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les infos de l'empereur

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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Sam 29 Oct - 11:43


SYRIE. Sarkozy et son ami Bachar al-Assad



Publié le 26-10-11 à 12:24 Modifié le 27-10-11 à 08:41 par Le Nouvel Observateur


46 réactions





Nicolas Sarkozy a longtemps chouchouté le dictateur syrien, pourtant
mis au ban des nations, avant d'être l’un de ses plus virulents
détracteurs. Une enquête de Christophe Boltanski et Vincent Jauvert.











Le président syrien Bachar al-Assad recevant Nicolas Sarkozy à Damas le 3 septembre 2008. (Gérard Cercles-AFP)




















(Retrouver l'intégralité de l'enquête dans "le Nouvel Observateur" du 27 octobre 2011)

L’ambiance est tendue, ce 15 juin 2008, quand les émissaires de Nicolas Sarkozy entrent dans le bureau de Bachar al-Assad
à Damas. Un mois plus tard, le dictateur, si longtemps persona non
grata à Paris, doit assister au défilé du 14-Juillet. Sa présence
provoque déjà la polémique.

Afin d’adoucir les critiques, les Français ont mission de lui
arracher un geste : la libération d’une poignée de prisonniers
politiques malades. Comment lui, que plus personne ne reçoit,
pourrait-il regimber ? Pourtant, d’un revers de main, le raïs refuse.
"Ce fut un non net et brutal", confie l’un des émissaires élyséens,
Boris Boillon, à un diplomate américain. Ce dernier interroge alors le
Français : après une telle rebuffade, le président Sarkozy va-t-il
annuler l’invitation ? Finalement, non. Boillon, gêné : "Nous ne ferons
pas de la question des droits de l’homme une condition."

Sarkozy a couvé l'homme de Damas comme personne

Cette conversation révélée par Wikileaks en apporte une preuve accablante : avec les tyrans arabes, Nicolas Sarkozy
s’est renié, abandonnant sans combattre les grands principes brandis
pendant la campagne électorale. A sa décharge, avec Moubarak, Ben Ali et
Kadhafi, il n’a pas été le seul chef d’Etat occidental à se
compromettre. Mais le cas de Bachar al-Assad est différent. C’est le
président français – et lui seul – qui a organisé le retour en grâce du Syrien, chef de l’un des pires régimes de la planète, dans la communauté internationale.

Depuis, pendant plus de trois ans, contre l’avis d’une grande partie
du Quai d’Orsay, il a couvé l’homme de Damas comme personne, le recevant
à plusieurs reprises avec tous les honneurs. En dépit des condamnations
d’opposants, des tortures dans les prisons, des massacres.

Répression militaire à Hama le 3 août 2011. (Sipa)
Aujourd’hui Nicolas Sarkozy – dont Assad était
encore l’hôte en décembre dernier – n’a pas de mots assez durs pour
condamner la répression sanglante en Syrie. Après avoir été le premier à
réhabiliter son régime criminel, le président est devenu l’un de ses
plus grands pourfendeurs. Comme si cette fermeté affichée servait à
masquer ses compromissions et ses naïvetés passées. Comme s’il voulait
faire oublier à quel point, pendant trois ans, son ami Bachar l’avait
roulé. Il croyait pourtant dur comme fer avoir tout compris de la Syrie.

Tourisme avec Cécilia


En 1997, redevenu simple député pour cause d’alternance, il reçoit
une invitation du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle. Trois
jours d’entretiens avec des apparatchiks, notamment Farouk al-Chareh,
alors ministre des Affaires étrangères. Cinq jours de tourisme avec
Cécilia aux frais de ses hôtes. A l’issue de son périple, il se croit
autorisé à écrire dans son livre "Libre" : "Après trois ans,
[l’ambassadeur de France, ndlr] n’en connaissait pas beaucoup plus que
nous en huit jours."

Sarkozy repart de l’Orient compliqué avec des idées très simples sur
la "tolérance religieuse" et la "fierté syrienne". "Il est revenu avec
le syndrome de Lawrence d’Arabie", plaisante l’un de ses anciens
collaborateurs.

Coopération sulfureuse sans état d’âme

Quand il redevient ministre de l’Intérieur, en 2005, la France est en
guerre diplomatique avec Damas, après l’assassinat attribué aux
services syriens de l’ami du président Jacques Chirac, l’ex-Premier
ministre libanais Rafic Hariri. La Syrie se retrouve au
ban de la communauté internationale, à coups de sanctions et
d’embargos. L’Elysée veut faire mal au régime d’Al-Assad. Mais sans
dépasser certaines limites. La France entend maintenir à tout prix au
moins un lien : les échanges entre services dans la lutte
antiterroriste.

La DST vient alors d’installer dans la plus grande
discrétion son bureau régional à Damas. "Les Syriens nous ont menacés de
suspendre la collaboration sécuritaire si nous les mettions à genoux,
raconte un bon connaisseur du dossier. Or ils arrêtaient des présumés
jihadistes français en route vers l’Irak et nous les renvoyaient après
les avoir interrogés à leur manière... On en a récupéré des dizaines
comme ça. Il fallait que ça continue."

A l’Intérieur, Nicolas Sarkozy poursuit cette coopération sulfureuse sans état d’âme. Son directeur de cabinet, Claude Guéant,
reçoit le tortionnaire en chef du régime, soupçonné d’être
l’organisateur du meurtre de Hariri, tout-puissant patron des
renseignements militaires, Asef Chaoukat. Une relation particulière
s’installe.

Claude
Guéant, les Syriens l'adorent. Cet ancien dircteur de la police parle
leur langage, celui des moukharat (les services secrets). A Damas, c'est
le visiteur du dimanche, l'interlocuteur préféré. Coincidence ? La
rupture avec Al-Assad intervient juste après le départ de Guéant de
l'Elysée. (c) Reuters
C’est donc tout naturellement en Syrie que, devenu président, Sarkozy
veut marquer sa rupture la plus brutale avec l’ère Chirac. Depuis la
mort de Hariri, le vieux président est devenu l’ennemi juré de Bachar
al-Assad. Cette haine – et la politique d’isolement qui va avec –,
Jacques Chirac entend la transmettre à son successeur.

En mai 2007, durant la passation de pouvoir, il organise une
rencontre entre Nicolas Sarkozy et le fils de son ami assassiné, Saad
Hariri. Le nouvel élu se prête à l’exercice mais, au même moment, charge
Claude Guéant de reprendre langue en catimini avec le
régime syrien. L’espion Chaoukat étant en disgrâce, le secrétaire
général de l’Elysée recourt aux services d’un personnage tout aussi
controversé, aujourd’hui mis en examen dans l’enquête sur l’attentat de
Karachi, l’homme d’affaires libanais Ziad Takieddine. "C’est lui qui
nous a fait passer le message que la Syrie aimerait reprendre contact
avec nous", racontera-t-il plus tard à "Libération".

Nicolas Sarkozy espère tirer des gains mirobolants...

De cette volte-face, Nicolas Sarkozy espère tirer des gains
mirobolants. Un soutien crucial à son projet phare Union pour la
Méditerranée, un rôle dans le processus dit de paix avec Israël, un
éloignement de la Syrie du parrain iranien, la reconnaissance de
l’indépendance du Liban et, aussi, bien sûr, quelques gros contrats. En
échange, il va accueillir Bachar à bras ouverts. Mieux, le réintroduire
dans le concert des nations. Pour le Syrien, c’est inespéré.

Quand la France déroule le tapis rouge devant Kadhafi, en décembre
2007, elle reçoit un homme déjà courtisé par la Terre entière. Assad en
revanche est toujours un paria. Pis. Il poursuit en secret un programme
nucléaire militaire, à la différence de l’Ubu de Tripoli, qui a renoncé à
la bombe. Circonstance aggravante, la France, si sourcilleuse sur ce
point à l’égard de l’Iran, ferme les yeux en toute connaissance de
cause.

"Dès le début, nous connaissions l’existence de la centrale atomique
d’Al-Khibar, avant même qu’elle ne soit, en septembre 2007, bombardée
par les Israéliens. La preuve ? Nous avons même donné des photos à
l’Agence internationale à l’Energie atomique", confie un haut
responsable français. "Malgré tout, ce n’était pas forcément idiot de
sortir de la guéguerre de Chirac, qui ne conduisait nulle part. Mais on
est allé trop vite, trop loin. On s’est fait avoir", souligne l’un des
acteurs de ce rapprochement. "Nous étions très fermes, se défend-on à
l’Elysée. Nous savions que la tentation permanente de Bachar, c’était
d’empocher et de donner le moins possible. La règle était?: pas de
résultat, pas de dialogue." [...]



