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No Futur - l'espace au 21° siecle

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No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Empty Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Lun 14 Fév - 12:31

Quand des astronautes posent (virtuellement) le pied sur Mars
FRANCE INFO - 11:21
Ils sont six astronautes russes, européens et chinois, enfermés depuis déjà huit mois dans une réplique de vaisseau spatial, cloué au sol à Moscou. Objectif : simuler un voyage vers la planète Mars. Et c’est précisément aujourd’hui le grand jour : ils vont "jouer" à se poser sur la planète rouge. Un amarsissage qui sera retransmis sur grand écran, pour les scientifiques et les journalistes.

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Cosmonaute_franec_info
Des membres de Mars500 testant leurs tenues de sortie, avant le démarrage de la mission en juin dernier © ESA-IBMP/Oleg Voloshin

L’opération entamée le 3 juin dernier à l’Institut des problèmes médicaux-biologiques, dans la banlieue de Moscou, atteint là son apogée. Les six astronautes de 26 à 38 ans ont déjà vécu l’arrivée en orbite autour de Mars le 2 février. Maintenant, ils s’apprêtent à y faire leurs premiers pas. Ils se sont d’ailleurs déjà séparés en deux groupes : l’un resté dans le module principal, l’autre dans le module d’atterrissage.

Après 240 jours de voyage aller, ils seront donc trois à poser le pied sur une vraie-fausse planète rouge : un Italo-Colombien, un Russe et un Chinois. Le seul Français de l’aventure Romain Charles reste dans le module principal. Mais dans un journal mis en ligne de leur expérience, c’est lui qui raconte les derniers préparatifs (en anglais).

Première sortie martienne donc ce matin, puis les 18 et 22 février. Des sorties en binôme pour aller "effectuer toutes les tâches comme si c’était une mission réelle", explique le chef du projet Mars500. Mais le but n’est pas de savoir cette fois s’il y a de l’eau ou de la vue sur Mars, mais si l’homme est capable d’endurer un tel voyage.

Premiers pas sur Mars (ou presque) Précisions de Ilana Moryoussef, à Moscou (1'04")

Si ce n’étaient la gravité ou les problèmes de radiation, les conditions sont donc strictement les mêmes que dans la mission spatiale que l’homme espère lancer d’ici 20 à 30 ans vers Mars : l’isolement, l’absence de lumière du jour ou d’air frais, la restriction des contacts humains. Les six cobayes ont des journées organisées en "trois huit" : un tiers pour le travail et les expériences scientifiques, un autre tiers pour les loisirs (le vaisseau comprend une salle de sport et un sauna) et un dernier pour roupiller. Et sur la fausse planète, les conditions sont drastiques : pas d’oxygène, température extérieure -60°C et les astronautes portent des scaphandres de 32 kilos.
L’équipage a cependant des contacts avec la Terre. Par emails, dont la réception est artificiellement retardée de 40 minutes, pour simuler la distance.

Le retour sur Terre est prévu fin novembre, après un voyage d’à nouveau 240 jours environ.

Cécile Quéguiner, avec agences
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No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Empty Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Mar 15 Fév - 10:20

Ariane s’apprête à lancer le cargo Johannes Kepler
http://www.maxisciences.com/johannes-kepler/ariane-s-apprete-a-lancer-le-cargo-johannes-kepler_art12555.html
No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Ariane-s-apprete-a-lancer-le-cargo-johannes-kepler-credit-photo-esa_24804_w460
L’ATV-2 (Automated transfer vehicle) va s’envoler vers les étoiles ce soir pour livrer plus de 7 tonnes de fret à la Station spatiale internationale.

Ce sera son 200e vol. A 23h13 ce soir, heure de Paris, Ariane quittera une fois de plus le sol de la Terre (depuis la base de Kourou, en Guyane française) pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS). Sa mission ? Mettre en orbite le vaisseau cargo sans équipage "Johannes Kepler" qui contient 1,6 tonne de vivres, d'équipements divers, 850 kg de carburant et 100 kg de gaz. Avec une masse totale de 20 tonnes au décollage, il s’agit de l’engin spatial le plus lourd jamais envoyé dans l’espace par l’Europe. Pris en charge par le centre de contrôle de l'Agence spatiale européenne (ESA) et du CNES (Centre national d'études spatiales) basé à Toulouse, en France, l'ATV s'arrimera huit jours plus tard à l'ISS, rapporte le NouvelObs.com. Il offrira par ailleurs aux astronautes un volume habitable de 45 mètres cubes supplémentaires pendant tout le temps où il sera attaché à la Station spatiale internationale.
Ce 200e vol signe "la preuve d’une maîtrise de l’accès à l’espace", a souligné le PDG d’Arianespace Jean-Yves Le Gall, cité par Libération. L’ATV est doté de ses propres moyens de navigation ainsi que d’un système de guidage laser autonome. Il pourra s’amarrer tout seul à l’ISS, c’est-à-dire sans intervention humaine. Il s’agit-là de technologies sophistiquées que seule l’Europe maîtrise à l’heure actuelle.
La mission de "Johannes Kepler" devrait durer trois mois et demi. L’ATV sera ensuite désorbité et se désintégrera lors de son entrée dans l'atmosphère terrestre, avec les déchets qui y auront été déposés.
En 2008, le premier ATV, baptisé "Jules Verne", avait permis à l’Agence spatiale européenne (ESA) de prouver à la Nasa que le vaisseau européen pouvait rejoindre la station et s’y amarrer en sécurité.
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No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Empty Re: No Futur - l'espace au 21° siecle

Message  ivo le Sam 19 Fév - 10:35

Un étrange système planétaire
SERGE BRUNIER - 06:00
Le satellite américain Kepler a découvert un étrange système planétaire dans la constellation du Cygne.

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Eso0950aFI
Six planètes autour de Kepler-11

L’exoplanétologie, la plus jeune discipline de la plus ancienne des sciences, progresse à une vitesse prodigieuse, systématiquement plus rapide que ce que les chercheurs peuvent imaginer... En témoigne l’incroyable découverte que vient de réaliser le télescope spatial Kepler. Ce ne sont pas moins de six planètes, tournant autour d’une étoile de type solaire, que l’équipe américaine de Jack Lissauer, Faniel Fabrycky, Geoffrey Marcy, David Charbonneau et leurs collaborateurs, a découvert.

Six ? Les astronomes européens n’ont-ils pas découvert sept planètes dans le système de HD 10180, et notre propre système solaire ne compte t-il pas huit planètes ? Si, mais le système de l’étoile Kepler-11 est radicalement différent de tout ce que l’on connaissait jusqu’à aujourd’hui... Au vrai, il semble bien que personne, dans la communauté astronomique, ne s’attendait à cela.

Du coté des étoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'17")

Mais commençons par le commencement : le satellite Kepler est équipé d’un télescope de 95 centimètres de diamètre, il observe continûment une région du ciel, située en pleine Voie lactée, dans la constellation du Cygne. Son capteur CCD à grand champ enregistre en permanence la lumière d’une centaine de milliers d’étoiles, et les astronomes, grâce à des programmes de détection automatiques, cherchent dans ce gigantesque flux d’informations les éclipses de certaines de ces étoiles par leurs planètes... Cette technique d’observation, utilisée aussi par l’équipe du télescope spatial franco-européen Corot, est très précise et permet de déterminer le diamètre des planètes découvertes (une vingtaine, à ce jour, en tout, pour Corot et Kepler).
L’équipe de Kepler vient donc de réaliser une époustouflante première, puisque ce sont six planètes qui ont été découvertes autour de l’étoile Kepler-11. Cette étoile, d’après les mesures effectuées par le télescope géant Keck depuis l’observatoire du Mauna Kea, à Hawaï, est une étoile de type solaire, de masse et diamètre équivalents à celui de notre étoile. Kepler-11, en revanche, serait plus âgée que le Soleil : 6 à 10 milliards d’années, contre 4,5 milliards d’années pour notre étoile. Les six planètes trouvées, appelées Kepler-11 b, c, d, e, f et g, ont, en tout, transité devant leur étoile plus d’une centaine de fois ! La mesure précise de ces mini éclipses – la durée, la baisse de lumière, son éphéméride exacte, etc - a permis de déterminer avec une impressionnante précision le diamètre et même la masse de ces planètes... Il s’agit d’astres probablement rocheux et recouvert d’une épaisse et brûlante atmosphère, dont la taille s’échelonne entre 1,97 et 3,66 fois le diamètre de la Terre, pour une masse comprise entre 2,3 fois celle de la Terre et la masse de Jupiter. En clair, à part Kepler-11 g, qui pourrait ressembler à Jupiter, ces astres ne ressemblent à rien de connu actuellement dans le système solaire, Kepler-11 b, c, d, e, f évoquant plutôt des « super Terre » ou de petites « Uranus » ou « Neptune », à ceci près que, très proches de leur étoile, elles doivent être brûlantes et être portées à des températures de 500 °C à 1000 °C... En effet, la caractéristique la plus étonnante du système de Kepler-11, c’est cela : les six planètes découvertes sont rassemblées à l’intérieur d’un cercle de 69 millions de km seulement, ce qui correspond à l’orbite de Mercure dans notre propre système solaire ! Comment un tel rassemblement planétaire peut-il demeurer stable des milliards d’années durant ? Comment ces planètes massives ont-elles pu se former si près de leur étoile ? Les astronomes ne le savent pas. Ils vont continuer à suivre avec le satellite Kepler, et probablement désormais, avec une armada de télescopes, dans les observatoires et dans l’espace, ce singulier système planétaire.
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Message  ivo le Ven 25 Fév - 10:04

Dernier envol de Discovery
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/espace/20110225.OBS8661/dernier-envol-de-discovery.html
No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 1549219
Robonaut 2. Le premier robot humanoïde dans l'espace va devenir un équipier permanent de l'ISS NASA

La navette spatiale a quitté la Terre pour son dernier vol. A son bord, six astronautes et un robot.

C’était, jeudi, le dernier lancement de Discovery et l’avant dernier lancement de navette spatiale. Le tir s’est déroulé sans heurt et la navette spatiale est désormais en orbite en route vers la Station spatiale internationale. La rencontre est prévue samedi vers 19h (GMT). Pour sa 39ème et dernière mission, Discovery livrera à l’ISS le module Leonardo, un conteneur qui deviendra un élément permanent de la Station réalisé par l’Agence spatiale italienne.


