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turquie information

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Re: turquie information

Message  ivo le Mer 8 Jan - 10:04

Recep Tayyip Erdogan et la purge de la police turque
http://www.rfi.fr/europe/20140107-recep-tayyip-erdogan-purge-police-turquie-gulen-predicateur-corruption
C'est une nouvelle vague de purges sans précédent en Turquie : le gouvernement a démis de leurs fonctions pas moins de 350 policiers basés à Ankara. Une nouvelle retentissante qui s'ajoute aux annonces quotidiennes venant de Turquie depuis décembre, en réaction à l'enquête sur la corruption qui frappe l'élite conservatrice du pays.

La décision la plus spectaculaire ? L’éviction de plus de 80 hauts gradés de la police de la capitale, Ankara. Parmi ceux qui viennent de perdre leurs postes, on trouve les patrons des services en charge de la lutte contre les crimes financiers, le crime organisé et la piraterie informatique.

Les 350 fonctionnaires concernés par le décret du ministre de l’Intérieur vont être mutés à la circulation ou dans des commissariats de quartier. Ils seront remplacés par environ 250 autres policiers, venant pour l’essentiel d’autres secteurs qu’Ankara.

Ces sanctions viennent s’ajouter aux dizaines, voire aux centaines d’autres démissions ordonnées par le gouvernement. Parmi les victimes de cette opération : le préfet de police d’Istanbul et de nombreux autres responsables provinciaux. Plusieurs médias turcs évoquent un chiffre total proche de 600 policiers démis de leurs fonctions depuis la mi-décembre.

→ À (RE)LIRE : En Turquie, Erdogan contre-attaque

Voir un gouvernement décapiter de la sorte sa propre police est vraiment inhabituel. La raison principale de la fureur gouvernementale, celle qui est vraiment à la source de ces décisions radicales, c’est le conflit politique entre le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, l’AKP (Parti pour la justice et le développement), et la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen, qui vit actuellement aux Etats-Unis.

Les deux formations revendiquent leur attachement à l’islam traditionnel. Elles s’efforcent de conquérir et de maintenir leur influence dans la partie conservatrice et religieuse de la population turque. Elles se disputent donc à peu près les mêmes couches sociales, ce qui en fait des rivales naturelles.

Elles ont pourtant longtemps fait cause commune pour s’imposer aux commandes de l’Etat turc, ce qui est devenu réalité en 2002 avec la victoire électorale de l’AKP. Toutefois, à l’automne 2013, le mouvement de Fethullah Gülen a définitivement rompu avec le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Les « gülenistes » n’ont pas supporté de le voir annoncer sa volonté de supprimer des écoles privées. On peut comprendre leur colère : les écoles privées assurent une large partie du financement de la confrérie.

→ À (RE)LIRE : Fethullah Gülen et sa confrérie, boucs émissaires d'Erdogan

Le gouvernement soupçonne les « gülenistes » d’avoir infiltré la police et la magistrature, d’avoir constitué carrément « un Etat dans l’Etat », et d’avoir activé leurs influences pour déclencher, le 17 décembre dernier, une vaste affaire de corruption qui touche les plus hauts échelons du gouvernement et déstabilise le Premier ministre lui-même.

En quelque sorte, il s’agirait donc d’une série de réponses du berger à la bergère : vous nous coupez le financement, nous frappons au cœur de votre système de corruption. Vous frappez au cœur du système, nous neutralisons votre influence au sein de la police, d’où les dernières purges. Un rififi interne à la mouvance islamiste turque…

Le gouvernement vit très mal la situation : plusieurs dizaines d’hommes d’affaires, de patrons, de hauts fonctionnaires et d’élus, dont les fils de deux ministres, ont été inculpés ou incarcérés dans le cadre du scandale de corruption. Celui-ci a déjà provoqué la démission de trois membres du gouvernement et précipité à Noël un large remaniement ministériel.

→ À (RE)LIRE : Opération anti-corruption, Erdogan remanie sous pression

Pourtant, Recep Tayyip Erdogan ne semble pas vouloir se concentrer sur la question de savoir s’il y a bien eu fraude et corruption généralisée dans les rangs de son parti.

Il préfère parler d’un complot des « gülenistes » qui viseraient à l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle, prévue au mois d’août prochain. Il veut les punir en les privant de leurs leviers d’influence dans les milieux de la police et de la justice.

L’opinion publique turque, elle, paraît vraiment perplexe face à ce bras de fer. Manifestement, c’est l’étonnement et l’incompréhension qui prévalent. Beaucoup de Turcs ont l’impression de regarder une pièce de théâtre qu’ils ne comprennent guère, et dans laquelle ils ne jouent aucun rôle.

→ À (RE)LIRE : « La société ne supporte plus le comportement d’Erdogan »
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Re: turquie information

Message  ivo le Ven 24 Jan - 10:02

La Turquie est-elle en train de s' islamiser ?
Le Premier ministre Erdogan a autorisé les femmes à porter le voile au Parlement et dans les institutions publiques. Il avait déjà restreint la vente d'alcool, l'avortement et interdit la mixité dans les cités universitaires. Il veut réislamiser la cathédrale Sainte-Sophie en la transformant en mosquée. L'opposition dénonce l'islamisation de la société turque. Mais contrairement à d'autres pays, il y a peu de risques que l'on se dirige vers un affrontement entre deux Turquies, l'une laïque, l'autre religieuse.

>>>
http://www.franceinfo.fr/monde/le-plus-france-info/la-turquie-est-elle-en-train-de-s-islamiser-1292749-2014-01-24
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ivo

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Re: turquie information

Message  ivo le Jeu 6 Fév - 12:22

La Turquie adopte une loi renforçant le contrôle d'internet
Ce nouveau texte permet notamment à l’autorité gouvernementale des télécommunications (TIB) de bloquer sans décision de justice les sites internet portant atteinte à la «vie privée» ou publiant des contenus jugés «discriminatoires ou insultants».
Il permet également à la même TIB de requérir auprès des fournisseurs d’accès et de conserver pendant deux ans des informations sur les sites visités par chaque internaute.
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/02/05/la-turquie-adopte-une-loi-controversee-renforcant-le-controle-d-internet_978269?xtor=rss-450
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Re: turquie information

Message  ivo le Sam 15 Fév - 13:33

Le Parlement turc adopte une loi controversée réformant la justice
A 210 voix contre 28, les députés turcs ont adopté samedi 15 février un projet de loi controversé qui accroît le contrôle de l'Etat sur la nomination des juges et des procureurs, au terme d'une nuit houleuse au Parlement, où un député a été blessé et a dû être hospitalisé.
>>>
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/15/le-parlement-turc-adopte-une-loi-controversee-reformant-la-justice_4367366_3214.html

alors que x politiques flics etc sont impliqués dans des scandales, y compris le premier ministre ...
je suis étonné ^^
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Re: turquie information

Message  niouze le Jeu 1 Mai - 13:31




1er mai en Turquie : heurts à Istanbul entre police et manifestants place Taksim
Publié le 01.05.2014, 09h20 | Mise à jour : 12h23




Istanbul (Turquie), jeudi. Ce manifestant tente de renvoyer des grenades lacrymogènes lancées par la police anti-émeutes. | AFP/Bulent Kikic
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Le 1er mai dégénère en Turquie. La police anti-émeutes a dispersé à coup de canon à eau et de gaz lacrymogène des centaines de manifestants qui tentaient de défier l'interdiction de se rassembler sur la Place Taksim, à Istanbul, la place emblématique de la contestation contre le gouvernement.



Les manifestants tentaient de forcer les barrages dans le quartier de Besiktas pour atteindre la place. Ils ont à peine eu le temps de déployer une banderole avant que les forces de police n'interviennent. Les abords du cœur européen de la mégapole turque ont été transformés en camp retranché et des dizaines de milliers de policiers, jusqu'à 40 000 selon les médias turcs, sont mobilisés pour en barrer l'accès.

Un député de l'opposition a décidé de porter plainte après avoir été chargé par les forces de l'ordre. «Ce gouvernement se comporte comme dans la pire dictature. Le peuple, le droit, la justice, les tribunaux, il s'en moque éperdument. Mais je vais porter plainte pour qu'il soit puni pour l'agression dont je viens d'être victime», a déclaré Mahmut Tanal élu du Parti républicain du peuple (CHP).


Istanbul (Turquie). Des affrontements ont également eu lieu dans de petites rues à proximité de la Place Taksim. (AFP/Ozan Kose)

La Confédération du travail Türk-Is a toutefois été autorisée à déposer sur la Place Taksim des gerbes à la mémoire des 34 personnes tuées lors d'une manifestation du 1er Mai 1977, lorsque des manifestants non identifiés avaient tiré en l'air, provoquant la panique. Le syndicat a organisé un autre rassemblement du 1er Mai à Istanbul, sur la place de Kadikoy, foyer de l'opposition sur la rive asiatique de la ville.

Des «groupes terroristes illégaux», selon le gouverneur d'Istanbul

En 2013, la place Taksim a été le centre d'une contestation de plusieurs semaines à l'encontre du pouvoir en place du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Les opposants lui reprochaient une gestion autoritaire ainsi que de vouloir islamiser la société. Le mois dernier, son parti est sorti largement vainqueur des élections municipales.

Erdogan avait mis en garde les manifestants, la semaine dernière, leur demandant d'«abandonner l'espoir» de pourvoir aller sur Taksim. Mais les militants de gauche et les syndicats étaient déterminés à braver cette interdiction. Le gouverneur d'Istanbul, Huseyin Avni Mutlu, a justifié mercredi l'interdiction des manifestations en faisant état de menaces de «groupes terroristes illégaux» qui auraient planifié des troubles à Taksim.

L'an dernier, des heurts violents entre police et manifestants, lors de la Fête du travail, après une interdiction similaire, avaient été suivies de manifestations monstres.


LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/economie/1er-mai-en-turquie-heurts-a-istanbul-entre-police-et-manifestants-place-taksim-01-05-2014-3807885.php

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Re: turquie information

Message  ivo le Ven 23 Mai - 9:54

Au moins un mort dans les affrontements en Turquie
La police a fait usage jeudi d’armes à feu dans le quartier d’Okmeydani pour disperser des dizaines de manifestants venus dénoncer les morts de la mine de Soma et le décès en mars d’un adolescent victime de violence policière pendant le mouvement de Gezi. Après avoir tiré en l’air, à balles réelles, les forces de l’ordre ont visé la population, ont rapporté des témoins sous couvert d’anonymat à l’AFP, confirmant des informations de presse.
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/05/23/au-moins-un-mort-dans-les-affrontements-en-turquie_1024815?xtor=rss-450
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Message  ivo le Jeu 12 Juin - 11:48

Turquie: le procès des chefs de la fronde antigouvernementale s'est ouvert
26 membres du collectif Taksim Solidarité sont poursuivis. Ils risquent jusqu'à trente ans de prisons pour l'organisation de manifestations en 2013, une contestation politique sans précédent pour le Premier ministre Erdogan.
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/06/12/turquie-le-proces-des-chefs-de-la-fronde-antigouvernementale-s-est-ouvert_1039157?xtor=rss-450
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Re: turquie information

Message  ivo le Mer 8 Oct - 8:20

ce mardi dans toute la Turquie, de violentes manifestations contre le gouvernement islamo-conservateur turc qui ont fait au moins neuf morts.

Mobilisées à l'appel du principal parti politique kurde de Turquie, des milliers de personnes sont descendues dans les rues d'Istanbul, d'Ankara et des villes du sud-est à majorité kurde du pays pour dénoncer le refus d'Ankara de voler militairement au secours de Kobané. Dans la plupart de ces villes, la contestation a dégénéré en affrontements. Un homme de 25 ans a ainsi été tué à Mus (sud-est) et un autre grièvement blessé, ont rapporté les médias turcs.
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/la-communaute-kurde-manifeste-en-soutien-kobane-581571
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Re: turquie information

Message  ivo le Jeu 9 Oct - 8:40

Turquie : 18 morts lors des manifestations prokurdes
http://fr.euronews.com/2014/10/08/turquie-18-morts-lors-des-manifestations-prokurdes/
De violents heurts ont émaillé les manifestations de la communauté kurde en Turquie. Les Kurdes dénoncent l’inaction d’Ankara en Syrie, alors que Kobané est assaillie par le groupe Etat islamique. Dans le sud-est du pays, à majorité kurde, les violences ont été meutrières notamment à Diyarbakir. Au moins 18 personnes ont été tuées. Plusieurs provinces du sud-est ont été placées ce mercredi sous couvre-feu. Selon le gouvernement, la plupart des victimes sont mortes par balles lors d’affrontements entre militants kurdes et partisans de mouvements islamistes.

Des manifestations se sont également tenues ce mardi dans plusieurs grandes villes d’Europe. En Allemagne, elles ont dégénérées à Hamboug et Celle. La nuit dernière, des membres des communauté kurdes et yazidi ont affronté des militants islamistes. La police s’est interposée. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées. Et on déplore 23 blessés.
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Re: turquie information

Message  ivo le Ven 10 Oct - 8:19

Manifestations kurdes en Turquie : plus de 20 morts
http://fr.euronews.com/2014/10/09/manifestations-kurdes-en-turquie-plus-de-20-morts/
Au moins 24 morts, c’est le dernier bilan des violences en Turquie, menées par des Kurdes furieux de l’attitude d’Ankara vis à vis des jihadistes qui assiègent Kobané. A Istanbul, la nuit dernière a été rythmée par les tirs de la police, répondant aux cocktails molotov des manifestants, dont beaucoup appartiendraient au PKK, le parti séparatiste kurde. C’est à Diyarbakir, la grande ville kurde dans le sud-est, que le bilan est le plus lourd : au moins dix morts. Au total 27 villes ont été le théâtre de violences, sacages, pillages, un couvre-feu a été décrété dans six provinces.

Les troupes turques n’interviennent pas aux côtés des Kurdes de Kobané. Le gouvernement turc rechigne à porter secours à cette communauté dont elle combat les aspirations indépendantistes sur son propre sol, dans l’est du pays.

La Turquie refuse l’envoi de soldats à Kobané
>>>
http://fr.euronews.com/2014/10/09/la-turquie-refuse-l-envoi-de-soldats-a-kobane/

Les Etats-Unis dépêchent une équipe militaire en Turquie
>>>
http://www.bfmtv.com/international/les-etats-unis-depechent-une-equipe-militaire-en-turquie-839335.html
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Re: turquie information

Message  ivo le Ven 10 Oct - 9:38

Oublier Kobané…
http://www.humanite.fr/oublier-kobane-554237
En Turquie même, le régime a massacré ces deux derniers jours une vingtaine de manifestants sans un mot de protestation des chancelleries occidentales. Pas une arme pour Kobané, pas un geste pour les réfugiés, pas de coups de semonce pour Erdogan…
Et pourtant, ils résistent. Assaillis par les phalanges au drapeau noir, équipées de chars et d’artillerie, les Kurdes syriens résistent pied à pied, rue par rue, maison par maison. Moins nombreux et mal armés, leur cause est perdue, nous dit-on. Peut-être, si les États-Unis et la France continuent à privilégier les calculs sordides de la Turquie, qui feint de combattre Daesh quand ce sont les Kurdes qu’elle veut éliminer. Sur la colline, en face de Kobané, une quinzaine de blindés turcs pourraient pilonner et réduire les positions des gangs islamistes qui se prétendent un État. Mais non ! Le président Erdogan a marchandé sa participation à la coalition de bric et de broc que pilote Barack Obama ; il veut obtenir une zone tampon en Syrie, dans laquelle il ferait la loi et soumettrait ces Kurdes qui rêvent d’un pays où ils seraient légitimes. En Turquie même, le régime a massacré ces deux derniers jours une vingtaine de manifestants sans un mot de protestation des chancelleries occidentales. Pas une arme pour Kobané, pas un geste pour les réfugiés, pas de coups de semonce pour Erdogan… Ponce Pilate porte l’habit. C’est au mur qu’on juge le maçon ; à ses actes qu’on apprécie cette coalition anti-Daesh, où se tapissent les États qui ont financé la terreur djihadiste, ceux qui ont semé le chaos en Irak et en Libye, ceux enfin qui, comme la France, ont des gouvernants qui puisent leur imagination dans le legs et le vocabulaire de George Bush, en oubliant que la France est le pays où la politique est une arme de construction massive. Pour quoi ? Contre qui ? Avec qui ? Quels choix de développement et quelles édifications étatiques ? Ces questions vont de soi au lieu de brandir son impuissance ! Elles ont été soigneusement balayées sous le tapis au profit de «l’encens grossier de déclarations fumeuses», d’une nouvelle guerre de civilisation sans queue ni tête, qui risque d’incendier ce qu’elle prétend sauver. Non, il n’est pas possible pour aujourd’hui et pour demain d’oublier Kobané. Et ce vers de Paul Éluard : «Les multiples erreurs donnent la main aux crimes.»
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Re: turquie information

Message  ivo le Ven 10 Oct - 9:57

De quoi Kobané est-elle le nom ?
http://www.france24.com/fr/20141009-kobane-turquie-syrie-kurdes-etats-unis-pkk-organisation-etat-islamique-ei-assad-irak-erdogan-sylvain-attal/
Le double jeu des membres de la coalition, qui se bat contre l'organisation de l'État islamique, États-Unis et Turquie en tête, va déboucher sur la chute de Kobané, au détriment des Kurdes qui, eux, se battent sur le terrain face aux terroristes.

À Kobané, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, jihadistes de l’EI et miliciens kurdes se livrent une bataille d’une rare violence, dont l’issue paraît inéluctable tant le rapport de force est déséquilibré. Les Kurdes y défendent leur peau. L’EI y espère une victoire emblématique que favorise l’impuissance, l’indifférence ou le double jeu des membres de la coalition.

Le secrétaire d’État américain John Kerry vient d’administrer une grande leçon de "realpolitik", ou de cynisme, selon le point de vue d’où l’on se situe. "Aussi horrible que ce soit d'observer en temps réel ce qui se passe à Kobané […], vous devez prendre du recul et comprendre l'objectif stratégique [des États-Unis]." Cet aveu, qui est censé torpiller toute analyse d’une chute probable de la ville comme un échec militaire américain, a le mérite de la clarté : le sort de cette enclave kurde aux trois quarts désertée n’est pas stratégique et les États-Unis ne prendront pas le risque d’un conflit avec Ankara pour sauver le symbole du projet d’autonomie kurde en Syrie.

Pour la Turquie il ne s’agit ni de "realpolitik", ni de cynisme mais d’un choix politique assumé. Les Kurdes ne demandent pas une intervention militaire, mais seulement qu’on ne les entrave pas. En clair, que les Kurdes de Turquie qui souhaitaient se battre en Syrie ne soient pas empêchés de franchir la frontière. Mais Ankara ne veut pas d’un Kurdistan autonome en Syrie (sur le modèle KRG en Irak), qui plus est administré par le YPG (Unité de Protection du Peuple) allié à son ennemi historique, le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), qui incarne la lutte pour l’indépendance kurde en Turquie. Kobané était le symbole de cette aspiration en voie de se réaliser. La Turquie voit donc un intérêt stratégique à ce que la résistance kurde de cette ville soit écrasée. Elle partage cet objectif (un de plus) avec l’organisation de l'État Islamique dont elle est l’alliée objectif, bien qu’appartenant -officiellement- à la coalition anti-EI.

Selon une source kurde bien informée, "10 à 15 % des rangs de l’EI viennent de Turquie". Ce double jeu, qui crève les yeux, n’est pourtant dénoncé par aucun pays de ladite coalition en raison du rôle que chacun espère lui voir jouer un jour dans la stabilisation du Moyen-Orient. Ankara ne versera donc pas une larme sur Kobané. Ne jamais oublier que dans cette région du monde, plus encore qu'ailleurs, "les amis de mes amis ne sont pas forcément mes amis", et sont de plus en plus souvent franchement "mes ennemis".

Les Kurdes longtemps considérés comme les alliés de l'Occident

Les États-Unis, pour y revenir, ont fait beaucoup, sous l’administration Bush, pour l’émergence d’un Kurdistan irakien autonome : zone d’interdiction de survol d’abord, puis renversement du tyran de Bagdad qui avait, entre autres crimes, gazé la population kurde. À cette époque, il n’y avait aucune ambiguïté : les Kurdes étaient considérés comme les alliés de l’Occident dans le combat contre Al-Qaïda et contre Saddam Hussein considéré (à tort) comme l’allié des islamistes. Mais aujourd’hui, beaucoup de nostalgiques de Saddam, des sunnites, se sont radicalisés sous l’effet de la politique sectaire conduite par le pouvoir chiite irakien soutenu par les États-Unis. Au point que la "colonne vertébrale" de l’EI n’est pas constituée de jihadistes "étrangers", comme on peut en avoir l’impression vu d’Europe, mais bien, comme me le confiait récemment un observateur kurde informé, par des anciens officiers de l’ancienne armée de Saddam ainsi que par certains officiers spéciaux turcs plus ou moins en rupture de ban. Ce qui explique d’ailleurs les succès militaires éclatants de l’EI : ce n’est pas une légion faite de bric et de broc mais bien une armée puissamment équipée et encadrée par des militaires d’expérience, dotés d’un "palmarès" conséquent dans la répression anti-kurde, ce qui leur donne une "motivation" particulière dans la bataille de Kobané. C’est la haine du "faux frère" et non l’intérêt stratégique qui les anime.

Le soutien à la cause kurde moins prioritairepour Obama

Barak Obama ayant décidé de faire profil bas au Moyen-Orient, le soutien à la cause kurde est devenu moins prioritaire. Surtout lorsqu’elle est incarnée par le PKK et ses alliés syriens, une organisation toujours classée comme terroriste par la Maison Blanche et qui se revendique "marxiste-léniniste". Problème : le PKK est la seule force qui se batte sur le terrain (avec un courage inouï) contre les jihadistes. Ces hommes et ces femmes, auxquels on doit le sauvetage de milliers de Yazidis et de chrétiens en Irak, semblent prêts à résister jusqu’à la mort, conscients que toute reddition est impossible car synonyme de mort ou d’esclavage. Il est incompréhensible que personne à Washington ne comprenne -à la différence de l’EI- que la guérilla kurde incarne bien, en l’espèce, la défense des valeurs occidentales (valeurs souvent tenues pour universelles et partagées -doit-on le préciser- bien au delà du seul "Occident"). Il y a, de ce point de vue, en effet, dans l’attitude américaine quelque chose qui rappelle celle des démocraties européennes en 1937 face au malheur de Guernica.

De quoi Kobané est-elle le nom ? Simplement de l’impossibilité de cette coalition à mener une guerre totale contre l’ennemi désigné (clairement par Obama à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU). Comme cela a été très bien expliqué ici, les pays musulmans sunnites, qui y participent ou font mine d’y participer, ont d’autres objectifs que l’éradication de l’EI, mais plutôt faire reculer l’influence chiite (Bachar al-Assad, le Hezbollah, l’Iran). Cela s’appelle tout simplement un jeu de dupes.

Les Kurdes, bien que sunnites, sont les victimes collatérales de ce "grand antagonisme" pour s’assurer le leadership du monde musulman. Au passage, on se rend compte à quel point l’islam est instrumentalisé dans un conflit, qui est avant tout national ethnique et idéologique. Si, au lieu de Kurdes, il s'agissait de Turcs qui se trouvaient menacés d’être massacrés jusqu’au dernier, cela fait belle lurette que l’armée d’Ankara serait intervenue, comme elle l’a fait à Chypre où elle se trouve encore.

Les raids aériens ne font que retarder la chute de Kobané

Les bombardements aériens américains, particulièrement inefficaces dans des combats au corps à corps, ne font que retarder l’issue fatale. La Turquie AKP a tombé le masque en interdisant aux Kurdes de Turquie d’aller se battre aux côtés de leurs frères, alors qu’elle a complaisamment laissé passer -dans les deux sens- tant de jihadistes. Les millions de Kurdes de Turquie, s’ils avaient encore un doute, savent maintenant quoi faire des grandes envolées d’Erdogan sur la "fraternité turco-kurde".
Et la France ? Elle fut, historiquement grâce à des personnalités comme Danièle Mitterrand ou Bernard Kouchner, l’une des nations les plus actives dans le soutien à la cause kurde. Aujourd’hui, elle tente vaille que vaille d’être fidèle à cet héritage, mais sans échapper à l’ambiguïté. Comme avec le soutien témoigné par François Hollande à la proposition turque de créer une "zone tampon" en Syrie le long de la frontière, même si elle peut se comprendre pour des raisons humanitaires. Une zone tampon suppose en effet une interdiction de survol (et donc une résolution de l’ONU) et surtout des troupes au sol qui, compte tenu de la doctrine d’Obama ("No boots on the ground"), ne peuvent être que turques. C’est là où la complexité, déjà extrême, menace définitivement de démêler l’écheveau syrien : outre qu’elle signifierait une mise sous tutelle du "rêve kurde", elle serait perçue comme une déclaration de guerre par le régime de Bachar al-Assad -allié des Kurdes syriens- que Washington semble visiblement vouloir ménager.

Rien n’est simple dans cette affaire, comme détruire l’EI sans pour autant remettre en selle le régime sanguinaire de Damas. Ces contradictions, ces compromis diplomatiques, ces arrière-pensées sont autant de handicaps pour les "alliés" dans une guerre contre un adversaire aussi déterminé que l’État Islamique autoproclamé. Ce qui l’était, simple, c’était d’observer un principe qui éviterait de traîner la mauvaise conscience d’avoir fait preuve de pusillanimité devant un massacre annoncé : ne rien faire pour priver un peuple de la possibilité de se défendre par ses propres moyens.
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Re: turquie information

Message  ivo le Sam 11 Oct - 9:27

Siège de Kobané : le volcan kurde se réveille en Turquie
Depuis le 6 octobre, les manifestations se multiplient aux quatre coins de la Turquie. De Diyarbakir – la "capitale" kurde dans l’est du pays – à Istanbul, les affrontements ont provoqué la mort d’au moins 31 personnes en quatre jours, selon CNN türk.
L’attitude de l’armée turque exaspère les manifestants. Non seulement les militaires n’agissent pas, mais ils verrouillent la frontière turco-syrienne pour empêcher les Kurdes de Turquie d’aller se battre aux côtés des peshmerga de l’YPG (unités de protection du peuple kurde) qui défendent Kobané avec acharnement depuis le 16 septembre. Pour eux, le message est clair : Recep Tayyip Erdogan, le président islamo-conservateur, encourage le massacre de leur peuple.
"Erdogan utilise l’EI pour nous supprimer"
"C’est une guerre raciste. On veut nous éliminer"
"Si le processus de paix n’aboutit pas, le pays sera à feu et à sang"

"Les structures politiques et militaires kurdes sont en place. Les Kurdes montrent déjà les dents. S’ils n’obtiennent pas ce pour quoi ils se battent depuis 35 ans, la situation sera explosive", ajoute Julide, estimant que le pays n’a pas connu de telles tensions communautaires depuis 30 ans. Le volcan kurde est réveillé. Et avec lui, la flamme des nationalismes de tous bords.
Pour autant, l’absence de perspectives politiques claires après 35 ans de conflit et une guerre qui a fait plus de 30 000 morts maintient les Kurdes dans une insécurité constante. Côté turc, la résurgence d’un climat insurrectionnel rend visible l’échec des négociations de paix avec le PKK, organisation classée terroriste qui reste, pour une grande majorité de la population, l’ennemi public numéro un.
Pour de nombreux observateurs comme acteurs de la vie politique, la prise de Kobané par les islamistes de l’EI pourrait signer, en Turquie, le début d’une guerre civile.
>>>
http://www.france24.com/fr/20141010-turquie-emeutes-kurdes-manifestations-kobane-intervention-syrie-kurdistan-rojava/
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Message  ivo le Dim 12 Oct - 9:06

Les trois raisons du président turc Erdogan de sacrifier les Kurdes de Kobané
http://www.bfmtv.com/international/les-trois-raisons-du-president-turc-erdogan-de-sacrifier-les-kurdes-de-kobane-839651.html
Pourquoi l'Etat turc réagit-il ainsi face aux événements entre les autorités turques et Daesh? Pour quelles raisons, la Turquie ne s'implique pas davantage dans le conflit?

Comment comprendre l'attitude turque, voilà le mystère de l'heure. L'on voit les images des chars turcs sur les hauteurs surplombant la ville syrienne déchaînée de Kobané. Cette ville ethniquement kurde est adossée à cette frontière, et les Kurdes situés en territoire turc voient le drame de leurs frères ethniques se dérouler sous leurs yeux impuissants. Rappelons que les Kurdes de Syrie (2 millions) et ceux de Turquie (plus de 10 millions) sont de même souche, une frontière artificielle les séparant depuis les années 1920.

Le Ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Cavusoglu, nous a proposé, ici à Paris, des explications parfaitement lénifiantes, sur l'impossibilité d'armer des combattants kurdes car ce serait "criminel" d'armer des civils. Et puis ce qui se passe est la faute à Assad, est la faute à l'ancien gouvernement irakien Maliki.

Non, ce n'est pas ça. Il est abondamment clair que la puissante armée turque pourrait entrer dans Kobané et balayer les assaillants du groupe État islamique en quelques heures pour ne pas dire minutes. C'est précisément ce que le gouvernement turc ne veut pas faire, pour trois raisons.


1. Il faut un bakchich

Raison triviale en comparaison des autres, elle consiste à attendre que les Alliés de la soi-disant "Coalition américano-arabe" décident d'envoyer des troupes au sol en Syrie. L' État turc ne saurait y aller seul, s'exposer sans appui ni concessions occidentales diverses. Il faut gagner quelque chose. Soit. Les Occidentaux ont tellement peur que la Turquie devienne l'homme sauvage du Moyen-Orient qu'ils n'osent pas la contrarier, même s'il ne s'abaissent pas encore à offrir les concessions en vrac.

2. "A bas les Kurdes"

C'est ici la raison profonde. Le pouvoir politique kurde est vu, par tous les gouvernements successifs de Turquie, comme un danger pour l'unité turque. Ce pouvoir kurde est soit trop marxiste, soit trop légitimement différent des Turcs ethniques, pour ne pas être un danger.


Non, il n'y a pas de pétrole dans les régions kurdes, seulement des Kurdes peu attirés par le projet national turc d'unicité ethnique. Si le président Recep Tayyip Erdogan ordonne le sauvetage militaire des combattants kurdes de Syrie -- les YPG, issus du parti politique PYD --, il sauvera la cause kurde en Syrie. S'il fait cela, alors les Kurdes turcs, groupés autour de leur parti révolutionnaire PKK, voudront, selon le président turc, obtenir un rôle dans la protection de leurs frères syriens.

3. Rétablir le califat ottoman

Raison plus spéculative, elle consiste à voir en Recep Tayyip Erdogan un restaurateur de l'Empire ottoman, avec son sultan qui exerçait la fonction de calife. Plus islamiste que jamais, ce que nul ne niera aujourd'hui, Erdogan veut instaurer son propre califat! Pour cela, autant sacrifier les Kurdes là où il peut. Il saura toujours reprendre en main le groupe État islamique, qui a eu l'audace ridicule de se proclamer califat à Mossoul.

Conclusion: les raisons turques de sacrifier les Kurdes de Kobané sont profondes, et ébranlent les confortables certitudes occidentales, à toute vitesse.

pour les memes raisons que les sovietiques avaient laissé les nazis massacrer le ghetto de varsovie.
rappelez moi l'origine de cette frontiere ??
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Message  ivo le Dim 12 Oct - 9:27

Inquiet pour Kobané, le PKK menace de reprendre les armes
http://www.france24.com/fr/20141011-kobane-pkk-menace-turquie-cemil-bayik-etat-islamique/
Alors que l'EI poursuivait son avance à Kobané, samedi, le membre fondateur du PKK, Cemil Bayik, a menacé de reprendre les armes si Ankara ne fait rien pour aider la ville kurde située à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) reprendra les armes si la Turquie ne fait rien pour Kobané, ville du nord de la Syrie assiégée par les jihadistes du groupe État islamique, a averti l'un des dirigeants du mouvement séparatiste.

Ankara refuse d'ouvrir sa frontière pour permettre à des volontaires d'aller prêter main forte aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), proches du PKK, qui défendent Kobané.

"Nous avons averti la Turquie. Si elle continue dans cette voie, nous reprendrons notre guérilla pour défendre notre peuple", affirme Cemil Bayik, membre fondateur du PKK qui en est aussi le plus haut dirigeant en liberté, dans un entretien réalisé par la chaîne de télévision allemande ARD à Erbil, capitale du Kurdistan irakien autonome.

"L'AKP est responsable de ce qui se passe en ce moment à Kobané et en Turquie", poursuit-il, évoquant le Parti pour la justice et le développement au pouvoir en Turquie.

Accusant Ankara de mener une guerre par procuration en soutenant des mouvements islamistes syriens qui combattent les milices kurdes du nord du pays
, Cemil Bayik avait déjà menacé l'an dernier de rompre le cessez-le-feu proclamé en 2012 lorsqu'Abdullah Öcalan, chef historique du PKK, a ordonné aux combattants séparatistes de quitter la Turquie pour gagner le Kurdistan irakien.

"Parce que la Turquie continue à mener la même politique, nous avons renvoyé tous nos combattants qui avaient été retirés de Turquie", ajoute-t-il dans l'entretien accordé à l'ARD.

L’EI poursuit son avancée à Kobané

À Kobané, samedi, l’EI a renforcé son emprise sur une grande partie de la ville défendue avec acharnement par les forces kurdes, l'ONU disant craindre pour la vie de milliers de civils.

Les avions de la coalition dirigée par les États-Unis ont mené vendredi et samedi six frappes aériennes près de cette ville kurde clé, située à la frontière turque, selon le Centre de commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom).

Dans Kobané, les forces kurdes, moins nombreuses et moins bien armées, ont réussi à repousser les jihadistes sur plusieurs fronts, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans la nuit de vendredi à samedi, elles sont ainsi parvenues à stopper un assaut en direction du centre-ville au terme de combats acharnés. Et samedi, 23 jihadistes ont péri alors qu'ils tentaient de faire entrer des véhicules à partir du sud-ouest et de l'ouest de la ville, rapporte l'ONG.

L'EI contrôle toutefois 40 % de Kobané, particulièrement des secteurs dans l'est, le sud et l'ouest de la ville, et a pris le contrôle vendredi du QG des forces kurdes dans le nord de la cité, à un kilomètre environ de la frontière turque. Son objectif est de s'assurer la maîtrise sans discontinuité d'une longue bande de territoire à la frontière syro-turque.

Depuis le début, le 16 septembre, de l'offensive jihadiste dans cette région, 577 personnes, en majorité des combattants --dont 321 jihadistes, ont péri selon l'OSDH, et quelque 70 villages sont tombés aux mains de l'EI. En outre 300 000 habitants ont pris la fuite, dont plus de 200 000 en Turquie.
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Re: turquie information

Message  ivo le Mar 14 Oct - 10:50

Turquie : "Les Kurdes risquent de se retourner contre nous"
Depuis le 6 octobre, les émeutes, violentes, ont gagné l’ensemble de la Turquie. Commerces vandalisés, voitures incendiées, lynchages. Pour la première fois depuis 20 ans, l’armée est descendue dans la rue et l’état d’urgence a été décrété dans six villes du pays. Près d’une quarantaine de personnes ont été tuées, dont deux policiers mitraillés jeudi, à Bingöl, par des inconnus. Les affrontements ont opposé militants et forces de l'ordre, mais aussi partisans du PKK et islamistes de Huda-Par. Ce petit parti islamiste turc est la façade légale du Hezbollah, mouvement radical sunnite - distinct de son homonyme libanais - interdit depuis le milieu des années 1990.
Ces violences ravivent des cauchemars d’enfance et la terreur des années 1980-90. En 1984, le PKK s’était engagé dans la lutte armée pour obtenir la création d’un État kurde indépendant. Les forces de sécurité turques avaient répondu par la répression. S'ensuivit dans les années 90 une politique de terre brûlée par l'armée turque dans le sud-est anatolien qui avait contraint à l’exil plus de 2 millions de personnes. Le conflit avait fait plus de 37 000 morts.
"La République de Turquie ne serait pas un État si elle n'était pas capable de faire plier quelques voyous. Ils brûlent mais ils en paieront le prix. Nous allons faire plus", a promis dimanche le président Recep Tayyip Erdogan. Il avait souhaité la veille que le Parlement de saisisse d'un nouveau projet de loi dès la semaine prochaine afin de "nettoyer rapidement les rues de ces vandales."
>>>
http://www.france24.com/fr/20141012-reportage-turquie-kurdes-risquent-retourner-contre-nous-manifestation-istanbul-istiklal-kobane-etat-islamique/

Turquie: l'armée a bombardé des positions rebelles du PKK
http://www.france24.com/fr/20141014-turquie-larmee-a-bombarde-positions-rebelles-pkk/
Des avions turcs ont bombardé lundi soir des cibles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est de la Turquie, une première depuis le cessez-le-feu décrété par les rebelles kurdes en mars 2013, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

Les chasseurs de l'armée de l'air turque ont frappé des positions du PKK qui attaquaient depuis trois jours un poste des forces de sécurité turques dans le village de Daglica (sud-est), a précisé cette source.
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Re: turquie information

Message  ivo le Mar 14 Oct - 11:15

Les raisons de la défiance turque envers les défenseurs kurdes de Kobané
Ankara se refuse à aider les défenseurs de Kobané en raison de leur affiliation au PKK et aussi parce que les Kurdes du parti de l’Union démocratique de Syrie (PYD) ont longtemps été les meilleurs soutiens du régime de Damas dans les régions qu’il contrôlait, éradiquant toute forme d’opposition à Bachar Al Assad et refusant de frayer avec l’Armée syrienne libre.
...
Le refus d’Ankara de se porter au secours de la ville assiégée par les djihadistes a mis les dirigeants turcs sous le feu des critiques des alliés de l’OTAN. « Notre plus gros problème était nos alliés dans la région, les Turcs sont de grands amis (des islamistes radicaux), tout comme les Saoudiens et les Emirats arabes unis », a lâché le vice-président américain Joe Biden lors d’un discours à Harvard le 3 octobre, avant de se confondre en excuses auprès du président turc Recep Tayyip Erdogan.
...
En prévision d’une nouvelle flambée de violence dans les régions kurdes, le parlement planchera mardi 14 octobre sur un nouveau paquet de lois sécuritaires. Certains amendements autorisent la police à tirer sans sommation sur les manifestants dès le premier cocktail Molotov lancé. Les utilisateurs et les fabricants de cocktail Molotov, désormais assimilé à une arme, risqueront jusqu’à 12 ans de prison.
>>>
http://www.lemonde.fr/international/article/2014/10/13/les-raisons-de-la-defiance-turque-envers-les-defenseurs-kurdes-de-kobane_4505517_3210.html

la turquie démocratique voulant integrer l'europe laisse massacrer et va autoriser les tirs sur les manifestants ...
ce qui ne dérangera pas bcp l'europe ...
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Re: turquie information

Message  ivo le Mer 15 Oct - 9:48

Pourquoi la Turquie détient-elle des Kurdes de Kobané ?
http://observers.france24.com/fr/content/20141014-turquie-syrie-kobane-kurdes-pkk-pyd
Depuis plus d’une semaine, les autorités turques retiennent des dizaines de Kurdes qui ont fui la ville syrienne de Kobané, théâtre de violents affrontements entre les jihadistes de l’organisation de l’État islamique et les combattants kurdes. Ils sont soupçonnés d’être liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qu'Ankara considère comme un mouvement terroriste. Notre Observateur dénonce le flou entourant cette détention.

La tension entre le gouvernement turc et le PKK est récemment montée d’un cran. L'armée turque a bombardé des positions du groupe indépendantiste dans le sud-est de la Turquie, a annoncé mardi l’état-major, alors qu'un cessez-le-feu était en vigueur depuis mars 2013.

"L’armée refuse que des avocats leur rendent visite"

Mohammad Arif travaille comme médecin dans la ville turque de Suruç, située près de la frontière syrienne. Il est en contact étroit avec des députés qui ont rendu visite à ce groupe de détenus comportant femmes et enfants.

Ces personnes se sont rendues à la frontière turque le 6 octobre, au plus fort des combats entre les Unités de protection du peuple (YPG) et les jihadistes de l’organisation de l’EI, qui venaient d’entrer dans Kobané. À ce moment, la plupart des réfugiés kurdes avaient déjà quitté Kobané pour la Turquie. Ils étaient parmi les derniers à partir.

Ils sont arrivés par le poste-frontière principal, et les militaires turcs les ont tout de suite placés en détention dans une école dans la localité frontalière de Ali Kour. Ils les ont ensuite transférés dans un gymnase de la ville de Suruç, à 10 kilomètres au nord. [Selon un responsable local cité par le journal Middle East Online, les détenus ne font pas l’objet d’une procédure d’arrestation, NDLR. ]

Les militaires ont pris les empreintes des détenus, puis les ont interrogés. Ils leur ont notamment montré des photos de combattants armés en leur demandant s’ils les avaient vus se battre à Kobané.

Parmi ces détenus figurent 33 femmes et 9 enfants, mais aussi des responsables politiques locaux de l’administration autonome kurde en Syrie et une équipe de journalistes de la chaine de télévision kurde Ronahi.

Au départ, ils étaient plus de 150, mais lundi, on leur a dit qu’ils pourraient être relâchés à condition de retourner en Syrie. Environ quatre-vingts d’entre eux ont accepté, et ont été reconduits à la frontière. Tous les autres sont restés dans le gymnase.

"Pour protester contre leur détention, plusieurs d’entre eux sont en grève de la faim"

Pour protester contre leur détention, plusieurs d’entre eux sont entrés en grève de la faim. Les conditions de détention sont difficiles. Ils dorment à même le sol et partagent un seul cabinet de toilette. Il y a quelques jours, deux députés kurdes du parlement turc ont pu leur rendre visite et leur ont apporté du savon.

Je comprends que les autorités turques puissent mener des interrogatoires quand elles soupçonnent des personnes d’appartenir au PKK. Mais ce que je trouve incompréhensible, c’est le fait que ces gens soient toujours en détention plus d’une semaine plus tard [selon la législation turque, la période de garde à vue peut être étendue jusqu’à sept jours dans le cas d’une affaire liée au terrorisme]. Jusqu’ici, personne parmi ces réfugiés n’a reçu un document lui notifiant qu’il est arrêté ou placé en garde à vue. Et en plus, l’armée a refusé que des avocats leurs rendent visite. Il faut que les autorités turques les libèrent si elles n’ont aucune preuve contre eux, car là il s’agit clairement d’une détention arbitraire.

Nos journalistes ne sont pas parvenus à joindre les autorités turques pour commenter les circonstances de cette détention. Cependant, plusieurs sources contactées à Suruç confirment la version de notre Observateur.


kafka 'not dead.
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Message  ivo le Sam 18 Oct - 8:54

Turquie : non-lieu général dans une affaire de corruption visant le gouvernement
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/10/17/turquie-non-lieu-general-dans-une-affaire-de-corruption-visant-le-gouvernement_4508367_3214.html
La justice turque a abandonné, vendredi 17 ocotobre, ses poursuites contre cinquante-trois personnes, dont deux fils d'anciens ministres, inculpées dans une retentissante affaire de corruption qui a fait trembler le gouvernement islamo-conservateur au pouvoir l'hiver dernier, a rapporté l'agence de presse officielle Anatolie.

Lire : Vaste coup de filet dans l'entourage de M. Erdogan en Turquie

Le procureur d'Istanbul, chargé de l'enquête, a prononcé un non-lieu général, arguant d' un « manque de preuves », d'« irrégularités dans la collecte des preuves » et de « l'absence d'éléments prouvant que ces personnes faisaient partie d'une organisation criminelle », selon Anatolie. Parmi les personnes mises hors de cause figurent Baris Güler et Kaan Caglayan, respectivement fils des ex-ministres de l'intérieur et de l'économie, ainsi que l'homme d'affaires d'origine azerbaïdjanaise Reza Zarrab et le directeur de la banque publique Halkbank, Süleyman Arslan.

ERDOGAN DÉNONÇAIT UN COMPLOT

M. Zarrab était poursuivi pour avoir organisé un trafic illégal d'or avec l'Iran, sous embargo, en versant des pots-de-vin aux fils des deux ministres ainsi qu'à leurs pères. Les cinquante-trois suspects dans cette affaire avaient été interpellés à la mi-décembre dans le cadre d'une vaste opération anticorruption, qui a provoqué la démission de trois ministres et éclaboussé l'ensemble du gouvernement, y compris le premier ministre de l'époque, Recep Tayyip Erdogan, aujourd'hui président.

Lire (édition abonnés) : Un volet iranien dans l’enquête qui secoue le pouvoir turc

Malgré cette affaire, l'homme fort du pays depuis 2003 a remporté haut la main les élections municipales de mars, puis la présidentielle d'août, pour la première fois au suffrage universel direct. M. Erdogan a accusé la confrérie du prédicateur musulman Fethullah Gülen, son ancien allié, d'avoir fabriqué de toutes pièces ces accusations dans le cadre d'un complot destiné à lui nuire. Il a procédé à de vastes purges dans la police et dans la magistrature, où l'organisation de M. Gülen est réputée très influente.

Les procureurs à l'origine de cette enquête ont dans ce cadre tous été mutés, et leurs successeurs ont depuis classé ces enquêtes. Le Parlement a voté en mai la création d'une commission d'enquête chargée de se pencher sur les malversations reprochées à quatre anciens ministres dans ce dossier, mais elle n'a pas encore commencé ses travaux, au grand dam de l'opposition.


Lire aussi : Scandale de corruption en Turquie : Erdogan dénonce un complot
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Re: turquie information

Message  ivo le Sam 29 Nov - 8:55

Au pouvoir depuis 2003, le président Erdogan, qui recevait le pape dans son nouveau, luxueux et très controversé palais de la banlieue d'Ankara, a joué la proximité avec son invité. "Nous regardons le monde avec les mêmes valeurs. Nos vues sont identiques sur la violence", a-t-il assuré.

Mais, fidèle à son discours habituel, M. Erdogan a poursuivi par une longue sortie contre la progression de l'islamophobie dans le monde occidental.

"Les préjugés se développent entre les mondes musulman et chrétien. L'islamophobie monte sérieusement et rapidement. Nous devons œuvrer ensemble contre les menaces qui pèsent sur notre planète : l'intolérance, le racisme et les discriminations", a-t-il dit.

S'il a fermement condamné les organisations extrémistes telles que le groupe de l'organisation de l'État islamique (EI) ou Al-Qaïda, M. Erdogan a expliqué leur progression parce que leurs jeunes recrues "ont été discriminées et victimes de politiques incorrectes".
>>>
http://www.france24.com/fr/20141128-le-pape-francois-prone-tolerance-religieuse-turquie-dialoque-erdogan-chretiens-islamisme/
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Re: turquie information

Message  ivo le Lun 8 Déc - 9:05

Turquie: le prix Nobel Orhan Pamuk critique l'autoritarisme du pouvoir
http://www.rfi.fr/europe/20141207-turquie-prix-nobel-orhan-pamuk-critique-autoritarisme-pouvoir-erdogan-femme-presse-liberte-religion/
La restriction des libertés, la censure, le contrôle de l’Etat sont à nouveau dénoncés, cette fois par le prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, primé en 2006. L’écrivain, qui avait lui-même été poursuivi en justice pour ses opinions sur le génocide de 1915, il y a quelques années, évoque aujourd’hui un sentiment de peur, dit-il, qui se développe.

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Outre les poursuites, les condamnations et les emprisonnements de journalistes, déjà à un niveau record, la mode est désormais en Turquie aux mises à pied pures et simples, aux licenciements sur ordre des responsables du parti au pouvoir. Comme le note Orhan Pamuk, même les journalistes proches du pouvoir sont mis à la porte – comme c’est arrivé récemment pour les directeurs de la rédaction de trois journaux pro-AKP.

L’écrivain dénonce également la politique officielle et les récentes déclarations sur la place de la femme ; sans les citer, il qualifie d’irréfléchies et d’appel à la bagarre les propos du président Erdogan et du Premier ministre Davutoglu reniant l’égalité homme-femme et définissant la place de la femme comme devant être au foyer avec trois enfants, au risque sinon d’inciter au suicide.

Le résultat, constate Orhan Pamuk, c’est un sentiment de peur qui se généralise. Si ce n’est pas « tout le monde », comme il dit, c’est en tous cas de plus en plus de secteurs de la société qui s’inquiètent sérieusement des dérives autoritaires et religieuses du gouvernement. Comme dans l’enseignement, avec l’autorisation du voile et les cours de religion dès le primaire, l’apprentissage de la langue ottomane, l’interdiction de l’alcool dans l’hôtellerie. Autant de décisions qui incitent aussi, de plus en plus, les Turcs à chercher dans l’exil une alternative à leurs libertés menacées.

→ A (re)lire: Ahmet Insel: « Nous sommes déjà dans la dérive autoriatire »
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Re: turquie information

Message  ivo le Jeu 12 Fév - 10:00

Turquie: le gouvernement Erdogan dévoile son arsenal répressif
En Turquie, le gouvernement s’apprête à faire approuver une loi répressive, ou plutôt un paquet de lois dit « de sécurité intérieure » qui suscite de larges critiques, tant de la part de l’opposition que de celle de la société civile. Les dispositions envisagées prévoient l’extension des compétences des forces de polices et de sécurité dans des proportions qui inquiètent y compris les Européens, craignant l’instauration d’un Etat policier et répressif, voire liberticide.
la police aura toute légitimité pour venir pénétrer, fouiller des domiciles privés et placer en garde à vue leurs occupants sans aucun mandat d’un procureur ou d’un juge d’instruction avant 24 heures.
Le droit de manifester sera aussi quasiment supprimé puisque le simple fait de se retrouver dans une manifestation exposera au risque de se faire là encore arrêter par la police sans mandat. Dans les manifestations, les jets de pierres seront considérés de la même manière que l'utilisation d'armes à feu et lourdement punis, alors que la police aura elle le droit de tirer à balles réelles pour contrôler ces mouvements de foule. Parallèlement à cela, il y a aussi le contrôle de la Toile et des échanges d'information pourtant déjà très surveillés puisque n'importe quel ministre a déjà le pouvoir de bloquer le compte d'un internaute sans décision de justice.
L'Union européenne s'est elle-même montrée très inquiète des dispositions annoncées, qualifiées d'« orwelliennes » et de « liberticides » par ses détracteurs, alors que la Turquie détient déjà le record mondial du nombre de journalistes en prison et de censure d'Internet. L'opposition parle même de « dérive fascisante ».
>>>
http://www.rfi.fr/europe/20150211-turquie-arsenal-r%C3%A9pression-justice-manifestation-erdogan-kurdes-gulen/
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