Derniers sujets
» la phrase du jour
par ivo Sam 16 Déc - 9:01

» [中国- Chine] 一般信息- Informations générales
par ivo Sam 16 Déc - 8:38

» les photos d'actus - l'info en résumé
par ivo Sam 16 Déc - 8:34

» macronie
par ivo Sam 16 Déc - 8:23

» enfance ...
par ivo Ven 15 Déc - 9:27

» démocratie et justice ...
par ivo Ven 15 Déc - 9:19

» vite, je vais vomir ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:46

» internet , technologie, ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:41

» sexisme ... encore et toujours ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:19

» [Toulouse - 03-01-2018] HASSIG + TROTZ + PESTCONTROL
par vegan31 Ven 8 Déc - 10:42

» flicage total du net
par niouze Lun 4 Déc - 10:06

» état d'urgence et autres restrictions....
par niouze Jeu 30 Nov - 22:32

» la police s'étonne qu'on ne l'aime pas
par niouze Mar 28 Nov - 13:48

» pesticides / fongicides
par ivo Mer 22 Nov - 9:02

» contre l'esclavage moderne
par ivo Mer 22 Nov - 8:54

» Sur les rives du Jourdain
par ivo Mer 22 Nov - 8:52

» petits business entre amis
par ivo Mer 22 Nov - 8:41

» No Futur - la terre au 21° siecle
par ivo Mer 22 Nov - 8:36

» blancs comme neige ^^
par ivo Mer 22 Nov - 8:34

» homophobie dans le monde ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:19

» immigration ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:16

» Nucléaire mon amour ...
par ivo Mar 21 Nov - 9:19

» Afrique coloniale belge
par ivo Mar 21 Nov - 8:50

» Révolution russe
par ivo Mar 21 Nov - 8:01

» agriculture
par ivo Dim 19 Nov - 8:26

» <<< Santé >>>
par ivo Dim 19 Nov - 8:21

» droites extremes
par ivo Sam 18 Nov - 11:01

» Birmanie
par ivo Sam 18 Nov - 10:35

» U.E.
par ivo Sam 18 Nov - 10:10

» pologne
par ivo Sam 18 Nov - 8:44

» No Futur - l'espace au 21° siecle
par ivo Ven 17 Nov - 8:36

» Réunionnais de la Creuse
par ivo Ven 17 Nov - 7:56

» rwanda
par ivo Jeu 16 Nov - 9:49

» médias ? quels médias ??
par ivo Jeu 16 Nov - 9:27

» Infos insolites.
par ivo Mer 15 Nov - 8:04

» ZAD partout ?
par niouze Mar 14 Nov - 17:54

» pape, cathos, vatican et autres ....
par ivo Mar 14 Nov - 9:00

» Necronomacron
par ivo Lun 13 Nov - 7:46

» monde - stupéfiants
par ivo Dim 12 Nov - 8:20

» conditions de travail ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:10

» ... 14/18 ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:07

» Combien d’autres murs à faire tomber ?
par ivo Sam 11 Nov - 10:23

» salaires
par ivo Sam 11 Nov - 9:15

les infos de l'empereur

Page 5 sur 10 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Lun 24 Jan - 16:58

petite découverte (merci cqfd) devinez qui a marié ouattara
>>>> http://www.pavillon-noir.info/t1552p30-cote-d-ivoire#16548
Nicolas Sarkozy, alors Maire de Neuilly, avait célébré le Mariage du couple OUATTARA






Alassane Dramane Ouatarra et Dominique Ouatarra (née Novian) et Folleroux est son nom d’emprunt du premier mariage : Le couple est marié à Neuilly par Nicolas Sarkozy en octobre 1990, alors maîre à l’époque.

.
(...)

.

SARKOZY ET LE COUPLE OUATTARA

Vérification : un maître mot à ce stade !

Le 4 septembre 2009, Djama Stanislas publiait sur « AllAfrica.com », une news en se référant à un article publié dans « La lettre du continent » et qui confirme ce qui a été dit plus haut…

Au sein du « Rassemblement des républicains (RDR) », l’information a enchanté plus d’un. Selon le bimensuel d’informations confidentielles « La Lettre du Continent », Alassane Dramane Ouattara, leur leader a pris l’apéro mardi en fin d’après-midi à l’Elysée avec Nicolas Sarkozy. Les deux hommes auraient eu un long entretien en tête-à-tête duquel rien n’a filtré. Quel sens donner à cette réception ?

Le leader des républicains, ancien Premier ministre est, on le sait, un vieil ami du président français. Une amitié que les deux hommes partagent également avec plusieurs industriels français dont Bolloré,Bouygues, etc. D’ailleurs, leurs liens dépassent le cadre d’une amitié quelconque puisqu’en 1990, c’est Nicolas Sarkozy alors maire de Neuilly qui a célébré le mariage de Alassane Ouattara et Dominique Nouvian Folleroux.

c'est pas sarko qui a un jours parlé de la fin de la françafrique ??? Laughing

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Lun 24 Jan - 17:31

Le chef de l’État toutefois a revendiqué "une certaine réserve, un recul, quand il s ’agit de commenter les évènements dans des pays qui ont été la France et qui ne le sont plus". Pour éviter, dit-il, "de se voir reprocher des réflexes coloniaux ".
http://www.pavillon-noir.info/t712p30-g20#16556

XD Wink
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Jeu 3 Fév - 13:54

Affaire Laëtitia : Nicolas Sarkozy promet des sanctions
Nicolas Sarkozy promet que les "dysfonctionnements graves" des services de police et de la justice ayant permis la remise en liberté du principal suspect du meurtre de Laetitia à Pornic (Loire-Atlantique) seraient "sanctionnés".

Déclaration du chef de l’État en marge d’un déplacement à Orléans (Loiret) consacré à la lutte contre la criminalité et la prévention de la délinquance, en plein débat sur la récidive criminelle alimenté par l’affaire de la disparition et du meurtre de la jeune femme.

non ????? ................. ^^
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Jeu 3 Fév - 20:27

Affaire Laëtitia : Sarkozy promet des sanctions, les magistrats protestent
FRANCE INFO - 16:19
En visite à Orléans, Nicolas Sarkozy a stigmatisé les "dysfonctionnements graves" des services de police et de la justice, qui ont permis la remise en liberté du principal suspect du meurtre de Laëtitia. Ces accusations ont provoqué la colère des magistrats de Nantes, qui ont décidé de suspendre toutes les audiences pendant une semaine.
Ils se sont réunis dans la salle des pas perdus du palais de justice de Nantes. Magistrats et avocats veulent témoigner de leur indignation. Lors d’une assemblée générale, les magistrats ont voté en faveur d’une semaine sans audience. Seules les urgences absolues vont être assurées. Dans un communiqué, ils affirment qu’ils "n’accepteront pas que dans une démarche démagogique visant à masquer l’incurie des pouvoirs publics, des magistrats ou fonctionnaires servent de boucs émissaires".

C’est une petite phrase de Nicolas Sarkozy qui a provoqué leur colère. En visite à Orléans, le chef de l’Etat est revenu sur le meurtre de Laëtitia. "Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s’assurer qu’il sera suivi par un conseiller d’insertion, c’est une faute , a asséné Nicolas Sarkozy. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c’est la règle". Le principal suspect du meurtre de la jeune femme, Tony Meilhon, a déjà fait l’objet de 15 condamnations et était soumis à une "mise à l’épreuve" lorsque le crime a été commis.

Affaire Laëtitia : Nicolas Sarkozy promet des sanctions. (0'49")

17 agents de probation pour 3.300 personnes

Les magistrats contestent toute faute, affirmant que c’est faute d’effectifs que le suivi de Tony Meilhon, comme de celui de plus de 800 autres détenus, avait été abandonné, avec l’accord écrit des autorités.
Le service de probation ne comptait que 17 agents pour suivre 3.300 personnes et Tony Meilhon, mis à l’épreuve dans le cadre d’un outrage à magistrat, n’était pas vu comme dangereux.


Les propos de Nicolas Sarkozy provoquent un tollé chez les magistrats. Reportage à Nantes de Caroline Bonnin (1'51")

Au niveau national, aussi, les magistrats ont fait part de leur indignation : "les propos du président de la République sont scandaleux (...), c’est du populisme de bas étage" a réagi Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats. "Le mot ras-le-bol est faible, il y a un sentiment d’injustice et de révolte" a déclaré Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature.
Un mouvement national de protestation serait en préparation.

"La mise en cause de nos collègues est parfaitement injustifiée" affirme Jacky Coulon, délégué local de l’union syndicale des magistrats (0'37")

Les recherches se poursuivent à Lavau-sur-Loire

Le corps démembré de la jeune femme de 18 ans, disparue dans la nuit dans la nuit du 18 au 19 janvier à la Bernerie-en-Retz, en Loire-Atlantique, a été partiellement retrouvé mardi dans un étang voisin, à Lavau-sur-Loire. 150 gendarmes sont toujours mobilisés pour retrouver les restes manquants de la jeune femme.
Plusieurs membres de la famille de Tony Meilhon l’ont appelé, par médias interposés, à "dire la vérité" aux enquêteurs. Le suspect s’est toujours retranché derrière la version d’un accident de la circulation pour expliquer la mort de la jeune fille.
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  Invité le Jeu 3 Fév - 23:03

Sarko, comme à chaque fois, se saisit des faits divers les plus sordides pour baver ses slogans politiques de café du commerce. À déplacer dans "vite je vais vomir", de mon point de vue.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Ven 4 Fév - 9:01

ben je me suis taté.

mais comme il va faire une course de fond de l'immonde avec marine pour les 15 mois à venir
ça depasse largement l'anecdote comme le dit le président de l’Union syndicale des magistrats
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 10:03

Délinquance : tous contre Sarkozy ?
http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Delinquance-tous-contre-Sarkozy_a342.htmlDébauche de moyens
Jeudi 3 février, Nicolas Sarkozy était à Orléans, pour un nouveau déplacement de campagne sur le thème de la sécurité. Il devait surtout discuter de la prévention de la délinquance. Mais devant quelques gendarmes et policiers, il se lâcha. Pour justifier la réduction des effectifs, y compris de police et gendarmerie, il soutient que la modernisation des moyens prime désormais sur les effectifs dans la lutte contre contre la délinquance. Il prit l'exemple des enquêtes sur les viols, en pleine affaire Laëtitia, et les progrès de la police scientifique. Puis il glissa, de façon préméditée, sur les « dysfonctionnements » de la justice...

Débauche de moyens

A Orléans, terre centriste, Sarkozy voulait adoucir son discours. « La répression et la prévention sont les deux volets complémentaires d'une même politique. Il n'existe pas de cloison entre les deux. Je réfute toute approche idéologique tendant à privilégier la prévention sur la répression ou l'inverse. » On est loin du « vous n'êtes pas des assistantes sociales » jeté à la figure de quelques policiers toulousains au printemps 2003. Pour 2012, Sarkozy se veut p-r-o-t-e-c-t-e-u-r.

