Derniers sujets
» la phrase du jour
par ivo Sam 16 Déc - 9:01

» [中国- Chine] 一般信息- Informations générales
par ivo Sam 16 Déc - 8:38

» les photos d'actus - l'info en résumé
par ivo Sam 16 Déc - 8:34

» macronie
par ivo Sam 16 Déc - 8:23

» enfance ...
par ivo Ven 15 Déc - 9:27

» démocratie et justice ...
par ivo Ven 15 Déc - 9:19

» vite, je vais vomir ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:46

» internet , technologie, ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:41

» sexisme ... encore et toujours ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:19

» [Toulouse - 03-01-2018] HASSIG + TROTZ + PESTCONTROL
par vegan31 Ven 8 Déc - 10:42

» flicage total du net
par niouze Lun 4 Déc - 10:06

» état d'urgence et autres restrictions....
par niouze Jeu 30 Nov - 22:32

» la police s'étonne qu'on ne l'aime pas
par niouze Mar 28 Nov - 13:48

» pesticides / fongicides
par ivo Mer 22 Nov - 9:02

» contre l'esclavage moderne
par ivo Mer 22 Nov - 8:54

» Sur les rives du Jourdain
par ivo Mer 22 Nov - 8:52

» petits business entre amis
par ivo Mer 22 Nov - 8:41

» No Futur - la terre au 21° siecle
par ivo Mer 22 Nov - 8:36

» blancs comme neige ^^
par ivo Mer 22 Nov - 8:34

» homophobie dans le monde ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:19

» immigration ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:16

» Nucléaire mon amour ...
par ivo Mar 21 Nov - 9:19

» Afrique coloniale belge
par ivo Mar 21 Nov - 8:50

» Révolution russe
par ivo Mar 21 Nov - 8:01

» agriculture
par ivo Dim 19 Nov - 8:26

» <<< Santé >>>
par ivo Dim 19 Nov - 8:21

» droites extremes
par ivo Sam 18 Nov - 11:01

» Birmanie
par ivo Sam 18 Nov - 10:35

» U.E.
par ivo Sam 18 Nov - 10:10

» pologne
par ivo Sam 18 Nov - 8:44

» No Futur - l'espace au 21° siecle
par ivo Ven 17 Nov - 8:36

» Réunionnais de la Creuse
par ivo Ven 17 Nov - 7:56

» rwanda
par ivo Jeu 16 Nov - 9:49

» médias ? quels médias ??
par ivo Jeu 16 Nov - 9:27

» Infos insolites.
par ivo Mer 15 Nov - 8:04

» ZAD partout ?
par niouze Mar 14 Nov - 17:54

» pape, cathos, vatican et autres ....
par ivo Mar 14 Nov - 9:00

» Necronomacron
par ivo Lun 13 Nov - 7:46

» monde - stupéfiants
par ivo Dim 12 Nov - 8:20

» conditions de travail ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:10

» ... 14/18 ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:07

» Combien d’autres murs à faire tomber ?
par ivo Sam 11 Nov - 10:23

» salaires
par ivo Sam 11 Nov - 9:15

les infos de l'empereur

Page 1 sur 10 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sarkozy victime d'un "malaise", "pris en charge par un médecin"

Message  ivo le Dim 26 Juil - 15:13

Sarkozy victime d'un "malaise", "pris en charge par un médecin" (Elysée)
26/07/2009-[15:05] - AFP

PARIS, 26 juil 2009 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a subi un malaise dimanche "alors qu’il faisait du sport" et, "pris en charge par son médecin", il est soumis à "des examens complémentaires", a annoncé dimanche l’Elysée dans un communiqué.
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Sam 1 Aoû - 20:05

dommage qu'il soit pas ....

en tout cas une bonne crise de rire avec pas un ministre qui disait la meme chose que son confrere
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

les infos de l'empereur

Message  ivo le Ven 6 Nov - 10:58

Mi-mandat : le bulletin de notes de l’élève Sarkozy
Emmanuel Kessler - 08:25
Le bilan de l’action de Nicolas Sarkozy à mi-mandat. L’Institut de recherches Thomas More a passé au crible 1 222 mesures depuis 2007. Evaluées en fonction de leur mise en œuvre et de leur efficacité. Résultat : une note de 10/20, la moyenne mais tout juste.

Sur la quantité de travail rien à dire : 80% du programme présidentiel est sur les rails. Et l’élève ne manque pas d’initiatives : aux 490 promesses de campagne sont venues s’ajouter 732 mesures nouvelles. Pas loin d’une par jour. Le rythme ne faiblit pas. Mais attention : le soin se dégrade, les copies sont moins lisibles. Il y a des exercices qui traînent. Comme le Grenelle de l’Environnement, qui s’enlise au Parlement. Le plan Espoir banlieues, lui, est en panne, 6 sur 20, la plus mauvaise matière. Le devoir sur les retraites n’obtient que 9 et demi. La réforme très symbolique des régimes spéciaux n’est qu’un petit début, pour un sauvetage qui reste à faire sur l’ensemble des systèmes de retraites.

Voilà pour les notes. Et quelle est l’appréciation générale ?

C’est qu’au bout de deux ans et demi, la méthode de travail ne fonctionne plus : l’idée qu’il faut tout réformer en même temps et qu’on peut en rajouter toujours plus dans les chantiers à ouvrir. Ca devient déroutant, anxiogène même pour les Français. Et ça donne des résultats inaboutis. Qui trop embrasse mal étreint.

Et sur la gestion des comptes, quelle est la note pour le Président ?

Un petit 8 sur 20. Et encore c’est indulgent. Car tout n’est pas de sa faute. La crise a balayé les bonnes intentions de baisse du déficit et de la dette. Mais elle n’explique pas tout. Le plan d’économies sur les administrations ne rapporte pas grand chose. Des dépenses nouvelles sont programmées à tour de bras, comme le Grand Paris, avant même le Grand Emprunt. Revenir dans les normes ? On a du mal à y croire. A moins de couper dans les aides sociales, mais ça qui risque de faire très mal. Ou d’augmenter fort les impôts. Mais comme il a vraiment promis de ne pas le faire, l’élève Sarkozy risque alors de n’être même pas admis... au redoublement.
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Ven 6 Nov - 13:53

out de deux ans et demi, la méthode de travail ne fonctionne plus : l’idée qu’il faut tout réformer en même temps et qu’on peut en rajouter toujours plus dans les chantiers à ouvrir. Ca devient déroutant, anxiogène même pour les Français. Et ça donne des résultats inaboutis. Qui trop embrasse mal étreint.
y a eu dans le canard divers article la dessus
entre le trop de travail pour les parlementaire qui n'arrive plus a suivre (et du coup les projet de loi qui depasse pas les cartons et surtout et c'est la que c'est marrant y a quelques temps celui si(le canard enchainer) demontrait qu'a trop vouloir faire de loi celui ci en fesait qui se telescopait voir s'annulait : au final un vrai casse tete pour le pouvoir judiciaire qui lui même n'y retrouvait plus ses petits

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Mer 11 Nov - 11:58

AFP, Mise a jour: 10/11/2009 16:31
France: le parlement pourrait enquêter sur le budget sondages de Sarkozy

Le président de l'Assemblée nationale française a accepté mardi le principe d'une commission d'enquête parlementaire sur l'important budget accordé par les services du président Nicolas Sarkozy à la commande de sondages d'opinion.

A la demande de l'opposition socialiste et en dépit de l'opposition du ministère de la justice qui y voyait une immixtion du pouvoir législatif dans les affaires de l'exécutif, le président Bernard Accoyer a donné son feu vert à la poursuite de la procédure en vue de mettre sur pied une telle commission, en raison de nouveaux pouvoirs dont dispose désormais le Parlement français.

"Les nouvelles dispositions de la Constitution et du règlement de l'Assemblée nationale rendent quasi automatique la constitution d'une commission d'enquête, sauf opposition d'une majorité des trois cinquièmes des membres de l'Assemblée", a déclaré M. Accoyer.

L'été dernier, la Cour des comptes, chargée d'éplucher les dépenses publiques, avait fait part de ses "interrogations" face aux sommes dépensées par la présidence de la République pour la commande de sondages. Elle relevait notamment le cas d'un contrat passé, sans appel d'offres, avec un cabinet dirigé par un conseiller du président.

Certains de ces sondages ayant été parallèlement publiés dans la presse, l'opposition socialiste avait évoqué un "système d'instrumentalisation de l'opinion" et réclamé la constitution d'une commission d'enquête parlementaire.

La semaine dernière, un rapport d'un député socialiste a fait état de la commande par la présidence de 165 études d'opinion en 2008, pour un montant supérieur à 3 millions d'euros.

Même si des députés de droite sont également favorables à une commission d'enquête, celle-ci n'est pas encore créée pour autant. C'est une commission des lois, présidée par la droite majoritaire, qui va en décider.

La première secrétaire du parti socialiste Martine Aubry a fait part mardi de ses craintes que la majorité ne "triture" le texte socialiste en vue d'ôter à la commission d'enquête toute efficacité.
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Quand Pierre Sarkozy fait intervenir un conseiller de l'Elysée pour obtenir une subvention...

Message  JiyuU le Mer 11 Nov - 17:06

Quand Pierre Sarkozy fait intervenir un conseiller de l'Elysée pour obtenir une subvention...

C'est le site Electronlibre.info, relayé par Rue89, qui donne l'info: Pierre Sarkozy (premier fils de...) qui s'était vu refuser une subvention par la SCPP (société civile des producteurs de phonographiques), a obtenu l'aide d'un conseiller de l'Elysée pour tenter d'obtenir ladite aide...On se demande bien ce que vient faire un conseiller dans cette histoire! Revenons dessus...

