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Message  Chabane's rds le Mar 12 Juin - 14:42

de rien, tout le monde se fait avoir une fois un jour ou l'autre... Wink

les demandes médicales urgentes ne sont jamais faites par mail, du moins jamais par un service hospitalier ou une autre source officielle : c'est trop aléatoire et incontrolable une fois lancé...

par contre le site hoaxbuster était mieux avant d'être refait : tu pouvais copier/coller le mail entier dans une boîte de recherche pour savoir direct si c'était répertorié ou pas. la fonction semble avoir disparu...
Chabane's rds
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http://www.chabanesrecords.c.la

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Message  niouze le Jeu 2 Aoû - 20:25

voila un bien sujet que je sait pas trop ou mettre : religion , économie liberal , arnaque ( liberal ) bon sa finira dans santé parceque sa y est quand même lié
Vatican : le lobbying des banquiers du sang ombilical a payé
Clea Caulcutt et Tom Cochez | Journalistes



En croisade contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires, Benoît XVI s’allie à des banques privées de sang de cordon ombilical... après avoir vanté le don.



Novembre 2009, principauté de Monaco. Des centaines d’évêques, prêtres et scientifiques convergent vers le palais des congrès surplombant la Méditerranée. Les soutanes impeccables se faufilent dans les couloirs alors que les scientifiques préparent leurs interventions. Ici, les religieux n’étudient pas la Bible, ni les textes sacrés, mais les dernières avancées scientifiques sur les cellules souches.

Nous sommes au deuxième congrès pour la recherche responsable sur les cellules souches, initié par le Vatican.

« J’avais trouvé ça extraordinaire que dans le congrès mondial sur les cellules souches, ça grouille d’archevêques, d’hommes en soutanes, c’était incroyable de voir ça », se souvient Agnès Gepner, ancienne directrice de la clinique parisienne Léonard-de-Vinci :

« C’était fascinant de voir à quel point l’Eglise pouvait s’engager dans un domaine médical très avancé. »

Ce congrès était l’un des derniers points d’orgue dans la bataille contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires. L’Eglise catholique soutient que les expériences menées sur ces cellules, issues de surplus d’embryons créés lors de fécondations in vitro, sont destructrices et portent atteinte à la vie humaine.
Joue-la comme Thierry Henry

Sa contre-attaque ? Le Saint-Siège soutient énergiquement la recherche sur les cellules souches non-embryonnaires issues de sang de cordon ou d’organes adultes.

Mais parmi les prêtres et les scientifiques venus discuter thérapies et régénération cellulaire, des banquiers d’un genre nouveau se sont glissés dans la foule. Ce ne sont pas des financiers ordinaires, mais des employés de banques de sang de cordon. On remarque l’intervention de Colin McGuckin, directeur scientifique de Cryo-Save, plus grande banque privée en Europe.

Importées des Etats-Unis et plébiscitées par les stars comme Thierry Henry ou le prince Felipe d’Espagne, ces banques proposent aux futurs parents un service un peu particulier : la collecte de sang prélevé dans le cordon ombilical du nouveau-né. Ce déchet contient de précieuses cellules souches sanguines, qui peuvent être congelées et stockées. Si l’enfant tombe malade, les banques promettent toutes sortes de thérapies révolutionnaires grâce aux cellules souches pour le sauver.

En Europe, des centaines de milliers de parents ont été séduits, s’acquittant d’environ 2 000 euros pour vingt ans de stockage, le plus souvent en Belgique ou en Suisse.
Silence du Vatican, qui noue des partenariats

En février 2011, le pape s’est déclaré hostile à « la prolifération des banques privées » pour la conservation du sang de cordon. Il a alors jugé que ces entreprises « affaiblissent le véritable esprit de solidarité » et s’est dit en faveur du don, un « acte de solidarité humaine et chrétienne ».

Puis c’est le revirement. Au cours de l’année, l’Eglise catholique démarre des collaborations avec deux banques privées de sang de cordon, NeoStem aux Etats-Unis et Cryo-Save en Europe.

En juin 2011, le Vatican signe un contrat d’un million de dollars avec la banque NeoStem. But de l’accord : faire du lobbying pour les cellules souches adultes ou issues du sang de cordon.

En juin 2012, le Saint-Siège se lie avec Cryo-Save, qui signe un partenariat avec l’hôpital universitaire Policlinico Gemelli chapeauté par le Vatican à Rome. Un accord pour la promotion de la congélation des cellules souches issues de sang de cordon.

Mais le PDG de Cryo-Save, Arnoud van Tulder, affirme que le cachet papal est aussi une bonne nouvelle pour les affaires, un partenariat qui « renforcera nos activités et notre position de leader ».

En novembre 2011, Benoît XVI a de nouveau plaidé contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires, mais cette fois ne mentionne ni les banques privées, ni une préférence le don.
« Escroquerie », dit un scientifique américain

En France, le législateur a interdit les banques de sang privées et la conservation du sang de cordon pour soi-même en 2011.

Seuls les cancers type leucémies ou lymphomes peuvent aujourd’hui être traités avec des greffons de sang de cordon. Mais ces greffons doivent provenir de personne saines, et non des mêmes patients pour éviter toute recontamination.

De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui contre la prolifération des banques privées. Le Groupe d’éthique de l’Union européenne, ainsi que l’Association mondiale de donneurs de moelle ont affirmé que sang de cordon conservé à but individuel n’avait aucune application connue. Même son de cloche chez l’Agence française de biomédecine et l’Etablissement français du sang, qui soutiennent un réseau public de donneurs.

Certains experts internationaux n’hésitent pas à dire que le service offert par les banques de sang ne sert à rien, voire que leurs activités relèvent de l’escroquerie.

« On pourrait affirmer que c’est pleinement une escroquerie si l’on connaissait la motivation des entrepreneurs. Est-ce qu’ils savent que le cordon conservé ne sera pas utilisé ?
» se demande Irving Weissman, directeur d’un centre de recherche sur les cellules souches à l’université de Stanford aux Etats-Unis.

« Mais la probabilité que ces cordons soient un jour utilisés est quasi-nulle, » tranche-t-il.
La longue liste des « maladies traitables »

On trouve néanmoins des longues listes de « maladies traitables » grâce aux cellules souches sur les sites Internet des banques de sang de cordon. Mais ces traitements sont le plus souvent encore au stade d’essais cliniques. Une publicité « trompeuse » selon Weissman.

Sur le site de Cryo-Save, on trouve pèle-mêle : l’infirmité motrice cérébrale, le cancer des ovaires, les lésions cérébrales et les anémies cités en tant que « maladies traitées » grâce aux cellules souches.

Pour Etienne Baudoux, directeur de la banque publique de sang de cordon à Liège, il est même probable qu’une majorité des cordons prélevés soit inutilisable. Dans son établissement, les employés jettent 66% à 75% des prélèvements, souvent parce qu’ils sont trop pauvres en cellules souches ou contiennent des anomalies.
Cryo-Save non grata en France

Les activités scientifiques de Cryo-Save se concentrent dans la ville de Niel en Belgique, là où l’entreprise a installé un énorme congélateur pour conserver ses échantillons de sang de cordon.

Mais Cryo-Save n’a pas pu obtenir le statut de banque de sang en Belgique, et exploite un flou juridique pour développer ses activités. Elle bénéficie du statut un peu particulier de « structure intermédiaire » grâce à son affiliation avec une banque de sang néerlandaise Cryo-Save Group.

Mais cette banque néerlandaise n’existe pas vraiment. Nos recherches montrent que la banque Cryo-Save Group est un simple centre logistique. Si Cryo-Save Group est reconnu comme banque de sang aux Pays-Bas, c’est seulement grâce à l’externalisation de ses activités scientifiques en Belgique.

Cryo-Save est en fait une construction quasi-flottante, reposant sur deux filiales prétendant se légitimer l’une l’autre.
Voir le document

(Fichier PDF)

Il n’empêche que la société a habilement su capter des fonds publics. En 2009, la Commission européenne a alloué près de 3 millions d’euros au consortium Hyperlab dont Cryo-Save est membre.

En Italie, Cryo-Save a obtenu 630 000 euros de la région Molise pour le développement de techniques de cryo-préservation à Campobasso.
Voir le document

(Fichier PDF)

En France, le consortium Novus Sanguis, dont faisait partie le directeur scientifique de Cryo-Save Colin McGuckin, a bénéficié de 3 millions d’euros d’investissements avec le parrainage du ministère de la Recherche. L’origine des fonds, elle, n’est pas connue mais on sait que le ministère de la Recherche a parrainé Novus Sanguis.

Cyro-Save est persona non grata en France, depuis que sa requête d’accréditation auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a été refusée en 2010. Et un appel auprès du Conseil d’Etat a été rejeté en mai 2011.
Le troisième congrès annulé par le Vatican

Une crise sans précédent secoue le Vatican et risque de déstabiliser son combat contre l’utilisation de cellules souches embryonnaires. En mars, le Saint-Siège a annulé son troisième congrès sur les cellules souches précipitamment, un mois seulement avant son ouverture.

Officiellement, l’Eglise affirme qu’il n’y avait pas assez de sponsors, ni suffisament de participants.

« C’était purement une affaire de chiffres, nous manquions de quelques milliers d’euros pour assurer l’évènement », a affirmé un responsable du Vatican, Scott Borgman, dans une interview avec l’Agence de presse catholique.

Selon des officiels anonymes cités par l’Agence, la participation de scientifiques impliqués dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires aurait divisé la communauté catholique.

« Pendant des mois, nos supérieurs n’ont pas écouté les appels pour l’exclusion de ces intervenants, nous sommes obligés de croire qu’ils ont dû prendre cette décision suite à une directive venue de plus haut », affirme une source anonyme.

Une intervention du Saint-Esprit ?

Avec le soutien du Fonds européen pour le journalisme d’investigation.

Remerciements à Sylvain Malcorps.
rue89.com

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Message  ivo le Jeu 13 Sep - 9:10

Un médicament sur deux est inutile, selon le livre-choc de deux médecins
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50% de médicaments inutiles, 20% de mal tolérés, 5% potentiellement très dangereux... mais 75% de remboursés ! C'est ce que proclament deux éminents médecins, le député Bernard Debré et Philippe Even, directeur de l'Institut Necker, dans un livre-choc qui paraît aujourd'hui.

Ce sont pas moins de 4.000 médicaments qui ont été passés au crible. Et le bilan est édifiant : la moitié ne sert à rien, 20% sont mal tolérés par l'organisme, 5% peuvent même être très dangereux. L'industrie pharmaceutique est "la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries", ajoutent les auteurs de ce Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, les professeurs Bernard Debré (député UMP de Paris) et Philippe Even (directeur de l'Institut Necker).

Pour régler la déficit de l'assurance-maladie, la solution est simple, selon eux : retirer du marché tous ces médicaments inutiles ou dangereux. Ainsi des tatines, les médicaments anti-cholestérol. Avalés par 3 à 5 millions de Français, ils coûtent à la France 2 milliards par an, disent-ils. Alors qu'ils sont "complètement inutiles".

Le Nouvel Observateur publie ce jeudi les bonnes pages du livre. Et dresse la liste exhaustive des 58 médicaments dangereux, qui comprend des médicaments cardiovasculaires, des anti-inflammatoires, des pilules.

Le Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux se veut, selon ses auteurs, "un livre d'information, pas d'opinion".
Ce qui n'est évidemment pas l'avis de l'industrie pharmaceutique qui dénonce "amalgames et approximations" dans cet "énième réquisitoire de Bernard Debre et Philippe Even". Car les deux éminents médecins avaient écrit, en mars 2011, un rapport au vitriol sur la réforme du système du médicament, à la suite de l'affaire du Mediator.
un livre qui fait la Une, un livre-choc signé par deux grands noms de la médecine...

Et si on en croit les professeurs Philippe Even et Bernard Debré, la moitié, oui la moitié des médicaments vendus en pharmacie ne servirait à rien. Non seulement ceux-là sont inefficaces, mais en plus 5 pour cent des médicaments seraient dangereux, comme dans le cas du Mediator. Ce livre, c'est le "guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux", et pour ses auteurs, il est temps de faire un grand ménage.

Et la charge est sévère : les deux médecins mettent en cause à la fois l'inertie des autorités sanitaires, la légèreté des médecins incapables de faire des ordonnances courtes mais aussi la pression des laboratoires sur les médecins comme sur les pouvoirs publics.


. Le professeur Even parle même dans le Parisien de "supercherie". Il accuse les labos de chantage à l'emploi sur les gouvernements successifs, des labos qui menacent dit-il de fermer des sites si les autorisations de mise sur le marché de leurs médicaments inutiles sont retirées. Et c'est comme ça que pour lui la "supercherie" continue.

Non seulement les deux auteurs du livre estiment qu'il est urgent de faire le tri, mais ils ajoutent un argument de poids en temps de crise : en déremboursant les médicaments inutiles, la Sécurité sociale pourrait faire jusqu'à 10 milliards d'euros d'économie.

C'est à lire dans le Parisien et Aujourd'hui en France, c'est aussi la une du nouvel Observateur.
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Message  ivo le Jeu 13 Sep - 9:18

On reste dans le domaine de la santé publique, avec une polémique qui est en train de monter dans les hôpitaux...
fr info
Le Journal du Dimanche l'a révélé le mois dernier, le Monde l'a évoqué il y a quelques jours, le Figaro y revient longuement ce matin :Les hôpitaux veulent faire payer les riches étrangers.

A la Pitié-Salpêtrière à Paris par exemple, il y a déjà un étage qu'on appelle "l'étage des Koweïtiens". En fait, ce sont de riches émirs du Golfe, des oligarques russes ou des riches du monde entier qui venaient jusque là se faire soigner en catimini dans ce qui reste considéré comme le "meilleur système de santé du monde". En catimini, car on ne leur applique pour l'instant que les mêmes tarifs que pour vous ou moi.

Seulement voilà, comme l'heure est à racler les fonds de tiroir, les hôpitaux de Paris ont décidé que ces riches patients venus de l'étranger allaient passer à la caisse à hauteur de leurs moyens. Une convention a été signée avec une société libanaise chargée de faire les devis et d'organiser les séjours parisiens de ces malades fortunés.

Mais dans les hôpitaux, c'est une pilule qui ne passe pas : on imagine déjà les passe-droits, les nababs accompagnés d'une suite envahissante exigeant tout, tout de suite, et qui finiront par devenir de fait des patients prioritaires, sans parler des exigences liées à la culture ou à la religion.

Pour certains médecins, cette logique du business est incompatible avec l'hôpital public. Pour d'autres, c'est au contraire une chance pour le rayonnement de la France alors que l'Allemagne, l'Angleterre ou la Suisse ont déjà pris une longueur d'avance dans cette mondialisation de la santé. Débat à retrouver dans les colonnes du Figaro.
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Message  ivo le Jeu 25 Oct - 8:36

le laboratoire Roche sur la sellette...
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Le laboratoire pharmaceutique suisse n'aurait pas analysé plusieurs milliers de rapports concernant les effets secondaires de ses médicaments. Il s'expose à une amende record à l'issue de la procédure. Une amende gigantesque souligne leFigaro.fr qui donne l'information : jusqu'à 5 pour cent de son chiffre d'affaires européen. C'est la première fois que l'Agence européenne du médicament lance une telle procédure d'infraction contre un laboratoire.

C'est aussi une affaire sans précédent si la faute est avérée, ce qu'on reproche, c'est un défaut de pharmacovigilance, le laboratoire étant censé contrôler les retours d'informations inquiétantes sur ses propres produits. En l'occurence, des milliers de rapports signalant des cas de décès et qui ont été négligés par le laboratoire. 19 médicaments sont concernés, dont des médicaments majeurs en cancérologie, ou encore des antiviraux comme Tamiflu contre la grippe.
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Message  ivo le Ven 26 Oct - 10:13

Novartis interdis dans plusieurs pays d'Europe
L'interdiction a été prise par mesure de prévention en Italie, Suisse, Autriche et Allemagne.
...
"les particules observées dans les seringues sont des protéines agglutinées", ajoutant qu'il s'agit d'"un phénomène qui arrive parfois sur des produits biologiques sans que cela ne porte à conséquence. Nous avons fourni aux autorités italiennes des résultats d'études cliniques récentes le prouvant". Le laboratoire a par ailleurs expliqué que "le lot [de vaccins] en question [qui] avait un problème […] a été identifié et stoppé et n'a pas été distribué"
>>>
http://www.atlantico.fr/pepites/vaccins-anti-grippe-lots-novartis-interdis-dans-plusieurs-pays-europe-525855.html

sans conséquences mais ... stoppé et non distribué ....
et ma grand mere joue au foot ...
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Message  ivo le Ven 26 Oct - 19:14

Distilbène : deux laboratoires condamnés en appel à indemniser une victime
fr info
C'était une décision très attendue par tous ceux qu'on appelle les "enfants distilbène". La cour d'appel de Paris a rendu vendredi un arrêt en demi-teinte concernant l'indemnisation de deux victimes de cette hormone de synthèse, prescrite aux femmes enceintes des années 30 à 70. L'une a obtenu gain de cause. L'autre non, faute de preuves. Les associations dénoncent "la frilosité" de la justice.
>>>
http://www.franceinfo.fr/justice/distilbene-deux-laboratoires-condamnes-en-appel-a-indemniser-une-victime-781867-2012-10-26



Du personnel non qualifié dans les blocs opératoires
fr info
Des brancardiers, des secrétaires ou encore des employés de ménage ou d'entretien enfileraient le temps d'une opération la blouse. C'est ce que dénonce l'Ordre national des infirmiers qui a saisi la justice. Pas moins de cinq plaintes pour "mise en danger" ont été déposées.

Inconnues des patients, ces pratiques pourraient en effrayer plus d'un. Certains hôpitaux et cliniques, publics et privés, emploient du personnel non diplômé dans les blocs opératoires pour assister les chirurgiens, comme le révèle vendredi Le Parisien. L'Ordre national des infirmiers (ONI) a saisi la justice et levé le voile sur ces pratiques.

Entre février 2011 et juillet dernier, cinq plaintes ont ainsi été déposées à l'encontre de 14 aides-soignants et un agent d'entretien un peu partout en France. Motif : exercice illégal de la profession d'infirmier et mise en danger d'autrui. Car oui, le danger pour les patients est bien réel.

Mise en danger des patients

"Ce sont des personnes qui n'ont pas de diplôme d'infirmier et exercent des actes normalement dévolus à des infirmiers de bloc opératoire", a expliqué Didier Borniche, président de l'ONI. Souvent au poste de circulant, ces faux infirmiers contrôlent le fonctionnement des équipements nécessaires à l'intervention, accueillent, préparent, ou encore installent le patient. Un rôle clé dans la garantie de l'hygiène et de la sécurité de ce dernier.

Brigitte Ludwig, présidente de l'Union des associations d'infirmiers de bloc opératoire (Unaibode), qui a tiré en premier la sonnette d'alarme, se dit inquiète. "On nous a signalé le cas de brancardiers mettant les patients en position sur les tables d'opération, ce qui relève de la compétence du chirurgien (...) et des cas de secrétaires faisant office d'aide opératoire", explique-t-elle au Parisien.

"La face émergée de l'iceberg"

Pourtant, la réglementation est stricte : toute personne n'étant pas au moins infirmier diplômé d'État est interdit d'accès aux salles d'opération lors des interventions. Mais les chirurgiens et les dirigeants des établissements hospitaliers, visés pour complicité d'exercice illégal et mise en danger d'autrui, semblent fermer les yeux. Une complicité dénoncée par Me Jean-Christophe Boyer, avocat de l'ONI qui explique que chaque plainte "a donné lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire". Pour l'avocat, "ces cas ne sont que la face émergée de l'iceberg".

Les patients eux ne se doutent de rien mais le scandale ne date pas d'hier, comme le précise Claude Rambaud, vice-présidente du Collectif interassociatif sur la Santé (CISS). En 1999, alors que des chirurgiens faisaient appel à leur épouse ou à leur secrétaire pour les assister au bloc, les pouvoirs publics avaient tenté de mettre fin à ces pratiques. À en croire le président de l'Union des chirurgiens de France, Philippe Cuq, le problème "a été réglé depuis longtemps".

Une formation à la dérive

Un mensonge aux yeux de l'ONI qui a notamment pour prérogative de contrôler que les personnes exerçant cette profession sont habilitées à le faire. Problème : seuls 6.000 infirmiers sur 500.000 sont spécialisés pour les blocs opératoires alors que près de 20.000 chirurgiens exercent en France.

Et cet enseignement attire de moins en moins. Selon Brigitte Ludwig, 50% des places dans les centres de formation sont "vacantes". Une pénurie qui se justifie notamment par le contexte économique difficile dans lequel évolue de nombreux établissements. Un infirmier voulant se spécialiser doit suivre cette formation longue de 18 mois. Pour certains hôpitaux au bord de la cessation de paiement il est quasiment impossible de les financer et de se priver de leurs membres infirmiers.

Les contrôles des autorités se faisant rares, le phénomène prend de l'ampleur. Et puis après tout, pour Philippe Cuq, "ça n'est pas le diplôme qui fait la compétence". Difficile après ça de ne pas angoisser avant une opération, d'autant plus quand on sait que 100.000 "accidents indésirables graves" se produisent chaque année dans les blocs...

Didier Borniche, Président de l'ONI, fait le point sur le personnel non-infirmier présent dans les blocs opératoires
...........



Les cellules souches induites pour de nouveaux médicaments.
fr info
La découverte du prix Nobel de médecine 2012, Shinya Yamanaka, est mise au service des sociétés de biotechnologie. Ainsi en est-il de la société Cellectis, pionnière mondiale dans l'ingenierie du génome.


Le prix Nobel de physiologie et de médecine 2012 a été atribué le 8 Octobre dernier au britannique Sir John B. Gurdon et au japonais Shinya Yamanaka pour avoir découvert que les cellules d'un organisme adulte pouvaient être reprogrammées afin de redevenir pluripotentes comme le sont les cellules souches embryonnaires. Ces dernières appelées cellules souches induites disposent en elles tout le potentiel nécessaire pour être reprogrammées en n'importe quel type cellulaire de l'organisme. Une découverte aux répercussions thérapeutiques considérables. Ainsi la société Cellectis, pionnière mondiale dans l'ingenierie du génome, dirigée par André Choulika, détient depuis 2010 des licences des brevets du Professeur Yamanaka sur les cellules souches induites et commercialise d'ores et déjà des produits issus de cette technologie.

André Choulika, né le 23 janvier 1965 à Beyrouth, est docteur es sciences en virologie moléculaire. Il est directeur général de la société de biotechnologies Cellectis, qu'il a créé en 1999. Depuis 2009, il préside également France Biotech, l'association française des entreprises de biotechnologies.
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Message  ivo le Sam 27 Oct - 8:36

Psychotropes : "La France doit agir d'urgence"
"La façon dont les médicaments sont utilisés est aberrante", explique le pharmacologue Bernard Bégaud, auteur d'une étude sur le lien entre démence et benzodiazépines. Interview.
>>>
http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20121024.OBS6795/psychotropes-la-france-doit-agir-d-urgence.html
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Message  ivo le Lun 29 Oct - 9:04

SAMU : traitements de choc au porte-monnaie
fr info
Faire le 15, c'est gratuit...pour le coup de téléphone. Mais de nombreux patients ayant appelé le SAMU reçoivent des factures de plusieurs centaines d'euros. Pas facile à honorer pour ceux qui n'ont pas de mutuelle. Critères de facturation variables selon les régions, tarifs de la demi-heure d'intervention allant de 0 à plus de 2400 euros : France Info a constaté d'importantes inégalités dans le traitement financier des malades. Au risque de dissuader les plus démunis de composer le 15 ?

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C'était il y a un peu moins d'un an, le soir du 18 novembre 2011. Denis, ouvrier dans le BTP à Saint-Germain-les-Arpajon dans l'Essonne, est brutalement pris d'une hémorragie intestinale. "Il se vidait de son sang", se souvient son épouse, Marie-Claude, qui appelle les secours.

Une équipe du SMUR, service mobile d'urgence et de réanimation, bras armé du SAMU, arrive et le transporte à l'hôpital d'Evry. Il sera opéré sous anesthésie générale quelques jours plus tard. Mais de retour à la maison, mauvaise surprise. Une facture de 652 euros. Marie-Claude étant depuis peu sans revenu, le couple obtient un échelonnement : 10 mensualités de 60 euros. Il leur en reste encore une à payer. Ils espèrent que leur mutuelle acceptera alors de les rembourser.

Lourdes factures

Le cas de Denis et Marie-Claude n'est pas isolé. 513 euros facturés pour un nourrisson tombé d'une table à langer près de Champagnole dans le Jura. 376 euros pour une épaule démise à Briançon dans les Hautes-Alpes. Des sommes qui correspondent au ticket modérateur, 35% du coût global de l'intervention du SMUR*, généralement pris en charge par les complémentaires santé.

L'Assurance Maladie s'acquitte du reste. Certains hôpitaux – auxquels sont rattachés les SMUR – indiquent adresser des factures aux patients pour chaque intervention. C'est le cas du centre hospitalier de Joigny dans l'Yonne. D'autres établissements (Lons-Le-Saunier, Mont-de-Marsan) pratiquent la facturation dans 20 à 25% des cas. Sur quels critères ? Cela dépend des endroits.

À Douai, on fait payer le ticket modérateur à toute personne qui n'est pas prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie, tout le monde sauf les affections longue durée (ALD), les accidentés du travail et les femmes enceintes. La plupart des établissements exonèrent aussi les personnes finalement hospitalisées et qui subissent un acte au coût supérieur à 120 euros. C'est la règle revendiquée notamment par l'AP-HP qui regroupe les hôpitaux parisiens.

Mais à Lariboisière, on indique ne jamais facturer les interventions du SMUR. Pas de facturation non plus à Metz, ni à Châteaubriant en Loire-Atlantique. Financièrement, mieux vaut tomber de son échelle en Lorraine que dans les Landes.

Inégalités

Et ce n'est pas la seule inégalité. Les tarifs appliqués varient également fortement d'un établissement à un autre : 335 euros la demi-heure d'intervention pour les SMUR terrestres à Paris, 2419 euros pour celui de Saint-Claude dans le Jura. Différence ville-campagne ? Pas seulement.

Les SMUR de Guéret dans la Creuse et Contamine-Sur-Arve en Haute-Savoie affichent les tarifs les plus bas de notre enquête : 281 et 330 euros. Autre curiosité, si 30km séparent Dinan de Saint-Malo, le prix du SMUR y passe du simple au double, 433 à 833 euros. Des différences géographiques qui s'expliquent officiellement par le mode de calcul du tarif. Coût global d'une année de fonctionnement divisé par le nombre estimé de demi-heures d'intervention. Mais il existe aussi de fortes variations temporelles.

À Rethel dans les Ardennes, la demi-heure valait 451 euros le 31 mars, 850 le lendemain. Mouvement inverse à Champagnole dans le Jura, on est passé au 1er septembre de 1466 à 794 euros la demi-heure. À l'Agence Régionale de Santé de Franche-Comté, on reconnaît des "décalages". Florent Théveny, responsable du département allocation de ressource, acquiesce lorsque l'on fait valoir que les patients du début d'année paient pour ceux de la fin.

Flou juridique ou ruses financières ?

Pourquoi un tel maquis? Peut-être parce les bases juridiques sont multiples. Dans le code de la sécurité sociale, on trouve les justifications d'une tarification selon le profil de la personne (ALD, femme enceinte...) ou selon la nature de la prise en charge (hospitalisation avec un acte supérieur à 120 euros). Mais le même code de la sécurité sociale et celui de la santé publique stipulent aussi que les SMUR sont financés par une dotation publique.

Certains hôpitaux touchent-ils alors des deux côtés, dotation publique et paiement du patient ou de sa mutuelle ? "C'est la règle", assure Hassan El Mazani, adjoint au directeur des finances de l'hôpital de Mont-de-Marsan. D'après François Braun, patron du SAMU de Metz, les recettes tirées des patients devraient au contraire être déduites des dotations.

À la Caisse Nationale d'Assurance Maladie on est embarrassé. Suggérant à demi-mot l'hypothèse de doubles facturations, on préfère ne pas s'exprimer plus avant sur le sujet. Marc Giroud, président de l'organisme professionnel SAMU Urgences de France, n'exclut pas la possibilité de "ruses" de certains établissements, pour compenser des financements parfois trop serrés.

Dernier texte enfin qui sème la confusion, la réponse a une question au gouvernement publiée au Journal Officiel le 29 novembre 2011. On y lit noir sur blanc que "les interventions du SMUR ne peuvent donner lieu à une facturation directe à la personne transportée [...] La participation laissée à la charge de l'assuré est supprimée." Sollicité, le Ministère de la Santé n'a pas souhaité répondre à nos demandes répétées d'interviews.

"Tout ce système est à revoir"

Face à ce flou, SAMU Urgences de France plaide pour une refonte du dispositif. Son président, Marc Giroud, prône un abandon de la facturation pour ne fonctionner qu'avec la dotation. "Tout le système est à revoir", assène-t-il, système à ses yeux "décalé, absurde et contre-productif". En plus de faire "perdre du temps" à des agents " obligés d'établir des dossiers ", le médecin redoute que le coût ne dissuade certaines personnes d'appeler le SAMU :

"Si on a une raison d'être, c'est de pouvoir se mobiliser aussi bien sur des cas d'urgence avérée que potentielle, sans discrimination liée à la capacité des uns ou des autres à payer."

Selon lui, les cas qui posent problème restent toutefois rares. Il existe des dispositifs d'échelonnement de créance ou d'aide sociale pour les plus démunis. D'après l'Institut de Recherche et de Documentation en Economie de la Santé, 8% des français ne bénéficient d'aucune complémentaire santé.

Peut-on imaginer alors que les plus modestes préfèrent composer le 18 plutôt que le 15 ? "Les interventions des pompiers se font en toute gratuité pour le citoyen secouru", assure Pierre-Henri Brandet, porte-parole du Ministère de l'Intérieur.

Mais appeler le 18 ne garantit pas un déplacement des pompiers. La plupart du temps une régulation est opérée avec le SAMU, afin d'envoyer les moyens les plus appropriés. Marie-Claude, elle, en tout cas, réfléchira à deux fois avant d'appeler à nouveau les secours. "On se dit qu'on n'aura peut-être pas les moyens de le faire".

Marc Giroud, président de SAMU Urgences de France dénonce "l'absurdité" du système de financement


Document Lié

Exemple d'un "avis de sommes à payer" reçu par un patient (PDF)
http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2012/10/27/783639/pdf/fichier/avis%20de%20sommes%20%C3%A0%20payer.pdf

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Message  niouze le Mer 14 Nov - 22:34

La Cour d’appel de Lyon vient de confirmer la condamnation du géant de la construction pour faute inexcusable à la suite de la mort d’un salarié, ce mardi après-midi. La décision fait jurisprudence : 20 000 ouvriers de la route sont exposés aux vapeurs toxiques du bitume.
Voilà la famille Andrade Serrano enfin soulagée. La filiale de Vinci, Eurovia, vient d’être condamnée en appel pour “faute inexcusable” pour la mort de José-Francisco Andrade Serrano, décédé d’un “cancer du bitume”, en 2008, à l’âge de 56 ans.

“C’est une décision exemplaire, pas seulement franco-française mais également internationale. Elle montre qu’Eurovia connaissait les risques qu’encouraient ses salariés à travailler dans les vapeurs du bitume et qu’elle a refusé de communiquer dessus, a réagi Jean-Jacques Rinck, avocat de la famille. Elle permet de dénoncer publiquement un crime sanitaire et jusqu’alors impuni.”

Eurovia “prend acte” et “va examiner attentivement les détails de la décision en vue d’un pourvoi”. “La décision fait en tout cas jurisprudence et devrait accélérer l’inscription du bitume dans les tableaux de maladies professionnelles, comme l’est l’amiante”, affirme Me Rinck, également satisfait des 200 000 euros d’indemnités obtenus pour la famille des victimes.

Chez les Serrano Andrade, on travaille chez Vinci depuis trois générations. José-Francisco Serrano en est mort “après avoir bossé toute sa vie comme un chien”, enrage Paulo, son fils aîné. Le dermatologue est formel, l’origine du cancer de la peau est liée aux vapeurs toxiques de bitume, dérivé du pétrole. Comme son père, Paulo Andrade a recouvert les chaussées pour le compte d’Eurovia (filiale de Vinci). Il se souvient que lui et les autres ouvriers de la route se nettoyaient la peau avec du gazole pour enlever les trainées gluantes et noirâtres, sans savoir que cela faisait pénétrer davantage les produits chimiques. On leur disait même de boire du lait pour évacuer la toxicité du bitume de leur corps…

Les syndicats en sont persuadés, les risques seraient connus et tus depuis des années.

“En 1999, après le naufrage de l’Erika, on s’est mis à équiper le moindre touriste bénévole de combinaison, de masque, de gants. Tant mieux, mais c’est le même produit que l’on épand sur les routes à longueur de journée à haute température, donc avec les vapeurs toxiques, et sans protection ! Les ouvriers sont pris pour des cobayes !”, déplore Laurent Orlish, responsable de la santé au travail à la CGT.

“On dispose de suffisamment d’éléments scientifiques pour dire qu’il y a des cancérigènes dans le bitume”, renchérit Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Inserm. Celle-là même, qui, 40 ans plus tôt, a tiré la sonnette d’alarme à Jussieu, pour dénoncer un autre scandale, celui de l’amiante.

Avant de mourir, il demande à sa famille d’attaquer son employeur en justice

Quand José-Francisco Serrano Andrade est tombé malade après 22 ans de boîte, “son employeur ne lui a prêté aucune attention, alors que le cancer l’a mutilé en l’espace de deux ans”, ne décolère pas le fils cadet, Luis, portrait craché de son père avant qu’il ne soit défiguré. Au cours de sa maladie, le regard noir et la mâchoire droite de José-Francisco Serrano Andrade sont devenus méconnaissables tant son visage s’est cabossé. Avant de mourir, il demande à sa famille “de ne pas se laisser faire” et d’attaquer son employeur en justice. Le 10 mai 2010, c’est chose faite. Le tribunal des affaires sociales de Bourg-en-Bresse condamne Eurovia pour “faute inexcusable”. Vinci fait appel, épaulé par l’Usirf, le puissant lobby de l’industrie routière, qui représente aussi les autres mastodontes du BTP comme Bouygues ou Eiffage. L’enjeu est trop important. La décision en appel, rendue ce mardi 13 novembre, fait donc jurisprudence et devrait en emmener d’autres dans son sillon.

“C’est David contre Goliath ! Les pétroliers revendent leurs fonds de cuve à l’industrie routière, qui en fait des produits bitumeux en ajoutant du gravier et des fluidifiants. Ces fluxants contiennent du benzopyrène, classé cancérigène avéré. S’il y a une tête de mort sur la bouteille, ce n’est pas pour rien !”, fulmine Jean-Jacques Rinck, avocat de la famille.

Eurovia ne nie pas l’utilisation de ce composé, mais rappelle qu’elle reste dans les clous fixés par l’assurance maladie. Et “à son poste, José-Francisco Andrade Serrano n’a jamais été en contact avec les fluxants”, assure Me Franck Dremaux, qui plaide la cause d’Eurovia. Pour la filiale de Vinci, son cancer de la peau a été provoqué par les UV solaires, un point c’est tout.

“C’est ce que je reproche à Eurovia : n’avoir pas assez informé ses salariés”

“Mon père travaillait à l’arrière d’un camion gravillonneur. D’ailleurs, après sa mort, son poste à l’unité de Bourg-en-Bresse a été supprimé. A écouter son employeur, il n’épandait pas le bitume, mais conduisait des poids lourds… Il n’a même pas le permis nécessaire !”, s’insurge Luis Andrade. Quand Eurovia convoque sa mère, qui, rongée par la dépression, ne pèse plus que 40 kg, il l’accompagne.

“C’était soi-disant pour lui présenter ses condoléances et les formalités administratives de circonstances. Ils voulaient surtout savoir quelles suites judiciaires nous allions donner à l’affaire”, se souvient-il, amer.

Luis travaille dans une station d’épuration. “Au début, j’enchaînais les gastroentérites, à cause des bactéries. Mon père me disait de changer de poste, qu’il ne fallait pas laisser le boulot pourrir ma santé, témoigne Luis Andrade. Il ne se doutait pas que c’était le sien qui allait l’emporter. C’est ce que je reproche à Eurovia : n’avoir pas assez informé et protégé ses salariés.”

La famille a tenu bon, pour que les conditions de travail s’améliorent. Placés sous le feu des projecteurs à leur insu depuis le début du procès, les leaders de l’industrie routière ont redoublé d’efforts en prévention. Mais tout ne dépend pas d’eux. Car pour l’heure, la meilleure solution pour réduire les fumées de bitume reste les enrobés tièdes. Au lieu d’être coulés à 160 degrés, ils le sont à 110. Résultat, quatre à huit fois moins de vapeurs s’échappent. La peau et les poumons des ouvriers qui étalent le produit fumant sont moins attaqués. En prime, des économies d’énergie sont réalisées. Mais le client, en l’occurrence l’Etat, qui porte 60% du marché, est roi. Et il reste frileux. Les enrobés tièdes coûtent entre 5 et 10% plus cher que les classiques.
http://www.lesinrocks.com/2012/11/13/actualite/cancer-du-bitume-vinci-sur-le-banc-des-accuses-11322746/

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Message  ivo le Lun 14 Jan - 19:39

Pilule contraceptive : de nouveaux chiffres qui accusent
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Selon une étude confidentielle dévoilée par le site internet du Figaro, 47 cas d'effets indésirables graves liés à la pilule contraceptive ont été recensés depuis 1998 dans une région française. A l'échelle nationale, quelque 3.900 femmes seraient concernées.
>>>
http://www.franceinfo.fr/sciences-sante/pilule-contraceptive-des-chiffres-qui-accablent-861003-2013-01-14
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Message  ivo le Jeu 17 Jan - 12:58

La fabrique de malades
http://www.metrofrance.com/info/sante-les-bonnes-feuilles-du-livre-la-fabrique-de-malades/mman!pPDIFdlDzG6/
<<< Santé >>> - Page 6 BOUKRIS_Fabrique_CV
EXTRAITS - Metro vous dévoile en avant-première des extraits de La fabrique de malades, du docteur Sauveur Boukris, à paraître jeudi.

Tumeurs ou cancers?

"Durant des années, le monde médical a insisté sur l'importance de la prévention, du dépistage, de la détection précoce de certaines maladies en répétant ce refrain : plus tôt vous traitez, plus tôt vous guérissez. On aimerait donner raison à ce dogme; malheureusement, la réalité est différente. Le dépistage permet de repérer de nombreuses petites tumeurs, qui n'auraient jamais entraîné d'inconvénients si elles n'avaient pas été diagnostiquées comme « cancers » par une biopsie. La comparaison de populations visées par des campagnes de dépistage et de populations qui ne l'étaient pas a mis en évidence le problème du sur-diagnostic : des tumeurs qui ont été qualifiées de cancéreuses après un examen au microscope n'auraient pas évolué; elles auraient peut être même régressé spontanément."

Médicament miracle

"Le scénario est souvent identique : à partir d’éléments statistiques, on met en valeur une pathologie (si possible chronique et dont la solution est médicamenteuse), puis on mobilise les leaders d’opinion (chefs de service, experts, etc.) qui évoquent le problème en citant les chiffres, en racontant des histoires de patients et, en dernier lieu, on sort le médicament "miracle" qui va soigner le trouble en question; les médias se mobilisent pour faire de la mousse, des pages de rédactionnel sont publiées et les médecins contribuent à accentuer cette tendance à la surmédicalisation, source de revenus supplémentaires."

Une tension variable

"Dans les années 70, le professeur Milliez disait avec bon sens que la tension normale a pour second chiffre la décennie du sujet : 17 à 70 ans ou 18 à 80 ans, etc. Puis, à partir de 1995, les sociétés savantes ont recommandé de traiter lorsque les chiffres étaient supérieurs à 16; en dessous, la surveillance s'imposait et le régime sans sel était recommandé. Au début des années 2000, l'American College of Cardiology conseille de traiter à 14; à chaque point de baisse, ce sont des millions de patients qui sont étiquetés comme hypertendus et qui doivent suivre un traitement à vie. C'est une contrainte pour les malades et une rente pour les firmes pharmaceutiques. Voilà comment le marché mondial de l'hypertension artérielle a été multiplié par dix en trente ans."

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Message  ivo le Mar 22 Jan - 12:55

"La fabrique des malades" de Sauveur Boukris
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Le médecin Sauveur Boukris, enseignant à la faculté Bichat et Lariboisière à Paris, critique le système médical français. Il publie "La fabrique des malades, ces maladies qu'on nous invente" au Cherche Midi.

Sauveur Boukris pointe une société surmédicalisée et notre obsession de la santé. Il explique que le système médico-industriel invente des maladies et en premier lieu l'industrie pharmaceutique avec la complicité, parfois, des leaders d'opinion.

"L'industrie pharmaceutique a pour obsession de rentabiliser toujours plus, d'avoir un retour sur investissement conséquent et quand on ne peut pas trouver les médicaments pour d'autres maladies on essaye d'étendre le champs des malades, de faire en sorte que les gens bien portants se transforment en malades."

Dans son livre Sauveur Boukris raconte son vécu de médecin. "On a tendance à dramatiser les situations, à jouer sur les peurs pour sensibiliser les personnes à aller consulter et à prendre un traitement à vie. On nous demande de traiter de la même façon les personnes qu'elles aient 70 ans ou 50 ans."

Si le Docteur Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) reconnaît qu'il y a pu avoir un certain nombre de manipulation de la part de l'industrie pharmaceutique, il insiste sur le fait que "les choses sont en train de changer et qu'il ne faut pas remettre en cause les évolutions de la science."

Présentation de l'éditeur : Cholestérol, hypertension, cancer, dépression, ostéoporose, ménopause, etc. Et si l'on en faisait un peu trop ? L'excès de médecine nuirait-il à la santé ?

"Tout bien portant est un malade qui s'ignore", disait le docteur Knock. Aujourd'hui, "tout bien portant est quelqu'un qui n'a pas eu de dépistage". Des centaines de milliers de Français consultent à l'hôpital ou en cabinet pour pratiquer un bilan médical, radiologique ou biologique. Inquiets et prudents, ils pensent qu'il vaut mieux prévenir que guérir et comptent ainsi éviter une maladie silencieuse.

Dans ce livre, le docteur Boukris évoque la "médecine marketing" et montre comment on manipule médecins et malades en jouant sur les peurs, comment on médicalise nos vies pour pratiquer davantage d'examens biologiques, de radiographies et faire consommer toujours plus de médicaments.

Transformer des sujets bien portants en malades potentiels, tel est l'objectif de certains secteurs médicaux, privés ou publics, qui transmettent un message trompeur, lequel engendre de l'anxiété et génère un gâchis financier.

Surmédicalisation, sur-diagnostic, sur-traitement, ce document nous ouvre les yeux sur des pratiques du monde médico-industriel qui peuvent être nuisibles pour la santé et bouleverse de nombreuses idées reçues.

Le site internet de Sauveur Boukris
http://sboukris.typepad.com/
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Message  ivo le Dim 27 Jan - 9:57

A Grenoble, les médecins urgentistes menacent de démissionner
Les médecins urgentistes du CHU de Grenoble ont adressé une lettre ouverte à leur direction pour réclamer des moyens supplémentaires. Ils parlent de "maltraitance institutionnelle organisée", et dénoncent des temps d'attente jusqu'à 48h pour certains patients. La direction doit les recevoir en début de semaine.
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http://www.franceinfo.fr/societe/a-grenoble-les-medecins-urgentistes-menacent-de-demissionner-873827-2013-01-27
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Message  ivo le Lun 28 Jan - 20:01

Médicaments : les effets secondaires à l'origine de 10.000 à 20.000 décès par an en France
L'affaire de la pilule Diane 35, destinée à soigner l'acné et utilisée comme pilule contraceptive, ravive le débat sur le détournement des médicaments. En France, les effets indésirables des médicaments sont à l'origine de 10.000 à 20.000 décès par an, selon les sources.
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http://www.franceinfo.fr/sciences-sante/dossier-du-jour/les-medicaments-detournes-875145-2013-01-28
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Message  niouze le Mer 30 Jan - 14:49

santé écologie travail ; bon tout est lié alors je pose ici
Consommation
Textile : ces vêtements qui nous intoxiquent

Par Nolwenn Weiler (29 janvier 2013)

Combien de molécules chimiques dans votre pull, pantalon ou tee-shirt ? Combien de substances interdites ou jugées dangereuses pour la santé ? Les 80 milliards de vêtements fabriqués dans le monde chaque année regorgent de produits chimiques. Pour les rendre si colorés, si brillants, si faciles à repasser et si bon marché : des perturbateurs endocriniens, métaux lourds ou nano-matériaux, qui empoisonnent travailleurs du textile et consommateurs, et se diffusent dans l’environnement. Enquête sur ces vêtements qui nous rendent malades.


A l’automne dernier, quelques heures après avoir enfilé une jupe et un tee-shirt neufs, une fillette de quatre ans a vu des boutons apparaître sur sa peau, aux endroits de contact avec les vêtements. Les petits points rouges se sont rapidement étendus au reste du corps. Son visage s’est mis à gonfler. Le personnel soignant qui s’est occupé de l’enfant a d’abord soupçonné le diméthylfumarate (DMFu), un anti-fongique qui avait défrayé la chronique en 2008 et 2009 suite à l’intoxication d’une centaine de personnes, via des fauteuils. Le biocide a finalement été mis hors de cause. Quelle substance a pu provoquer de telles réactions ? Le choix est malheureusement très vaste.

Nos vêtements regorgent de molécules chimiques, dont certaines très nocives pour la santé. Mais le secteur de la confection a du mal à s’en passer. Prenons le formaldéhyde : classé dans les « substances cancérogènes avérées pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), il est souvent présent dans les vêtements synthétiques, qu’il contribue à rendre infroissables, résistants et hydrofuges. Il fixe aussi les colorants : grâce à lui, pulls, jupes, et chaussettes qui ne décolorent pas à la première lessive. Problème : très volatile, le formaldéhyde provoque des irritations des yeux et des voies respiratoires, et accroît le risque de pathologies asthmatiques et de sensibilisations allergiques, même à faible dose.

Des perturbateurs endocriniens en pagaille

Derrière la mention « sans repassage », une autre molécule : les composés perfluorés (PFC), telles que les fibres téflon. Grâce à ces tensio-actifs, les graisses et l’humidité pénètrent plus difficilement dans les fibres. Et les vêtements sont plus faciles à nettoyer et à repasser. Ces composés merveilleux, qui peuplent nos gore-tex sont malheureusement des perturbateurs endocriniens, provoquant problèmes d’infertilité ou de développement, cancers, déficits immunitaires ou perturbations du développement neurologique. De nombreux textiles contiennent par ailleurs des retardateurs de flammes [1]. Pour éviter qu’ils ne prennent feu rapidement, les articles sont traités avec un mélange de substances, regroupées sous le nom de polybromodiphényléthers (ou PBDE).

Une fois passées dans le corps humain, on retrouve ces substances chimiques persistantes jusque dans le sang des cordons ombilicaux [2] . Elles altèrent l’attention, la mémoire, l’apprentissage et le comportement des animaux de laboratoire, même à des doses minimes ! Certaines de ces substances, présentes dans les vêtements de nuit (mais aussi matelas, fauteuils et rideaux) sont des perturbateurs endocriniens. Et n’oublions pas les métaux lourds, qui permettent de faire briller les vêtements et de les teindre efficacement. Ou encore les nano-matériaux, notamment le nano-argent, qui élimine efficacement les microbes. Et que l’on retrouve dans les chaussettes ou vêtements de sport, à cause de leurs propriétés anti-tâches et anti-odeurs, alors même que l’on ignore les effets sanitaires réels de ces nouvelles technologies.

Les travailleurs, premières victimes

Inhalés, ingérés ou passant à travers la peau, ces polluants touchent d’abord les salariés qui confectionnent les articles textiles. Mais il a aussi des modes indirects d’intoxication, souligne Jerôme Frignet, chargé de la campagne Detox à Greenpeace : « Une large part des polluants part dans l’eau au moment du lavage. La fin de vie de ces vêtements — brûlés ou enterrés — entraîne aussi des relargages de polluants dans l’écosystème. »

En Inde, dans la ville de Tirupur, célèbre pour ses teintureries, les ouvriers utilisent des colorants azoïques (interdits en Europe) ou chlorés. Ils manipulent ces produits et les dissolvent dans l’eau sans aucune protection. Selon les médecins locaux, rencontrés par Inge Alteméier et Reinhard Hornung, auteurs du documentaire « Du Poison dans nos vêtements », le nombre de personnes atteintes de cancer a doublé ces 10 dernières années dans la région. « Les gens souffrent ici de cancers des organes internes – reins, estomac, œsophage, col de l’utérus, sein », détaille l’un des cancérologues.

Deuxième étape toxique : les lieux d’embarquement et de réception des chaussures et vêtements. Dans les grands ports européens où débarque chaque semaine près d’un million de containers, les travailleurs respirent des quantités de substances organiques chlorées, destinées à désinfecter la marchandise et à éradiquer les parasites (champignons, rongeurs,...). A Hambourg, la médecine du travail a découvert que la moitié des containers en provenance d’Asie contenaient ces substances. Les mesures de la qualité de l’air des containers sont aléatoires, et non obligatoires. Au Havre, les douaniers se sont insurgés contre les quantités de vapeur qu’ils respirent en ouvrant les containers. Pour l’instant, les recommandations se limitent à laisser le container ouvert le temps que les vapeurs toxiques s’échappent...

370 fois la dose autorisée

Parmi les substances cachées dans nos placards, certaines sont totalement interdites. D’autres ont un usage règlementé, avec des seuils autorisés – comme le formaldéhyde, les phtalates ou les métaux lourds. Mais ces seuils sont régulièrement dépassés. Dans une enquête réalisée en 2012 [3], Greenpeace a trouvé dans des vêtements pour enfants des doses de phtalates 370 fois supérieures à la norme en vigueur pour les articles destinés aux enfants ! Utilisés pour assouplir les plastiques, ces perturbateurs endocriniens notoires sont souvent présents sur les dessins, inscriptions et décorations collés sur les pulls, tee-shirts, casquettes ou pyjamas.

Autre découverte de l’ONG : des éthoxylates de nonylphénol (NPE), dont la dose pouvait atteindre 45 000 ppm (partie par million), pour 1000 ppm autorisées ! Utilisés comme détergents, les NPE sont déversés dans les égouts lors du lavage des vêtements. Ils se décomposent alors en nonylphénol (NP), un sous-produit très toxique, bio-accumulable et perturbateur endocrinien. Identifiés par Greenpeace grâce à des contrôles complexes et coûteux, ces produits passent régulièrement nos frontières incognito. Les contrôles sont insuffisants, du fait d’un manque de moyens humains et matériels. D’autant que la présence des toxiques n’apparaît pas sur les étiquettes...

Des coupables jamais inquiétés

Alimenté en France par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), le système d’alerte européen Rapex publie chaque semaine un bilan des produits de consommation dangereux. Dans son rapport 2011, textiles, vêtements et articles de mode arrivent en tête, avec 27% des notifications, juste devant les jouets (21%), puis les moteurs (11%). Quand ils apparaissent dans la système Rapex, les articles sont généralement retirés « par les acteurs économiques eux-mêmes ». Qui ne sont pour autant jamais inquiétés.

« Si les produits sont fabriqués en Union européenne, où s’applique la réglementation Reach, un particulier ou une association qui découvrent des dépassement de seuils de substances chimiques utilisées peut attaquer la marque, détaille Jérôme Frignet. Mais si le produit est fabriqué hors Union européenne, comme c’est le cas pour un grand nombre de produits textiles, cette réglementation ne s’applique pas ! » Et « tous les Etats-membres ne signalent pas les articles défectueux », déplore le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc), qui estime que Rapex « mériterait d’être renforcé ».

Des entreprises qui tiennent à leur image de marque

Le Beuc réclame aussi une vigilance particulière envers les perturbateurs endocriniens. Pour Greenpeace et le Réseau environnement santé (RES), les demandes sont plus radicales : il faut les interdire. La délimitation de doses limites (comme le fait souvent la directive européenne Reach [4]) ne vaut pas pour ces substances, estiment les deux organisations.

« On reste sur le principe qui dit que "la dose fait l’effet", mais c’est injustifiée pour les perturbateurs endocriniens », explique Gilles Nalbone, chercheur à l’Inserm et membre du RES. Pour ces produits, le moment d’exposition est tout aussi important que la dose : « Les périodes de vie in utero étant particulièrement vulnérables. » Pour lui, la réduction globale de l’exposition à ces substances, qui menacent nos capacités reproductrices, est urgente. Sur cette question, il estime que la France « est plutôt en avance. Elle a été la première à interdire le bisphénol A par exemple. Et une loi est en préparation pour généraliser l’interdiction de l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Cette façon de cibler une famille de polluants, c’est tout à fait nouveau ».

Les entreprises seront-elles d’accord ? Suite à la campagne Detox menée par Greenpeace à l’automne, des marques comme Benetton, Mango, Esprit ou Levi’s se sont engagées sur des échéanciers précis pour éliminer les produits incriminés. « Aucune d’entre elles n’a envie d’apparaître en tête de gondole de notre prochaine campagne. Leur image de marque est capitale. Et leur cible, les ados, sont très sensibles aux campagnes lancées sur les réseaux sociaux », explique Jérôme Frignet de Greenpeace. La marque Zara, premier vendeur de vêtements au monde, a assuré à Basta ! qu’elle travaille depuis des années dans cette direction. La page dédiée de son site ferait presque rêver, tant les objectifs sont ambitieux...

Réduire la pression sur les producteurs

Inditex, propriétaire de la marque Zara, « s’engage d’ici 2020 à encourager un changement systémique, c’est-à-dire social et politique, pour atteindre l’objectif de « zéro rejet » de substances dangereuses (dans la chaine de production et dans tout le cycle de vie des produits) en une génération, ou moins », peut-on y lire. Comment la marque compte-elle s’y prendre pour financer ces changements radicaux ? Osera-t-elle ponctionner son milliard d’euros de bénéfices net (chiffre de 2010), en hausse de plus de 30% en un an ? « Nous jugeons cet engagement crédible », précise Jérôme Frignet. Qui espère que l’engagement de grandes marques influenceront leurs collègues. Côté grande distribution, où s’achètent une grande partie des vêtements consommés en France chaque année, silence radio. Ni Auchan, ni Carrefour n’ont donné suite à nos (nombreuses) sollicitations.

Les grandes marques se savent sous surveillance. Mais elles ont aussi appris à ruser. La technique hautement toxique du sablage de jeans, qui permet de leur donner ce côté délavé très tendance, est toujours pratiquée, malgré les promesses, rappelle Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif « De l’étique sur l’étiquette ». « Le sablage a été interdit en Turquie, où la mobilisation a été rapide et efficace. Mais il se développe au Bangladesh. Des systèmes de vérifications vraiment performants sont donc nécessaires. » Autre piste : assouplir la demande. « Les donneurs d’ordre ne peuvent pas ignorer qu’en demandant les mêmes produits, aux mêmes coûts dans les mêmes délais, ils autorisent implicitement la poursuite de l’utilisation de techniques ou de produits soi-disant interdits. »

Repenser nos modes d’habillement

Avoir des vêtements sans dangers implique de renoncer à certains standards. « Vous ne trouverez pas chez nous de vêtements d’un blanc immaculé, impossible à obtenir sans utilisation massive de produits chimiques », détaille ainsi Sabrina Cherubini, directrice marketing chez Ekyog, qui travaille depuis 10 ans sur la construction de filières textiles éthiques et sans produits chimiques. « Pour les imprimés, nous nous passons de plastisol (qui contient des phtalates, ndlr). Mais la technique que nous avons sélectionnée suppose trois passages en machine au lieu d’un seul. Nous allongeons donc les délais pour nos fournisseurs. Et payons trois jours de travail au lieu d’un. » Les coûts des produits textiles proposés par Ekyog ou encore Bleu Forêt (une entreprise située dans les Vosges qui fabrique des collants et chaussettes) « pourraient diminuer si tout le monde s’y mettait », assure Sabrina Chérubini.

Impossible de poursuivre l’achat effréné d’habits, en les passant simplement en coton bio, et colorants sans chimie de synthèse. « Si plusieurs milliards de gens voulaient des bluejeans en fibre naturelle teintée avec des colorants naturels, l’humanité devrait dédier des millions d’hectares à la culture de l’indigo et du coton uniquement pour satisfaire cette demande – des hectares nécessaires à l’agriculture », précisent Michael Braungart et William McDonough dans leur ouvrage Cradle to cradle, recycler à l’infini. « Il faut sans doute repenser nos modes d’habillement, avance Gilles Nalbone. Nous avons certes des vêtements high tech, en grande quantité et pour pas cher, mais on en paie le prix fort ensuite, en terme de santé. Évidemment, on touche là à notre modèle de société, et il y a beaucoup à faire. »

Nolwenn Weiler (@Nolwenn Weiler sur Twitter)

Photo : © George Nikitin / Greenpeace et © Ivan Castaneira / Greenpeace
Notes

[1] Voir Les fringues qui tuent, synthèse de l’association Santé environnement France.

[2] Voir Les toxiques en héritage, de Greenpeace, 2005.

[3] L’enquête de Greenpeace a porté sur 20 marques de vêtements, et a inclus des tests sur 141 produits vendus par des enseignes connues et reconnues de la mode, comme Zara, Calvin Klein, Mango, Tommy Hilfiger ou encore Vero Moda.

[4] Règlement sur l’enregistrement, l’évaluation, et l’autorisation et restriction des produits chimiques.
http://www.bastamag.net/article2907.html

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Message  ivo le Lun 4 Fév - 9:12

Industrie pharmaceutique et médecins : peuvent-ils être indépendants ?
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Les autorités en avaient fait une priorité après le scandale du Mediator : bannir les conflits d'intérêt entre monde médical et industrie pharmaceutique. Plus d'un an après le vote de la loi Bertrand, le décret censé imposer plus de transparence aux laboratoires, se fait toujours attendre. L'affaire des pilules contraceptives met également en lumière les liens qui unissent certains grands praticiens et des fabricants de médicaments. Collaboration profitable ou dangereuse ? L'enquête de Jérôme Jadot.

On les a beaucoup entendus ces dernières semaines. De grands pontes en gynécologie se voulant plutôt rassurant sur les pilules de 3ème génération, alors que les plaintes d'utilisatrices se multiplient. "Les études qui laisseraient entendre un léger sur-risque ne sont pas des études qui amènent la certitude de leur danger" assurait le 2 janvier sur France Info Israël Nisand, chef du pole gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg.

Le sur-risque "est loin d'être admis par l'ensemble des spécialistes du monde entier" renchérissait le gynécologue endocrinologue parisien Christian Jamin le même jour sur France Inter.

Des praticiens reconnus, qui reconnaissent par ailleurs des relations de travail avec les laboratoires qui produisent les pilules contraceptives.

"Jamais les médecins n'inventeront de médicaments sans les laboratoires et jamais les laboratoires n'inventeront de médicaments sans les médecins" fait valoir Christian Jamin.

Il indique travailler avec cinq laboratoires dont Bayer, Teva Theramex ou encore HMA Pharma. Cela va de la participation aux recherches, à la formation de visiteurs médicaux, en passant par la rédaction de rapports.

Quand les industriels s'appuient sur les médecins renommés

Ces grands praticiens qu'on entend dans les médias sont particulièrement prisés des industries pharmaceutiques. "Les firmes ont constaté que c'est plus rentable pour elles d'influencer les experts de tel ou tel domaine", explique Bruno Toussaint directeur de la rédaction de la revue médicale Prescrire. "Parce qu'ensuite, de proche en proche, ces spécialistes renommés influencent les spécialistes un peu moins renommés et ainsi de suite jusqu'aux généralistes". Hervé Gisserot, président du Leem (Les entreprises du médicament) assume "être en relation avec les fameux leaders d'opinion". "Nous avons besoin de leurs recommandations", explique-t-il, "Lobbying ça n'est pas un gros mot".

Un certain flou autour de la transparence

Transparence. C'était le mot clé de la loi Bertrand votée en décembre 2011, dans la foulée du scandale du Médiator. Afin de prévenir tout conflit d'intérêt, il était question que les laboratoires déclarent publiquement les liens qu'ils entretiennent avec les médecins. Mais le Conseil national de l'ordre des médecins redoute que le décret d'application, qui n'est toujours pas paru, soit édulcoré.

"Dans le projet de décret", regrette le Dr François Rousselot, membre du conseil, "la rémunération d'un médecin pour cinq ans de travaux de recherche ne devra pas être publiée, seulement les deux billets de train pour aller présenter l'étude à Marseille".

Une transparence d'ores et déjà mise en œuvre en revanche à l'ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament. En charge des autorisations de mise sur le marché et de la surveillance des produits de santé, ses membres sont soumis à une déclaration publique d'intérêt. On peut ainsi lire qu'Annick Alpérovitch, présidente du conseil scientifique de l'agence depuis août 2012, a déclaré avoir continué à toucher des rémunérations du groupe LA-SER pour du consulting pharmaco-épidémiologique jusqu'au 31 décembre dernier.

Joseph Emmerich, un des directeurs nommés en mai l'an passé, collaborait encore le mois précédent avec le laboratoire Bayer. Il explique ne pas participer aux décisions concernant les médicaments ou les firmes pour lesquelles il a travaillé. Selon lui, "les experts n'ayant aucun lien d'intérêt n'auraient à priori, dans la plupart des cas, pas une connaissance clinique et pharmacologique d'un champ thérapeutique étroit".

Le professeur de médecine Joseph Emmerich explique le lien entre les laboratoires et les médecins
...
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Message  niouze le Jeu 23 Mai - 19:40

DSM : quand la psychiatrie fabrique des individus performants et dociles

Par Laura Raim (23 mai 2013)

Sommes-nous tous fous ? C’est ce que laisserait supposer la nouvelle version du DSM, la bible des psychiatres recensant troubles mentaux et comportements « anormaux ». Plus on compte de malades, plus le marché de l’industrie pharmaceutique s’élargit. Surtout, le DSM apparaît comme un moyen de faire rentrer dans la norme ceux qui seraient jugés « déviants » – une part de plus en plus grande de la population. Ces « mal ajustés » de notre société orientée vers la rentabilité économique, où l’individu se doit d’être performant et adaptable. Enquête sur un processus de normalisation qui, sous couvert de médicalisation, façonne les individus.

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Vous êtes timide ? Peut-être souffrez-vous de « phobie sociale ». Votre tristesse passagère, liée à un événement douloureux comme la perte d’un proche, n’est-elle pas plutôt une dépression ? Le territoire du pathologique semble s’étendre sans fin. Ces troubles psychiatriques sont recensées par le « DSM-5 », cinquième version du catalogue des affections mentales, ouvrage de référence des psychiatres, sorti le 19 mai. Avec son lot de « nouveautés ». Rares sont ceux qui ne se reconnaîtront pas dans l’un des 400 troubles répertoriés ! Avec ses critères toujours plus larges et ses seuils toujours plus bas, le DSM fabriquerait des maladies mentales et pousserait à la consommation de psychotropes, estiment ses détracteurs.

Alors que la première version du « Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux » (Diagnostic and statistical manual of mental disorders - DSM), publié en 1952, ne recensait qu’une centaine d’affections, son contenu n’a cessé d’enfler au fil des révisions, tous les vingt ans. Ses détracteurs pointent le risque de « médicaliser » à outrance des comportements finalement normaux. Selon la version antérieure, le DSM-4 (sorti en 1994), la moitié de la population des États-Unis pouvait être considérée comme souffrant de troubles mentaux, estime l’historien Christopher Lane. 38 % des Européens souffrirait de désordre mental [1] ! Pourquoi une telle inflation ? Sommes-nous en train de tous devenir fous ?

Les critiques du DSM mettent en avant la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques. Ces firmes chercheraient à étendre le « marché des troubles ». Et ont noué à partir des années 80 des liens étroits avec les psychiatres influents, à commencer par les rédacteurs du DSM : 70% des auteurs ont ainsi déclaré avoir des rapports financiers avec les labos [2]. Les ventes d’antidépresseurs et de neuroleptiques aux États-Unis représentent 24 milliards de dollars. En France, elles ont été multipliées par sept en deux décennies, et représentaient plus d’un demi milliard d’euros au début des années 2000. Au-delà des conflits d’intérêts, cette « pathologisation du normal » révèle bien d’autres choses. Avant d’être un outil de diagnostic de maladies mentales, le DSM ne serait-il pas plutôt un dispositif de normalisation des conduites, dans une société orientée vers la rentabilité économique ?

Rentrer dans la norme

Dans ce répertoire des affections mentales, il est davantage question de comportement que de souffrance. Un choix revendiqué par les auteurs : « Pour être le plus objectif possible et s’assurer qu’un même patient aurait le même diagnostic qu’il soit à Paris, New York ou Tokyo, l’Association des psychiatres américains (APA) a décidé d’écarter toute théorie explicative, source de dissensus parmi les différents courants de la pensée psychiatrique, et de rester au niveau de l’observable, sur lequel tout le monde peut-être d’accord. Or l’observable, c’est le comportement », explique le psychiatre Patrick Landman [3]. Président du collectif Stop DSM, il s’oppose depuis trois ans à la « pensée unique DSM ». Se contenter d’observer les comportements pour établir un diagnostic permet d’échapper aux biais culturels, moraux ou théoriques des différents cliniciens. Mais cette standardisation se fait au prix d’une grande simplification de la complexité des problèmes rencontrés en psychiatrie.

L’abondance des troubles du comportement et de la personnalité dans le DSM « est emblématique d’une psychiatrie qui se préoccupe moins de la vie psychique des gens que de leur comportement », ajoute le psychiatre Olivier Labouret [4]. Un comportement qui doit avant tout être conforme à la norme. « Il n’est pas anodin que le DSM n’emploie pas le mot "maladie", qui renvoie à la souffrance ou à la plainte émanant du patient, mais le mot "trouble", qui est la mesure extérieure d’une déviation de la norme, souligne le psychiatre. Le trouble, c’est ce qui gêne, ce qui dérange ».

Quand l’homosexualité était une « affection mentale »

Ces normes développées par la psychiatrie n’ont pas attendu les versions successives du DSM pour se manifester. Dans son cours au Collège de France sur les « anormaux », le philosophe Michel Foucault expliquait comment à partir du milieu du XIXe siècle, la psychiatrie commence à faire l’impasse sur le pathologique, la maladie, pour se concentrer sur « l’anormal » : la psychiatrie a « lâché à la fois le délire, l’aliénation mentale, la référence à la vérité, et puis la maladie, explique le philosophe. Ce qu’elle prend en compte maintenant, c’est le comportement, ce sont ses déviations, ses anomalies ». Sa référence devient la norme sociale. Avec ce paradoxe : la psychiatrie exerce son pouvoir médical non plus sur la maladie, mais sur l’anormal.

Une analyse qui rejoint celle de l’antipsychiatrie américaine. Pour le professeur de psychiatrie Thomas Szasz, les « maladies mentales » ne sont que des « mythes » servant à médicaliser les comportements jugés indésirables ou immoraux au sein de la société [5]. « Le sort de l’homosexualité, inclus puis exclu du DSM au gré de l’évolution des mentalités aux États-Unis, illustre à quel point le manuel reflète moins l’état d’une recherche scientifique sur les maladies que les normes de "l’acceptable" d’une époque », rappelle le philosophe Steeves Demazeux, auteur de Qu’est-ce que le DSM ?.

Traquer les « déviants » ?

Tous les comportements ne subissent pas le même traitement. « Si vous parlez à Dieu, vous êtes en train de prier, si Dieu vous parle, vous êtes schizophrène », écrivait ainsi Thomas Szasz. Et des « paraphilies » (pour ne pas dire « perversions »), telles que le masochisme et le fétichisme, demeurent dans la catégorie des « troubles sexuels », témoignant de la culture puritaine américaine dans laquelle baignent les auteurs, et à laquelle la population est invitée à se conformer. La psychiatrie, qui détecte et désigne les déviants à l’époque moderne, ne ferait selon Szasz que remplacer l’Inquisition qui traquait les sorcières au Moyen-Age. Les inquisiteurs avaient pour guide le Malleus Maleficarum, les psychiatres… le DSM.

Sans doute les normes d’une époque ont-elles toujours influencé le partage des eaux entre le normal et le pathologique. Mais cette influence a longtemps été cantonnée en arrière-plan. Le DSM-3 franchit un cap dans les années 80 en faisant de ces normes les critères directs et explicites de chaque trouble. Un exemple : « Avec le DSM-5, il faut avoir moins de trois accès de colère par semaine pour être un enfant "normal", explique Patrick Landman. Les autres – ceux qui dévient de cette norme – seront désormais étiquetés « trouble de dérégulation d’humeur explosive » ! Et pourront être « normalisés » par des médicaments. En prenant par exemple de la ritaline, cette molécule à base d’amphétamines consommée à haute dose aux États-Unis, pour améliorer la concentration des écoliers. Près de huit millions d’enfants et d’adolescents américains de 3 à 20 ans prennent des antidépresseurs ou des calmants. Le DSM non seulement reflète les normes sociales du moment, mais les renforce en les transformant en normes médicales.

Le « bon fonctionnement de l’individu », un enjeu économique

Un des critères d’une grande partie des troubles – que ce soit la schizophrénie, l’hyperactivité ou le trouble des conduites – est l’« altération significative du fonctionnement social ou professionnel ». Le choix des termes n’est pas innocent : la « fonction » d’un organe, d’un appareil ou d’un outil se rapporte toujours à une totalité subordonnante. On parle ainsi du bon ou du mauvais fonctionnement du foie ou du rein relativement à l’organisme. Parler de la « fonction » ou du « bon fonctionnement » de l’individu trahit le fait que celui-ci n’est pas une fin en soi. L’individu doit « fonctionner » correctement dans l’entité qui le subordonne : l’entreprise, l‘école, la société. C’est cela que l’Échelle d’évaluation globale du fonctionnement (EGF) du DSM-4 (datant de 1994) se propose de mesurer. Êtes-vous au « top » de votre « fonctionnement social, professionnel ou scolaire ». Ou celui-ci subit-il une « altération importante » ou « légère » ? Si vous êtes « intéressé et impliqué dans une grande variété d’activités, socialement efficace, en général satisfait de la vie », vous avez des chances d’obtenir une note de 90 sur une échelle allant de 0 à 100...

Et votre « fonctionnement social » intéresse au plus haut point votre pays. Car pour les États, c’est leur puissance économique qui est en jeu : « L’Union européenne évalue entre 3 et 4 % du PIB les coûts directs et indirects de la mauvaise santé mentale sur l’économie », indique en 2009 le rapport du Conseil d’analyse stratégique sur la santé mentale. Invalidité, accidents du travail, absentéisme, baisse de la productivité... Autant d’impacts de la santé psychologique des travailleurs sur l’économie. Le rapport évoque les « nouveaux impératifs de prévention des formes de détresse psychologique et de promotion de la santé mentale positive ou optimale. ». Concrètement ? Il s’agit d’investir dans « le capital humain » des personnes, en dotant « chaque jeune d’un capital personnel », dès la petite enfance. Objectif : que chacun développe très tôt les « compétences clés en matière de santé mentale ». Des « aptitudes qui se révèlent in fine plus adaptées aux demandes du marché du travail », explique le Conseil d’analyse stratégique...

Le travailleur idéal : performant, invulnérable et sûr de lui

Et pour cause : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit en 1993 ces compétences psychosociales comme « la capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne ». Autrement dit, « être capable de s’adapter aux contraintes sans jamais questionner le bien-fondé ou la justice de la situation, voilà ce qui est attendu de quelqu’un de "normal", résume Olivier Labouret. Le DSM reflète l’idéal transhumaniste de l’homme que l’on peut programmer et améliorer pour qu’il soit compétitif sur le marché du travail ».

Les patients les mieux « notés » sur l’Échelle d’évaluation globale du fonctionnement du DSM ont « un niveau supérieur de fonctionnement dans une grande variété d’activités » et ne sont « jamais débordés par les problèmes rencontrés ». A la plus grande satisfaction de leur employeur ! « L’homme idéal sous-jacent du DSM est performant, invulnérable et sûr de lui », poursuit le psychiatre. En cela, le DSM traduit une conception évolutionniste de la psychologie : seul l’individu "vulnérable" ou "fragile" n’arrive pas à s’adapter à la réalité socio-économique, puisque la majorité semble y arriver. »

La psychiatrie au service de la productivité ?

Ce normativisme social au service de la productivité économique n’est pas nouveau. Mais la « bible des psychiatres » applique et renforce les normes, de manière systématique et globale. Ses effets sont repérables dans toutes les institutions, bien au-delà de l’hôpital. Aux États-Unis et en Australie, les mutuelles, les tribunaux et les écoles s’y réfèrent pour étayer leurs décisions. Et les gouvernements mènent des politiques de santé publique ciblant des « catégories DSM » de la population.

En France, si le manuel n’a pas encore force de loi, sa présence s’intensifie. « On utilise en France surtout la classification de l’OMS, la Classification internationale des maladies (CIM). Mais celle-ci est quasiment calquée sur le DSM, que la Haute autorité de Santé reconnaît déjà officiellement d’ailleurs, explique Patrick Landman. Le DSM est enseigné dès les premières années de médecine. Tous les généralistes y sont donc formés. « Quant au champ de la recherche, on ne peut pas publier un article si l’on n’utilise pas les codes du DSM. Et les laboratoires, qui financent les formations post-universitaires, ne jurent que par lui. »

La violence du système néo-libéral occultée

Bon nombre de souffrances, difficultés, émotions, traits de caractère ou préférences sexuelles, se retrouvent inscrits dans le DSM, alors qu’ils ne devraient pas relever du champ médical. La grande majorité des praticiens et des patients ne songent pas à questionner le statut de ces « troubles » ainsi officialisés. Ni à remettre en cause les normes sociales qui ont présidé à la formation de ces catégories. Ce sont toujours les êtres humains qui, « inadaptés », souffriraient de « dysfonctionnements ». Ils sont invités à identifier leurs troubles et recourir à un traitement qui leur permettra de rapidement redevenir « fonctionnels »… Notamment sur le marché du travail. Une violence symbolique du système néolibéral, qui se dénie comme telle, du fait de son déplacement dans le champ psychologique et médical, déplore Olivier Labouret. « La pression normative écrasante qui en résulte, désormais occultée, empêche toute possibilité de comprendre et de réformer l’ordre du monde ».

Nous sommes désormais non plus malades, mais « mal ajustés ». Un mot de la psychologie moderne, utilisé plus que tout autre, estime Martin Luther King en 1963 : « Certainement, nous voulons tous éviter une vie mal ajustée , admet-il. Mais il y a certaines choses dans notre pays et dans le monde auxquelles je suis fier d’être mal ajusté (…). Je n’ai pas l’intention de m’ajuster un jour à la ségrégation et à la discrimination. Je n’ai pas l’intention de m’ajuster à la bigoterie religieuse. Je n’ai pas l’intention de m’ajuster à des conditions économiques qui prennent les produits de première nécessité du plus grand nombre pour donner des produits de luxe au petit nombre ».

Laura Raim

Illustrations : © Rodho pour Basta !
Notes

[1] Étude de 2011 publiée dans la revue European Neuropsychopharmacology

[2] Lire notamment Jean-Claude St-Onge, Tous fous ?, Ed. Ecosociété, 2013.

[3] Auteur de Tristesse business. Le scandale du DSM 5, éd. Max Milo, 2013.

[4] Auteur de l’ouvrage Le nouvel ordre psychiatrique, éd. Erès, 2012

[5] Son raisonnement est le suivant : pour qu’il y ait maladie, il faut qu’il y ait lésion. De deux choses l’une : soit il y a lésion du cerveau, il s’agit alors d’une maladie du cerveau (même si elle perturbe le comportement, comme l’épilepsie) et non pas de l’esprit. Soit il y a une souffrance mentale mais pas de lésion, alors il ne s’agit pas de maladie.
http://www.bastamag.net/article3083.html

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Message  ivo le Mer 18 Sep - 10:42

Médicaments, la vieillesse en pleine overdose
A ce niveau, on ne peut plus parler de soins, on pourrait presque évoquer du gavage. Comment qualifier autrement le fait qu’aujourd’hui, en France, une personne de plus de 80 ans prend en moyenne plus de 10 médicaments par jour, alors que rien, médicalement, ne le justifie ?
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http://www.liberation.fr/societe/2013/09/16/medicaments-la-vieillesse-en-pleine-overdose_932331?xtor=rss-450
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Message  ivo le Mar 15 Oct - 10:45

L'Agence de sécurité sanitaire rend son avis sur les ondes
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L'Agence nationale de sécurité sanitaire remet mardi son expertise sur les radiofréquences. Elle enfonce une nouvelle fois le clou sur les risques de cancer du cerveau à cause du téléphone mobile, en particulier chez les jeunes et les gros utilisateurs. Pour les antennes ou le wifi, elle recommande des campagnes de mesures d'exposition, notamment dans les écoles et les bâtiments publics.

D'un coté les technologies se développent à vitesse grand V : wifi, wifimax, antennes, box, 4G, ... Et de l'autre, les études scientifiques prennent du temps. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a donc compilé plus de 300 études sorties ses quatre dernières années, pour remettre à jour mardi son avis sur les radiofréquences, le dernier datant de 2009.

Elle martelait alors qu'il fallait utiliser son kit main libre plutôt que de coller son portable à l'oreille. Elle rappelle encore cette fois le risque pour les jeunes et ceux qui utilisent le téléphone plus de trente minutes par jour. Les dernières études montrent de nouveaux effets par exemple sur la reproduction ou le système nerveux, sur des souris en laboratoire, sans pour autant conclure à de réels effets sanitaires chez l'Homme.

Le wifi dans les écoles nécessiterait de nouvelles mesures d'exposition

Mais le doute est jeté depuis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les radiofréquences comme cancérogènes possibles en 2011 (lire ici le communiqué de presse de l'OMS, daté du 31 mai 2011). Pour l'instant seulement nos téléphones portables doivent afficher ce qu'ils dégagent comme ondes, mais rien pour d'autres objets comme les téléphones sans fil, les tablettes, les four micro ondes, ou les antennes-relais.

L'Anses constate surtout une évolution de nos usages et l'accumulation des sources d'émissions. Le wifi dans les écoles, par exemple, nécessiterait de nouvelles mesures d'exposition.

Un avis très attendu par les "éléctrosensibles"

L'avis que doit rendre l'agence mardi est très attendu par ceux qui luttent pour une meilleure prévention des risques. "Il y a de plus en plus de signaux de risques, et nous espérons que l'avis ira dans ce sens, parce que ça obligera enfin l'Etat à définir une véritable politique de santé publique sur ce dossier", explique Janine Le Calvez, président de l'association PRIARTèM (Pour une réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile).

"Nous attendons un état des connaissances scientifiques honnête" - Janine Le Calvez

Le ministre de l'Ecologie Philippe Martin avait indiqué mi-septembre que le gouvernement attendait notamment ce rapport de l'Anses avant de se prononcer sur une éventuelle loi sur la question des ondes, comme le réclament les écologistes.

Cet avis est aussi très attendu par ceux qui souffrent directement des ondes, et que l'on appelle "électrosensibles" :

Anne-Laure Barral a rencontré en région parisienne Sophie, 43 ans, électrosensible : reportage
8 réactions
>>>
http://www.anses.fr/fr/content/radiofr%C3%A9quences-t%C3%A9l%C3%A9phonie-mobile-et-technologies-sans-fils
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Message  paula--- le Jeu 31 Oct - 14:21

ivo a écrit:Loi santé: nouvelle passe d'armes qui préfigure les débats de 2012
De Samir TOUNSI (AFP) – Il y a 16 heures
PARIS — Déserts médicaux, responsabilité civile des médecins, prix des prothèses dentaires, conflits d'intérêts... l'Assemblée s'est déchirée sur les questions de santé sur le texte censé compléter la loi Bachelot de 2009, préfigurant les débats de la campagne présidentielle.
Déjà votée au Sénat, la proposition de loi de Jean-Pierre Fourcade (UMP) n'a été adoptée mardi, en première lecture, que par les seules voix des députés de la majorité (303 contre 196).
Comme le texte "Hôpital, patients, santé, territoire" (HPST) de 2009, la PPL couvre un spectre très large de questions de santé.
Au grand dam de la gauche, le texte supprime "le caractère coercitif" -à savoir des amendes- contre les médecins qui refusent d'exercer dans les déserts médicaux.
"Les syndicats médicaux vont être satisfaits. Mais comment dès lors établir une liste de gardes si l'on ne connaît pas les médecins en vacances et donc les présents ?", s'est interrogé le député Nouveau Centre Jean-Luc Préel, en votant néanmoins pour le texte. La gauche partage évidemment son analyse.
Le gouvernement a aussi donné des gages aux médecins libéraux, qui protestent contre le coût de leur prime d'assurance couvrant leur responsabilité civile en cas d'accident médical subi par les patients.
Elaboré par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, le mécanisme prévoit une "mutualisation" entre assureurs, "en plus de l'intervention actuelle des organismes d'assurance".
"Le seuil de déclenchement devrait être fixé à 8 millions d?euros par sinistre afin de ne pas empiéter sur le marché existant", selon M. Bertrand.
Le texte prévoit aussi un "aménagement de l'obligation d'information sur le prix d'achat des prothèses dentaires", ce qui a suscité la colère des élus de gauche.
"La PPL Fourcade ne remet pas en cause la loi Bachelot mais conduit à quelques ajustements", s'est félicité le député UMP Rémi Delatte.
M. Préel a regretté "que nous n'ayons pas progressé dans deux problèmes majeurs, celui de la désertification et de la démographie des professionnels de santé et celui des dépassements d'honoraires".
Interpellant directement Xavier Bertrand, le député socialiste Christian Paul a dénoncé un texte "clientéliste", "signal d'abandon pour tous ceux, élus, citoyens et professionnels de santé qui se débattent contre le désert médical et qui attendaient un acte de courage politique".
"En plein scandale du Mediator, la majorité a manqué une occasion historique de s'attaquer aux conflits d'intérêt entre les professions médicales et les laboratoires pharmaceutiques", a-t-il ajouté.
"L'exigence de transparence ne suffit pas. Il faut aller plus loin dans les interdictions", a aussi dit Christian Paul, dans une allusion à une disposition votée. Chaque année, les entreprises pharmaceutiques devront déclarer aux conseils des ordres professionnels (médecins, pharmaciens...) "tous les avantages directs ou indirects et les revenus" qu'elles versent aux "membres des professions médicales".
Médecin de formation, Jacqueline Fraysse (ex-PCF) a estimé que le gouvernement et sa majorité remettaient en cause "ce système solidaire (de santé) au profit des intérêts privés dont vous êtes les représentants zélés".
Les coups tordus de la recherche en médecine :

La même méthode consistant à neutraliser une voie de recherche originale en dermatologie en 1978 (1) prouvant une réaction immuno-allergique avec l'haptène nicotine à l'origine de la dermite soi-disant séborrhéique a été utilisée dix ans plus tard en 1988 (2) par l'éditeur conservateur de la revue Nature John Maddox pour empêcher impérativement une nouvelle voie de recherche originale : la biologie numérique.

En effet, Jacques Benveniste démontrait avec son test de dégranulation des basophiles humains l'existence d'une réaction cellulaire en l'absence de molécules ce qui était "incroyable" pour les "scientifiques" conservateurs qui ont montré depuis cette date leur totale incapacité à faire un progrès quelconque avec "leur biologie moléculaire", paradoxe étonnant mais logique.

Le ridicule de cette tendance obscurantiste a atteint son paroxysme avec la production d'un vaccin anti-H1N1 sans pandémie et le fiasco de la production de 94 millions de doses inutiles de ce même vaccin en France !

Michel de Pracontal s'était risqué à cette époque en publiant un livre qui fait sourire plus de deux décennies après la publication des travaux de Jacques Benveniste: dans l'épilogue de son livre, de Pracontal se risque au scénario du succès d'un "vaccin homéopathique contre la grippe" après une étude en "double aveugle" par les laboratoires Boiron...en 2021 (page 223). Il ne fallait pas aller aussi loin car en 2010, la science officielle nous produisait un vaccin anti-H1N1 sans pandémie et évidemment sans étude en double aveugle contre placebo...On rigole et encore plus en relisant ce livre qui se fondait sur les témoignages de "chercheurs" dont Jacques Benveniste précisait l'incapacité totale à travailler "à la paillasse": "la recherche ne s'improvise pas sur deux tréteaux place de la Concorde".
A la même page, de Pracontal en rajoute avec "la revue Science et progrès qui publie un volumineux dossier intitulé "La vérité sur le lobby homéopathique". On peut voir ainsi le glissement sémantique concernant la misérable revue "Science et vie" qui s'était acharnée contre Jacques Benveniste devenu dans l'imagination de de Pracontal "Science et progrès": chacun aura le loisir de constater les "progrès de la science" depuis plus de deux décennies: les résultats sont nuls en médecine et le lobby allopathique a montré toutes ses hautes capacités à imposer des médicaments aux effets secondaires impressionnants !

Nous avons ainsi en quelques lignes la confirmation parfaite d'une thèse de Guy Debord dans son livre la Société du Spectacle :

"Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux"

Le discrédit escompté visait à empêcher la chute des ventes de dermo-corticoïdes dans le premier cas (B. Sudan) et à maintenir coûte que coûte la même recherche en biologie moléculaire sans envisager une autre solution pour ne pas ruiner l'industrie pharmaceutique dans le second cas (J. Benveniste).
Depuis 1988, nous avons accumulé les catastrophes médicales avec les scandales du Vioxx et des Coxibs, du Médiator, les 15000 décès pendant la canicule de 2003 avec un ministre de la santé absent, le vaccin anti-H1N1 pour sauver l'industrie pharmaceutique en perdition sans oublier la cartographie du génôme humain par des polytechniciens qui devait tout résoudre et qui n'a rien résolu puisque la mortalité par cancer est toujours la même depuis bien longtemps. Il ne faut surtout pas oublier les conflits d'intérêt et l'influence néfaste de l'industrie du tabac et de l'industrie pharmaceutique pour imposer sa loi (7). La médecine et la maladie sont devenues des marchandises montrant ainsi le peu d'intérêt pour les patients que nous prouvent ceux qui veulent régimenter la recherche afin de stagner éternellement et prolonger les traitements aussi longtemps que possible pour faire de l'argent.
Les scandales du sang contaminé et de l'hormone de croissance montrèrent aussi que le système peut se permettre n'importe quoi sans être importuné, précisément au moment des travaux de Jacques Benveniste.
Voilà la triste réalité: aussi, je vais démontrer qui avait intérêt à bloquer les travaux de Jacques Benveniste ouvrant une nouvelle voie de recherche originale: la biologie numérique ou la communication cellulaire par basses fréquences, permettant d'entrevoir une autre possibilité thérapeutique par des traitements peu coûteux et rendant ainsi obsolète tous les traitements lourds, coûteux et ridicules actuels. L'homéopathie est tout à fait secondaire car il ne s'agit pas d'un problème moléculaire (absence de molécules au delà du nombre d'Avogadro) mais bien de la communication cellulaire par basses fréquences, mes derniers travaux avec des solutions salées en utilisant le pain dermatologique Massada contre la dermite séborrhéique, le psoriasis et d'autres maladies de la peau viennent le prouver très facilement ce qui provoque le désarroi des obscuratistes qui se sont fatigués à maintenir des "solutions" compliquées.

Les études en double aveugle contre placebo: une illusion et un phantasme de la bande Maddox, Steward et Randi
Aucune étude en biologie n'est reproductible à 100% et pour preuve nous avons les exemples malheureux des Vioxx, Mediator et autres pseudo-médicaments de l'industrite pharmaceutique vendus sans problème avec la connivence entre les politiques et l'industrie pharmaceutique et évidemment sans étude en double aveugle contre placebo.

Dès février 1989, je ridiculisais les "scientifiques" qui calmoniaient Jacques Benveniste en lui demandant des études en double aveugle contre placebo. En effet, ces pauvres chercheurs voulaient promouvoir les patchs contenant de la nicotine pour arrêter de fumer et donc favoriser la vente par Ciba de ces patchs. Ils publièrent alors dans la revue britannique the Lancet (9) une étude en simple aveugle contre un placebo qui contenait un mg de nicotine...Ma réponse dans la revue The Lancet en février 1989 (10) les a ridiculisé puisqu'un placebo ne contient aucun principe actif...et ainsi les détracteurs de Jacques Benveniste venaient de montrer leur manque d'argumentation six mois...seulement après la publication de Nature (2). Tous les tests biologiques ne sont donc pas reproductibles à cause de l'environnement, électromagnétique entre autres. Inutile de préciser qu'aucun de ces "chercheurs" n'a ensuite fait référence à ma réponse du Lancet !

Je tiens à préciser que le seul fait de tenir en main un tube peut modifier le contenu électromagnétique de ce même tube, donc empêche toute réplication possible, ce qui est un peu difficile pour les Metzger ou Hirst...

Les "brillants" résultats du système de recherche publique ou privée depuis les travaux de Jacques Benveniste: Téléthon et Généthon.

Une coïncidence incroyable voulait que le Téléthon soit créé en 1987 soit une année avant la publication des travaux de Jacques Benveniste en 1988. Il fallait donc impérativement ne pas laisser le chemin libre à une science innovante, la biologie numérique de Jacques Benveniste et pour cette raison, nous retrouvons tous les adversaires de cette nouvelle voie de recherche dans les multiples tentatives de récoltes de fonds pour la biologie moléculaire avec les Téléthons et autres mascarades pour enfumer la population.
Le décryptage du génome humain devait tout résoudre et évidemment n'a rien résolu: toute cette recherche occupe des dizaines de milliers de "chercheurs" dans une seule direction pour la solution la plus compliquée et la plus coûteuse contre des maladies rares... en oubliant les pathologies de masse comme le cancer et les allergies, sans oublier les maladies de la peau.
Pour montrer les liens entre industrie pharmaceutique et "recherche" de la biologie moléculaire, il suffit de parcourir le site du Généthon (
http://www.genethon.fr/2012/07/04/alain ... n-bioprod/ ) et de voir les initiateurs de cette recherche avec le Genopole ( 23 octobre 1998 : lancement de Genopole Jacques Guyard, Dominique Strauss-Kahn, Jean-Paul Huchon, Claude Allègre: http://www.genopole.fr/IMG/pdf/livre-chap3.pdf )

La blocage systématique de toute recherche innovante: l'exemple de Bruno Robert, dernier directeur de recherche de Jacques Benveniste et de Luc Montagnier, lauréat Nobel de Médecine, émigré en Chine... pour pouvoir chercher librement, un paradoxe !

Pendant les années 90 et 2000, certains politiques se gaussaient contre la pensée unique en bloquant systématiquement tous les travaux innovants. On se souvient de Jacques Chirac confiant des missions à Georges Charpak. On voit ainsi le double langage qui consiste à faire le contraire de ce que l'on dit devant les caméras de télévisions.
On se souvient de la brève apparition de Bruno Robert, dernier directeur de recherche de Jacques Benveniste dans un article du JDD (
http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/S ... ecle-76903 ) pour évoquer ses derniers travaux en biologie numérique et la censure a posteriori de Wikipédia pour occulter la réalité de cette recherche innovante.
De son côté, Luc Montagnier qui disputait à Bruno Robert la paternité d'un brevet devait annoncer son exil en Chine...,"patrie des droits de l'homme"...pour chercher librement: un monde à l'envers

De toute façon, ces conflits prouvent que la bataille est intense dans les coulisses de ce monde qui a tout bloqué pendant plusieurs décennies et que rien ne pourra arrêter ce changement de paradigme: voir une des dernières publications de L. Montagnier et collègues (11). Je tiens à préciser que de tels conflits pour la paternité d'un quelconque brevet ne servent à rien car les futurs traitements risquent de ne rien coûter (exemple concret: les sels de la Mer Morte en dermatologie).

Les conflits d'intérêts des "chercheurs" impliqués contre les travaux de Jacques Benveniste: Georges Charpak (PME) et Jean-Marie Lehn (Ciba et Novartis)

Pour quelles raisons les travaux de Jacques Benveniste pouvaient-ils déranger le physicien Georges Charpak, lauréat Nobel de physique ? On trouve la réponse dans le numéro de "L'Entreprise" de juillet/août 1998 (154, 52-53) où le physicien nous explique comment il est passé du Nobel à la PME en "se lançant dans la fabrication d'appareils offrant des perspectives spectaculaires en matière d'imagerie médicale" comme le relate le mensuel.
Evidemment pour développer un tel matériel il faut absolument des patients atteints de cancers et d'autres pathologies lourdes. Le cancer est ainsi un business fort lucratif car une fois le diagnostic précisé, ce sont ensuite les traitements anti-cancéreux et la chirurgie qui nécessitent beaucoup de "travail" ! On ne scie pas facilement la branche sur laquelle on se trouve...
Quant à Jean-Marie Lehn, lauréat Nobel de Chimie 1987, on peut très bien comprendre son trouble qu'il évoquait dans le quotidien Le Monde lors de la publication des travaux de Jacques Benveniste en 1988 (Le Monde, 30 juin 1988).
Les chimistes voyaient également d'un mauvais oeil un perturbateur du style de Jacques Benveniste puisqu'un changement de paradigme s'annonçait et les intérêts de l'industrie chimique et pharmaceutique étaient menacés, pour preuve simple et définitive, il suffit de constater que Jean-Marie Lehn était membre du conseil d'administration de Ciba à Bâle au début des années 90, alors présidé par Alex Krauer et ensuite membre d'une fondation de Novartis après la fusion Ciba et Sandoz en 1996...(Novartis Foundation for Sustainable Development) :http://www.novartisfoundation.org/page/content/index.asp?MenuID=290&ID=646&Menu=3&Item=47.3.5 )
En conclusion, vouloir chercher et trouver une autre solution beaucoup plus simple à l'étiologie des cancers par exemple peut donc nuire à un tel business. On peut lire la longue liste des savants maudits et chercheurs exclus, livres de Pierre Lance (12,13,14) qui résument fort bien ce dossier des découvertes interdites dans ses trois volumes.
Un jour ou l'autre nous finissons toujours par trouver les causes à de tels comportements.

Les perles de ceux qui ne voulaient pas voir une nouvelle voie de recherche

Il suffit de regarder certaines émissions consacrées à l'affaire dite de la "mémoire de l'eau" et notamment une émission de la BBC intitulée "Heretics" en juillet 1994 pour entendre les perles des détracteurs de Jacques Benveniste.
Tout d'abord, on ne peut plus voir ces vidéos sur Internet...( par contre j'ai eu la chance de chercher dans mes archives et de trouver un exemplaire de la vidéo...et alors les surprises ne manquent deux décennies plus tard). On comprend mieux pourquoi certains n'ont pas intérêt à ressortir des archives...
En effet, alors que Jacques Benveniste nous décrit ses nouvelles expériences en étant lui-même à la manip...(trop compliquées pour les bureaucrates de la recherche), on voit deux de ses détracteurs, l'un du Collège de France et de l'Académie des "Sciences" (Marcel Schutzenberger) et l'autre de l'Institut Pasteur (Gabriel Gachelin) bafouiller n'importe quoi pour invalider les résultats de Jacques Benveniste sans aucune argumentation scientifique réelle.
Le plus comique était certainement Marcel Schutzenberger avec une cigarette aux doigts pour lequel la fumée de tabac ne provoquait rien et surtout pas l'haptène nicotine, qui en était resté à la "Mémoire de l'eau" et qui n'aurait jamais pu envisager la biologie numérique avec un effet biologique sans molécule.
Quant à Gabriel Gachelin de l'Institut Pasteur, il a montré ses réels capacités en oubliant de parler de ses propres travaux qui ne laisseront aucune trace.
Les deux temples du conservatisme, le Collège de France avec l'Académie des Sciences et l'Institut Pasteur ont montré leur réelle capacité d'innovation avec l'un de leur collègue, le "professeur" Claude Hanoun de l'Institut Pasteur, qui conseillait à toute la France de se faire vacciner contre le virus H1N1 en direct au journal télévisé du docile David Pujadas alors qu'il n'y avait aucune pandémie ! Au fait, il y avait un vaccin de Sanofi-Pasteur (conflit d'intérêts) sans oublier un autre de Novartis, pour remonter un peu les ventes de ces deux entreprises (5).

Le dirigisme de l'INSERM, du CNRS et autres organismes d'Etat: mise à l'écart de Jacques Benveniste, directeur de recherche à l'INSERM et blocage de carrière pendant 10 ans de Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'INSERM.

La direction de l'INSERM a montré un zèle particulier à bloquer les travaux du chercheur Jacques Benveniste, alors directeur de recherches de l'Unité 200 à Clamart. C'est un paradoxe incroyable car n'importe quel citoyen est en attente d'une liberté de recherche des chercheurs dans une société qui se dit démocratique.
Les récents développements concernant le refus de recevoir la Légion d'Honneur par Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'INSERM et dont la carrière a été bloquée pendant 10 ans démontrent fort bien l'influence de certains milieux et les liens entre les politiques et les industriels.
On comprend mieux aussi pourquoi le dossier de l'amiante, cancérigène connu depuis l'année 1906 en France alors que Denis Auribault, inspecteur départemental du travail à Caen publiait une note dénonçant la forte mortalité des ouvriers dans les filatures et dans les usines de tissage d'amiante (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiante
). Au Royaume-Uni, Lucy Deane décrivait ces effets concérogènes dès l'année 1898.
On comprend ainsi pourquoi ces vrais chercheurs ont eu tellement de difficultés à faire entendre leur voix (Annie Thébaud-Mony) et leur voie de recherche (Jacques Benveniste).

Les intérêts de l'industrie pharmaceutique: ne pas troubler les ventes de médicaments aux effets secondaires importants avec le soutien tacite et actif de l'Afssaps.

La récente affaire du Médiator est le dernier exemple montrant les difficultés des médecins intègres (Irène Frachon) tentant de faire entendre leurs observations et découvertes concernant les effets secondaires des médicaments. L'Afssaps a montré durant toutes ces années son véritable rôle avec de nombreux conflits d'intérêts entre ses membres et l'industrie pharmaceutique: business is business, au détriment des patients.
On peut aussi préciser qu'Henri Pradal, médecin et auteur du Dictionnaire critique des médicaments, édition 1977-1978, soulignait déjà la proximité des formules du Mediator et du Pondéral, et son absence d'efficacité attendue. A l'époque Henri Pradal passait pour quelqu'un de dérangeant...
J'ai vu récemment une personne atteinte d'une dermatite faciale sévère se faire prescrire par un dermatologue 8 tubes... de bétaméthasone (Diprosone) sans chercher une étiologie précise par des tests allergologiques et prescrire un mois plus tard à nouveau le même nombre de tubes ! A croire que ce dermatologue aura une "formation continue" au cours d'une croisière financée par le laboratoire pharmaceutique. On peut légitimement se poser des questions...

Les intérêts de l'industrie homéopathique: ne pas troubler les ventes de produits homéopathiques et surtout éviter la recherche en biologie numérique.

Jacques Benveniste avait écrit à des centaines d'homéopathes pour avoir leur soutien moral et financier. Il n'eut aucune réponse. On peut facilement comprendre pourquoi car résoudre l'énigme des dilutions homéopathiques, activité biologique sans molécule par basses fréquences spécifiques des molécules, engendrerait aussi la ruine de l'industrie homéopathique...
J'ai pu récemment confirmer cette opinion en voyant une nouvelle ordonnance par un autre médecin de la personne sus-citée avec une dizaine de dilutions homéopathiques variées, toujours contre une dermatite faciale sévère sans étiologie précise...
Le bonheur de toute la chaîne est assuré: les médecins qui prescrivent, les pharmaciens qui délivrent ces médicaments aussi bien allopathiques qu'homéopathiques sans oublier tous les laboratoires pharmaceutiques et homéopathiques pour se partager le gâteau. La biologie numérique de Jacques Benveniste n'est ainsi pas la bienvenue dans les deux camps... mais cela va changer !

Conclusion à l'attention des patients

L'enseignement de ce que nous vivons depuis plusieurs décennies aussi bien dans le domaine de la recherche qui est orientée selon les désirs de certaines personnes mal intentionnées que dans le domaine de la médecine et de ses traitements archaïques nous prouve bien que seule la population est en mesure de s'adapter et de réagir par rapport à ces situations.
Il ne faut surtout pas chercher un traitement simple et peu coûteux et même gratuit... mais au contraire faire durer la maladie pour en tirer le maximum de profit en alimentant toute la chaîne (pseudo recherche, médecins, pharmaciens, industrie pharmaceutique). Ce système ne fonctionne que lorsque les patients sont innocents...et il semble que cette catégorie de patients soit devenue impatiente !
Patients impatients, n'avalez plus n'importe quoi, réfléchissez et ne donnez plus d'argent à des organismes qui ne produisent aucun travail de recherche efficace ! Il faut des résultats rapides, simples et peu coûteux !
Et méditez ceci:
Avant Copernic, il était évident que la terre était le centre de l'univers.

Jusqu'à Nikola Tesla et Thomas Edison, il était évident qu'on s'éclairerait toujours à la bougie (suite au commentaire judicieux d'un lecteur, je tiens à rendre hommage à Nikola Tesla, chercheur génial qui jugeait qu'une découverte scientifique devait servir à l'humanité sans suivre automatiquement le chemin financier qui motivait Thomas Edison) (13)


Jusqu'à sa mort, il était évident que Van Gogh n'avait aucun talent.
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Message  paula--- le Jeu 31 Oct - 19:22

ivo a écrit:"La fabrique des malades" de Sauveur Boukris
fr info
Le médecin Sauveur Boukris, enseignant à la faculté Bichat et Lariboisière à Paris, critique le système médical français. Il publie "La fabrique des malades, ces maladies qu'on nous invente" au Cherche Midi.

Sauveur Boukris pointe une société surmédicalisée et notre obsession de la santé. Il explique que le système médico-industriel invente des maladies et en premier lieu l'industrie pharmaceutique avec la complicité, parfois, des leaders d'opinion.

"L'industrie pharmaceutique a pour obsession de rentabiliser toujours plus, d'avoir un retour sur investissement conséquent et quand on ne peut pas trouver les médicaments pour d'autres maladies on essaye d'étendre le champs des malades, de faire en sorte que les gens bien portants se transforment en malades."

Dans son livre Sauveur Boukris raconte son vécu de médecin. "On a tendance à dramatiser les situations, à jouer sur les peurs pour sensibiliser les personnes à aller consulter et à prendre un traitement à vie. On nous demande de traiter de la même façon les personnes qu'elles aient 70 ans ou 50 ans."

Si le Docteur Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) reconnaît qu'il y a pu avoir un certain nombre de manipulation de la part de l'industrie pharmaceutique, il insiste sur le fait que "les choses sont en train de changer et qu'il ne faut pas remettre en cause les évolutions de la science."

Présentation de l'éditeur : Cholestérol, hypertension, cancer, dépression, ostéoporose, ménopause, etc. Et si l'on en faisait un peu trop ? L'excès de médecine nuirait-il à la santé ?

"Tout bien portant est un malade qui s'ignore", disait le docteur Knock. Aujourd'hui, "tout bien portant est quelqu'un qui n'a pas eu de dépistage". Des centaines de milliers de Français consultent à l'hôpital ou en cabinet pour pratiquer un bilan médical, radiologique ou biologique. Inquiets et prudents, ils pensent qu'il vaut mieux prévenir que guérir et comptent ainsi éviter une maladie silencieuse.

Dans ce livre, le docteur Boukris évoque la "médecine marketing" et montre comment on manipule médecins et malades en jouant sur les peurs, comment on médicalise nos vies pour pratiquer davantage d'examens biologiques, de radiographies et faire consommer toujours plus de médicaments.

Transformer des sujets bien portants en malades potentiels, tel est l'objectif de certains secteurs médicaux, privés ou publics, qui transmettent un message trompeur, lequel engendre de l'anxiété et génère un gâchis financier.

Surmédicalisation, sur-diagnostic, sur-traitement, ce document nous ouvre les yeux sur des pratiques du monde médico-industriel qui peuvent être nuisibles pour la santé et bouleverse de nombreuses idées reçues.

Le site internet de Sauveur Boukris
http://sboukris.typepad.com/
Bonjour, 2e tentatives (désolé si c'est un doublon)...
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