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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Jeu 11 Nov - 10:28

Le G20 de Séoul, sur fond de guerre des monnaies
France Info - 05:07
Le sommet du G20, qui s’ouvre ce soir à Séoul, ne s’annonce pas vraiment sous les meilleurs auspices. Lui qui devait lancer une nouvelle coopération mondiale se retrouve impliqué dans des querelles intestines - ce que l’on appelle la guerre des monnaies : le cours du yuan, et la faiblesse du dollar.

Ce devait être un nouveau départ - le début, du moins, d’une nouvelle ère de coopération mondiale, maintenant que la crise économique de 2008 est bien derrière nous : le sommet du G20, qui s’ouvre ce soir à Séoul, en Corée du Sud, risque fort d’accoucher d’une souris.
Chargés d’élaborer le projet de communiqué final, les représentants des différents ministères des Finances, réunis mardi, n’ont pu que constater leurs divergences... On s’oriente vers un communiqué a minima, sans objectif chiffré.

La faute à ce que l’on appelle la guerre des monnaies : face-à-face, le yuan et le dollar. Les Etats-Unis sont accusés de menacer l’équilibre économique mondial, en favorisant la faiblesse du dollar. Quant à la Chine, elle refuse de réévaluer le yuan. Ju Jintao a appelé les autres pays à “prendre leurs responsabilités et à faire face à leurs propres problèmes”. Ce qui a le mérite d’être clair... et de bloquer toute discussion ultérieure.
La guerre des monnaies ne fait que commencer, prévient Jean-Hervé Lorenzi, président du cercle des Economistes, professeur à l’Université de Paris Dauphine.

Car la pierre angulaire de ce sommet du G20 devait être l’équilibre de la croissance mondiale. Christine Lagarde, la ministre française de l’Economie, a jugé que la question des taux de change dominerait les débats - mais que le sujet ne pourrait être réglé en un sommet.
Quant au vice-ministre chinois des Affaires étrangères, il a déjà prévenu : le G20 devra se concentrer sur des questions mondiales, et non sur le yuan...

Au final, on semble loin, très loin, de la belle unité trouvée voici deux ans pour lutter contre la crise.
Aujourd’hui, la plupart des grandes économies connaissent encore une croissance faible, alors que les pays émergents (Chine, Brésil) sont vite sortis de la crise pour retrouver une vigueur certaine. D’où une certaine tension, avant même que les débats ne commencent...



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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Jeu 11 Nov - 11:20

Selon Lula, le monde "va à la faillite" si les pays riches ne consomment pas plus
Source AFP
http://www.lepoint.fr/monde/selon-lula-le-monde-va-a-la-faillite-si-les-pays-riches-ne-consomment-pas-plus-11-11-2010-1261098_24.php
Les pays riches doivent développer leur consommation intérieure, comme l'ont fait les pays émergents, et ne pas compter seulement sur les exportations, car sinon le monde ira "à la "faillite", a déclaré, jeudi, à Séoul le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Si les pays développés "ne consomment pas et misent uniquement sur les exportations (pour sortir de la crise), le monde court à la faillite", a averti devant la presse le président brésilien, peu avant le début d'un sommet du G20 centré sur les déséquilibres économiques mondiaux et la "guerre des monnaies". Lula, dont c'est le dernier G20 en tant que président, a également fait part de son inquiétude quant aux conséquences des politiques d'austérité mises en place par les pays développés, soucieux de réduire leurs énormes déficits publics, à la suite des différents plans de soutien qu'ils ont lancés au plus fort de la crise financière.

Les dirigeants des vingt économies les plus importantes de la planète sont réunis jeudi et vendredi à Séoul pour un sommet qui s'annonce orageux en raison des tensions générées notamment par les mesures de relance décidées par les États-Unis. Ces mesures ont aussi pour effet de provoquer une baisse du dollar. Le Brésil avec d'autres pays, comme la Chine, ont accusé les États-Unis de vouloir ainsi favoriser leurs exportations au détriment de la compétitivité de leurs économies.
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Jeu 11 Nov - 13:16

Première manif contre le sommet du G20 à Séoul
mardi 9 novembre 2010 (08h20)
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article110265
Première manif contre le sommet du G20 à Séoul

mis en ligne mardi 9 novembre 2010 par jesusparis

Ce dimanche a eu lieu la première grosse manifestation contre le sommet du G20 à Séoul, qui a lieu jusqu’au 11-12 novembre.

Plus de 30 000 travailleur-euse-s et étudiant-e-s ont protesté contre les politiques néolibérales et la politique sud-coréenne

Les thèmes principaux ont été en particulier l’aggravation de l’exploitation des travailleur-euse-s, migrant-e-s ou non, par le gouvernement actuel ainsi que son délire sécuritaire - 50 000 policiers rien qu’à Séoul pour protéger le sommet, ainsi que l’utilisation de l’armée et l’interdiction des manifestations.

La Séoul Plaza, sur laquelle manifestation a eu lieu, a été bouclée hermétiquement par près de 8 000 flics anti-émeute. Ainsi une tentative de rupture dans la direction le centre-ville a échoué après la manifestation, où de nombreux-ses manifestant-e-s ont été blessés par des gaz CS - mais les policiers ont dû aussi s’accommoder de blessés.

La manifestation s’est déroulée jusqu’à tard le soir et a été considérée comme un succès pour une première manif.

Aujourd’hui a lieu une conférence de presse avec des activistes du monde entier à propos du refoulement de plus de 200 activistes à la frontière coréenne ; de plus le Mediacenter d’Indymedia Corée sera ouvert aujourd’hui.

Ici vous trouverez un petit témoignage sur la manif d’hier :

http://www.demotix.com/news/499981/... Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info http://www.hns-info.net/spip.php?article26704
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Re: ... G20 ...

Message  niouze le Jeu 11 Nov - 14:19

sa va surement charcler la bas; vu que les coréen eux quand ils manifeste c'est pas merguez frite et "tous ensemble " sous la banniere cgt
en france on les traiterais surement de racaille, casseur, et autre joyeuseté dont on a put entendre le nom ses derniers temps ...

_________________
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Jeu 11 Nov - 17:54

Avec le G20, commmencent les manifs.....Anti G20.
11/11/2010 à 15h53 | 246 vues | 0 réactions
http://www.lepost.fr/article/2010/11/11/2301246_avec-le-g20-commmencent-les-manifs-anti-g20.html
Alors que le G20 débute à peine, les manifestants "anti-mondialistes" ne se sont pas fait attendre et ont déjà violement montrer leur mécontentement face aux politiques menées par "les grands pays" de ce monde. De 3 000 à 9 000 personnes se sont pressées dans la rue. Ils y ont même enterré symboliquement le G20.

Un dispositif de sécurité impressionnant.

Certes, il y avait moins de monde dans la rue que ce que les organisateurs espéraient, mais certains ont pu être "refroidi" par le dispositif de sécurité mis en place par le gouvernement Sud-Coréen : 30 000 policiers et 20 000 membres des forces anti-émeute se retrouvent en effet à Séoul, et comme le note BFM TV, des "officiers munis de mitraillettes" quadrillent les lieux publics et patrouillent dans les stations de métros.

Les manifestants ont de plus l'interdiction de se trouver à moins de 2 Kilomètres du bâtiment ou se déroule le G20, entouré lui-même d'une barricade de 2 mètres de hauteur…..

Les manifestations signent le début du G20

http://www.europe1.fr/International/Les-manifestations-signent-le-debut-du-G20-307919/
3.000 personnes ont défilé dans les rues de Séoul, jeudi soir, alors que le sommet s’est ouvert.

"La guerre des monnaies, ce n'est pas une priorité!". "G20, arrêtez de faire payer le peuple pour la crise". Voilà ce qu’on pouvait lire sur les banderoles lors de la manifestation contre le sommet du G20 qui a débuté jeudi soir à Séoul.

Quelque 3.000 personnes, un chiffre en deçà des espoirs des organisateurs, ont marché bruyamment dans les rues de la capitale coréenne, où étaient déployés 50.000 membres des forces de l'ordre. Dans le cortège, on trouvait des étudiants, des syndicalistes, des militants d'associations internationales antimondialisation, mais aussi quelques familles.

Dîner de travail

Côté officiel, la réunion a débuté par un dîner de travail où ont pris place les chefs d'Etat et de gouvernement, dont l'Américain Barack Obama et le Chinois Hu Jintao, accueillis par leur homologue sud-coréen Lee Myung-Bak. Ils seront au complet vendredi, avec l'arrivée prévue de Nicolas Sarkozy, représenté jeudi soir par la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Les débats du G20 seront dominés par la guerre des monnaies, à savoir des désaccords sur les taux de changes, notamment le yuan chinois et le dollar américain, dont les cours sont jugés trop faibles par de nombreux autres pays.

Les dirigeants du G20 se sont déjà réunis quatre fois en sommet, en novembre 2008 à Washington, début avril 2009 à Londres, fin septembre 2009 à Pittsburgh et en juin 2010 à Toronto, au Canada. Leur prochain sommet est prévu à l'automne 2011 en France dans une ville encore inconnue.



Des manifestants organisent un rassemblement des chandelles contre le Sommet du G20
http://french.peopledaily.com.cn/International/7195364.html
Des activistes ont convergé au centre ville de Séoul mercredi pour prendre part à un rassemblement de chandelles de bougies contre le Sommet du G20 prévu du 11 au 12 novembre.

Les activistes du syndicat des travailleurs sud-coréens et des manifestants étrangers ont scandé des slogans et des chants à Bosingak Pavilion au centre de Séoul. Beaucoup tenaient des pancartes et des photos des présidents sud-coréen Lee Myung-bak et américain Barack Obama.

Ils ont également protesté pour les droits des travailleurs en Corée du Sud.

Une loi spéciale sur la sécurité du G20 a été introduite pour interdire tous les meetings et manifestations au sein des 2km de la zone de sécurité du site du sommet, COEX dans le sud de Séoul.

Quelque 50.000 policiers, dont 20.000 anti-émeutes, ont été mobilisés pour protéger les dirigeants du monde pendant la durée du sommet. La police et les forces armées ont été mises en alerte maximale "Niveau 3" et l'alerte terroriste est aussi passée à " grave" -- l'échelle la plus élevée des quatre -- pour la première fois depuis qu'une commission de lutte contre le terrorisme avait été mise sur pied après les attaques du 11 septembre en 2001.

des "lois spéciale" et des effectifs militaropoliciers en armes dignes d'une prémobilisation pour contrer leurs peurs des peuples ... qui deviennent implicitement suspectés de possible "terrorisme" ...

commencez à faire vos prieres.
la vengeance des peuples sera terrible et sans plus de pitié que la votre ... bandes d'ordures immondes.


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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Ven 12 Nov - 10:19

G20 : l’important était de "nous mettre d’accord sur la création d’un mécanisme de surveillance" (Nicolas Sarkozy)
France Info - 09:34
Nicolas Sarkozy dit vouloir mener la présidence du G20 avec "responsabilité, réalisme". Le président français a prononcé un peu après 8h00 (heure française) le discours de clôture du sommet qui réunissait depuis hier à Séoul les représentants, chefs d’Etats et de gouvernements, des grandes puissances économiques mondiales. Un sommet qui, sans surprise, n’a abouti pour l’essentiel qu’à des accords de principe.


Les changes et les déséquilibres mondiaux étaient les deux sujets principaux abordés cette année par le G20 à Séoul. Un sommet qui s’est ouvert dans une grande tension et dont les membres "ont œuvré à l’apaisement", a souligné Nicolas Sarkozy dans son discours de clôture. " Sur le fond, nous nous sommes mis d’accord pour répéter notre refus des dévaluations compétitives et l’importance de la flexibilité des taux de change ", a dit le président français.
L’important était de "nous mettre d’accord sur la création d’un mécanisme de surveillance des déséquilibres persistants. Le G20 de Séoul confie à la président ce française le soin de mettre en place ce mécanisme", a indiqué le chef de l’Etat, qui a affirmé vouloir conduire la présidence du G20, dont la France va prendre la tête pour un an, avec "responsabilité et réalisme".

Politiques économiques : Le G20 met en garde contre des politiques économiques "non coordonnées", aux conséquences nécessairement désastreuses "pour tous", selon le communiqué final diffusé à l’issue du sommet. "Les risques persistent (...). Une croissance inégale et des déséquilibres croissants accroissent la tentation d’abandonner des solutions communes en faveur d’actions non coordonnées", ajoute le texte.

Croissance : Le "plan d’action de Séoul" appelle les pays développés et émergents à "assurer la reprise en cours, une croissance durable et la stabilité des marchés financiers, en particulier en évoluant vers des systèmes de changes davantage déterminés par les marchés, en renforçant la flexibilité des taux de changes pour refléter les fondamentaux économiques et en s’abstenant de dévaluations compétitives des monnaies ". Sur fond d’affrontement entre Washington et Pékin, le président américain Barack Obama a notamment déclaré à l’issue de ce sommet qu’il espérait que la Chine allait bientôt faire des progrès pour que le cours de sa monnaie "sous-évaluée" soit davantage déterminé par le marché.

Environnement : Les pays du G20 s’engage au succès de la conférence mondiale sur le climat de Cancun prévue fin novembre au Mexique et "réaffirment leur engagement résolu à combattre le changement climatique".

Le calendrier de la présidence française : Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il se rendrait aux Etats-Unis avant la fin de l’année pour discuter des objectifs de la présidence française du G20 avec Barack Obama. Le président français envisage également une visite en Afrique du Sud pour discuter du même sujet avec son homologue Jacob Zuma, tout comme il a évoqué la question récemment avec le président chinois Hu Jintao. Une rencontre est également prévue à Paris avec le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Enfin, pour le programme détaillé, Nicolas Sarkozy tiendra une conférence de presse "en janvier" à l’Elysée.

de la poudre aux yeux, pour " il est urgent de ne rien faire"...
la blague du jour ...
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Ven 12 Nov - 10:24

G20 : mission impossible pour la présidence française ?
Emmanuel Kessler - 09:52
Accord a minima à Séoul entre les grandes puissances et les pays émergents pour tenter de limiter les déséquilibres monétaires et commerciaux. Les Etats-Unis et la Chine ne remettent pas en cause leur stratégie de monnaie faible, qui pénalise notamment l’Europe. C’est la France qui va prendre pour un an la tête de ce forum internationale. A-t-elle plus de chances de changer les choses ?

Il faut reconnaître à Nicolas Sarkozy d’avoir lancé ce forum des chefs d’Etat et de gouvernement, réuni pour la première fois en pleine tourmente financière mondiale, fin 2008. Il s’agissait de faire en sorte que les pays qui concentrent 90% des richesses de la planète se coordonnent pour sauver l’économie mondiale en train de sombrer, et pour éviter de nouvelles crises. On s’est entendu pour relancer la croissance par des dépenses publiques, éviter de mettre des barrières aux frontières de chaque pays, qui plomberaient encore davantage le commerce mondial, donner plus de moyen au Fonds monétaire internationale, pour qu’ils puisse jouer les pompiers dans les Etats menacés de faillite. S’unir, pour s’en sortir. Ca a marché, tant bien que mal, jusqu’au début 2010. On n’est plus dans cet état d’esprit et c’est ce qui rend maintenant la coordination internationale de plus en plus difficile.

Qu’est-ce qui explique justement que les grands pays aient beaucoup plus de mal à s’entendre ?

Le tournant, ça a été la crise grecque. On s’est aperçu qu’un Etat pouvait faire faillite. La dette accumulée par les pays développés est devenu un défi majeur. A partir de ce moment là, il n’y a plus de marges de manœuvre pour relancer l’activité par des dépenses budgétaires. Comme on n’a plus les moyens de faire grossir le gâteau chez soi, on préserve jalousement ce qu’on a et on essaie de piquer des parts chez les autres. Le G20, lancé dans un but de coopération, est aujourd’hui submergé par la concurrence entre les pays, qui a repris le dessus. Cela va être très difficile d’infléchir cet état d’esprit dans l’année à venir, quelle que soit l’énergie que va déployer la présidence française. Les propos de Nicolas Sarkozy sur ses objectifs dans l’année à venir dont d’ailleurs plus modestes aujourd’hui qu’il y a quelques mois.

Donc la guerre des monnaies, dont on parle depuis quelques semaines, n’est pas près de s’arrêter ?

Elle n’est qu’un aspect d’une guerre économique mondiale exacerbée par la crise. Il y a aussi une guerre pour protéger ses marchés nationaux, une guerre fiscale. Tout cela, ce sont des formes de protectionnisme, une manière de fermer ses frontières pour se protéger. Se protéger, ou étouffer. Le risque, c’est une surenchère d’affrontements qui prolongerait la crise au lieu de la réparer.

....
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Ven 12 Nov - 20:31

G20 : Sarkozy et DSK vont "travailler main dans la main" pendant un an
France Info - 16:37
Le président français Nicolas Sarkozy a pris aujourd’hui à Séoul les rênes du G20, avec l’espoir de faire avancer des réformes susceptibles de réduire les déséquilibres économiques, mais aussi en affichant une certaine modestie, vu l’ampleur de la tâche.
Pendant un an, Nicolas Sarkozy va devoir notamment travailler avec Dominique Strauss-Kahn, le président du FMI. Tout cela, un an avant la présidentielle de 2012 ou les deux hommes pourraient se retrouver face à face.



Nicolas Sarkozy nouveau président du G20 va devoir travailler avec le FMI de Dominique Strauss-Kahn
©REUTERS/Philippe Wojazer

“Cette présidence” du G20, “nous l’abordons avec ambition et réalisme”, a affirmé Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse à l’issue de ce cinquième sommet du G20.
Alors que, miné par les tensions, le sommet de Séoul n’a débouché que sur un accord à minima, le nouveau président du G20 a exposé devant ses pairs et chefs de gouvernement les dossiers qu’il veut faire avancer au cours de l’année à venir.
Trois gros chantiers sont au programme, qu’il a plusieurs fois détaillé ces derniers mois : réforme du système monétaire international, dont il espère débattre “sans tabou”, lutte contre la volatilité du prix des matières premières, cause d’émeutes de la faim en 2008, notamment à Haïti et en Afrique, et réforme de la gouvernance mondiale (Fonds monétaire international, Conseil de sécurité élargi aux grands émergents, dont l’Afrique).

Nicolas Sarkozy a également annoncé son intention de travailler “main dans la main avec le FMI ” durant sa présidence du G20. Il a d’ailleurs déjà prévu de recevoir son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, “en décembre”.
L’ex-ministre socialiste a indiqué qu’il était “normal” qu’il aille rencontrer le président français. “Il faut qu’on se mette d’accord sur ce qui est possible”, a-t-il précisé. “Nous allons regarder les conséquences des politiques d’un pays sur les autres”, a expliqué de son côté Dominique Strauss-Kahn. Le FMI va ainsi avoir le rôle d’“un juge de paix” mais ne sera “en aucun cas le dictateur de l’économie mondiale”.


Alors que l’élection présidentielle en France est prévue en 2012, les deux hommes vont devoir cohabiter pendant un an. Alors que sa cote de popularité demeure très basse, Nicolas Sarkozy compte bien sur une présidence du G20 réussie pour redorer son blason.
Interrogé sur l’éventuel succès de cette présidence française, Dominique Strauss-Kahn a refusé de répondre, indiquant seulement : “il faut toujours avoir de grandes ambitions pour la France”.
Concernant son éventuelle candidature à la présidentielle, l’épouse du président du FMI Anne Sinclair a lâché cette semaine sur Canal + que son mari se prononcerait quand il en aurait “envie”.
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Ven 12 Nov - 21:18

Le G-20 accouche d'une souris
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101112.FAP0919/le-g-20-accouche-d-une-souris.html
SEOUL (AP) — Accord a minima à Séoul. Les dirigeants du G-20, dont la France a pris la présidence pour un an, ont refusé vendredi d'appuyer les efforts de Washington pour contraindre la Chine à réévaluer le yuan, promettant simplement de s'abstenir de toute "dévaluation compétitive".

Le sommet de deux jours organisé à Séoul n'a pas permis de régler l'épineux conflit sur la monnaie chinoise, qui fait craindre une guerre commerciale. Dans le communiqué final, les chefs d'Etat et de gouvernement ont tenté de donner l'impression d'unité qui prévalait il y a deux ans lors du premier du G-20, convoqué en pleine crise financière mondiale.

Mais de profondes divergences, en particulier sur le yuan, ont contraint les négociateurs à travailler toute la nuit pour arriver à un communiqué édulcoré. Certains dirigeants ont malgré tout tenté de présenter ce cinquième sommet du G-20 comme un succès, soulignant les engagements à lutter contre le protectionnisme et à se doter d'outils l'an prochain pour mesurer les "grands déséquilibres persistants" dans les échanges commerciaux internationaux.

"Notre principal sujet a été la question des changes et des déséquilibres mondiaux (...) Il me semble que c'est déjà un succès que les Vingt acceptent de considérer que c'est un problème", a déclaré le président français, Nicolas Sarkozy, à l'issue du sommet qui marque le début de la présidence française du groupe pour un an.

L'échec des Etats-Unis à rallier le soutien des autres pays sur le yuan souligne le déclin de l'influence américaine sur la scène internationale, notamment sur les questions économiques. Le président américain Barack Obama a également essuyé un revers en échouant à conclure cette semaine un accord de libre-échange avec la Corée du Sud.

La promesse contenue dans le communiqué final de refuser "toute dévaluation compétitive" est une grosse déception pour Washington, qui accuse Pékin de maintenir le yuan à un niveau artificiellement bas pour favoriser les exportations chinoises. Une telle déclaration n'a qu'une portée réduite, les Etats ne dévaluant leur devise que dans des situations extrêmes, comme une grave crise financière.

Les Etats-Unis n'ont pas réussi à faire inclure dans le texte le terme de "sous-évaluation compétitive", qui aurait montré une prise de position plus ferme du G-20 à l'égard de la politique monétaire chinoise. La position des Etats-Unis à Séoul a été affaiblie par la décision de la Réserve fédérale d'injecter 600 milliards de dollars de liquidités dans le but de relancer l'économie américaine, mesure qui pousse le billet vert à la baisse.

Le risque d'une guerre des monnaies persiste "complètement", a déclaré le ministre brésilien des Finances Guido Mantega. Le contentieux sur le yuan menace également d'entraîner une résurgence du protectionnisme.

Il est peu probable que l'accord de Séoul permette de réduire l'énorme déficit commercial enregistré par les Etats-Unis avec un pays comme la Chine, même si les dirigeants du G-20 ont dit vouloir avancer sur la question. Les "grands déséquilibres persistants" des comptes courants seraient évalués grâce à des "lignes directrices indicatives" devant être déterminées ultérieurement, selon le communiqué.

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont demandé que ces lignes directrices soient fixées par le G-20 avec l'aide du Fonds monétaire international (FMI) notamment. Ils ont aussi demandé une réunion de leurs ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale au premier semestre 2011 pour faire le point.

Le sommet laisse les analystes sur leur faim. "La seule décision concrète semble être que (les chefs d'Etat et de gouvernement) devraient continuer à mesurer la taille du problème plutôt que de faire quelque chose pour le régler", note Stephen Lewis, chef économiste de Monument Securities, basé à Londres, en référence à la question des déséquilibres mondiaux.

AP
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Re: ... G20 ...

Message  niouze le Sam 13 Nov - 16:20

comme d'hab' et comme toute ses réunion international qui coute des millions (quand sa donne quelques choses; rappelez vous du sommet sur le climat)

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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Sam 13 Nov - 17:35

des millions
... ^^

si tu comptes tout :
- les transports de tous
- la "sécurité" des lieux et celles individuelles des "invités"
- les flics et autres troupes + moyens electroniques et autres surveillances aerienne etc ...
- la bouffe
- l'hébergement
- les entourages
- ........

je pense que tu peux rajouter un 0.
et au fait , qui paye ???? ^^
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Dim 14 Nov - 10:51

La « guerre des monnaies » expliquée aux nuls
http://www.rue89.com/2010/11/10/la-guerre-des-monnaies-expliquee-aux-nuls-175296
A l'approche du G20 qui s'ouvre jeudi, politiques et médias ne parlent que de cette « guerre ». De quoi s'agit-il ?

Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, la « redoute » ; Christine Lagarde juge qu'elle ne « sera pas résolue » lors du sommet du G20 qui s'ouvre jeudi à Séoul. Depuis quelques jours, on ne parle que de cette « guerre des monnaies » dont le G20 (les vingt pays qui représentent 90% de l'économie mondiale) serait le champ d'opérations. Mais de quoi parle-t-on ?
Qu'appelle-t-on la « guerre des monnaies » ?

Cette guerre-là n'est pas très nouvelle. Les grands pays industrialisés « s'affrontent » à coup de dévaluations compétitives : plus leur monnaie baisse, plus cela dope les exportations et, sur leur marché, plus cela freine les importations de produits étrangers au profit de produits concurrentiels nationaux.

La « guerre » est d'autant plus âpre qu'elle a lieu entre des pays déjà très exportateurs (Chine) et des pays affichant des déficits commerciaux importants (Etats-Unis, pays européens). Les seconds jugent les premiers peu coopératifs.

Dans cette « guerre », les Européens ne vont pas vraiment vers la victoire : depuis juin, l'euro a grimpé de 13% par rapport au dollar et de 10% par rapport au yuan chinois. Et les déficits commerciaux avec ces deux zones ne cessent de se creuser. A 1,40 dollar l'euro, il n'est pas facile de vendre des Airbus ou du champagne.

Que se passe-t-il, concrètement ?

Les Américains peinent à relancer leur machine, dont le moteur est la consommation et l'investissement intérieurs (les exportations étant un moteur accessoire). La Réserve fédérale décide donc de déverser des liquidités pour soutenir l'économie. Par exemple, elle augmente la masse monétaire en rachetant des titres de dette de l'Etat fédéral (« quantitative easing »). De la dette disparaît, de la monnaie apparaît. Elle a ainsi décidé de racheter pour 600 milliards de dollars de bons du trésor.

S'il y a plus de monnaie, sa valeur baisse (c'est pareil avec les tomates sur le marché). La valeur du dollar baisse donc face aux autres monnaies.

Les monnaies asiatiques, à commencer par le yuan, évoluent dans le sillage du dollar : quand il baisse, les autorités monétaires chinoises baissent aussi leur monnaie, pour ne pas subir de conséquences fâcheuses sur leurs exportations. La limite : le risque d'inflation en Chine existe (elle atteint 4%), mais les autorités chinoises préfèrent jusque-là le courir. Elles vendent donc du yuan contre des dollars pour maintenir la parité entre les devises des deux pays. Les Américains crient à la « manipulation monétaire » : excédentaire, la Chine ne devrait pas avoir une monnaie aussi basse

L'euro, lui, trinque. Il grimpe contre toutes les autres monnaies. L'euro est géré avec une philosophie allemande : on ne joue pas avec la monnaie. Le seul objectif de la Banque centrale européenne est de maintenir un bas taux d'inflation. Voilà comment l'Europe se transforme en dindon de la farce.

L'Europe encaisse donc les chocs pendant que ses ministres bondissent comme des cabris en criant à la « guerre des monnaies ». Les Américains, eux, suivent une politique qui leur est chère, le « benign neglect » (douce insouciance) : ils se satisfont de la baisse du dollar, qui est bonne pour leur économie.

Que pourrait faire l'Europe ?

La voie choisie par l'Europe pour réduire ses déficits est présentée
comme « vertueuse » et « courageuse » : l'austérité (réduction des dépenses
et augmentation des impôts). Le problème, c'est que cette approche pèse
sur la demande, et donc sur la croissance.


L'Europe doit-elle suivre l'exemple américain, et financer plus massivement la dette des Etats (« faire tourner la planche à billets » disent les médias péjorativement) ? Cette question est taboue.

C'est à pas comptés que la Banque centrale européenne a commencé à acheter des
titres de la dette publique, une petite révolution conceptuelle dans ce temple de l'orthodoxie. Jean-Claude Trichet, qui est dans la dernière année de son mandat, a dû pour cela se bagarrer contre l'Allemand Alex Weber, l'autre homme fort de la BCE.

Pourquoi ne pas aller plus loin dans la relance par la monnaie ? Deux arguments sont généralement avancés :

C'est une formule qui ne marche pas : le vrai moteur de la croissance est l'offre (innovation, effort), pas la demande.

Cela relance l'inflation. Mais à la vérité, l'inflation est loin d'être un problème pour l'Europe, dans les circonstances actuelles. Elle ne dépasse pas 2% et c'est plutôt la déflation qui menace aujourd'hui les économies européennes.

Ces arguments sont largement idéologiques -surtout le premier. Comme le remarquait récemment l'économiste Thomas Piketty dans une tribune à Libération, les mêmes qui refusent l'aide des banques centrales aux Etats applaudissaient, il y a deux ans, le renflouement, par celles-ci, des banques privées pourtant responsables de la crise. Il écrit :

« Manifestement, plusieurs décennies de dénigrement systématique de la puissance publique ont laissé des traces. »

Le G20 y peut-il quelque chose ?

Aucun résultat n'est à attendre du sommet de Séoul, qui s'ouvre jeudi. Il s'agit d'une « question
trop compliquée »
pour être résolue en un seul sommet, a commenté avec raison Christine Lagarde ce mercredi.

Nicolas Sarkozy, qui va présider le G20 à l'issue du sommet, pour un an, affiche l'ambition de s'attaquer au problème : il prône une réforme du système monétaire mondial. Mais rares sont jusque-là les pays enthousiasmés par l'approche française.

Le G20 est de ce point de vue le digne héritier de ses ancêtres, G7 et G8 : il est le théâtre de réunions creuses et sans grande efficacité, qui n'ont d'autre utilité que de permettre aux grands de cette planète de se rencontrer et de papoter. Derrière les beaux sourires, chacun se fiche de ce qui arrive à l'économie des pays de ses collègues.
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Message  ivo le Jeu 18 Nov - 10:45

DSK : "Le programme de Sarkozy pour le G20 est ambitieux"
http://www.lepoint.fr/politique/dsk-le-programme-de-sarkozy-pour-le-g20-est-ambitieux-17-11-2010-1263594_20.php
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a jugé "ambitieux", mercredi, le programme de la présidence française du G20. Nicolas Sarkozy a reçu pendant plus d'une heure Dominique Strauss-Kahn dans le cadre des consultations qu'il a entreprises sur les priorités de cette présidence. Le chef de l'État français veut notamment lancer en 2011 le chantier de la réforme du système monétaire international (SMI), celui de la régulation des marchés de matières premières, et mettre en place une gouvernance économique mondiale dans laquelle le FMI jouerait un rôle crucial. Il souhaite aussi promouvoir de nouveaux financements pour l'aide au développement. Il a ainsi évoqué mardi soir, lors d'une intervention télévisée, une taxation des transactions financières pour financer le développement de l'Afrique.

"Ça promet un G20 pour une année 2011 qui peut apporter beaucoup à la stabilisation de l'économie mondiale. Donc, on va pouvoir y travailler chacun à sa place", a déclaré Dominique Strauss-Kahn à l'issue de son entretien avec Nicolas Sarkozy. Il a estimé que le rôle du FMI était notamment de servir de boîte à outils au G20. J'espère, sur un certain nombre de sujets qui sont ceux qui créent aujourd'hui des déstabilisations, du chômage, de la spéculation, qu'on va pouvoir faire avancer les choses", a-t-il ajouté. "J'ai bon espoir parce que le programme tel qu'il se dessine est un programme qui est ambitieux."

L'ancien ministre socialiste, dont Nicolas Sarkozy avait soutenu la candidature à la tête du FMI, est considéré comme un candidat potentiel pour l'élection présidentielle de 2012, bien qu'il évite soigneusement d'évoquer le sujet publiquement. S'il sollicitait et obtenait l'investiture du PS, Dominique Strauss-Kahn affronterait selon toute probabilité Nicolas Sarkozy - qui a cependant réaffirmé, mardi, qu'il n'annoncerait qu'à l'automne 2011 s'il brigue ou non un nouveau mandat. Le chef de l'État a déclaré, mardi soir, à la télévision qu'il avait "beaucoup de considération" pour Dominique Strauss-Kahn, dont il a estimé qu'il faisait "parfaitement son travail".
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Message  ivo le Lun 10 Jan - 11:34

Nicolas Sarkozy expose à Obama ses priorités pour le G20
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110110trib000590406/nicolas-sarkozy-expose-a-obama-ses-priorites-pour-le-g20.html


Le rôle du dollar et les mouvements de capitaux vers les pays émergents seront au menu de la rencontre de ce lundi.
Après ses voeux à l'Outre-mer, le président français s'est envolé pour Washington, où il s'entretiendra ce lundi avec son homologue américain. Président depuis mi-novembre le G20, soit les principaux pays riches et émergents, Nicolas Sarkozy veut partager ses vues avec Barack Obama, avant de présenter sa présidence du G20 le 24 janvier.

A propos de la réforme du système monétaire international, une des priorités de la présidence française du G20, Nicolas Sarkozy a déjà dit le mois dernier à l'OCDE, vouloir "engager une réflexion sur la pertinence d'un modèle basé sur l'accumulation de réserves en dollar [...] rendant une partie du monde dépendante de la politique monétaire américaine". "Aujourd'hui, la question n'est pas de réduire le rôle du dollar, mais nous pensons que fatalement le rapport de force entre les différentes monnaies va changer", précise-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat. L'idée défendue par la France consiste notamment à soutenir une diversification des monnaies de référence, avec, par exemple, un rôle accru des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI ou une internationalisation du rôle de la monnaie chinoise, le yuan.

La question du yuan

A la demande de la présidence française du G20, Pékin a d'ailleurs accepté d'organiser au premier semestre 2011 dans une ville chinoise un séminaire international sur les questions monétaires. "Pour parler de réforme du système monétaire international, il nous faut avoir la Chine et les Etats-Unis autour de la table", souligne un conseiller de Nicolas Sarkozy. La question de la sous-évaluation du yuan par rapport au dollar sera d'ailleurs au centre de la visite aux États-Unis du président chinois Hu Jintao la semaine prochaine. Plus généralement, Nicolas Sarkozy devrait aussi évoquer avec Barack Obama la surveillance des mouvements de capitaux et la mise à disposition, via le FMI, de liquidités pour aider les pays émergents en situation de crise. La volatilité des prix des matières premières, dont les effets dévastateurs sont manifestes en Algérie, devrait aussi être évoquée par le président français.
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Message  ivo le Lun 24 Jan - 11:32

G 20 : Nicolas Sarkozy dévoile la stratégie française
http://www.leparisien.fr/politique/g-20-nicolas-sarkozy-devoile-la-strategie-francaise-24-01-2011-1240535.php
Coup d'envoi à la présidence française du G8 et du G20. Le président de la République tient lundi matin à 11 heures une grande conférence de presse, pour la troisième fois de son mandat, mais dont l'ordre du jour n'est pas ouvert. Nicolas Sarkozy abordera les objectifs de la France dans cette double présidence, notamment de mettre un terme à la guerre des monnaies.

Il fera également un point sur la situation en Tunisie et en Côte d'Ivoire.

Les grands axes de ce rendez-vous seront donnés lors du discours de 40 minutes que Nicolas Sarkozy tiendra devant le corps diplomatique. Le chef de l'Etat reviendra certainement sur certains points au cours de l'heure réservée au jeu des questions-réponses.

300 journalistes, français et étrangers, sont accrédités. Et bien sûr, comme les deux précédentes conférences de presse, ce sont des journalistes qui couvrent habituellement l'Elysée qui devraient pouvoir poser leur question. Son entourage a pris soin de préciser que le président ne répondrait pas aux questions de politique intérieure, pas plus qu'il n'évoquera l'élection présidentielle de 2012.

Le mauvais précédent de 2008

L'exercice sera restreint, car il n'a jamais vraiment réussi à Nicolas Sarkozy. Le 8 janvier 2008, interrogé sur son histoire d'amour avec Carla Bruni, dont le dévoilement avait été mis en scène à Disneyland Paris quelques jours plus tôt, le président de la République avait -très longuement- répondu avec humour, un peu d'agacement, et un peu de hauteur sur son souci de «rompre avec la tradition de l'hypocrisie et du mensonge» qui sied aux affaires de coeur dans la vie politique. Mais une répartie était restée dans les mémoires, «avec Carla, c'est du sérieux».

En décembre 2009, le rendez-vous s'était limité à un exposé sur le grand emprunt sans possibilité pour les journalistes d'interroger le chef de l'Etat.
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Message  ivo le Lun 24 Jan - 14:09

Le G20, la Tunisie et les otages au centre du discours de Nicolas Sarkozy face à la presse
FRANCE INFO - 12:52
La conférence de presse tenue ce matin par Nicolas Sarkozy dans la grande salle des fêtes de l’Elysée était très attendue. C’est en effet la troisième intervention de ce type du chef de l’Etat depuis le début de son mandat en 2007. Une intervention qui intervient en outre à quinze mois seulement de l’échéance présidentielle de 2012. C’est aussi cette conférence qui lance la présidence française du G8 et du G20 en 2011. Le chef de l’Etat a pris la parole un peu après 11h00. Devant quelque 300 journalistes et 200 ambassadeurs, il a exposé dans un discours d’une trentaine de minutes, suivi des questions de la presse, ses objectifs ambitieux pour le G20 notamment. Dans un deuxième temps, le chef de l’Etat a évoqué les évènements tunisiens, et la question des otages Français au Niger et en Afghanistan.
"Si le G20 veut rester légitime il doit demeurer efficace". Et pour qu’il le soit, Nicolas Sarkozy résume l’objectif de la présidence française en ces termes : "ouvrir des chantiers de fond qui ne peuvent plus attendre". "Nous vivons dans un nouveau monde, nous avons donc besoin de nouvelles idées", a expliqué le chef de l’Etat, qui se présente une fois encore comme le président du changement. Après s’être livré pendant une vingtaine de minutes à un " diagnostic " de l’économie mondiale et avoir dressé le bilan des avancées réalisées depuis deux ans en matière notamment de régulation, rappelant notamment " l’encadrement des bonus, qui aujourd’hui fait consensus ", Nicolas Sarkozy a exposé les grands chantiers de la présidence française du G20 pour 2011.

D’abord, "se mettre d’accord sur les indicateurs définissant les déséquilibres économiques". Un premier travail "extrêmement important", a-t-il insisté, et qui devra se faire avec le concours et du FMI. Afin de réduire le besoin d’accumulation de réserves, la France proposera en outre au G20 " un code de conduite en matière de gestion des flux de capitaux et souhaite que le FMI exerce une surveillance sur ces flux ", a-t-il indiqué.

G20 : Nicolas Sarkozy est favorable à un code de conduite sur les flux de capitaux et veut élargir le rôle du FMI Écoutez le chef de l’Etat (0'40")

La France, qui est "favorable à une taxe sur les transactions financières ", ne souhaite pas en revanche revenir à un système de change fixe, pas plus qu’elle ne souhaite remettre en cause le dollar. Concernant la volatilité des prix des matières premières, " nous voulons la régulation des marchés en matière agricole " et améliorer la transparence en proposant notamment "une base de données commune", a expliqué Nicolas Sarkozy.
Enfin, l’une des nouveautés du G20 sous présidence française sera également dans le domaine de l’emploi, avec, pour la première fois, " un sommet social à la veille du sommet du G20, parallèlement au sommet des chefs d’entreprises", a-t-il annoncé.

G20 : le chef de l’Etat réaffirme qu’il est favorable à une taxe sur les transactions financières Écoutez Nicolas Sarkozy (0'38")

"Nous ne règlerons pas tous les problèmes en une présidence", a-t-il prévenu tout en assurant sa volonté de mener une présidence française du G20 collective. Le chef de l’État français a notamment indiqué avoir proposé "à Mme Merkel, qui l’a accepté, que l’Allemagne co-préside avec le Mexique - qui assurera la présidence du G20 en 2012- un groupe de travail qui sera chargé du système monétaire international".
Le groupe des huit pays les plus riches se réunira en mai à Deauville. Pays auxquels se rajouteront les pays émergents dans le G20 à Cannes en novembre.

Tunisie, otages, Côte d’Ivoire, Liban
C’est dans un deuxième temps de sa conférence de presse que Nicolas Sarkozy a évoqué les évènements tunisiens. Pour répéter combien la France n’avait pas pris "la juste mesure de la désespérance, de la colère et des souffrances" du peuple tunisien, "peuple frère".
Le chef de l’État toutefois a revendiqué "une certaine réserve, un recul, quand il s ’agit de commenter les évènements dans des pays qui ont été la France et qui ne le sont plus". Pour éviter, dit-il, "de se voir reprocher des réflexes coloniaux ".

Nicolas Sarkozy sur la Révolution tunisienne : "quand on est si proche, on n’a pas toujours le recul nécessaire pour comprendre les sentiments de l’autre" (2'03")

Nicolas Sarkozy a défendu notamment Michèle Alliot-Marie, assurant qu’elle avait, par ses propos du 11 janvier devant l’assemblée, voulu "éviter qu’il y ait plus de drames" en Tunisie. Il a en outre insisté sur le fait que la France "abritait la quasi-totalité de l’opposition démocratique tunisienne " avant la Révolution de jasmin, et que ça lui avait été précisément "reproché par le régime Ben Ali".

Quand le chef de l’Etat prend la défense de sa ministre des Affaires étrangères (0'41")

Réserve ici, fermeté face au terrorisme. Nicolas Sarkozy interrogé sur la mort des deux otages français au Niger début janvier a montré du poing. Selon lui, l’opération française était "la seule décision à prendre".
"Commençons à être faible et on ne sera jamais assez faible, a-t-il expliqué. Commençons à mettre un genou au sol et on s’inclinera jamais assez. Chaque fois que les démocraties se sont aplaties, elles l’ont payé très cher" !

Sarkozy sur le terrorisme : "la peur, la lâcheté dans le monde ont toujours conduit à des catastrophes" (1'01")

Les otages au Niger et en Afghanistan "sont en vie" a confirmé le chef de l’Etat "mais moins j’en dirai, mieux ce sera" (0'31")

Nicolas Sarkozy enfin est revenu sur son soutien "au seul gouvernement légal et légitime" en Côte d’Ivoire. Et a revendiqué la volonté française de "préserver la miraculeuse diversité au Liban", afin que le peuple libanais ne soit "pas demain déchiré par une nouvelle crise". Le Liban où le gouvernement d’union nationale s’est effondré le 12 janvier, après la démission des ministres venus du hezbollah.

Nicolas Sarkozy a bien sûr aussi parlé de la Côte d’Ivoire, où le président sortant Gbagbo refuse de céder la place au président élu Ouattara Ecoutez le chef de l’Etat (0'28")

Le chef de l’Etat a aussi évoqué le Liban Nicolas Sarkozy (0'46")

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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Mar 25 Jan - 9:57

A la Une : les ambitions internationales de Nicolas Sarkozy
http://www.rfi.fr/emission/20110125-une-ambitions-internationales-nicolas-sarkozy
Par Frédéric Couteau
Lors de sa conférence de presse lundi matin 24 janvier 2011 à l’Elysée, le président français a placé la barre haut… «Nicolas Sarkozy fixe de très hauts objectifs pour le G20», s’exclament Les Echos. «Sarkozy mobilise le G20 contre la spéculation», annonce Le Figaro. «Son très ambitieux G20», commente Libération. «Derrière la posture, l’imposture», dénonce pour sa part L’Humanité.

Tous les commentateurs sont au moins d’accord sur un point : l’ambition affichée de Nicolas Sarkozy. La Voix du Nord résume la situation : «À l’heure où sa popularité est au plus bas, le président recherche un nouveau souffle dans l’ascension des sommets de l’année, G8 en juin, G20 en novembre. (…) Bon courage ! On ne pourra pas reprocher au chef de l’État de jouer 'petit bras', estime le quotidien nordiste. D’ici à la fin de l'année, il espère avoir convaincu ses dix-neuf partenaires d’avancer sur des terrains où ils n’ont jamais voulu, à ce jour, mettre un orteil : taxation des transactions financières, réforme du système monétaire international, régulation des prix agricoles, 'socle de protection sociale universel' qui s’imposerait à tous les membres du G20.»

«Avec un tel programme au cœur de 'son' G20, remarquent Les Echos, l’hyperprésident va devenir jusqu’en novembre, date du sommet de Cannes, une sorte de 'supraprésident', au-dessus des partis et presque au-dessus de son pays.»
«Les douze travaux d’Hercule sont peu de chose comparés à ceux de Nicolas Sarkozy, relève Libération. Le chef de l’Etat dispose d’une année pour changer la face du monde. Ni plus, ni moins. (…) Rien n’est gagné, loin s’en faut, poursuit Libération. Nicolas Sarkozy est sans doute le mieux placé pour savoir que les solutions aux questions qu’il soulève se trouvent davantage du côté de Washington et de Pékin, qu’ici à Paris.»

Paroles, paroles !

Sur le plan intérieur, cette posture volontariste va-t-elle être payante dans la perspective de la présidentielle de l’année prochaine ?

Le Figaro veut y croire : «cette croisade peut-elle permettre à Nicolas Sarkozy de reconquérir l’opinion ? Pourquoi pas, estime le journal, puisqu’il y a de longue date une unanimité française sur ce que devrait être la bonne marche du monde. C’est peut-être une mauvaise nouvelle pour le Parti socialiste, estime Le Figaro. Comment, lorsqu’on est de gauche, s’opposer à un homme qui fait de la régulation mondiale son combat ? Comment, lorsqu’on est de gauche, s’opposer à un homme qui entend combattre la spéculation sur les marchés agricoles (…) ? Comment, enfin, lorsqu’on est de gauche, s’opposer à quelqu’un qui, sur tous ces sujets, a la même vision que Dominique Strauss-Kahn ?»

Mais d’autres commentateurs sont beaucoup moins convaincus… Pour Le Midi Libre, «tout le monde lui sait gré d’avoir un projet ambitieux. De mettre un coup de pied dans la fourmilière mondiale. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. À l’international, comme au national, le chef de l’État offre l’image d’un président qui parle beaucoup. Communique efficacement. Évoque avec pertinence les dossiers. Mais obtient peu de résultats. »
«Au fil des mois, Sarkozy semble avoir compris qu’il fallait qu’il se 'présidentialise', pointe La République des Pyrénées. Mais ce revirement n’arrive-t-il pas trop tard ? L’Elysée ne se fait pas trop d’illusions. L’opinion publique non plus

Enfin pour L’Humanité, Nicolas Sarkozy a fait lui-même «aveu d’impuissance», non seulement pour ce qui concerne la régulation des marchés financiers mais aussi dans les autres dossiers de la politique étrangère, que ce soit la révolution tunisienne ou la mort des otages du Niger.

Engrenage

L’autre grand titre ce mardi : l’attentat-suicide qui fait au moins 35 morts lundi à Moscou… «Carnage à l’aéroport de Moscou», s’exclame Le Figaro. Même titre pour La Nouvelle République ou encore pour Libération qui s’interroge : «cet acte de terrorisme venu du Caucase, selon Moscou, va-t-il justifier de nouvelles restrictions à la fragile démocratie russe ? (…) Chaque fois, relève le journal, la violence d’attentats odieux a justifié de nouveaux tours de vis. Le duo Poutine-Medvedev fera de même ce mardi 25 janvier, avec une nouvelle fois l’assentiment des partenaires occidentaux unis contre le même ennemi. La menace terroriste et islamiste est évidemment réelle en Russie, affirme Libération. Mais il faut aussi entendre les défenseurs des droits de l'homme qui ont dénoncé les méthodes et les manips du régime et de ses services secrets.»

Enfin, pour La Nouvelle République, c’est une spirale infernale : «les mesures 'plus dures et cruelles' promises par le petit tsar au lendemain du précédent attentat ne semblent avoir qu’un seul effet, relève le journal : stimuler l’imagination des combattants invisibles de cet 'émirat du Caucase' que personne, ni à Moscou, ni à Davos ne souhaite voir émerger un jour.»
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Mar 25 Jan - 13:06

N. Sarkozy et le G20 : une présidence modeste
EMMANUEL KESSLER - 09:19
Nicolas Sarkozy a fixé hier les objectifs de la présidence française du G20 en 2011 : réforme monétaire, taxe sur les transactions financières, transparence sur les prix des matières premières. En un an, ces réformes peuvent-elles aboutir ?
Version audio : le chef de l’Etat veut donner une tonalité sociale au G20... (2'40")

Nouveau monde, nouvelles idées. C’est le slogan retenu pour cette présidence française. On pourrait y ajouter : nouveau Sarkozy. Souvenez-vous : au début de la crise, le chef de l’Etat promettait de refonder le capitalisme. En 2009, il menaçait de laisser sa chaise vide au sommet du G20 de Londres, faute d’accord sur la réforme du système financier. 2011 : changement de ton. Sur les monnaies par exemple, tout en espérant avancer sur un système qui permettrait de mieux encadrer les taux de change, pour limiter leur impact sur le commerce, il a pris soin de ménager la Chine, avec l’organisation d’une conférence à Pékin sur le sujet, et de souligner qu’il n’est pas question de remettre en cause la place prépondérante du dollar, histoire de ne pas braquer les Américains. On est plus dans le « Tout devient possible » de 2007. Il ne s’agit plus de prétendre aboutir trouver les solutions en quelques mois, mais surtout de mettre les problèmes sur la table, de débattre. Des ambitions oui, mais sans donner de leçons.

Est-ce que cette présidence va profiter à Nicolas Sarkozy sur le plan de politique intérieure ?

Le chef de l’Etat veut faire le pont entre le global – les affaires du monde – et le local – la situation économique intérieure. Il y a deux thèmes qui visent accentuer l’image d’un Président qui veut corriger les excès d’un capitalisme porteur de dégâts sociaux : la taxation des transactions sur les marchés financiers et la création d’une sorte de socle de protection sociale universelle. Le problème, c’est que sur ces sujets, il faut un consensus quasi mondial pour aboutir. Et il excède les prérogatives d’un Forum comme le G20 qui a bien fonctionné en pleine crise pour dégager une certaine solidarité mondiale, mais qui aujourd’hui bute sur le retour au premier plan de la défense des intérêts nationaux. C’est donc davantage sur ses prises de position, que sur ses résultats que Nicolas Sarkozy va compter pour rehausser son image dans l’opinion. La rupture annoncée en 2007 s’éloigne. On est dans une vision française, généreuse, des défis mondiaux qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain… Jacques Chirac.
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Re: ... G20 ...

Message  niouze le Mar 25 Jan - 13:47

tient (excepté sur le sécuritarisme en france fortement lié en vérité avec la situation économique déplorable) encore une preuve que sarko c'est beaucoup de blabla et jamais rien derriere !!!

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"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Lun 14 Fév - 19:11

G20 - Lagarde veut mesurer les déséquilibres de l'économie mondiale
http://www.lepoint.fr/economie/g20-lagarde-veut-mesurer-les-desequilibres-de-l-economie-mondiale-14-02-2011-1295276_28.php
Des indicateurs, censés guider une action coordonnée des grandes économies mondiales, pourraient être entérinés dès samedi.

La présidence française du G20 entre dans le vif du sujet vendredi et samedi. Christine Lagarde reçoit pour la première fois à Bercy ses homologues, qui pèsent ensemble 85 % du PIB mondial. Cinq grands chantiers seront sur la table, a rappelé la ministre de l'Économie, lundi, au cours d'une conférence de presse à Paris. Parmi ceux déjà abordés lors des précédents G20 et repris par la France figurent l'approfondissement de la régulation financière (normes comptables, réglementation applicable aux banques...), la définition d'un cadre pour une croissance "forte, durable et équilibrée" et les questions de développement.

La France va aussi faire avancer son propre agenda, fixé par le président de la République fin janvier : la réforme du système monétaire international et la lutte contre la volatilité des prix des matières premières. Sur tous ces sujets, la France entend pratiquer la politique des petits pas en impliquant plusieurs pays dans la conduite de chaque débat.

Un accord sur les indicateurs en vue

Le premier d'entre eux devrait intervenir dès samedi, veut croire Christine Lagarde. La France a bon espoir de parvenir à "trouver un accord sur les indicateurs de performances économiques". L'idée consiste à s'entendre sur une batterie d'indicateurs permettant de mesurer l'ampleur des déséquilibres entre les pays qui accumulent des excédents et ceux qui enregistrent des déficits extérieurs. Ces indicateurs seront plus larges que les seuls déficits ou excédents courants d'un pays, paramètre trop sensible pour servir seul de baromètre des déséquilibres de l'économie mondiale.

Derrière ces considérations techniques se cachent des enjeux économiques forts. Aujourd'hui, l'économie mondiale est déséquilibrée, a rappelé Christine Lagarde : "La Chine exporte, l'Europe consomme, les États-Unis consomment et empruntent." Ces déséquilibres existent à l'intérieur même de l'Union européenne. Christine Lagarde avait d'ailleurs mis les pieds dans le plat en mars dernier en critiquant la stratégie économique de l'Allemagne trop axée sur les exportations et pas assez sur la consommation intérieure. "Je ne suis pas sûre que ce soit un modèle durable à long terme et valable pour les autres pays de la zone euro", avait-elle déclaré dans une interview au Financial Times.

Coordonner les politiques économiques

Depuis, ses critiques ont été mises en sourdine : l'Allemagne est devenue le modèle de référence des réformes économiques du gouvernement. La France veut d'ailleurs tout faire pour empêcher de donner la sensation de pointer du doigt les mauvais élèves de l'économie mondiale. Il ne s'agit pas d'empêcher certains pays "d'être compétitifs", a tenu à rassurer la ministre française. Mais elle espère bien arriver à terme à coordonner un minimum les politiques économiques pour réduire les écarts qui seraient trop importants. Pour cela, il faudra aboutir à "des limites chiffrées" qui ne seront définies qu'une fois l'accord validé sur les indicateurs pertinents.

Sur les autres sujets, comme la réforme du système monétaire international (SMI), Christine Lagarde s'est voulue plus prudente. Elle a rappelé ses objectifs tout en précisant que la France utiliserait toute la durée de sa présidence du G20, jusqu'à la fin de l'année 2011, pour parvenir à des résultats tangibles. Deux nouveaux sommets G20 finances doivent se tenir cette année, le premier du 14 au 16 avril à Washington, et le second les 13 et 14 octobre à Paris, avant la clôture de la présidence française à Cannes les 3 et 4 novembre prochains.
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Ven 18 Fév - 9:39

G20 : un week-end pour observer le nouvel ordre économique mondial
FRANCE INFO - 05:04
Le G20 Finances doit se tenir à Paris ce soir et demain, sous la présidence de la France. Les ministres des Finances et les présidents de banques centrales des 20 pays du groupe tenteront de prendre la mesure du nouvel ordre économique mondial. Un évènement international qui sonnera aussi comme un des premiers actes de la campagne présidentielle française, avec la présence autour de la table de Nicolas Sarkozy et de Dominique Strauss-Kahn, possible candidat PS.

Dessine-moi un nouvel ordre économique mondial. C’est moins poétique qu’un mouton, mais c’est, pour simplifier, le but du G20 Finances qui se déroule à Paris ce week-end. Les ministres des Finances et les directeurs de banques centrales des 20 pays du groupe se retrouvent dès ce soir, pour un dîner à l’Elysée, avec un discours de Nicolas Sarkozy en guise de hors d’œuvre.

Ils iront ensuite se réunir au ministère des Finances, à Bercy. Mais chacun s’accorde à convenir qu’il serait vain d’attendre de grandes réformes de ce petit week-end sur les bords de Seine.

Le G20 Finances de Paris n’ambitionne pas de produire de grandes réformes. Les explications de Célia Quilleret. (0'51")

Les participants travailleront d’abord à trouver les outils pour cartographier et mesurer les nouveaux équilibres économiques mondiaux. Les pays émergents pèsent de plus en plus lourd, au point de représenter la moitié du PIB mondial. La Chine à elle seule, détient 30% des réserves mondiales de change. Et son dynamisme s’impose de plus en plus à l’Europe et aux Etats-Unis, réduits au rôle de consommateurs, lourdement endettés qui plus est, surtout en ce qui concerne les USA.

La ministre française Christine Lagarde annonce toutefois qu’elle évoquera quelques-unes des réformes voulues par la France : un système monétaire plus stable, des prix des matières premières moins volatiles par exemple. Mais l’ambition se limitera à lutter contre les abus.

Christine Lagarde tentera d’avancr des dossiers de la présidence française du G20, comme la régulation des prix des matières premières, sur laquelle elle tient à rassurer les pays émergents. (0'36")

DSK EN “PRÉ-PRÉ-CAMPAGNE” ?
Ce sommet du G20 Finances se double d’un petit évènement politique plus franco-français. Dominique Strauss-Kahn sera en effet présent autour de la table en tant que président du FMI. Le possible futur candidat à la candidature socialiste laisse encore planer le mystère autour de sa présence sur la ligne de départ de l’élection présidentielle de 2012, tenu au silence par sa fonction.

Il fera face à son rival potentiel, Nicolas Sarkozy, et tentera de secouer son image de grand argentier technocrate planétaire. Puisqu’il sera à Paris, autant faire d’une pierre deux coups et en profiter pour lancer un plan communication. Il s’échappera donc du ministère de l’Economie et des Finances pour aller se montrer face aux lecteurs du Parisien et sous les caméras de France 2. Il pourrait indiquer s’il se représente ou non pour un nouveau mandat à la présidence du FMI, ce qui permettrait aux augures de conjecturer sur sa candidature pour 2012. Au PS, un candidat ne se dessine pas d’un seul coup de crayon.

Grégoire Lecalot

encore du blabla et des milliards à la poubelle ....

si seulement il pouvait y avoir une petite bombe nucléaire sur paris cette nuit ....
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Re: ... G20 ...

Message  ivo le Sam 19 Fév - 18:33

G20 : accord sur la manière de mesurer les déséquilibres mondiaux
FRANCE INFO - 17:19
La présidence française du G20 a arraché in extremis à Paris un accord à la Chine sur les indicateurs de mesure des déséquilibres économiques mondiaux.
Paris franchit avec peine le premier obstacle de sa présidence du G20.
En marge du sommet, DSK affirme qu’il n’a "rien d’autre à l’esprit" que le FMI.


La salle de négociation du G20, au ministère de l'Economie et des Finances
© REUTERS / Francois Mori

La France s’était fixé comme objectif d’obtenir, dès sa première réunion à la tête du G20, un accord sur une liste d’indicateurs permettant de mesurer les déséquilibres économiques, accusés d’avoir nourri la crise mondiale et la "guerre des monnaies" qui a fait rage à l’automne.
Mais, longtemps, Paris a buté sur la résistance de certains pays émergents, la Chine en tête, qui s’opposaient à certaines mesures proposées.

Un compromis a finalement été trouvé in extremis. "Tout le monde y a mis du sien", a commenté la présidence française de ce forum des principaux pays riches et émergents qui représentent ensemble 85% de la richesse de la planète.
Les indicateurs finalement retenus comprennent la dette et les déficits publics, l’épargne et les investissements, la balance commerciale et le solde des investissements courants.
Ces indicateurs doivent servir de thermomètre pour établir un diagnostic partagé des grands déséquilibres, et faire, dans la seconde moitié de l’année, des recommandations de politique économique aux pays qui présentent des excédents ou des déficits excessifs.


G20 : la France arrache un accord sur la mesure des déséquilibres mondiaux - les précisions de Célia Quilleret (0'50")

La difficulté à parvenir à un compromis sur un sujet aussi technique en dit long sur les obstacles qui se dressent face aux ambitions réformatrices de la France. Paris veut en effet moderniser le système monétaire international, lutter contre la volatilité des prix des matières premières et instaurer une taxe sur les transactions financières pour aider les pays pauvres.
La Banque mondiale a tiré ce samedi la sonnette d’alarme : la flambée des prix alimentaires est en train d’atteindre sa cote d’alerte, représentant un risque pour la stabilité politique de nombreux pays.


DSK : "rien d’autre que le FMI"
Evidemment interrogé par la presse sur ses ambitions nationales dans la perspective de la présidentielle de 2012, le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn a promis qu’il n’avait "rien d’autre à l’esprit" que le FMI qui l’"occupe à plein temps" .

Tenu à un strict devoir de réserve sur la politique intérieure, DSK doit s’exprimer dimanche au 20h de France 2. Il a par ailleurs accordé un entretien aux lecteurs du journal Le Parisien, à paraître lundi, alors que les spéculations vont bon train sur sa candidature à la primaire du Parti socialiste avant l’élection présidentielle de 2012.

Gilles Halais, avec agences
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