Pierre Sarkozy, aka Mosey (voir son Myspace), est producteur de Hip Hop. Il s'occupe de son propre label, Da Cream Chantilly. A son actif: la production du dernier album de Doc Gyneco, et du making of" 100% Debouzze". Il a par ailleurs composé quatre morceaux de la BO de Seul Two (certaines mauvaises langues n'hésitent d'ailleurs pas à dire qu'il y aurait un lien entre cette collaboration et les autorisations du préfet pour "désertifier" Paris pour le film).



Pierre Sarkozy, sur la Croisette, lors du festival de Cannes
Pierre Sarkozy, sur la Croisette, lors du festival de Cannes

Donc Pierre Sarkozy a un nouveau projet... Estimé à environ 80.000€. Il recherche donc des financements (normal). Il sollicite la SCPP, qui est, selon le site SCPP "une société de perception et de répartition des rémunérations perçues pour le compte de ses membres auprès des utilisateurs de phonogrammes et de vidéomusiques".

La SCPP est en fait un organisme qui perçoit entre autre la fameuse taxe pour les copies privées (celle sur les supports vierges: CD, DVD), ainsi que des droits de diffusion d'oeuvres. Elle les reverse ensuite aux artistes, producteurs et auteurs. La SCPP peut aussi attribuer des aides. Pierre Sarkozy a naturellement demandé l'une de ces aides, pour un petit montant (moins de 10 000€), ce qui est tout à fait normal. L'aide lui a été refusée: Pierre Sarkozy n'est pas membre de la SCPP, et celle-ci n'accorde que très exceptionnellement des aides à des "non-membres".

Là où ça se gâte, c'est que Pierre Sarkozy, pas content, a fait appel à Papa, lequel a donc envoyé un conseiller de l'Elysée pour arranger la situation (ou faire pression, selon le point de vue adopté). Pour l'instant, aucune décision n'a été rendue sur l'attribution de cette aide.

Il n'y a pas de gros scandale; cependant, il y a une certaine conception de "l'argent des autres", encore une fois, dans cette histoire...



Mise à jour par la rédaction
Ce dimanche la SCPP aurait fait passer un communiqué officiel, signale Libération.

Selon ce communiqué, la SCPP n'a à "aucun moment, directement ou indirectement, (...) été sollicités pour accorder un traitement de faveur" à la société dont Pierre Sarkozy est actionnaire, rapporte Libération.

Le site Electronlibre.info qui a révélé cette histoire a un son de cloche différent.

"La direction générale de la SCPP contactée par le château s’empressa d’apporter toutes les garanties, que lors de la prochaine commission, l’affaire serait réglée dans le sens qu’il convient", peut-on lire sur le site.

L'affaire serait-elle donc réglée? Pierre Sarkozy parviendra-t-il à faire pencher la balance en sa faveur?

"Cela n'arrivera pas", assure le président de la société de production Abeille Musique et membre de la SCPP, Yves Riesel, à Libération. Rien, en revanche, n'empêche Pierre Sarkozy d'adhérer...

"Si ce petit garçon n'est pas capable de téléphoner lui-même à la SCPP pour demander des explications comme n'importe quel producteur et qu'il demande à l'Elysée de le faire, ça le regarde", souligne Yves Riesel.

---

http://www.lepost.fr/article/2009/11/08/1780218_quand-pierre-sarkozy-fait-intervenir-une-conseiller-de-l-elysee-pour-obtenir-une-subvention.html

Shocked silent
avatar
JiyuU

Messages : 50
Date d'inscription : 08/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Lun 16 Nov - 17:12


« Air Sarko One » : un palace flottant à 20.000 euros l’heure de vol

C’est passé assez inaperçu la semaine dernière. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, l’Assemblée nationale a voté des crédits à hauteur de 185 millions d’euros pour l’achat et l’aménagement d’un avion A330 (photo) réservé aux voyages présidentiels. Le ministère de la défense devra supporter ces dépenses même si, et les députés de la majorité y ont pris soin, l’avion sera exclusivement utilisé par le président de la République.

Philippe Leymarie dans son blog Défense en ligne hébergé par le Monde diplomatique est assez époustouflé par le petit Elysée volant que l’on prépare pour Nicolas Sarkozy : “l’Air Force One français comprendra un poste de transmissions dernier cri, des installations médicales, une salle de réunion, un bureau, une chambre à coucher avec salle de bains, un système de leurres antimissiles, etc. L’avion présidentiel ne sera cependant pas disponible avant la fin de l’année prochaine.”

“Problème, selon Philippe Leymarie, : cet appareil… sera unique, c’est-à-dire forcément indisponible à un moment ou un autre (voir le cas du porte-avions Charles de Gaulle !). Et l’heure de vol passera à 20.000 euros en moyenne (contre 12.000 sur A319).”

Choqués par l’acquisition d’un avion surdimensionné — et réservé de fait à un « hyper-président » qui ne cesse d’« exploser » ses dépenses de fonctionnement —, les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen ont profité de l’examen de la mission « défense », dans la loi de finance 2010, pour déposer des amendements au projet de budget 2010 afin de “redéployer les moyens”, plus de 185 millions d’euros selon eux, consacrés à l’achat et à l’aménagement du nouvel avion présidentiel et l’acquisition d’un Falcon 7X, vers le budget de la Défense. (AFP/Le Figaro )

Amendements rejetés par la majorité.“En pleine mondialisation, notre président voyage comme d’autres présidents de grandes nations. Ce choix très raisonnable est à l’honneur de la France qui a la fierté de soutenir sa filière aéronautique”, a indiqué le rapporteur Jean-Michel Fourgous lors des débat, avant de donner un avis défavorable à ces amendements.

Les députés PS mettaient en balance l’achat d’appareils pour le président et “l’amélioration, l’accompagnement voire la reconversion des militaires ou des personnels civils”, “les besoins de financement pour accompagner les restructurations”, et “l’amélioration de l’habillement et de l’équipement du combattant” qui “laissent à désirer”, selon eux.

heureusement que c'est la crise

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  Lib le Lun 16 Nov - 18:28

“En pleine mondialisation, notre président voyage comme d’autres présidents de grandes nations. Ce choix très raisonnable est à l’honneur de la France qui a la fierté de soutenir sa filière aéronautique”

Toute une éducation à refaire.
Même ma fille ne réclame pas ce que ses copains d'école ont et pas elle. Rolling Eyes

_________________
"Quiconque a un jour bloqué une rocade assez longtemps pour entendre à nouveau le chant des oiseaux sait bien quelle sinistre vie s’interrompt avec le blocage de l’économie."
avatar
Lib

Messages : 1691
Date d'inscription : 16/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mar 24 Nov - 23:39



Sarkozy écarte une régularisation massive des sans-papiers

Le président de la République a pris le contrepied de la première secrétaire du PS qui a plaidé pour une régularisation «large». Son gouvernement a annoncé un projet de loi pour renforcer les sanctions contre les employeurs de travailleurs sans papiers.

L’hypothèse d’un «appel d’air» ou encore d’une aubaine pour «les réseaux de trafiquants» et puis, carrément, «les valeurs de la République». C’est en invoquant ces raisons diverses que Nicolas Sarkozy a catégoriquement écarté, mardi, une «régularisation globale» des sans-papiers, en profitant pour marquer son désaccord avec la première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui avait plaidé pour une «régularisation large». Un veto qui intervient après l'annonce, dimanche, par les ministres Xavier Darcos (Travail) et Eric Besson (Immigration), de la préparation d'un projet de loi visant à renforcer les sanctions contre les entreprises employant des sans papiers. Et ce sur fond de grève entamée le 12 octobre et suivie par près de 5.200 travailleurs réclamant leur régularisation, touchant 1800 entreprises.
«Tant que je serai président de la République, je n’accepterai pas une régularisation globale de ceux qui n’ont pas de papiers, je ne l’accepterai jamais parce que c’est contraire à l’idée que je me fais des valeurs de la République» [ note de moi: celle de la republique de vichy] , a annoncé le Président lors d’un déplacement en banlieue parisienne.
Prenant pour contre-exemple l’expérimentation, «à trois reprises» en France, de régularisations: «ça a conduit à ce que les réseaux de trafiquants criminels sur la pauvreté des gens et le malheur des gens, se disent: "envoyons les malheureux en France, ils régularisent, et donc un jour ils seront amenés à régulariser"», a-t-il estimé. «Chaque fois qu’on a régularisé massivement, on a abouti au contraire de l’effet recherché», a-t-il insisté, invoquant «un appel d’air». «Après la régularisation en France, le nombre de demandes, tenez-vous bien, a été multiplié par quatre», a-t-il plaidé.
De telles initiatives à l’étranger ne l’ont pas non plus convaincu: «Les Espagnols l’ont fait, ils en sont revenus (...) les Italiens l’ont fait, et ils se trouvent aujourd’hui être ceux qui demandent avec le plus de fermeté un contrôle aux frontières en Europe.»
«Ce serait une erreur tragique»

Citant l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard - «la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde» -, Nicolas Sarkozy a enfin estimé que «la France est généreuse». «Mais de là à régulariser tout le monde, ce serait une erreur tragique et c’est la raison pour laquelle nous ne le ferons pas», a conclu le président.

Reprenant l’argument de l’appel d’air et jugeant «irresponsable de donner ce signal aux pays du Sud», le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), s’est dit lui aussi «totalement opposé» à la régularisation de travailleurs clandestins: «Ce n’est pas comme cela que l’on résoudra le problème.»

