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Film : Stalker - Andrei Tarkovsky

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Film : Stalker - Andrei Tarkovsky

Message  Invité le Sam 7 Nov - 1:46

Stalker
1979 - Sorti en France en 1982

Généralement considéré comme un film fantastique ou, encore plus absurdement SF, Stalker est bien loin des superproductions hollywoodiennes nanties d'effets spéciaux catastrophes. Amateurs de bébêtes stridulentes, de machines étranges venues de loin dans le temps ou dans l'espace : passez votre chemin, vous risquez de vous ennuyer. Tarkovsky était un cinéaste russe, à mon avis un des plus grands génies du cinéma, pour autant que je puisse en juger. Mais attention, Stalker dure 2 h 40... On le trouve très chiant et on prend la fuite, ou on tombe dedans et on n'en ressort pas indemne.


Quelque part... à une époque inconnue... Que s'est-il passé sur cet univers où ne règne que la désolation ? Ruines inondées, brume, froideur, contrastant avec cet endroit étrange, cerné de barbelés et de miradors, étroitement gardé: "La Zone". Région mystérieuse d'où une armée n'est jamais revenue, mais qui abriterait une maison renfermant une "Chambre" comblant les vœux de l'homme qui y pénètre.

Cet endroit, seuls les Stalkers, ces guides, passeurs, contrebandiers, osent s'y aventurer. L'un d'entre eux, accompagné de deux "clients", un écrivain et un savant, entreprend ce périlleux voyage. Que cherchent-ils dans ce paysage idyllique ? Quelque chose... pour le Stalker la guérison de sa petite fille paralysée : pour l'écrivain l'inspiration ?
Le chemin dans la zone est long, compliqué, piégé : le chemin le plus droit n'est pas forcément le plus court, et la route du retour n'est que rarement celle de l'aller.

Ensemble, ils atteignent la Chambre, cœur profond de "La Zone". Mais au dernier moment, ni l'écrivain ni le physicien ne veulent pénétrer dans la chambre. Pour le premier, il serait "honteux de s'abaisser de laisser couler sa morve, de prier". Le second a caché une bombe de 20 kilotonnes pour détruire ce "lieu accessible à n'importe quel salaud". Le Stalker plaide la cause de la chambre, le scientifique renonce à son acte irréversible et donc contraire à la science.

Stalker semble se ranger à l'avis de l'écrivain lui conseillant d'abandonner ses fantasmes pour venir habiter ici avec sa femme et sa fille.

De retour hors de la Zone, Le stalker raccompagne sa femme et sa fille, qu'il porte sur ses épaules, chez eux. Il se pleint du peu de foi de ceux qu'il emmène dans la zone. La femme du Stalker nous apprend que c'est un bienheureux, "un condamné à mort à perpétuité". Mais, dit-elle, "mieux vaut du chagrin et du bonheur que la vie grise et ennuyeuse".

Leur fille, "le ouistiti", lit un poème : "J'aime tes yeux mon ami. J'aime les flammes qui y jouent quand tu les lèves soudain et que, telle la foudre, tu embrasses tout de ton regard. Mais plus puissant encore est leur charme quand, baissés comme pour se prosterner, au moment de l'étreinte passionnée, au travers des cils, j'entrevois le feu sombre et terne du désir."

Elle pose le livre et, elle qui ne peut bouger ses membres, casse un verre par le seul pouvoir de son esprit.


Tarkovski semble donner raison à l'écrivain, lucide sur l'incapacité de la chambre à réaliser des souhaits. Pourtant il fait aussi l'apologie des pouvoirs de la poésie comme de ceux de l'esprit. Ce film peut avoir plusieurs lectures : psychanalytique, politique, métaphysique. Tourné en pleine période soviétique, il faillit bien ne jamais sortir. Pourtant Tarkovsky ne se réclamait pas spécialement de la dissidence : il était tout simplement ailleurs.

Je suis allée voir Stalker plusieurs jours d'affilée au cinéma dans une de ces petites salles pourries et géniales qui passent des petits bijoux, et où le caissier est aussi projectionniste ; j'ai choppé la VHS, puis le DVD, je le connais par coeur. Pourquoi j'en parle ? Parce qu'il est notoirement inconnu peut-être.

Parce que ce n'est ni un documentaire ni un film engagé. Parce que c'est autre chose. Mais (pour ceux que la lenteur ne rebute pas et qui le regardent jusqu'au bout) c'est un des plus beaux films de tous les temps.

Et parce que j' avais envie de partager ça ce soir sans autre raison. Un peu de beauté dans ce monde de brutes en somme.


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Re: Film : Stalker - Andrei Tarkovsky

Message  niouze le Sam 7 Nov - 11:56

tient pas vu celui la mais on m'en a parler
par contre vu solaris (nettement plus connue d'autant qu'il y a eu un remake (burk! )) du meme auteur pas mal meme si on sent le manque de moyen flagrant du ciné russe de cette epoque (en meme temps pas de moyen veut pas dire mauvias film )

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Re: Film : Stalker - Andrei Tarkovsky

Message  Invité le Sam 7 Nov - 12:09

J'ai vu Solaris aussi et beaucoup moins aimé : c'est un bon film sans plus et qui, lui, souffre du manque de moyens en effet.
Stalker n'a pas besoin de moyens : sa beauté ne réside pas dans des effets spéciaux réussis.
Et c'est tellement bien un film sans morale à l'américaine....

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Re: Film : Stalker - Andrei Tarkovsky

Message  spike le Sam 7 Nov - 15:54

Réédité cette année ou l'année dernière, je sais plus bien (source Mad Movies).
Je ne l'ai pas encore vu non plus...
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