(Retrouver l'intégralité de l'enquête dans "le Nouvel Observateur" du 27 octobre 2011)

Christophe Boltanski et Vincent Jauvert - Le Nouvel Observateur



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Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Sam 5 Nov - 12:42

Les sept péchés d'orgueil de Sarkozy
http://www.liberation.fr/politiques/01012368829-les-sept-peches-d-orgueil-de-sarkozy
Un retour sur l'intervention du chef de l'Etat jeudi? Cela s'impose. Car Nicolas Sarkozy a multiplié les approximations et les facilités, les petits et grands mensonges. De petits péchés d'orgueil, aussi. Ainsi, il a tort, quand il assure : «Nous sommes le dernier pays d'Europe à avoir un impôt sur la fortune.» Car l'Espagne a rétabli le 15 septembre pour 2011 et 2012 un impôt qu'elle avait supprimé en 2008, devant rapporter 1,08 milliard d'euros et concerner 160000 personnes. Il se contredit quand il dit qu'il «n'est pas possible d'être dans un monde ouvert et de continuer à recevoir des produits de pays qui ne respectent pas les règles environnementales, qui font du dumping monétaire et qui font du dumping social» et ajoute dans la foulée: «La question des barrières douanières n'a aucun sens.» Il en rajoute lorsqu'il assure que «sans accord sur la Grèce», «ce n'est pas simplement l'Europe qui sombrait dans la catastrophe, c'est le monde entier, avec l'inimaginable que représentait la faillite d'un Etat de près de 10 millions d'habitants.» Cela est de la prophétie spéculative: rien ne dit qu'il ne faudra pas de nouveaux plans et «l'inimaginable» s'est déjà produit, l'Argentine a déjà fait faillite: c'était le 24 décembre 2001. Au-delà de ces «gourmandises» faciles, le chef d'Etat a aussi pêché par omission. Amnésique sur ses responsabilités et abusant sur celles des autres.

1. «Le gouverneur veillera à ce que la pratique des bonus et des rémunérations rentre enfin dans une pratique normale. Le gouvernement de la Banque de France et le gouvernement veilleront à ce que les pratiques du passé s'arrêtent pour le mois d'avril prochain.»

Eternel leitmotiv d'un président qui avait fait de la moralisation du capitalisme son cheval de bataille. Qu'il entend enfourcher de nouveau lors de «son» G20 de Cannes, jeudi et vendredi. En septembre 2008, à Toulon, Nicolas Sarkozy tonnait ainsi: «Les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, il y a eu trop de scandales.» Le 24 mars 2009, Sarkozy s’était alors refusé à proposer une loi interdisant les stock-options ou les parachutes dorés pour les dirigeants d’entreprise en difficulté... Tout en menaçant, au G20 de Pittsburgh, de claquer la porte si aucun accord n'était obtenu sur le sujet. Depuis, Paris a multiplié les atermoiements. Comme nous le rappelions, le 7 mai 2011: la France n’avait ainsi pas correctement transposé la directive européenne en matière de rémunération des bonus. Et fait en sorte de donner à ses banques nationales de moindres contraintes. Trois ans plus tard, les actes n'ont pas suivi les mots. Le nouveau coup de boutoir antibonus destiné à être opérationnel à un mois de la présidentielle 2012 sera-t-il cette fois, moins velléitaire?

2. «On aurait des banques avec 100% de risques et des banques avec 0% de risque. Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur modèle.

La séparation entre banques de dépôts et banques d'investissement est au cœur des débats sur la gestion de la crise. Le principe: éviter que l’activité de dépôt ne pâtisse des pertes des activités d’investissement en cas de crise. Et que la garantie des Etats sur les activités de dépôt ne vienne cautionner les activités de trading des banques. François Hollande a rallié Montebourg entre les deux tours de la primaire PS. Révolution? Non. Cette modalité a servi en 1933 aux Etats Unis, via le Glass-Steagall act, qui avait instauré la scission des banques universelles. Et contrairement à ce que sous-entend la majorité, elle pourrait bien réapparaître très vite outre-Atlantique, comme le réclame notamment le sénateur républicain John Mc Cain. La règle Volcker, qui figure dans la loi Dodd-Frank, adoptée en juillet 2010, préconise d’interdire aux banques de spéculer «en compte propre». Il ne s’agit pas de scinder les établissements bancaires (comme le propose le PS), mais d’isoler un certain nombre d’activités à risques en les parquant dans des filiales spécialisées. Ce texte, qui doit être finalisé en juillet 2012 est actuellement en débat. Le Royaume-Uni y réfléchit aussi. Une commission mandaté par le gouvernement et présidée par l'économiste John Vickers a ainsi remis un rapport le 12 septembre... que le ministre britannique des Finances entend faire adopter le texte le plus rapidement possible.

3. «Quand en 2001, on a fait cette chose étrange, les 35 heures, qui ont ruiné la compétitivité du pays, Mr Schröder (le chancelier allemand, ndlr) faisait le choix de l'emploi et de la compétitivité.»

Les 35 heures ont été mises en place dans le cadre de deux lois, en 1998 et en 2000, et non pas en 2001. Deuxième point: selon les travaux des chercheurs Crépon, Leclair et Roux, dans une étude publiée en 2004, les 35 heures auraient conduit «à de faibles pertes de productivité globale des facteurs dans les entreprises passées à 35 heures». Les premières entreprises ayant réduit leur temps de travail ont même vu leur valeur ajoutée croître de 5% de plus que les entreprises restées à 39 heures. L'un dans l'autre, et compte tenu des gains de productivité, des réorganisations opérées et des aides de l'Etat, la réduction du temps de travail aurait été neutre sur la productivité capitalistique. Par ailleurs, la croissance en France, a été de 3,5%, 3,3%, et 3,9% en 1998, 1999 et 2000, avant de ralentir à 1,9% en 2001 (crise des nouvelles technologies) et à 1% en 2002, puis de remonter aux alentours de 2% en moyenne jusqu'en 2007. Entre 1996 et 2005, la croissance annuelle moyenne du PIB en France (2,19%) a même été supérieure à celle de la moyenne de l'Union européenne (2,12%), alors que l'Allemagne se traînait à 1,3% et l'Italie à 1,28%. Enfin, en durée annuelle de travail, la seule pertinente, et en retenant temps partiel et temps plein, permettant ainsi, aux fins de comparaison, de considérer l'ensemble de la population salariée d'un pays, les Allemands travaillent bien moins que les Français: 1309 heures en 2009 en Allemagne, contre 1469 heures en France (1554 heures avec les non-salariés en France, 1390 heures outre-Rhin).

4. «Avec les heures supplémentaires, les Français ont gagné en moyenne 450 euros de plus.»

Le symbole de la politique économique de Nicolas Sarkozy est devenu un boulet. La loi Tepa (bouclier fiscal, baisse des droits de succession, possibilité pour chaque parent de donner franco d'impôts 150000 euros à chacun de ses enfants), et son cœur d'action - l'exonération des heures supplémentaires -, est mise à mal. Ce dispositif, traduction concrète du «travail plus pour gagner plus», a un coût annuel de 4,5 milliards d'euros pour le budget de l'Etat (soit 40% du budget pour l'emploi, qui ne s'est jamais porté aussi mal). Soit 15 milliards d'euros sur trois ans. Cette niche, l'une des plus coûteuses du «paquet fiscal», est battue en brèche. Par les syndicats, qui, à l'instar de la CFDT, demandent «la suppression d’un dispositif pénalisant l’emploi et inefficace pour le pouvoir d’achat». Par des experts: «Ce sont les salariés les mieux payés (plus de 1,3 fois le Smic) qui en ont le plus bénéficié», ont rappelé les économistes Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo dans un rapport publié en octobre 2010. Et même par un autre rapport -bipartisan- sorti fin juin. Le député socialiste Jean Mallot et son collègue de l’UMP Jean-Pierre Gorges flinguaient alors ouvertement un dispositif jugé inefficace, dispendieux et inégalitaire. Et qui rapporte moins que ce qu'annonce le chef de l'Etat. «Un gain médian (la moitié gagnant plus, l’autre moins) de 350 euros par an, soit 29 euros mensuels, mais pour un quart seulement des foyers fiscaux en France», notent Mallot et Gorges.

5. «La gestion rigoureuse, c'est remplacer un fonctionnaire sur deux et la réforme des retraites.»

Sur l'ensemble du mandat de Nicolas Sarkozy, la fonction publique d'Etat, par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, aura perdu 150000 postes. Résultat, selon le rapport du député (UMP) Gilles Carrez sur le projet de loi de finances 2012: «Pour la première fois depuis 1945, la masse salariale de l'Etat diminuerait de 167 millions [l'année prochaine].» Un satisfecit qu'il convient cependant de modérer. Car comparés aux 120 milliards de dépenses annuelles de l'Etat en personnel, ces 167 millions (hors paiement des pensions), arrachés au bout de cinq ans, ne représentent au final qu'une baisse de 0,14%. Au bout de cinq ans, cependant, ces 150000 postes en moins constituent une économie de 4 milliards d'euros pour les finances publiques. Problème: pour faire passer la pilule auprès des fonctionnaires restant, le gouvernement en a redistribué la moitié sous forme de primes. Au total, l'économie nette, sur l'ensemble du mandat, n'est que de 2 milliards d'euros, soit 400 millions par an en moyenne.