En revanche, Bruno Le Roux, député (PS) de Seine-Saint-Denis, rappelant que «personne ne demande [à Sarkozy] de régularisation massive», plaide la cause de «plusieurs centaines de milliers de personnes sur notre territoire qui ne sont pas expulsables et pour lesquels il faut une régularisation large», tandis que Noël Mamère dénonce une tentative de récupération électorale. Pour le député (Verts), «tout cela sent très mauvais. On va chercher dans les poubelles les oripeaux de 2002 pour la campagne de Chirac et ceux de 2007 qui ont fait le succès de Sarkozy: tolérance zéro, l’étranger qui est indésirable, la terre qui ne ment pas. Ce sont toutes ces saloperies qu’on nous ressort», accuse-t-il. Mamère se prononce, lui, pour une régularisation «très importante comme en Italie, au Portugal, en Espagne».
«Un jeu de rôle entre le PS et l’UMP»

Revenant sur la grève des travailleurs sans-papiers, François Bayrou pointe l’incohérence de la situation alors que ceux-ci «travaillent, paient leur impôts, paient les charges sociales» mais «sont en situation clandestine». Soulignant ce paradoxe - «clandestins aux yeux du ministère de l’Intérieur mais parfaitement réguliers aux yeux des ministères des Finances et des Affaires sociales» - le président du Modem a souhaité, sur France Inter, que l’on trouve «un moyen de leur rendre ou de leur donner les papiers qu’ils devraient avoir».

Manuel Valls, député (PS) de l’Essonne, prône, de son côté, la demi-mesure: «Ce n’est pas en expliquant qu’on va régulariser tout le monde d’un côté ou en disant que l’on ne régularisera jamais que l’on fait avancer le débat. Je pense qu’il y a des conditions d’intégration en matière d’emploi, d’école, d’habitat pour que les immigrés dont nous avons besoin puissent s’installer dans de bonnes conditions».

Et le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan renvoie PS et UMP dos à dos: «Je demande l’arrêt des régularisations. C’est un jeu de rôle entre le PS et l’UMP. En réalité le président régularise à tour de bras et ne contrôle pas l’immigration. Et le PS fait semblant de s’offusquer de sa politique de fermeté.»


le pire et ses connard le savent c'est que dasn dix maximum y'aura un gros manque de travailleur dans tout les domaines mais ils prefere reporter l'age de la retraite a mathuzalem

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Mer 25 Nov - 16:50

Si les français n'étaient pas si fainéants on aurait pas besoins des sans pap.... (humour grinçant)
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Mer 6 Jan - 23:11


VOEUX
Nicolas Sarkozy : "Je crois au travail et à la famille"
NOUVELOBS.COM | 06.01.2010 | 16:43
326 réactions
"Ce sont des valeurs structurantes de notre société", affirme le chef de l'Etat lors de ses vœux aux "forces économiques".

Nicolas Sarkozy (AP)
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a déclaré mercredi 6 janvier qu'il croyait au "travail" et à la "famille" en défendant de nouveau les mesures du paquet fiscal votées juste après son élection lors de l'été 2007.
"Nous avons supprimé les droits de succession comme je l'avais promis. Et je l'ai fait car je crois au travail et je crois à la famille", a déclaré Nicolas Sarkozy à Cholet (Maine-et-Loire), lors de ses voeux aux "forces économiques".
"Ce sont des valeurs structurantes de notre société. Je continue à penser que lorsqu'on a travaillé toute sa vie, payé des impôts toute sa vie, il est normal de pouvoir transmettre à ses enfants le fruit d'une vie de travail en franchise d'impôts".
"Que ceux qui ne sont pas en accord avec cette politique -et c'est leur droit- annoncent aux Français qu'ils rétabliront les droits de succession si vous leur confiez la responsabilité. Faisons ce débat, je l'attends avec sérénité", a-t-il dit.
"Nous avons détaxé les heures supplémentaires", a aussi affirmé Nicolas Sarkozy. "Nous avons mis fin au carcan des 35 heures", a-t-il dit.

(Nouvelobs.com avec AFP)


avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  Lib le Mer 6 Jan - 23:44








No comment...

_________________
"Quiconque a un jour bloqué une rocade assez longtemps pour entendre à nouveau le chant des oiseaux sait bien quelle sinistre vie s’interrompt avec le blocage de l’économie."
avatar
Lib

Messages : 1691
Date d'inscription : 16/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

attaque de karachi l'affaire qui fait peur a sarkozy

Message  niouze le Mer 5 Mai - 0:53

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/karachi-l-affaire-qui-fait-peur-a-sarkozy_889630.html


Des marchés d'armement, notamment avec le Pakistan, ont-ils servi à financer la campagne d'Edouard Balladur pour l'Elysée, en 1995? L'Express publie des extraits du Contrat (Stock), enquête sur ce dossier explosif. On y croise le ministre du Budget de l'époque: Nicolas sarkozy

Nicolas Sarkozy n'aimera pas ce livre. Edouard Balladur non plus. Le Contrat, dont L'Express publie des extraits, ne sera en librairie que le 19 mai (Stock), mais son contenu suscite déjà la curiosité du Tout-Paris politique et judiciaire. De l'inquiétude aussi, car les auteurs, Fabrice Lhomme et Fabrice Arfi, journalistes au site Mediapart, abordent ici deux affaires complexes, mais d'une richesse exceptionnelle.

La première, la plus dramatique, concerne l'attentat meurtrier du 8 mai 2002 à Karachi (Pakistan). Cette opération contre un bus de la Direction des constructions navales (DCN) n'a pas livré tous ses secrets. Un juge parisien, Marc Trévidic, tente de résoudre l'énigme. L'autre affaire est d'un genre différent. Il y est question d'argent, de politique et d'un contrat baptisé Agosta: l'achat par le Pakistan, le 21 septembre 1994, de trois sous-marins de fabrication française. Montant de la transaction: 826 millions d'euros.

A ce jour, rien ne prouve qu'il existe un lien quelconque entre le contrat Agosta et la mort, sept ans plus tard, des employés de la DCN. L'hypothèse selon laquelle cet attentat serait une vengeance contre la France à la suite d'un litige financier ne repose sur aucune preuve irréfutable. Mais cette "affaire dans l'affaire" embarrasse les autorités françaises.

Pour en mesurer les enjeux, il suffit d'ouvrir ce livre. Les auteurs y détaillent la mise en place, en marge d'Agosta, d'un système de "rétrocommissions" visant à financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Des "intermédiaires", rémunérés en toute légalité pour faciliter l'obtention du marché, rétrocédaient - en toute illégalité, cette fois - une partie de ces sommes à des "politiques" français. Sitôt élu à l'Elysée, au printemps 1995, Jacques Chirac a ordonné de briser ces circuits de financement.

Balladuriens hier, sarkozystes aujourd'hui

En 1994-1995, au plus fort du duel Chirac-Balladur, deux balladuriens de premier plan avaient accès aux informations sur les négociations en matière d'armement : François Léotard, ministre de la Défense, et Nicolas Sarkozy, alors chargé du Budget, dont les autorisations étaient indispensables pour valider les plans de trésorerie. En 1995, Sarkozy était aussi le porte-parole de campagne d'Edouard Balladur.

Pour mener leur enquête, les journalistes ont rencontré une centaine de personnes. Plusieurs politiques - Charles Millon, Dominique de Villepin, Charles Pasqua - accusent clairement les balladuriens d'hier - pour la plupart sarkozystes d'aujourd'hui - d'avoir bénéficié de fonds d'origine douteuse et/ou d'avoir entretenu des relations équivoques avec des intermédiaires libanais.

Un chapitre retient particulièrement l'attention: il est consacré à une société luxembourgeoise, Heine, dont la création, validée en toute légalité par Nicolas Sarkozy, en 1994, avait pour but de faciliter les paiements d'intermédiaires liés au contrat Agosta. Selon les auteurs, un conflit d'ordre financier aurait opposé cette société à l'Etat français. Pour éviter le scandale, ce litige aurait été résolu en toute discrétion, avec l'aval de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, comme le laisse soupçonner un document signé "NS". C'était le 20 novembre 2006, quelques mois avant l'élection présidentielle de 2007.

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Jeu 6 Mai - 10:52

Sarkozy An III : les illusions perdues
France Info - 06:06

Peut-être l’anniversaire le plus difficile pour Nicolas Sarkozy. Trois ans après son élection, celui qui avait promis d’être « le président du pouvoir d’achat » n’a plus la confiance des Français déçus par sa gestion de la crise économique et financière.

" L’heure n’est pas au bilan " dit l’Elysée sur son site internet. Mais un dossier intitulé "trois ans d’action", et développé autour de 4 axes comme "sortir la France de la crise", y est publié.
"Il reste encore près de deux ans de travail au gouvernement et à la majorité pour tenir tous les engagements pris en 2007", dit le texte qui l’accompagne. En clair, il faut laisser le président Sarkozy faire son travail.
C’est maintenant qu’il faut opérer un changement de cap, estime au contraire l’opposition, à l’instar du député socialiste Henri Emmanuelli, et pas seulement un changement de communication : "Au bout de trois ans on a une croissance molle, un moral dans les chaussettes et le bouclier fiscal qui se porte toujours bien donc je comprends qu’il ait envie de changer de style, parce que je pense que son bilan ne rencontre pas beaucoup l’assentiment des Français. Alors je ne doute pas qu’il soit à la recherche de quelques échappatoires."
Trois ans après son accession à l’Elysée, un nouveau Sarkozy ?

Trois ans après l’élection de Nicolas Sarkozy, la déception des Français est à la hauteur des promesses faites par l’avocat du "travailler plus, pour gagner plus" pendant sa campagne. " On va avoir une croissance durablement bloquée à 1%, un endettement public autour de 100% du PIB en 2012 et un chômage revenu à 10% ", calcule l’économiste Nicolas Baverez.
Et même si la France a mieux résisté que d’autres pays, pour les Français " c’est la grande déception " analyse le sociologue Alain Touraine, car "ils se sont aperçu que tout ce dont parlait le gouvernement était vague et confus et que le gouvernement n’avait pas prise sur l’impact de la crise." Echec électoral de la majorité aux dernières élections régionales dans un contexte économique et social difficile, baisse dans les sondages. Le directeur de l’institut BVA opinion, Jérôme Sainte-Marie n’hésite pas à parler de " crise du sarkozysme ".

Pour Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, "son plus gros ratage, c’est d’avoir fait croire qu’il allait sauver le modèle social français et d’avoir fait exactement l’inverse. Ce qui reste, c’est que les amis du Fouquet’s sont restés les amis du Fouquet’s." Tandis que pour le président du Modem François Bayrou "l’école, les banlieues, l’intégration, l’emploi, la présence de la France dans des secteurs entiers de production, l’agriculture… Tout cela n’a pas été amélioré et c’est le moins qu’on puisse dire, dans les trois ans que nous venons de vivre".

Pour la première fois, l’hypothèse d’une défaite de Nicolas Sarkozy en 2012 est envisagée y compris dans son propre camp, chose impossible en 2007 quand il était élu le 6 mai avec 53% des suffrages et une côte d’amour jamais égalée.

Alors officiellement, l’Elysée n’a rien prévu pour ce troisième anniversaire morose : aucun évènement particulier n’est inscrit dans l’agenda du président Sarkozy. Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la famille, a tout de même décidé de célébrer l’évènement en grande pompe dans sa ville de Toul.
Pour ne pas être en reste, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP a demandé lui aux responsables des fédérations UMP de faire un geste avec une manifestation de leur choix. Mais, pour la plupart, les membres du gouvernement feront profil bas.
Le premier d’entre eux, François Fillon, a défendu hier soir sur TF1 le bilan de ces trois premières années du quinquennat : "la France est en Europe le pays qui a fait le plus d’efforts de modernisation, et qui a les meilleurs résultats. Les Français doivent en savoir gré au Président de la République", a dit le Premier ministre.
François Fillon : en trois ans, une "remise en mouvement de la France"

Christophe Alévêque viendra quant à lui, comme les années précédentes, à l’occasion de ce troisième anniversaire, organiser "un rassemblement de résistance ludique" devant le restaurant du Fouquet’s aux Champs-Elysées. Le comique et sa bande de joyeux drilles entonneront "Milles colombes, l’hymne de la droite décomplexée que Mireille Mathieu a interprété sur la place de la Concorde le 6 mai 2007" et des morceaux de Carla Bruni-Sarkozy. Il est recommandé aux participants de chanter faux.

avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Jeu 6 Mai - 13:20

http://www.rue89.com/2010/05/05/trois-ans-de-sarkozy-les-contreverites-du-bilan-de-lelysee-150228

suplement de reflexion
« Trois ans d'action : 6 mai 2007-6 mai 2010 ». Dans ce livret de 56 pages disponible depuis mardi sur le site Elysee.fr, la présidence de la République fait la communication des mesures prises par Nicolas Sarkozy depuis son élection.

Nous avons voulu vérifier l'honnêteté de ce bilan, ce que les confrères anglosaxons appellent un « fact checking », une vérification des informations livrées. Certaines de ces actions sont réelles (comme la mise en place du RSA, la revalorisation du minimum vieillesse, ou la réforme des régimes spéciaux). Mais force est de constater que de nombreuses mesures sont présentées sous un jour biaisé, quand elles ne sont pas mensongères.

En se basant sur les faits et en suivant le même ordre de présentation, Rue89 a fait le tour d'horizon de toutes ces « actions » et corrigé celles qui étaient le plus inexactes. Lisez et comparez.
Sortir la France de la crise ?

« En 2009, malgré la crise, le pouvoir d'achat des Français a ainsi progressé de 2,1%. »

Pourquoi ne retenir que l'année 2009 ? Le document se garde de citer la quasi-stagnation de 2008 (+0,7% selon les chiffres de l'Insee) et la prévision noire pour 2010 : +0,1% au premier semestre, +0,3% au second.

Dans la restauration, « la baisse de la TVA a permis de sauver plusieurs milliers d'établissements en difficultés et a contribué à la création de 5 300 emplois au deuxième semestre 2009. »

On est très loin de l'engagement pris par les restaurateurs en échange de la TVA à 5,5% : créer 40 000 emplois en deux ans.

Au sein même de la majorité, la mesure est contestée : moins d'embauches que prévu, peu de bénéfices pour les consommateurs, mais un trou important dans le budget de l'Etat. Des sénateurs de droite ont même réclamé le retour au taux initial de 19,6%.

► « Grâce aux conditions posées par l'Etat [aux banques], un resserrement général du crédit a pu être évité : malgré la crise, les encours de crédit ont augmenté de 2,7% en 2009. »

Ce glorieux « malgré la crise » est curieux : en échange du soutien financier de l'Etat, les banques s'étaient engagées à augmenter le montant de leurs prêts aux particuliers et aux entreprises, dans une fourchette comprise entre 3% et 4%.

Résultat en 2009 : une augmentation de 2,7% seulement (dans le détail, une hausse de 4,5% pour les prêts aux ménages, mais une baisse de 1,1% pour les crédits aux entreprises). Selon le gouvernement, c'est une belle performance compte tenu de la crise.

« La France est désormais l'un des lieux au monde les plus favorables à l'innovation. […] L'installation récente du siège européen de Microsoft à Issy-les-Moulineaux illustre la pertinence de cette orientation. »

Un exemple trop beau pour être vraiment exact. Le déménagement du groupe américain a été annoncé en mars 2007, deux mois avant l'élection de Nicolas Sarkozy ! Et surtout, le siège social européen de Microsoft se trouvait déjà en France, simplement quelques kilomètres plus loin, à La Défense.

« Encadrement des bonus des traders, une taxe sur les bonus étant instituée en France et au Royaume-Uni en 2009. »

Une des mesures symbolisant la volonté d'« imposer une régulation plus ambitieuse du capitalisme », selon le document de l'Elysée. Mais cette taxe de 50% sur les bonus des traders ne pourra pas « réguler » la finance de manière durable : cette taxe, provisoire, ne porte que sur les bonus accordés en 2009.
► « Instauration de peines plancher contre les récidivistes par la loi du 10 août 2007 : désormais les crimes et délits sont punis d'une peine qui ne peut être inférieure à un seuil fixé par la loi. »

Ce que ne précise pas le document, c'est que la loi n'est pas suivie par les magistrats. Selon les chiffres que nous a donnés le ministère de la Justice, au 31 décembre 2009, pour 42 000 décisions de justice qui portaient sur des délits commis en état de récidive, seulement 50% de peines plancher ont été prononcées.

Dans un rapport remis en 2007, deux députés UMP et PS font un bilan mitigé :

« Les peines plancher ne paraissent pas adaptées à la plupart des situations auxquelles sont confrontés les magistrats. Soit ils peuvent déroger à la peine qu'ils jugent excessive, soit ils ne peuvent pas et ils appliquent le plus souvent la peine plancher assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve pour atténuer la peine. »

► « Création d'un délit d'appartenance à des bandes violentes en février 2010. »

Dès l'annonce de cette loi, des doutes sur son application ont été émis. Le dimanche 28 mars, 110 personnes ont été interpellées lors d'une manifestation anti-carcérale aux abords de la prison de la Santé, à Paris, non pas pour avoir commis des violences mais pour avoir été soupçonnées d'en préparer. Résultat : 110 interpellations, 57 gardes à vue, aucune poursuite.

► « La France connaît sa septième année consécutive d'amélioration dans la lutte contre la délinquance. »

La France connaît surtout une manipulation des chiffres de la délinquance.

Dans une tribune publiée sur Rue89, Laurent Mucchielli, sociologue, analyse les données de Brice Hortefeux pour démontrer que la délinquance ne baisse pas : les chiffres ne sont pas ceux de la baisse de la délinquance, mais ceux de l'activité policière sur la délinquance.

Le taux d'élucidation, dont le gouvernement affirme qu'il a progressé de 50%, doit ses bons scores à la focalisation des policiers sur des délits qui sont élucidés en même temps qu'ils sont constatés (racolage, consommation de cannabis…).

A noter que dans ce bilan, l'Elysée fait aveu d'inaction dans les quartiers sensibles : à aucun moment ne sont évoquées les banlieues, pas même le plan banlieue de Fadela Amara, le « plan Marshall des banlieues » pourtant annoncé à grand bruit en 2008.

► « Adoption en 2008, sous la présidence française de l'UE, d'un pacte européen interdisant désormais les régularisations massives de sans-papiers. »

Le pacte, adopté en 2008, n'évoque pas de « régularisations massives ». Le mot « interdiction » n'y figure pas non plus. Si le pacte précise que « le Conseil européen convient de se limiter à des régularisations au cas par cas et non générales », il rappelle qu'il « revient à chaque Etat membre de décider des conditions d'admission sur son territoire des migrants légaux et de fixer, le cas échéant, leur nombre. »

► « La crédibilité de la France dans la lutte contre l'immigration illégale a été restaurée. »

A la fin du mois de novembre 2008, un rapport du commissaire européen aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, alertait l'opinion sur les conséquences de la politique du chiffre du gouvernement en ce qui concerne les reconductions aux frontières.