Dernier lancement de Discovery Nasa
Mais la grande attraction de cette mission est Robonaut-2, un robot humanoïdequi deviendra le premier équipier artificiel permanent de l'ISS. Fabriqué par la firme Général Motors, Robonaut 2, ou R2, se compose d'un torse de deux bras et mains articulés et d'une tête pour un poids de 136 kg. Il est destiné à aider les astronautes lors de diverses réparations et activités de maintenance à bord de l'ISS.

Dans un premier temps, R2 qui est toujours en phase de test sera limité à des opérations dans le laboratoire Destiny de la station. Toutefois, des améliorations futures et des modifications pourront lui permettre de se déplacer plus librement àl'intérieur de la station ou à l'extérieur du complexe.

Le robot est conçu pour mimer aux mieux certaines activités humaines. Il est ainsi capable de se servir des mêmes outils que les astronautes avec une dextérité proche de celle de l'Homme. Son casque est équipé d'une caméra qui lui permet d'interagir avec son environnement.

Premier représentant de son genre R2 préfigure peut-être l'avenir de la conquête spatiale. N'ayant besoin ni de nourriture ni d'oxygène, les robots semblent être des candidats indiqués pour les futures missions d'exploration lointaines.

Avant cela R2 doit d'abord prouvé qu'il est capable d'évoluer en apesanteur et de réaliser les tâches qui lui seront assignées.
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Message  ivo le Sam 26 Fév - 9:23

Mission réussie pour Stardust !
SERGE BRUNIER - 06:00

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Tempel_1_2011_FI
La comète Tempel 1 vue par Stardust. - Photo Nasa.

C’est l’une des plus belles réussites de l’ère spatiale : après Deep Impact en juillet 2005, la sonde Stardust a visité la comète Tempel 1 en février 2011.
C’est l’une des plus belles réussites de l’ère spatiale : à cinq ans et sept mois d’intervalle, la comète Tempel 1 a été explorée par deux sondes différentes... Un succès historique, du à la remarquable longévité des robots spatiaux et aussi à la capacité des ingénieurs et scientifiques américains à oser les utiliser pour des missions pour lesquelles ils n’étaient pas conçus...

Du coté des étoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'20")

Après la sonde Deep Impact, qui avait visité la comète Tempel 1 le 4 juillet 2005, c’est ce 14 février 2011 que la sonde Stardust a croisé à son tour la comète à moins de 180 km de distance et plus de 10 km/s... La comète est désormais bien mieux connue : la moitié de l’astre seulement avait été photographiée par Deep Impact, c’est désormais quasiment la totalité de sa surface qui est scannée et prête à être cartographiée avec précision. Les planétologues américains espéraient aussi retrouver, sur les nouvelles images de Tempel 1, des régions photographiées cinq ans auparavant par Deep Impact. La comète, entre temps, s’étant approchée du Soleil et ayant été chauffée, érodée par son rayonnement, devait révéler des paysages différents... C’est effectivement ce qu’a montré Stardust : la comparaison des images de 2005 et de 2011 révèle de légères différences topographiques : par endroits, des reliefs ont été effacés, ou se sont creusés, les zones les plus actives de la comète, où probablement jaillissent des geysers glacés lorsqu’elle se rapproche du Soleil, ont été érodées d’une vingtaine de mètres ! Mais, globalement, en presque six ans, la comète n’a pas changé d’aspect : les terrains étranges qui dessinent ses paysages, sont les mêmes : zones de cratères très érodés, usés, vallées lisses, sans structures apparentes à l’échelle des images – qui montrent des détails d’une quinzaine de mètres au maximum – rides, collines de quelques dizaines de mètres de hauteur... La comète est un monde miniature, mesurant 7,6 km x 4,9 km seulement. Minuscule et léger : la densité de la comète est inférieure à celle de l’eau (0,6) et sa masse ne dépasse pas 80 milliards de tonnes. On se souvient aussi que la sonde Deep Impact avait lancé sur la comète Tempel 1 un impacteur de 370 kg qui avait provoqué – en apparence – une gigantesque explosion à la surface de l’astre et projeté dans l’espace un immense et éblouissant panache... L’un des objectifs des astronomes américains était donc de trouver, sur la comète, la trace de l’impact, sous l’aspect prévisible d’un profond cratère... Est-ce un clin d’oeil que la comète a voulu faire aux planétologues, pour les punir de leurs méthodes quelque peu cavalières avec elle ? Toujours est-il que les photos de l’impact prises par Stardust ne montrent rien... Rien ou presque : les planétologues américains déclarent apercevoir, dans la zone touchée par l’impacteur, les traces de l’impact, sous l’aspect de vagues traces bien difficiles à interprêter, mais la vérité oblige à dire que ces infimes différences topographiques peuvent tout aussi bien être dues à cinq ans d’érosion naturelle sur la comète...

http://ciel.science-et-vie.com/2011/02/21/la-comete-tempel-1-devoilee-par-deep-impact-et-stardust/
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Message  ivo le Dim 27 Fév - 10:52

Discovery réussit son dernier rendez-vous avec l'ISS
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ipivCxf4ruV5tmBvBgzx7qTy8SAA?docId=CNG.3613d9b169d7a796b36b6646a037cf68.561
WASHINGTON — La navette américaine Discovery, avec à son bord six astronautes, s'est amarrée samedi comme prévu à la Station spatiale internationale (ISS), la dernière fois pour le plus ancien des trois orbiteurs de la flotte qui effectue son vol d'adieu dans l'espace.
L'amarrage a eu lieu à 19H14 GMT, soit deux minutes plus tôt que prévu, à 350 kilomètres au-dessus de l'Australie, a indiqué le commentateur de la télévision de la Nasa qui a retransmis les images en direct de l'approche.
Discovery était arrivée une heure avant le rendez-vous à environ 200 mètres directement sous la Station. C'est alors que le commandant de bord Steve Lindsey a pris le contrôle manuel de l'orbiteur, jusque-là en pilotage automatique, pour lui faire faire une pirouette sur elle-même à raison d'un degré de rotation par seconde.
Les occupants de l'ISS ont alors pu photographier le bouclier thermique sous le ventre de l'orbiteur et ces clichés seront transmis au centre de contrôle à Houston (Texas, sud-est) pour être analysés et détecter d'éventuels dommages subis par des impacts de météorites, de débris orbitaux ou de morceaux de glace détachés du réservoir externe lors de l'ascension en orbite.
Ensuite, Steve Lindsey a exécuté l'approche finale à la vitesse de trois centimètres à la seconde, une manoeuvre très délicate alors que les deux vaisseaux avancent à plus de 28.000 km/h.
L'ouverture des sas séparant les deux engins devrait avoir lieu vers 21H15 GMT, le temps de vérifier l'étanchéité.
L'arrivée de l'équipage de la navette à bord de l'ISS sera saluée par le retentissement d'une cloche selon une tradition empruntée à la marine. Une cérémonie d'accueil aura ensuite lieu.
Avec l'arrivée de l'équipage de Discovery, l'avant-poste orbital aura douze occupants.
Durant son amarrage de sept jours à l'ISS, Discovery et ses astronautes livreront le module de fret multifonctionnel Leonardo, qui sera attaché de façon permanente à la Station afin d'offrir un volume supplémentaire de stockage pressurisé.
La navette achemine aussi le premier robot humanoïde à voler dans l'espace, Robonaut 2 ou R2, qui deviendra un occupant permanent de l'avant-poste orbital où il aidera les astronautes dans leurs tâches.
R2, qui pèse 150 kilos pour un mètre de haut, ne sera pas opérationnel avant plusieurs mois. Il pourra un jour épauler les astronautes pour des réparations lors de sorties orbitales.
La navette apporte enfin l'"Express Logistics Carrier 4", plate-forme extérieure de l'ISS pour stocker des équipements de rechange volumineux.
Deux sorties orbitales de 6H30 chacune par une équipe de deux astronautes de Discovery -Alvin Drew et Steve Bowen- sont prévues durant cette mission, dont la première lundi à partir 16H15 GMT et la seconde mercredi vers 15H15 GMT.
Avec l?arrivée de Discovery, tous les vaisseaux spatiaux volant vers l'ISS sont amarrés en même temps à l'avant-poste orbital et ce pour la première et dernière fois.
Il y a ainsi les vaisseaux cargo automatiques japonais, HTV-2, européen ATV-2 Johannes Kepler, le Progress russe et la capsule Soyouz russe de transport des cosmonautes et astronautes.
Une telle réunion de famille ne se reproduira plus puisqu'il ne reste que deux vols de navette américaine au plus et lors du prochain en avril, celui de Endeavour, l?HTV-2 aura été désamarré et désorbité.
Discovery avait été lancée jeudi du Centre spatial Kennedy, près de Cap Canaveral (Floride sud-est) avec six astronautes à bord dont une femme.
Après le dernier vol d'un orbiteur cette année, les Etats-Unis dépendront des Soyouz russes pour acheminer leurs astronautes à l'ISS, le temps qu'un remplacement soit prêt, probablement pas avant 2015. Cette mission reviendra probablement au secteur commercial, encouragé par l'administration Obama.
Copyright © 2011 AFP
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Message  ivo le Ven 29 Avr - 11:56

Endeavour doit s'envoler avec une très précieuse cargaison
(AFP) – il y a 1 heure
CAP CANAVERAL (Etats-Unis) — La navette Endeavour dont les préparatifs en vue d'un lancement vendredi ont repris, va acheminer vers l'ISS un spectromètre de deux milliards de dollars qui pourrait permettrait de percer l'un des grands mystères de l'univers, comme l'existence de l?antimatière ou de la nature de la matière noire invisible.
C'est la première fois qu'un spectromètre magnétique est envoyé dans l'espace.
Quelque 750.000 personnes, dont le président Barack Obama, sont attendues à Cap Canaveral pour tenter d'apercevoir le décollage de la navette vers la Station spatiale internationale (ISS) prévue à 19H47 GMT avec six astronautes à bord, dont un Italien, pour son ultime voyage orbital.
Ce sera aussi l'avant-dernier vol d'un orbiteur. Atlantis, qui sera lancée fin juin, sera la dernière navette à voler dans l'espace.
Les préparatifs en vue du lancement de la navette ont repris normalement après plusieurs heures de retard en raison d'un orage violent sur le Centre spatial Kennedy, a indiqué le porte parole Allard Beutel.
Ce front orageux avec de fortes pluies avait rendu incertain la poursuite du compte à rebours et fait craindre un report de 24 heures du lancement.
"Il n'y a pas de dégât et nous sommes bon pour demain avec seulement un peu de retard dans le déroulement des préparatifs", a-t-il dit à l'AFP.
Les équipes techniques devaient commencer à procéder à la rotation de la structure de service englobant Endeavour, afin de pouvoir la dégager pour le lancement, à 23H45 locales (02H45 GMT vendredi), a confirmé Allard Beutel.
Le retrait de cette structure ("rotating service structure"), qui permet tel un échafaudage d'accéder à l'extérieur de la navette durant les préparatifs, devait être exécutée au plus tard vers minuit pour ne pas compromettre le compte à rebours.
Le début du remplissage du réservoir externe d'Endeavour, avec près de deux millions de litres d'hydrogène et d'oxygène à très basse température, reste prévu vendredi à 10H22 GMT (06H22 locales).
Plus tôt jeudi, les prévisions météorologiques ont été revues légèrement à la baisse pour le moment du décollage d'Endeavour.
Les probabilités de conditions permettant un décollage ont ainsi été ramenées de 80 à 70%, a dit Kathy Winters, principale météorologue de la base aérienne de Cap Canaveral (Floride, sud-est) précisant qu'il y avait un risque de vents latéraux excessifs sur le pas de tir et de plafond nuageux trop bas.
Si le lancement était repoussé à samedi, les probabilités d'une météo favorable sont de 70%.
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Message  spike le Ven 29 Avr - 12:01

Pourquoi tu trouves ça négatif ^o?
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Message  spike le Ven 29 Avr - 12:12

ivo a écrit:je n'ai rien dis de tel.

je post juste l'info.

Non mais comme le sujet s'appelle "No Future..."
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Message  ivo le Dim 1 Mai - 9:16

Retard pour le futur télescope spatial
SERGE BRUNIER - HIER, 12:27
Le successeur du télescope spatial Hubble, le James Webb Space Telescope, prend du retard : dans un contexte budgétaire fortement contraint, la Nasa vient de décider de repousser son lancement en 2018.
2018. C’est désormais la date annoncée officiellement par la Nasa et l’ESA pour le lancement de leur futur télescope spatial... Le JWST (James Webb Space Telescope) est l’héritier très attendu du célèbre télescope spatial Hubble (HST), qui, en une trentaine d’années d’observation depuis son orbite située à 600 kilomètres au dessus des nuages, a révolutionné l’observation astronomique.

Du Coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'24")

Depuis l’origine du projet, à la fin du XX e siècle, les astronomes prévoyaient et espéraient qu’au moment où le HST cesserait ses observations, le JWST prendrait la relève. Il n’en sera rien. Hubble, qui a exigé six vols de la navette spatiale pour être satellisé, inspecté, réparé en orbite, est désormais condamné : satellisé en 1990, n’ayant pas reçu de nouveaux instruments scientifiques depuis 2009, son intérêt scientifique diminue au fil des progrès techniques de l’instrumentation astronomique et, surtout, il est susceptible de tomber en panne d’un moment à l’autre. Le JWST, de son côté, a donné du fil à retordre à ses concepteurs : incroyablement ambitieux – son miroir principal de 6,5 mètres de diamètre est constitué d’une mosaïque de miroirs hexagonaux, repliés au moment du décollage, déployés en orbite – son développement a été tout à la fois plus complexe, plus long et... plus coûteux que prévu. L’ardoise s’élève désormais à quatre milliards d’euros environ, et sa satellisation – à plus de un million de kilomètres de la Terre, par une fusée européenne Ariane 5 – prévue pour 2010, a glissé progressivement jusqu’à la date prévisionnelle actuelle : 2018. Qu’attend t-on du futur télescope spatial américano-européen ? En fait, dans sa conception, le JWST est radicalement différent du HST : si le miroir du premier mesure 6,5 m, contre 2,4 m seulement pour le second, la finesse de détails que les deux télescopes sont capables de discerner sont à peu près identiques : en effet, le JWST observera essentiellement dans l’infrarouge, alors que Hubble observe surtout le rayonnement visible et ultraviolet. De fait, l’augmentation de diamètre du JWST est modérée par sa longueur d’onde d’observation plus grande... En clair, le JWST offrira des images aussi nettes que Hubble – les astronomes évoquent une résolution optique de 0,1’’, ce qui représente 180 mètres à la distance de la Lune, par exemple, ou encore 15 millions de kilomètres à trois années-lumière – mais sera beaucoup plus sensible. Sa sensibilité infrarouge (de 0,6 à 30 micromètres de longueur d’onde) devrait lui permettre d’observer la toute première génération de galaxies, apparue cent ou deux cents millions d’années après le big bang, devrait lui permettre aussi d’étudier en grand détail la formation des étoiles et des systèmes planétaires et enfin d’observer et photographier directement des dizaines d’exoplanètes.

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 JWST
Le futur télescope spatial - NASA
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Message  ivo le Sam 14 Mai - 11:19

Vesta en vue de Dawn
SERGE BRUNIER - 09:35
La sonde américaine Dawn se trouve désormais à moins de un million de kilomètres de son premier objectif : l’astéroïde Vesta, qu’elle atteindra à la mi-juillet.
Une tache blanche éclatante sur un fond étoilé... C’est tout, c’est peu, et pourtant, pour les ingénieurs et astronomes de la Nasa, c’est beaucoup !

Pour la première fois depuis son décollage en 2007, la sonde américaine Dawn voit son premier objectif, l’astéroïde Vesta, dans son oeil électronique. Désormais, la sonde va pouvoir s’approcher progressivement, à vue, de l’astéroïde, autour duquel elle va se satelliser en juillet prochain.

Du coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'19")

La mission Dawn est l’une des plus passionnantes de ce début de siècle spatial. Jamais aucune sonde ne s’est approchée d’un astéroïde aussi gros : Vesta mesure 500 km de diamètre, il est juste trop peu massif pour prendre la forme sphérique d’une vraie planète... Dawn va le photographier intégralement, analyser sa surface, étudier son évolution, rechercher son origine.

Puis, en février 2012, la sonde quittera son orbite pour se diriger vers celle de son second objectif, qui devrait être atteint en 2015 : Cérès, le plus gros des astéroïdes qui circulent entre Mars et Jupiter. Cérès, lui, est une "mini planète" de 1000 kilomètres de diamètre. Ces deux objets, Vesta et Cérès, vont offrir aux astronomes des paysages probablement différents ; les deux corps ont une composition différente, Vesta est très sec, Cérès est riche en eau. Si elle se déroule comme prévu, la mission Dawn se terminera en 2015.

Mais si la sonde est toujours en bon état, on peut s’attendre à tout des scientifiques et ingénieurs américains, qui sont capables d’improviser de nouvelles missions inattendues pour leurs robots spatiaux, lesquels témoignent d’une faculté d’adaptation assez impressionnante... Ainsi, en l’an 2001, la sonde Near, après sa mission autour de l’astéroïde Eros, s’est posé à sa surface !

Puis, en 2005, après sa visite de la comète Tempel 1, la sonde Deep Impact a été redirigée vers la comète Hartley 2, qu’elle a croisé en 2010. Quel sera le futur de Dawn à la fin de sa mission ? Se posera t-elle sur Cérès, ou bien partira t-elle explorer un nouvel astre ?

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Vesta_vue_par_Dawn
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Message  ivo le Dim 22 Mai - 19:42

Endeavour: deux astronautes achèvent la 2e sortie orbitale de la mission
(AFP) – Il y a 2 heures
WASHINGTON — Deux astronautes de Endeavour ont bouclé dimanche avec succès la deuxième des quatre sorties orbitales prévues de la mission, l'ultime pour cet orbiteur amarré à la Station spatiale internationale (ISS) depuis mercredi, a indiqué la Nasa.
Les Américains Andrew Feustel et Mike Fincke ont réintégré la chambre de décompression de la Station à 14H10 GMT, soit plus d'une heure et demi plus tard que prévu initialement.
Au cours de cette sortie de huit heures et de sept minutes, la sixième plus longue jamais effectuée dans l'espace, les deux marcheurs orbitaux ont exécuté une multitude de tâches.
Ils ont ainsi rempli un réservoir d'amoniaque de la Station qui alimente un radiateur d'une antenne solaire, après avoir terminé d'installer une conduite dérivée dans le système où il y avait une fuite.
Les deux mécaniciens de l'espace ont ensuite effectué la lubrification du mécanisme de rotation d'une des deux double antennes solaires du côté gauche de l'avant-poste orbital ainsi que des parties de Dextre, un robot à deux bras de la Station spatiale capable d'exécuter des tâches d'assemblage délicates.
Ils ont enfin installé de nouveaux couvercles sur le mécanisme de rotation d'une des double antennes solaires qu'ils ont lubrifié.
Le spécialiste de mission Greg Chamitoff a assuré la coordination des communications, de l'intérieur de la Station spatiale, entre les deux marcheurs orbitaux et le centre de contrôle de la mission ainsi que la chorégraphie de leurs activités.
Il s'agit de la 246e sortie orbitale menée par des astronautes américains et la 157e consacrée à l'assemblage et à l'entretien de la Station spatiale internationale dont la construction a commencé en 1998.
C'est également la cinquième expédition orbitale pour Andrew Feustel et la septième pour Mike Fincke.

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Message  ivo le Sam 28 Mai - 19:29

Découverte de l’astre le plus lointain de l’Univers ?
SERGE BRUNIER - 06:02
Les astronomes américains ont peut-être découvert la plus lointaine étoile de l’Univers, à plus de 13.1 milliards d’années-lumière de la Terre...
Du coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'23")

Dans leur course au big bang, ce fascinant et vertigineux zoom arrière dans l’abîme du temps, jusqu’à l’origine de notre univers, les astronomes se repèrent à des jalons cosmiques, des étoiles, des galaxies, découvertes à des époques de plus en plus lointaines. C’est, pour eux, la seule façon de confronter les modèles théoriques à la réalité du « terrain ». Et c’est pour cela qu’un gros effort techno-scientifique est soutenu par la communauté scientifique internationale, qui, toute les deux ou trois décennies, conçoit une « machine à remonter dans le temps » plus puissante que celle de la génération précédente. Le télescope spatial Hubble, le Very Large Telescope, le réseau géant Alma, ont été conçus, pas seulement, mais essentiellement pour cela : tenter de découvrir, à l’aube du temps, la première galaxie, la première étoile... Au début du XX e siècle, quand, grâce à la théorie de la relativité générale, l’Univers a pu, pour la toute première fois dans l’histoire, être considéré comme un objet d’étude scientifique, les astres les plus lointains étaient situés à une centaine de millions d’années-lumière seulement. Puis, progressivement, théorie et observation ont convergé pour assigner à l’Univers – à notre univers, pour être exact – un âge de 13,7 milliards d’années et, aux premières structures – étoiles, galaxies – un âge d’environ 13,5 milliards d’années. Autrement dit, à partir du fluide homogène et brûlant laissé par le big bang, les premiers astres se seraient formés, supposent les cosmologistes, environ 200 ou 300 millions d’années après le big bang... La génération de télescopes actuelle, dominée par Hubble, dans l’espace, et par les télescopes de 8 à 10 mètres de diamètre, sur Terre (VLT, Keck, Subaru, Gemini) a permis de repousser les limites – un milliard d’années-lumière dans les années 1950, dix milliards d’années-lumière dans les années 1990 – jusqu’à 13,1 milliards d’années-lumière en 2011, avec la découverte de la galaxie UDF y-38135539... Mais il est bien difficile d’aller plus loin, les télescopes actuels n’étant pas assez sensibles pour apercevoir une galaxie plus lointaine. Pourtant... Il semble bien que le record de UDF y-38135539 ait été battu par l’équipe de Antonino Cucchiara, Andrew Levan, Derek Fox, Nial Tanvir et leurs collaborateurs. Le 29 avril 2009, le satellite américain Swift détecta, dans la constellation des Chiens de Chasse, un puissant flash de rayons X et Gamma, signe probable de l’explosion titanesque d’une étoile, quelque part dans l’Univers... Un flash fulgurant – on ignorait encore à ce moment là à quel point – qui ne dura, selon le satellite, que 5 secondes et demie... Cet événement, indexé GRB 090429B par l’Union astronomique internationale, donna lieu immédiatement à une alerte mondiale : le satellite Swift transmis automatiquement aux grands observatoires les coordonnées célestes où il s’était déroulé... Il était précisément 7 heures 30 min 3 secondes du matin, heure de Paris. Quatorze minutes plus tard, exactement, le télescope de 2,2 m de diamètre de l’observatoire européen de La Silla, au Chili, se tourna vers cette source pour tenter de la capter : ce télescope est équipé de l’instrument Grond, spécialisé pour cette détection rapide des phénomènes ultrarapides : en effet, après le flash initial, émis à très haute énergie, signant l’explosion fulgurante de l’étoile, celle-ci se disperse dans l’espace, en une gigantesque « boule de feu » qui s’étend tout en refroidissant lentement. En principe, donc, les explosions stellaires, une fois détectées par les satellites, peuvent être suivies des semaines durant avec des télescopes classiques. En principe ; mais dans le cas de GRB 090429B, non : le télescope de La Silla ne détecta rien... A l’observatoire de Cerro Paranal, toujours au Chili, c’est le puissant Very Large Telescope qui fut mis à contribution à son tour : la aussi, la détection du phénomène se solda par un échec. Enfin, à l’observatoire du Mauna Kea, mieux situé pour observer cette région du ciel boréal, proche d’Arcturus, le télescope Gemini North fut, à son tour, mobilisé. Il était 10 heures, soit 23 heures à Hawaï... Les astronomes, là-haut, à 4200 mètres, eurent plus de chance, puisque, si GRB 090429B demeura invisible sur les images prises dans la lumière naturelle, c’est à dire le spectre visible, en revanche, il apparut, comme une infime tache lumineuse, sur les images infrarouges. Du coup, les astronomes américains tentèrent d’obtenir un spectre de l’astre, c’est à dire essayèrent d’analyser sa lumière, afin, entre autres, de déterminer sa distance exacte. Las ! Le vent, au sommet du volcan Mauna Kea, devint trop fort, et la coupole du télescope Gemini North se referma automatiquement. On ne revit plus jamais GRB 090429B, et personne n’arriva à détecter la lointaine galaxie où l’évènement avait eu lieu... L’enquête commença donc pour tenter de comprendre ce qui s’était passé cette nuit là, dans la constellation des Chiens de Chasse. Première chose : estimer la distance de l’explosion. En l’absence de spectre, les astronomes utilisent une nouvelle méthode, appelée « spectroscopie photométrique » consistant à mesurer l’éclat de l’astre à travers plusieurs filtres, dans les rayonnements ultraviolet, visible et infrarouge. Le profil photométrique reconstitué fait office de profil spectral. Seul problème, cette méthode n’a pas l’absolue précision de la spectroscopie classique, elle ne donne qu’une probabilité que l’astre soit effectivement à la distance mesurée... Dans le cas de GRB 090429B, l’équipe de Antonino Cucchiara estime à plus de 90 % la probabilité que l’explosion ait eu lieu à... plus de 13,1 milliards d’années-lumière de la Terre : en clair, le record de UDF y-38135539 serait battu d’une petite cinquantaine de millions d’années-lumière. Pour les experts, voici les chiffres : le redshift record de la galaxie UDF y-38135539 est de 8,55, celui de GRB 090429B serait de 9,4. L’hypothèse de l’équipe américaine est confortée par l’absence de détection de la galaxie hôte de l’étoile morte, même sur les images du télescope spatial Hubble : pour qu’Hubble soit incapable de détecter une galaxie, il faut que celle-ci se trouve vraiment très très loin... GRB 090429B signe probablement la mort d’une étoile supergéante, cinq cents millions d’années après le big bang. Le flash initial de rayons gamma et X, probablement émis lors de l’effondrement de l’astre sur lui-même, n’a pas duré 5,5 secondes, comme l’a mesuré Swift, mais seulement... une demie seconde ! En effet, aux grandes distances cosmologiques, les effets relativistes dilatent espace et temps. Considérée dans notre référentiel actuel, l’explosion titanesque de GRB 090429B a été vue au ralenti... Pour être visible à plus de 13,1 milliards d’années-lumière de distance, il faut que le phénomène ait été d’une puissance inouïe. De fait, celle-ci a été estimée, d’après sa supposée distance : GRB 090429B aurait libéré une énergie supérieure à celle de mille milliards de soleils... Quand s’arrêtera cette quête de la toute première génération d’étoiles ? Personne ne le sait vraiment... Il ne reste plus que deux ou trois cents millions d’années à remonter dans le temps, mais les effets cosmologiques qui augmentent avec la distance rendent la détection de plus en plus difficile. Pour les astronomes, plus ils reculeront dans le passé, plus le temps semblera ralentir. Plus les astres sembleront pâles, dilués, flous. L’éclair lumineux émis par la toute première génération d’étoiles est là, à portée de télescope, il sera perçu, peut-être, dans dix, vingt, trente ans...

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 GRB090429b_FI_
L'explosion stellaire vue par le satellite Swift. - NASA.
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Message  Lib le Sam 4 Juin - 19:20

Et les 6 milliards de trous du cul, ils ressemblent à une chiure de mouche au milieu de tout ça.
(Je conseil de visionner la vidéo sans le son, la zik est à chier^^)


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Message  ivo le Mar 21 Juin - 9:52

Un cargo de déchets spatiaux attendu aujourd’hui dans le Pacifique
FRANCE INFO - 05:54
Le cargo spatial ATV Johannes Kepler doit chuter dans le Pacifique sud en fin d’après-midi. Il est chargé de déchets de la station spatiale internationale, notamment une tonne de titane. Il s’auto-détruira avec son chargement en rentrant dans l’atmosphère terrestre. Les restes éventuels s’abîmeront dans l’océan dans la soirée. Mais il restera encore beaucoup de déchets dans l’espace.

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Atvtxt-7bf98
Vue d'artiste du cargo spatial européen Johannes Kepler, qui doit revenir se désintégrer dans l'atmosphère terrestre aujourd'hui.

La proche banlieue de la terre est-elle une poubelle en orbite ? L’image est sans doute un peu forte, mais depuis le lancement de Spoutnik en 1957, les déchets spatiaux se sont tout de même accumulés autour de la planète. Il y en aurait 6.000 tonnes qui tournent au dessus de nos têtes.

Le cargo spatial ATV Johannes Kepler doit en ramener une infime partie, provenant de la station spatiale internationale. Il transporte notamment une tonne de titane. Il s’est normalement désarrimé de la station et doit faire sa rentrée dans l’atmosphère peu après 17h GMT. Il se présentera au dessus du Pacifique sud, bien loin de toute habitation, des routes aériennes ou des routes maritimes. Il se désintégrera en prenant contact avec l’atmosphère terrestre et les débris ultimes tomberont dans l’océan vers 20h20 GMT.

Le cargo spatial ATV Johannes Kepler doit chuter dans le Pacifique sud en fin d’après-midi. Les explications d’Anne-Laure Barral. (1'07")

Des associations profitent de cette rentrée terrestre pour alerter sur le problème des déchets spatiaux, comme les Robins des bois, qui ont publié un rapport sur le sujet. Le texte rappelle que, des lanceurs spatiaux aux satellites hors d’usage en passant par de simples boulons, ces débris sont dangereux pour les astronautes. En 2008, la station spatiale internationale a dû manœuvrer pour éviter un débris de 13 cm, raconte le rapport.

Jacky Bonnemain, porte parole de l’association environnementale Robin des Bois, qui a publié une l’enquête sur les déchets dans l’espace. Il répond à Olivier Emond. (3'14")

Spécialistes et professionnels de l’espace estiment toutefois qu’il n’y a pas encore péril en la demeure et rappellent que 6.000 tonnes, c’est moins que la masse de la tour Eiffel. Reste que la vénérable dame de fer, bien ancrée sur les rives de la Seine, n’a pas vocation à se retrouver au fond de l’océan Pacifique.
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Message  ivo le Sam 10 Sep - 11:38

La plus vieille étoile de l’Univers ?
Serge Brunier - 07:46

Une équipe d’astronomes européens vient de découvrir dans la constellation du Lion l’une des étoiles les plus vieilles de notre galaxie, la Voie lactée.

Du Coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'18")


C’est l’un des rêves des astronomes de ce début de troisième millénaire, et ce rêve pourrait bien se réaliser pour la génération de chercheurs actuelle, ou alors la prochaine, ou bien la suivante, qui scrutera le ciel reflété par les miroirs géants des télescopes des décennies 2030-2050... Voir la première étoile de l’Univers. Quand s’est-elle allumée, et comment ? La question se pose depuis près d’un siècle, depuis que, grâce aux travaux théoriques d’Einstein, de Lemaître et grâce aux observations de Hubble, on sait que l’Univers n’a pas toujours été tel qu’il est aujourd’hui, que le ciel actuel est le fruit d’une histoire, d’une évolution, débutée voici 13,7 milliards d’années et des poussières, au moment du big bang. A cette époque, qui marque l’origine de notre univers, si ce n’est l’origine de l’Univers en soi, le cosmos entier était un brouillard homogène et brûlant, constitué de près de 75 % d’hydrogène et de 25 % d’hélium, plus quelques traces de lithium : bref, l’Univers c’était du gaz chaud. Très chaud (des milliards de milliards de milliards etc. de degrés) au moment même du big bang, si cette expression a un sens, moins chaud (trois mille degrés environ) 380 000 ans plus tard, pour cause d’expansion universelle – l’expansion de l’Univers est inscrite dans les gènes de l’Univers, d’après les cosmologistes – et franchement froid 100 millions d’années après le big bang. C’est à cette époque là que se cache, nimbée de voiles d’hydrogène, la toute première génération d’étoiles... La Nature a offert aux astronomes un outil puissant pour la trouver : la vitesse finie de la lumière, qui permet, à raison de 300 000 kilomètres toutes les secondes, de remonter toujours plus loin dans le temps lorsqu’on regarde plus loin dans l’espace. Mutine, elle a aussi fait en sorte que ce ne soit pas simple du tout, que d’aller contempler l’origine du monde : dans le cosmos relativiste qui est le nôtre, plus on s’approche du big bang, véritable horizon phénoménologique, plus son image nous fuit. Ainsi, en principe, avec un télescope suffisamment puissant, il serait possible d’observer aujourd’hui en quelque sorte « en direct », la naissance de la toute première génération d’étoiles. Si ce télescope n’existe pas encore – il devrait mesurer environ 100 mètres de diamètre, pour fixer les idées – les astronomes disposent dès aujourd’hui de l’arsenal théorique pour imaginer ce qui s’est passé à ce moment là. C’était il y a environ 13,5 milliards d’années, soit environ deux cents millions d’années après le big bang. Le « gaz univers » refroidi – il régnait alors une température de l’ordre de -240 degrés dans le cosmos – et très dilué a commencé, sous l’effet de la gravitation, à se condenser en nuages de plus en plus denses et chauds. On ne connait pas encore la taille de ces premières structures cosmiques, on ne sait pas si l’Univers a commencé à se structurer en petits objets, des protos amas, ou en grands objets, des proto galaxies, ou même des proto amas de galaxies, voire tout en même temps, mais dans ces nuages de gaz, les premières étoiles ont émergé. Au sein des nuages, des noyaux plus denses et chauds se sont effondrés sur eux-mêmes jusqu’à ce que leur température centrale atteigne le point d’ignition thermonucléaire. Une étoile c’est çà : une sphère de gaz, chauffée par son noyau thermonucléaire. Voilà pour les grandes lignes. L’ennui, c’est que cette belle fresque théorique souffre de nombreux angles morts. En particulier, les astronomes ont réalisé qu’il est très difficile, dans les conditions de l’Univers primordial, de fabriquer des étoiles ! On l’a vu plus haut, l’Univers, à l’époque, c’est 75 % d’hydrogène pour 25 % d’hélium. Or ce mélange n’est pas favorable à la formation d’étoiles... Un nuage gazeux ainsi constitué, en se condensant, chauffe énormément, et sa température stoppe son effondrement. D’après les modèles théoriques, seules des étoiles supergéantes ont pu se former dans les conditions initiales, des astres peut-être deux cent fois plus massifs que le Soleil, voire beaucoup plus encore... De telles étoiles, on connaît leur comportement : quoique rarissimes, car éphémères, elles brillent comme un million de Soleil pendant un million d’années puis explosent brutalement. Cependant, durant leur courte existence, elles ont synthétisé, dans leurs puissantes forges nucléaires, des atomes plus lourds et complexes que l’hydrogène et l’hélium primordiaux : de l’oxygène, du carbone, de l’azote, du calcium, du potassium, du magnésium, du silicium, du fer, de l’or, bref la centaine d’atomes du tableau périodique des éléments. Jusqu’ici, les chercheurs supposaient que, une fois passée la première flambée d’étoiles supergéantes, une seconde génération d’étoiles s’étaient formée, toujours à partir du gaz primordial, mais, et c’est décisif, ce gaz s’était enrichi des éléments lourds rejetés dans l’espace par la première étoile et ses nombreuses sœurs jumelles... Or ce gaz enrichi d’éléments lourds est bien plus efficace pour condenser des étoiles, car les éléments lourds ont tendance à empêcher le chauffage de la nébuleuse et donc permettent son effondrement plus rapide. Au fil du temps, les premières étoiles de petite taille, riches en éléments lourds, auraient commencé à ensemencer l’Univers... Pour fixer les idées, notons en passant que notre propre étoile, le Soleil, a une composition de 70 % d’hydrogène, 28 % d’hélium et 2 % d’éléments lourds. De fait, il existe, pour les astronomes, deux axes de recherche possibles pour trouver les plus vieilles étoiles de l’Univers : d’abord, les chercher « sur place », à 13,5 milliards d’années-lumière de distance et les observer telles qu’elles étaient à l’époque. Ce sera peut-être bientôt envisageable : les étoiles primordiales, au moment de leur explosion, brillent entre un et dix milliards de fois plus que le Soleil : un télescope géant, tels le E-ELT ou le JWST, prévus pour la prochaine décennie, seront peut-être capables de les détecter. L’autre piste consiste à chercher ici et maintenant, dans la Voie lactée, de vieilles étoiles, nées il y a environ 13 milliards d’années, quelques dizaines ou centaines de millions d’années après la toute première génération stellaire. C’est ce qu’a entrepris l’équipe de recherche eureupéenne de Elisabetta Caffau, et c’est le résultat de cette recherche qu’elle a publié dans la revue scientifique Nature, ce 1 septembre 2011. Elisabetta Caffau, Piercarlo Bonifacio, Patrick François, Luca Sbordone, Lorenzo Monaco, Monique Spite, François Spite, Hans Ludwig, Roger Cayrel, Simone Zaggia, François Hammer, Sofia Randich, Paolo Molaro et Vanessa Hill, ont observé avec le Very Large Telescope de l’ESO l’étoile SDSS J102915+172927. Cette très discrète étoile, un peu moins massive que le Soleil, se trouve à 4000 années-lumière d’ici, dans la constellation du Lion. Cet astre appartient à une liste de près de trois mille étoiles que l’équipe de Elisabetta Caffau soupçonne d’être très anciennes. C’est un spectre, obtenu avec le VLT, qui a permis de confirmer l’âge extraordinaire de SDSS J102915+172927 : environ 13 milliards d’années. Mais une surprise de taille attendait l’équipe européenne : d’après les données du VLT, cette petite étoile est composée à 75 % d’hydrogène et 25 % d’hélium, plus 0,00007 % d’atomes lourds ! En clair, la composition de l’Univers primordial... Or, d’un point de vue théorique, c’est en principe impossible, puisque seules des étoiles supergéantes – plusieurs centaines de fois plus massives que SDSS J102915+172927 ! - peuvent se former dans le gaz primordial. Ainsi, l’équipe de Elisabetta Caffau a mis la main sur une pépite : SDSS J102915+172927 est probablement l’une des plus vieilles étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Cet astre, extraordinairement vieux, aux caractéristiques inattendues, va obliger les théoriciens à revoir... leurs théories sur la genèse des premières étoiles. Si peu de chercheurs considèrent que SDSS J102915+172927 va bouleverser les scénarios cosmologiques actuels, il est néanmoins certain que la vénérable étoile – née plus de huit milliards d’années avant notre système solaire... - va être l’objet, dès que la constellation du Lion réapparaitra dans le ciel, à la fin de l’hiver 2012, de toute l’attention des astronomes.


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No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Empty Nasa : une capsule pour Mars

Message  ricou adzif le Mer 14 Sep - 20:27

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Un nouveau lanceur permettra à terme d'envoyer des vols habités vers la planète rouge.

La navette Atlantis a trouvé son remplaçant. Quelques mois après le dernier vol du mythique transporteur spatial , la Nasa a dévoilé mercredi son nouveau concept, un lanceur lourd destiné à l'exploration spatiale habitée lointaine. Avec un objectif ultime : la planète Mars.

Le coût total de ce nouveau lanceur est estimé à 35 milliards de dollars. Un système qui, selon le patron de l'agence spatiale américaine, "créera des emplois américains bien rémunérés, assurera le maintien du leadership américain dans l'espace et inspirera des millions de personnes à travers le monde".

Plus proche d'Apollo

Baptisé Space Launch System, le lanceur servira à envoyer des astronautes au-delà de l'orbite terrestre basse, dans une capsule appelée "Orion multi-purpose crew vehicle". La forme du nouvel engin rappelle beaucoup plus celle des programmes Apollo que celle de la navette Atlantis.


Une première version sera capable d'envoyer dans l'espace une charge de 77 à 110 tonnes. A terme, le lanceur devrait être capable de propulser jusqu'à 143 tonnes au-delà de l'orbite terrestre. De quoi battre à plates coutures la navette Atlantis, qui ne pouvait transporter que 27 tonnes.
Du carburant liquide

Pour ce faire, les étages de la fusée seront propulsés par des moteurs utilisant un mélange d'hydrogène et d'oxygène liquide. La Nasa revient donc au carburant liquide, alors qu'elle avait utilisé du carburant solide sur ses précédents programmes. Moins cher, le carburant solide est aussi plus dangereux et a été mis en cause dans l'accident de la navette Challenger en 1986.

Un premier vol test, sans équipage, est prévu en 2017. Et le premier vol habité pourrait être lancé en 2021, indique le New York Times , précisant que le nouveau monstre de la Nasa sera haut de 34 étages. Et le premier vol à destination de Mars est prévu pour les années 2030, au départ sans se poser sur la planète rouge.

http://info.sfr.fr/monde/articles/nasa-une-capsule-mars,718561/

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Message  ivo le Sam 17 Sep - 17:39

SLS : une fusée sans destination
SERGE BRUNIER - 15:35
La Nasa vient d’annoncer le développement de son futur lanceur lourd, aux performances comparables à celles de la prestigieuse Saturn 5 qui emporta les missions Apollo sur la Lune. Seul problème, il n’existe aucun projet de destination pour cet engin géant, prévu pour emmener dans l’espace 4 astronautes vers 2021...
Du côté des étoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'20")

Quelques mois après l’arrêt définitif du STS (Space Transportation System), la Nasa annonce l’arrivée du SLS (Space Launch System), nouveau fer de lance américain pour "assurer des emplois aux ingénieurs et techniciens américains" . C’est, en effet, par cette surprenante affirmation que Charles Bolden a commencé sa présentation de la nouvelle fusée made in America.

En 1961, lorsque John F. Kennedy avait lancé aux Soviétiques le défi inouï du programme Apollo, c’est l’objectif qu’il avait évidemment mis en avant, pas le vecteur : la Lune. Saturn 5 a été conçue et développée précisément, à partir de ce plan de charge : envoyer deux hommes sur la Lune.
Un demi siècle plus tard, après la longue agonie de la navette spatiale et l’abandon par l’administration Obama du retour sur la Lune via le programme Constellation, la Nasa, qui doit justifier auprès des contribuables américains les quelques dix huit milliards de dollars qu’elle dépense chaque année, a donc choisi de présenter son nouveau projet comme une source d’emploi. _ Au fond, c’est cohérent : la navette, poule aux oeufs d’or pendant des décennies de l’industrie spatiale une fois disparue, il fallait à tout prix la remplacer par quelque chose d’aussi coûteux, ou presque, comme l’avenir nous le dira très bientôt.
Mais pour aller où ? Patience... J’y reviendrais plus loin.

Mais d’abord, le SLS, c’est quoi ?
Techniquement, des morceaux de navette spatiale. Subliminalement, une Saturn 5, la fusée géante qui a emporté Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la Lune...
La fusée – puisqu’après l’échec des "avions spatiaux" qu’étaient censés être les navettes a enterré pour longtemps le fantasme d’un accès facile à l’espace, on est revenu discrètement au concept de fusée – sera un assemblage d’éléments de la navette : réservoir, boosters et moteurs d’icelle pour le premier étage, par exemple. Le reste de l’engin bénéficiera des milliards de dollars dépensés pour le défunt programme Constellation.

C’est la capsule Orion, capable d’accueillir quatre astronautes, qui coiffera l’engin. Un engin qui, au moins sur les vidéos 3D mises en ligne par la Nasa est très, très impressionnant, et c’est là qu’intervient, subliminalement, l’iconographie de l’Age d’Or d’Apollo...
En effet, la "robe" noir et blanc de la fusée est la réplique exacte de celle de la Saturn 5 ! Il est vrai que le nouvel engin ressemble beaucoup à la fusée lunaire : dans sa version "super lourde", le SLS aurait à peu près la même taille, la même masse et les mêmes capacités que la Saturn 5...
On se doute qu’entre les vidéos du service de presse de la Nasa et la naissance de cet engin géant, la réalité risque fort de passer son rugueux rabot, mais enfin, les performances annoncées sont là : 70 tonnes de fret pour la toute première version, 130 tonnes pour la version futuriste...

Reste la question à 50 ou 60 milliards de dollars : à quoi va servir le SLS ?
Emporter des astronautes à bord de l’ISS, la station spatiale internationale ? Non. D’une part, cette dernière aura été abandonnée au moment où le SLS entrera en service, et de toute façon, cet engin géant n’est pas dimensionné pour cela : ce serait comme utiliser un car pour emmener quatre personnes à la boulangerie du quartier.
Lancer des satellites ? Pas plus, des satellites de 70 à 130 tonnes, çà n’existe pas.
Le SLS servira t-il alors de vecteur de lancement d’éléments d’une future station spatiale ? Non. Cet engin aurait été fort utile en effet, pour satelliser les éléments de l’ISS en quatre ou cinq tirs, quand il a fallu une noria d’une quarantaine de fusées Proton et de navettes pour l’achever, à un coût astronomique et dans l’indifférence de la communauté scientifique internationale. Mais l’ISS n’a plus la cote, elle vient même d’être "lâchée" par le responsable de l’agence spatiale Russe, Vladimir Povokine, au motif que les astronautes tournent en rond autour de la Terre depuis maintenant près d’un demi siècle et que les chercheurs ont fait le tour de la question.

Alors, vers quel objectif va se diriger le SLS et sa capsule Orion ?
Vers la Lune, comme sa prestigieuse devancière en 1968 ? Non. Même si Neil Armstrong, ces jours-ci, tente de rallumer la flamme lunaire, la décision de Barack Obama d’annuler le programme Constellation, semble sans appel. _ Il ne reste donc, dans l’espace infini, que deux destinations possibles pour la fusée géante américaine : la planète Mars et les astéroïdes.

Mars est promise aux astronautes pour les vingt ans à venir depuis... 1970. Le rêve de planète rouge est revenu régulièrement au devant de la scène, et tout aussi régulièrement, la réalité l’a repoussé sur sa lointaine orbite, mille fois plus distante que celle de la Lune... Mais si Mars a été visitée par une douzaine de robots spatiaux, elle est inaccessible aux astronautes, techniquement, physiologiquement, financièrement et sociologiquement.
Car ce que développe, pour les quinze ans qui viennent, la Nasa, c’est (si le programme n’est pas abandonné ou réduit par la prochaine administration américaine, ou la suivante...) une fusée géante et une capsule spatiale grande comme une salle de bain.

Aller sur Mars exigerait un module d’habitation spatiale de grande taille, un engin, comme le LEM lunaire, capable de se poser sur la planète rouge et d’en redécoller et un équipage capable de supporter les deux ans de voyage, soumis à l’apesanteur et aux radiations. En clair, un investissement scientifique, technique et financier dépassant de loin et à tous points de vue le montage d’une fusée Saturn 5 "high tec" et, last but not the least, il faudrait une volonté.

Quand John Kennedy a lancé le programme Apollo en 1961, ce n’est pas à la Lune, qu’il pensait, c’est à la revanche de l’Amérique et à l’humiliation des Soviétiques. En huit ans, en partant de rien, Apollo était sur la Lune. Aujourd’hui, la Nasa annonce qu’elle fera voler son SLS avec un équipage dans dix ans, ce qui signifie en réalité, si le programme est maintenu, dans une douzaine d’années, au mieux...
Alors, on invoque Mars par habitude, mais au fond, personne n’y croit plus. Comprenant, après quarante ans de désillusion qu’il n’existe au fond aucun "moteur" pour lancer un programme martien à 300 ou 400 milliards de dollars, les astronautes, et l’industrie spatiale, ont réduit leurs ambitions : maintenant, ce sont les astéroïdes, qu’ils visent...

Il est vrai que ceux-ci sont séduisants : un peu plus proches de nous que Mars, ils n’exigent que quelques mois de voyage. Dénués de champ de gravitation, ils permettent de supprimer des lignes de budget le "LEM" d’atterrissage. Le seul problème des astéroïdes, c’est que la présence de l’homme à leur surface pour les étudier est parfaitement inutile.
Comme la planète Mars, les astéroïdes sont régulièrement visités par des sondes qui se satellisent autour d’eux, voire se posent à leur surface. La sonde japonaise Hayabusa a même réussi l’exploit, au début de l’année, de ramener sur Terre plus de mille minuscules grains de poussière météoritique de la surface de l’astéroïde Itokawa.

La véritable raison de l’essoufflement actuel de la "conquête de l’espace" par les astronautes est là : extraordinairement coûteuse – le programme ISS + navettes + la noria de lanceurs russes qui l’ont approvisionnée a coûté, en tout, plus de deux cents milliards de dollars, soit le prix de... mille satellites scientifiques ! - elle n’a pas de réel objectif, autre que symbolique, consistant à transporter des astronautes là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied.
Cette absence d’objectifs réels – quand des satellites nous envoient quotidiennement des images de l’astéroïde Vesta, des plaines désolées de la planète rouge ou des anneaux de Saturne – explique, au fond, pourquoi la Nasa a pu annoncer le lancement d’une fusée, en omettant d’indiquer à quoi elle pourrait bien servir.

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Message  ivo le Sam 17 Sep - 20:05

Un satellite américain doit retomber sur Terre autour du 23 septembre
france-info
La Nasa annonce qu’un satellite d’une dizaine de mètres pesant près de six tonnes doit retomber sur terre autour du 23 septembre. Il s’agit d’un engin mis en service en 1991 et qui a fini sa mission d’étude de la haute atmosphère en 2005. On ne sait pas encore où il tombera exactement, mais une grande partie de l’engin doit partir en fumée pendant son retour dans l’atmosphère.
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Message  ivo le Jeu 22 Sep - 20:12

Le satellite américain s'écrasera sur Terre vendredi
http://www.20minutes.fr/sciences/espace/792346-satellite-americain-ecrasera-terre-vendredi
ESPACE - La Nasa avait prévenu qu'il tomberait au sol entre jeudi et samedi, elle a affiné ses calculs...

Vendredi. C'est finalement vendredi que le satellite américain grand comme un bus qui doit retomber sur Terre est annoncé pour vendredi. Difficile de savoir où et à quelle heure l'engin va arriver mais selon la Nasa il n'y a que 0,03% de risque qu'un humain soit touché par cette pluie mécanique. «L'entrée» du satellite dans l'atmosphère «est prévue le 23 septembre», annonce la Nasa sur son site internet. Mais «il est trop tôt pour prévoir l'heure et l'endroit» où l'engin va arriver, et «les prévisions sont en train d'être peaufinées», est-il ajouté.

Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) est un satellite de la Nasa d'une dizaine de mètres pesant près de six tonnes. Il a été mis en orbite en 1991 par la navette Discovery pour étudier la haute atmosphère. UARS a fini sa mission en 2005 et va retomber sur terre faute de carburant. «Si une grande partie du satellite va se briser en de nombreux morceaux en entrant dans l'atmosphère, tous les débris ne vont pas brûler», a expliqué la Nasa en précisant qu'il était impossible de prévoir où ces débris tomberaient.

Jusqu'ici tout va bien

En 2002, l'agence spatiale américaine avait mené un audit sur les risques induits par la retombée du satellite. Il en découle que sur les 5.668 kg du mastodonte, 532 kg seulement pourraient survivre à l'entrée dans l'athmosphère. Soit 26 objets parmi lesquels on compte des roues et des batteries. Jusqu'ici, «il n'y a jamais eu d'accident provoqué par un engin spatial revenant dans l'atmosphère», précise l'agence pour qui il y a un risque sur 3.200 (0,03%) qu'un être humain soit touché par la retombée des débris. Rien d'étonnant dans la mesure où 90% de la Terre est inhabitée.

«Des engins de cette taille retombent en moyenne une fois par an», a expliqué à l'AFP Mark Matney, un scientifique de la Nasa spécialiste des débris spatiaux. Le plus gros engin spatial à être retombé sur terre est la station spatiale soviétique Salyut 7 dont les débris ont arrosé une ville d'Argentine en 1991, sans faire de victime. La Nasa a indiqué que le satellite chuterait quelque part entre 57 degrés de latitude nord et 57 degrés de latitude sud, une superficie qui couvre une grande partie de la Terre.

Le lieu de la chute déterminé 20 minutes avant l'impact

La Nasa a prévu de communiquer sur la chute 12 heures, 6 heures et 2 heures avant l'arrivée du satellite. Mais, même deux heures avant, les ingénieurs ne pourront pas faire mieux que d'avancer une zone d'impact large de 12.000 km. Et ce n'est qu'à 20 minutes de la chute qu'ils pourront se prononcer précisément. «Cette incertitude s'explique notamment par la trajectoire vagabonde du satellite et par ses culbutes qui nous empêchent de savoir comment il va évoluer», a expliqué Mark Matney.

L'agence américaine de gestion des crises (Fema) «est mobilisée» comme toutes les agences américains qui s'occupent de la sûreté publique, a indiqué la porte-parole de la Nasa Beth Dickey. La Nasa a demandé aux gens qui seraient en contact avec les débris de l'engin de ne pas les toucher. Non parce qu'ils sont toxiques ou inflammables mais parce qu'ils pourraient être coupants. Et aussi «parce que, formellement, ils appartiennent au gouvernement américain», a rappelé la porte-parole.

© 2011 AFP

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Le satellite UARS en orbite. NASA
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Message  ivo le Sam 24 Sep - 16:59

Cinquante nouvelles planètes découvertes !
SERGE BRUNIER - 13:32
Les astronomes de l’Observatoire européen austral (ESO, se sont de nouveau distingués en annonçant la découverte de cinquante nouvelles exoplanètes. En plus des huit planètes du système solaire, la liste des autres mondes connus dans l’Univers s’élève aujourd’hui à 669.
Cinquante. Cinquante planètes, qui tournent autour d’autres étoiles que le Soleil, cinquante mondes, avec leurs aurores et leurs crépuscules, leurs ciels étoilés, ou nuageux, peut-être, leurs canicules ou leurs frimas, et leurs mille paysages inconnus, fruits d’une mystérieuse alchimie géologique...

Du Coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'24")

Ces cinquante nouveaux mondes, ce sont les astronomes européens qui nous les offrent, ils les ont découvert en observant le ciel depuis l’observatoire de La Silla, au Chili. Cette annonce spectaculaire, publiée dans la revue scientifique Astronomy & Astrophysics par Francesco Pepe, Christophe Lovis, Damien Ségransan, Willy Benz, François Bouchy, Xavier Dumusque, Michel Mayor, Didier Queloz, Nuno Santos et Stéphane Udry porte, au 13 septembre 2011, à 669 le nombre de planètes connues en dehors du système solaire !

Depuis 1995 et la symbolique première découverte, par Michel Mayor et Didier Queloz, d’une exoplanète, 51 Peg b, l’Europe, et plus particulièrement la Suisse et la France, sont en pointe dans ce domaine d’excellence technologique et d’avant garde scientifique : il y a vingt ans, on ne connaissait aucun autre monde dans l’Univers, la recherche, dans ce domaine astronomique, progresse à un rythme prodigieux, selon trois axes. D’abord, il s’agit de dresser une carte – statistique – des exoplanètes dans la Voie lactée, notre galaxie, c’est à dire, par extension, dans l’Univers. Ensuite, il faut établir les caractéristiques fondamentales des planètes trouvées : leur taille, leur masse, leur densité, leurs éléments orbitaux. Enfin, il faut déterminer leurs caractéristiques physico-chimiques, les étudier en tant que planète, comme les astronomes le font pour celles du système solaire depuis plus d’un siècle. Pour cela, il faut d’abord savoir quelles étoiles s’entourent de systèmes de planètes. On l’ignore encore, mais l’enquête avance : on peut, sans trop s’avancer, prédire qu’il existe dans notre galaxie environ mille milliards de planètes... Certes l’échantillonnage actuel des astronomes (quelques milliers d’étoiles étudiées, 669 planètes trouvées) est faible, mais il est fiable. En simplifiant, on peut dire que la plupart des étoiles de taille moyenne sont entourées de planètes. Ensuite, il faut caractériser ces planètes, déterminer leurs paramètres fondamentaux. Là encore, l’échantillonnage est faible, et, surtout, il est très altéré par un biais instrumental important : aujourd’hui, les astronomes ne sont capables d’observer que les grosses planètes, comme Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune dans le système solaire. Les planètes de la taille de Mercure, de Vénus, de la Terre et de Mars sont trop petites pour être détectées. Enfin, il faut voir à quoi elles ressemblent, c’est à dire obtenir leur image et établir leur composition chimique. Une poignée de planètes seulement (des géantes, presque aussi grosses et chaudes que les étoiles) ont passé ce stade de l’observation directe... Voici leurs images.Nous en sommes là aujourd’hui : les instruments les plus précis, les plus performants, télescopes Corot et Kepler dans l’espace, télescope de 3,6 mètres de l’observatoire de La Silla, au Chili, télescope de 2 mètres de l’observatoire de Haute-Provence et leurs spectrographes Harps et Sophie sont capables de détecter des astres de deux à quatre fois plus gros que la Terre. Dans la moisson européenne, il y a ainsi cinq « super Terre » des astres passionnants car sans exemple dans notre propre système solaire où il existe une rupture marquée entre petites planètes rocheuses et planètes gazeuses géantes. La planète HD 85512 b, par exemple, présente une masse de l’ordre de 4 masses terrestres. Selon l’équipe européenne qui l’a trouvée, cette planète a une autre caractéristique importante : elle se trouve dans la « zone d’habitabilité » de son étoile, c’est à dire circule sur une orbite comparable – dans son référentiel – à celle de la Terre autour du Soleil, manière de dire que de l’eau pourrait y exister à l’état liquide et que de la vie, telle qu’elle est apparue sur Terre, pourrait y exister aussi. Sans vouloir doucher l’enthousiasme communicatif des astronomes – qui désormais suivent leurs collègues américains dans la « communication exobiologique » à outrance, c’est à dire dissertent le plus sérieusement du monde sur « l’habitabilité » de chaque planète qu’ils trouvent dans le ciel – il est nécessaire de rappeler que ces autres mondes, aujourd’hui, ce sont des points sur des sinusoïdes. Personne ne sait à quoi ressemblent des astres qui, dans 99 % des cas, n’ont pas été vus directement, mais ont été seulement extraits mathématiquement du mouvement cyclique de leur étoile. On pourrait à bon droit sourire de cette prétention à disserter de « l’habitabilité » de ces mondes très virtuels, surtout après l’épisode savoureux de la planète habitable qui n’existe pas, Gliese 581 g...On pourrait aussi rappeler aux astronomes que quatre cents ans de recherche acharnée sur la planète Mars (des millions de fois plus proche que HD 85512 b), dont trente ans de recherche in situ, n’ont pas permis de décider si Mars a été jadis habitée, ou si elle l’est aujourd’hui. Mars, en tout cas, se trouve, comme Vénus, d’ailleurs, où il fait 450 degrés les jours de grand froid, dans la zone d’habitabilité du Soleil, c’est déjà çà... La recherche des exoplanètes, en tout cas, portée par le vent hyper optimiste de l’exobiologie – discipline encore potentielle, puisqu’aucune forme de vie n’a jamais été trouvée ailleurs que sur Terre - progresse à pas de géants. Les prochaines années devraient apporter leur lot de découvertes et surtout alimenter l’encyclopédie galactique, un ouvrage en devenir, au nombre infini de pages blanches, ou presque... Dans les mois qui viennent, les satellites Corot et Kepler, qui détectent les exoplanètes en mesurant la baisse de luminosité de leurs étoiles qu’elles éclipsent, devraient dénicher de petites planètes de la taille d’une ou deux Terre. Dans deux ans, si tout va bien, les satellites Gaia, puis Plato plus tard, découvriront à leur tour des milliers de planètes. A plus long terme encore, il faudra attendre la mise en service, dans dix à quinze ans, des télescopes géants E-ELT, TMT, GMT, et du télescope spatial JWST pour progresser dans l’analyse des exoplanètes ; pour, en fait, approfondir cette toute nouvelle discipline qu’est l’exoplanétologie. Ces télescopes géants, très puissants et lumineux, seront en principe capables d’analyser la composition atmosphérique des exoplanètes dotées d’atmosphères, de préciser leurs températures, d’établir si elles sont désertiques, glacées ou couvertes d’eau, etc. Enfin, l’ultime étape, pour les chercheurs, c’est bien de trouver une autre forme de vie dans l’Univers. D’ailleurs, que leur vocabulaire soit explicite, « planète habitable », ou implicite « super Terre », on ne peut s’y tromper. Cette recherche se veut pragmatique : n’ayant aucun exemple d’autre planète habitée que la Terre, ce sont les soeurs jumelles de celle-ci, et ses caractéristiques, que l’on cherche ailleurs, avec les biais géocentré et anthropocentré assumés que cela suppose. Quoiqu’il en soit, trouver, s’il en existe, une « Terre » ailleurs dans l’Univers exigera de grands progrès dans l’instrumentation astronomique ; les astronomes envisagent l’envoi dans l’espace de grands télescopes, ou d’interféromètres, capables de photographier directement ces astres (qui apparaitront gris, jaunes, rouges, bleus ou verts selon que l’on aura affaire à des Mercure, des Vénus, des Mars, des Terre ou des Pandora) et surtout d’y détecter des marqueurs biologiques, c’est à dire la signature particulière à la vie dans leur atmosphère. A l’évidence, on en est pas là. Dans le contexte économique morose actuel, les grands projets d’aujourd’hui ont tous été repoussés de plusieurs années, quant aux instruments exobiologiques futuristes (Planet Finder, Planet Explorer, Darwin), étudiés depuis deux décennies, ils n’ont pas encore dépassé le stade de la planche à dessin. Il n’empêche, la science avance : en 1995 était trouvée la première planète extrasolaire, en 2011, nous connaissons 669 planètes ailleurs dans l’Univers, en 2013, la barre des mille exoplanètes sera probablement passée, en 2020, les astronomes en auront découvert plus de dix mille. Un formidable champ d’exploration scientifique, un merveilleux espace d’expression pour l’imaginaire infini de l’esprit humain.

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Message  ivo le Sam 1 Oct - 14:29

Zoom sur une étoile hypergéante
SERGE BRUNIER - 10:50
Une équipe d’astronomes européens a découvert l’une des plus grosses étoiles de la Galaxie. IRAS 17163-3907 est mille fois plus grande que le Soleil et brille cinq cent mille fois plus que notre étoile.
Elle trône en pleine Voie lactée, c’est l’une des plus brillantes et les plus gigantesques étoiles de toute la Galaxie, mais les astronomes ne l’avaient pas identifiée. Et il a fallu attendre 2011 pour qu’une équipe européenne, observant avec le Very Large Telescope (VLT), à l’observatoire de Cerro Paranal, au Chili, lève le voile sur l’un des astres les plus impressionnants du ciel...

Du Coté des Etoiles, Serge Brunier avec Marie-Odile Monchicourt (2'15")

L’étoile IRAS 17163-3907, perdue parmi les millions d’étoiles de la constellation du Scorpion, non loin du centre galactique, était restée inaperçue des astronomes jusqu’en 1976, année où elle fut repérée par l’astronome américain Karl Henize. Celui-ci l’inclus, à tort, comme nous allons le voir, dans son catalogue d’étoiles géantes. En 1983, le satellite IRAS permit de découvrir que cet astre était l’une des plus brillantes sources infrarouges du ciel entier. Et depuis... plus rien ou presque, IRAS 17163-3907 était retournée à l’anonymat galactique. Il est vrai qu’en apparence, l’astre ne paie pas de mine : dans le champ saturé d’étoiles du Scorpion, IRAS 17163-3907 apparaît comme une simple étoile de magnitude 12,5. Cela signifie que cette étoile est près de mille fois plus pâle que la plus faible étoile visible à l’oeil nu. C’est dans le rayonnement infrarouge dit « moyen » qu’elle brille le plus, c’est à dire vers dix microns de longueur d’onde environ. Pour fixer les idées, l’oeil humain perçoit la lumière vers 0,5 micron, l’infrarouge proche s’étend de 1 à 5 microns environ, et l’infrarouge lointain s’étend jusqu’à 100 microns environ, soit 0,1 millimètre...

L’équipe européenne, E. Lagadec, A.A. Zijlstra, R.D. Oudmaijer, T. Verhoelst, N.L.J. Cox, R. Szczerba, D. Mékarnia et H. van Winckel, a donc pointé l’un des quatre grands télescopes de huit mètres de diamètre de l’Observatoire européen austral (ESO) vers le zénith de Cerro Paranal, où passe, à la fin de l’automne austral, la constellation du Scorpion. Eric Lagadec et ses collaborateurs ont eu beaucoup de chance : lors de l’observation, l’atmosphère de la montagne chilienne, située au coeur du désert d’Atacama, était exceptionnellement sèche, exhibant une hauteur d’eau précipitable de seulement 0,43 mm. Une telle sécheresse de l’air est miraculeuse pour les observations dans l’infrarouge moyen, un domaine de longueur d’onde particulièrement difficile à étudier sur Terre. C’est en effet dans l’espace que les télescopes infrarouges sont le plus efficace, comme Spitzer ou Herschel. Mais l’équipe de Eric Lagadec, en observant avec le VLT, avait sur les instruments spatiaux un atout majeur : la taille de son miroir, huit mètres, permettant d’obtenir des images d’une résolution, c’est à dire d’une netteté, bien supérieure à celle des petits miroirs des télescopes spatiaux.

Présent dans la salle de contrôle de l’observatoire, située à une centaine de mètres sous la plateforme sommitale de Cerro Paranal, Eric Lagadec a eu la chance de voir l’astre apparaître à l’écran, au fil des acquisitions de l’instrument infrarouge Visir, qui enregistrait l’image de l’astre. Surprise ! L’étoile, éclatante en infrarouge, révèla deux coquilles concentriques, constituées de gaz et de poussières ! Ces deux coquilles indiquaient l’activité cataclysmique d’une étoile massive, en fin de vie, soufflant autour d’elle une partie de son gaz et des éléments lourds synthétisés dans sa forge nucléaire. Mais quelle étoile ? A l’analyse, l’équipe de scientifiques a commencé à établir la distance de l’astre, en tenant compte de l’extinction lumineuse provoquée par la poussière interstellaire située dans le plan du disque galactique, soit presque neuf magnitudes. En l’absence de cette poussière, l’étoile IRAS 17163-3907 serait parfaitement visible à l’oeil nu...

Ce fut la seconde surprise : IRAS 17163-3907 est beaucoup plus lointaine qu’on l’imaginait jusqu’ici ; l’astre se situe à environ 13 000 années-lumière de la Terre. Connaissant la distance de l’étoile, son flux infrarouge et l’absorption lumineuse énorme qu’elle subit dans le domaine visible, l’équipe européenne a pu enfin dresser le portrait robot de IRAS 17163-3907. Un portrait en majesté, plutôt : cette étoile, mille fois plus grande que le Soleil, est cinq cent mille fois plus lumineuse que lui ! Pour Eric Lagadec et ses collègues, IRAS 17163-3907 est une étoile d’un type rarissime, dont nous ne connaissons que quelques exemples dans toute la Galaxie : une hypergéante jaune. Cette phase de l’évolution d’une étoile massive ne durerait que quelques dizaines, ou centaines d’années. Elle interviendrait en fin d’évolution de l’étoile, après la phase, mieux connue, dite de supergéante rouge, durant laquelle la surface immense et froide de l’astre s’évapore lentement dans l’espace. Les supergéantes rouges sont bien connues des astronomes, amateurs comme professionnels : Antarès, l’éclatante étoile du Scorpion, en est une, comme Bételgeuse d’Orion.

IRAS 17163-3907, quant à elle, est beaucoup plus chaude et lumineuse qu’une supergéante : sa surface, portée à près de 8000 °C, est presque deux fois plus chaude que celle du Soleil. L’astre, extrêmement instable, commence à éjecter des quantités phénoménales de matière dans l’espace. D’après les astronomes européens, les deux coquilles de gaz en expansion qu’ils ont découvert se propagent, depuis moins de mille ans, à la vitesse de 40 kilomètres/seconde. Ces deux coquilles concentriques sont bien visibles sur l’image du Very Large Telescope présentée ci-dessus, qui, est, d’un point de vue optique, parfaite : pour les initiés, il s’agit d’un composite d’images prises à 8,5 microns, 11,8 et 12,8 microns. Sa résolution atteint 0,3 seconde d’arc, c’est la limite d’un télescope de 8,2 m à cette longueur d’onde. La première coquille gazeuse se trouve à environ trois cents cinquante milliards de kilomètres de l’étoile, la seconde à près de mille milliards de kilomètres, soit un dixième d’année-lumière. Ces nuées gazeuses sont enrichies de 1 % de poussières, et leur masse totale atteindrait celle de quatre Soleil !

Les astronomes connaissent la fin du scénario, mais pas son timing. L’étoile IRAS 17163-3907, dont la masse, peut-être égale à celle d’une vingtaine de soleils, diminue désormais continûment, va bientôt manquer de combustible nucléaire et s’effondrer sur elle-même, avant d’exploser, dans l’éclair fulgurant d’une supernova. Quand ? Demain peut-être, ou après demain, dans dix mille ans... Une seule certitude, l’évolution rapide, à échelle humaine, de l’étoile hypergéante découverte dans le Scorpion va être suivie d’année en année par les chercheurs.

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Message  ivo le Sam 8 Oct - 9:07

Pluie d’étoiles filantes samedi soir en Europe
france-info
L’ Observatoire de Paris annonce une pluie d’étoiles filantes samedi soir au dessus de l’Europe et l’Asie Centrale. Un évènement qu’il ne faudra pas rater car il ne se produira pas avant 40 ans.

Les astronomes annoncent de 60 à 600 étoiles filantes à l’heure soit une à dix par minute avec deux pics prévus à 19h09 et à 21h57. Des millions de poussières vont rentrer dans l’atmosphère à une vitesse de 80.000 km/heure.
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Message  ivo le Jeu 20 Oct - 9:14

Espace : Soyouz, nouveau voisin d’Ariane
FRANCE INFO - 04:59
La fusée russe partira aujourd’hui du site français de Sinnamary, en Guyane. Une collaboration inédite entre les deux pays, qui permettra d’amorcer la mise sur orbite des satellites européens Galileo.
Il fut un temps où l’on ne mêlait pas l’Ouest et l’Est, une époque où l’on craignait l’espionnage, où l’Autre, même s’il exerçait le même métier, était forcément différent, alors on inventait des mots pour se différencier. A l’Ouest, s’entraînaient les spationautes. A l’Est, on formait des cosmonautes.

Désormais, ils sont tous astronautes. L’Autre est devenu chinois, taïkonaute. Et Russes et Occidentaux se côtoient volontiers. Les Moscovites ont été associés à l’assemblage de la Station Spatiale Internationale. Les navettes américaines ont été rangées au garage, au profit des vaisseaux slaves. Et pour la première fois, ce matin, une fusée russe sera tirée depuis le sol français.

Pour Arianespace, l’affaire peut s’avérer juteuse. Les fusées Ariane ne suffisaient plus pour répondre à la demande. C’est l’occasion de faire grossir le carnet de commandes.

Soyouz : Arianespace y trouve son compte Jean-Yves Le Gall, le PDG d’Arianespace, au micro de Bruno Rougier (0'45")

La fusée s’appelle Soyouz, sept tonnes sur la balance, il arrive en terre inconnue. Soyouz ne connait que Baïkonour, cité minière kazakh, et fraîche bourgade de l’Arctique russe. Le voilà donc à Sinnamary, sa forêt tropicale et sa recrudescence de papillons, à quelques encâblures de Kourou.

Pour s’implanter là, les Russes ont dû accepter d’ajouter une sécurité sur leur engin. Pas question de le voir s’écraser aux alentours. La Guyane n’est pas le désert kazakh. Soyouz doit pouvoir être désintégré en vol, si la trajectoire n’est pas respectée.

Des scientifiques russes en territoire français Le chantier raconté par Bruno Rougier (1'58")

La construction du pas de tir : anecdotes de chantier André Cuenca, responsable du site Soyouz pour le Centre national d’études spatiales (1'58")

La construction du pas de tir russe a commencé en 2005. Deux millions d’heures de travail, plusieurs mois de retard, mais le résultat est là. Le décollage est prévu à 7h34 heure locale, 12h34 à Paris. A bord du Soyouz, deux passagers à l’électronique dernier cri : les satellites Galileo IOV-1 PFM et FM2. Des satellites européens.

Soyouz est programmé pour les larguer à plus de 2.000 kilomètres d’altitude. Une mission commandée par l’Agence spatiale européenne. PFM et FM2 sont les premiers d’une série de trente satellites conçus pour former une véritable constellation artificielle : un nouveau système mondial de navigation par satellite.

Ce GPS bis devrait pouvoir tenir douze ans. Les bonnes choses ont une fin. Nous n’en sommes qu’à leur commencement.

No Futur - l'espace au 21° siecle - Page 3 Soyouz250-815da
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