6. «Les mêmes qui demandent la démondialisation demandent en même temps la régularisation de tous les sans-papiers.»

Une allusion directe au 3e homme de la primaire socialiste, Arnaud Montebourg, qui a repris à son compte la théorie altermondialiste développée dès 2002 par le Philippin Walden Bello dans Focus on the Global South. Mais voilà, la deuxième partie de la phrase du chef de l'Etat est fausse. Dans la lignée du parti socialiste, Arnaud Montebourg veut établir des critères transparents (comme l'apprentissage de la langue) pour régulariser les sans-papiers «au cas par cas». «En faisant de l’immigration et de l’intégration le problème principal de nos sociétés occidentales, les droites ont trouvé une arme de destruction et de distraction massives», expliquait-il sur son site.

7. «Il ne sortira rien de cela et tout le monde le sait» (…) «Ca fait bientôt dix-sept ans. Est-ce que vous imaginez que s’il y avait quoi que ce soit à reprocher à M. Balladur, on ne l’aurait pas trouvé?»

Voilà comment le chef de l'Etat expédie l'affaire Karachi. Les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, qui enquêtent sur l’attentat de Karachi, feraient donc mieux de boucler leur dossier, sous-entend le président. Et arrêter «d’instrumentaliser la douleur des familles» des 15 personnes tuées le 8 mai 2002 à Karachi, dont 11 salariés de la Direction des Construction Navales (DCN). Et surtout de ne pas chercher de lien entre cet attentat et l’arrêt de commission versées par la France pour obtenir des contrats... Des commissions qui ont pu donner lieu à des rétrocommissions ayant servi à financer illégalement la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Mais les juges d’intruction, magistrats du siège et donc indépendants du pouvoir, n’ont pas l’air convaincu qu'il ne «sortira rien». Ils ont mis en examen fin septembre Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet de Balladur à Matignon et très proche du président, pour complicité d’abus de biens sociaux. Dix-sept ans d'enquête? Sauf que l’instruction du dossier Karachi a d’abord été confiée au juge Jean-Louis Bruguière, qui avait suivi la piste d’Al-Qaeda sans prendre la peine d’en poursuivre une autre. Nicolas Sarkozy a une vision paradoxale de la justice. Que répond-il au sujet de l’espionnage du journaliste du Monde dans l’affaire Bettencourt, pour laquelle le patron du contre-espionnage français Bernard Squarcini a été mis en examen? «Il faut laisser la justice faire son travail» a t-il, cette fois, concédé.
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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Jeu 10 Nov - 11:42

brave gens serez vous la ceinture c'est la crise (de foie?)
Avec une suite à 46.000 francs(suisse), Sarkozy fut le plus dépensier à Cannes
ABUS | Au G20, les frais hôteliers des chefs d’Etat atteignent des sommets. La palme revient au président français Nicolas Sarkozy avec 46'000 francs.


© Keystone | Nicolas Sarkozy aurait dépensé 46'000 par nuit pour sa suite à Cannes.


Laureline Duvillard | 08.11.2011 | 18:01

Au G20, les chefs d’Etat discutent mesures d’économie, mais ne se privent pas pour dépenser des sommes astronomiques dans les hôtels les plus luxueux de la ville. Selon les révélations du tabloïd anglais The Sun, Nicolas Sarkozy détient la palme des frais hôteliers les plus élevés. Sa suite présidentielle au Majestic, fameux cinq étoiles de Cannes, lui aurait coûté la bagatelle de 46.000 francs la nuit.

3000 francs de plus que la suite Grace Kelly de Barack Obama à l’hôtel Carlton. Egalement au Carlton, le président du conseil italien, Silvio Berlusconi aurait pour sa part dépensé 36.000 par nuit pour son séjour cannois.

Moins dépensiers, la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Dmitri Medvedev auraient, tout comme le président français, séjourné au Majestic, mais dans des suites plus petites coûtant entre 14.300 et 43.000 francs.

Plus économe, le président chinois Hu Jintao n’aurait dépensé que 14.300 francs pour sa suite au Gray d’Albion. Quant au premier ministre britannique David Cameron, il a dû se contenter d’une suite standard à l’hôtel Marriott, d’un coût «ridicule » de 2400 francs. Peanuts.

http://www.tdg.ch/actu/monde/suite-46-000-francs-sarkozy-depensier-cannes-2011-11-08

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Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Jeu 10 Nov - 12:01

Sachant que d'après ce qu'on m'a dit 1 FS=1€....
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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Jeu 10 Nov - 14:27

1fs = 0.81€ d'apres convertisseur sur le net
donc 46000 Fs = 37333.11€ ce qui n'est pas rien quand même ....

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Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Ven 20 Jan - 19:17

Outrage au président de la République : 2 mois de prison avec sursis
fr info
Il avait crié "fils de pute" une seule fois lors d’un déplacement de Nicolas Sarkozy à la Défense le 5 décembre dernier. Devant le tribunal correctionnel de Nanterre, cet homme de 23 ans a expliqué qu’il ne visait personne en particulier et qu’il était énervé après une dispute avec (sa) petite-amie.

Mais selon le témoignage cité à l'audience d'un commissaire présent sur place, à ce moment là, le jeune homme "ne pouvait s'adresser qu'au président de la République, puisque ce dernier était entouré de ministres femmes".

A partir de cette déposition, la représentante du ministère public, a estimé qu'il y avait bien outrage au président Sarkozy. Elle a donc requis deux mois d'emprisonnement avec sursis assorti de l'obligation d'accomplir un travail d'intérêt général de 70 heures.
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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Sam 21 Jan - 1:20

ne pouvait s'adresser qu'au président de la République, puisque ce dernier était entouré de ministres femmes".
alors la on se demande qui outrage qui ? ^^

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Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Lun 30 Jan - 9:35

résumé médiatique du discours impériale de Sa Souveraineté d'hier soir et "analyses" ...


avant >>>

Sur l'intervention du président de la République sur neuf chaines de télévision ce dimanche, elle ironise : "Comme il a peur qu'on ne le regarde pas, il oblige les Français qui voudront allumer la télévision ce soir à écouter ce qu'il a à dire." Une situation que la candidate aux législatives à Paris qualifie "d'ubuesque".

Cécile Duflot se dit choquée que le président de la CDU (la droite allemande) ait pu annoncer que "Angela Merkel participerait aux meetings" de Nicolas Sarkozy : "Il ne faut pas se moquer du monde, ça veut dire très clairement que Angela Merkel sait de la bouche de Nicolas Sarkozy, avant les Français, qu'il va être candidat et sans doute même qu'elle connait les dates de ses prochains meetings pour organiser son agenda."

Sur la manière qu'a Nicolas Sarkozy de gouverner et la décision de faire passer la TVA de 19,6% à 21,2%, Cécile Duflot se dit scandalisée : "C'est invraisemblable qu'il décide de tout, il cumule la fonction de président de la République, de Premier ministre, de gouvernement et même quasiment de Parlement."
fr info



pdt >>>>

Logement, TVA, 35 heures: les principales annonces du président de la République
fr info
Interrogé d'entrée sur son éventuelle candidature à un deuxième mandat, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il intervenait ce soir "en tant que chef de l’Etat pour rendre des comptes aux Français". A la fin de l'émission il a levé tous les doutes en indiquant qu'il avait "un rendez-vous avec les Français, je ne me déroberai pas". Dans l'intervalle il a présenté une série de mesures.


Nicolas Sarkozy © Reuters Charles Platiau

- Le logement

"Pour les trois ans qui viennent, tout terrain, toute maison tout immeuble verra ses possibilités de construction augmenter de 30%. Ce sont des emplois en France. Cela va faire pression sur les prix".

Il a également annoncé la mise sur le marché de nombreux terrains publics, en favorisant le bail de longue durée, pour permettre d'éviter une envolée des prix.

- L’emploi des jeunes

"Les grandes entreprises ne s’ouvrent pas assez aux jeunes.Dès le mois de février nous voterons un texte qui demandera aux entreprises de plus de 250 salariés d’avoir au moins 5% de jeunes en alternance ou en apprentissage et les sanctions seront doublées."

- Allègement des charges sur les bas salaires

"La décision que le gouvernement proposera au parlement sera d'exonérer de la totalité des charges familiales et patronales sur les salaires de 1, 6 à 2,1 le SMIC. Ces allègements de charges, ensuite dégressifs, s'arrêteront à 2,4 fois le Smic. Nous le financerons par une hausse 1,6 de TVA sur le taux moyen. Et nous allons augmenter de deux points la CSG sur les revenus financiers".

"Cette hausse de la TVA interviendra au 1er octobre. Nous espérons avec le gouvernement que ça va déclencher des achats par anticipation".