Ce 3 février, il a donc visité un Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), le centre de ressources Illettrisme et Analphabétisme, et même la Maison de la Justice et du Droit (MJD). Jean-Marie Bockel, ex-socialiste et ex-secrétaire d'Etat à la Coopération puis à la Justice, dégagé du gouvernement en novembre dernier, était même du cortège officiel. On lui a confié une « mission sur la prévention de la délinquance » en janvier dernier. Six mois sans rapport à produire pour « aider sur le terrain », un vrai remerciement politicien dans la perspective de 2012. Un immense décor avait été dressé pour l'heure et demi de « débat ». Combien a donc coûté cette visite ? Il fallait voir la table ronde, encadrée d'une armature métallique digne d'un plateau de télévision, avec projecteurs et caméras. C'est un show presque télévisé, comme une répétition de la prochaine émission, le 10 février prochain, sur TF1.

Mais quelques minutes avant de rejoindre sa table ronde, le candidat visitait la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP). Un micro en main, il se fit filmer debout au milieu de gendarmes et policiers. C'est bon pour l'image de proximité. « Je suis heureux d'être ici, une nouvelle fois, dans cet établissement que je connais bien.» Il multiplia les louanges sur la qualité du travail, salua l'engagement, insista sur le nécessaire respect du à leur fonction. « Croyez bien que je ne vous ai pas oublié, que vous avez droit à tout mon soutien.» ajouta-t-il un peu plus tard.

Fichiers contre police de terrain
Il enchaîna rapidement sur la rigueur. Les effectifs de policiers et gendarmes sont revenus à leur niveau d'il y a 10 ans. Pour économiser quelques millions d'euros, et rassurer les marchés, le « Super-Flic de France » a réduit les moyens de terrain. Et d'ailleurs, les statistiques de la délinquance violente restent mauvaises. L'enjeu, pour Sarkozy, est sérieux. Alors devant quelques policiers et gendarmes, il voulait faire un peu de pédagogie grossière.

« On va tout mettre en oeuvre pour améliorer vos conditions de travail, j'étais venu ici il y a quelques années et vraiment ce n'était pas la même chose. Mais par respect pour vous, je voudrais vous dire vraiment le fond de ma pensée. La meilleure façon d'aider la police et la gendarmerie à faire son travail c'est d'investir massivement dans les moyens techniques qui permettront d'avoir la police et la gendarmerie du 21ème siècle.

Pendant des années, dans la police comme dans la gendarmerie, on raisonnait exclusivement en termes d'effectifs. Les effectifs, c'est très important. Mais ce n'est pas tout. Et ce n'est d'ailleurs même plus l'essentiel. Avoir beaucoup d'effectif et peu d'équipements, ça ne permet pas une police efficace. »

La modernisation des forces de l'ordre reste une belle promesse. Les annonces de l'été dernier, en pleine séquence sécuritaire, ont fait sourire (200 dispositifs de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) à bord des véhicules de police et de gendarmerie ; 12 hélicoptères dotés de caméra thermique). La réorganisation des zones de compétences gendarmerie/police fait aussi grincer des dents. Ainsi à [Libourne]url:../../../../Police -gendarmerie-la-guerre-des-matraques-aura-bien-lieu_a202403.html (20.000 habitants), 32 gendarmes vont remplacer ... 67 policiers.

Pour étayer son argument, Sarkozy puisa dans l'actualité récente, et, évidemment, le drame de Pornic : « Au moment où nous gérons les conséquences du drame épouvantable de la petite Laëtitia, je veux rappeler que tout ce qu'on a fait ensemble, notamment la création des fichiers, où on met sur le fichier l'ensemble des délinquants sexuels.» Il lança, sans preuve : « Jamais dans l'histoire de la République on a autant arrêté de coupables d'agressions sexuelles. Un violeur sur deux, maintenant, est retrouvé et puni.... Et ça, c'est pas les effectifs qui le font, c'est les fichiers, c'est la police scientifique.» On n'ose à peine lui rappeler les scandales pédophiles qui ont secoué l'Eglise où la police scientifique et les fichiers n'eurent aucun rôle.


Provocation préméditée ?

Cette introduction étant faite, Sarkozy put s'épancher plus longuement sur l'affaire Laëtitia. « Que je dise un mot du drame qu'a subi cette pauvre Laëtitia. J'ai vu sa famille adoptive. Et j'ai eu de nombreuses réunions de travail avec le ministre de l'intérieur et le garde des sceaux, je les remercie tous les deux, sur ce qui s'était passé pour Laëtitia. Je veux m'en expliquer avec vous. Il y a toujours eu, et il y aura toujours, des détraqués, dont le comportement est monstrueux. Et notre devoir, c'est de protéger la société de ces monstres. Je dis monstre parlant du cas de Laëtitia, parce que je crois qu'il y a un moment où il faut savoir employer les mots qui correspondent aux situations et ne pas se voiler la réalité. »

La société fabrique-t-elle des monstres ? Vaste question dont on connaît la réponse sarkozyenne. Le Monarque croit à l'inné, plus qu'à l'acquis et aux facteurs sociaux. Ignorant les principes élémentaires de la justice, comme à son habitude, le candidat Sarkozy évoqua ensuite le « présumé coupable.» Sarkozy, pourtant président et donc premier garant de la Constitution, devrait s'abstenir de tels raccourcis. En France, un accusé est toujours présumé innocent.
« Dans cette affaire, ça serait trop dramatique de dire, c'est la fatalité. Je ne crois pas à la fatalité, c'est trop facile. (...) Le risque zéro n'existe pas, mais tout expliquer par la fatalité, c'est se réduire et se condamner à l'impuissance. Dans l'affaire de Laëtitia, je souhaite que nous allions jusqu'au bout. Le présumé coupable a été arrêté. Des charges très lourdes pèsent contre lui, très lourdes, très lourdes.
La justice aura l'occasion de dire ce qu'il en est. Mais, il y a eu un certain nombre de dysfonctionnements graves.... Il faut regarder les choses en face, c'est mon devoir. Ces dysfonctionnements, j'ai demandé aux deux ministres, Michel Mercier et Brice Hortefeux, de les sanctionner. Là aussi je veux m'en expliquer avec vous... Quelle crédibilité aurait mon soutien s'il n'avait pas comme contre-partie une exigence de vérité ? Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés. C'est la règle, nous sommes des responsables. »

Tollé général

Cette déclaration, murement réfléchie, a provoqué un tollé, murement espéré. Les magistrats de Nantes ont suspendu leur audiences dès jeudi. Le mouvement s'est amplifié vendredi. Sarkozy a l'habitude de ces confrontations. Depuis 2002, il s'est fait une spécialité d'inonder les magistrats de ses critiques.

Mais le plus grave, pour Nicolas Sarkozy, fut la réaction des policiers. Chez eux aussi, les propos présidentiels ont suscité « pas mal d'émoi », a confirmé le secrétaire général d'Unité Police SGP-FO, premier syndicat de gardiens de la paix, Nicolas Comte. Vendredi, le Syndicat national des officiers de police (Snop) réagissait également, en déclarant qu'il «ne peut admettre que des lampistes» servent «de boucs émissaires à ceux qui détiennent le pouvoir et refusent d’assumer les conséquences de son exercice lorsqu’elles ne sont pas à son avantage». Pire, un communiqué commun associant syndicats magistrats/police/personnel de justice a été publié le même jour :

« Les syndicats signataires dénoncent cette mode qui consiste à rechercher, à l’occasion d’évènements médiatisés, pour satisfaire l’opinion publique, la responsabilité des serviteurs de l’État qui accomplissent leur travail dans des conditions souvent difficiles.
Cette mise en accusation systématique a atteint son apogée avec l’affaire dramatique de PORNIC, les ministres de la JUSTICE et de l’INTÉRIEUR n’ont pas hésité à mettre en doute la compétence professionnelle des Magistrats, des Policiers, et des Personnels Pénitentiaires en cherchant à mettre en évidence des fautes personnelles alors que le dysfonctionnement de l’administration et ses carences évidentes trouvent leur source dans la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques. Une devise bien rôdée, «plus de charge, moins de moyens».
D’autre part, dans les propositions, la décision de créer un office opérationnel de suivi des délinquants sexuels et violents va à l'encontre de l’efficacité opérationnelle des services de la Police Nationale, de la gendarmerie et de la Justice qui sont confrontés au quotidien à la lutte contre les violences à caractère sexuel. Dans ce domaine particulièrement sensible, il n’est pas nécessaire de rajouter des strates, mais plutôt de mieux coordonner l’existant.
Les syndicats signataires refusent de se satisfaire des effets d’annonce et des bonnes intentions qui naissent souvent dans la précipitation et dans l’émoi évènementiel. Si cette mesure peut relever du bon sens, comme d’autres, la réalité du terrain est tout autre.
Les syndicats signataires mettent solennellement en garde les responsables politiques sur les dangers de cette pratique qui affaiblit l'autorité des institutions régaliennes et qui est source de désengagement des acteurs concernés. Il est urgent d’arrêter la dégradation de leurs conditions de travail. Il faut défendre sans concession le service public au service des citoyens(...)

En quelques phrases bien senties, celui qui se croit toujours Premier Flic de France a été sévèrement recadré. Politiquement, l'affaire est grave. Le chef de l'Etat se trouve accusé par le corps judiciaire, policier et pénitentiaire (1) d'instrumentaliser un fait divers, (2) d'être incompétent, et (3) de se défausser sur des boucs-émissaires.

Qui dit mieux ?
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Jeu 10 Fév - 13:26

ce qui est bien avec ce clown c'est qu'apres ce l'est etre mis dans la poche entre 2002-2007 en les brossant dans le sens du poil (racistes) il est en ce moment en train de ce les mettre a dos !

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Sam 19 Fév - 18:39

Nicolas Sarkozy rassure les agriculteurs et tance les écologistes
FRANCE INFO - 12:04
Le président de la République a inauguré ce matin la 48e édition du Salon de l’Agriculture. Dans un contexte de flambée des matières premières , le chef de l’Etat a voulu se montrer à l’écoute des agriculteurs en difficulté et a fustigé la campagne écologiste "choc" dont ils sont la cible. L’occasion de reparler du débat sur l’islam...
Arrivé Porte de Versailles à 8h30 ce matin, en compagnie du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, le président de la République a visité pendant plus de deux heures le hall principal du Salon. Il a choisi d’entrer par le hall des producteurs de viande, filière touchée de plein fouet par la crise. Une façon de montrer qu’il ne redoute pas de se heurter à leur grogne.

Nicolas Sarkozy a été pressé de questions et sollicité, dès son arrivée, par des éleveurs inquiets qui arboraient des tee-shirts rouges portant l’inscription "les producteurs de viande bovine en colère".

Nicolas Sarkozy s’emploie à rassurer les agriculteurs, le reportage de Marie-Eve Malouines (1'58")

"Il faut absolument revoir les prix à la production, sinon on va mourir", lui a dit l’un d’eux. Le chef de l’Etat a tenté de les rassurer : "On est 6 milliards d’individus sur terre, on sera bientôt 9 milliards, on aura toujours besoin de vous. Vous ne disparaîtrez pas. Vous continuerez à exister mais pas de la même manière".

Nicolas Sarkozy a cependant été interpellé au sujet des suicides d’agriculteurs, et sur la question du report des échéances de dettes. "On a pris la crise du siècle, on me critique mais enfin il fallait bien quelqu’un qui agisse", a affirmé le chef de l’Etat.

La campagne de FNE est "particulièrement déplacée"

Au cours d’une table ronde avec des agriculteurs à l’issue de la visite, le président de la République s’en est pris à la campagne menée dans quelques stations du métro parisien par l’association écologiste France Nature Environnement (FNE). Par des affiches et des slogans "chocs", FNE dénonce les OGM, la prolifération d’algues vertes et la dangerosité des pesticides pour les abeilles.

Une table-ronde suivie par Philippe Lefebvre (1'47")

Nicolas Sarkozy a qualifié cette campagne de "particulièrement déplacée", ajoutant : "Les agriculteurs n’ont pas à être insultés (...) On n’oppose pas les Français les uns contre les autres, on essaie de les rassembler. On ne combat pas l’intolérance en étant intolérants".
(cette ordure n'a vraiment aucune honte !!! )

"Je n’accepterai pas qu’on mette en cause nos compatriotes musulmans"

Et le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour répondre aux critiques sur le débat que va lancer l’UMP sur l’islam : “Je fais même la liaison entre ce que je dis sur l’islam et nos compatriotes musulmans...Je n’accepterai pas qu’on mette en cause nos compatriotes musulmans mais en même temps je n’accepterai pas un islam qui ne correspond pas aux valeurs de la République et de la laïcité. On essaie toujours de monter les uns contre les autres. Moi, j’essaie de rassembler. (mais quelle ordure !!!!!)

Bruno Genty, le président de FNE a lui très vite réagi aux critiques qui visait son organisation : “Est-il possible dans ce pays d’ouvrir le débat sur les questions agricoles sans que l’on nous reproche d’opposer les français les uns aux autres ? Il n’est pas déplacé de demander la mise en œuvre complète des engagements "agriculture" du Grenelle. Les OGM, les pesticides et les algues vertes constituent autant de risques sanitaires et environnementaux qui concernent l’ensemble de nos concitoyens.”


Nicolas Sarkozy, les agriculteurs et les écologistes

L’année dernier, à l’issue de sa visite au Salon de l’Agriculture, Nicolas Sarkozy avait pris de court les partisans du Grenelle de l’Environnement en donnant raison aux agriculteurs : “L’environnement, ça commence à bien faire.” Une déclaration symbole d’un changement de cap puisque suivie de l’abandon de la taxe carbone et de reculs dans les engagements du Grenelle.

En qualifiant de " très déplacée " la campagne de communication menée par France Nature Environnement contre les "excès de l’agriculture industrielle", le chef de l’Etat arbitre à nouveau en faveur des agriculteurs face aux défenseurs de l’environnement. Et il leur fait la leçon : “On n’oppose pas les Français les uns contre les autres, on essaie de les rassembler. On ne combat pas l’intolérance en étant intolérants.”

L’année dernière, le Salon se tenait avant les élections régionales, cette année il s’ouvre avant les cantonales...

avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Mar 22 Fév - 18:54

Quand des diplomates s’en prennent directement à la politique de Sarkozy
FRANCE INFO - 17:29
"On ne s’improvise pas diplomate", écrivent-ils dans une tribune au Monde. Le groupe "Marly", qui regroupe anonymement des diplomates de tous bords, tire à boulets rouges sur la politique menée à l’Elysée. Les diplomates dénoncent ainsi des erreurs "imputables à l’amateurisme, à l’impulsivité et aux préoccupations médiatiques à court terme"...

C’est un groupe informel, qui rassemble des diplomates de tous âges et de tous horizons politiques. Certains sont à la retraite, d’autres en activité. Ils ont constitué un groupe informel et anonyme, baptisé "Marly", du nom du café où ils se sont retrouvés la première fois. Et signent une tribune dans le journal Le Monde pour dénoncer l’intrusion de Nicolas Sarkozy dans la diplomatie française.

Et tout y passe : l’impuissance de la France face aux crises africaines et arabes ou à l’émergence de la Chine, l’échec de l’Union pour la Méditerranée, l’indifférence américaine malgré le retour dans le giron de l’Otan, les fiascos à répétition dans la vente des Rafale et de l’industrie nucléaire française à l’exportation, la faiblesse politique de l’Europe, etc.

“Il est clair que le président n’apprécie guère les administrations de l’Etat qu’il accable d’un mépris ostensible et qu’il cherche à rendre responsables des déboires de sa politique”, peut-on lire dans la tribune. “Or, à l’écoute des diplomates, bien des erreurs auraient pu être évitées, imputables à l’amateurisme, à l’impulsivité et aux préoccupations médiatiques à court terme.”

Un diplomate résume : “il se passe avec les diplomates ce qui se passe avec d’autres grands corps de l’Etat, une exaspération croissante en raison de la façon dont le président traite ses serviteurs”.

Ce qui a conduit à la publication du texte, poursuit-il, c’est une manipulation à laquelle l’Elysée s’est livrée, concernant la Tunisie. Seule une partie du télégramme de l’ambassadeur a été publiée, celle qui estimait que Ben Ali avait repris la main... quelques heures avant sa fuite, le 14 janvier dernier. L’Elysée, faute d’avoir vu venir la chute de Zine Ben Ali, a ainsi cherché à se dédouaner
Or Pierre Ménat présentait d’autres scénarios, et évoquait explicitement l’hypothèse d’une fuite précipitée.


“La politique suivie à l’égard de la Tunisie ou de l’Egypte a été définie à la présidence de la République sans tenir compte des analyses de nos ambassades”, écrit le groupe de Marly. “C’est elle qui a choisi MM. Ben Ali et Moubarak comme ’piliers sud’ de la Méditerranée.”

Quant à l’affaire Florence Cassez, à l’origine d’une crise diplomatique entre Paris et Mexico, ils jugent que le tension actuelle “résulte de l’exposition publique d’un dossier, qui par sa nature, devrait être traité dans la discrétion”.
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mer 23 Fév - 13:11

cachons ses amitiées que l'on ne saurait voir
L'Elysée a-t-il supprimé des photos de Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi ?

22/02/2011 à 11h56 - mis à jour le 22/02/2011 à 16h29 | 26036 vues | 207 réactions
Elysée.fr


Alors qu'une répression sanglante a lieu depuis une semaine en Libye, une rumeur a commencé à enfler lundi soir sur Twitter. Le site officiel de l'Elysée aurait retiré des photos de Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi posant l'un à côté de l'autre :



Elysée.fr regroupe traditionnellement les actualités liées au chef de l'Etat, ses déclarations et des photos et vidéos de ses déplacements et rencontres dans le cadre de ses fonctions.

Lorsqu'on tape "Libye" dans son moteur de recherche de photos, rien ne ressort.




Dans le moteur "vidéos", on en trouve quatre qui sont rattachées au mot-clé "Libye", mais Kadhafi n'apparaît jamais.

Pourtant, en juillet 2007, Nicolas Sarkozy s'était rendu en Libye. Et en décembre de la même année, c'est Kadhafi qui était accueilli à l'Elysée. Des photos de ces rencontres étaient-elles sur Elysée.fr ? Ont-elle été supprimées ?


Après son tweet repris ci-dessus, Valério Motta (responsable web du PS) précisait que ses dires concernaient la visite du chef d'Etat libyen en France. Celle-ci a eu lieu du 10 au 15 décembre 2007. Aucune allocution de Nicolas Sarkozy au sujet de la Libye n'est répertoriée sur Elysée.fr à ces dates. Et pas de photos non plus.

Joint par Le Post, l'Elysée affirme n'avoir "supprimé aucune photo".

"Sur Elysée.fr, nous n'avons jamais recours à ce genre de pratique. Il n'y avait pas de photos ou de vidéos sur notre site de la visite de monsieur Kadhafi en France".

"Lorsqu'un chef d'Etat étranger vient chez nous, nous couvrons l'événement de façon moins riche que lorsque le président français se déplace à l'extérieur. La valeur ajoutée est plus faible", nous explique-t-on. Les photos n'ont donc pas disparu, elles n'ont jamais existé sur le site, selon l'Elysée. CQFD.

Un argument réitéré lorsque Le Monde.fr avance que des photos de Mouammar Kadhafi en France, prises par l'Elysée, ont été publiées à l'époque par La Dépêche. "Tout ce qui est produit n'est pas diffusé en ligne", justifie le palais présidentiel.

Qu'en est-il alors de la visite de Nicolas Sarkozy en Libye, quelques mois plus tôt ? "Là nous avons des photos, qui sont toujours en ligne", répond au Post l'Elysée, qui nous envoie le lien du diaporama. Problème : ce diaporama est impossible à retrouver sur Elysee.fr si on ne dispose pas de l'adresse directe. Il ne ressort pas avec une recherche de mots-clés.
"Au départ, nous avions mal orthographié le mot 'Libye'", relate l'Elysée. "Nous avons corrigé l'erreur ; racontez ça si vous voulez nous épingler". Mais même avec des orthographes erronées (Lybyie, Lybie), le diapo restait introuvable ce mardi matin... jusqu'à 13 heures environ. Depuis, en tapant "Libye" dans la recherche photos, on trouve bien le diaporama :




"Nous avons changé notre site en 2010", explique l'Elysée. "A présent, nous avons davantage de contenus, et les plus anciens sont peut-être moins accessibles." Avant de conclure : "Nous n'avons rien effacé, on ne refait pas l'Histoire".

Note de la rédaction à 16 heures

Selon nos confrères d'Owni, "l'Élysée a menti". "Le moteur de recherche Yahoo montre que trois photos au moins avaient à l’époque été publiées dans une galerie qui, depuis, a effectivement disparu des serveurs d’Elysee.fr. Pour la retrouver, il fallait chercher Qaddafi, et non Kadhafi, l’Élysée ayant pris grand soin d’orthographier le nom du “Guide de la Révolution” libyenne sous sa graphie arabisante", explique Owni, capture d'écran à l'appui.
On ne peut pas pour autant parler d'un cas de censure, mais "l’Élysée ne peut pas prétendre qu’elles n’ont jamais été publiées" sur le site, précise Owni.

Staline sort de ce corps
http://www.lepost.fr/article/2011/02/22/2413833_l-elysee-a-t-il-supprime-des-photos-de-nicolas-sarkozy-et-mouammar-kadhafi.html

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Mer 23 Fév - 14:01

Je n'arrive pas à mettre les photos mais:


avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mer 16 Mar - 1:12

quand la censure est indirect
Censure d'un spectacle parodiant les discours de Sarkozy
Par Chloé Leprince | Rue89 | 15/03/2011 | 12H49

En Rhône-Alpes, la Drac (Direction régionale aux affaires culturelles) craint le crime de lèse-Sarkozy. Un de ses agents a fait du chantage aux subventions à une association grenobloise qui organise un festival de théâtre de rue depuis dix ans.

Festiv'arts ne dépend pas à l'année des subventions publiques. Mais l'association, qui prépare la dixième édition de son festival pour avril, avait répondu à un appel d'offre du ministère de la Culture dans le but de financer un festival off consacré aux jeux de mots. Cet événement aurait rejoint la programmation officielle de la Semaine de la francophonie. Lorsque Festiv'arts envoie son budget prévisionnel fin décembre, la Drac Rhône-Alpes promet de s'engager à hauteur de 3 000 euros.

L'occasion – « alors que c'est de plus en plus rare » – de financer une vingtaine de personnes et de rémunérer tous les artistes et les techniciens avec des cachets de plus de 75 euros, résume Auriane Faure, l'organisatrice.
Pour la Drac, « un objet non-identifié »

Conteurs, sérigraphiste, graffeurs étaient donc attendus sur deux jours, mais surtout une comédienne-metteur en scène, Rafaëlle Arditti, qui a construit son spectacle autour d'un discours de Nicolas Sarkozy. Ce spectacle s'appelle « Sarkophonie, dissection dyslexique du discours réactionnaire ». (Voir la vidéo)



C'est ce spectacle qui devait être le clou du off de la francophonie. Mais la Drac a mis en garde l'association après avoir eu vent de la programmation d'un spectacle : s'ils maintenaient Rafaëlle Arditti et sa compagnie Matador, la subvention avait toutes les chances de leur passer sous le nez.

Rue89 a pu consulter l'e-mail envoyé à l'association Festiv'arts par le cadre en charge du dossier à la Drac. Il ne cache pas sa frilosité pour un spectacle sarcastique vis-à-vis du chef de l'Etat :

« En ce qui concerne la programmation, je vois surgir un objet non-identifié qui m'a l'air d'être une charge contre le président de la République. Je n'ai rien contre un point de vue citoyen, mais on ne peut pas demander au ministère de la Culture de subventionner n'importe quoi… »

N'importe quoi ? Rafaëlle Arditti est une comédienne professionnelle de 35 ans. Elle a de nombreuses années de théâtre d'improvisation et de clown à son actif. Et notamment un personnage récurrent, un gendarme un peu dictateur, qu'elle a peaufiné au fur et à mesure parce qu'elle avait « un intérêt personnel, lié à mon histoire familliale, pour la figure de l'oppresseur, du dictateur, le fantasme de toute puissance ».
Quatre hommes politiques parodiés, dont Sarkozy

En 2004, elle décide de donner à son gendarme un vrai spectacle. Pour cela, elle reprend les discours sur la sécurité et l'emploi (« des discours réactionnaires », dit-elle) de quatre hommes politiques : Nicolas Sarkozy (alors ministre de l'Intérieur), Jacques Chirac, Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen.

Le principe : prendre leurs mots, jouer avec et les mélanger aux mots « auxquels ces hommes politiques pensent vraiment » pour dénoncer démagogie, double-discours de la classe politique. La France devient « la Rance », il faut « incarchérer les adolinquents ».

Le spectacle ne tourne pas si mal, une centaine de dates au total. Puis Nicolas Sarkozy est élu en 2007 à la présidence de la République. Elle décide de faire évoluer son spectacle. Elle choisit son discours du Havre, durant la campagne pour les législatives, juste après son arrivée à l'Elysée, et reprend son procédé :

« C'est que c'est loin d'être le discours le plus excessif. Il est presque modéré, ce qui me permettait de faire mes transformations, alors que les discours les plus “trash” parlent d'eux-mêmes. J'ai ensuite analysé sa politique secteur par secteur pour être plus précise, et le spectacle a vu le jour en 2008. »

Plus de 2 500 personnes entre Aurillac et Avignon

Depuis, il a un peu tourné ; les éditions Bérénice ont publié le texte et entre 2 500 et 3 000 personnes ont vu le spectacle à l'été 2010 rien qu'à Aurillac et à Avignon, où il était présenté dans le cadre du off. Mais les salles qui le programment restent rares :

« Ce qui est intéressant avec le retrait de la Drac, c'est que c'est la partie émergée de l'iceberg qu'on découvre soudain. Mais souvent j'ai remarqué que des programmateurs venaient me parler après le spectacle, me féliciter, me dire qu'ils souhaitaient me programmer… et puis on passe les commissions mais bizarrement, ça bloque à la dernière. Beaucoup s'autocensurent. »

Festiv'arts a décidé d'annuler sa participation à la semaine de la francophonie. Parce qu'elle craignait un désinvestissement total de la Drac sur l'événement off. Mais aussi parce qu'il n'était « tout simplement pas envisageable » de déprogrammer Rafaëlle Arditti. La comédienne a toutefois promis aux organisateurs de venir se produire, avec ce fameux spectacle, à Grenoble. Gratuitement.

http://www.rue89.com/2011/03/15/censure-dun-spectacle-parodiant-les-discours-de-sarkozy-194999

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Mer 23 Mar - 22:54


Sarkozy déchu sur l’immigration
RÉCIT
Sous la pression des députés centristes, le gouvernement a reculé, hier, sur le retrait de la nationalité. Et irrité l’aile dure de l’UMP.

Par ALAIN AUFFRAY


Qu’il est doux, le printemps centriste. Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, les amis de Jean-Louis Borloo ont sorti leurs sourires des grands jours. Ils ont fait reculer Nicolas Sarkozy. La «droite sociale et modérée» a triomphé de la «droite dure», expliquent-ils à qui veut l’entendre.

Ce mardi matin, lors de la réunion hebdomadaire des députés UMP, le Premier ministre, François Fillon, a confirmé que le gouvernement renonçait à légiférer sur la déchéance de la nationalité à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’immigration. Mesure phare du discours de Grenoble, coup d’envoi du virage sécuritaire en juillet, la déchéance visait les personnes devenues françaises depuis moins de dix ans qui se seraient rendues coupables de crime à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité de l’Etat.

«Calmement». Largement dénoncée en raison de son caractère aussi démagogique qu’inefficace, cette mesure avait déjà été rejetée par la majorité des sénateurs. Et l’Assemblée menaçait d’en faire autant, puisqu’une soixantaine de députés du Nouveau Centre et de l’UMP avaient signé vendredi soir l’amendement de suppression. Pour l’ex-ministre de l’Ecologie, promoteur de la «confédération des centres», ce recul a valeur de démonstration : «Dès lors que les modérés s’organisent, on voit qu’ils peuvent faire. Cette disposition sur la déchéance n’avait rien à faire dans un projet de loi sur l’immigration. Calmement, tranquillement, nous avons imposé un vrai rééquilibrage», explique-t-il à Libération.

Salle des Quatre Colonnes, au rendez-vous de la presse et des parlementaires, les proches de Borloo, Laurent Hénart (UMP) et Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre), proclament en duo l’avènement d’une ère nouvelle. «C’est un fait : la majorité est composée de deux courants. L’un conservateur, l’autre social. Aujourd’hui, un nouvel équilibre s’est instauré entre ces deux courants», explique le premier. «Nous avons désormais une majorité équilibrée. Ce que nous avons fait aujourd’hui à propos de l’immigration, nous pourrons le refaire demain sur la fiscalité ou sur la dépendance», ajoute le second, député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis). Selon lui, le bouclier fiscal n’aurait jamais été voté si les centristes de toutes obédiences avaient su se rassembler dès 2007.

Dans l’entourage de François Fillon, on assure que Borloo et ses amis exagèrent beaucoup : «Le chef de l’Etat lui-même avait expliqué que, si la déchéance était abandonnée, il n’en ferait pas une affaire.» Devant les députés UMP, le Premier ministre assure qu’il faut bien faire quelques concessions au nom de l’efficacité : «Si chacun campe sur ses positions, on va vers un désaccord. Le texte ne sera pas voté et, cet automne, Claude Guéant n’aura pas les moyens de lutter contre l’immigration clandestine.» C’est l’argument massue : il faut donner au ministre de l’Intérieur les moyens d’agir.

«Bobos salonards». En début de soirée, dans l’hémicycle, Claude Guéant développe le même point de vue dans son premier discours. «C’est dans ce contexte historique très particulier que s’engage notre discussion générale», commence le ministre, évoquant le «risque réel» d’un «afflux soudain de migrants» lié aux bouleversements dans le monde arabe. «Aujourd’hui encore plus qu’hier», il est donc urgent de légiférer, car «notre pays ne peut pas devenir la terre d’accueil de tous ceux qui cherchent à quitter leur pays».

Dans ces conditions, Guéant justifie le rejet de l’article sur la déchéance. Cette disposition, «fortement symbolique», a retenu l’attention «de façon excessive» puisqu’elle qu’elle ne concernerait «même pas un cas par an». Et, comme elle trouve «un large écho dans la population française», Guéant propose qu’elle soit envisagée par la mission de réflexion sur la nationalité française «dirigée par Manuel Valls et Claude Goasguen».

Défaite par Borloo et les siens, la droite de l’UMP ne décolère pas. Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, doit évidemment remballer son amendement étendant la déchéance de nationalité aux multirécidivistes déjà condamnés. Son collègue Jacques Myard s’élève contre ses collègues modérés, centristes et autres radicaux, les qualifiant de «bobos salonards».«C’est une connerie de reculer là-dessus. Il y a un ras-le-bol dans ce pays dont nous ferons les frais», s’emporte-t-il. Son collègue Philippe Meunier, lui, soutient qu’il ne faut «pas reculer», car il y a «une attente du peuple sur cette question».

«Lâcheté». Sur fond de sondages mirifiques pour Marine Le Pen, certains UMP perdent leurs nerfs. La députée Chantal Brunel, souvent gaffeuse mais rarement méchante, dérape carrément : «Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout, remettons-les dans les bateaux !» s’exclame-t-elle salle des Quatre Colonnes, tandis qu’à deux pas d’elle ses collègues centristes célèbrent leur victoire.

Rarement la majorité a paru si divisée. Le centriste Jean-Christophe Lagarde veut pourtant y croire : «Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise», assure-t-il. Selon lui, la majorité n’a rien à craindre de Jean-Louis Borloo et de son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2012. Au contraire : «Plus l’offre politique est étroite, plus on sert l’extrémisme», affirme-t-il. Marine Le Pen, elle, enfonce le clou. Dans un communiqué, elle «dénonce cette lâcheté de l’UMP qui ne fait qu’encourager la montée continue des violences frappant l’ensemble de nos compatriotes, les policiers et gendarmes en premier lieu».

Il en faut plus pour ébranler le patron de l’UMP, Jean François Copé. Marine Le Pen à 24% ? Ce n’est finalement pas si inquiétant que ça : «Si vous cumulez les scores de M. Sarkozy et de M. Villepin, vous arrivez grosso modo à des scores qui peuvent aller jusqu’à 28%, 29%, 30%», explique-t-il sur France Info. Et puis, de toute façon, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) sait que ceux «qui déclarent une intention de vote» pour le FN «ne pensent pas, ne souhaitent pas que le Front national soit le gagnant de la présidentielle». Ils ne font qu’exprimer «leurs très grandes inquiétudes face à la crise mondiale», face aux «risques liés à des immigrations incontrôlées». Justement le risque dont Claude Guéant promet de s’occuper
http://www.liberation.fr/politiques/01012324535-sarkozy-dechu-sur-l-immigration
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Ven 22 Avr - 19:36

L'Elysée publie un bilan laudateur des années Sarkozy
LEMONDE.FR | 22.04.11 | 17h46 • Mis à jour le 22.04.11 | 18h35
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/22/sarkozy-vante-son-bilan-et-se-montre-confiant-pour-2012_1511432_823448.html


Nicolas Sarkozy, ici lors d'une allocution en décembre 2009, espère regagner l'estime de la majorité des Français.REUTERS/HO

L'Elysée a publié, vendredi 22 avril, un fascicule retraçant les "4 ans d'action (mai 2007-mai 2011)" de la présidence de la République. Comme celui de 2010, le document égrène en 75 pages toutes les mesures prises et toutes les actions engagées par le gouvernement depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Il est tiré à 5 000 exemplaires, destinés "aux leaders d'opinion".



Au-delà du bilan flatteur proposé par l'Elysée, ce document est un élément de la stratégie de communication adoptée par le chef de l'Etat : afficher sa confiance contre vents et marées.

A un an, jour pour jour, de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy apparaît en effet dans une position difficile : sa cote de popularité est très basse et les sondages le voient éliminé dès le premier tour de la présidentielle. Sa tentative de "virage à droite" avec le débat sur l'islam ne lui vaut aucun regain de popularité de la part de l'électorat FN. Au contraire, elle a divisé son camp, poussant l'ancien numéro 2 de son gouvernement, Jean-Louis Borloo, à quitter l'UMP après la défaite aux élections cantonales.

UNE PRÉSENTATION FLATTEUSE

Mais malgré cette accumulation de signe négatifs, Nicolas Sarkozy veut à tout prix afficher un visage serein. Début avril, le chef de l'Etat confie ainsi, à l'occasion du déjeuner mensuel avec les députés UMP, son optimisme pour la prochaine échéance électorale : "La situation, je la sens bien pour 2012 !", lâche-t-il.

Le document publié par l'Elysée vendredi 22 avril se situe dans cette stratégie de communication. Il défend, point par point, la politique économique, sociale et internationale du chef de l'Etat depuis son élection. Quitte à raisonner par l'absurde. La crise ? "Sans les mesures prises par le gouvernement et injectées dans l'économie dès 2009, la récession n'aurait pas été de -2,6 % mais presque du double (-4,8 % du PIB)", note ainsi la brochure.

Certains éléments de communication sont également soignés. Ainsi, la brochure affirme que "la France a connu en 2010 sa 8e année consécutive d'amélioration de la délinquance générale, mesurée selon la même méthodologie depuis plusieurs décennies" , sans préciser que si les atteintes aux biens sont en baisse, celles aux personnes, elles, augmentent.

Il s'agit également de redonner de la stature au président de la République, notamment via son action à l'international : "A l'été 2008, c'est l'intervention de Nicolas Sarkozy, au nom de l'Europe, qui a permis de stopper le conflit entre la Russie et la Géorgie et de sauvegarder l'indépendance géorgienne", résume la brochure.

De même, la brochure vante longuement l'action du chef de l'Etat pour la libération des otages français détenus partout dans le monde : "Depuis son élection, Nicolas Sarkozy s'implique personnellement pour trouver des solutions à des drames individuels : libération des sept infirmières bulgares et du médecin palestinien injustement condamnés en Libye, libération d'Ingrid Betancourt en Colombie, libération de Clotilde Reiss et Nazak Afshar en Iran, efforts déployés pour la libération de Gilad Shalit en Israël, de nos journalistes Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière en Afghanistan, ou bien encore des salariés d'Areva retenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique."

CONJURER LES DOUTES DES ÉLUS UMP

Le texte se conclut sur la "confiance", qui "revient aujourd'hui peu à peu dans notre pays. Bien que la crise et ses conséquences pèsent encore sur le moral des Français. (...) Cette confiance, le président de la République entend l'affermir et la restaurer, en poursuivant pleinement la mission qui lui a été confiée par les Français jusqu'au terme de son mandat."

Conçu pour regagner la confiance des électeurs, le guide est peut-être aussi destiné à revigorer le moral des élus UMP, qui commencent à douter de la capacité de Nicolas Sarkozy à remporter l'élection présidentielle, ce qui pourrait leur coûter leur réélection aux législatives suivantes.

Interrogés par L'Express.fr, un certain nombre de députés laissent ainsi transparaître leur inquiétude : "En circonscription, beaucoup des gens, qui ont voté Sarkozy en 2007, nous disent: 'Tous sauf Sarko en 2012'", confie ainsi l'un d'entre eux. Michel Piron, député du Maine-et-Loire, avoue qu'il y a "un vrai malaise au sein du groupe [UMP] et même au sein du parti".
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  Invité le Jeu 30 Juin - 19:32

... et des valets de l'empereur :

David Douillet s'occupe des Français de l'étranger : "il pourra voyager gratuitement"

Le nouveau secrétaire d'Etat va câliner le million d'électeurs expatriés en vue de 2012



Au judo, on appelle ça un "kohai", un débutant. David Douillet est encore un novice en politique, mais l'ancien judoka a déjà un maroquin au gouvernement. Là, on parle de "ippon", un point victorieux.

Mercredi, Nicolas Sarkozy et François Fillon se livraient à un de leurs passe-temps favoris : le remaniement ministériel. Un peu forcé par le départ de Christine Lagarde à la tête du FMI, un peu pressé par le supposé chantage de François Baroin, l'Elysée et Matignon concoctaient un mini-remaniement sans réel surprise et arbitraient une nouvelle partie de chaises musicales.

"Deux millions de Français à l’étranger"

Souvent annoncé au secrétariat d'Etat aux sports (médailles olympiques obligent) - où il aurait rejoint la longue liste des anciens sportifs reconvertis ministres (Guy Drut, Jean-François Lamour, Roselyne Bachelot, Chantal Jouanno, pour ne citer qu'eux) - il n'a jamais été nommé.

Pas de secrétariat aux sports pour David Douillet, député des Yvelines depuis 2009, mais le double champion olympique devient secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger.

Qui remplace-t-il ? Personne, le poste est créé à son attention
.

Placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères, David Douillet a tenté d'expliquer sa mission au micro d'Europe 1 jeudi, lâchant au passage un néologisme qui fera bondir son collègue de l'Education nationale Luc Chatel : "Il s’agit de s’occuper des deux millions de Français qui vivent à l’étranger, entre autres. C’est une frange très importante de la population française. Un Français à l’étranger, c’est quelque part un ambassadeur de la France. (...) On se doit de le protéger, de l’écouter et de faire en sorte qu’il puise évoluer dans les meilleures conditions".

Dans la foulée du remaniement, le député UMP Yves Favennec - interpellé par un internaute - se lâchait sur Twitter.
Autre réaction, un brin amusée, un brin agacée, celle du porte-parole des députés communistes, Roland Muzeau, cité par Europe 1 : "Cela aura le mérite de lui ramener des miles sur sa carte de transport. Il pourra voyager gratuitement une fois qu'il ne sera plus député".

Des députés pour les Français de l'étranger en 2012

Mais c'est Corinne Lepage, Présidente de Cap 21 et députée européenne, interrogée par Public Sénat, qui s'est montré la plus virulente : "David Douillet est un champion olympique de judo. Il est remercié pour services rendus, c’est très bien. Mais on n’a pas tellement l’impression que c’est son job".

L'ancienne ministre de l'Environnement estime qu'il s'agit avant tout pour l’UMP "de préparer" les prochaines élections législatives. En juin 2012, pour la première fois, 11 députés représentant les Français établis hors de France seront élus pour siéger à l'Assemblée nationale.

Le seul rôle de David Douillet "va être de faire la campagne pour la présidentielle et les législatives à l'étranger", a commenté Roland Muzeau. L'ancien judoka "sera chargé de câliner ce million d'électeurs expatriés dont le rôle sera décisif dans le vote de 2012", écrit Le Figaro. Les Français de l'étranger avaient voté à 54% pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Source : lepost.fr

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Jeu 7 Juil - 13:52


Déficit historique pour le commerce extérieur français
Il dépasse les 60 milliards sur les 12 derniers mois. «Ce qui se passe est très grave», s'inquiète le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche.

Les mois se suivent et se ressemblent pour le déficit commercial de la France, qui n'en finit plus de s'enfoncer et a battu en mai un nouveau record, malgré la multiplication des plans de soutien à l'export. "Ce qui se passe est très grave", a reconnu jeudi le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche, insistant sur le "problème de compétitivité" de l'économie française.

A 7,42 milliards d'euros, le déficit aggrave encore un peu sa précédente pire performance, enregistrée le mois précédent lorsqu'il avait franchi pour la première fois le seuil des sept milliards (7,17). Le déficit cumulé des 12 derniers mois s'établit à 63,42 milliards.

Le commerce extérieur français file donc à toute vitesse vers une nouvelle année noire après le solde négatif de 2010 (-51,5 milliards). En 2011, le déficit devrait même battre, et de loin, le record de plus de 55 milliards atteint en 2008, au plus fort de la crise.

Perspectives négatives

Alberto Balboni, du cabinet d'études Xerfi, prévoit un chiffre proche des 70 milliards, qui devrait peser sur la croissance. "L'environnement économique actuel ne laisse pas présager d'amélioration", prévient l'économiste, qui énumère les facteurs négatifs: ralentissement du commerce mondial, prix de l'énergie "à des niveaux historiquement élevés", et un euro fort par rapport au dollar, qui pénalise les exportations.

Selon les Douanes, qui ont publié jeudi le bilan mensuel, cette énième contre-performance est due à une hausse des importations, notamment énergétiques, et une "relative atonie" des exportations.

"Le mauvais résultat est dû en partie à la faible tenue des exportations aéronautiques", relève le président de l'assureur-crédit Coface, François David. "Le paradoxe, c'est qu'Airbus vient d'engranger une moisson de commandes sans précédent au Salon du Bourget, mais cela n'apparaîtra dans les chiffres du commerce extérieur qu'à la livraison des appareils, dans quelques années", ajoute-t-il. "Nous sommes en train de semer quelques graines pour l'avenir."

Mais pour Alberto Balboni, c'est aussi la "preuve d'une certaine "aérodépendance" de la France": "l'aérospatial représente plus de 10% des exportations françaises et tout ralentissement de ses performances a un effet très significatif". Surtout, ajoute-t-il, la dégradation de la balance commerciale depuis le début de l'année est moins due à la facture énergétique qu'à une hausse du déficit de l'industrie manufacturière.

La France en queue de peloton

Les raisons sont, selon les experts, structurelles. De toutes les grandes économies industrialisées hormis le Japon, la France est "celle qui a affiché la plus faible croissance de ses exportations après le creux de la crise", constate Alberto Balboni.

Pourtant, elle a multiplié les plans, les campagnes et les mesures pour enrayer son déclin commercial. "Les plans à l'export jouent sur l'accompagnement", explique François David. "Or le vrai sujet, c'est d'avoir des PME plus grosses et plus performantes à l'export. Et ça, c'est plus compliqué car il y a beaucoup de freins au développement des PME, juridiques, fiscaux, en matière de transmission d'entreprises, etc."

Pierre Lellouche est encore plus tranché. "Très longtemps, les faiblesses de notre commerce extérieur ont été masquées par les grands contrats (centrales nucléaires, armement, aérospatial, trains...)", souligne-t-il.

"Mais beaucoup de nos technologies ont été transférées et les clients d'hier sont devenus les compétiteurs d'aujourd'hui", ajoute-t-il. Résultat: "il y a moins de choses à vendre, il n'y pas plus le cache-sexe qu'étaient les grands contrats".

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/economie/01012347686-deficit-historique-pour-le-commerce-exterieur-francais
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Ven 8 Juil - 5:02

j'avait poster la vidéo y a quelque temps dans today's joke , béh la blague tourne court on ne touche pas au petit empereur
Le procès d'Hermann Fuster n'aura duré qu'un peu plus d'une heure. L'homme qui a violemment agressé le président de la République jeudi à Brax, dans le Lot-et-Garonne a été jugé en comparution immédiate dans une salle comble. 9 mois de prison, dont 6 avec sursis, avaient été requis à son encontre. Il vient d'écoper de 6 mois avec sursis.

A lire également
> Revoir la vidéo de l'agression de Nicolas Sarkozy

Un peu plus d'une heure d'audience et le couperet est tombé : Hermann Fuster, employé municipal au Conservatoire de musique et de danse de la commune est condamné à six mois de prison avec sursis, 3 ans de mise à l'épreuve, une obligation de soins en milieu hospitalier et un stage de citoyenneté de 2 jours.

Trois ans de prison et 45.000 euros d'amende
Cet homme âgé de 32 ans est accusé d'avoir agressé le président de la République, Nicolas Sarkozy, au cours d'un bain de foule donné à Brax, dans le Lot-et-Garonne, jeudi. Il risquait 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende pour ces faits de "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique". La salle d'audience était pleine. L'homme s'est présenté devant les juges habillé de noir, avec des motifs de style gothique à base de têtes de morts sur son tee-shirt, et les cheveux ramenés en long catogan..

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Dim 24 Juil - 12:14

Nicolas Sarkozy utilise trois avions long-courriers pour faire Paris-Bruxelles



L'avion de Nicolas Sarkozy lui a déjà valu plusieurs critiques.

La délégation française venue, sous la conduite du président Nicolas Sarkozy, assister jeudi à Bruxelles au sommet de la zone euro a utilisé pas moins de trois avions long-courriers - un Airbus A330 et deux Falcon 7X - pour faire le déplacement depuis Paris, a constaté l'agence BELGA.

Ces trois avions, à la dérive tricolore, étaient parqués jeudi après-midi près du terminal d'aviation générale de l'aéroport de Zaventem.

L'Airbus A330-223, un biréacteur racheté d'occasion par le ministère de la Défense et parfois baptisé "Air Sarko One", est dédié aux voyages présidentiels. Il a été inauguré en novembre dernier lors du sommet du G8 en Corée du sud.

Cet avion long-courrier - il a relié Séoul sans escale - a été équipé spécialement pour le chef de l'Etat français, avec une chambre, un bureau, une salle de réunion, ainsi qu'une soixantaine de places pour les collaborateurs.

Trois avions pour 250 kilomètres

Cet appareil, qui répond à l'indicatif "Cotam 01", est toutefois moins gros que son homologue américain, le Boeing 747 baptisé "Air Force One" des locataires de la Maison Blanche.

Mais deux autres appareils, de luxueux avions d'affaires Falcon 7X au rayon d'action de 11 000 km, ont eux aussi a été envoyés jeudi de Paris à Bruxelles, deux villes séparées par quelque 250 km.

Selon le magazine 'Terra Eco' de novembre dernier, Nicolas Sarkozy figurait en sixième place du classement des plus grands émetteurs de CO2 parmi les grands de ce monde, avec 2900 tonnes équivalent CO2 émises depuis le début de l'année.

L'utilisation à répétition de ces avions a déjà valu à M. Sarkozy des critiques de la presse et des reproches du député René Dosière (apparenté socialiste et grand spécialiste du budget de l'Elysée), qui s'était étonné que le président ait préféré l'avion au train pour une si courte distance.

Belga
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_nicolas-sarkozy-utilise-trois-avions-long-courriers-pour-faire-paris-bruxelles?id=6488313
heureusement que c'est la crises ^^

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Jeu 1 Sep - 18:41


Violation de vie privée: Aurélie Filipetti accuse l'Elysée et «Le Figaro»

La députée PS Aurélie Filipetti a confirmé jeudi au micro de France Inter son témoignage contenu dans le livre Sarko m’a tuer expliquant que l’Elysée avait organisé des fuites dans la presse sur une plainte qu’elle avait déposée concernant sa vie privée.

«Je suis sortie du commissariat à 22h30 et à 06h00 du matin, la plainte était dans Le Figaro», a-t-elle expliqué. Elle venait alors de déposer une plainte contre son compagnon de l’époque.

«Des journalistes m’ont appelé en me disant qu’ils avaient obtenu cette information et qu’ils l’avaient obtenue de source élyséenne, de très très proche du président, du premier cercle», a-t-elle expliqué. «Vous faites une déposition à Paris, tout remonte au préfet de police, qui est un proche du président de la République», a-t-elle ajouté.

«D’après ce que je sais, la décision de publier cette information a été prise à un très haut niveau», a-t-elle ajouté. «Le Figaro sert de courroie de transmission aux basses oeuvres de l’Elysée», a-t-elle accusé.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/politiques/01012357392-violation-de-vie-privee-aurelie-filipetti-accuse-l-elysee-et-le-figaro
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Ven 9 Sep - 11:47


Tragédie (budgétaire) grecque à l'Assemblée

Bien triste spectacle que cette discussion orchestrée par le gouvernement et sa majorité parlementaire à l'occasion de l'examen du projet de loi de finances rectificative conséquence, nous dit-on, de la réponse européenne à la crise grecque. De la Grèce, et de la question majeure du financement des dettes publiques, il n'aura été au final que bien peu question. Tout occupé qu'il est à rassurer les agences de notation et à tenter de contenir, par quelques rustines, un déficit budgétaire historique qu'il a lui-même généré par la politique menée au cours des quatre dernières années, le gouvernement a tenté d'imposer des mesures improvisées dans l'urgence. Au risque de l'incohérence et de l'inefficacité. Au prix de débats parfois cocasses et bien souvent dérisoires entre factions de la majorité tiraillées entre les exigences contradictoires des lobbies qu'elle tente de servir depuis 2007. Petit récit du parcours législatif finalement très édifiant des mesures annoncées par François Fillon il y a quelques semaines...


ACTE 1 : à défaut de l'avenir de la Grèce, on s'occupe du Futur(oscope)

La semaine dernière, l'examen du texte gouvernemental en commission des Finances nous avait offert une sorte de bande annonce du débat parlementaire proprement dit. On accuse souvent les médias de ne donner à voir de nos travaux que la partie la plus anecdotique, mais là, il faut reconnaître que la relation faite des discussions a été assez conforme à la triste réalité... De cette réunion, l'essentiel aura été la polémique ouverte par Jean-Pierre Raffarin et Philippe de Villiers sur la taxation imaginée par le gouvernement sur les entrées dans les parcs à thème... Pourtant sénateur, l'ancien premier ministre, dont la circonscription accueille le Futuroscope, avait rameuté le ban et l'arrière ban de ses soutiens à l'Assemblée. Membre de la commission des finances, j'ai, au nom de mes collègues députés écologistes, voté contre la proposition gouvernementale, qui a d'ailleurs été rejetée à l’unanimité. Il faut reconnaître que son application aurait un effet purement cosmétique sur le déficit budgétaire, et à l'inverse très dommageable pour un secteur économique soumis à une conjoncture difficile. Mais dans leur recherche désespérée de surplus de recettes fiscales, les ministres de Bercy ont préféré la logique du raclement de tiroirs à une action plus cohérente et de fond : la suppression des niches fiscales anti écologiques n'est pas à l'ordre du jour.

On aurait pu imaginer par exemple que serait examinée la suppression de la "niche kérozène" - peu connue du grand public, mais qui permet aux compagnies aériennes de ne pas payer de taxes sur le carburant. La mesure aurait pour conséquence de rapporter immédiatement au budget de l'Etat 1 milliard d'euros, soit 11 fois plus que la mesure envisagée sur les parcs de loisirs ! Elle aurait été également socialement plus significative : les familles aux revenus modestes fréquentent assurément plus les parcs d'attraction que les aéroports... Au lieu de cela, et dans l'urgence, devant la fronde de sa majorité, le rapporteur général du Budget s'est engagé à imaginer, pour la semaine suivante, une taxe venant suppléer au manque à gagner lié à l'abandon de la piste des parcs à thème... Débat de haute volée, on le voit, bien peu au niveau de l'enjeu.

ACTE 2 : François, Valérie et les autres...

Ce mardi, à 14 heures, s'engage la discussion du texte dans l'hémicycle. Une entrée en matière aussi surprenante qu'édifiant : le président de séance débute en effet le débat par ...une interruption de séance ! " Le président de la commission des finances vient de me faire savoir que celle-ci n’a pas achevé ses travaux sur le projet de loi de finances rectificative pour 2011", indique Bernard Accoyer ! L'impréparation et l'improvisation sont décidément au rendez-vous. La séance enfin ouverte, de l'intervention des ministres, peu de choses à retenir : François Baroin se contentant de faire une paraphrase des interventions précédentes du Premier Ministre dans les médias, Valérie Pécresse se croyant encore à l'université d'été de l'UMP. J'ai rarement entendu une intervention liminaire ministérielle aussi proche d'un discours dans un meeting. A défaut de fond, les ministres ont choisi de soigner l'image : ces deux là ont décidé de surjouer la complicité. Multiplication des "Cher François" pour l'une, auxquels répondent les "Valérie" de l'autre...

Reconnaissons que de la discussion générale du texte, une intervention se distingue : celle de François Hollande. Le candidat à la primaire socialiste avait à l'évidence peaufiné son expression, et sa réflexion. Une vision claire sur les obligations européennes, des propositions convaincantes sur la gouvernance de l'Europe, une critique mordante de la fausse "règle d'or", un rappel bienvenu des obligations constitutionnelles déjà existantes sur les finances publiques que le gouvernement a piétinées sans vergogne au cours des dernières années... Le propos élève le débat.

Intervenant à la suite de l'orateur socialiste, je ne peux m'empêcher de saluer son propos, en moquant au passage le numéro de duettistes du gouvernement en l'appelant "cher François". Les députés de droite manifestent un peu : ils ont compris l'allusion au sketch joué par les ministres quelques minutes plus tôt. Je m'efforce - en cinq minutes, c'est le temps qui nous est imparti ! - d'en appeler à la suppression prioritaire des niches fiscales anti-écologiques. A l'évidence, sur les bancs de l'UMP, on peine à voir ce dont je parle...Sur les 12 milliards du plan d'économies que nous propose le gouvernement, il n'y a en fait ...qu'un milliard d'euros de dépenses en moins (essentiellement par des reports de crédits). Le reste, ce sont des recettes supplémentaires, donc de nouvelles taxes ou la suppression d'avantages fiscaux. Les boites mails des députés se remplissent d'argumentaires préfabriqués. Parmi les plus actifs, les fédérations d'agents immobiliers, des groupements de propriétaires, vent debout contre toute remise en cause de l'exonération de taxe sur les plus values sur les reventes de résidences secondaires. Sur les bancs de la majorité, on sent une certaine fébrilité : certains de ses élus se font proprement engueuler par leur "clientèle"... Dans de telles conditions, les rares propos sur la Grèce et sur les dettes publiques sont écoutés d'une oreille distraite... Et lorsque je pointe que le texte gouvernemental crée des dépenses exceptionnelles surprenantes, discrètement présentées à la page 52 de la lettre rectificative (plus de 450 millions prévus pour solder l’affaire des frégates de Taïwan), personne à droite ne semble prêter la moindre attention à cette incongruité...

En fin d'après midi, la discussion générale est terminée, et on n'aura bien peu entendu parler de la Grèce. L'examen du texte article par article va commencer. L'occasion de juger des priorités des députés de la majorité...

Acte 3 : les lobbies entrent en scène

"Patrimoine", "immobilier", "plus values"... Quand ces trois mots se conjuguent et reviennent systématiquement dans une discussion parlementaire, on peut être sur que la droite, la vraie, est à la manœuvre. Une droite qui n'a plus rien de "populaire" quand il s'agit de défendre becs et ongles les patrimoines des plus favorisés, patrimoines parfois "détenus par ces familles depuis la nuit des temps", selon la formule si juste d'un député de droite, qui sonne comme un aveu involontaire...

Le débat sur la taxation des plus-values immobilières des résidences secondaires démontre le sens des priorités de la majorité : alors que la ministre a rejeté d'un revers de la main les objections pourtant légitimes sur la taxe sur les mutuelles complémentaires de santé - multipliée par deux par le projet gouvernemental-, c'est sur les plus values immobilières que la majorité se déchire. Au petit jeu de la défense d'intérêts particuliers des détenteurs de patrimoine, je note que le centre se fait bien peu "social", ses députés défendant ardemment le maintien des avantages existants... Jean-Louis Borloo, prudent, ne lève que très rarement la main au moment des votes sur les amendements. A ce petit jeu, il est sur de ne froisser personne.

De cette discussion assez surréaliste - heureusement que nos débats ne sont pas retransmis en Grèce ! - je retiens la propension qu'ont certains députés de droite à concevoir les plus-values comme une calamité pour des propriétaires qui risqueraient de se voir partiellement taxer sur les bénéfices réalisés par une revente. Je tente en vain d'obtenir une réponse sur une question simple : combien de Français sont concernés par ce cas de revente d'une résidence secondaire chaque année, et quel serait le montant moyen de la plus value effectivement réalisée, déduction faite de la taxe présentée ? Mais les chiffres ne semblent pas la préoccupation de mes collègues de la majorité, qui se lamentent sur le "symbole", voire la "violence" (!) que représenterait cette taxe.

Peu importe que les propriétaires de biens immobiliers de placement qui seraient soumis à cette nouvelle taxe en cas de revente aient bénéficié de dispositifs de défiscalisation lors de l'achat, et donc qu'il pourrait ne pas paraître excessif de leur demander aujourd'hui un effort particulier. Pour les députés de la majorité, l'effort de solidarité, même minime, est encore de trop : au final la droite coupe la poire en deux, et limite la nouvelle taxe aux logements secondaires ou de rapport revendus aux biens revendus dans les 30 ans suivant leur acquisition (au lieu de 15 précédemment). Ce sont quelques millions de recettes fiscales qui viennent de passer à la trappe, qu'il faudra compenser par une suppression partielle d'une niche favorable aux grandes entreprises - dont le gouvernement, la semaine dernière encore, assurait qu'elle était indispensable à la compétitivité française !

Cette impréparation est d'ailleurs la marque de fabrique du débat. Les amendements gouvernementaux se multiplient, se contredisent. A certains moments de la discussion, on ne comprend plus rien, et les documents qui nous sont distribués s'empilent au point qu'on ne sait plus lequel fait foi. Une situation ubuesque qui arrache un cri du cœur à un collègue du nouveau centre : "Mais on vote sans avoir même eu le temps de calculer !".

A deux heures du matin, lorsque la séance est levée, les principaux amendements qui auraient pu en améliorer la justice ont été rejetés :

- la suppression des cadeaux fiscaux aux grandes fortunes faites en juin dernier est maintenue,

- il sera toujours possible de cumuler la défiscalisation liée à une multiplication de dons à des partis politiques (7.500 euros par parti, mais sans limitation du nombre de partis bénéficiaires pour chaque contribuable) : une mesure défendue par la ministre au nom du "pluralisme politique"... Ce qui laisse rêveur, tant on conçoit bien que rares - et bien aisés- sont ceux qui peuvent verser, chaque année, plusieurs chèques de 7.500 euros chacun à diverses organisations politiques ! Quelque chose me dit que cette touchante attention ministérielle au "pluralisme" bénéficie très prioritairement à l'UMP et à ses micro-partis satellites...

Au sein de la majorité, le jeu de rôles s'est mis en place : les centristes feignent l'audace en proposant des amendements qui ramèneraient à 150.000 euros par part fiscale (au lieu de 500.000) la part de revenus soumise à la taxe exceptionnelle de solidarité mise en œuvre par le texte. Nous apportons notre soutien à la proposition, et je rappelle que cela concerne des contribuables réellement favorises, puisque cela s'appliquerait, pour un couple avec deux enfants, à des contribuables dont les revenus dépasseraient 38.000 euros mensuels... Mais pour le gouvernement et l'UMP, c'est encore trop, et les amendements sont rejetés.

Après une séance marquée par la confusion, je regagne ma chambre, en repensant au discours de Baroin du début de l'après-midi : "l'esprit de courage" qu'il a tenté vainement de nous vanter pour nous convaincre de voter une règle d'or qui ne serait applicable qu'après 2013 n'a pas, assurément, parcouru les rangs de sa majorité dans la soirée. Certains lobbies peuvent dormir tranquilles : au sein de l'UMP et de ses alliés, assurément, il en est qui continuent de veiller au grain, ...quoi qu'il puisse en coûter aux finances publiques !

Acte 4 : le chœur des pleureuses

Comme dans toute tragédie (grecque) il y a le choeur des pleureuses. Dans notre débat du jour, qui reprend à 9 heures 30 ce matin, c'est l'ancien ministre du tourisme Hervé Novelli qui en est la voix principale. A l'évidence encore mortifié d'avoir été évincé du gouvernement, celui-ci se fait le défenseur acharné de l'hôtellerie de luxe, sur laquelle une taxe minimale est prévue. Notre collègue Jean-Pierre Brard nous fait la démonstration savoureuse du caractère dérisoire de la mesure, et propose une taxe plus élevée, en l'illustrant à partir de l'exemple de suites occupées au Fouquet's après une soirée électorale arrosée. Mais Novelli ne lâche pas l'affaire : pour lui, c'est rien de moins qu'un crime contre le tourisme en France ! François Baroin a beau jeu de se draper dans la solidarité pour appeler la majorité à voter le texte proposé, mais il ne répond pas pour autant à l'interrogation qui est faite, et qui démontre que le produit attendu de la taxe "hôtellerie de luxe"- 60 millions - ne compense pas, contrairement à ce qui avait été annoncé, les 90 millions qui auraient été tirés de la taxe sur les parcs d'attraction !

Acte 5 : le pot-aux-roses de l'injustice sociale

L'après-midi se poursuit, avec l'examen de dispositions plus anecdotiques les unes que les autres, et le refus répété du gouvernement de prendre en compte les propositions de l'opposition : maintien de la niche fiscale kérozène, dépouillement organisé de l'ensemble des ministères pour payer les frais liés aux contrats des frégates de Taïwan... Le débat s'embourbe dans des considérations techniques, jusqu'à l'examen de l'article 3, consacré à l'augmentation de la taxe sur les contrats des mutuelles complémentaires de santé.

Je suis le premier à intervenir sur la question, dont je pense qu'elle constitue le scandale majeur de la loi. Je tente de montrer le caractère antisocial de cette mesure, qui vient après une série d'augmentations de la taxe réalisées depuis 2008, augmentations qui représentent déjà en moyenne 60 euros par an par allocataire. Et voilà que l'on nous propose de doubler la taxe, en la passant de 3.5 à 7% ! Ce n'est pas un hasard si, en présentant son plan en Août, François Fillon n'avait pas cité cette mesure. Elle est purement inacceptable. Car elle n'est pas seulement injuste, elle est absurde économiquement, puisqu'elle ne s'applique qu'aux contrats solidaires et responsables, alors même que la Cour des Compte vient de décerner à l'exonération de taxes jusqu'ici réservée à ces contrats un satisfecit, en jugeant la mesure "utile et efficace"... Parmi l'ensemble des niches, dont la Cour des Compte vient de démontrer que la grande majorité est inefficace, c'est justement l'une des rares de celles "qui marchent" que le gouvernement vient supprimer ! Incompréhensible... Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement ajoute le cynisme à l'injustice. "La mesure n'aura pas de conséquences sur les plus démunis, nous a expliqué hier Valérie Pécresse, puisqu'il existe un dispositif d'aide à l'accès à la couverture complémentaire pour les personnes en difficulté"... La ministre oublie tout bonnement de rappeler que ce sont précisément les mutuelles et les organismes complémentaires qui financent le dispositif en question ! Les adhérents aux mutuelles paieront donc deux fois : une fois, pour la taxe en elle-même, et une seconde, pour ses conséquences... Ou comment adapter aux questions financières le principe du rasoir à deux lames...

Du côté de la majorité, c'est le silence. Un silence qui contraste avec la mobilisation de la veille pour les plus values immobilières : 30 amendements avaient été déposés par la droite pour tenter de limiter les conséquences de la taxation des plus-values... pas un seul sur les mutuelles ! Les débats parlementaires permettent parfois de mettre ainsi en évidence les priorités de chacun des groupes...

Alors que les votes article par article sont généralement effectués à main levée - et ne laissent donc pas de traces - nous demandons sur cette question un vote personnel, électronique. Au moins sera-t-il possible aux citoyens de constater qui parmi les députés a accepté de valider cette taxe scandaleuse que le gouvernement, dans sa communication, a tenté de cacher.

Un final sans surprise, mais avec un (petit et involontaire) coup de théâtre...

Après des heures de discussion pour un texte de quatre petits articles dont un seul concernait directement la dette grecque, le texte est mis au vote, par scrutin public (c'est à dire par vote électronique, chaque député ne pouvant disposer que d'une procuration pour un collègue absent). Comme prévu, la majorité suit le gouvernement - le groupe du Nouveau Centre mettant fin à un faux suspense, en approuvant le texte. Seul coup de théatre révélé depuis, involontaire, et rectifié : le président de la commission des Finances, le socialiste Jérôme Cahuzac, se trompe de bouton de vote ! Il est comptabilisé parmi les soutiens du texte, entraînant dans son erreur matérielle celui qui lui avait confié une procuration de vote : ...François Hollande !

Ce sera bien la seule -courte- surprise de ce débat, malheureusement assez fidèle à la réalité de la politique budgétaire du gouvernement, caractérisée par l'injustice, l'incohérence et l'improvisation...
http://auxmarchesdupalaisbourbon.blogs.liberation.fr/2008/2011/09/tragédie-budgétaire-grecque-à-lassemblée.html
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Mar 27 Sep - 13:13

Un cordon sanitaire autour de Sarkozy après la débâcle des sénatoriales
FRANCE INFO - 10:48
A sept mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy reste le meilleur candidat possible, même si les troupes ont un peu le moral dans les chaussettes ce matin.
Au sommaire également, la nomination de David Douillet aux Sports, un macho avec lequel les femmes du gouvernement vont devoir composer, et puis la bataille à gauche pour la désignation de son candidat à la présidence du Sénat.
Tous en campagne - matin | Le grand rendez-vous de 9h45 présenté par Marie-Eve Malouines et Germain Treille (9'18")

Au lendemain de la débâcle aux sénatoriales, le camp sarkozyste a le moral en berne. Et il ne le cache plus. "Renoncement interdit", titre l’édito du Figaro. Paul Henri du Limbert brise un tabou : il s’adresse (et reconnaît donc qu’ils existent), à ceux qui, à droite, craignent que l’élection présidentielle ne soit déjà perdue. Car cette éventualité existe bel et bien à l’intérieur de l’UMP.

"Il va falloir se battre, avec un moral de vainqueur", exhorte le Figaro. Et ce matin, dans les médias, les troupes sarkozystes s’y emploient.
Il y a le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, qui exonère Nicolas Sarkozy sur i-Télé et plaide l’échec collectif. Roselyne Bachelot sur Europe 1, se veut encore plus offensive : "Nicolas Sarkozy est un candidat incontestable (...) Il a pris les bonnes décisions (...) C’est notre meilleur candidat", assure la ministre de la Santé. Même refrain du coté de son ancien collègue, Christian Estrosi, sur RTL : "Nicolas Sarkozy est celui qui a démontré qu’il réunissait le plus de qualités pour permettre à la France de garder la place qui est la sienne".

Jean-Pierre Bel au Plateau ?
Les groupes du Sénat doivent maintenant se réunir pour désigner leur candidat au Plateau, au poste de président du Sénat. Et la géographie traditionnelle devrait être respectée.
Gérard Larcher ne devrait plus tenter des ententes improbables ou mystérieuses pour conserver son siège. L’Elysée craint que cela soit interprété comme des manœuvres pas très fair play, et cela au désavantage du chef de l’Etat..
A gauche, pas question non plus d’entrer dans ce jeu. Le sénateur Yvon Collin, président du groupe RDSE, tient à le faire savoir : s’il a bien vu, sans se cacher, le président Larcher hier, c’est par courtoisie, il votera bien pour le candidat de la gauche au plateau. Ce devrait être Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste sortant.

La face cachée de David Douillet
Elue au Sénat, la ministre des Sports Chantal Jouanno a démissionné du gouvernement. Elle est remplacée par David Douillet, l’un des champions préférés des Français, un judoka de légende, un homme généreux via l’opération Pièces jaunes de Bernadette Chirac.
D’autres facettes de sa personnalité sont moins connues : son ambition démesurée et sa vision ’franchouillarde" de la société ("Pour l’équilibre des enfants je pense que la femme est mieux au foyer" ou encore "On dit que je suis misogyne mais tous les hommes le sont sauf les tapettes").
"Il a des progrès à faire", lâche Roselyne Bachelot, en découvrant ce matin que l’auteur de ces déclarations n’est autre que son nouveau ministre des Sports.

Enseignants du public et du privé font cause commune
Journée de grève dans l’Education, nationale et privée, aujourd’hui. Le monde enseignant est un vivier d’électeurs pour la gauche pour la prochaine présidentielle donc, évidemment, la gauche soutient le mouvement. Et l’ancien ministre socialiste de l’Education, Jack Lang, affirme comprendre la colère des enseignants : "Il faut bien comrpendre que ce sont des médecins de Molières qui sont au pouvoir, dont la thérapie est la purge, la saignée, la démolition. Jamais on n’a vu un gouvernement se conduire avec une telle sauvagerie", assène Jack Lang sur France Inter.
De son côté, François Bayrou propose de stopper net la politique actuelle de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Et pour terminer, cette information France Info :
Le spécialiste Justice de François Hollande, le sénateur de l’Isère André Vallini propose que la police judiciaire ne dépende plus du ministère de l’Intérieur mais de la Chancellerie, "pour davantage d’indépendance", explique-t-il. Les policiers s’en remettraient alors uniquement au juge d’instruction, indépendant du pouvoir politique.
Cette proposition, qui pourrait faire polémique auprès des policiers, n’est pas encore dans le programme de François Hollande, mais cela pourrait venir...
avatar
ivo

Messages : 26713
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Sam 1 Oct - 16:31



Fin de règne

PAR PAUL QUINIO

De qui, de quoi, parle-t-on ? D’un intermédiaire et marchand d’armes nommé Ziad Takieddine, désormais double mis en examen dans l’affaire dite de Karachi, pour faux témoignage d’une part, complicité et recel d’abus de biens sociaux de l’autre. Cette semaine, l’homme de l’ombre a interpellé le président de la République pour le sommer de lever le secret-défense sur deux contrats d’armement au centre des enquêtes sur des financements politiques frauduleux. On croit rêver. Mais non. Un intermédiaire à qui l’on ne donnerait pas le bon Dieu sans confession, et dont une interview (lire ci-contre) n’a rien d’une parole d’évangile, se retrouve dans la position de pouvoir quasi menacer le chef de l’Etat. Cela en dit long sur la déliquescence qui frappe la sarkozie en cette fin de règne, pardon, de quinquennat. Malgré les mises en examen de plusieurs de ses proches, l’entourage du Président clame sans relâche qu’il n’a rien à voir avec ces affaires politico-financières qui remontent aux pires moments de la guerre entre chiraquiens et balladuriens. C’est juridiquement vrai. Le chef de l’Etat, qui est cité dans les dossiers contrairement à ce qu’il prétend, n’est pas mis en cause formellement. Mais cela relève de la fable politique, tant Nicolas Sarkozy était à cette époque un acteur déjà majeur au sein du RPR. Le Parlement a dans ses tiroirs une modification du statut pénal du chef de l’Etat. En attendant qu’elle soit votée, les fusibles continueront de sauter et d’assombrir la République.
http://www.liberation.fr/politiques/01012363163-fin-de-regne
avatar
spike

Messages : 3721
Date d'inscription : 19/05/2009

http://anarchietotale.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Dim 2 Oct - 17:37

Les Sarkozy, invités en week-end à Venise par Thierry Gaubert ?
Par Blandine Grosjean | Rue89 | 02/10/2011 | 12H28



Hélène de Yougoslavie, « gorge profonde » dans le dossier à rallonge de Karachi, est aussi une langue fielleuse. La future ex-femme de Thierry Gaubert, proche de Nicolas Sarkozy mis en examen dans le volet financier de l'affaire, a raconté énormément de choses aux enquêteurs, comme Brice Hortefeux le craignait.
Dans le JDD de ce 2 octobre, elle raconte « La Dolce Vita ». Plus exactement, le JDD publie des extraits de son procès-verbal d'audition du 8 septembre.


« Je tiens à vous dire que lorsque M. Sarkozy est venu deux fois chez mes parents à Palm Beach, en Floride, à l'invitation de Thierry [Gaubert ndlr], je ne sais pas qui a payé les billets d'avion. »

« Nous sommes descendus dans un hôtel très cher »
En revanche, pour Venise, elle dit savoir qui a payé :

« Nous avons été à Venise avec M. Sarkozy et son épouse [Cécilia], Philippe Smadja [promoteur immobilier soupçonné de détournement de fonds dans les Hauts-de-Seine] et son épouse, et Jean-Jacques de Peretti, ancien maire de Sarlat [ex-mari de Christine Deviers-Joncour]. C'était en 1992 ou 1993. Thierry avait organisé ce petit voyage pour remercier Nicolas Sarkozy de sa gentillesse et parce que c'était un ami à l'époque.

Nous sommes descendus dans un hôtel très cher. Sarkozy avait une suite et nous, une simple chambre. Je peux vous dire que Thierry et Philippe Smadja ont payé le voyage à tout le monde. »


Les faits, antérieurs aux signatures des contrats pouvant avoir un lien avec l'attentat de Karachi, auraient été évoqués « spontanément » par Hélène de Yougoslavie. Etre invité par des amis n'est pas un délit. Ça permet juste de planter le décor de cette époque. Etait-ce à L'Alberghi, au Danielli ?
http://www.rue89.com/2011/10/02/les-sarkozy-invites-en-week-end-a-venise-par-thierry-gaubert-224536

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
avatar
niouze

Messages : 5046
Date d'inscription : 18/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Page 5 sur 10 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum