Derniers sujets
» les photos d'actus - l'info en résumé
par ivo Mer 22 Nov - 10:15

» vite, je vais vomir ...
par ivo Mer 22 Nov - 10:12

» macronie
par ivo Mer 22 Nov - 9:07

» pesticides / fongicides
par ivo Mer 22 Nov - 9:02

» contre l'esclavage moderne
par ivo Mer 22 Nov - 8:54

» Sur les rives du Jourdain
par ivo Mer 22 Nov - 8:52

» petits business entre amis
par ivo Mer 22 Nov - 8:41

» No Futur - la terre au 21° siecle
par ivo Mer 22 Nov - 8:36

» blancs comme neige ^^
par ivo Mer 22 Nov - 8:34

» homophobie dans le monde ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:19

» immigration ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:16

» Nucléaire mon amour ...
par ivo Mar 21 Nov - 9:19

» Afrique coloniale belge
par ivo Mar 21 Nov - 8:50

» Révolution russe
par ivo Mar 21 Nov - 8:01

» la police s'étonne qu'on ne l'aime pas
par ivo Lun 20 Nov - 8:44

» agriculture
par ivo Dim 19 Nov - 8:26

» <<< Santé >>>
par ivo Dim 19 Nov - 8:21

» droites extremes
par ivo Sam 18 Nov - 11:01

» Birmanie
par ivo Sam 18 Nov - 10:35

» enfance ...
par ivo Sam 18 Nov - 10:33

» U.E.
par ivo Sam 18 Nov - 10:10

» pologne
par ivo Sam 18 Nov - 8:44

» No Futur - l'espace au 21° siecle
par ivo Ven 17 Nov - 8:36

» Réunionnais de la Creuse
par ivo Ven 17 Nov - 7:56

» la phrase du jour
par ivo Ven 17 Nov - 7:13

» rwanda
par ivo Jeu 16 Nov - 9:49

» médias ? quels médias ??
par ivo Jeu 16 Nov - 9:27

» flicage total du net
par ivo Jeu 16 Nov - 8:19

» internet , technologie, ...
par ivo Jeu 16 Nov - 8:07

» Infos insolites.
par ivo Mer 15 Nov - 8:04

» ZAD partout ?
par niouze Mar 14 Nov - 17:54

» pape, cathos, vatican et autres ....
par ivo Mar 14 Nov - 9:00

» Necronomacron
par ivo Lun 13 Nov - 7:46

» monde - stupéfiants
par ivo Dim 12 Nov - 8:20

» état d'urgence et autres restrictions....
par ivo Dim 12 Nov - 8:16

» conditions de travail ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:10

» ... 14/18 ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:07

» Combien d’autres murs à faire tomber ?
par ivo Sam 11 Nov - 10:23

» salaires
par ivo Sam 11 Nov - 9:15

» impots
par ivo Sam 11 Nov - 9:12

» démocratie et justice ...
par ivo Sam 11 Nov - 8:33

» Today's joke
par ivo Ven 10 Nov - 9:49

» Les prisons: questions.
par ivo Ven 10 Nov - 9:04


maroc

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

maroc

Message  niouze le Mer 21 Oct - 2:15

Le caricaturiste de Bakchich Khalid Gueddar sera jugé au Maroc vendredi pour un dessin représentant le prince Moulay Ismaïl. Il risque entre 3 et 5 ans de prison. Manifestation jeudi à 11h devant l’ambassade du Maroc à Paris.

Le caricaturiste de Bakchich Khalid Gueddar sera jugé vendredi 23 octobre pour « outrage à l’emblème du royaume », en l’occurrence le drapeau marocain, et pour « manquement au respect dû à la famille royale ». Initialement prévu lundi 19, le premier procès vient d’être reporté de quatre jours.
Un rassemblement en soutien à Khalid Gueddar – et plus généralement pour la liberté de la presse au Maroc – est prévu jeudi 22 octobre à 11 heures devant l’ambassade du Maroc à Paris. Venez nombreux !

La cause de ce harcèlement judiciaire sans précédent : un dessin paru dans le quotidien Akhbar Al-Youm qui représente le cousin du roi Moulay Ismaïl sur fond de drapeau marocain.

Le directeur de ce quotidien, Taoufiq Bouachrine, sera également jugé aux côtés de Khalid Gueddar. Les deux hommes risquent entre trois et cinq ans de prison. Pour un dessin ! Une peine privative de liberté doublée d’un risque de faillite personnelle puisque le prince Moulay Ismaïl réclame des dommages et intérêts « évalués à trois millions de dirhams ». Soit 270 000 euros. Soit 83 ans de salaire moyen marocain.
Nous savons…

Mais à Bakchich, nous ne sommes pas dupes. Nous savons pertinemment que le Palais royal fait payer à Khalid Gueddar la BD sur le roi Mohammed VI qu’il a publié sur notre site web. « M6, le roi qui ne voulait plus être roi ». Jet-ski, boîtes de nuit, virées shopping à Paris, c’est un Mohammed VI haut en couleur et attachant que Khalid caricaturait avec le talent qu’on lui connaît. Ce crime de lèse-majesté risque de lui coûter cher.

L’interrogatoire fleuve que lui a infligé la DST marocaine à la fin septembre trahit le vrai motif des poursuites contre Khalid : la moitié des questions portait sur Bakchich, ses fondateurs, ses journalistes, ses actionnaires, sa BD royale. Autant de réponses qui figurent sur notre site web…

Se connecter de temps à autre sur Bakchich.info permettrait d’apaiser quelques doutes et de ménager bien des susceptibilités. Khalid Gueddar ne s’acharne pas sur Mohammed VI. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali, les présidents américains George W. Bush et Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel, la reine d’Angleterre Elizabeth II, pour ne citer qu’eux, sont également caricaturés par le même Khalid.
Le Maroc, un royaume en régression

Hélas les procès contre Gueddar et Bouachrine ne sont qu’un épisode parmi d’autres. Tous s’inscrivent dans une vague de muselage sans précédent de la presse depuis l’avènement de Mohammed VI sur le trône alaouite en 1999. Drôle de façon d’inaugurer la seconde décennie de son règne.

Depuis la semaine dernière, le Maroc ne peut plus se vanter de n’avoir ni journaliste embastillé ni prisonnier d’opinion. Sans parler du fait que le grand argentier de sa majesté et glouton porte-monnaie royal, Mounir Majidi, en profite pour faire main basse sur les distributeurs de journaux…

Khalid Gueddar n’est pas le seul journaliste à être victime de répression. Loin de là. Le 15 octobre, le directeur du journal Al-Michaal, Driss Chahtane, a été condamné à un an de prison ferme. Les deux journalistes Rachid Mahamid et Mustapha Hayran à trois mois fermes. Leurs crimes ? Avoir commenté un communiqué du Palais royal indiquant que le roi serait absent quelques jours pour raison médicale. En l’occurrence à cause d’une « infection à rotarovirus », un terme que tout journaliste digne de ce nom se doit d’expliquer à ses lecteurs.

Le directeur du journal Al-Jarida Al-Oula, Ali Anouzla, risque également gros. A cause aussi d’un article sur la santé de Mohammed VI, il est accusé du « délit de publication, avec mauvaise intention, de fausses informations, d’allégations et de faits mensongers ».

Autre titre de presse, autre punition. En fin de semaine dernière, les comptes bancaires du Journal Hebdomadaire ont été saisis. Le pêché de ce titre phare de la presse francophone ? Avoir été définitivement condamné le 30 septembre dernier par la Cour suprême du Maroc à 250 000 euros d’amende pour un article de 2005 mettant en cause l’objectivité d’un rapport d’un obscur centre de recherches belge sur le conflit du Sahara occidental. Le Journal Hebdomadaire était à l’époque dirigé par Aboubakr Jamaï qui avait préféré s’exiler aux Etats-Unis pour sauver la publication. Mais ce grand éditorialiste qui n’hésite pas à fouetter de sa plume le roi et son shadow cabinet reprend du service dans le Journal…
Sondage interdit

On peut aussi citer les malheurs, cet été, des hebdomadaires Tel Quel et de son pendant en arabe Nichane. Tous les exemplaires de leur dernier numéro avant la période estivale ont été saisis et détruits par le ministère de l’Intérieur. Ils ont eu l’outrecuidance de publier en partenariat avec le quotidien français Le Monde un sondage sur la personne du roi. Un sondage dithyrambique pour Mohammed VI puisque 91 % des Marocains le plébiscitaient.

Mais son trône de droit divin, sa personne et sa royale famille demeurent des lignes rouges absolues. Khalid Gueddar risque d’aller en prison pour avoir essayé de les faire reculer avec des dessins.

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5040
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Mar 27 Oct - 12:30

"El Pais" à son tour interdit au Maroc
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/10/26/el-pais-a-son-tour-interdit-au-maroc_1259114_3236.html#ens_id=1257450
Le quotidien espagnol El Pais a annoncé lundi 26 octobre que sa distribution avait été bloquée dimanche au Maroc en raison de la publication des caricatures de la famille royale marocaine, une mesure qui avait déjà frappé la semaine dernière son confrère français Le Monde.

El Pais a précisé qu'il avait été accusé par les autorités marocaines d'avoir "attenté à l'institution monarchique" au Maroc, pour avoir reproduit samedi ces dessins, qu'avait déjà publiés Le Monde. Il s'agit d'un dessin du caricaturiste du Monde, Jean Plantu, et d'un autre dessin qu'avait publié à la fin septembre le dessinateur marocain Khalid Gueddar dans le journal marocain Akhbar Al Youm.

La Fédération des associations de journalistes espagnols (FAPE) a "déploré" lundi soir à Madrid dans un communiqué cette interdiction, jugeant "lamentable que le ministère marocain de la communication opte pour la censure" et menace le "pluralisme de l'information" au Maroc.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  Lib le Mar 27 Oct - 12:37

Il s'agit d'un dessin du caricaturiste du Monde, Jean Plantu, et d'un autre dessin qu'avait publié à la fin septembre le dessinateur marocain Khalid Gueddar dans le journal marocain Akhbar Al Youm.



Une caricature de Moulay Ismaïl, publiée par le journal marocain Akhbar Al Yaoum a été censurée. Le journal est sous le coup de poursuite. Il lui est reproché d’avoir eu « recours à l’utilisation tendancieuse du drapeau national (…) en faisant outrage à l’Emblème du Royaume » et d’avoir porter atteinte à un membre de la famille royale. L’affaire fait pas mal de bruit comme beaucoup d’autres ces derniers temps.

_________________
"Quiconque a un jour bloqué une rocade assez longtemps pour entendre à nouveau le chant des oiseaux sait bien quelle sinistre vie s’interrompt avec le blocage de l’économie."
avatar
Lib

Messages : 1691
Date d'inscription : 16/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Mar 27 Oct - 12:44

recours à l’utilisation tendancieuse du drapeau national (…) en faisant outrage à l’Emblème du Royaume » et d’avoir porter atteinte à un membre de la famille royale

ça me rappelle qque chose mais quoi donc déjà ??....
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Jeu 11 Nov - 11:12

Le conflit du Sahara occidental se radicalise
Mots clés : affrontements, indépendantistes, MAROC, sahara occidental, Mohammed vi, Omar Mansour, Polisario
Par Thierry Oberlé
http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/10/01003-20101110ARTFIG00808-le-conflit-du-sahara-occidental-se-radicalise.php


Le démantèlement du camp sahraoui, déclaré «zone de non-droit» par Mohammed VI, a mal tourné lundi. Le Maroc évoque 11 morts parmi ses forces de sécurité, le Polisario parle de 11 morts et 159 disparus. (Crédits photo: Reuters)

Rabat et le Front Polisario se renvoient la responsabilité des affrontements qui ont fait une dizaine de morts à Laâyoune.

L'intransigeance est plus que jamais de rigueur dans le conflit du Sahara occidental. De violents affrontements ont opposé, lundi, les forces de l'ordre marocaines à des émeutiers sahraouis à Laâyoune, la capitale du territoire que se disputent le royaume chérifien et le Front Polisario. Les deux camps se rejettent la responsabilité des heurts mortels qui se sont déroulés le jour de la reprise des discussions organisées sous l'égide des Nations unies, près de New York.

Rabat et les indépendantistes ne sont d'accord sur rien. Les pourparlers organisés par Christopher Ross, l'émissaire de l'ONU dans la région, sont dans l'impasse. Le Polisario et son parrain algérien réclament un référendum d'autodétermination qui donnerait à la population de cette ancienne colonie espagnole le choix entre trois options: l'indépendance, l'autonomie sous souveraineté marocaine ou le rattachement au Maroc. Favorable à un référendum sous Hassan II, Rabat a changé de stratégie sous le règne de Mohammed VI. Le souverain marocain a fait présenter en septembre 2007 au secrétaire général de l'ONU un plan d'autonomie sous tutelle marocaine.

Ce dialogue de sourds a dégénéré sur le terrain avec la création d'un campement de contestataires à une dizaine de kilomètres de Laâyoune. Le village de tentes abritait plus de 12.000 Sahraouis qui protestaient contre le chômage et leurs difficultés sociales. Samedi, Mohammed VI avait déclaré dans un discours le camp «zone de non-droit». Dans le même temps, des propositions avaient été avancées pour répondre aux revendications. Mais, lundi, le démantèlement du camp par les forces marocaines a mal tourné. Les violences se sont propagées comme une traînée de poudre aux quartiers sahraouis de Laâyoune. Le Maroc évoque onze morts, dont dix membres des forces de sécurité. Le Polisario parle de onze Sahraouis tués et de 159 disparus. Un calme précaire régnait ce mercredi dans la ville. «Les gens ont peur. Il y a eu beaucoup d'arrestations dans les maisons, et des colons marocains se sont livrés à des violences avec l'appui de la police», affirme au téléphone Ghalia Djimi, la vice-présidente de l'ASVDH, une association locale de défense des droits de l'homme.

La bataille des cœurs

De son côté, Omar Mansour, le représentant du Polisario en France, stigmatise Rabat. «L'envergure de la riposte des Marocains est à la hauteur de leur déception de voir leur politique de développement économique non couronnée de succès: ils ont perdu la bataille des cœurs», estime-t-il.

De passage à Paris, Hassan Alaoui, le directeur du Matin du Sahara et du Maghreb, le quotidien proche du Palais royal, qui est l'auteur d'un livre sur la question (1), accuse les indépendantistes d'avoir jeté de l'huile sur le feu. «L'objectif du Polisario était de bloquer le processus onusien en provoquant des événements tragiques savamment programmés et jouant sur les droits de l'homme. Mais ce sont les fonctionnaires marocains qui comptent leurs morts. L'une des victimes a été égorgée par des hommes cagoulés.»

(1) Hassan Alaoui : «Guerre secrète au Sahara occidental», Éditions Encre d'Orient.

avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Sam 13 Nov - 9:55

Black-out du Maroc au Sahara occidental
http://humanite.fr/11_11_2010-black-out-du-maroc-au-sahara-occidental-457542
En intervenant de manière aussi violente, lundi, contre les habitants du camp de Sahraouis près de Laayoune, principale ville du Sahara occidental, le Maroc montré la continuité de sa politique d’occupation et son refus d’un règlement pacifique de l’autodétermination du peuple sahraoui. Pour le chef du Front Polisario, par ailleurs président de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), Mohamed Abdelaziz, cette opération « traduit un échec politique, notamment concernant la thèse de la marocanité du Sahara occidental ». Selon lui, le royaume chérifien « avait planifié cette attaque pour qu’elle ait lieu à la veille de la troisième réunion informelle entre le Polisario et le Maroc en vue d’amener les Sahraouis à se retirer des négociations, et prouver ainsi au monde qu’ils ne veulent pas de paix ». D’après le Polisario, onze civils ont été tués, 723 ont été blessés et 159 personnes auraient disparu lors de ces affrontements. Dix membres des forces de sécurité marocaines auraient également trouvé la mort. Des informations toujours difficiles à confirmer puisque les autorités marocaines empêchent toujours la presse internationale de se rendre sur les lieux. Plusieurs parlementaires venus d’Europe ont également été expulsés. Malgré l’échec des discussions qui se tenaient près de New York, le Polisario réitère son attachement à la voie démocratique pour résoudre le conflit.

Rassemblement samedi à 15 heures à la fontaine des Innocents, à Paris.

Onze civils ont été tués lors de l’attaque marocaine contre le camp sahraoui à Laayoune.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 14 Nov - 11:46

Communiqué du NPA. Stop au massacre au Sahara occidental ! Solidarité avec le peuple sahraoui !
mercredi 10 novembre 2010
http://www.npa2009.org/content/communiqué-du-npa-stop-au-massacre-au-sahara-occidental-solidarité-avec-le-peuple-sahraoui
Pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie, malgré les promesses du pouvoir, prés de 20000 sahraouis ont érigé un campement à Gdeym Izik, à quelques kilomètres de Laayoun, une des principales villes du Sahara occupé. Cette action a coïncidé avec la célébration du 35ème anniversaire de la « marche verte » lancée par Hassan II, point de départ de la colonisation armée et civile, aboutissant à l’exil de larges fractions du peuple sahraoui et à l’établissement d’une chape de plomb sur une bonne partie du Sahara Occidental. Moins de 24 heures après le discours de célébration de Mohamed VI, réitérant la marocanité du Sahara dans le cadre d’une « régionalisation avancée », les autorités marocaines ont annoncé une grande intervention militaire visant à détruire le campement et à interdire tout soutien.

Les régiments militaires étaient appuyés par les canons à eaux, fournis gracieusement par le gouvernement français, par des jets de bombes lacrymogènes et des hélicoptères. Les communications téléphoniques ont été coupées. L’ensemble du camp a été encerclé, puis incendié et détruit.

.Dans la ville de Laayoun occupée, le lundi 8 novembre, le jour même de l'ouverture du 5ème round des négociations à Washington entre le Front Polisario et le Maroc sous l'égide des Nations unies, des manifestations contre cette répression de masse ont éclaté dans plusieurs quartiers de la ville. La réponse du pouvoir a été d’une violence extrême : matraquages et tirs à balles réelles ont fait 11 morts, des centaines de blessés, d’arrestation et des dizaines de disparus.

Trente cinq ans après l’occupation, la lutte du peuple sahraoui pour son droit à l’autodétermination continue et se développe au cœur même des territoires occupés. Le NPA apporte toute sa solidarité et s’associe aux initiatives de soutien contre la politique d’occupation et de répression de la dictature marocaine. Il exige notamment :

- l'arrêt de la répression de la population sahraouie des territoires occupés

- la libération des prisonniers sahraouis

- la reconnaissance du droit à l’autodétermination et condamne la complicité des gouvernements occidentaux avec la monarchie marocaine.


Le 10 novembre 2010.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  Invité le Jeu 18 Nov - 20:38

Maroc: mort d'Abraham Serfaty, célèbre opposant au roi Hassan II
RABAT - Abraham Serfaty, l'un des plus célèbres opposants de gauche au régime du roi Hassan II, est décédé jeudi à Marrakech (sud) à l'âge de 84 ans, après avoir consacré sa vie à militer contre l'absolutisme monarchique.

Abraham Serfaty, le 21 septembre 2000 à Rabat
AFP/Archives/Abdelhak Senna

Cet ancien opposant, qualifié par ses proches de "patriote marocain", s'est éteint dans une clinique de Marrakech, a indiqué Christine-Daure Serfaty, son épouse, et sera inhumé vendredi au cimetière juif de Casablanca, près de ses parents.
"J'ai perdu un ami et quelqu'un qui avait le courage de dire ses idées par rapport au changement de la politique et des institutions", a déclaré Amina Bouaych, présidente de l'Organisation marocaine des droits de l'Homme (OMDH).
Le ministre de la Communication Khalid Naciri, qui avait milité avec Abraham Serfaty au sein du Parti communiste marocain, a lui aussi rendu hommage, dans une déclaration à l'AFP, à un militant "de la première heure qui s'est battu d'abord pour l'indépendance de son pays".
"Progressiste convaincu, a ajouté le ministre, Abraham Serfaty a pu diverger avec ses camarades de combat mais, personnage honnête, il a pu porter un regard positif sur le nouveau Maroc qui se construit".
Ancien membre du parti communiste marocain, Serfaty - né à Casablanca dans une famille juive originaire de Tanger -, avait participé à la fondation dans les années 1970 de l'organisation d'extrême gauche Ila Al Amam (En Avant).
En 1972, il avait été arrêté une première fois et accusé les autorités de l'avoir "sauvagement torturé".
Après plusieurs mois de clandestinité, arrêté à nouveau en 1974, il avait été condamné en octobre 1977 à la prison à perpétuité sous l'accusation de "complot contre la sûreté de l'Etat".


Photo prise le 13 septembre 1991 de l'opposant marocain Abraham Serfaty à son arrivée à Orly après son expulsion du Maroc où il avait passé 17 ans en prison
AFP/Archives/Gerard Fouet

Proche à l'époque des thèses indépendantistes du Front Polisario sur le Sahara occidental, il aura passé au total 17 ans en prison à Kénitra (nord de Rabat).
Libéré en 1991 par roi Hassan II, père de l'actuel roi Mohammed VI, après une importance campagne internationale en sa faveur, il fut aussitôt expulsé du Maroc vers la France par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Driss Basri, au motif qu'il était un "ressortissant brésilien".
Très connu dans les milieux politiques en France, Serfaty bénéficia d'une intervention de Danièle Mitterrand, épouse de l'ancien président français, auprès du palais royal.
En 2000 après l'intronisation de Mohammed VI, l'opposant a été autorisé à rentrer au Maroc avec un passeport marocain. Il s'était alors installé à Mohammedia (sud de Rabat) avec son épouse Christine Daure, qui l'avait toujours soutenu.
"M. Serfaty était un militant qui avait consacré sa vie d'abord à la lutte anticoloniale puis contre le régime antidémocratique du roi Hassan II", a déclaré à l'AFP Amine Abdelhamid, vice-président de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant).
"Abraham Serfaty était un compagnon de route entre 1971 et 1991. Il avait été un fervent défenseur de la cause des travailleurs et des droits de l'homme", a-t-il ajouté.
Pour le militant de gauche Mohamed Sebbar, membre du Forum justice et vérité (FJV), "nous ne pouvons parler de l'expérience des groupes de gauche clandestins au Maroc sans évoquer cet opposant au régime du roi Hassan II".
Cet ingénieur fut l'un des promoteurs de la politique minière du Maroc indépendant, en tant que directeur à l'Office chérifien des phosphates.
Issu d'une famille de juifs chassés d'Espagne en 1492, Abraham Serfaty, restait un antisioniste convaincu. "J'irai d'abord en Palestine lorsqu'il y aura un Etat puis je passerai voir des amis juifs qui se trouvent eu Israël", avait-il confié à l'AFP dans une interview en 2005.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  alangaja le Jeu 18 Nov - 22:18

un personnage atypique que je ne connaissais pas... merci.
avatar
alangaja

Messages : 174
Date d'inscription : 01/11/2010

http://www.freewebs.com/alangaja/fascisme2.html

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Jeu 27 Jan - 18:48

Immolations au Maroc : Ce que les autorités redoutaient est arrivé
http://www.yabiladi.com/articles/details/4332/immolations-maroc-autorites-redoutaient-arrive.html
Trois personnes ont tenté de s’immoler cette semaine au Maroc. La dramatique série des immolations en Afrique du Nord, initiée le 17 décembre 2010 par un jeune tunisien, ne semble plus épargner le Maroc.

Selon le quotidien Assabah daté d’aujourd’hui, samedi 22 janvier, deux hommes ont tenté de s’immoler par le feu hier vendredi, portant ainsi à trois le total de tentatives.
La MAP informait déjà hier du cas d’un homme, ancien salarié d’une compagnie d’assurance, qui avait un problème d’héritage. La tentative de suicide par le feu dans le quartier Derb Ghalef de Casablanca a echoué, et l’individu a été admis dans un hôpital.
Assabah ajoute le cas d’un sahraoui, débarqué récemment de Tindouf, qui a voulu s’immoler à Smara. Mais les autorités sont intervenues et l’ont transporté à l’hôpital. Selon un témoin, l’individu avait « versé de l’essence sur le sol et y avait mis le feu, mais avait été retenu au moment où il allait entrer dans le feu ».
Une autre tentative avait eu lieu à Beni Mellal, par un marchant ambulant de 41 ans, à qui les autorités locales auraient promis une aide. On parle de magasin ou de tricycles motorisés dans le cadre d’un programme officiel d’aide aux projets locaux. Mais aussitôt après avoir commis son geste, l’homme aurait demandé de l’aide et a étouffé le feu avec une couverture. Seule sa main a été légèrement brûlée.

Si les immolations par le feu s’étaient multipliées à travers la plupart des pays d’Afrique du Nord après celui du jeune marchant ambulant tunisien à Sidi Bouzid (Algérie, Egypte, Mauritanie), le Maroc restait jusque là préservé.
Mais comme le rappelle l’AFP, il ne faut pas oublier qu’en 2010 déjà, un groupe de jeunes diplômés-chômeurs avait menacé de s’immoler à Rabat, un passage à l’acte avorté grâce à l’intervention des pompiers. Sur ce point, comme nous vous l’annoncions hier, le gouvernement a lâché du lest en réservant 1880 postes de la fonction publique pour les diplômés-chômeurs.
Mohamed Ezzouak
Copyright Yabiladi.com
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 20 Fév - 9:54

Jusqu’où ira la contestation au Maroc ?
FRANCE INFO - 08:06
Les manifestations dans le monde arabe se succèdent un peu partout, et le Maroc n’est pas épargné. Aujourd’hui dans plusieurs villes du pays, des collectifs créés sur Facebook ont appelé à une marche pour une réforme du système politique. Plusieurs associations de la société civile ont adhéré à cet appel. Le degré de participation aux manifestations, les slogans scandés, et d’éventuels mises en cause du roi Mohammed VI vont être observés de près.


©AFP / ABDELHAK SENNA

Les organisateurs du Mouvement pour le changement du 20 février ont réuni sur Facebook plus de 19.000 adhésions à cette manifestation destinée à “rétablir la dignité du peuple marocain” et à réclamer des réformes démocratiques et constitutionnelles et la dissolution du parlement.

Un mouvement de jeunes contesté, mais soutenus notamment par des journalistes marocains.

Le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, a exhorté les Marocains à boycotter la marche pacifique mettant en garde contre “tout écart qui pourrait en l’espace de quelques semaines nous coûter ce que nous avons réalisé ces dix dernières années.”

Jusqu’où ira la contestation au Maroc ? depuis Rabat, les précisions de Thibaut Cavaillès (1'15")

avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 20 Fév - 10:54

Maroc: des heurts dans le Nord
http://www.20minutes.fr/article/673229/monde-maroc-heurts-nord
MONDE - Les marocains ont protesté contre une filiale de Veolia...

Vendredi soir à Tanger, des manifestants se sont attaqués à un commissariat de police et à des locaux liés à des entreprises françaises dans le cadre d'un litige concernant la gestion de sociétés locales de services à l'environnement, ont rapporté samedi des organisateurs et des habitants.

Ces troubles dans la cité portuaire située à la pointe nord-ouest du Maroc ont éclaté à moins de 48 heures d'un mouvement de protestation à l'échelon national visant à précipiter des réforme politiques. Mais rien ne prouve pour le moment que les deux faits soient directement liés.

La police antiémeute est intervenue pour disperser la manifestation, au départ un sit-in organisé devant l'hôtel de ville qui s'est transformé en marche rassemblant des centaines de protestataires, a précisé la branche marocaine de l'ONG Attac sur son site internet.

Le sit-in avait été organisé par Attac Maroc pour obtenir l'annulation d'un contrat de services attribué par la municipalité à une filiale de la société française Veolia . Les Marocains se plaignent souvent des tarifs pratiqués par les entreprises de services étrangères sous contrat dans leurs villes.

Les responsables gouvernementaux n'ont pas commenté l'information jusqu'ici.

Dispersion musclée

S'exprimant sous couvert de l'anonymat, des Tangérois ont confirmé qu'une manifestation de protestation contre les tarifs de la filiale de Veolia s'était transformée en marche. Les forces de l'ordre ont empêché les marcheurs de gagner le centre-ville.

Un habitant a rapporté que les policiers avaient fait usage de matraques pour disperser les protestataires. Le site Tanjanews.com a mis en ligne des photos de fenêtres brisées d'un commissariat de police et de succursales de filiales de Veolia et de la banque française Société générale, dont une agence a, par la suite, été incendiee.

Un groupe de jeunes Marocains qui se fait appeler «Mouvement du 20 février pour le changement» a lancé un mot d'ordre de manifestations de protestation à travers le royaume pour dimanche. Leur objectif: obtenir des réformes constitutionnelles susceptibles de rogner les prérogatives du roi Mohamed VI et d'accroître l'indépendance du système judiciaire.



Avec Reuters
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 20 Fév - 11:33

Déjà plusieurs centaines de manifestants au Maroc
FRANCE INFO - 11:22
A Rabat comme à Casablanca, plusieurs centaines de personnes ont commencé à se rassembler pour participer à des manifestations pacifiques. Elles se sont mobilisées pour obtenir des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi.
A Casablanca, les banderoles et les slogans réclament “Liberté, dignité, justice”, “moins de pouvoirs à la monarchie”, “ Le roi doit régner et non gouverner”, ou encore “le peuple veut une nouvelle Constitution.”


Dans la foulée des événements de Tunisie et d’Egypte, de jeunes Marocains avaient lancé sur Facebook le mouvement “du 20 février”, appelant à manifester pacifiquement pour réclamer une nouvelle Constitution limitant les pouvoirs du roi et plus de justice sociale. L’appel a rapidement rassemblé des milliers de sympathisants.

L’organisation de la jeunesse du mouvement islamiste Justice et bienfaisance a elle aussi appelé à manifester "pacifiquement" ce dimanche.

Ce mouvement, non reconnu mais toléré, est considéré par les spécialistes de l’islamisme comme “l’un des plus importants du Maroc”.

Le mouvement a aussi été appuyé par des ONG comme l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et des journalistes indépendants, appelant à “l’adoption d’une Constitution démocratique”.

Ces manifestations sont le premier mouvement d’ampleur pour réclamer des réformes politiques au Maroc depuis les révoltes en Tunisie puis en Egypte et à présent dans d’autres pays du monde arabe dont la Libye.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 20 Fév - 18:44

Incidents au Marc après les manifestations
FRANCE INFO - 11:22
A Rabat comme à Casablanca, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour manifester contre le pouvoir actuel. Dans la capitale marocaine, 2.000, peut-être 3.000 manifestants se sont mobilisés sous une pluie battante.
Des incidents ont éclaté à l’issue des manifestations.


Actualisé à 17h45 avec incidents

Plusieurs milliers de manifestants au Maroc, le récit de Thibault Cavaillès, envoyé spécial de France Info au Maroc (1'17")


Plusieurs centaines de manifestants dans le centre de Rabat
©AFP / ABDELHAK SENNA

A Casablanca, les banderoles et les slogans réclament “Liberté, dignité, justice”, “moins de pouvoirs à la monarchie”, “ Le roi doit régner et non gouverner”, ou encore “le peuple veut une nouvelle Constitution.”

“Je veux un Maroc plus juste et qu’il y ait moins de corruption” affirme un étudiant cité par l’AFP. “On n’a rien contre le roi mais on veut plus de justice et du travail” expliquent deux jeunes diplômés d’une école technique.

Dans la foulée des événements de Tunisie et d’Egypte, de jeunes Marocains avaient lancé sur Facebook le mouvement “du 20 février”, appelant à manifester pacifiquement pour réclamer une nouvelle Constitution limitant les pouvoirs du roi et plus de justice sociale. L’appel a rapidement rassemblé des milliers de sympathisants. L’organisation de la jeunesse du mouvement islamiste Justice et bienfaisance a elle aussi appelé à manifester "pacifiquement" ce dimanche. Ce mouvement, non reconnu mais toléré, est considéré par les spécialistes de l’islamisme comme “l’un des plus importants du Maroc”.

Le mouvement a aussi été appuyé par des ONG comme l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et des journalistes indépendants, appelant à “l’adoption d’une Constitution démocratique”.

Ces manifestations sont le premier mouvement d’ampleur pour réclamer des réformes politiques au Maroc depuis les révoltes en Tunisie puis en Egypte et à présent dans d’autres pays du monde arabe dont la Libye.

Incidents à Marrakech et Larache

Des incidents ont éclaté à l’issue des rassemblements.
A Marrakech, haut-lieu du tourisme marocain, un groupe de 150 à 200 personnes étrangères à la manifestation ont attaqué et pillé des magasins et lancé des pierres contre un édifice public ainsi qu’un fast-food.
Des incidents similaires se sont produits à Larache (nord). Des jeunes gens s’en sont pris à des édifices publics, notamment un poste de gendarmerie et un poste de douane, selon plusieurs témoins.

Dans les deux cas, les forces de l’ordre ne sont pas intervenues.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Lun 21 Fév - 10:47

Premières manifestations réussies pour plus de démocratie au Maroc
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110221083943/maroc-violences-pauvrete-justicepremieres-manifestations-reussies-pour-plus-de-democratie-au-maroc.html

La manifestation du dimanche 20 février 2011, à Rabat.

Pour la première fois depuis la révolution tunisienne, des milliers de Marocains ont manifesté dimanche dans de nombreuses villes du pays pour une limitation des pouvoirs du roi et pour plus de justice sociale. Si des violences ont éclaté dans quelques endroits, les rassemblements ont été en général calmes et la police discrète.

Les slogans des milliers de manifestants, dimanche au Maroc, n'avaient rien d'hostiles à l'égard de la personne du roi ni de la monarchie, mais réclamaient clairement la limitation des pouvoirs de Mohammed VI. À Rabat, entre 3 000 et 4 000 personnes (1 500 en excluant les badauds, selon la police) ont manifesté en scandant « le peuple veut le changement » ou en dénonçant « la corruption ».

À Casablanca, principale ville du pays, les manifestants scandaient « liberté, dignité, justice ». Des groupes de gauche demandaient « moins de pouvoirs pour la monarchie », et certaines banderoles osaient même proclamer : « Le roi doit régner et non gouverner ». « On n'a rien contre le roi mais on veut plus de justice et du travail », ont résumé Brahim et Hassan, deux jeunes diplômés d'une école technique qui manifestaient.

Discrétion de la police

« Nous voulons une réforme de la constitution, la démission du gouvernement et une dissolution du Parlement », a dit à Rabat Oussama El Khlifi, l'un des initiateurs du mouvement « du 20 février », lancé sur Facebook et qui appelait à manifester pacifiquement pour réclamer une nouvelle Constitution et plus de justice sociale de l'appel. La police s'est montrée particulièrement discrète dans la capitale, laissant la manifestation se dérouler tranquillement. Mais cela n'a pas été le cas partout.

Alors que des rassemblements pacifiques ont eu lieu dans de très nombreuses villes, dont Casablanca et Tanger, quelques incidents se sont produits à l'issue de manifestations dans plusieurs autres : Marrakech dans le sud, Larache, Tétouan et Al-Hoceima dans le nord, selon des témoins et l'agence marocaine MAP.


Des manifestants visiblement très enhardis à Rabat, dimanche 20 février. © AFP

Casseurs à Marrakech

À Al-Hoceima (nord-est), la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes contre des villageois venus des alentours qui jetaient des pierres contre un commissariat et ont incendié des voitures, après la dispersion de la manifestation. À Marrakech, un groupe de plusieurs dizaines de personnes a attaqué des magasins, un restaurant McDonalds et endommagé un édifice public ainsi qu'une agence de distribution d'eau et d'électricité. Des incidents similaires se sont produits à Larache et Tétouan. Mais on ne signalait toutefois pas de victimes dans la soirée.

L'appel à manifester a été repris par des ONG ainsi que, d'une manière assez polémique, par l'organisation de jeunesse de la confrérire islamiste Al-Adl Wal Ihsane (Justice et bienfaisance), non reconnue mais tolérée, ce qui explique son relatif succès, malgré les quelques dérapages très limités. Le pouvoir marocain avait été jusqu'à présent épargné par les mouvements de contestation du monde arabe, notamment grâce à la légitimité de sa monarchie et à une certaine ouverture du jeu politique.

Dans une interview à France 24, le prince Moulay Hicham El Alaoui, cousin du roi et souvent critique à l'égard de la monarchie, a réitéré ses appels à la démocratisation du système politique et apporté son soutien aux Marocains qui ont manifesté dimanche. (Avec AFP)
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Lun 21 Fév - 17:29

Maroc : 5 morts et 128 blessés dans les manifestations de dimanche
Les corps calcinés des cinq victimes ont été retrouvés dans une agence bancaire incendiée par des manifestants à Al Hoceima (nord-est). Quelque 128 personnes ont été blessées au Maroc au cours des manifestations de dimanche, dont 115 membres des forces de sécurité.


Manifestation à Rabat d’opposants marocains qui réclament une réforme de la constitution, et plus de justice sociale
© REUTERS / Youssef Boudlal

Plus de 50 manifestations étaient organisées dimanche dans l’ensemble du royaume marocain par le "Mouvement des jeunes du 20 février". L’appel avait été lancé sur Facebook. Elles ont rassemblé un peu moins de 40.000 manifestants, selon le ministère marocain de l’Intérieur : un chiffre bien en deçà de celui annoncé par les organisateurs.

Au cours de ces rassemblements, 33 établissements publics, 24 agences bancaires, 50 commerces et des dizaines de voitures ont été endommagés.
Quelque 120 manifestants ont été arrêtés.


En dehors de ces incidents, les rassemblements organisés dans plusieurs villes du Maroc ont été plutôt pacifiques.
A Marrakech, haut-lieu du tourisme au Maroc, un groupe de plusieurs dizaines de personnes a attaqué des magasins, un fast-food et divers bâtiments publics.
Des incidents similaires se sont produits à Larache et Tétouan.
A Rabat, entre 3.000 et 4.000 personnes ont manifesté, scandant "le peuple veut le changement" ou dénonçant "la corruption".
Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes, dont Casablanca et Tanger, ainsi que dans des localités moins importantes.

Des dizaines de milliers de Marocains ont manifesté dimanche, notamment à Rabat, pour réclamer plus de justice sociale - reportage de l’envoyé spécial de France Info, Thibault Cavaillès (1'14")

Le mouvement du "20 février" réclame l’adoption d’une nouvelle constitution marocaine, qui limiterait notamment les pouvoirs, aujourd’hui très larges, du roi. Les manifestants réclament également plus de justice sociale.
A la différence des autres pays du monde arabe secoués par des soulèvements populaires, les Marocains ne s’en prennent pas directement à leur roi Mohammed VI, et ne réclament pas son départ.

Gilles Halais, avec agences
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Mer 23 Fév - 9:52

Au Maroc, le roi Mohammed VI tente de désamorcer la contestation
http://www.rfi.fr/afrique/20110222-maroc-le-roi-mohammed-vi-tente-desamorcer-contestation
Au Maroc, officiellement le discours était prévu de longue date. Mais au lendemain de la première grande marche pour le changement, dimanche 20 février 2011, l’intervention du roi Mohamed VI avait tout l’air d’une réponse à la rue qui manifestait la veille. Au final le message se veut rassurant : Mohamed VI a promis de poursuivre les réformes.

Dès la première phrase de son discours, le roi a parlé de «dynamique réformatrice» et de «construction d’une démocratie effective». Les mots «réforme», «démocratie» et «développement» auront structuré l’intervention du roi, qui a également promis que son «but ultime est d'assurer les conditions d'une vie digne à tous les Marocains et de créer des emplois productifs pour la jeunesse». Au final cette intervention, tout comme l’inauguration du tout nouveau Conseil économique et social lundi 21 février, a sonné comme une réponse directe aux manifestations de la veille.

Par contre le roi n’a pas eu un mot sur une éventuelle réforme de la Constitution, la demande centrale des manifestants. Il n’est donc pas sûr que ces annonces suffisent à calmer ceux qui appellent au changement.

D’ailleurs lundi, dans la journée, des manifestations spontanées se sont poursuivies dans les localités de Bni Bouyach et d’Imzoren dans le nord-est du pays. Dans la capitale, Rabat, les organisateurs de la marche du dimanche 20 février ont tenté de se rassembler de nouveau lundi soir. Cette fois ils ont été immédiatement dispersés par la police et violemment. Quatre personnes au moins ont été blessées par des coups de pied et de matraques. Parmi elles, la présidente de l’Association marocaine des droits humains, Khadija Ryadi.

Les jeunes du 20 février promettent de se rassembler de nouveau ce mardi à Rabat.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 27 Fév - 11:04

Le Maroc
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/02/24/012-monde-arabe-maroc.shtml
Le Maroc ne fait pas exception à la vague de mécontentement qui déferle sur le monde arabe. Signe d'un malaise profond, plusieurs cas d'immolation par le feu ont défrayé récemment la chronique marocaine. Le jeune Mourad Raho, 26 ans, s'est suicidé le 10 février dernier, pour protester contre ses conditions de vie. Le 22 février, Fadoua Laroui, une mère célibataire de 25 ans, a tenté de mettre fin à sa vie après s'être vu refuser un logement social en raison de son statut.

Dans cette monarchie héréditaire, le « pouvoir absolu du roi », la corruption, le népotisme, le chômage, les inégalités sociales et la cherté de la vie sont autant de facteurs qui alimentent le mécontentement populaire.

Répondant à un appel lancé sur Facebook par un groupe de jeunes, des milliers de Marocains sont descendus dans la rue le 20 février, notamment à Rabat, à Casablanca et à Marrakech, pour réclamer une réforme de la Constitution et la limitation des prérogatives du roi Mohammed VI. Mais la monarchie n'est pas vraiment remise en question.

Les Marocains pensent que, en limitant les pouvoirs du roi, la justice et la presse seraient indépendantes et les ressources du pays, plus équitablement distribuées.

De nouveaux appels à des marches sont diffusés sur Internet afin de maintenir la pression sur le roi et son gouvernement. Le Réseau démocratique marocain pour la solidarité avec les peuples, composé de jeunes et d'organisations de défense des droits de la personne, a annoncé son intention de poursuivre la mobilisation jusqu'à la satisfaction des « revendications politiques urgentes », dont l'adoption d'une nouvelle Constitution « qui puisse assurer [au peuple marocain] dignité et justice sociale ».

Au lendemain des manifestations du 20 février, le gouvernement a dit avoir compris le message et le roi Mohammed VI s'est dit, dans une allocution, attaché à la « poursuite des réformes ».

Situation politique Au trône depuis 1999 après la mort de son père, Hassan II, le roi Mohammed VI a vite entrepris de redorer l'image d'un palais royal passablement égratignée par des accusations d'autoritarisme, de torture et de restrictions des droits et libertés.

Dès son intronisation, le jeune roi a donné l'impression de prendre ses distances avec le makhzen (la puissante administration) en limogeant l'omnipotent ministre de l'Intérieur, Driss Basri. Il a aussi permis le retour d'exil de l'opposant Abraham Serfaty et a lancé d'ambitieux programmes d'alphabétisation. En 2004, Mohammed VI a réformé le Code de la famille pour, notamment, défendre les droits de la femme.

La lune de miel a toutefois été de courte durée, puisque le palais royal, tout en envoyant des signes de démocratisation, a renoué avec certaines pratiques liberticides, comme le harcèlement contre certains journalistes et opposants.

Sur le plan social, les disparités n'ont pas cessé de se creuser, alors que le favoritisme et la corruption dans les rouages de l'État ont mis à rude épreuve la crédibilité du nouveau roi.

Loin de vouloir se débarrasser de la royauté, les Marocains aspirent à une monarchie parlementaire, qui limiterait les pouvoirs de Mohammed VI et conférerait plus de prérogatives au Parlement. Actuellement, le vrai pouvoir est concentré entre les mains du roi, qui nomme le premier ministre en fonction de la majorité parlementaire.

La population marocaine se révolte aussi contre la mainmise d'une partie de l'élite sur les ressources du pays. Comme dans d'autres pays arabes, il n'est pas rare d'entendre au Maroc des critiques à l'égard de la famille royale qui, très présente dans divers secteurs de l'économie, serait l'une des plus fortunées du monde. En 2009, le magazine américain Forbes classait le roi du Maroc à la 7e place des monarques les plus riches de la planète.

avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  Invité le Ven 18 Mar - 23:27

Maroc : Cette parole qui se libère
Par Tristan le 16 mars 2011
Moins massives que celles ayant secoué l’Égypte, la Tunisie, le Yémen ou la Libye, les récentes manifestations au Maroc n’en sont pas moins symboliques d’une profonde évolution politique. Auparavant muselée, la parole se libère : les critiques se multiplient à l’encontre de Mohammed VI. Tristan, qui se rend régulièrement au Maroc, y était récemment. Il témoigne ici des mutations en cours.
Je ne suis pas journaliste, ni spécialiste du monde arabe. Et je n’ai pas la prétention de livrer ici une analyse poussée de la situation politique marocaine. Mon témoignage se base simplement sur mon dernier séjour dans ce pays, que je connais bien : j’ai été étonné (et réjoui) de constater une certaine libération de la parole, au sein d’une population beaucoup plus critique qu’auparavant envers le pouvoir de Mohammed VI. Les Marocains ont envie de parler, de s’exprimer sur des tabous trop longtemps réprimés. C’est tout sauf anodin.



Je me rends au Maroc depuis plus de 15 ans, et l’omniprésence du culte du roi m’a toujours frappé. Pas un établissement sans photographie de Mohammed VI sur son trône, engoncée dans un cadre doré. Quant aux critiques à son encontre, elles étaient d’ordinaire plutôt rares. Mais pas cette fois-ci : à peine embarqué dans l’avion, mon voisin - la cinquantaine, originaire du Nord du Maroc - m’a confié son sentiment sur la situation :

« On dit qu’il ne se passe rien au Maroc, mais c’est de la désinformation : il y a eu des morts à Tanger et des manifestations dans tout le pays (le dimanche 20 février). Bien sûr, ce n’est pas la même situation qu’en Tunisie, en Égypte ou en Libye, mais les gens en ont assez. Les jeunes, surtout. La génération de mon père n’osait rien dire : la politique et le roi étaient des sujets tabous. Mais ma génération commence à faire entendre ses critiques. Et les jeunes sont encore plus remontés.
Mohammed VI a fait des progrès par rapport à son père. On a vu quelques hauts gradés être condamnés. Alors que personne dans l’entourage d’Hassan II n’a jamais été jugé, malgré une énorme corruption. Et Mohammed VI a au moins le mérite d’avoir fait cesser la forme d’esclavage qui avait cours dans son palais. Mais il lui reste d’énormes réformes à faire ; et je ne suis pas sûr, qu’il y soit prêt. Il y a aujourd’hui deux choses à faire pour moderniser le Maroc : faire cesser la corruption et instaurer la sécurité sociale.
Je suis musulman pratiquant et, il est dit dans le Coran qu’un pays doit donner chaque année 20 % de ses bénéfices aux pauvres. Tu crois que c’est appliqué quelque part dans le monde musulman ? Bien sûr que non... »



Manifestation du 20 février, à Casablanca (de même pour toutes les photographies ci-dessous)
Ces critiques entendues dès mon départ étaient récurrentes tout au long de mon séjour - chez les gens qui m’ont accueillis, mais aussi dans les bars, les taxis... À Casablanca, M. me fait un compte-rendu de la manifestation du 20 février, qui a eu lieu sur la place des Nations-Unies (rebaptisée « Mohammed V » par la royauté) :

« Avant la manifestation, les riches ont pris peur. On pouvait voir dans les magasins les rayons de pâtes complètement vidés ; mais que les Barilla, hein, pas les pâtes bon marché !
Près de 2 000 personnes ont manifesté le matin, et plus de 5 000 l’après-midi, avec quatre groupes distincts : les Berbères, qui réclament la reconnaissance de leurs droits, l’extrême-gauche marocaine, les islamistes et les étudiants/groupes Facebook. C’est un peu le problème : personne ne porte les mêmes revendications, même si tout le monde rêve de changements dans cette monarchie poussiéreuse.
L’après-midi, la police s’est déplacée en nombre, pour encadrer sévèrement les manifestants. À cause d’elle, beaucoup de gens n’ont pas participé à la manif, par peur de la répression. »




Plus tard encore, un chauffeur de taxi me confirme que c’est la « catastrophe ». Au début, je ne sais dans quel sens il utilise le mot. Grave, il me confirme alors que les gens ont eu peur de venir manifester et que le Maroc est peut-être passé à côté de sa révolution.

Cette imminence de la révolte a toujours été officiellement occultée par Mohammed VI. À preuve, cette précision de B., journaliste, la quarantaine : « En raison des évènements dans tout le Maghreb, le roi avait préparé un discours. Il était écrit depuis une semaine, et malgré les manifestations qui ont eu lieu dans tout le Maroc, pas une ligne n’a été changé. Il les a complètement ignorées. » [1]
Le roi a la trouille, pourtant. Et la peur de la contestation se lit notamment dans l’omniprésence policière : les rues de Casablanca sont truffées de patrouilles mobiles qui circulent en moto, à toute heure du jour et de la nuit. Les Casaouis s’en amusent sans être dupes.
Autre signe : une gigantesque campagne d’affichage envahit toute la ville. Une main de Fatma avec l’inscription « Touche pas à mon pays ! » est censée protéger le Maroc de cette « néfaste » révolution arabe. Ce n’est pas une campagne d’État, mais un soutien privé. L’homme qui l’a commanditée n’est autre que Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi, propriétaire de l’agence d’affichage FC COM qui possède tous les panneaux 4 X 3 du pays... Une campagne symbolique venant s’ajouter à la manipulation des médias, qui, lors des émeutes dans le nord du Maroc, ont unanimement dépeint les manifestants comme des casseurs.

Les quelques journaux libres ne passent pas sous silence les évènements. Actuel couvre les différentes manifestations dans tout le pays, là ou le roi les ignore. Tel quel propose cinquante réformes pour moderniser le Maroc - mais sans évincer le roi. Comme la plupart des représentants de l’élite critique, ces titres veulent passer à une monarchie constitutionnelle et initier des réformes structurelles. Parmi celles-ci : réformer l’article 24 de la constitution marocaine, qui permet au roi de nommer son Premier ministre même si les élections ont désigné quelqu’un d’autre ; autoriser les sondages d’opinions et assurer la liberté d’expression ; garantir la liberté de cultes et l’indépendance de la justice ; mettre en place une sécurité sociale pour tous ; s’assurer que le roi ne prenne pas de lourdes décisions économiques sans consulter les élus (comme ce gros cadeau fait à la France d’implanter une ligne TGV entre Tanger et Marrakech – un chantier de 20 milliards de Dirhams, dont le résultat ne servira qu’aux touristes et à la bourgeoisie marocaine) ; etc... [2].

Mais si ces journaux s’expriment plus ou moins ouvertement, ils le font en français, ce qui limite leur portée. Quant à la presse en arabe, elle use de l’arabe littéraire, et non de la Darija, le dialecte du Maroc. La Darija n’est en effet jamais utilisé à l’écrit, ce qui crée une césure entre le langage officiel et la langue du peuple. L’officialisation de ce dialecte est d’ailleurs une revendication chère aux Marocains.
Cette césure entre l’écrit et l’oral permet au pouvoir de limiter et contrôler l’information (d’où l’importance des réseaux sociaux tels que Facebook). Il en va de même pour l’éducation, comme le rappelle M. : « Le roi laisse son école publique se dégrader. Les programmes sont vieux de 30 ans ! Seule les écoles privés, comme la Mission française, ont un bon niveau : cela permet de construire une élite, tout en s’assurant que les pauvres garderont un niveau médiocre. »

Des tentatives de garder le peuple sous contrôle et dans l’ignorance, à l’écart de la tentation de la contestation, qui pourraient ne pas suffire à enrayer l’espoir de changement qui anime une partie de la population. Les marocains parlent entre eux et aux autres. Et l’esprit critique fait son chemin...
Notes

[1] A noter, que depuis le voyage de Tristan au Maroc, le roi a promis des réformes
[2] Pour une liste complète, consulter cet article de « Tel Quel »

Source : Article XI

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 24 Avr - 17:29

Maroc : manifestations pour la démocratie dans plusieurs villes
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/les-revolutions-arabes/20110424.OBS1828/maroc-manifestations-pour-la-democratie-dans-plusieurs-villes.html

En dépit de la récente libération par le roi Mohammed VI de prisonniers politiques et sa promesse de réformes, plusieurs milliers de personnes ont défilé pacifiquement.


Manifestation à Casablanca AFP

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté pacifiquement dimanche 24 avril dans des villes du Maroc, pour la troisième fois depuis le début de l'année, pour réclamer davantage de démocratie et de justice sociale, malgré la récente libération par le roi Mohammed VI de prisonniers politiques et sa promesse d'importantes réformes.

Dans certaines villes comme Casablanca, Tanger (nord) et Marrakech (sud), les manifestations ont commencé dans la matinée.

A Casablanca, près de 10.000 personnes se sont rassemblées dans le centre de la ville et ont marché jusqu'à la place Mohammed V, selon un journaliste de l'AFP. Les organisateurs estiment à "près de 20.000" le nombre de manifestants.

"Nous voulons plus d'égalité et moins de corruption", "Non au cumul de la fortune et du pouvoir", "pour un roi qui règne mais ne gouverne pas", scandaient les manifestants à Casablanca. "Je suis ici parce que je veux un Maroc plus juste, dans lequel les chances sont les mêmes pour tous les jeunes, notamment pour ce qui concerne l'emploi", a déclaré à l'AFP Mohammed, un jeune de 23 ans qui a une licence en économie.



Le 'Mouvement du 20 février', fer de lance de la contestation



La limitation des pouvoirs politiques du roi, la lutte contre la corruption et l'indépendance de la justice sont les principales revendications des manifestants de Casablanca, pour la plupart des jeunes du Mouvement du 20 fevrier, d'après la date des premières manifestations au Maroc dans le contexte des révolutions et troubles dans différents pays arabes. D'autres manifestations avaient eu lieu le 20 mars.

A Marrakech, ils étaient plus de 500 manifestants à revendiquer des réformes politiques, selon un correspondant de l'AFP.

A Tanger, plus de 2.000 manifestants ont appelé notamment au départ du maire de la ville, Fouad El Omary, et critiqué sa gestion, selon un témoin.

Des manifestations étaient prévues plus tard dans la journée dans d'autres villes comme Rabat et Fès (centre), toujours à l'appel du Mouvement de jeunes du 20 février qui revendique des changements politiques et sociaux au Maroc.



Une commission pour la réforme de la Constitution


Dans un discours prononcé le 9 mars, Mohammed VI a annoncé d'importants changements politiques visant notamment à renforcer l'indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs. Le lendemain, il a mis une commission pour la réforme de la Constitution.

Le 14 avril, le roi a libéré de nombreux détenus politiques dont des islamistes et des Sahraouis, un acte présenté comme un signe d'apaisement par plusieurs observateurs.
En dépit de ces ouvertures, le Mouvement du 20 février avait maintenu la mobilisation ce jour-là pour "continuer à faire pression" et parce qu'il juge "insuffisantes" les décisions royales.

La commission pour la réforme constitutionnelle achèvera ses travaux le 15 juin et remettra ses résultats au roi le 16, avait indiqué à l'AFP l'un des ses membres.



Nouvelobs.com avec AFP
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 8 Mai - 19:25

Des milliers de Marocains défilent contre la violence
http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/08/01003-20110508ARTFIG00182-des-milliers-de-marocains-defilent-contre-la-violence.php
La manifestation de Marrakech visait à dénoncer l'attentat de la semaine dernière et réclamer que les réformes démocratiques promises par le roi ne soient pas victimes de la lutte contre la violence.

Les critiques scandées par les milliers de personnes réunies dimanche à Marrakech auraient été encore inimaginables il y a quelques mois. «Un roi qui règne mais ne gouverne pas», «Pour une nouvelle constitution», «Justice sociale», «Non à la corruption», pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants, pour la plupart membres diu Mouvement de contestation du 20 février.Ils étaient 7000 selon un journaliste de l'AFP et entre 2500 et 3000 selon le ministère de l'Intérieur.

Partis du centre de la ville ocre, le cortège, qui réclamait aussi la fin du terrorisme, a rejoint la place Djema'a el-Fna, théâtre le 28 avril del'attentat à la bombe qui a fait 17 morts dont 13 touristes étrangers.

Il s'agit de la quatrième manifestation de grande ampleur que connaît le pays depuis le début du mouvement de révolutions arabes. Le 9 mars, après la première manifestation du 20 février (qui a donné son nom au mouvement), Mohammed VI a annoncé des réformes constitutionnelles visant notamment à renforcer le rôle du premier ministre issu des urnes.

Beaucoup de jeunes et moins d'islamistes

Dans la foule des manifestants, beaucoup craignaient que ces annonces ne pâtissent d'un renforcement de la sécurité après l'attentat de la place Djema'a el-Fna, même si dès le lendemain de l'attaque, le porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri promettait que le processus de réformes politiques ne serait pas remis en cause. Mina Bouchkioua, une enseignante, militante du Mouvement du 20 février, a ainsi expliqué qu'elle n'a «pas confiance dans la commission» chargée de proposer des réformes et mise en place par le roi. Plusieurs slogans s'attaquaient d'ailleurs à cette commission présidée par le juriste Adfeltif Menouni.

Les manifestants ont également visé deux hommes très proches du roi, Mounir Majidi, secrétaire particulier de Mohammed VI, et Fouad Ali el Himma. «Eloignez-vous de l'argent et de la politique», mentionnait une grande banderole, sous leur photo. D'autres slogans dénonçaient la DGST, les renseignements marocains, en l'accusant de torture.

Comme lors des précédents rendez-vous, les manifestants étaient principalement des jeunes, venus cette fois de plusieurs villes du royaume. En revanche, les islamistes étaient moins présents.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Lun 16 Mai - 9:36

La police marocaine disperse une manifestation à Rabat
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/la-police-marocaine-disperse-une-manifestation-a-rabat_993078.html
Les forces de sécurité marocaines ont dispersé, dimanche, à coups de matraque des manifestants qui tentaient de se rassembler devant les locaux des services de renseignement soupçonnés d'abriter un centre secret dans lequel seraient détenus des islamistes.
Le gouvernement marocain dément diriger de tels centres secrets. Il a autorisé le procureur général ainsi que le conseil national des droits de l'homme à venir inspecter le QG des services de la sécurité intérieure, rapporte l'agence MAP.
Plusieurs dizaines de sympathisants du Mouvement du 20 Février ont été dispersés par des policiers antiémeutes avant que débutent la manifestation et le pique-nique que les protestataires comptaient organiser à Temara dans la banlieue sud de Rabat.
Un journaliste de Reuters présent sur place a vu un homme blessé au visage et une femme touchée à l'abdomen. La police a déclaré n'avoir procédé à aucune arrestation.
Les policiers ont également molesté deux journalistes et en ont malmené deux autres avant de confisquer du matériel.
L'un des fondateurs du Mouvement du 20 Février, Oussama Elkhlifi, a été molesté par la police et se trouverait dans le coma alors qu'il participait à un autre rassemblement organisé plus tard dans un faubourg de la capitale, ont dit un médecin et des militants.
"Il s'agit d'un nouvel exemple des interventions commises par les forces de sécurité qui démontrent que les autorités ne tolèrent plus les manifestations pacifiques de l'organisation", a dit un membre du mouvement.
Selon des militants des droits de l'homme, le quartier général de Temara abriterait un centre secret dans lequel seraient détenus et torturés des islamistes et des opposants politiques.
Khalid Naciri, porte-parole du chef du gouvernement, a affirmé sur la station de radio privée Atlantic que le bâtiment ne sert qu'à abriter des services administratifs.
Il a ajouté que la manifestation a été dispersée parce qu'elle avait été interdite. Aucune date n'a été fournie pour la visite proposée des lieux par le procureur général et par le conseil national des droits de l'homme créé en mars par le roi Mohammed VI.
La MAP a également indiqué qu'une centaine d'"extrémistes" bloquaient une route à Tanger et qu'un incident similaire avait été signalé à Fez où des manifestants brandissaient des couteaux et des drapeaux d'Al Qaïda.
Environ 50.000 personnes se sont rassemblées dans la soirée à Casablanca, ont annoncé les organisateurs de la manifestation tandis que des sources indépendantes avançaient un nombre de 15.000.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Lun 30 Mai - 10:23

« Au Maroc, le pouvoir a signifié la fin de la récré »
http://www.rue89.com/2011/05/29/repression-au-maroc-le-pouvoir-signifie-la-fin-de-la-recre-206438
(De Rabat) Alors que de nouvelles manifestations sont organisées via Facebook ce week-end au Maroc, rencontre avec l'un des initiateurs du Mouvement du 20 février en faveur du changement politique, qui s'interroge sur les violences lors des rassemblements dimanche 22 mai – des dizaines de personnes avaient été blessées.
Face aux protestations, Khalid Naciri, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, justifiait cette répression
dans une interview accordée à l'AFP :

« Le gouvernement marocain n'a rien contre ce mouvement, mais nous estimons que ses membres sont manipulés par les islamistes et les gauchistes. Ceux qui craignent une remise en cause des réformes annoncées doivent être rassurés : il s'agit d'un choix stratégique et irréversible. »

Nizar Bennamate est un membre fondateur du Mouvement 20 février. Originaire de Marrakech, il milite au sein du groupe de Rabat.

Ce cyberactiviste de 25 ans est aussi membre de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et du groupe Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), à l'origine du fameux pique-nique pendant le Ramadan en 2009.

Comment expliquez-vous la répression violente des manifestations du 23 mai ?

Je pense qu'il n'y a rien à expliquer, on voit juste le vrai visage du régime. Ils ont laissé le mouvement manifester pendant trois mois. Maintenant, c'est comme si on nous disait que la récréation est finie, qu'il faut passer à autre chose, afin que la nouvelle constitution soit préparée dans les conditions qui les arrangent, sans manifestations dans la rue.

Pour ça, ils inventent tout un tas de prétextes, expliquant que les protestations sont récupérées par les extrêmes : les islamistes, les salafistes, l'extrême gauche. Et ils interdisent les marches.

On a vu dans les exemples tunisien et égyptien que les « extrêmes » en question ne représentent qu'une partie des manifestants, et que les sociétés concernées ne sont pas prêtes à les accepter. Si tant est que l'on définisse ces extrêmes de la même façon que l'Etat… (Voir le diaporama sur la répression du 23 mai, réalisé par une activiste marocaine)



Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d'être récupérés par l'extrême gauche et les islamistes ?

Ils n'ont pas de leçons à donner, parce que ce qu'ils appellent « extrêmes », ce sont des Marocains qui ont cru au changement et qui l'ont apporté.

Ce même discours officiel, qu'il soit tenu par les médias, les responsables ou les partis politiques, était opposé aux manifestations. Et après, les mêmes se sont félicités quand l'Etat a lâché du lest ! C'est une hypocrisie politique.

Les manifestations vont continuer, nous remporterons davantage de victoires, et ils vont encore s'en féliciter, dire que ça confirme l'exception marocaine, alors qu'elles sont obtenues sous la pression de la rue. Je me demande quand est-ce qu'ils auront un minimum de décence politique.

Percevez-vous une radicalisation chez les manifestants ?

Oui, il y a une radicalisation dans les slogans. En fait, ces derniers s'affinent : beaucoup s'adressent directement au roi, et c'est logique, parce que c'est lui qui détient le pouvoir.

Les gens ont la certitude que le changement ne viendra pas des institutions, mais de la rue. Et s'il n'y a pas d'écho à leurs revendications, ils se radicaliseront davantage. Les langues se sont déliées au Maroc.

Depuis quelques semaines, on aborde librement des sujets dont on n'osait même pas parler. N'est-ce pas là la principale victoire du mouvement ? Si les langues se délient, c'est juste par rapport à ce qui se passe. S'il y a du jamais vu au Maroc, c'est normal que les gens en parlent et que ça se reflète dans leurs discussions quotidiennes. Maintenant est-ce que ces discussions vont déboucher sur plus de conscience politique ? J'en suis moins sûr.



Comment percevez-vous l'attitude du pouvoir depuis le discours du 9 mars ? Y-a-t-il un changement réel ?

Le discours promettait un changement potentiel, mais le reste des institutions n'a pas suivi, qu'il s'agisse du gouvernement, du parlement, des médias officiels ou de la rhétorique officieuse.

Quatre jours après le discours, il y a eu une répression sauvage de la manifestation du 13 mars à Casablanca. Plus récemment, deux manifestations ont été réprimées : celle du 15 mai à Témara et celle du 22 mai sur tout le territoire national.

Pensez-vous, comme le disent de nombreux observateurs, que le mouvement s'essouffle ?

Je pense que cette impression est légitime. Parce que naturellement, le mouvement ne suscite plus les mêmes curiosités. Les choses deviennent plus claires, les gens connaissent les têtes.

Il faudrait partir d'un autre angle. Le 20 février, il y a eu des manifestations dans 53 villes. Le 20 mars, plus de 80. Le 24 avril, plus de 100. C'est un indicateur important. D'autant plus que les défilés sont de mieux en mieux organisés, avec des revendications claires, précises et unifiées.

Le mouvement doit-il rester une force de protestation ou devenir une force de proposition ?

Le mouvement doit rester une force de protestation. Ce sont les partis politiques qui devraient prendre le relais et faire des propositions cohérentes, en gardant en tête que la phase que nous traversons est historique, et que leurs propositions doivent être de cette nature.

La démocratie n'est jamais acquise, si tant est que l'on aille vers la démocratie. Même si le Maroc devient une monarchie parlementaire, le mouvement ne cessera ni d'exister, ni de manifester.

La monarchie est-elle remise en cause au Maroc ?

Si on entend par « remise en cause » que nous souhaitons discuter des pouvoirs du roi, oui, c'est la philosophie même du mouvement. On ne trouvera pas une réponse aux revendications sociales et économiques sans un changement politique radical, il est naturel que le roi soit au centre du débat.

Depuis quelques semaines, on aborde librement des sujets dont on n'osait même pas parler. N'est-ce pas là la principale victoire du mouvement ? Mais ces discussions vont-elles déboucher sur plus de conscience politique ? J'en suis moins sûr.


Photos : Nizar Bennamate lors d'une manifestation, manifestations à Rabat et à Casablanca (Ilhem Rachidi).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► Maroc : le Mouvement du 20 février refuse la Commission du roi
► Après les manifs, Mohammed VI promet des réformes au Maroc
► Tous les articles sur le Maroc
Ailleurs sur le Web
► Le site Mamfakinch, qui se fait l'écho des protestations au Maroc (en arabe, français et anglais)
► Les tweets relatifs au Mouvement du 20 février
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Mer 1 Juin - 12:28

Maroc : pourquoi plus de trois mois depuis son déclenchement, le mouvement de contestation du 20 février semble battre de l’aile ?
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/maroc-pourquoi-plus-de-trois-mois-95061

Plus de 100 jours après son déclenchement, le mouvement du 20 février 2011 n’arrive toujours pas à encrer la contestation du pouvoir dans les différentes catégories de la population marocaine et ce en dépit des manifestations de rue. Bien au contraire, le mouvement semble battre de l’aile du fait notamment des courants politiques qui sont derrière, de la réponse du pouvoir, mais surtout du « désintérêt » des marocains.


Les deux principaux mouvements qui sont derrière le mouvement de contestation du 20février.

Des analystes, journalistes ou autres rangent les mouvements de protestation au Maroc au même titre que les mouvements Tunisien, Egyptien, libyen ou syrien. S'il est vrai que ces mouvements ont face book comme dénominateur commun, ils sont bien différents. Dans les quatre pays, ce sont des lames de fond comprenant toutes les couches de la population, qui ont embrasé ces pays contre des dictatures sanguinaires qui imposaient des « états d'urgence »

Or au Maroc, s'il est vrai que des jeunes de face book sont derrière le déclenchement du mouvement, ce sont, essentiellement deux mouvements politiques qui encadrent les manifestations : La confrérie religieuse d'Al Adl Wal Ihssane (Justice et bienfaisance) et le mouvement d'extrême gauche « Annahjdimocrati ou la Voie démocratique ».

Ces deux mouvements bien qu'antinomiques et étant en guerre larvée sur les campus universitaires au Maroc et ce depuis des années, ont tous les deux pour principale préoccupation idéologique, la prise de pouvoir et non pas une quelconque réforme constitutionnelle économique et sociale. En effet à travers leurs écrits puisés sur leur site respectif, nous allons voir que les références idéologiques des deux mouvements vont bien au delà des slogans véhiculés concernant les réformes.

La confrérie religieuse d'Al Adl Wal Ihssane (Justice et bienfaisance).

« Le premier pas à faire est de s'organiser au sein d'un mouvement islamique dont les membres sont désignés par l'appel coranique Ô croyants, et qui a pour tâche d'œuvrer pour le changement ». « Qui s'intéresse à la chose publique. En effet, le politique est partie intégrante de notre pensée et de notre action. Toutefois, nous tenons à préciser que l'action partisane, la constitution d'un parti politique et la ruée vers les élections et le pouvoir ne sont pas nos plus importantes préoccupations. ».

On peut s'interroger sur la" préoccupation" de ce mouvement. L'explication est donnée par Cheikh Yassine, le guide de la confrérie « nous voulons établir la primauté de Dieu sur la terre » « Ceci commencera par l'éducation du croyant, puis l'édification d'une société islamique qui supplantera progressivement la société inique pour aboutir enfin à un Etat islamique ».Il s'agit bel et bien de l'établissement d'une république islamique ni plus ni moins. L'avènement de l'état islamique passera donc par l'éducation et aboutira à la Kaouma (soulèvement ou, révolte) qui peut revêtir la forme de la révolution à l'iranienne

Le mouvement Annahjdimocrati ou « la Voie démocratique ».
D'après le site de ce mouvement
Il s'agit de :

« UN MOUVEMENT DE GAUCHE RADICALE, PLUS DE TRENTE ANS DE LUTTE ET DE FERMETE REVOLUTIONNAIRE.

- La voie démocratique est un mouvement démocratique radical à la perspective révolutionnaire ouvrant la voie à la société socialiste.

- La voie démocratique est une continuité du mouvement marxiste-léniniste marocain, surtout ILAL AMAM "En avant", et du mouvement de libération marocaine en général.

- La voie démocratique s'adresse essentiellement à la classe ouvrière, aux paysans pauvres et à l'ensemble des masses laborieuses, qu'il vise à encadrer en vue de construire l'instrument politique et organisationnel qui leur permettra de réaliser leur intérêt. ».

Sur le plan idéologique, « La Voie Démocratique adopte le marxisme en tant que méthode d'analyse et théorie du changement révolutionnaire en évolution et enrichissement constants à la lumière de la pratique militante et du progrès scientifique. Elle considère que la construction du socialisme et du communisme ne se réalisera pas selon un modèle préétabli, mais grâce au mouvement réel qui détruit le capitalisme et édifie, à sa place, un mode d'organisation sociale où la production et les moyens de production sont sous le contrôle et la maîtrise des producteurs libres et au service de l'humanité toute entière ».

Le mouvement de protestation au Maroc est donc pris entre la « Kaouma » des islamistes et la révolution pure et dure des marxistes léninistes.

Ceci étant dit, les mouvements de contestations surfent sur des raisons du mécontentement sont bien réelles, l’accentuation des disparités sociales, la paupérisation d’une partie de la population un chômage pandémique et surtout les passes droits et la corruption qui gangrènent des cercles du pouvoir et qui sont dénoncées quotidiennement par la presse marocaine.

La réponse du pouvoir : des concessions et de la fermeté

Les concessions..

Face à la contestation, le Roi a annoncé une réforme constitutionnelle susceptible de faire du premier ministre le chef de l’exécutif avec une séparation nette des pouvoir et l’indépendance de la justice notamment. Un référendum est prévu en septembre et des élections anticipées pour octobre 2011.

Par ailleurs tout en maintenant les subventions étatiques aux produits de base (farine, huile sucre et carburant) des accords ont été conclus avec les syndicats sur des augmentations de salaires dans la fonction publique ; l'augmentation du SMIG de 15% sur deux ans et son extension au secteur agricole etc...

- l'extension de la couverture médicale pour les démunis avant la fin de l'année en cours ;
- la libéralisation de prisonniers politiques ;
- le rééchelonnement des dettes des petits agriculteurs ;
- l'embauche des diplômés chômeurs de troisième cycle et des doctorants dans la fonction publique ;
- la réactivation et l'extension des attributions des organismes de veille économique et sociale : l'Instance de lutte contre la corruption, le Conseil Economique et Social et le Conseil de la concurrence.

Le tour de vis sécuritaire

Après avoir été tolérées, les manifestations sont dispersées par les forces de l’ordre sans management notamment, les manifestations du 22 mai 2011 et du 29/05/2011.

Les forces de l’ordre sont d’autant plus enhardies pour disperser les manifestants que le nombre est réduits en dépit il est vrai de l’éparpillement du mouvement de protestation sur l’ensemble du territoire grâce notamment à l’encrage du mouvement islamiste d’AL Adl Wal Ihssane.

En outre, Rachi Nini le directeur du journal AL Massae, premier quotidien en langue arabe du pays est incarcéré pour avoir ''discrédité une décision de justice, tenté d'influencer la justice et publié des informations sur des actes criminels non avérés''.

Les mouvements de protestation plus de trois mois après.

Le mouvement du 20 février commence d’abord à battre de l’aile. Si les militants des deux mouvements suscités continuent de descendre dans la rue ; le mouvement de protestation se « catégorise » : diplômés chômeurs, enseignants, personnel de santé et usagers des services publics. Chaque catégorie a sa manif et ses slogans .L’attentat de Marrakech est aussi venu compliquer la donne puisque la manifestation du mouvement du 20 février qui s’est tenue à Marrakech était pour « le changement et contre le terrorisme ».

Tout récemment (du 20 au 28 mai) et en dépit des mots d’ordre du mouvement du 20 février du boycott, le festival de musique Mawazine a été suivi par des centaines de milliers de marocains sur les différentes scènes et esplanades de Rabat et des millions de téléspectateurs sur les trois chaines de télévision marocaines.

Les partis politiques et la société civile s’ils se montrent solidaires du mouvement des jeunes quand ils réclament des changements démocratiques, plus de liberté et de justice se désolidarisent des « islamistes » et des « gauchistes » qui forment le gros des troupes du mouvement du 20février.

Pour se renforcer le mouvement du 20 février abandonne les centres villes pour les quartiers populaires notamment à Casablanca et Rabat et ce dans le but d’entrainer « les masses populaires ». Cette stratégie s’est révèle peu payante car elle n’a pas pu mobiliser comme escompté « les masses populaires » mais essuyé parfois des phénomènes de rejet de la part des habitants des quartiers populaires qui se sentent peu concernés par le mouvement
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  ivo le Dim 5 Juin - 10:15

Au Maroc, manifestations sous haute tension ce dimanche
http://www.rfi.fr/afrique/20110605-maroc-manifestations-sous-haute-tension-annoncees-dimanche

Manifestant pris à partie par des policiers à Casablanca le 29 mai 2011. Reuters/Macao

Jour de manifestation ce dimanche 5 juin 2011 au Maroc. Depuis près de quatre mois les Marocains descendent presque chaque semaine dans la rue pour demander plus de démocratie. Ils ne veulent pas la fin de la monarchie mais que celle-ci se démocratise. Mais depuis maintenant trois semaines la police réprime systématiquement tout rassemblement. Un jeune Marocain est mort jeudi 2 juin après avoir été frappé dans une manifestation. Les autorités démentent qu'il soit mort des suites de ses blessures C’est donc un rassemblement sous haute tension qui s’annonce aujourd’hui.

Le mot d’ordre de la manifestation de ce dimanche est de dire «non à la répression». Les coups de matraques des dernières semaines et la mort d’un jeune homme jeudi, après qu'il ait été tabassé pendant une manifestation dimanche dernier à Safi, ont choqué. Samedi 4 juin, plusieurs centaines de personnes ont transformé les obsèques du garçon en manifestation. «Nous voulons l’ouverture d’une enquête» proclamaient certaines banderoles, ou encore «on ne lâchera pas ! ».

Ce dimanche, le Mouvement du 20 février a appelé tout le pays à manifester. Dans une dizaine de villes des groupes ont annoncé leur intention de battre le pavé. La marche pourra-t-elle avoir lieu ? C’est «la» question que tout le monde se pose. A Rabat par exemple, les militants ont reçu des interdictions de manifester sans qu’ils aient déposé préalablement une demande d’autorisation.

D’ailleurs, aucune autorisation n’a été demandée. Les militants du 20 février avancent que manifester est un droit et que la marche sera pacifique. Dès samedi soir plusieurs fourgons des forces anti-émeutes étaient déjà pré-positionnés dans la capitale.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: maroc

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum