Atlantique, demeurent prudents, voire sceptiques.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Dim 6 Fév - 10:48

Un système à six planètes détecté
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/espace/20110201.OBS7320/un-systeme-a-six-planetes-detecte.html
Le télescope spatial Kepler a découvert un système stellaire composé d’une étoile semblable au soleil avec six planètes orbitant autour.

Comparaison de la taille des planètes du système stellaire Kepler-11, en bas, et des autres planètes découvertes par Kepler. NASA/Tim Pyle

La découverte d'un remarquable système extrasolaire constitué d'une étoile semblable au Soleil appelée Kepler-11 avec six planètes orbitant autour d’elle fait la une de la revue Nature cette semaine. Le document décrit les observations faites par la sonde Kepler qui pourraient fournir des indications utiles sur la formation des systèmes planétaires en général.

Peu d’étoiles possèdent un système composé de plus d'une planète, ce qui rend la découverte faite par Kepler particulièrement importante. Lancé en mars 2009, Kepler est un photomètre spatial développé par la NASA pour détecter des exoplanètes et autres petits corps orbitant autour des étoiles de notre galaxie.

Il est capable de mesurer l’infime baisse de luminosité d’une étoile qui se produit lors d’un transit planétaire, c’est-à-dire lorsqu’une planète passe devant elle. La taille de la planète peut être déduite de ces variations périodiques de luminosité tandis que la distance entre la planète et son étoile est calculée en mesurant le temps entre deux passages successifs.

Kepler est la première mission de la NASA capable de trouver des planètes de taille terrestre à proximité de la zone habitable, la région dans un système planétaire où l'eau liquide peut exister en surface.

Selon le papier publié, Kepler-11 possède cinq planètes intérieures avec des orbites relativement courtes, entre 10 et 47 jours, et une sixième planète plus éloignée. Deux des planètes se trouvent plus rapprochées que n'importe quelle autre paire connue de planètes hors du système solaire. Les cinq planètes intérieures sont parmi les plus petites planètes jamais observées et leur étude suggère qu’elles sont entourées d’une enveloppe gazeuse substantielle.

Kepler doit poursuivre la collecte de données sur ce système pour le reste de sa mission, il sera ainsi possible de faire des mesures plus précises des planètes et de leurs interactions.
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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  Lib le Mar 8 Fév - 23:06

Accord franco-américain pour surveiller les débris spatiaux



La coopération spatiale franco-américaine a franchi un cap avec la signature, mardi, d'un accord sur la surveillance des débris spatiaux, à l'occasion du premier déplacement à Washington d'Alain Juppé depuis sa prise de fonction comme ministre de la défense, en novembre.

La "déclaration de principes" signée par le ministre français et le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, prévoit le partage d'informations entre les deux pays pour surveiller la trajectoire des débris spatiaux et ainsi éviter les collisions orbitales. Ces débris proviennent de satellites ou de lanceurs spatiaux. Les fragments, même les plus petits, de l'ordre d'un centimètre, peuvent rester en orbite des centaines d'années et gravement endommager voire détruire un satellite en cas de collision.

Washington conclut très peu d'accords de ce type avec des partenaires dans le domaine spatial. A ce stade, en effet seule l'Australie en a signé un. "Nous concluons quelques accords avec des alliés essentiels avec lesquels nous voulons coopérer étroitement dans le domaine spatial", a confié un haut responsable américain de la défense. Un accord de ce type est en cours de négociation avec le Canada, a-t-il précisé.

Pour l'armée américaine, comme pour celles des pays les plus avancés sur le plan technologique, les satellites sont considérés comme une ressource stratégique : sans satellite, pas de communications, pas d'imagerie pour surveiller un pays à risque, pas de possibilité d'utiliser la localisation par GPS.

22 000 DÉBRIS SPATIAUX SOUS SURVEILLANCE

Mais le nombre de débris spatiaux n'a cessé de grimper depuis le lancement de Spoutnik, en 1957. Le Centre national d'études spatiales (CNES) estime à 200 000 le nombre d'objets en orbite dont la taille est comprise entre 1 et 10 centimètres, et 13 000 de plus de 10 centimètres. Le Pentagone, de son côté, surveille en permanence la trajectoire de 22 000 débris spatiaux.

Cet accord, en partageant les données sur les trajectoires des différents débris, permet de "minimiser" les risques de collision orbitale et "d'améliorer la sécurité" dans l'espace, a fait valoir le secrétaire américain à la défense au cours d'une conférence de presse commune avec Alain Juppé.

De fait, le document d'une page que l'AFP a consulté reste assez vague : il s'agit d'un "partenariat pour le profit mutuel de la sécurité nationale de nos deux pays et la préservation de l'accès et de l'utilisation de l'espace à des fins pacifiques", affirment les deux pays, qui envisagent de développer des systèmes de surveillance conjoints. Pour la France, principale puissance spatiale européenne, cet accord est le signe du "haut niveau de confiance" entre les deux pays, a estimé M. Juppé.

L'accord s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle stratégie de sécurité spatiale dévoilée par le Pentagone la semaine passée, qui prévoit le développement de coopérations internationales notamment pour dissuader d'éventuelles menaces contre les satellites américains et alliés.

UNE RÉPONSE COMMUNE AUX MENACES SUR LES ACTIVITÉS SPATIALES

La destruction par la Chine d'un vieux satellite à l'aide d'un missile antisatellite en janvier 2007 a marqué les esprits : outre le fait de lâcher dans l'espace des dizaines de milliers de débris supplémentaires, cet essai chinois a montré le risque d'une militarisation croissante de l'espace. Il a révélé aussi le besoin des alliés de se coordonner pour apporter une réponse commune à l'émergence des différentes menaces pour les activités spatiales.

Au cours de leurs discussions, qui ont duré près de quarante-cinq minutes, Alain Juppé et Robert Gates se sont également entretenus de la situation en Egypte, en Tunisie, du conflit en Afghanistan et de la réforme de l'OTAN.

http://www.lemonde.fr/international/article/2011/02/08/accord-franco-americain-pour-surveiller-les-debris-spatiaux_1477152_3210.html#xtor=RSS-3208

Avec star wars, G Lucas a fait de l'anticipation.


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Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Sam 12 Fév - 19:15

La Nasa en quête de fusées...
SERGE BRUNIER - 16:40


La fin des vols de navettes est programmée pour cette année 2011. - Nasa

Un an après la décision historique du Président des Etats-Unis de stopper le programme de retour sur la Lune, la Nasa n’a pas de programme bien défini et ne sait pas quel nouvelle fusée elle doit développer pour remplacer les navettes.
C’était il y a un an : Barack Obama décidait de stopper l’ambitieux programme spatial de son prédécesseur, George Bush. Le programme Constellation, qui visait un retour des Américains sur la Lune vers 2020, puis l’installation sur place d’une base spatiale, était trop cher pour l’Amérique de 2010... En lieu et place de la Lune, le Président Obama se projeta plus loin dans le futur, avec en point de mire les astéroïdes et Mars, aux horizons 2030-2040...

Du Coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'20")

En attendant, la Nasa poursuit l’exploitation de la station spatiale internationale (ISS), régulièrement visitée par le parc vieillissant de navettes spatiales, lesquelles sont désormais arrêtées progressivement. Il reste deux vols à réaliser, STS 133 et STS 134, respectivement en février et avril 2011, si des difficultés techniques ne retardent pas ces vols. Un dernier vol, STS 135, est même rêvé par la Floride, qui accueille le fameux port spatial "Cap Kennedy", ce qui permettrait à l’industrie spatiale américaine de préserver quelques milliers d’emplois quelques mois de plus... Mais la fragilité technique de la navette, le coût - pratiquement un milliard de dollars - d’un vol et à ce jour l’absence de feu vert de l’administration américaine font douter de la réalité de ce tout dernier vol...

Et après ? Après, les Etats-Unis, première nation spatiale, vont faire face à une situation absolument inédite : l’absence de fusées pour envoyer ses astronautes dans l’espace ! En effet, stoppée les navettes, il ne reste aux Américains que leurs gros lanceurs commerciaux, aptes à envoyer des satellites et des sondes, mais pas d’équipages... Ce sont donc les Russes qui achemineront désormais les astronautes américains vers l’ISS, à bord de leurs bons vieux vaisseaux Soyouz. Combien de temps ? Personne ne le sait, il faut à l’industrie américaine le temps de développer un nouveau vaisseau, qui sera probablement une copie modernisée, high tec, des capsules Apollo des années 1960/70.

Reste le plan de route du Président Obama, les astéroïdes et Mars. De telles destinations - auxquelles il faut ajouter la Lune, en fait, car certains lobbies spatiaux continuent à défendre cette destination contre les deux autres... - exigent un lanceur lourd, c’est à dire une puissante fusée équivalent à la légendaire Saturn V des années 1960/70 qui emporta les astronautes vers la Lune... Sans le puissant moteur de la Guerre Froide, sans le désir d’un peuple entier de battre et humilier les Soviétiques, il semble que le développement d’une telle fusée géante soit un défi presque insurmontable pour l’Amérique du XXI e siècle. En effet, la Nasa vient de publier un rapport d’étape, où elle détaille par le menu toutes les options techniques possibles - deux mille scénarios ont été envisagés ! - et où elle conclut qu’il lui est impossible, avec son actuel budget, de développer un tel lanceur lourd - capable de satelliser en orbite basse entre 100 et 200 tonnes - dans un délai raisonnable.

Au delà des difficultés techniques et financières de l’agence spatiale américaine, ce qui manque surtout à ses techniciens, ses ingénieurs et scientifiques, c’est une vision : sans destination claire, sans objectif affirmé, comment concevoir et développer un système de transport spatial ?
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