- Création d’une banque de l’industrie

"Nous allons créer une banque de l'industrie, filiale d'Oséo, qui est la banque des PME, parce que des chefs d'entreprise me le disent tous les jours : les banques ne prêtent pas assez. Quand les banques prêtent, elles prêtent trop cher".

Le chef de l'Etat a précisé que cette nouvelle entité verra le jour "dès le mois de février" et sera dotée "d'un milliard de fonds propres."

- La fin des 35 heures

"Le Premier ministre écrira aux partenaires sociaux dès demain
matin pour leur demander de négocier ces accords de compétitivité-emploi dans les deux mois qui viennent". Cet accord "s'imposera à la loi et aux contrats individuels". Le président de la République assure que ces accords s'appliqueront "si une majorité de salariés se met d'accord dans une entreprise, pas une branche" pour "décider d'un délai de travail, pour décider de privilégier l'emploi sur le salaire ou le salaire sur l'emploi".

- Taxe sur les transactions financières

"La taxe sur les transactions financières sera de 0,1% sur les titres de toutes les entreprises cotées en France, même si l'achat est effectué hors de France... La taxe entrera en vigueur au mois d'août de cette année et son produit pour l'Etat est attendu à un milliard d'euros en
année pleine, ce qui permettra de réduire le déficit."



apres >>>

Sarkozy, "on a besoin de sa candidature pour gagner" (F.Baroin)
fr info
Le ministre de l'Economie estime que cette candidature se rapproche. François Baroin justifie par ailleurs les mesures annoncées par le chef de l'Etat ; il revient aussi sur la croissance qui ralentit.


François Baroin, ministre de l'Economie © Radio France RF/Gilles Halais


Mesures Sarkozy

"La croissance en France a besoin d’un choc positif autour d’un abaissement du coût du travail".


Croissance en baisse

"Il y a un ralentissement qui est observé depuis trois ou quatre mois [...] Nous nous adapterons à l’évolution de l’activité constatée ; le texte budgétaire viendra probablement d’ici une dizaine de jours devant le conseil des ministres ; nous serons en discussion fin février ; nous verrons à ce moment là ce que nous ferons".


Le temps de travail négocié en entreprise

"C’est très pertinent de proposer d’abord un processus de dialogue social, à l’instar de ce que font les Allemands […] Le cadre législatif viendra le moment venu si nécessaire […] il sera également là pour protéger de dérapages, qui pourraient aussi exister dans les discutions".


Sarkozy candidat ?

"Ça se rapproche [...] On a besoin de sa candidature pour gagner".

au sujet du modele allemand .... >>>
http://pavillonnoir.forumactif.org/t1534p210-les-photos-d-actus-l-info-en-resume#25515
>>>
* 2,5 millions de personnes travaillent pour - de 5 €.
* 1 emploi sur 10 est un "minijob" à - de 400 € par mois sans cotisations ni couvertures sociales.
............


Hausse de la TVA : le porte-monnaie des ménages directement concerné, selon l’UFC-Que choisir
fr info
Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, dénonce la hausse d'1,6 point du taux de TVA et ses conséquences sur les prix et la consommation des ménages.

Hausse de la TVA : "C'est 300 euros de dépenses annuelles supplémentaires pour les ménages", selon l’UFC-Que choisir


Les mesures de Nicolas Sarkozy ne font pas l’unanimité chez les partenaires sociaux
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C’est une intervention largement consacrée à l’économie qu’a donnée le président de la République. Son catalogue de mesures en forme de remède de cheval soulève de nombreuses critiques dans le monde politique, mais aussi dans le monde économique.


Augmentation de la TVA à partir d’octobre, relèvement du taux de CSG sur les revenus financiers, fin annoncée des 35 heures, relèvement des droits à construire, effort pour l’apprentissage, création d’une banque de l’industrie, telles sont les principales mesures annoncées par Nicolas Sarkozy.

Pour l’heure, c’est surtout l’augmentation de la TVA de 19,6% à 21,2% qui engendre le plus de critiques, notamment des syndicats. Force Ouvrière estime dans un communiqué qu’il s’agit d’une erreur économique qui va entrainer une baisse de la consommation. Pour FO, cette décision représente un danger social. Le syndicat de poursuivre en estimant que la seule solution pour sortir de la crise est de sortir du libéralisme économique.

Même critique pour la CFDT qui pense que les mesures proposées sont « inefficaces, précipités et injustes. Et de rejoindre FO en expliquant que la proposition d’augmenter la TVA va peser sur tous les ménages.

Pour Marcel Grignard de la CFDT, "c'est sûr, les prix vont augmenter".

La fin des 35 heures

Autre mesure contestée après l’intervention du président de la République, c’est celle qui dessine la fin des 35 heures. Pour les syndicats, lorsque Nicolas Sarkozy parle de compétitivité, il souhaite en réalité comme le dit la CGT "ouvrir la vanne de la dérèglementation du temps de travail".

Si la mesure fin grincer des dents les syndicats d’employés, elle semble en revanche mieux acceptée du coté des entreprises. Le Medef estime que la série de mesures est "plutôt favorable pour l'économie". Sur le temps de travail, le projet du président de la République peut permettre de "faire face avec souplesse et dans le dialogue à toutes les évolutions de conjonctures".

Même sentiment du coté de la CGPME qui pense que le dialogue est possible pour faire bouger les choses dans les petites entreprises.

Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud est globalement satisfait par les annonces concernant la compétitivité



Intervention de Nicolas Sarkozy: l'opposition a vu le candidat plus que le président
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Aussitôt l'intervention du président de la République terminée, les commentaires ont été nombreux notamment pour critiquer les mesures annoncées. Petit tour avec le Front national, les Verts, le PS, le Parti de gauche et le Modem.


L'intervention de Nicolas Sarkozy est diversement commentée © Radio France

- Parmi les premières réactions, celle de Jean-Luc Benhamias, vice-président du MoDem et donc proche de François Bayrou. Il a jugé cette intervention "étonnante" et le chef de l'Etat "extrèmement confus".Mais il est "pleinement en campagne. Qu'on arrête de dire qu'il ne l'est pas. Il est dedans".

Jean-Luc Benhamias, vice-président du MoDem : "Pourquoi ne l'a t-il pas fait avant?"


- Marine Le Pen, la présidente du Front national : "Il nous a vendu une crise financière qui s'apaise, je pense que d'ici une semaine il sera démenti. Il nous dit que l'Europe n'est plus au bord du gouffre, alors qu'elle est éminemment au bord de gouffre... Sa mesure la plus inefficace, c'est la TVA sociale. Mais la plus efficace pour ses copains, ce sont les 30% d'augmentation de la capacité de
construction. J'appelle cela l'amendement Bouygues"



Florian Philippot , directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen critique "un nouveau show télévisé façon ORTF"


- Michel Sapin, responsable du projet présidentiel au PS se dit sur France Info "choqué qu’à trois mois d’une échéance considérable pour les Français, d’un très grand rendez-vous démocratique, il veuille faire prendre des décisions qui s’appliqueront après l’élection elle-même".

Michel Sapin "choqué" de décisions qui ne s'appliqueront qu'après la présidentielle


- Noël Mamère, député EELV critique "une heure quinze de hold up médiatique pour maquiller un dernier cadeau aux entreprises et des dispositions extrèmement libérales".

Noël Mamère critique "une heure quinze de hold up médiatique"


- Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche critique une "politique à l'allemande: on a eu le sentiment à un moment donné que Nicolas Sarkozy était candidat à être chancelier socialiste de
la République fédérale allemande". Et un "immense recul des acquis sociaux".


Jean-Luc Mélenchon dénonce "un immense recul des acquis sociaux"
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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mer 1 Fév - 2:05

et dire que c'est le pen qui remarque sa ?
Pour les trois ans qui viennent, tout terrain, toute maison tout immeuble verra ses possibilités de construction augmenter de 30%
et comment on augmente ? en déclarant constructible des terrains qui ne l'etait pas ? (car par exemple dans une zone écologique) effectivement c'est bien bouygue qui doit etre content

Il a également annoncé la mise sur le marché de nombreux terrains publics, en favorisant le bail de longue durée
donc le credit ....
- Allègement des charges sur les bas salaires

"La décision que le gouvernement proposera au parlement sera d'exonérer de la totalité des charges familiales et patronales sur les salaires de 1, 6 à 2,1 le SMIC. Ces allègements de charges, ensuite dégressifs, s'arrêteront à 2,4 fois le Smic. Nous le financerons par une hausse 1,6 de TVA sur le taux moyen. Et nous allons augmenter de deux points la CSG sur les revenus financiers".
petit cadeaux aux entreprises au passage, qui en plus ne sont pas pousser a augmenter les salaires , mais bien sur pas au salariés , et on en rajoute avec la fin des 35h

Le chef de l'Etat a précisé que cette nouvelle entité verra le jour "dès le mois de février" et sera dotée "d'un milliard de fonds propres."
alors la j'avoue avoir bien rigolé (jaune) pas pu voir le discours , mais d'un coté faut mettre en place une hausse de la TVA car on a pas d'argent et de l'autre ...on met en place 1 milliards pour prêter aux entreprises ...

quand a la taxe type tobin de 0,1% euh pouvait pas la faire encore plus basse ch'ait pas moi 0,01% ^^


allez .....



Dernière édition par niouze le Mer 1 Fév - 2:29, édité 2 fois

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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mer 1 Fév - 2:21

Le "Nouvel Observateur" décerne une avalanche de Pinocchios au chef de l'Etat pour son interview télévisée de dimanche 29 janvier. Le thème : la "TVA sociale".



"Ce mot n’a aucun sens. Vous ne m’avez jamais entendu le prononcer."

Jamais ? S'il est vrai que le chef de l'Etat utilise aujourd'hui le terme de TVA "anti-délocalisation", il n'en a pas toujours été ainsi. Le 20 juin 2007, Nicolas Sarkozy avait décliné huit fois l'expression interdite, lors d'une allocation sur les grandes priorités de sa présidence devant les parlementaires de la majorité. Dont voici un extrait :
Je vais prendre mes responsabilités et je vais vous dire les choses telles que je les pense : si la TVA sociale n'est pas efficace contre les délocalisations, si la TVA sociale n'est pas bonne pour l'emploi et pour le pouvoir d'achat, on ne fera pas la TVA sociale. Si la TVA sociale contribue à freiner les délocalisations, si elle est bonne pour l'emploi, si elle est bonne pour la croissance, si elle ne pénalise pas le pouvoir d'achat, alors nous ferons la TVA sociale."

La même année, la mission fut confiée à Eric Besson, alors secrétaire d’état chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques, de conduire un rapport sur la question. Publié en septembre 2007, le document officiel porte un nom simple et sans ambigüité : "TVA sociale".



La TVA sociale ? "Nos amis allemands l'ont fait en 2004, et c'était un socialiste, Gerhard Schröder."

LA TVA sociale a été mise en place après 2005 en Allemagne, par Angela Merkel, comme le notent Les Décodeurs du "Monde".



"Je ne crois en rien à une augmentation des prix."

Le chef de l'Etat s'est lui-même contredit implicitement lors de l'interview, en déclarant :
"Cette mesure ne rentrera en application qu'au 1er octobre. Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a des problèmes techniques pour régler les ordinateurs. Et deuxièmement parce que nous espérons avec le gouvernement que ça va déclencher des achats par anticipation qui vont nous permettre de doper la croissance."

Pourquoi une anticipation, si ce n'est en prévision d'une augmentation des prix ?

A noter : lors d'une audition de la commission des finances du Sénat en mai 2004, le même Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, affirmait :
Il est à craindre qu'une hausse de la TVA, malgré la diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le prix de vente, à l'image de ce qui avait déjà été constaté dans la grande distribution."



"Les Allemands ont augmenté la TVA de trois points, ils n’ont eu aucune augmentation des prix."

Un rapport de la Cour des comptes de mars 2011, citant une étude de la Banque centrale allemande, rappelle que cette augmentation de la TVA "aurait contribué pour 2,6 points à la hausse des prix en 2007".

Chiffre à nuancer du fait que sur les 3 points : "un point a été affecté à une baisse des cotisations sociales (les cotisations d’assurance chômage, qui sont passées de 6,5 % à 4,2 %, une partie de cette baisse ayant été financée, par ailleurs, par une contribution de l’Agence fédérale du travail) et 2 points ont été affectés à la réduction du déficit pour un montant estimé à 16 milliards d'euros (0,7 point de PIB)."



"Clairement, j'exclus toute augmentation des impôts."

Etonnante affirmation du chef de l'Etat qui propose notamment une taxe sur les transactions financières.



Donald Hébert - Le Nouvel Observateur
http://tempsreel.nouvelobs.com/les-pinocchios-de-l-obs/20120130.OBS0179/nicolas-sarkozy-pinocchio-de-la-tva-sociale.html

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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mar 13 Mar - 21:15

turbulences 12/03/2012 à 13h26
En 2007, Kadhafi aurait financé Sarkozy, qui dément
Augustin Scalbert | Journaliste Rue89




Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy avant le sommet Afrique-Union européenne de Lisbonne, le 8 décembre 2007 (Antonio Cotrim/Reuters)

Mediapart révèle le contenu d'une note de synthèse, versée au dossier d'instruction de l'affaire Karachi, qui semble établir que le régime libyen de Mouammar Kadhafi a versé 50 millions d'euros pour financer la précédente campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Sarkozy dément tout financement
Invité lundi soir sur TF1, dans l'émission Parole de candidat, Nicolas Sarkozy a démenti avoir touché de l'argent de Kadhafi. A Laurence Ferrari, il a lancé : « Vous vous faites la porte-parole de Saïf al-Islam (le fils de Kadhafi, ndlr), je vous ai connu dans un meilleur rôle », considérant que TF1, une « grande chaîne », ne se grandissait pas en évoquant ce sujet.

Cette note contient le témoignage d'un médecin, le docteur Didier Grosskopf, ex-médecin personnel de l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine.

A plusieurs reprises, Grosskopf a accompagné Takieddine en Libye, où celui-ci déblayait le terrain pour divers contrats et, donc, pour cet éventuel financement. Il l'aurait préparé avec le fils du défunt dictateur, Saïf al-Islam.
« Financement de la campagne totalement réglé »

Le 6 octobre 2005, affirme Grosskopf, le « financement de la campagne » de « NS » (Nicolas Sarkozy) a été « totalement réglé » lors d'une visite officielle de ce dernier, alors ministre de l'Intérieur.

Les 50 millions d'euros auraient transité par une banque suisse non déterminée, ainsi que par une société panaméenne de « BH », soit Brice Hortefeux, qui accompagnait le ministre.


Hortefeux a confirmé à Mediapart sa présence en Libye à cette date, mais dit tout ignorer ce cette société panaméenne.
Saïf al-Islam : « C'est nous qui avons financé sa campagne »

Nos confrères mettent en relation la note avec différents documents de Ziad Takieddine, ainsi qu'avec des déclarations de Saïf al-Islam Kadhafi à la chaîne Euronews, en mars 2011 :

« Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler.

La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu'il œuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement. »

Emprisonné en Libye depuis la chute de son père, Saïf al-Islam a, jusqu'ici, gardé le silence.
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/03/12/en-2007-kadhafi-aurait-finance-la-campagne-de-sarkozy-230122

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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Dim 25 Mar - 15:20

Assurances-vie, collections : hausse de 30% pour le patrimoine de Sarkozy





Laurent Mauriac | Cofondateur






Le « Président du pouvoir d'achat » a fait au moins un heureux :
lui-même. Entre 2007 et 2012, le patrimoine de Nicolas Sarkozy a
augmenté de plus de 600 000 euros, passant de 2,1 millions au début de son quinquennat à 2,7 millions à la fin.


C'est ce que révèle la déclaration de situation patrimoniale du chef de l'Etat, due par chaque Président au début et à la fin de son mandat, publiée ce samedi au Journal officiel et à consulter ci-dessous.



L'essentiel de ce patrimoine est composé d'assurances-vie (2,58
millions d'euros) et c'est donc de là que provient l'essentiel de sa
hausse (2,04 millions en 2007, selon la déclaration à consulter
ci-dessous).





Les frais augmentent aussi, engendrés par deux divorces :


  • pension alimentaire à son ex-femme Cécilia Attias ;
  • prestation compensatoire pour Marie-Dominique Culioli, sa première épouse.
Dans le domaine du logement, Nicolas Sarkozy, qui voulait pendant sa campagne de 2007 « permettre à chaque ménage d'être propriétaire,
parce que la propriété est le rêve de chacun d'entre nous », n'a pas
progressé. Il n'est toujours propriétaire d'aucun bien immobilier.

Le Président est devenu collectionneur


En revanche, pendant son quinquennat, le Président est devenu
collectionneur. En 2007, il répondait « néant » à la rubrique
« Collections, objets d'art, bijoux, pierres précieuses, or ».

Cette année, apparaissent des « collections estimées à 100 000 euros
(autographes, montres, statuettes) » et des « collections de timbres »
pour une « valeur affective ».

Cette évolution ne surprendra pas ceux qui suivent de près les goûts
du chef de l'Etat. Plusieurs sites spécialisés dans les montres ont dénombré, photos à l'appui, les Rolex, Breitling et autre Patek Philippe faisant leur apparition au poignet de Nicolas Sarkozy, l'un d'eux vantant une collection qui « a de l'allure et se compose de gardes-temps très prisés des amateurs ».

On se souvient aussi qu'un élément de cette collection avait fait
l'objet de déclarations peu nuancées de la part du publicitaire Jacques
Séguéla.
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/03/24/assurances-vie-collections-hausse-de-30-pour-le-patrimoine-de

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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Sam 14 Avr - 23:00


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Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Dim 15 Avr - 0:04

Outre que c'est à gerber, ils ne savent même pas écrire...
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Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Mer 18 Avr - 19:26

A 24 heures d’intervalle, Sarkozy se contredit sur le nucléaire libyen
fr info
Après l’avoir nié hier sur France Inter, Nicolas Sarkozy a reconnu ce matin sur RMC que des discussions avaient été engagées avec Tripoli pour la construction d’un réacteur nucléaire destiné à faire fonctionner une usine de dessalement d’eau de mer.


Le 10 décembre 2007, Mouammar Kadhafi est accueilli à l'Elysée par Nicolas Sarkozy © Reuters Jacky Naegelen

Décembre 2007. Mouammar Kadhafi est en visite en France et l’on se souvient qu’il a planté sa tente dans les jardins de l’hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de France.
Le 10 décembre, au cours d’une conférence de presse, le président Sarkozy annonce que "la France signera des contrats de collaboration pour une usine de dessalement de l’eau de mer avec un réacteur nucléaire". Un document distribué à la presse évoque même la fourniture "d’un ou plusieurs réacteurs pour le dessalement d’eau de mer".


Le 21 octobre 2010, quelques mois seulement avant la révolution du peuple libyen, le ministre de l’Industrie Christian Estrosi est en Libye, où il signe avec Tripoli un accord de coopération commerciale. Le texte recouvre les secteurs des transports, de la santé, de la construction, des hydrocarbures, mais également l’énergie nucléaire civile.

"Non" sur France Inter, "oui" sur RMC

Invité de France Inter mardi matin, Nicolas Sarkozy dément qu’il ait "jamais été question de vendre une centrale (nucléaire) à M. Kadhafi", avec lequel il affirme n’avoir pas "frayé".

Réinterrogé ce matin, sur le même sujet, sur RMC, le président-candidat admet cette fois l’existence d’un tel projet : "Une usine de dessalement d’eau de mer, qu’ils n’ont jamais voulue, qu’ils n’ont jamais faite et pour laquelle les discussions n’ont jamais commencé", explique le chef de l’Etat. Avant d’ajouter : "Ce projet est resté à l’état de projet, pour une raison absolument simple, c’est que quelques mois après M. Kadhafi s’est enfermé dans une forme de folie destructrice".
Entre la conférence de presse de l’hôtel Marigny et le début de la chute de Kadhafi, il s’est cependant écoulé plus de trois années
.
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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Lun 30 Avr - 10:06

feuilleton 29/04/2012 à 19h48
Document libyen : Sarkozy annonce une plainte contre Mediapart
Augustin Scalbert | Journaliste Rue89


Mis à jour le lundi 30 avril 2012 à 8h45

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi 30 avril sur son compte Twitter son intention de déposer plainte, « avant la fin de la campagne », contre Mediapart après un article paru le 28 avril sur la Libye.




@NicolasSarkozy

Libye: "Nous portons plainte contre Mediapart. Elle sera posée avant la fin de la campagne." 4V
30 Avr 12



Le site est à nouveau voué aux gémonies par la majorité depuis la révélation d’une note étayant l’intention du régime Kadhafi de financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 à hauteur de 50 millions d’euros.

Sur Canal+, le Président-candidat a qualifié Mediapart d’‘officine au service de la gauche’, pendant que le Premier ministre François Fillon affirmait que le site serait ‘financé par de riches amis de François Hollande’.

Selon ce dernier, le document serait ‘faux, en tous cas impossible à authentifier’ ; Sarkozy parle de ‘mensonge’ et de ‘montage’.

Le président de Mediapart, Edwy Plenel, leur a répondu que les actionnaires majoritaires du site sont ses journalistes fondateurs.

Rue89 a demandé au journaliste Fabrice Arfi, l’un des signataires de l’article, de préciser les conditions de cette révélation.

Le document que vous avez révélé (un courrier échangé entre deux hauts dignitaires de l’ex-régime libyen) est-il un original ou une copie ?

La note libyenne révélée par Mediapart

Il s’agit d’un scan de l’original. En juillet, lorsque nous avons révélé les documents Takieddine [un intermédiaire en armement soupçonné d’être impliqué dans l’affaire Karachi, ndlr], nous avons découvert qu’ils montraient sous un nouveau jour les relations franco-libyennes à l’époque de Kadhafi.

Nous avons donc eu de très nombreux contacts avec différents dépositaires des archives du régime, en France et à l’étranger. En mars 2012, nous avons révélé le témoignage du médecin de Takieddine, qui parlait déjà du financement de la campagne de Sarkozy en 2007, à hauteur de 50 millions d’euros.

C’est ce que vient confirmer la nouvelle note révélée samedi. Je me serais bien passé de ce calendrier [entre les deux tours de la présidentielle, ndlr], mais il nous a fallu authentifier ce document.

Comment l’avez-vous authentifié ?

Auprès d’ex-officiels du régime libyen. Et Ziad Takieddine lui-même nous a confirmé qu’il était ‘crédible’. L’en-tête du document, les expressions employés et la double datation aident aussi à confirmer son authenticité.

Ce document évoque une réunion entre quatre personnes, dont trois ont démenti avoir été présentes.

L’une d’elles, l’ex-gestionnaire du fonds souverain libyen Bachir Saleh, dément aussi être le destinataire de cette lettre. Que répondez-vous ?

Le démenti de Saleh n’a pas la moindre valeur : comme l’a révélé le Canard enchaîné, cet homme est actuellement réfugié en France, sous protection des autorités, alors qu’il est recherché par la Libye et l’objet d’un mandat d’arrêt d’Interpol !

Ziad Takieddine, qui confirme tout sauf sa présence à la réunion, n’aurait aucun intérêt à le faire : pour lui, ce serait terrible.

Quant à Brice Hortefeux, il dément tout depuis le début de cette affaire.

L’auteur de la lettre, l’ex-patron des services secrets puis ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa, vit actuellement caché au Qatar, pays dont on connaît les liens avec la France. [Depuis cette interview, Koussa a démenti avoir signé cette lettre, ndlr].

Dans un autre article, Mediapart parle ‘d’une possible entreprise de corruption massive, par une puissance étrangère, d’un ministre français devenu président de la République et, aujourd’hui, candidat à un second mandat’.

Avez-vous des éléments pour affirmer qu’il y aurait eu enrichissement personnel ?

C’est simple : si 50 millions d’euros ont été versés par le régime libyen alors que la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 n’a coûté que 22 millions, où est passé le reste ?

Soit elle a coûté le double de la somme officiellement déclarée ; soit il y a eu enrichissement personnel ; soit elle a permis de constituer un ‘trésor de guerre’, qui pourrait aussi financer la campagne 2012.

Comment expliquez-vous que la justice ne se saisisse pas de ces nouvelles révélations ?

Parce que c’est au procureur de la République de déclencher une enquête, et que le procureur est sous les ordres du pouvoir. Nous avons ici un faisceau d’éléments important, ce qui, normalement, devrait conduire à l’ouverture d’une enquête dès le lendemain. Mais non.

C’est la démonstration chimiquement pure du problème d’indépendance de la justice en France.

Prévoyez-vous de nouvelles révélations dans la semaine du second tour ?

Oui, concernant la proximité franco-libyenne dans le domaine industriel. Il peut aussi y avoir des surprises. Beaucoup d’archives libyennes se promènent.
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/29/document-libyen-mediapart-defend-son-enquete-son-honneur-231685

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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Jeu 3 Mai - 14:20

« Un financement (libyen) a bien été reçu par M. Sarkozy »


« Je confirme qu’il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu’un financement a bien été reçu par M. Sarkozy. » L’ancien chef du gouvernement libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, actuellement écroué à Tunis, confirme à Mediapart via son avocat, Me Béchir Essid, l’existence de la note publiée par Mediapart et le déblocage d’une somme de 50 millions d’euros en 2007 par le régime Kadhafi pour l’actuel chef de l’État français. La note a été rédigée sous son autorité directe, précise Médiapart.

Lire sur Médiapart.fr (payant)

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Re: les infos de l'empereur

Message  spike le Jeu 3 Mai - 18:56

Ils sont chiants mediapart à foutre des trucs aussi importants en accès payant... :pfffff:
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Message  Libertad le Ven 4 Mai - 8:20

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Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Jeu 10 Mai - 18:07

Nicolas Sarkozy : une campagne marquée par le doute
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"Le problème du président, c'est lui-même" : c'est avec ces mots que Jean Castex, secrétaire général général adjoint de l'Élysée décrit la course à la présidentielle de Nicolas Sarkozy. Retour, dans les Choix de France Info, sur une campagne emprunte de doutes, de divisions, et d'espoir.

Philippe Corbé est journaliste, il a suivi la campagne de l'intérieur et la raconte dans un journal de bord : "La dernière campagne, les 500 jours du sarkozysme" publié chez Grasset.

Le doute, tout d'abord, semble être présent depuis des mois chez les dirigeants de la majorité. Certains croyaient à un retournement de situation mais Alain Juppé doute et met en cause, lui aussi, la personnalité du candidat et ses capacités à rompre avec les erreurs du quinquennat, dont l'affaire de la nomination de Jean sarkozy à la tête de l'EPAD.

Deux stratégies se sont en fait opposées depuis début 2011 dans la manière de faire campagne raconte Philippe Corbé. D'un côté, les élus et les ministres, qui voulaient dire la vérité aux français sur la situation de la France et de l'autre, "la stratégie Buisson" (du nom du conseiller spécial de l'Elysée) : opposer le peuple aux élites.

Nicolas Sarkozy a préféré suivre les conseils de Patrick Buisson. "Il y a cru jusqu'au dernier jour" témoigne Philippe Corbé. Pourtant, le 15 Avril, lors du meeting de la place de la Concorde à Paris, beaucoup de ministres ont compris que la bataille était perdue.



Quels seront les avantages accordés à Nicolas Sarkozy après son départ de l’Elysée ?
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23 commentaires
Retraite, voiture avec chauffeur, gardes du corps et toute une série d’avantages en nature… La République n’est pas avare de privilèges accordés à ses anciens chefs de l’Etat. Des avantages évalués à 1,5 million d’euros par an, par le député René Dosière, spécialiste du train de vie de l’Etat.


Que touchera Nicolas Sarkozy une fois qu'il aura quitté l'Elysée ? La République ne laisse pas ses "ex" dans le besoin ©️ Reuters Philippe Wojazer

Reprendre son métier d’avocat, animer des conférences, faire du consulting, écrire ses mémoires, "faire de l’argent" voire "faire du fric", comme il l’a déjà lâché au débotté… Le doute plane encore sur l’orientation que Nicolas Sarkozy va donner à sa vie une fois qu’il aura quitté l’Elysée.
Une chose est sûre cependant, la République ne le laissera pas dans le besoin.

Il y a déjà ce que prévoit la loi du 3 avril 1955.
Le futur ex-chef de l’Etat touchera une retraite dont le montant est égal au traitement d’un conseiller d’Etat en exercice, soit 6.000 euros bruts par mois. Une retraite cumulable avec d’autres pensions ou salaires et qui viendra donc s’ajouter, le moment venu, à ses retraites d’ancien président du conseil général, député des Hauts-de-Seine et maire de Neuilly, soit environ 4.000 euros par mois.


S’il décide, comme l’ont fait Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing, d’entrer au Conseil constitutionnel, il bénéficiera en plus d’un traitement mensuel net de 11.500. François Hollande a prévu de supprimer le texte qui permet aux anciens présidents de devenir, à vie, des Sages. Mais ce ne sera pas rétroactif et s’appliquera donc, pour la première fois, à l’ex-président Hollande.

Nicolas Sarkozy pourra, s’il le souhaite, continuer de percevoir au total près de 20.000 euros, soit à peu près ce qu’il touchait comme chef de l’Etat. Auxquels peuvent s’ajouter des primes de "sujétion spéciale" accordées par la République à ses "ex", pour "compenser les contraintes subies dans l’exercice des fonctions". Des primes au montant secret.

Voyages illimités en classe affaire

Viennent ensuite les avantages en nature.
La "jurisprudence" en la matière remonte à 1985. Ils sont détaillés dans une lettre signée de Laurent Fabius, Premier ministre de François Mitterrand : un appartement et/ou bureau de fonction "meublé et équipé" (situé dans les beaux quartiers de la capitale), une voiture de fonction avec deux chauffeurs, deux policiers pour assurer sa protection rapprochée et un total de sept collaborateurs permanents dont le salaire est pris en charge par l’Etat (un chef de cabinet, deux assistants, un archiviste et trois secrétaires). Son domicile sera également placé sous la garde de fonctionnaires de police.


Enfin, si Nicolas Sarkozy décide de voyager, il pourra le faire gratuitement au moyen de deux cartes de circulation illimitée : l’une sur les vols Air France en classe affaire, l’autre à la SNCF en première classe.
A l’étranger, l’ancien président pourra se faire accueillir et héberger dans les résidences des ambassadeurs et des consuls de France.

Difficile d’évaluer le montant total de ces différents "privilèges", car cela repose sur les choix que fera Nicolas Sarkozy, en liaison avec le Secrétariat général de Matignon qui gère ces dossiers. Mais dans son livre L’Argent de l’Etat (Seuil), René Dosière, spécialiste du train de vie de l’Etat, lâche le chiffre de 1,5 million d’euros par an et par ancien président. Pour le député de l'Aisne apparenté socialiste, il serait bon de créer un vrai statut d'ancien chef de l'Etat.

Une loi de 1955 et une coutume datant de 1985 : quels seront les avantages de l'ex-président Sarkozy ? Reportage, Carine Bécard

Nicolas Sarkozy va-t-il vraiment renoncer à cette drogue dure qu'est la politique ? Reportage de Frédéric Says

..............

voir les commentaires
http://www.franceinfo.fr/politique/quels-seront-les-avantages-accordes-a-nicolas-sarkozy-apres-son-depart-de-l-610113-2012-05-09





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Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Mer 16 Mai - 9:06

Nicolas Sarkozy, bientôt rattrapé par la justice ?
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La passation de pouvoir avec son successeur effectuée, Nicolas Sarkozy redeviendra un justiciable ordinaire dans un mois, le 15 juin. Il ne sera plus couvert par l'immunité pénale qui le protégeait de toute convocation chez un juge et de toute poursuite. Plusieurs juges voudront l'entendre, dans des dossiers politico-financiers.


Le nom de Nicolas Sarkozy est cité dans deux affaires instruites actuellement par la justice © Reuters Yves Herman

L'affaire Bettencourt :
Les juges bordelais soupçonnent les époux Bettencourt, ou leur ancien homme d'affaires Patrice de Maistre, d'avoir illégalement financé la campagne de l'UMP en 2007. Les magistrats ont fait saisir les comptes de campagne du candidat Sarkozy, ainsi que des agendas des Bettencourt montrant que l'ancien président s'était rendu au domicile des milliardaires début 2007.

Les juges ont aussi entre leurs mains un carnet appartenant à François-Marie Banier. L'artiste y a retranscrit une confidence attribuée à Mme Bettencourt en 2007 :

"De Maistre m'a dit que Sarkozy avait encore demandé de l'argent, j'ai dit oui."


L'affaire Karachi :
Lorsqu'il était ministre du Budget d'Edouard Balladur en 1993, Nicolas Sarkozy aurait validé la création de sociétés off shore, par lesquelles ont transité des commissions liées à des contrats d'armement conclus par la France.
Les juges se demandent si une partie de l'argent n'a pas été détournée pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.
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Re: les infos de l'empereur

Message  ivo le Mar 22 Mai - 9:41

Les sarkozystes déjà sarko-nostalgiques
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Voilà une semaine tout juste que Nicolas Sarkozy n'est officiellement plus président de la République. Et difficile pour ses troupes de faire leur deuil...

Les sarkozystes, voire sarkolâtres sont déjà sarko-nostalgiques... Ils s'apprêtent à créer une association pour faire vivre la mémoire de leur mentor, les statuts doivent être déposés dans la semaine. Son nom : les amis de Nicolas Sarkozy, tout simplement. Son futur Président : l'ami de toujours, Brice Hortefeux. Porter les valeurs, défendre le bilan de Nicolas Sarkozy qui ne serait pas apprécié à sa juste valeur, voilà la mission que se donne l'ex ministre de l'Intérieur. Commentaire acide d'un autre ancien ministre : "il faut bien qu'il existe, il ne tenait que par Nicolas Sarkozy"...

Brice Hortefeux qui n'est pas le seul futur gardien du temple sarkozyste. Parmi eux, les fidèles lieutenants Frédéric Lefebvre ou Eric Ciotti, mais aussi l'ex chiraquien Eric Raoult, le centriste Maurice Leroy ou Jérôme Lavrilleux, le bras droit du patron de l'UMP Jean-François Copé. Une équipe très politique, qui ne ferait donc pas de politique. C'est possible à en croire Jacques Toubon, secrétaire général de l'association "Avec le Président Chirac" crée après son départ de l'Elysée, et qui explique que "ce genre d'association a d'abord pour but de nous retrouver entre nous et non pas de faire du prosélytisme à l'extérieur".

Des associations pour porter l'héritage des anciens Présidents donc. Mais d'autres initiatives plus politiques seront prises dans les semaines qui viennent. C'est le 2eme étage de la fusée. La création de courants au sein de l'UMP, c'est la nouveauté au sein du parti. Et plusieurs sarkozystes en souhaitent un pour incarner les idées de leur ex-patron. Il pourrait s'appeler "La droite forte" pour Brice Hortefeux, "Le rassemblement" pour Christian Estrosi. Mais le courant, ce sera pour plus tard assure le Maire de Nice, futur secrétaire général de l'association des amis de Nicolas Sarkozy. "Mélanger ce rendez-vous avec d'autres rendez-vous à venir, notamment dans le futur congrès de l'UMP, ne correspond pas à l'état d'esprit de notre association", assure-t-il.

Après le temps de la nostalgie viendra donc le temps de la politique. Car Christine Boutin, autre ancienne ministre qui fera aussi partie de l'association, n'en doute pas : Nicolas Sarkozy est trop accro, il ne décrochera pas. "Bien sûr, la décision de Nicolas Sarkozy sera la sienne mais je ne peux pas imaginer qu'il ne revienne pas en politique", commente-t-elle. Association ou courant, c'est bien là l'intérêt de ces initiatives : continuer à faire vivre Nicolas Sarkozy, au cas où. Officiellement, la politique c'est fini pour l'ancien chef de l'Etat, mais comme le confie l'un de ses proches : "on ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait".
voilà donc officiellement le groupe des collabos qui s'uniront avec le FN.
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Re: les infos de l'empereur

Message  niouze le Mer 23 Mai - 19:07

Bettencourt : la piste du financement illégal de la campagne de Sarkozy en 2007

LE MONDE | 23.05.2012 à 14h01 • Mis à jour le 23.05.2012 à 14h01

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme


Les enquêteurs chargés de l'affaire Bettencourt cernent Nicolas Sarkozy. Le nom de l'ex-président apparaît désormais dans la procédure, instruite à Bordeaux par le juge Jean-Michel Gentil, visant les délits d'"abus de faiblesse" et d'"abus de confiance" commis au préjudice de la milliardaire. Selon les procès-verbaux dont Le Monde a pris connaissance, le magistrat semble tenir pour acquis que M. Sarkozy a bénéficié, lors de sa campagne présidentielle de 2007, d'argent en espèces du couple Bettencourt. Et ce par le biais de Patrice de Maistre, ex-gestionnaire de fortune des Bettencourt, et Eric Woerth, ex-trésorier de l'UMP. Les deux hommes sont mis en examen - le premier étant toujours en détention provisoire.

Le juge Gentil s'est d'abord attelé à tracer l'argent liquide. Le 17 janvier 2007, 50 000 euros sont retirés de l'un des comptes Bettencourt par la comptable Claire Thibout, sur l'injonction de M. de Maistre. Celui-ci réclame initialement 150 000 euros, mais la comptable refuse de sortir une telle somme car ce montant excède son autorisation de sortie d'espèces à la banque. Le magistrat s'est procuré l'extrait de compte qui donne crédit aux assertions de Mme Thibout. Interrogée le 14 septembre 2011 par le juge Gentil, celle-ci a réitéré que la demande de M. de Maistre était claire : c'était, selon les propos que lui aurait tenus le gestionnaire de fortune, "pour donner à Eric Woerth".

ENVELOPPE KRAFT

Le lendemain, 18 janvier, un rendez-vous est pris avec Mme Bettencourt pour lui remettre les fonds. Mme Thibout, dans son agenda, note : "Pour donner enveloppe qui donnera à Patrice." Les agendas de Mme Bettencourt et de M. de Maistre confirment la tenue de ce rendez-vous. L'enveloppe kraft contenant des liasses de vingt billets change donc de mains, pour atterrir dans celles de M. de Maistre. Le lendemain, soit le 19 janvier, celui-ci rencontre M. Woerth, qu'il connaît depuis 2006, et dont il s'apprête à engager l'épouse, Florence Woerth. Le tête-à-tête se déroule dans un café, près du QG de campagne, rue d'Enghien, à Paris. Question du juge à M.Woerth, lors de son interrogatoire du 9 février: "Vous souvenez-vous de la station de métro ?". "Non, a répondu l'ancien ministre du travail, je ne m'en souviens pas." Remarque perfide du magistrat : "Vous ne vous souvenez pas de la station de métro que vous avez emprunté tous les matins..."

Curieusement, ce rendez-vous ne figure pas à l'agenda de M. Woerth, contrairement à celui de M. de Maistre qui a précisé que l'entrevue s'était déroulée de 8 h 30 à 9 h 30. Plus ennuyeux pour M. Woerth, l'agenda de Mme Thibout porte cette mention, à la date du 19 janvier 2007: "Patrice et trésorier, rue des Poissonniers (...) sécurité." "Lors de ce rendez-vous, interroge donc le magistrat, M. de Maistre vous a-t-il remis une somme de 50 000 euros en espèces ?" "Non, proteste M. Woerth, il ne m'a jamais remis d'argent (...). Nous avons parlé de la campagne qui commence..." Si le magistrat postule que l'enveloppe a bien, ce jour-là, été remise à M. Woerth, il manque 100 000 euros : Mme Thibout a assuré que M. de Maistre s'était débrouillé pour les trouver. Or, le 28 janvier 2007, M. de Maistre se rend à Genève, où il a rendez-vous le 30 janvier avec l'avocat René Merkt, qui gère les comptes non déclarés du couple Bettencourt. Interrogé, M. Merkt confirme la rencontre, et précise que M. de Maistre réclamait des fonds, par le biais d'un mécanisme de compensation, en insistant pour qu'ils soient livrés en main propre à Mme Bettencourt.

Les 100 000 euros ont-ils été débloqués ce jour-là ? Toujours est-il que le 5 février 2007, un coursier débarque chez Mme Bettencourt, en présence de M. de Maistre, entre 17 h 15 et 17 h 45. Les enquêteurs ont établi que les fonds étaient toujours livrés ainsi. Deux jours plus tard, le 7 février 2007, M. de Maistre et M. Woerth se retrouvent de nouveau, le matin, toujours dans ce café discret. Juste après la rencontre, le trésorier de l'UMP file au QG, où se tient une réunion avec l'équipe financière.

"Il voulait évoquer l'importance du rôle des PME dans l'économie française", se défend l'ex-ministre sur procès-verbal pour justifier ce rendez-vous avec M. de Maistre. L'explication ne convainc pas le magistrat qui relève notamment que l'agenda de M.Woerth mentionne ce jour-là deux réunions importantes censées se tenir aux mêmes horaires, mais au QG de campagne. Pourquoi, du coup, ne pas avoir organisé le rendez-vous au bureau ? Pour M. Woerth, le café, "c'est plus convivial". Il réfute la thèse du magistrat, convaincu que 100 000 euros lui ont été donnés ce jour-là. "Patrice de Maistre ne m'a jamais remis d'argent liquide", assure l'ex-ministre au juge.

ARGENT DISCRÈTEMENT DÉBLOQUÉ

Quoi qu'il en soit, le lendemain, 8 février 2007, l'étude Merkt à Genève reçoit un virement de 560 000 euros, sur un compte de Mme Bettencourt, la somme paraissant provenir d'un système de compensation. Le magistrat semble donc persuadé qu'une partie de l'argent ainsi discrètement débloqué est parvenu à M. Woerth, dans le but, de financer - illégalement - la campagne de M. Sarkozy.

Via un procès-verbal daté du 27 février, le juge Gentil a donc décidé de verser à la procédure ouverte pour "abus de faiblesse" plusieurs témoignages d'anciens membres de la maisonnée Bettencourt. Il précise sa pensée: "Disons faire le lien avec plusieurs dépositions de témoins faisant état d'une visite de Nicolas Sarkozy au domicile de Liliane Bettencourt pendant la campagne présidentielle de 2007." Pour le magistrat, il s'agit de prouver que cet argent sorti en liquide de Suisse, a servi, in fine, à financer la campagne de M. Sarkozy. Il accumule donc les indices. Comme cette phrase extraite d'un cahier tenu par l'écrivain François-Marie Banier. A la date du 26 avril 2007, celui-ci mentionne que sa richissime confidente se plaint des exigences financières de Nicolas Sarkozy. Or, ce même 26 avril 2007, 400 000 euros, décaissés de Suisse, ont été apportés à M. et Mme Bettencourt.

Pourquoi cette arrivée d'espèces, alors que le couple "n'avait pas de besoins pour financer son quotidien puisque tout lui était acheté", comme l'a expliqué Mme Thibout au juge ? Sur l'implication de M. Sarkozy, les dépositions des témoins apportent au magistrat des éléments nécessaires, à défaut d'être suffisants. Secrétaires ou chauffeurs, ils sont formels : M. Sarkozy a bien rendu visite à Mme Bettencourt durant la campagne électorale. Mais ces rencontres-là, le dictaphone du majordome Pascal Bonnefoy, dont les enregistrements pirates ont déclenché toute l'affaire, ne les a pas enregistrées...

Lire aussi : "Anciens employés des Bettencourt, ils se souviennent des discrètes visites du candidat Sarkozy"

Gérard Davet et Fabrice Lhomme
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/23/bettencourt-la-piste-du-financement-illegal-de-l-ump_1705801_3224.html

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