En 2010, le même commissaire s'en est pris à la criminalisation des personnes qui viennent en aide aux sans-papiers. Enfin, les « excellents » chiffres, successivement brandis par Hortefeux et Besson, comprennent les expulsions de Bulgares et Roumains (dans l'UE) mais aussi celles d'étrangers expulsés alors qu'ils rentraient chez eux.

► « La présidence française de l'UE de 2008 a été une occasion de donner à l'Europe un rôle leader pour créer l'Union pour la Méditerranée »

Lancée à grands frais en 2008, l'UPM n'a jamais décollé. Une conférence sur l'eau prévue en avril a été avortée en raison du conflit au Proche-Orient.

A peine deux ans après son lancement, des élus s'inquiètent. Michel Vauzelle, vice-président de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (Arlem) et président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (France), attend que le prochain sommet du mois de juin « débouche sur quelque chose de solide, c'est-à-dire qu'il y ait des moyens et non pas simplement des déclarations d'intentions ».
► « La possibilité d'introduire un référendum d'initiative populaire est désormais ouverte. »

La révision constitutionnelle adoptée par le Congrès le 21 juillet 2008 a effectivement prévu dans l'article 11 de la Constitution la possibilité pour les citoyens de pétitionner pour convoquer un référendum, mais les conditions sont très restrictives et surtout, aucune loi organique n'a encore été adoptée pour le permettre.

Alors même que des lois organiques concernant les ministres ou France Télévisions ont, elles, été prises.

► « Permettre à chacun de réussir, en donnant plus à ceux qui ont moins. (…) Après la réforme du lycée professionnel, entrée en vigueur à la rentrée 2009, ce sera au lycée d'enseignement général et technologique d'être réformé en 2010. »

Dans la batterie de mesures qui suivent ces promesses, l'Elysée a « omis » un détail… qui ne va vraiment pas dans ce sens. Le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale : 16 000 en 2010, 13 500 en 2009 et 11 200 en 2008.

► « L'objectif est clair : que les revenus et le milieu d'origine d'un étudiant ne soient plus jamais des limites à son ambition dans la poursuite de ses études. »

En étendant le RSA aux moins de 25 ans, le gouvernement a fait un effort louable envers les 160 000 jeunes qui en bénéficieront, mais la mesure est très timorée : pour le toucher, il faut avoir travaillé au moins deux ans et il ne concerne que 2% des 8,18 millions de 16-25 ans en France. Les Jeunes Verts dénoncent : « Rien n'est prévu pour les 1,2 million d'étudiants. Rien pour les 350 000 jeunes en IUT ou en STS… »

► Sur le service minimum : « Pendant les douze jours de la grève d'avril 2010 à la SNCF, les engagements en matière de service minimum ont été systématiquement respectés, permettant aux usagers d'être transportés sans trop de difficultés »

Ce n'est pas ce qu'ont constaté les usagers : « Le service minimum est respecté mais gens sont transportés avec difficulté », résume le président de la Fédération des usagers des transports d'Aquitaine, Christian Broucaret.

Il précise :

« Les usagers étaient prévenus des trains supprimés, mais avec le remplacement par bus, les retards étaient importants, donc les gens ont pris leur voiture. Surtout, effet pervers du service minimum, il est devenu beaucoup plus difficile de se faire dédommager. »

► « Jamais le dialogue social n'a été aussi dense et efficace que depuis mai 2007. »

Une affirmation que la rotation rapide des ministres du Travail (Eric Woerth a remplacé Xavier Darcos, qui a lui-même pris la suite de Xavier Bertrand) ne tend pas à confirmer.

Par exemple, pour la réforme des retraites, les consultations menées au pas de charge sont critiquées par les syndicats, pas persuadés d'être entendus lorsque le gouvernement annoncera ses décisions le 20 juin. Ainsi, le ministre n'envisage pas toutes les possibilités, il a déjà exclu toute hausse des prélèvements.

► « La suppression de la publicité sur les chaînes de la télévision publique a ainsi permis de sortir le service public de la contrainte d'audience, en lui offrant la possibilité d'une programmation ambitieuse et visant exclusivement la qualité. »

D'abord, la publicité n'a disparu des écrans des chaînes publiques qu'après 20 heures. Ensuite, c'est par le budget de la nation que le manque à gagner à été compensé. Enfin, la suppression totale de la publicité, pourtant déjà inscrite dans la loi, est aujourd'hui remise en cause jusqu'au sein même de la majorité.

► La taxe carbone sera mise en œuvre quand il y aura « un engagement européen ».

Or, cet engagement nécessitera l'unanimité des pays membres et est donc très hypothétique. L'abandon de la taxe sous cette mandature là, principal engagement du Grenelle de l'environnement, continue d'être nié.

► « La rénovation thermique des logements est lancée »

Certes l'éco-prêt à taux zéro est un « succès » mais cette aide fiscale n'est assortie d'aucune contrainte de performance thermique des logements anciens. De plus, le document de l'Elysée avance des chiffres d'économies que réaliseront les ménages (« 4 000 euros par logement en habitat collectif et 15 000 euros en maison individuelle, sur vingt ans »), qui sont jugés farfelus par les spécialistes : sans connaître le prix de l'énergie dans vingt ans, un tel calcul est impossible.

► « Notre pays s'est doté, avec le Haut conseil des biotechnologies, de moyens nationaux d'évaluation environnementale des OGM »

L'absence d'indépendance de ce « haut conseil » a été pointée dès sa création. Il a récemment jugé « acceptable » la culture du maïs transgénique Bt11, au grand dam des associations de défense de l'environnement. Sa légitimité est aujourd'hui très faible.

► « Jamais la France n'a engagé des moyens aussi importants en faveur des transports durables »

Une phrase à l'emporte-pièce qui ne colle pas ni avec la priorité donnée au réseau routier dans le plan de relance, ni avec l'autorisation de faire rouler des camions de plus de 44 tonnes, ni encore avec le report de la taxe poids lourds à 2012 ; ce qui fait de la France, selon le mot de Sandrine Bélier, députée européenne Europe Ecologie « l'aspirateur à camions de l'Europe. »
► « Permettre à ceux qui le souhaitent de travailler plus et de gagner plus : grâce à la loi Tepa d'août 2007, les heures supplémentaires sont désormais exonérées de charges et d'impôts. En 2008, déjà près d'un salarié sur quatre (5,5 millions) a bénéficié de ce dispositif, soit une redistribution de pouvoir d'achat de l'ordre de 150 € par mois. »

Comme Rue89 l'avait déjà démontré en 2008, les chiffres sont trompeurs : nombre d'heures supplémentaires n'étaient pas déclarées avant la promulgation de la loi Tepa, donc leur augmentation alléguée n'est pas significative. Surtout, par rapport à leur coût (environ 8 milliards par an), leurs effets bénéfiques se font attendre quant à la richesse créée : le PIB est en recul et le pouvoir d'achat des ménages est en berne.

► « Mieux accompagner la recherche d'un emploi grâce à un service public de l'emploi performant. La fusion entre l'organisme d'accompagnement des demandeurs (ANPE) et celui qui indemnise le chômage (Assedic) offre désormais un guichet unique : Pôle emploi. Malgré un contexte très difficile en 2009, cette fusion a été menée en un an. »

Grèves à répétition des personnels de Pôle emploi, aveux d'échec des directeurs d'agence, bugs informatiques, primes qui ne sont pas versées, hausse du chômage impossible à gérer… Eco89 liste depuis un an tous les petits et grands dysfonctionnements de la nouvelle administration, qui empêchent un fonctionnement normal.

► « Quant au bouclier fiscal plafonnant les impôts à payer à 50% des revenus de l'année, il concerne aussi de nombreux contribuables modestes : plus d'un bénéficiaire sur deux n'est pas soumis à l'ISF. »

Le vocabulaire permet aussi d'arranger la vérité. L'Elysée considère ici que tous ceux qui ne sont pas soumis à l'ISF (avec un F comme fortune) sont des « contribuables modestes ».

► « La réforme de l'hôpital vise, grâce à une meilleure organisation, à améliorer la qualité des soins offerts aux Français sur l'ensemble du territoire. »

La réforme des hôpitaux est davantage une réforme organisationnelle visant à sauvegarder les finances des hôpitaux qu'à améliorer la qualité des soins. Et elle a fait l'unanimité contre elle : le gouvernement a réussi à mettre dans la rue tant les directeurs d'hôpitaux que les grands professeurs de médecine.

► « Le déficit du régime de retraite, cette année, est celui que le Conseil d'orientation pour les retraites n'attendait initialement que pour l'année 2030. »

C'est simplement faux. Pour faire passer sa future réforme des retraites, l'Elysée est volontairement alarmiste. En réalité, les projections effectuées en 1995 pour 2010 correspondent exactement à la situation actuelle.

Zineb Dryef, François Krug, Julien Martin et Sophie Verney-Caillat

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mer 2 Juin - 14:55

C'est une nouvelle pièce dans le dossier de l'attentat de Karachi. Dans un rapport, dont le contenu est révélé ce mercredi par Mediapart, la police judiciaire luxembourgeoise décortique l'activité d'une société off-shore mise en place par la DCN (Direction des constructions navales) pour distribuer des commissions. Une off-shore créée « directement » sur accord de Balladur et de Sarkozy. Avec la trace de commissions qui ont financé des « campagnes politiques françaises ».

Cela fait deux ans que les pièces s'accumulent dans les armoires des enquêteurs chargés d'analyser le système de financement des contrats d'armement de la DCN dans les années 90. Trois (grosses) affaires sont au cœur de leurs recherches :

* Le contrat des Frégates de Taïwan, six navires vendus 2,4 milliards d'euros ;
* Le contrat des trois sous-marins Agosta B, vendus 826 millions d'euros au Pakistan ;
* Le contrat Sawari 2, trois frégates vendues 3 milliards d'euros à l'Arabie Saoudite.

A l'époque, la DCN, société d'Etat, a parfaitement le droit de verser des commissions à des intermédiaires susceptibles de favoriser la conclusion de ces contrats. Ces commissions sont d'ailleurs défiscalisées, après déclaration au ministère du Budget, pour être discrètement versées dans des paradis fiscaux et judiciaires.

DCN international (DCN-I) confie à Jean-Marie Boivin le soin de créer deux sociétés off-shore basées au Luxembourg : Heine et Eurolux gestion. Deux coquilles vouées à servir de réceptacles aux commissions, pour alimenter ensuite une chaîne de sociétés-écrans qui va nourrir les circuits de la corruption. Ce que Nicolas Sarkozy démentait il y a un an à Bruxelles lors d'une conférence de presse.


« Pour le financement de campagnes politiques françaises »

En février, les policiers luxembourgeois ont transmis leur rapport au parquet général de Paris. Leurs conclusions, conformes aux premières fuites de l'enquête révélées par Bakchich, sont les suivantes :

« Un document […] fait état de l'historique et du fonctionnement des sociétés Heine et Eurolux [société jumelle de Heine, ndlr]. Selon ce document, les accords sur la création des sociétés semblaient venir directement de M. le Premier ministre Balladur et de M. le ministre des Finances Nicolas Sarkozy.

En 1995, des références font croire à une forme de rétro-commission pour payer des campagnes politiques en France. Nous soulignons qu'Edouard Balladur était candidat à l'élection présidentielle en 1995 face à Jacques Chirac et était soutenu par une partie du RPR dont M. Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. »

Ou encore :

« Finalement, une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises. »

Les policiers relèvent notamment qu'un virement de 96 462 000 de francs (14,7 millions d'euros) en 1995 aurait eu pour destinataire final des Français. En clair, des rétro-commissions parfaitement interdites par le code pénal et les lois de financement de la vie politique votées entre 1990 et 1995. Question : qui a bénéficié de ce financement illicite ?

* Jacques Chirac, soutenu par le RPR ?
* Edouard Balladur, son ami de 30 ans, soutenu par des diss

idents du RPR et de l'UDF ?
* Ou d'autres candidats à la présidentielle de 1995 ?

L'intermédiaire libanais Ziad Takieddine s'est exprimé dimanche dans le JDD pour se dédouaner et mettre en cause les réseaux… chiraquiens. Selon lui, le clan du Président aurait puisé dans la manne des commissions versées en marge du contrat saoudien Sawari 2.

Question subsidiaire qui sous-tend l'enquête sur l'attentat de Karachi : y-a-t-il un lien entre l'explosion du bus de la DCN, le 8 mai 2002 au Pakistan, et le versement de ces commissions ?
En 2006, les administrateurs luxembourgeois interrogent Sarkozy

La réponse ne figure pas dans le rapport du Grand Duché. Au contraire, les policiers luxembourgeois soulignent avec une pointe d'ironie la sophistication du dispositif financier et concluent qu'« il n'existe aucune preuve concrète de corruption ».

Mais cette analyse réaffirme aussi que Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995, puis ministre de l'Intérieur à partir de 2002, a été informé de près des activités d'Heine. Les enquêteurs mentionnent un détail troublant, celui d'un courrier de deux administrateurs de Heine

« […] adressé à M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, le 29 novembre 2006 où on lui demande des instructions par rapport à la démarche à suivre concernant le risque de liquidation judiciaire de la société Heine. »


Quel lien existe-t-il précisément entre Nicolas Sarkozy et Heine en pleine campagne présidentielle pour l'élection de 2007 ? Jusqu'à maintenant, le chef de l'Etat a choisi d'éluder le sujet. Une position d'équilibriste de plus en plus difficile à tenir. Autant que les dénégations de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Sam 12 Juin - 19:32

Comment Sarkozy fourre son nez dans les affaires du Monde

Un coup de fil présidentiel, puis un rendez-vous à l'Elysée… Pour barrer la route à des repreneurs trop à gauche selon lui, Nicolas Sarkozy aurait même agité la menace de suppression de certaines subventions allouées au quotidien Le Monde.

Les offres de rachat peuvent être déposées jusqu'à ce lundi, mais depuis vendredi soir, deux candidatures sont officiellement confirmées, pour reprendre le journal menacé de cessation de paiement dès juillet :

* Le consortium « BNP » constitué de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse. Le fondateur d'Yves-Saint-Laurent, propriétaire de Têtu (et hier de Courrier International passé entre les mains… du Monde) et le dirigeant de la banque Lazard qui a racheté les Inrocks se sont associés au président de l'opérateur Free.

* Claude Perdriel, propriétaire du groupe Nouvel Observateur, est associé à des partenaires dont l'identité n'a pas été dévoilée, mais il pourrait bien s'agir de l'opérateur Orange. Stéphane Richard, directeur général du groupe -encore détenu à 27% par l'Etat-, a admis qu'il pourrait consacrer si nécessaire « quelques dizaines de millions d'euros » au redressement du Monde.

Entre ces deux options, le président de la République a clairement une préférence pour la seconde. Le trio « BNP » est perçu comme trop susceptible de soutenir la candidature de Dominique Strauss-Kahn en 2012. En face, la présence de l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde aux cotés de Claude Perdriel semble bien plus rassurante.
Xavier Niel, « homme du peep-show » pour Sarkozy

Gêné par l'intrusion de l'Elysée dans ses affaires, Eric Fottorino, le président du directoire du Monde, a tenté de minimiser la politisation du dossier :

« Qu'il y ait un regard politique, cela a toujours été le cas. Depuis 1944, il y a toujours eu un regard du pouvoir et ça ne va pas changer. »

Lors d'un coup de fil en début de semaine, Nicolas Sarkozy aurait, selon LePoint.fr, moqué Xavier Niel, présenté comme « un homme du peep-show », peu digne d'entrer au capital du journal fondé par Hubert Beuve-Méry.

Mais il n'est pas le seul à avoir fait fortune dans le Minitel rose, comme le rappelle Electronlibre.info, « 3615 Ulla c'est Claude Perdriel ».

Le patron du Monde n'a pas voulu dévoiler le contenu de sa rencontre avec le Président, mais l'agence Reuters assure que « selon une source interne », Nicolas Sarkozy « a clairement affiché son opposition à l'offre de Pigasse, Niel, Bergé ».

Plus grave, le chef de l'Etat fait pression sur la direction du Monde concernant l'imprimerie, selon LePoint.fr. Sarkozy « a menacé de ne pas donner des aides d'Etat pour le sauvetage de l'imprimerie du Monde si le trio était choisi », ajoute la source de Reuters. L'Etat s'était engagé à financer les deux tiers des frais sociaux générés par la restructuration du Monde-Imprimerie, rappelle Marianne.

Gilles Van Kote, président de la société des rédacteurs du Monde (actionnaire de référence) a déclaré que « vouloir faire pression sur le directeur du Monde est tout à fait intolérable » et précise :

« Connaissant les journalistes, il n'y a pas meilleure façon de les faire voter pour une candidature que de dire : “Je n'en veux pas”, quand ça vient d'un acteur qui n'a pas à intervenir dans une opération de ce type. »

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Lun 28 Juin - 14:55

j'ai hesiter avec le post politique politicienne et le today's joke mais decide de le mettre ici (apres tout cela concerne bien l'empereur sarko I er )
Le nouveau jouet de Sarkozy: un Airbus à 176 millions d'euros pour faire le beau

il y a 5 heures 39 min
Le Post Bruno Roger-Petit - LePost



D'un côté, terrible restriction, le président de la République se contraint à supprimer la garden party élyséenne du 14 juillet, soit une économie de 700 000 euros. De l'autre, le même président pourra bientôt faire joujou avec son nouvel avion personnel, un Airbus A330-200 tout refait à neuf façon Roi-Soleil des temps aériens.


Discussion: Transports

Ce matin, le Parisien nous en dit plus. "Pour respecter le cahier des charges de l’Elysée, il a fallu désosser entièrement la cabine. A présent, une soixantaine de fauteuils business remplacent les 324 sièges initiaux et une grande salle de réunion a été dessinée. A bord, le président disposera d’une chambre et d’une vraie douche. Côté technologie (fax, téléphone, ordinateur), on a choisi le dernier cri, et les passagers auront la possibilité de surfer sur le Net à 10000 m d’altitude. Enfin, la carlingue a été renforcée et l’avion équipé d’un système de leurre antimissiles".

Coût total de l'opération: 176 millions d'Euros.
Je répète, 176 millions d'euros. Ajoutons également que l'heure de vol reviendra à 20 000 euros (contre 8000 pour un appareil ordinaire).

On comprend pourquoi la Garden party du 14 juillet a été annulée. A ce prix, il devait manquer 700 000 euros pour l'accoudoir gauche du fauteuil présidentiel. Le confort du souverain imposait à l'évidence ce choix douloureux.


_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Mar 29 Juin - 11:22






POLITIQUES 28/06/2010 À 19H04 (MISE À JOUR LE 29/06/2010 À 08H31)

Sarkozy: le train de vie des ministres va être «vigoureusement réduit»
650 réactions

Réunion de Nicolas Sarkozy avec plusieurs ministres, le 1er mai 2010. (REUTERS/Thibault Camus/Pool)

Nicolas Sarkozy a demandé dans un courrier lundi à François Fillon la mise en oeuvre de mesures pour réduire «vigoureusement» le train de vie de l’Etat, en imposant à ses ministres une cure d’austérité, sous peine de «sanctions».

Alors que son credo de campagne électorale sur la «République irréprochable» a été mis à mal par une série de polémiques secouant l’exécutif, le chef de l’Etat affirme dans ce courrier la «nécessité» de «rechercher les économies» pour «redresser nos finances publiques».

En pleine crise économique, alors que les déficits de la France atteignent des sommets, M. Sarkozy y voit «un impératif moral».

Il faut «lutter contre les gaspillages à tous les niveaux de l’administration», écrit-il.

Logements de Christian Estrosi ou Fadela Amara, rémunération de Christine Boutin, cigares de Christian Blanc, accusations de conflit d’intérêts visant Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt: la lettre intervient alors que le train de vie et les avantages de plusieurs ministres ont défrayé la chronique depuis un mois.

«L’Etat doit, plus que jamais, faire preuve d’exemplarité» et «faire un usage irréprochable de l’argent public», assène Nicolas Sarkozy.

«Un euro public doit être un euro utile et légitime», résume le président, en revendiquant «un usage irréprochable de l’argent public».

M. Sarkozy déroule toute une série de mesures, concernant le train de vie du gouvernement et de l’administration, «à tous les niveaux hiérarchiques».

Ainsi, les ministres paieront-ils désormais leurs frais privés «sur leurs deniers personnels». Des «sanctions» sont prévues en cas d’abus.

M. Sarkozy confirme également la suppression, «cette année», de la garden party du 14 juillet à l’Elysée et annonce la fin des chasses présidentielles qui «seront remplacées par de simples battues de régulation».

Autres annonces: la suppression de «10.000 véhicules et de 7.000 logements de fonctions d’ici 2013». «Lors de la livraison de l’avion long courrier qui a été commandé pour la flotte gouvernementale, les deux moyens courriers actuellement en dotation (seront) cédés».

Aux yeux du président, il s’agit de «faire émerger une administration plus rapide, plus simple, moins coûteuse», apte à «faciliter la vie des Français dans un contexte difficile».

«Un plan quinquennal de 150 fusions de corps sera engagé» et «un programme de 100 simplifications de procédures et de 30 accélérations de démarches administratives» sera «mené à bien en trois ans».

Pour établir «la transparence sur les résultats des services publics», un baromètre sera publié tous les six mois.

Le chef de l’Etat souhaite également que «les déplacements des ministres et secrétaires d’Etat soient strictement encadrés». «Pour leur hébergement, ils auront recours aux locaux des services de l’Etat tels que les ambassades et les préfectures, de préférence aux prestations hôtelières», précise-t-il.

«Cet effort d’exemplarité» concerne également l’entourage des ministres: le nombre de leurs collaborateurs de cabinet est fixé à un maximum de 20 personnes et 4 pour les secrétaires d’Etat, avec une réduction de 10% des budgets consacrés à leurs rémunérations et déplacements.

Là aussi, les abus, «notamment en matière de déplacements ou de frais de bouche», seront sanctionnés, promet le président.

Autres restrictions: les avantages en nature, l’attribution de logements, de véhicules et les déplacements en avion.

Le chef de l’Etat demande au Premier ministre de lui «rendre compte chaque trimestre des progrès accomplis».

Les principales mesures

Voici les principales consignes données lundi par le président Nicolas Sarkozy à François Fillon pour réduire «vigoureusement» le train de vie de l’Etat:

Préambule:

- «L’Etat doit plus que jamais faire preuve d’exemplarité (…) La recherche d’économies au sein des administrations est une nécessité pour redresser les finances publiques. Elle est également un impératif moral».

- «Ceux qui incarnent l’intérêt général ne peuvent être exonérés de l’effort demandé à la Nation. Ils ont une responsabilité particulière qui découle de leur mission, celle de faire un usage irréprochable de l’argent public».

Elysée:

- suppression cette année de la traditionnelle garden-party du 14 juillet à l’Elysée.

- fin des chasses présidentielles, remplacées par de simples battues de régulation, nécessaires aux équilibres naturels, qui seront confiées à la gestion du ministre de l’Agriculture.

- Lors de la livraison de l’avion long courrier commandé pour la flotte gouvernementale, les deux moyens courriers actuellement en dotation seront cédés.

Membres du gouvernement:

- Assujettissement à l’impôt sur le revenu et à la taxe d’habitation de l’usage de leurs logements de fonction.

- Fin de la prise en charge par l’Etat de la location de logements dans le parc privé.

- Tous les frais liés à leur vie privée acquittés sur leurs deniers personnels. Violation de cette règle immédiatement sanctionnée.

- Déplacements strictement encadrés, avec recours privilégié aux transports ferroviaires et limitation du nombre de personnes les accompagnent. Pour l’hébergement, recours aux locaux des services de l’Etat (ambassades et les préfectures, de préférence aux prestations hôtelières).

- Réduction au «strict minimum exigé par leurs fonctions» du nombre de «cérémonies, réceptions ou manifestations».

Cabinets ministériels:

- Le nombre des collaborateurs fixé à un maximum de 20 personnes pour les ministres, et 4 pour les secrétaires d’Etat. Respect rigoureux de cette règle «dès la rentrée prochaine».

- Budgets consacrés à la rémunération et aux déplacements de ces personnels réduits de 10%.

- Sanctions pour toute «utilisation abusive» des dotations des cabinets ministériels, notamment en matière de déplacements ou de frais de bouche.

Agents publics:

- Avantages en nature concédés à certains d’entre eux strictement circonscrits à l’exercice de leurs fonctions.

- Suppression des logements accordés pour utilité de service au fur et à mesure du départ de leurs occupants.

- Attribution de logements et véhicules de fonctions restreinte à des cas limitativement énumérés.

- 10.000 véhicules et 7.000 logements de fonctions supprimés d’ici 2013.

Lutte contre le gaspillage:

- Déplacements en avion des agents publics prohibés, s’il existe une liaison ferroviaire de moins de trois heures.

- D’ici 2012, réduction de moitié de la consommation de papier des différentes administrations.

- Surfaces immobilières des administrations fortement réduites. Même chose pour les loyers par le recours à des locaux plus modestes et la renégociation des baux.

Mise en oeuvre:

- Ensemble de ces orientations précisé par le biais d’instructions de François Fillon au gouvernement dès septembre prochain.

- M. Fillon chargé de leur «respect scrupuleux par tous les ministres». Il rendra compte «chaque trimestre par un point spécifique en Conseil des ministres».

(Source AFP)


Remarquez les verres et les petits gateaux sur la photos...
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Mer 7 Juil - 13:21


Sarkozy dégringole dans les sondages...
... et Marine Le Pen remonte.
205 réactions

(Philippe Wojazer / Reuters)

Nicolas Sarkozy a perdu 3 points de popularité début juillet par rapport à fin mai, avec 33% de bonnes opinions contre 64% de mauvaises (+5), selon l'observatoire de BVA pour Orange, L'Express et France Inter publié mardi.

Avec ce chiffre de 64% de mauvaises opinions (33% de "plutôt mauvaises" et 31% de "très mauvaises"), le président égale "son record historique" d'avril 2008 (64%), "qui faisait de lui le président le plus impopulaire depuis la création du baromètre il y a 30 ans", note BVA. 3% des sondés ne se prononcent pas.

Pour sa part, François Fillon a perdu un point, avec 49% de bonnes opinions et 45% de mauvaises opinions (+2), 6% des sondés ne se prononçant pas.

Interrogés pour savoir si "personnellement" ils ont "le sentiment que les affaires mêlant hommes politiques et argent sont plus nombreuses depuis l’élection de Nicolas Sarkozy", 55% des sondés répondent "oui", 41% répondent "non" et 4% ne se prononcent pas.

Dans le classement des personnalités ("souhaitez-vous qu'elle ait davantage d'influence dans la vie politique française?"), Dominique Strauss-Kahn perd un point à 52% par rapport au mois de février, et Martine Aubry en gagne un, à 44%.

Le chef de file des députés UMP Jean-François Copé et Ségolène Royal sont à 33%, le premier gagnant 4 points, la seconde en prenant 6.

Enfin, la vice-présidente du FN Marine Le Pen est "la principale bénéficiaire de cette période marquée par les angoisses économiques et la crise morale liée aux affaires". La fille de Jean-Marie Le Pen gagne en effet 7 points entre février et juillet 2010, mais elle reste, avec 19%, la dernière des vingt personnalités testées.

Sondage réalisé les 2 et 3 juillet par téléphone auprès d'un échantillon national de 965 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

(Source AFP)

avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Dim 11 Juil - 18:50



70% des Français voient le pays «en déclin»
... Pourtant ils sont près de 80% à considérer que la France disposent de «beaucoup d'atouts», selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.
190 réactions


Plus de sept Français sur dix (71%) estiment que la France est «en déclin», même si elle dispose de «beaucoup d’atouts» aux yeux de 79% d’entre eux, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

L’institut a repris pour cette enquête les questions posées il y a cinq ans, en 2005, après le rejet par référendum de la Constitution européenne.

A 71%, les Français voient la France «en déclin», soit cinq points de plus qu’en 2005 (66%). 28% expriment un sentiment contraire.

Invités à dire si la France a «beaucoup d’atouts», 79% répondent positivement (contre 21%). Ce chiffre reste élevé mais recule de dix points par rapport au sondage de 2005, où 89% des personnes interrogées avaient répondu oui.

Les Français sont très légèrement plus nombreux (70% contre 69% en 2005) à penser que le pays «est capable de se réformer». 30% pensent le contraire.

Une forte majorité (62%) des personnes interrogées considèrent que la France «manque de confiance en elle», un chiffre en baisse de trois points par rapport à 2005.

Elles sont en revanche une minorité (46% contre 54%) à estimer que la France «constitue un modèle pour de nombreux pays». En 2005, 59% le pensaient.

Enfin 43% des Français jugent que leur pays «vit dans le passé» (50% en 2005).

Ce sondage, publié dimanche dans le JDD, a été réalisé les 2 et 3 juillet auprès d’un échantillon représentatif de 958 personnes majeures (méthode des quotas).

(Source AFP)
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  Invité le Mar 13 Juil - 9:40

09h15 le neuf-quinze
Bettencourt : ne pas tourner la page trop vite

Pujadas, pas la peine d'y revenir. Tout ce qui devait en être dit, a été dit avant. Dès lors que les règles du jeu fixées par le Château sont acceptées (jouer à l'extérieur, pas de relances, cinq sujets différents abordés en une heure, et en coup de cymbales final l'inévitable et obligatoire question sur le second mandat), le jeu ne peut rien produire d'imprévisible. Le système est bien rodé, jusqu'aux éditorialistes de presse régionale saluant la virtuosité de l'artiste, jusqu'aux présentateurs des radios du matin interrogeant les socialistes pour savoir si "une page de l'affaire est tournée".

Et maintenant ? L'affaire Woerth-Bettencourt va-t-elle "se dégonfler" ? se demandent en boucle les malins. Dix articles différents, un peu partout, ces temps-ci, rappellent comment Chirac, en un seul mot, "abracadabrantesque", en 2000, "dégonfla" l'affaire de la cassette Méry. C'est d'ailleurs faux. Si en effet, le lendemain de l'intervention présidentielle, les commentateurs-professionnels-de-parole-présidentielle se précipitèrent sur la trouvaille rimbaldienne, l'affaire ne s'en trouva pas "dégonflée" pour autant. C'est la Justice, qui se chargea soigneusement de l'enterrer (comme le rappelait l'an dernier notre rétrospective avec de belles images qui bougent). On peut encore faire confiance cette fois-ci au procureur Courroye, qui n'a jamais si bien porté son nom (jusqu'au "y", qu i évoque l'admirable sophistication de l'ustensile. On est en présence du modèle de luxe. Certes pas une courroie ordinaire).

Oui mais : dans la défense présidentielle recrutée en catastrophe, se trouvent embarqués pour l'instant la police, la Justice, et les fonctionnaires du Budget. Ce sont des corps républicains, syndiqués, où sont à l'oeuvre des rapports de forces. Les dynamiques enclenchées y sont imprévisibles. Oui mais : le PS semble pour l'instant persister à demander la création d'une commission d'enquête parlementaire, et la nomination d'un juge d'instruction. Oui mais : on peut compter sur le bouche-à-oreille, pour faire, tout l'été, la pédagogie du mode de calcul de l'impôt de la milliardaire., entretenant un sentiment d'injustice qui ne se "dégonfle" pas si facilement. Oui mais : les députés UMP, comme tous les députés, pensent à leur réélection, et vont y penser chaque jour davantage. Autant de raisons pour lesquelles on aurait tort de claironner trop tôt que "la page est tournée".

Daniel Schneidermann

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

la caricature ne restera pas impuni

Message  niouze le Mar 13 Juil - 22:09

Une caricature de Sarkozy fait du bruit

Un journal satirique français a été interpellé par les autorités françaises après la publication d'une photomontage de Nicolas Sarkozy dans une position plus que douteuse.
Le journal Le Monte, un bimestriel satirique connu au pays n'en était pas à son coup d'essai. Le périodique avait déjà crée la polémique avec sa Une "Nicolas Sarkozy est mort" sur laquelle on pouvait voir le président couché sur le sol, un couteau planté dans le crâne.

Sur cette nouvelle caricature, le journal indique que le président, dans le tourment depuis plusieurs semaines suite à l'affaire Bettencourt, est en prison et s'y plaît. L'image très explicite montre Nicolas Sarkozy, dans une position peu confortable, avec un autre détenu.

Et cette image ne restera pas impunie. Le responsable du Monte a été
appelé, ce mardi à la police judiciaire. (CB)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/1132637/2010/07/13/Une-caricature-de-Sarkozy-fait-du-bruit.dhtml
le montage en question


_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  Invité le Mer 14 Juil - 22:58


Union syndicale Solidaires
Communiqué suite à l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy

mis en ligne mardi 13 juillet 2010 par jesusparis

Sarkozy se fiche du nombre de manifestants : imposons le retrait par la grève générale

Nicolas Sarkozy a effectué ce soir un plaidoyer pour sa politique qui privilégie la classe sociale la plus riche pendant que la majorité de la population doit souffrir en silence. Le Président de la république ose dire qu’il a « conscience de la souffrance des gens » et que « depuis trois ans, il a tout fait pour éviter les drames sociaux ». Pour celui, qui a mené depuis son accession au pouvoir une politique fiscale, sociale et économique accentuant la précarité, aggravant la destruction des services publics et de la fonction publique, c’est un mensonge supplémentaire.

Le chef de l’Etat annonce que chaque jeune sortant de l’école à 16 ans sans diplôme devra avoir un travail ou une formation. C’est se moquer du monde quand on veut en même temps rallonger la durée du travail et repousser l’âge légal de départ en retraite à 62 ans. Le président annonce également des institutions éducatives pour les « jeunes à problèmes dont personne ne veut avec un encadrement renforcé » alors même qu’il continue les destructions par dizaine de milliers de suppressions d’emplois dans la fonction publique, donc dans l’Education, le Social, la Prévention… les services de la direction générale des finances publiques qui n’ont plus les moyens nécessaires pour mener les contrôles les plus complexes, certains exemples récents le prouvent.

Sarkozy veut traiter le dossier de la dépendance (ce qui pourrait être une excellente chose) mais ne dit pas qui va payer, alors même qu’il s’attaque aux exonérations pour l’aide à domicile et qu’il l’a supprimé dans la fonction publique.

Il continue à mentir en annonçant qu’il ne baissera pas les salaires, alors qu’il baisse ceux des fonctionnaires, et encourage le patronat à faire de même.

C’est bien une politique de rigueur « rigoureuse » qui est menée, imposée par le FMI et ayant pour seuls objectifs de satisfaire les actionnaires et les agences de notation. Mais la rigueur ne s’applique pas à tout le monde et surtout pas aux plus riches qui ont profité de la crise et pour qui le bouclier fiscal est maintenu au nom de mensonges pour faire peur : les délocalisations, la compétitivité et le fait que la France serait le pays où on paie le plus d’impôts.

Travailler plus pour gagner moins, Sarkozy ne change pas de politique. Du chantage éhonté à la délocalisation au mensonge sur le report de l’âge légal de départ en retraite, le président a joué sur toute la gamme de la plaidoirie d’avocat d’affaires.

La réforme des retraites serait évidente et seuls quelques points seraient discutables ? Mais cette réforme oblige à attendre 62 ans pour obtenir sa retraite (application progressive sur 6 ans, à raison de 4 mois de plus par an). Il maintient ainsi dans la précarité la majorité des salariés qui sont mis « hors emploi » avant 59 ans. Il interdit à 6 salariés sur 10 qui n’ont plus d’emploi de prendre leur retraite à 60 ans et prolonge ainsi de 2 ans leur chômage.

Certes, en ne payant pas les pensions pendant 2 ans, entre 60 et 62 ans, il allège les caisses de retraites, mais alourdit celles du chômage, qu’il déclarera ensuite en déficit pour justifier de nouvelles attaques contre les chômeurs.

Aujourd’hui, 2 salariés sur 3 prennent leur retraite à 60 ans, malgré les faibles pensions, parce qu’ils sont usés par le travail, ne supportent plus l’aggravation des conditions de travail… et veulent profiter de leur retraite pendant les quelques années où ils vont rester en bonne santé, sans handicap majeur. Le projet de loi repousse cet espoir de se reposer et de profiter d’une autre vie.

Le projet de loi prétend vouloir prendre en compte les carrières longues alors même que son projet revient à faire cotiser 44 ans les salariés ayant commencé à travailler entre 14 et 16 ans. Il endosse la conception patronale de la pénibilité qui reposerait sur un constat médicalisé individuel a posteriori et non pas sur une définition a priori des métiers et catégories professionnelles. La notion même de pénibilité au travail est, de fait, vidée de tout contenu.

Nicolas Sarkozy reste « droit dans ses bottes » pour indiquer que le nombre de manifestants ne le fera pas changer d’avis. Mais, lapsus révélateur, il répond « oui », à la question pour savoir s’il a peur d’une rentrée sociale chaude.

Pour l’Union syndicale Solidaires, cette politique n’est ni moderne, ni juste : elle est archaïque et antisociale. C’est pourquoi Solidaires, appelle à se mobiliser tout l’été, à être en grève le 7 septembre, à des manifestations massives, pour exiger le retrait du texte de loi sur les retraites et appelle tous les salariés à organiser une grève générale reconductible.
HNS-info

Perso, je n'ai pas eu le courage de regarder Pujadas servir la soupe à l'empereur. Mais c'est pas trop difficile de savoir ce qui s'est dit. Et difficile de ne pas être d'accord avec le communiqué ci-dessus.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Jeu 15 Juil - 1:47

CNT / SUD même combat!
Ca va chauffer à la rentrée entre les retraites et l'éducation nationale cheers!!
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 10 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum