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le reve americain

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le reve americain

Message  Invité le Jeu 21 Jan - 9:38

Libé le 20/01/2010.

Adeptes des méthodes musclées, les ultraconservateurs s’organisent.









Par ALEXANDRA GENESTE NEW YORK, de notre correspondant


En apôtre de l’Amérique
post-raciale, Barack Obama avait toutes les chances de réveiller
l’adversité de la frange la plus conservatrice du pays. Celle que l’ère
Bush avait un temps assoupie. C’est toutefois sur le terrain de
l’économie qu’à peine élu, le démocrate a été attaqué par ce qui
semblait être alors un mouvement de protestation spontané aux couleurs
poujadistes : celui du Tea Party, en référence à la Boston Tea Party,
ou révolte des Bostoniens, en 1773 contre la politique fiscale des
colons britanniques.
Conspiration. L’adoption du plan de relance de
787 milliards de dollars (551 milliards d’euros) par le Congrès en
février a suffi à galvaniser les militants conservateurs contre
l’administration Obama, dont ils critiquent l’interventionnisme aux «relents socialistes». Dans
le rôle du promoteur et porte-parole du mouvement, l’animateur
controversé de Fox News Glenn Beck (lire ci-dessous). Sur les traces de
son aîné Rush Limbaugh, il est passé maître en théories de la
conspiration. Les militants de cette nouvelle droite contestataire sont
blancs, issus de la classe moyenne, patriotes, avec une véritable
phobie de la fiscalité. Politiquement, ils se disent libertaires et
indépendants, et démentent tout lien direct avec le Parti républicain.
Dans les faits, leurs manifestations sont chaque fois préparées et
orchestrées par le Grand Old Party (surnom du Parti républicain), via la fondation FreedomWorks, que dirige l’ancien chef de file de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Dick Armey.
Le coup de gueule populiste de l’Amérique conservatrice contre «trop d’Etat» et «trop d’impôts»
a très vite servi la cause des plus ultras. C’est ainsi que l’on a vu
émerger l’été dernier, en plein débat sur la réforme de la santé, des
hommes armés de fusils d’assaut aux meetings publics d’élus démocrates.
D’autres ont interrompu les réunions en hurlant des slogans ou en
brandissant des pancartes comparant Barack Obama à Hitler et son projet
de réforme à un plan nazi. Autant de dérives répétées en septembre lors
de la manifestation à Washington de dizaines de milliers de détracteurs
du gouvernement.
Lobby. Financièrement, le mouvement a dû faire une
croix sur l’aide du Comité national républicain, totalement fauché
depuis la défaite cuisante de 2008 - après avoir péniblement amassé
22,8 millions de dollars (16 millions d’euros) l’an passé, ses caisses
ne contenaient que 8,7 millions de dollars en novembre. C’est auprès
des grandes entreprises que les militants ont trouvé soutien, et
notamment du lobby patronal, qui vient de lancer une campagne appelant
les républicains à faire abroger la réforme de la santé.
Les militants du Tea Party misent désormais sur les législatives de
novembre pour marquer des points. L’objectif : infiltrer le Parti
républicain au niveau des circonscriptions, afin de présenter des
candidats plus radicaux. Sur le terrain, ils s’imposent ainsi sous les
couleurs du Tea Party Nation (TPN). Cette nouvelle entité politique
tiendra sa première conférence début février à Nashville (Tennessee),
dont le discours d’ouverture sera prononcé par l’ex candidate à la
vice-présidence, Sarah Palin (lire ci-dessous).
Selon un sondage NBC-Wall Street Journal, le mouvement est
désormais plus populaire que le Parti républicain lui-même, avec 41%
d’opinions favorables, contre 35% aux démocrates et 28%aux
républicains. Cette montée en puissance des conservateurs fait beaucoup
de tort aux centristes du «parti de l’éléphant». Lors d’une partielle
dans la 23e circonscription de l’Etat de New York,
républicaine depuis plus d’un siècle, c’est un démocrate qui l’a
emporté face au candidat radical imposé par le Tea Party, qui jugeait
le républicain trop modéré

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Re: le reve americain

Message  niouze le Jeu 21 Jan - 13:47

Politiquement, ils se disent libertaires
et mon point dans la gueules il le veule les pseudo libertaire adepte du fusil et de la bible

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Re: le reve americain

Message  Quentallica le Jeu 21 Jan - 18:21

+1

Mais une question, pourquoi les ricains qui étaient contre le plan de santé d'Obama le traitaient de Nazi, c'était par simple provocation ?
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Re: le reve americain

Message  spike le Ven 22 Jan - 0:44

Quentallica a écrit:+1

Mais une question, pourquoi les ricains qui étaient contre le plan de santé d'Obama le traitaient de Nazi, c'était par simple provocation ?

Bah alors tu te cachais où camarade!? J'espère que t'as pas bu tout l'rhum!

Bon sinon pour te répondre: Où alors ils sint trop cons et ils ne savent pas ce qu'est l'Allemagne nazi!
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spike

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http://anarchietotale.free.fr

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c'est beau comme un americain blanc

Message  niouze le Mar 23 Mar - 16:03

j'aurait put faire un sujet a part mais vu que ce sont les mêmes .....

donc si vous n'etes pas au courant obama a (enfin) fait voter une loi permettant a des millions d'americain exclu de toute organisme de santé d'etre assuré (si certain ne savent pas comment sa marche la santé au state disont pour resumer que les seul assurance dont tu avait le droit ...sont celle payer par ton entreprise ... et pour les plus pauvre des dispensaire payer par des association ou organisme privé) seulement enfin l'amerique promeut une assurance (bien que tres mol ) pour tout ceux exclu de ce systeme
et voici la réaction (qui ne represente pas la majorité des amerloc mais qui fait bien peur) :
« Tyrannie ! » « Communisme ! » Sous la coupole du capitole américain, les débats ne sont pas tous policés. En témoigne la violence verbale qu'a suscitée l'adoption, dimanche par la Chambre des représentants, de la loi sur l'assurance maladie.

A lire le Washington Post, le représentant républicain du Michigan Mike Rogers a dénoncé la succession de « magouilles » (« dirty deals ») pour arriver au texte final. Devin Nunes, de Californie, a comparé les démocrates aux Soviets : « Dites non au totalitarisme ! »

Lorsque le démocrate Bart Stupak, pourtant anti-avortement, a pris la parole, une voix a été entendue dans les rangs républicains : « Tueur de bébés ! »
John Boehner : « Honte à nous, honte à cette institution »

Le leader de la minorité républicaine à la Chambre, John Boehner, s'est mis à crier dimanche, à 10 heures du soir, juste avant le vote, considérant que le peuple avait été trahi par la façon dont avait été discuté cette loi :

« Regardez comment a été rédigée cette loi ? Pouvez-vous dire que cela s'est fait ouvertement, dans la transparence ? »

Il crie la réponse : « Bon Dieu, non, vous ne pouvez pas ! Avez-vous lu le projet ? Bon Dieu non, vous ne l'avez pas lu ! » Et il poursuit :

« Honte à nous, honte à cette institution, honte à chacun d'entre vous, qui avez substitué votre volonté à celle du peuple. »

Ces élus sont sous la pression de militants de droite qui organisent des meetings vociférants (les »tea parties », en référence à la fondatrice Boston Tea Party) à travers le pays. Initialement sonnée par la victoire de Barack Obama, cette droite dure reprend du poil de la bête depuis la chute de popularité du Président.

Ces militants manifestaient ces jours derniers autour du Capitole, criant des invectives aux élus démocrates qui passaient : « Escrocs ! », « Menteurs ! »

L'un d'entre eux, Barney Frank, député homosexuel et fier de l'être, s'est même fait traiter de « pédé » (« faggot ») parmi les rires de l'assistance. Frank a dû appeler la police du Capitole pour pouvoir se frayer un chemin vers l'extérieur.
Insultes et crachat quand les élus noirs arrivent

Certains manifestants ont également insulté samedi des élus démocrates noirs, les traitant de nègres -un mot tellement haineux que la presse américaine l'écrit « n***er ». L'émotion a été d'autant plus grande que l'un de ces élus, John Lewis, est une icône : il avait été battu et laissé pour mort lors de la marche des Noirs en Alabama, dans les années 60. Un autre élu, Emanuel Cleaver, aurait reçu un crachat.

Sur la vidéo suivante, quelques députés du « Black Caucus », parmi lesquels John Lewis (à droite, chauve, cravate bleue), passent devant les manifestants et se font huer.

En septembre, l'ancien Président Jimmy Carter a jugé que le racisme expliquait la violence exprimée contre les propositions
d'Obama.
« Une période les plus affreuses du Congrès »

« Ce fut l'une des périodes les plus affreuses et les plus étranges jamais traversées par le Congrès » estime le chroniqueur du Washington Post, Dana Milbank, qui s'inquiète de la porosité entre les manifestations nauséabonde (à l'extérieur du Capitole) et les arguments républicains (à l'intérieur).

Cette porosité est flagrante sur la vidéo suivante, où l'on voit, à l'extérieur du Capitole, dimanche, le représentant Jack Kingston (Géorgie) prier parmi les manifestants, dans une ambiance plutôt hystérique, pour que le projet de loi sur la santé soit torpillé in extremis.

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Re: le reve americain

Message  niouze le Ven 9 Avr - 12:47

L'idole des foules , Ann Coulter, a fait son entrée sur le podium de l'amphithéâtre de Henderson, une banlieue de Las Vegas, avec une bonne demi-heure de retard. Les trois mille « tea partiers » présents lui ont fait un accueil digne d'une diva.

Ann Coulter le 9 mars 2009 à New-York (Lucas Jackson/Reuters).Ils sont complètement excités à l'idée d'avoir bientôt l'honneur de l'entendre vomir sa bile. La plutôt jolie célibataire de 48 ans est une espèce de serpent venimeux. Longiligne, le ventre bien plat à l'air, l'abondante chevelure blonde flottant sur une petite veste noire cintrée, Ann Coulter est une experte dans l'art de débiter des propos haineux avec le sourire, et même en rigolant.

Chaque phrase sortant de sa bouche est une insulte pour quelqu'un, généralement un démocrate. La surenchère dans l'outrance des propos est son fond de commerce. Ses livres sont des best-sellers. Chacune de ses interventions, télévisuelle ou autre, est commentée. Ses conférences dans les universités sont toujours précédées de manifestations, voire d'émeutes.

Bref, à peine cette star de la politique est-elle apparue sur scène que le public s'est levé, a hurlé son nom en agitant des centaines de petits oriflammes, qui se sont superposés aux autres centaines de chemises, tee-shirts, casquettes, cravates taillées dans la bannière étoilée. Je me demande si les sous-vêtements de ce beau monde sont eux aussi des drapeaux.
Le réchauffement climatique ? Une lubie des communistes

A côté de moi, une grand-mère s'est exclamée au téléphone : « C'est merveilleux. Nous sommes entre patriotes, loyaux Américains. » Je regarde autour de moi. Pas un noir, ni un hispanique à l'horizon. Faudrait qu'ils soient masos pour venir entendre les conneries qu'Ann Coulter s'apprête sûrement à débiter.

Cela dit, la pasionaria est habile, malheureusement pleine de verve et de -mauvais- esprit. Elle démarre sur les chapeaux de roues. Pas question de décevoir ces braves gens qui sont venus assister à un lynchage verbal :

« Vous savez pourquoi je suis en retard ? En arrivant dans ma chambre d'hôtel, j'ai vu le petit mot laissé par la direction, vous savez celui qui vous demande de réutiliser les serviettes pour ne pas gaspiller l'eau ?

Devinez ce que j'ai fait ? J'ai ouvert tous les robinets et les ai laissés couler. »

Rires déchaînés de la foule. Nous sommes donc dans le Nevada désertique, qui souffre d'une grave pénurie d'eau. Elle poursuit :

« Vous savez que c'est l'Heure de la Terre ce soir, de 20 heures à 21 heures ? Ah ah ah… Alors, non seulement j'ai allumé toutes les lumières, mais j'ai ouvert les fenêtres (dans les hôtels modernes de Vegas, les fenêtres ne sont pas ouvrables, mais passons) et mis l'air conditionné à fond.

Et j'ai planifié toutes mes interviews télévisées entre 20 heures et 21 heures pour utiliser le plus d'électricité possible. »

C'est à mourir de rire. Le public est plié en deux. Le réchauffement climatique ? Quelle supercherie… Une lubie des communistes au pouvoir.
« Obama n'a pas gagné les élections »

Au cours des trois dernières semaines, j'ai passé un peu de temps avec des militants du Tea Party, ce mouvement de libertariens extrêmistes dont Sarah Palin et Ann Coulter sont les figures féminines préférées.

Je voudrais croire que certains membres au moins de cette nébuleuse sont des gens censés. Pourtant, si je m'en tiens à mon expérience, je n'ai croisé que des allumés, des hystériques, des paranos remplis de fiel et d'amertume.

On comprend leur colère : le chômage les guête, leurs moyens ont été réduits, ils sont souvent démunis. Pendant ce temps là, des cadres de Wall Street continuent de s'en mettre plein les poches et des politiciens corrompus amassent de petites fortunes sur leurs dos. Ce qu'on comprend mal, c'est qu'ils finissent par militer contre leurs propres intérêts.

« Les démocrates détestent les pauvres, ils veulent nous appauvrir davantage », m'a déclaré une jeune fille le mois dernier en Arizona, après avoir entendu un discours de Sarah Palin.

Sur le Président américain, j'ai entendu des trucs délirants :

« Nous ne sommes pas racistes puisqu'Obama n'est pas noir, il est Kenyan et nous considérons que seuls les noirs américains sont noirs. »

« On ne sait même pas si son nom est vraiment Obama, ni d'ailleurs si sa mère est vraiment sa mère. »

« Obama n'a pas gagné les élections. Il a engagé l'organisation Acorn pour inscrire des clodos, des poivrots et des morts sur les listes électorales afin d'être élu. »

Pour 24% des républicains, Obama est l'antéchrist

Ces gens inventent ou avalent les théories les plus farfelues pour justifier leur profond dépit d'être gouvernés par un président noir et leur désir de l'écarter une fois pour toutes du pouvoir. « Certains parlent de prendre les armes », m'a confié Carl Maness, un pasteur à mi-temps. « Ecoutez 104.1 “The Truth” [la vérité, ndlr] et vous verrez ».

J'ai suivi le conseil et me suis branchée sur cette radio diffusée dans le sud de l'Arizona. Je suis tombée sur la harangue furieuse d'un animateur qui, une minute, criait à la tyrannie, au communisme dont nous sommes désormais les victimes, et la suivante, dénonçait en termes injurieux le peuple indien puisque c'est lui qui profitera le plus de la réforme de la santé en amassant des fortunes sur le dos des Américains.

Ne me demandez pas d'expliquer, je n'ai strictement rien compris au raisonnement de ce forcené, sinon qu'il incitait à la haine et au racisme.

Un sondage mené par l'institut Harris vient de révéler que 24% des républicains et 14% des Américains sont persuadés que Barack Obama est l'antéchrist en personne ! Les membres de la milice chrétienne Hutaree démantelée récemment dans le Michigan opéraient justement guidés par la conviction que l'antéchrist occupe la Maison Blanche.

Le site Web World Net Daily soutient cette thèse avec « preuves » à l'appui. Il est de plus en plus fréquent de voir des illustrations du Président avec des cornes, des dents de Dracula, des yeux clairs cernés de rouge.
Près de mille groupuscules d'extrême droite aux Etats-Unis

Il ne suffisait plus qu'il soit déjà :

* Un sans-papier méritant la déportation (vu qu'il a fabriqué son acte de naissance),
* Un musulman clandestin soutenant secrètement des organisations terroristes,
* Un communiste sournois voulant imposer un régime marxiste,
* Un nazi comparable à Hitler,
* Un traître inféodé à un gouvernement mondial fantomatique auquel il aurait déjà livré le pays.

Depuis l'ascension au pouvoir d'Obama, on assiste à un retour en force des milices. D'après le Southern Poverty Law Center, une organisation qui traque les groupuscules d'extrême droite, leur nombre est actuellement estimé à 926, contre 602 en 2000.

Et la plupart sont armés jusqu'aux dents. A tel point d'ailleurs que les armureries ont du mal à fournir leurs clients en munitions. Aussitôt arrivées, elles s'envolent de leurs étagères. Un drôle de climat.


Dernière édition par niouze le Ven 9 Avr - 23:24, édité 1 fois (Raison : j'ai modifier le texte son auteur(qui habite a state) avait confondu le terme libertaire et libertarien)

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Re: le reve americain

Message  niouze le Lun 30 Aoû - 0:20

toujours sur les blaireaux américain (pardon a tout les blaireaux qui liront sa je sait que cette animal n'a rien avoir avec eux Wink )

Glenn Beck, un conservateur un peu trop perso

Un grand rassemblement organisé par le controversé animateur de Fox News, Glenn Beck, aura lieu[ndm : a donc eu lieu, car je poste en retard] le 28 août à Washington. Mais plusieurs voix à droite émettent des doutes sur son utilité. Cette grand-messe sert-elle davantage les intérêts de ce dernier ou la cause conservatrice ?




Chef d'orchestre d'une manifestation qui se déroulera le 28 août à Washington et qui pourrait faire de lui un personnage incontournable de la vie politique américaine, Glenn Beck soulève le doute à droite. Le camp conservateur s'interroge, le célèbre animateur de la chaîne Foxnews est-il un partenaire de confiance pour faire avancer la cause ou cherche-t-il avant tout à satisfaire ses ambitions personnelles. Pour Glenn Beck, devenu le champion du mouvement conservateur populiste Tea Party grâce aux propos enflammés qu'il tient durant son émission diffusée par la chaîne Fox News, le rassemblement de samedi, baptisé Restaurer l'honneur, sera un moment historique qui ramènera l'Amérique à ses principes fondateurs. La gauche de son côté accuse Glenn Beck d'exploiter le symbole de la lutte pour les droits civiques pour promouvoir ses idées. Le rassemblement organisé par Beck se déroulera en effet le jour où, il y a quarante-sept ans, Martin Luther King a prononcé son célèbre discours I have a dream et pratiquement au même endroit où a été construit le Lincoln Memorial [élevé en l'honneur d'Abraham Lincoln, le président américain qui a aboli l'esclavage].

La manifestation aura pour orateur de marque Sarah Palin, candidate potentielle à la présidentielle de 2012, et a obtenu le soutien d'une foule de personnalités politiques et d'influents groupes conservateurs. Mais Beck a tenu à rappeler que ce rassemblement était apolitique. Il s'agit avant tout, dit-il, de célébrer les troupes américaines et tous les bénéfices iront à l'Association de vétérans. Il a d'ailleurs invité les gens qui participeront à l'événement à laisser leurs affiches partisanes à la maison. [L'événement garde néanmoins une nette coloration politique.] Glenn Beck a reçu le soutien financier de la National Rifle Association [la très conservatrice association de défense du droit du port d'arme], du sénateur républicain de l'Utah Orrin Hatch, du député républicain de l'Utah Jason Chaffetz et de groupes clés du mouvement Tea Party comme FreedomWorks ou les Tea Party Patriots.

Mais pour certains conservateurs, Glenn Beck ne tient pas ses promesses. Il y aurait un décalage entre les propos qu'il tient sur son émission de radio et sur Fox News, et son engagement politique. Ils en veulent pour preuve son retrait d'un groupe politique dont il était pourtant le fondateur, le Projet 9.12 [qui visait, selon Glenn Beck, à faire revivre l'esprit d'union nationale qui prévalait le 12 septembre 2001, au lendemain des attentats terroristes], et sa décision d'abonner l'idée de lancer un manifeste politique du rassemblement de samedi. Glenn Beck s'est refusé à tout commentaire. Mais pour Erick Erickson, auteur d'un influent blog conservateur, Beck lui-même est incapable de répondre à la question de savoir s'il travaille pour lui-même ou pour le mouvement, et le succès du rassemblement n'y changera rien.

Autre signe de cette méfiance, une branche du mouvement Tea party a décidé de ne pas participer à la manifestation. Ils ont jugé que Glenn Beck leur accordait trop peu en échange de leur soutien et de leur aide en matière de logistique. Ils ont estimé que Beck accordait un traitement de faveur à FreedomWorks, l'un des principaux sponsors de son émission de radio. Le responsable de ce groupe, qui préfère conserver l'anonymat pour ne pas s'attirer les mauvaises grâces de Beck, affirme : "Tout ce qu'il veut, c'est nous utiliser pour se mettre en avant." Pour d'autres membres des Tea party, la manifestation de Glenn Beck n'est qu'une provocation destinée à satisfaire son ego. Elle risque en outre de faire du tort à une autre manifestation prévue pour le 12 septembre. Le mouvement des Tea Party, qui a déjà des difficultés à maintenir sa structure sans chef et à ne s'en tenir qu'à son discours en matière fiscale (sa principale préoccupation), tout en étant régulièrement accusé de racisme, risque également d'en pâtir. Le pasteur noir Al-Sharpton et d'autres responsables de mouvements de défense des droits civiques tiendront d'ailleurs une contre-manifestation samedi à Washington sous le slogan "Ce rêve est le nôtre".

"Tout ça, c'est la Beckmania", affirme Andrew Dodge, le coordinateur pour l'Etat du Maine des Tea Party Patriots, un regroupement de plusieurs associations locales qui ont donné un coup de main pour l'organisation de plusieurs grands rassemblements et notamment de la manifestation originelle des Tea party du 12 septembre 2009 qui avait réuni des dizaines de milliers de personnes à Washington pour protester contre l'interventionnisme du gouvernement Obama. A la demande de l'équipe de Beck, dépourvue de l'expertise et des infrastructures logistiques nécessaires à l'organisation de la manifestation de samedi, les Tea Party Patriots ont accepté de faire la promotion de l'événement auprès de leurs 500 000 sympathisants et de fournir 400 bénévoles pour l'encadrement, condition nécessaire pour obtenir les autorisations nécessaires à la tenue de la manifestation. Mais Andrew Dodge explique que la décision n'a pas été facile : le choix de la date et les propos à l'emporte-pièce de Beck, notamment ses éructations sur Obama, n'étaient pas du goût de tous. "Toute l'année, les débats ont fait rage pour savoir s'il pouvait nous apporter de bonnes choses ou non", explique Andrew Dodge qui ne compte pas assister à la manifestation par crainte que l'événement ne soit contre-productif pour le mouvement Tea party. "Beck sort du débat fiscal et se place sur un terrain plus émotionnel. Veut-on vraiment être associé à ce type, la question se pose."

D'un point de vue purement médiatique, si, en dépit de ces tensions, Beck réussit à rassembler 100 000 personnes [comme il l'espère], il sera parvenu à attirer davantage de gens que ne l'avait fait le controversé animateur radio Howard Stern qui avait vu débarquer 10 000 de ses fans lors d'une séance de dédicace en 1993, souligne Michael Harrison, fondateur et rédacteur en chef de Talkers Magazine, une publication qui évalue le rayonnement des médias et des personnalités. "Si autant de gens viennent à un événement imaginé par Beck, alors ce sera une date historique dans les annales de la télévision, estime Michael Harrison. Il ne sera plus un simple amuseur public. Mais quelqu'un capable de motiver les électeurs."
le courrier international

edit apres recherche
C'est samedi qu'a été tenue une manifestation du mouvement Tea Party organisée par l'une des voix les plus fortes de la droite populiste américaine, Glenn Beck. Elle a rassemblé des dizaines de milliers de membres de groupes ultraconservateurs américains.

radio canada.ca
bien loin des 250 000 qu'avait réuni martin luther king au même endroit ; mais sa reste un paquet d'abruti quand même !!!

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Re: le reve americain

Message  spike le Lun 30 Aoû - 15:30


nt les milliardaires derrière les Tea Parties?
On connaît maintenant Glenn Beck, l’animateur de Fox News qui a réussi samedi à rassembler plus de 100 000 manifestants à Washington pour « restaurer l’honneur » de l’Amérique. Beck n’est que millionnaire encore, mais il est évident que son engagement politique est aussi… un business. Au tout début de la manifestation samedi, il a invité tous les participants à sortir leurs téléphones portables pour faire chacun un don de 10 dollars à une petite fondation basée en Floride, la « Special Operations Warrior Foundation », qui aide les enfants de soldats tués au combat. Et dans la foule samedi, autour de nous, on a pu voir les manifestants sortir leurs portables comme un seul homme pour faire le don demandé par leur messie. Glenn Beck affirme avoir ainsi levé plus de 5 millions de dollars pour cette fondation. Une partie de l’argent servira à couvrir les frais d’organisation du meeting, a-t-il indiqué, mais sans préciser combien profitera bien aux enfants de soldats...

Comme le rappelle Frank Rich dans le New York Times, au-dessus de Glenn Beck, il y a bien sûr Rupert Murdoch, le créateur de Fox News, machine de guerre maintenant bien connue aussi contre l’administration Obama. Mais derrière le mouvement « populaire » et « basique » des Tea Parties, il y a aussi les frères Koch, comme le montre une captivante enquête du New Yorker publiée cette semaine. David et Charles Koch, aujourd’hui âgés de 70 et 74 ans, sont les deux milliardaires qui ont créé et qui financent le groupe « Americans for Prosperity » dont on peut voir les militants de plus en plus nombreux à chaque Tea Party (samedi encore dans la manifestation de Glenn Beck, on les repérait facilement à leurs T-shirts qui portent l’abréviation AFP –chaque fois en les voyant, j’ai un sursaut cardiaque en pensant à mes amis de la « vraie » AFP, l’Agence France Presse).

Créé en 2004, Americans for Prosperity est à l’origine de nombreuses manifestations contre l’administration Obama, rassemblements qu’elle appelait à l’origine des « Porkulus » avant de se rallier à l’étiquette « Tea Party ». Americans for Prosperity fournit aux Tea Parties arguments ou orateurs, décrit Jane Mayer, du New Yorker, qui a enquêté sur les frères Koch. Un de ses leitmotiv est que l’administration Obama veut imposer le « socialisme » aux Etats-Unis, mais dans le détail, l'organisation se consacre aussi à dénoncer la réforme de l'assurance maladie ou le projet de législation sur le changement climatique. Les frères Koch tirent une bonne partie de leur richesse de l’industrie du pétrole (raffineries et pipelines) et financent généreusement lobbyistes et think tanks chargés de remettre en doute le changement climatique.

Avant de s’engager ainsi, par fondations et think tanks interposés, contre la présidence Obama, Charles et David Koch avaient déjà une longue histoire d’engagement politique conservateur et libertarien. Leur père, Fred Koch, fut l’un des membres fondateurs de la John Birch Society… qui déjà soupçonnait le président Dwight Eisenhower d’être un… agent communiste. En 1980, David et Charles Koch avaient financé et participé à la campagne du candidat libertarien Ed Clark, qui se présentait à la droite de Reagan… Son programme demandait l’abolition du FBI, de la CIA, de la Sécurité Sociale ou du contrôle des armes…
« Le gouvernement aurait été réduit à une seule fonction : protéger les droits individuels » résume Jane Mayer. Le candidat libertarien n’avait alors remporté qu’1% des voix, confirmant par là aux frères Koch qu'il valait mieux promouvoir leurs idées indirectement, par le biais de "laboratoires d'idées". En 1977, ils avaient déjà lancé le Cato Institute. Dans les années 1980, ils ont financé la création du Mercatus Center, basé à l’université George Mason. En 1984 ils ont créé le Citizens for a Sound Economy, qui se voulait déjà un mouvement « grassroots » et qui a mené la vie dure à l’administration Clinton dans les années 1990, avec des manifestations contre les impôts.

Les frères Koch financent tant d'organisations et campagnes diverses qu’on appelle leur réseau « Kochtopus », rapporte le New Yorker. Au total, ils ont déjà donné plus de 100 millions de dollars aux causes de droite… qui sont aussi souvent celles de leurs entreprises, résume le magazine. Parmi les opposants aux Tea Parties, cela commence à se savoir : « Glenn Beck et tous les simples gens qui le suivent ne font que servir les intérêts de la grande industrie » nous disaient de nombreux critiques, écoeurés ce week-end à Washington. Mais les « simples gens » en question refusent obstinément de voir cette évidence : « Ceux qui nous manipulent, c’est le gouvernement, avec Obama à sa tête, répondent-ils. Et s’il y a des riches qui nous soutiennent, tant mieux. C’est la grandeur de l’Amérique que de permettre à chacun de faire fortune… »
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Message  ringostare le Mar 31 Aoû - 12:06

Jello en a parlé entre deux morceaux hier soir.
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Message  niouze le Mar 31 Aoû - 14:52

et il en dit quoi le bon vieux jello (pas du bien j'imagine ) si t'a comprit ??

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Message  ringostare le Mer 1 Sep - 8:00

oh, en gros il a profité de cet évènement pour une grande tirade contre le racisme. Mais c'est vrai que je ne saisis pas bien les détails des discours en anglais. Mais il commence souvent avec un sujet d'actualité (les mêmes qu'ici, faut dire) pour développer vers des généralités et appeler à résister.
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Message  ivo le Jeu 28 Oct - 10:20

Milices : branle-bas de combat dans l’Amérique profonde
cécile quéguiner - 05:44

Aux États-Unis, les milices ne sont pas un phénomène nouveau. Le deuxième amendement de la Constitution américaine autorise quiconque à s’armer pour assurer la défense de sa famille, de son quartier, de son village.
Mais, ces milices ou mouvements "patriotes" connaissent une singulière recrudescence depuis 2008, et l’élection d’Obama. Reportage en Alabama, auprès des Three Percenters...

Elles étaient 149 recensées en 2008. 512 en 2009. Des milices dont les lubies principales sont de s’opposer au "Big Governement", l’administration fédérale jugée toute puissante et liberticide, et de défendre coûte que coûte le deuxième amendement, qui garantie le droit aux armes.

Mike Vanderboegh a créé la sienne, il y a environ trois ans. Three Percent, littéralement "Trois Pour Cent", comme les 3% d’Américains qui auraient résisté aux Anglais. L’homme passe son temps à invoquer les grandes heures de l’Amérique, les Pères fondateurs, mais aussi les maquisards français ou les résistants irlandais.

Mais derrière ses références, son passé d’étudiant marxiste et son air bonhomme, se cache le représentant typique d’une certaine droite américaine ultra-radicale, "prête à y aller". La théorie du complot n’est jamais loin. L’arsenal non plus. Les armes sont une affaire de famille chez les Vanderboegh : une carabine, un fusil à pompe, un pistolet et des enfants entraîner à tirer sur des pastèques avec les armes de papa "à partir de quatre, cinq ans".

A 58 ans, il a déjà une vraie carrière de milicien derrière lui. En 2002, il faisait partie de la Première Cavalerie d’Alabama, milice dotée de jeeps et d’avions. En 2005, il faisait des patrouilles à la frontière mexicaine, pour traquer les clandestins et les remettre aux autorités. Son dernier fait d’arme, en tant qu’"éminence grise" des Three Percenters, c’est un appel à jeter des briques sur les fenêtres des Démocrates, pour protester contre la réforme de santé d’Obama.

Combien les Three percenters sont-ils ? Mike Vanderboegh lui-même n’en a aucune idée, il n’y a pas de carte de membre, pas d’uniforme, on se reconnait dans les centres de tirs, dit-il, aux munitions qu’on utilise notamment... Mais il s’enorgueille de sa notoriété sur le web : son site comptabiliserait "plus de 5.000 clics par jour". Lui en tout cas à la louche estime que les "patriotes" comme lui sont environ un million à travers le pays.

Un chiffre contesté par Mark Potok, du SLPC Southern Poverty Law Center, une ONG qui recense et surveille les groupes extrémistes, qui estime à 200.000 à 400.000 ces Américains enrôlés dans ces milices, un chiffre cependant très inquiétant selon lui. Ces mouvements ultraconservateurs, nés dans les années 90, avaient quasiment disparu au début des années 2000, mais ont connu un regain spectaculaire en à peine deux ans, en grande partie à cause de la crise économique et de l’arrivée au pouvoir d’un président noir.

France Info - A Montgomery, dans le bureau de Mark Potok, spécialisé dans la surveillance des milices © RF/Cécile Quéguiner

L’AMÉRIQUE PROFONDE, À DROITE TOUTE...

La multiplication de ces mouvements arme au poing n’est pas sans rapport avec la radicalisation du débat politique depuis deux ans. Lors des réunions publiques organisées par les Démocrates pour promouvoir la réforme du système de santé notamment, certains n’ont pas hésité à venir perturber violemment les discussions, voire à dégainer des armes à feu. Cette réforme, perçue comme l’archétype même du projet collectiviste, a surtout réveillé une rhétorique qui semblait disparue pendant les années Bush.

Rumeurs de complots, diatribes racistes, Obama qualifié de "despote total", de "tyran", son portrait affublé d’une petite moustache évocatrice, sa secrétaire d’État surnommée "Hitlery Clinton" : ce langage musclé, jusqu’alors confiné dans les franges les plus radicales de la société américaine, a contaminé des Tea Parties jusqu’aux cercles républicains les plus conservateurs. Selon le SLPC, ces Tea Parties ne peuvent pas vraiment être considérés comme extrémistes, mais sont largement gagnés par ces idées ultra-radicales.


DE LA VIOLENCE VERBALE À LA VIOLENCE TOUT COURT

Enfin, à côté de ces mouvements "patriotes", et de cette "réaction" conservatrice, ce sont les groupuscules extrémistes qui se multiplient. Selon le SLPC, les "nativistes" notamment, (ces mouvements xénophobes qui harcèlent les immigrés) auraient presque doublé entre 2008 et 2009, sur le territoire américain.

Or, ce qui inquiète les spécialistes de l’extrême-droite aux États-Unis, c’est l’actuelle convergence entre les motivations et les principes de tous ces mouvements : patriotes, milices, nativistes, voire sudistes racistes à l’ancienne, comme le Klu Klux Klan. "Il ne fait aucun doute que la marmite bouillonne et pourrait finir par exploser", estime Mark Potok, du SLPC, et de rappeler l’attentat d’Oklahoma City, le 19 avril 1995, commis par un milicien d’extrême droite qui avait fait 168 morts.


Le 2e Amendement, ou le droit à l’autodéfense
"Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé."


En anglais, dans le texte original, ça donne :
"A well regulated militia being necessary to the security of a free State, the right of the People to keep and bear arms shall not be infringed".

Cet Amendement II fait partie des dix apportés à la Constitution américaine en 1791, qu’on appelle la Déclaration des Droits, ou Bill of the Rights, dont le texte original (ci-contre) est consultable dans les archives américaines en ligne.

C’est de cet Amendement que se réclament la grande majorité des milices, "patriotes" ou groupuscules d’extrême droite aux États-Unis. Un Amendement "menacé" selon eux, par Barack Obama, "président le plus antifusil de l’histoire américaine", a déclaré Sarah Palin, l’ex-candidate républicaine à la vice-présidence. Or, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit.

PRÈS DE 200 MILLIONS D’ARMES À FEU

En juin dernier, la Cour suprême a estimé que ce deuxième amendement s’imposait à chaque État au même titre que la liberté d’expression ou celle d’exercer la religion de son choix.
Impossible donc pour un État (comme l’Illinois depuis 28 ans) d’interdire ou même de restreindre le port d’arme. Au nom du droit à "l’autodéfense chez soi", a précisé la plus haute juridiction du pays.

On estime aujourd’hui que plus de 200 millions d’armes sont en circulation dans tout le pays. Soit près de 90 armes pour 100 habitants...
Pire, l’accession d’Obama à la Maison Blanche aurait fait grimper les ventes d’armes. + 42% au mois de novembre 2008, le mois de son élection, à en croire les données du FBI.
Inquiétant. Selon le Centre Brady contre les violences armées, près de 90.000 personnes auraient déjà été tuées par balle depuis le début de cette année sur le territoire.

Les musulmans, nouveaux bouc-émissaires
Reportage dans le Wisconsin

Les Américains musulmans souffrent d’une montée de l’islamophobie. Dernier épisode marquant : la polémique de l’été 2010 sur la construction d’une mosquée à New-York près de Ground Zéro. Au total cette année, six projets de mosquées ont rencontré une vive opposition. Dans l’Etat rural du Wisconsin, à Sheboygan, les musulmans ont lutté des mois pour ouvrir leur lieu de culte.

Ce regain d’islamophobie a débuté lors de la campagne de l’élection présidentielle de 2008. Beaucoup d’opposants à Barack Obama ont commencé à faire courir le bruit, qu’il était musulman pour essayer de nuire à son image. Certains républicains se sont sentis autorisés à tenir des propos islamophobes. Par ailleurs, ces deux dernières années, il y a eu plusieurs incidents liés au terrorisme et impliquant des américains musulmans. Notamment, la fusillade du 5 novembre 2009 dans la base militaire de Fort Hood au Texas. Un psychiatre militaire d’origine palestinienne avait fait 13 morts et 30 blessés, ou encore plus récemment l’attentat manqué de Times Square le premier mai 2010.

Résultat : plus de 40% des Américains voient l’Islam comme une religion potentiellement violente. Par exemple quand il y a eu la polémique, sur la création d’une mosquée à New-York cet été, la moitié des New-Yorkais étaient contre le projet, alors que New-York est connuue pour être une ville ouverte et cosmopolite.
Beaucoup de commentateurs ou de journalistes se sentent, par conséquent, autorisés à tenir des propos islamophobes. Récemment un journaliste de la radio publique NPR a déclaré publiquement, qu’il se sent mal à l’aise, qu’il a peur, quand il est dans un avion et qu’il voit des passagers qui ont l’air musulmans. Ce journaliste a depuis été licencié.

Face à ce genre de propos, Barack Obama est plutôt mesuré. Aux États-Unis, la liberté de parole est un droit sacré. Le président a rappelé à plusieurs reprises que tous les individus doivent être respectés quelque soit leur religion. Mais dans le même temps, il semble ne pas vouloir trop en faire. Depuis qu’il est élu, il n’a pas effectué de visite officielle dans une mosquée par exemple, contrairement à son prédécesseur. Apparemment il ne veut pas donner du grain à moudre à ses adversaires qui cherchent à le présenter comme un musulman, sous entendu Barack Obama "n’est pas un véritable américain".

Aujourd’hui, plusieurs sondages montrent qu’environ 20% des Américains pensent que Barack Obama est musulman, alors qu’il est protestant. Les musulmans sont environ 2.500.000, c’est-à-dire moins d’1% de la population totale des États-Unis. Ils sont répartis à travers tout le pays. Souvent dans des petites villes. Ils viennent des quatre coins du monde. 65% d’entre eux sont nés à l’étranger. Il y a beaucoup d’Iraniens, ou encore de Pakistanais. Une partie d’entre eux viennent d’Europe, de Bosnie ou d’Albanie par exemple. Tous les autres, les 35% restants, sont nés, aux États-Unis. Ce sont, soit des Afro-Américains, soit des Américains chrétiens à l’origine, qui se sont convertis à l’islam.
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Re: le reve americain

Message  ivo le Ven 29 Oct - 12:53

A Phoenix, chez "le shérif le plus coriace" de l’Ouest
cécile quéguiner - 04:19

L’Arizona, sa frontière, ses sans-papiers... et son shérif ! Alors que 60% d’Américains estiment que l’immigration est l’un des principaux enjeux de ces élections de mi-mandat, cet Etat défraye la chronique à coup de lois et pratiques brutales contre l’immigration illégale.
Sa dernière législation ultra répressive a été en partie invalidée par Washington. Mais l’Arizona n’entend pas en rester là. Rendez-vous chez Joe Arpaio, shérif iconoclaste...

Direction Maricopa, le comté de Phoenix, chez "the toughest sheriff of America". C’est son surnom, il le revendique. Et pour le prouver, il vous invite à visiter sa prison-modèle, Tent-City, aux airs de bagne du XIXème siècle.

Ici, le journaliste étranger entre comme dans un moulin. Pas de contrôle d’identité. Il suffit de se présenter "de la part de Jesse" du bureau du shérif. Et la visite commence, dans cette prison à ciel ouvert, où les détenus, que des Hispaniques arrêtés la plupart pour des délits mineurs, payent leur clandestinité au prix fort. Joe Arpaio les attife de rose, les nourrit mal et les enchaîne publiquement à l’occasion... pour leur passer l’envie de franchir à nouveau la frontière.

Ainsi est Joe Arpaio, shérif mégalomane, le genre d’homme à vous dédicacer d’office un poster à son effigie. Ses modèles : John Wayne ou le célèbre général Patton. Invité régulier des meetings des Tea-Parties, il aime à montrer les poings, au propre comme au figuré.

Une visite sur son site internet suffit à cerner le personnage. Il arbore les arrestations de la semaine dans la rubrique "crimes of the week", n’hésitant pas à livrer le pedigree et les photos face/profil des suspects. Il vend aussi 15 dollars pièces des menottes dédicacées à son nom...
Une caricature ? Peut-être, pourtant il fait bien partie des durs à cuire qui font la loi en Arizona.


VERS LA LÉGALISATION DU CONTRÔLE AU FACIÈS...

La loi qui fait débat s’intitule Support Our Law Enforcement and Safe Neighborhoods Act (Loi de défense de notre droit et de sécurisation des quartiers) ou SB1070, loi signée en avril dernier par la gouverneur républicaine de l’État Jan Brewer. C’est le texte le plus répressif jamais adopté aux États-Unis.

Sur le papier, cette loi fait de l’immigration clandestine un délit passible de six mois de prison. Et enjoint tout agent de police, sur la base d’un seul soupçon, de contrôler l’identité et le statut migratoire de quiconque. Une porte ouverte vers le délit de faciès, selon ses détracteurs. Un simple air latino, et vous voilà susceptible d’être interpellé à tout instant...


http://www.france-info.com/IMG/pdf/SB1070-HB2162-1.pdf
* France Info - Le texte intégral de la loi de lutte contre l’immigration illégale en Arizona SB 1070Le texte intégral de la loi de lutte contre l’immigration illégale en Arizona SB 1070 (PDF - 138 ko)

Or, aux États-Unis, la police n’a pas le droit d’exiger les papiers de quelqu’un, sauf à disposer de soupçons réels de crime ou délit. Cette loi est donc entrée en vigueur fin juillet, mais dans une version très édulcorée. Saisi, notamment par l’administration Obama, un juge fédéral a suspendu ses quatre articles les plus controversés. Néanmoins, la bataille juridique est loin d’être terminée, car l’Arizona, sa gouverneure et son shérif, croient dur comme fer à leurs méthodes... "Et les contrôles d’identité, croyez-moi, on en fait tous les jours", affirme Joe Arpaio, en bombant le torse.


France Info - Campagne menée par ACLU (American Civil Liberties Union) contre le délit de faciès en Arizona

Cependant, si plusieurs grosses manifestations ont été organisées à Phœnix contre la loi SB1070, si quelques stars, comme Lady Gaga, ont appelé cet été au boycott de l’État, la perspective de ces contrôles au faciès n’émeut pas tant que ça les Américains. Un sondage réalisé en avril indiquait que 57% étaient favorable à ce type de législation. Et aujourd’hui, au moins 22 autres États lorgnent le texte initial, pour en faire un copier-coller chez eux.

LA LOI RENFORCÉE... QUAND LES CLANDESTINS REFLUENT


France Info - Campagne d’Alto Arizona contre la loi SB 1070
http://www.altoarizona.com/
Campagne d'Alto Arizona contre la loi SB 1070

C’est bien le paradoxe. La population américaine voit l’immigration illégale comme une menace, la législation tend à se renforcer ces derniers mois. Et pourtant, le nombre de sans-papiers serait en forte baisse. Une première depuis plusieurs décennies.

Tous les chiffres concordent. Selon une étude publiée par le Centre hispanique Pew, on comptait 11 millions de personnes en situation irrégulière aux États-unis en 2009, contre 12 millions en 2007. Center for Immigration Studies fait le même constat : le nombre de nouveaux arrivants sans papiers aurait baissé d’un tiers en deux ans, tandis que la population des clandestins rentrant au pays aurait doublé. Conséquence : les arrestations à la frontière serait elles-aussi en constante diminution.

France Info - Les points rouges indiquent les décès de clandestins. Les drapeaux bleus, les points d’eau.

A quoi faut-il attribuer ce phénomène ? Selon le CIS, la répression, les expulsions se sont accrues depuis 2007, le nombre de gardes frontières a plus que doublé, la frontière mexicaine a été en grande partie clôturée. Mais c’est sans doute surtout la crise économique qui a poussé les clandestins à se tourner vers d’autres horizons.

Il n’empêche, les sans-papiers représentent toujours environ 5% de la population active aux États-Unis. Et les candidats à l’immigration passent la frontière dans des conditions de plus en plus précaires. La répression en Californie notamment a déplacé les voies de passages vers l’est, dans des zones désolées et inhospitalières, notamment en Arizona.

Dans le comté de Pima, 59 corps auraient été retrouvés en juillet. Des clandestins morts de déshydration, certains étaient déjà momifiés par le soleil... Une ONG Humane Borders s’est donc donné pour mission dans l’Arizona de disposer des bidons d’eau, à proximité de tous les points de passage. Cette même organisation diffuse, côté mexicain, des affiches (VOIR CI-CONTRE) prévenant des dangers de la traversée : "No vaya ud ! No hay suficiente agua ! No vale la pena !" ("N’y allez pas ! Il n’y a pas d’eau ! Ça ne vaut pas la peine !)

Un tiers de la population de l’Arizona né à l’étranger

Si la question de l’immigration se pose en des termes aussi radicaux en Arizona, c’est que cet État frontalier du Mexique connaît une forte vague d’immigration depuis quelques années, depuis notamment que les flux migratoires se sont détournés de la Californie. Un tiers des 6,6 millions d’habitants actuels d’Arizona ne seraient pas nés aux États-Unis.
Parmi eux, on compte environ 460.000 clandestins, dont 400.000 Mexicains.

Dans le même temps, l’État a connu une recrudescence du trafic de drogue et de la délinquance. Phoenix est considérée comme la capitale du kidnapping aux États-Unis (avec 370 enlèvements en 2008). Ce qui créé depuis quelques années un nouveau climat de suspicion à l’égard des immigrés. La décision de la gouverneure, Jan Brewer, s’est ainsi voulu une réponse à l’inertie de l’administration Obama en matière d’aide à la sécurité de l’État.

Une loi qui fait des émules

Tandis que Washington est aux prises avec l’Arizona et sa législation, plusieurs autres États envisagent eux aussi de durcir leur arsenal contre les sans-papiers. C’est le cas du Texas, de l’Alabama, de la Floride, de la Caroline du sud, de la Virginie et, plus au nord, de la Pennsylvanie, du Nebraska, du Dakota du sud ou du Michigan, selon la Commission mexicaine des droits de l’Homme.

Ainsi, c’est le ministre de la Justice de Floride, le républicain Bill McCollum, candidat au poste de gouverneur aux élections du 2 novembre, qui jouait les fiers-à-bras cet été, annonçant qu’il ne laisserait pas son État devenir "un sanctuaire pour sans-papiers". Et de faire dans la surenchère, déclarant qu’il irait "plus loin que l’Arizona". Son projet prévoirait notamment des condamnations plus lourdes pour les sans-papiers, à crime ou délit similaire. De plus grosses cautions aussi. Surtout, ne pas avoir sur soi son titre de séjour pourrait coûter 20 jours derrière les barreaux.
La Floride est le 3e État en termes d’immigration clandestine, avec 720.000 sans-papiers recensés.
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anti tea party

Message  niouze le Lun 1 Nov - 12:21

on parle beaucoup des mou du lobe(intelectuelle) que sont les tea party
sauf qu'en face quand ils font un anti tea party ils sont bien plus nombreux (ce qui redonne espoir dasn ce pays débile)
Etats-Unis : un comique organise une marche anti-« Tea Party »
Par Damien Spleeters | West We Go | 01/11/2010 | 02H47


(De Washington, DC) La date des élections de mi-mandat approche aux Etats-Unis et les mouvements comme le Tea Party font grand bruit. Il y a deux mois, c'est sous le slogan de « restaurer l'honneur » que 80 000 d'entre eux se rassemblaient dans la capitale fédérale. Ce dimanche, au même endroit, plus de 200 000 personnes ont répondu à l'appel de Jon Stewart et Stephen Colbert pour « rétablir le bon sens ».

Jon Stewart est le présentateur du Daily Show, sur la chaîne Comedy Central. Il y a quelques jours, il a reçu Barack Obama sur son plateau. Son apparition dans l'émission Crossfire, sur CNN en 2004, est fameuse : il y critique ouvertement le travail des journalistes. Quelques temps après, CNN annonçait qu'elle retirait l'émission de sa grille de programmes.


L'humour est l'instrument principal de Jon Stewart, et c'est avec humour que la « majorité occupée » – comme la désigne Stewart, noircit aujourd'hui les deux kilomètres de pelouse qui séparent le Washington Monument du Capitole. L'ambiance est festive (voir la vidéo) mais l'enjeu est sérieux : il s'agit de montrer, entre autre, que celui qui parle le plus fort n'est pas toujours celui qui a raison.


« J'ai peur pour mon pays »

C'est ici que je rencontre Anne et William. Ils vivent à deux pas. Anne est biologiste et William fait partie de l'administration du président Obama. William commente :

« C'est merveilleux ce qui se passe aujourd'hui, et c'est important : les personnes sensées, positives, les personnes qui veulent que notre pays progresse, ont été plutôt silencieuses ces deux dernières années. […]

Et les gens qui ne veulent pas de changement, les gens qui supportent une politique en faveur d'une élite, ces gens ont fait beaucoup de bruit, beaucoup de manifestations. Ils sont plein de haine, ils hurlent. Mais aujourd'hui on voit beaucoup de choses positives, on voit que la haine ne fonctionne pas. »

Anne intervient :

« Je ne comprends pas pourquoi le Tea Party a pris tellement d'importance dernièrement. Quand je vois ces gens qui, par exemple, sont contre la réforme de la santé, c'est comme s'ils étaient contre leurs propres intérêts, comme s'ils n'étaient pas en faveur de ce qui est bon pour tous. Je ne comprends pas, et je ne sais pas pourquoi les gens voteraient pour le Tea Party. […]

D'une certaine manière ça me fait peur, j'ai peur pour mon pays. C'est pour ça que je suis là, pour montrer que nous ne sommes pas d'accord. Mais je pense que tout ça a été fabriqué par les médias. Le Tea Party parle fort et avec beaucoup de couleurs, les médias aiment ça. […]

J'espère vraiment que, quand les gens iront voter, ils vont penser au bien du pays. C'est ce qu'ils ont fait quand ils ont élu Obama. Personne ne s'attendait à sa victoire, c'était merveilleux. »


« Quand vous montrez les cinglés, vous leur faites de la promotion »

Anne reprend :

« Il y a énormément de médias, et certains d'entre eux ne veulent qu'une chose : plaire à leur audience. Un exemple manifeste c'est Fox. Si certaines personnes, avec certaines idées, ne regardent que cette chaîne, leurs opinions, très conservatrices, s'en trouvent renforcées. Et il y a beaucoup de désinformation. (…)

Et puis vous trouverez d'autres chaînes, plus neutres. Mais le problème, quand ils essayent de montrer les deux côtés, c'est que très souvent l'un de ces côtés est complètement dingue et ils le montrent quand même, simplement pour avoir l'air juste. Quand vous montrez les cinglés, vous leur faites de la promotions. »


« Le changement ne va pas se faire en un jour »

Anne poursuit :

« Et puis les gens réagissent aussi à la situation économique. C'était fou il y a quelques années quand tout le monde achetait des maisons à crédit. Et puis tout s'est écroulé et les gens ont perdu leur job, leur maison. C'était dur. Et ils ont commencé à avoir peur et ils cherchaient quelqu'un à blâmer. Et ils accusent le gouvernement, et ils accusent l'immigration. »

William intervient :

« Malgré ça, je pense que l'administration du président Obama a vraiment réalisé des choses positives qui n'ont jamais pu voir le jour avant. Ils ont essayé de faire des progrès dans le secteur de la santé. Je ne pense pas qu'on ait été aussi loin que le président le voulait mais je pense que c'est certainement une bonne première étape. […]

La réforme de Wall Street, la réforme financière, était aussi une chose positive. Les dirigeants de Wall Street, les intérêts financiers, sont à l'origine de la récession qui a affecté le monde entier, c'est donc certainement une bonne chose d'avoir réformé ça. »

Anne conclut : « Obama ne peut travailler que sur une chose à la fois, et le changement ne va pas se faire en un jour. »

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Re: le reve americain

Message  ivo le Mar 2 Nov - 10:51

Les Etats-Unis en plein doute
France Info - 05:19

Les Etats-Unis votent aujourd’hui pour renouveler leur Parlement. D’après les derniers sondages, les républicains possèdent 8 à 15 points d’avance sur les démocrates. Barack Obama pourrait donc perdre la majorité au Parlement, ce qui bloquerait son action pour la suite de son mandat. Comment en est on arrivé là, deux ans après son élection à la Maison Blanche ?
L’un de nos envoyés spéciaux Jules Lavie revient sur son périple de deux semaines à travers les Etats-Unis.

Cette élection de mi-mandat intervient alors que la crise est toujours aussi profonde. 9,6% de chômage en septembre dernier. A Phoenix dans l’Arizona, Cass estime que le chiffre du chômage est loin de la réalité. Ce retraité, républicain, vétéran du Vietnam a 4 fils. Deux d’entre eux sont artisans et n’ont plus de travail, faute de chantiers. Ils ne sont pas comptés dans les statistiques officielles. “On n’a plus d’industrie ! Un pays en tient pas sans industrie. D’où vient l’argent ? It’s bull shit economy ! C’est du flan cette économie !”

Roy, un vieil habitant de Detroit nous fait découvrir le centre catholique Saint Patrick. Les seniors viennent y déjeuner. Un repas, plein de vitamines, pour 2 dollars. Ils jouent aux cartes, discutent de tout et de rien. Ancien chauffeur routier, Roy, touche 1.200 dollars par mois. Un peu moins de 900 euros. Il redoute une défaite des démocrates à cause de la crise. “Il n’y a plus de travail. Si vous ne pouvez pas payer votre loyer, si vous ne pouvez pas offrir une belle robe à votre femme, vous êtes forcément frustrés. Et en colère contre le pouvoir en place.”

Les démocrates, les républicains, et tous ceux qui ne s’intéressent pas à la politique s’inquiètent pour l’avenir de leur pays. Ils sont opposés sur la conduite à adopter. Certains voudraient plus d’Etat. Ceux-là saluent le plan de relance de Barack Obama. D’autres rêvent au contraire d’un gouvernement réduit au minimum. Et ils voient le Président comme un socialiste, un communiste, qui menace leurs libertés.

Chez tous ces Américains, de droite, de gauche, déçus de la politique, on sent le même amour pour leur pays et ses valeurs de liberté. Tout ceux qu’on a croisés se demandent sincèrement comment, cette fois, leur économie pourra repartir. Personne ne semble avoir la réponse pour l’instant. D’où peut-être une certaine tension dans cette campagne.

Jeffrey Holmes, un démocrate convaincu, nous a reçu dans son petit atelier, à Ann Arbor dans le Michigan. Il répare des violons. C’était son rêve d’enfant. Aujourd’hui il manipule des Stradivarius qui valent parfois des millions de dollars. Il estime que ce n’est pas essentiel que les américains restent la première puissance économique mondiale. “Le plus important, c’est qu’on ait une société saine, une économie solide, chez nous, et aussi qu’on soit de bons partenaires pour le reste du monde.”

La campagne est marquée par un nombre impressionnant de publicités négatives. 4 milliards de dollars ont été dépensés en communication contre 1 milliard pour la présidentielle de 2008. Une ONG juge les informations données dans les spots de "true", vrai, "à pants on fire", pantalons en feu !

Rally to restore sanity. La campagne verse tellement dans l’extrême qu’un humoriste John Stewart a organisé samedi dernier une manifestation monstre à Washington pour appeler tout le monde à la raison. Son mot d’ordre : on peut ne pas être d’accord mais quand même se parler sereinement.
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Re: le reve americain

Message  niouze le Lun 2 Mai - 13:36

USA : le développement durable, nouveau nom du communisme ?
Par Hélène Crié-Wiesner | Binationale | 02/05/2011 | 13H05


Le mouvement du Tea Party a identifié une nouvelle cible : le développement durable, et plus particulièrement l'Agenda 21, convention internationale datant de 1992, qui inspire sans tapage des plans d'urbanisme respectueux de l'environnement. L'ennemi est identifié ainsi : « Un communisme rampant. »

Comme je ne hante pas les meetings de cette frange politique et ni les innombrables sites web du mouvement, le phénomène m'avait jusque-là échappé. C'est un article récent du magazine Mother Jones qui m'a mis la puce à l'oreille. En fouinant ailleurs, j'ai découvert l'ampleur de la parano. Une chose est sûre : la droite française resterait pantoise face à l'imagination conspirationniste de son homologue américaine.

Mother Jones reprend en titre la réflexion d'un habitant de Floride outré par l'augmentation d'un centime de la TVA locale, destinée à financer un tramway : « On n'a pas besoin de ce communisme vicieux », et détaille en sous-titre :

« La dernière terreur des “tea-partyistes” : un plan secret de l'ONU pour nous parquer dans des “zones d'habitation humaine”. »

Au départ, ce sont des habitants de l'Etat du Maine qui lancent une « alerte rouge » : un projet de développement local veut concentrer des programmes de logement afin de faciliter la circulation. Concentrer ? Diable, non ! Ça rappelle par trop George Orwell !

En Floride, des « rurbains » s'insurgent contre une loi contraignant les propriétaires à faire inspecter leurs fosses sceptiques. Dans le Colorado, des citoyens combattent la création d'une initiative du privé-public analogue à notre Vélib.
Forcer les Américains à vivre dans des maisons de Hobbit

Toutes ces initiatives d'origine municipale ou émanant de communautés urbaines sont identifiées par leurs opposants comme étant inspirées par le fameux Agenda 21, qui, soutiennent-ils, a pour objectif d'anéantir le droit de propriété. Mother Jones écrit :

« Ces conservateurs épluchent avec minutie les décisions des gouvernements locaux, et harcèlent désormais les administrations avec leurs théories conspirationnistes anti-développement durable.

Dans leur vision dystopique [contre-utopique, ndlr], ils voient chaque tentative d'accroissement de la densité urbaine comme une volonté concertée de forcer les Américains à abandonner leurs voitures et leurs maisons de banlieue, pour les entasser dans des “maisons de Hobbit” et les obliger à prendre – argh ! – le bus. »

Mais qu'a donc cet Agenda 21, qui décline une série de mesures concrètes pour le XXIe siècle, pour heurter à ce point les conservateurs ? Le texte adopté à Rio en 1992 par 150 chefs d'Etat recommande notamment ceci pour les Agendas 21 locaux :

« Toutes les collectivités locales instaurent un dialogue avec les habitants, les organisations locales et les entreprises privées afin d'adopter un programme Action 21 à l'échelon de la collectivité. »

L'ONU veut parquer les humains pour protéger la vie sauvage

L'homme qui a sonné le tocsin s'appelle Henry Lamb. Il écrit des éditoriaux dans diverses revues défendant la théorie libertarienne (sorte d'anarchisme de droite, farouchement anti-gouvernemental), dont Renew America.

Lamb clame depuis des lustres que l'ONU a pour but de parquer les humains dans des cités surpeuplées, afin de vouer le reste de la planète à la préservation de la vie sauvage. L'Agenda 21 ne pouvait évidemment échapper à ses foudres. Voici ce que Lamb écrit le 18 avril sur Renew America :

« La différence entre le capitalisme et le marxisme, c'est le droit de propriété. Dans le premier système, les individus possèdent et contrôlent l'usage de ce qui leur appartient. Dans le second, la propriété est commune, et son usage est contrôlé par le gouvernement. […]

Les partisans du développement durable sont convaincus que les ressources terrestres ne sont pas inépuisables, et même en grand danger d'extinction, à cause du gaspillage effréné des sociétés humaines. Par conséquent, disent-ils, la seule façon d'assurer des ressources aux générations futures est de déléguer au gouvernement de la génération d'aujourd'hui le contrôle de l'usage des ressources actuelles. »

Un système de contrôle gouvernemental

A peu de choses près, je trouve jusque-là son analyse plutôt correcte. Mais Henry Lamb poursuit :

« D'une manière ou d'une autre, c'est l'excuse utilisée par des municipalités aux Etats-Unis pour imposer un système de contrôle gouvernemental baptisé développement durable, qui s'incarne dans les plans d'occupation des sols. »

Le 24 avril, soit après l'article de Mother Jones qui n'a fait qu'amplifier la polémique, Henry Lamb en rajoute une louche sur Renew America :

« Une communauté après l'autre, le même scénario se répète. Le gouvernement fédéral, par le biais de l'Agence pour l'Environnement, du ministère du Commerce ou de l'Intérieur, distribue des subventions aux collectivités pour les inciter à développer un avenir plus vert. »

Lamb explique comment ces manœuvres subtiles ne sont pas toujours présentées au public comme dictées par l'Agenda 21, mais que le résultat est bel et bien là : ces actions en faveur d'un développement plus durable sont directement inspirées de la Convention de 1992 :

« Ces plans doivent être rejetés, pas seulement car ils émanent de l'ONU, mais parce qu'ils empiètent sur la liberté personnelle et les droits de propriété. Ce genre de règle urbanistique confère au gouvernement le droit d'obliger les particuliers à utiliser tel ou tel matériau de construction, ou encore de régler la température de leur logis ou bureau à tel ou tel niveau. »

Inadmissible, n'est-ce pas ? Les militants des mouvements du Tea Party relaient sur le terrain la croisade de Lamb. L'une des activistes les plus connues est Donna Hold. Elle vit en Virginie, où elle travaille pour Campaign for Liberty, la machine électorale du libertarien texan Ron Paul. Celui-ci a annoncé la semaine dernière qu'il allait à nouveau être candidat aux élections présidentielles.
Danger ! L'Amérique pourrait devenir un Etat soviétique

Donna Hold multiplie les meetings sur le thème de l'anti-développement durable. A Mother Jones, elle déclare :

« Cet Agenda 21 entend abolir la propriété privée, et, pour le coup, la Constitution américaine. Si cette vision onusienne devait l'emporter, nous deviendrions ni plus ni moins un Etat soviétique. »

Dans une tribune publié le 11 avril sur le site de Campaign for Liberty, elle déroule ainsi son raisonnement qui rend immédiatement compréhensible le fonctionnement du cerveau d'un tea-partyiste :

« L'Agenda 21 se lit comme le Manifeste du parti communiste. Il établit clairement son objectif : créer et maintenir un “bien-être social”. Mais qu'est-ce donc que ce “bien-être social” ? Voyons cela. »

Diana Holt cite donc mot à mot la définition de l'Agenda 21, laquelle explique que, pour que les gens vivent bien ensemble, une forte dose de « justice sociale » est indispensable. C'est cette expression qui horrifie Holt :

« Ces deux mots n'éveillent pas des soupçons en vous ? La justice sociale, selon diverses définitions, consiste en :

* une juste répartition des propriétés et des bénéfices au sein d'une société ;
* l'adhésion à la théorie selon laquelle les moyens de production, le capital, les terres, etc. doivent appartenir à tous ;
* une redistribution des richesses.

Il s'agit donc de socialisme. »

Le grand mot est lâché. Il est inacceptable. Diana Holt conclut ainsi sa tribune et ses meetings :

« Vous avez le choix : posséder et contrôler vos propres biens, ou devenir vous-même la propriété des autres. »

Evidemment, vu comme ça, on a froid dans le dos. Il n'est que de lire, dans le dernier numéro du magazine féminin More, cet article sur « le grand réveil des mamans patriotes » : après la réforme médicale d'Obama, le développement durable est le nouveau grand Satan.

Rappelez-vous tout de même que les membres du Tea Party et les libertariens ne sont pas majoritaires aux Etats-Unis. Et que, pour la plupart, ils appartiennent à la petite classe moyenne qui possède peu, ou alors tout à crédit.

http://www.rue89.com/american-ecolo/2011/05/02/usa-le-developpement-durable-nouveau-nom-du-communisme-201678

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Re: le reve americain

Message  ivo le Sam 21 Jan - 13:19

Primaire républicaine : religieux et Tea Party font la loi en Caroline du Sud
fr info
L'État où se déroule la prochaine étape de la primaire républicaine est très conservateur. Les électeurs de Caroline du Sud se partagent entre ultra-religieux et populistes du Tea Party.

Avec 60% des électeurs, les évangélistes (une branche du protestantisme à l'anglo-saxonne) vont peser sur la primaire républicaine. Et si les huiles de cette tendance religieuse ont choisi Rick Santorum, les électeurs eux ne semblent pas l'entendre de cette oreille : "Il y a de moins en moins de gens qui votent sur ces critères [moraux]", explique un fidèle à la sortie d'une "mega church", ces temples protestants géants très nombreux en Caroline du Sud.

Et finalement, comme en 2008, les électeurs vont sans doute préférer voter avec leur portefeuille qu'avec leur bible. Ils sont même prêts à s'accomoder des infidélités conjugales de Newt Gingrich, récemment dévoilées par son ex-femme dans la presse : "Souvenez-vous de Kennedy ou de Clinton, là au moins c'est son ex-épouse", justifie une autre fidèle à la sortie de l'office.

Du côté des Tea Party, cette droite populiste très anti-démocrate, on a trop attendu avant de se choisir un candidat. Et Nikki Haley, la gouverneure élue par les Tea Party, a choisi Mitt Romney alors que le mouvement n'a jamais voulu soutenir qui que ce soit. Alors ça jase.

Selon les derniers sondages, Newt Gingrich serait devant en Caroline du Sud avec 35% des voix, Mitt Romney le talonnerait avec 29% et Rick Santorum serait bon dernier avec 15%. Depuis 1980, le candidat républicain choisi par la Caroline du Sud a toujours remporté l'investiture. Mais pas forcément l'élection présidentielle qui suit.

Primaire républicaine : religieux et Tea Party pourraient choisir Newt Gingrich Fabienne Sintes (00:01:22)
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Re: le reve americain

Message  ivo le Mar 7 Fév - 9:46

Les extrémistes américains anti-Washington inquiètent le FBI
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/02/07/les-extremistes-americains-anti-washington-inquietent-le-fbi_1639678_3222.html
La police fédérale américaine a indiqué, lundi 6 février, qu'elle voulait "se concentrer sur la menace" grandissante aux Etats-Unis des extrémistes qui rejettent l'autorité du gouvernement fédéral, pour "empêcher" un nouvel attentat comme celui d'Oklahoma City, en 1995.
Les "souverainistes", ainsi que les appelle le FBI, rejettent l'autorité du gouvernement et les lois fédérales et locales. Ils refusent de payer leurs impôts, ne se reconnaissent pas dans la monnaie américaine et tombent souvent dans l'illégalité et la violence, ont indiqué des responsables du FBI à des journalistes.

Comme lors de l'attentat d'Oklahoma City, "il peut s'agir de loups solitaires tellement en colère (...) qu'ils se lancent dans une violence dévastatrice", a déclaré Stuart McArthur, adjoint au directeur chargé de l'antiterrorisme au FBI. "Une partie de notre mission consiste à détecter et à empêcher (ce type de menace) avant qu'elle ne prenne le même chemin". L'attentat d'Oklahoma City avait fait cent soixante-huit morts, le 19 avril 1995, dans le centre de cette ville de l'Etat de l'Oklahoma. Son auteur principal, Timothy McVeigh, condamné à mort et exécuté en 2001, avait été intercepté alors qu'il conduisait un véhicule sans plaque d'immatriculation.

Le FBI souligne que ces extrémistes sont souvent identifiés grâce à leurs "fausses plaques minéralogiques, leurs faux papiers, leurs faux documents diplomatiques" qu'ils "fabriquent eux-mêmes" ou encore "la terminologie" qu'ils utilisent. "Leur idéologie fait la promotion de la violence", a déclaré l'agent spécial Casey Carty. Le nombre de condamnations dans cette catégorie est passé de dix en 2009 à dix-huit en 2010 et 2011, ont précisé ces responsables. M. McArthur a souligné que le FBI "portait davantage son attention" sur ce type d'extrémisme depuis 2009.

"On peut voir l'extrémisme souverainiste dans tout le pays", a ajouté M. McArthur. Ceux qui se réclament de cette idéologie, des gens de toute origine sociale et de tout niveau d'éducation, sont le plus souvent d'abord poursuivis pour fraude fiscale, blanchiment d'argent ou faux et usage de faux.
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Re: le reve americain

Message  ivo le Mer 4 Sep - 9:04

Craig Cobb, l’Américain qui rêve de bâtir un village nationaliste
J’espère pouvoir utiliser ma grande maison en Estonie pour créer un réseau entre nationalistes blancs d’Europe et des Etats-Unis et former, plus concrètement, un Bureau international de la diaspora blanche
>>>
http://www.lesinrocks.com/2013/09/03/actualite/craig-cobb-americain-reve-batir-village-nationaliste-11420945/
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Re: le reve americain

Message  ivo le Lun 9 Juin - 9:05

Argent et politique : l’Amérique des frères Koch
http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/08/argent-politique-lamerique-cuite-a-koch-252774
Surprise, les ultralibéraux frères Koch signent un énorme chèque pour aider des étudiants noirs... Cauchemar de la gauche, les milliardaires américains tentent de corriger leur image. Voici leur histoire.

Milliardaires sans scrupules, parrains occultes du Tea Party, bêtes noires de la gauche américaine, Charles et David Koch ne font généralement pas trop de publicité sur les enveloppes qu’ils distribuent à droite, à gauche.

Ou, pour être plus précis, à droite, à droite : ces deux-là arrosent surtout les républicains aux opinions bien trempées, et les lobbies anti-obamacare ou climatosceptiques.


Une fois n’est pas coutume, cependant, les deux frères ont rendu public l’octroi d’une aide généreuse au United Negro College Fund, une fondation qui finance les études d’étudiants noirs, sous forme de bourses et de dons à des « universités traditionnellement noires »... Ils lui ont adressé un virement de vingt-cinq millions de dollars.

La presse s’est interrogée sur le sens de cette aide et sur sa publicité inhabituelle. Visiblement, les deux frères se sont engagés dans une campagne d’image, pour tenter d’adoucir leur réputation d’affreux réactionnaires.

Comme deux andouilles sous les sunlights

Charles, 78 ans, et David Koch, 74 ans, passent leur temps à intervenir à coup de centaines de milliers de dollars dans le débat politique, généralement pour affaiblir Obama, qu’ils soupçonnent de paver la voie du communisme aux Etats-Unis. Le mouvement Americans for Prosperity, qu’ils ont fondé en 2004, est désormais presque un parti, dont la base ne serait pas le militantisme, mais l’argent.

Ils ont été tellement actifs, ces dernières années, qu’ils sont devenus des figures de premier plan de la vie politique américaine, plus connus encore que la plupart des sénateurs. On les appelle « les frères Koch », on oublie leurs prénoms. Ce sont les deux héritiers de l’empire familial Koch Industries, second groupe familial américain avec 115 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Mais ils connaissent depuis quatre ans un retour de flamme désagréable. Leurs interventions ont pris de telles proportions qu’ils sont désormais accusés de pervertir, par leur argent, la démocratie américaine.

Alors que leur père Fred Koch, le fondateur de l’empire, leur a inculqué le goût de l’ombre, ils se retrouvent comme deux andouilles en pleine lumière. Or, à l’instar des vampires, ils supportent mal les sunlights.

Des millions pour déstabiliser Obama

A l’approche des élections de mi-mandat (novembre), le procès des frères Koch a commencé dans le débat public. Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid a pris la tête de cette croisade contre leur « système », et il ne lésine pas sur les mots :

« Les tentacules des frères Koch sont enfoncées profondément dans notre démocratie et dans le parti républicain. »

Les chasseurs sont devenues proies. En 2010, la journaliste Jane Myers, du New yorker, a publié la première grande enquête exposant leurs manœuvres pour déstabiliser Barack Obama. Elle a fait les calculs : ces deux-là ont donné plus de 100 millions de dollars à des causes de droite...

Puis des vidéos militantes de douze minutes, réalisées par Robert Greenwald, « Koch Brothers Exposed » (« La vérité sur les Frères Koch »), ont fleuri et circulé sur le Net, avant d’être agrégées dans un documentaire de 55 minutes.

Le parti républicain, succursale des Koch

En mai dernier, un journaliste du magazine de gauche Mother Jones, Daniel Schulman, publie une enquête fouillée sur les histoires de la dynastie Koch : « Sons of Wichita ».

Un autre documentaire, « Citizen Koch », réalisé par Tia Lessin and Carl Deal, est sorti samedi 7 juin dans les salles américaines. Le film décrit par le menu la façon dont le gouverneur républicain du Wisconsin, financé par les Koch, a été élu, et les conséquences que cela a entraîné pour la liberté syndicale. « Amérique, ce sera bientôt ton tour », dit le slogan publicitaire du film.

La chaine PBS devait le financer, mais elle a subitement reculé et annulé les 150 000 dollars promis. Chacun y a vu la main de David Koch. Pour être réalisé, les réalisateurs ont fait appel à des milliers de petits donateurs.

Les frères Koch sont devenus la cible favorite d’abord des Indignés (ils incarnent à la perfection les « 1% », le club des ultrariches) puis des démocrates. Leur système de financements politiques, rebaptisé la « kochtopus » (la pieuvre Koch) est désormais analysé, décortiqué dans les moindres détails.

Le parti républicain est soupçonné de se transformer en succursale de l’empire Koch : comment faire confiance à un parti dont les finances, les idées, les hommes sont abondées, poussées, télécommandés par l’argent d’une telle famille d’industriels, et un tandem aussi caricatural ? Les modérés du parti souffrent de ce parrainage encombrant, qui empêche leur formation politique de s’extraire des griffes du Tea Party et de ses dingos.

Les brothers ont le blues

Face aux attaques, les frères Koch ont commencé à riposter. Dès 2010, ils ont créé un site pour contrer ce qu’ils considèrent comme de la désinformation à leur sujet : « Kochfacts.com », les faits sur les Koch.

Le 2 avril 2014, Charles Koch s’est fendu d’une tribune dans le Wall Street Journal pour se défendre. Maladroite, la tribune. Le ton est à la fois défensif (Non, les frères Koch ne « truquent » pas le système, non ils ne sont pas « anti-américains ») et agressif : « Au lieu d’accueillir le libre débat, les collectivistes pratiquent les attaques personnelles ».

On appréciera le mot « collectiviste », qui fait partie des obsession de la famille. Selon Charles Koch, la liberté des Etats-Unis est menacée « par leur propre gouvernement ». Et par les fameux « collectivistes » qui, écrit-il, « promettent le paradis mais délivrent l’enfer ».

La subvention de 25 millions de dollars au United Negro College Fund, annoncée samedi, est une nouvelle facette de la contre-offensive.

Une manière d’effacer la mauvaise image laissée par leur intervention dans une bagarre locale, en Caroline du Sud : les frères ont financé des candidats au bureau de l’éducation du comté de Wake qui se battaient, au nom de la liberté (toujours...) contre un plan scolaire mis en place en 2000 pour éliminer la ségrégation entre écoles de Blancs et écoles de Noirs. L’affaire a suscité en 2011 une polémique, et les Koch n’en sont pas sortis grandis.

Deux passions : le climat et l’Obamacare

Le financement du Negro College Fund est aussi une façon d’afficher un retour aux sources : pendant 50 ans, les frères Koch ont financé essentiellement des programmes dans l’éducation.

Ce n’est que depuis une dizaine d’années qu’ils se sont engagés en politique, avec une passion particulière pour deux sujets, le climat et la réforme de la couverture maladie. Des dizaines de millions de dollars vont ainsi :

aux organisations qui sont sceptiques sur l’ampleur des changements climatiques (Americans for Prosperity, the Heritage Foundation, the Catho institute et the Manhattan Institute...). Leur activisme sur le sujet a conduit l’organisation Greenpeace à les décrire comme « les chevilles ouvrières du déni du changement climatique ». Leurs financements à cette « cause » dépassent ceux d’Exxon. Ce militantisme est lié à leur business : leur groupe (pétrole, chimie...) est un des plus gros pollueur du pays ;
aux organisations qui combattent le plan santé d’Obama ou Obamacare et qui remettent en cause le système de retraite par répartition (« social security »), considéré par eux comme le germe du communisme (Americans for Prosperity, Pacific Research Institute, Center to Protect Patient Rights, Generation Opportunity, Reason Foundation, Heritage Foundation, Cato Institute, Mercatus Center...).
Toutes ces organisations fournissent aux chaînes de télévisions des experts, toujours disponibles, parlant la même langue ultralibérale, relais des intérêts et des idées des Koch.

Un groupe lancé par Staline ?

L’obsession des frères Koch du « danger collectiviste » est assez cocasse quand on remonte aux origines de leur empire. Ne cherchez pas cette histoire sur le site de la Fred & Mary Koch Foundation : la courte bio officielle du patriarche contient un trou sur la période clé, entre 1925 et 1940.


Nous sommes à la fin des années 20, donc, et Fred Koch, fils d’un immigré hollandais, est un jeune ingénieur ambitieux. Il est né en 1900 dans la petite ville de Quanah, un bled Texan qui ne déparierait pas dans un western (son père y avait fondé le journal Tribune Chief et avait investi dans les chemins de fer).

Diplômé du MIT de Boston, il travaille dans des sociétés pétrolières, avant de s’associer, à l’âge de 25 ans, à un de ses amis du MIT, P.C. Keith, pour mener leur propre affaire à Wichita, au Kansas. Les deux hommes décident de se lancer vers un marché encore peu exploré : l’URSS. Entre 1929 et 1932, avec l’aval du régime stalinien, leur société va construire une quinzaine de raffineries, former des ingénieurs russes et participer aux fondations de l’industrie pétrolière soviétique...

Tout cela ne manque pas de sel quand on lit les slogans du Tea Party que ses deux fils financent aujourd’hui. « Je préfèrerais dormir sous un pont que sous un régime socialiste », etc.

Des obsessions héréditaires

L’antisoviétisme de Fred Koch, qui a voyagé en Union soviétique en 1928, daterait de cette époque. Il l’amène en tout cas à devenir en 1958 membre fondateur de l’organisation de la droite radicale John Birch Society (JBS), popularisée par la chanson très drôle de Bob Dylan, « Talkin’ John Birch Paranoid Blues » (souvenez-vous : « Yee-hoo, I’m a real John Bircher now !
Look out you Commies ! »).

Le moteur de la JBS est l’anticommunisme virulent mêlé de conspirationnisme et on retrouve, dans ses textes fondateurs, les mêmes obsessions qu’expriment aujourd’hui les frères Koch. Extrait d’un texte du fondateur, Robert Welch :

« Tant les Etats-Unis que les gouvernements soviétiques sont contrôlés par la même cabale de conspirateurs de l’ombre, internationalistes, banquiers cupides et politiciens corrompus. Si personne ne la dénonce, les traîtres à l’intérieur du gouvernement sacrifieront la souveraineté du pays au profit des Nations unies, pour un nouvel ordre collectiviste dirigé par un gouvernement socialiste mondial. »

En 1940, Fred Koch a fondé la Wood River Oil and Refining Co, qui deviendra Rock Island Oil & Refining Co. Après sa mort en 1967, ses fils rebaptisent l’empire : « Koch Industries ». Ils le transformèrent en groupe international diversifié : pétrole, gaz, chimie, papier, plastiques, biens de consommation...

Charles, David et le Tea Party

Les fils de Fred sont en réalité quatre et ils s’entredéchirent dans les années 80 et 90 comme des chiens, avec d’un côté Frederick (né en 1933) et William (1940), de l’autre les deux dirigeants du groupe, Charles (1935) et David (1940). Un accord mettra fin à cette guerre fratricide en 2000. A noter que William et David sont jumeaux.

Politiquement, Charles et David s’engagent rapidement du côté des libertariens, un courant de pensée qui considère que la liberté individuelle doit être absolue (à commencer par la liberté économique, mais pas seulement : ils sont aussi contre l’interdiction de la drogue).

Charles, le frère aîné, est installé au siège du groupe, à Wichita, Kansas. En 2007, il publie un livre « The Science of Sucess », où il explique que son maître en économie est l’autrichien Ludwig von Mises, le dieu des libertariens.

David, son cadet, a quant à lui pris ses pénates à New York sur Madison avenue. C’est, dit-on, le New-yorkais le plus riche. Lors de l’élection présidentielle de 1980, il s’est présenté comme vice-président, sur le ticket du parti libertarien. Puis il a rejoint le parti républicain.

Tantôt il affirme qu’il est très gêné d’être associé au Tea Party : il était contre la guerre en Irak, il est pour le mariage gay et, jure-t-il, n’a jamais participé à aucune manifestation de ce mouvement et « aucun responsable du tea party » ne l’a jamais approché. Quand à l’anticommunisme de son père, il était de nature « disons, paranoïaque », glisse-t-il, reprenant le mot de la chanson de Bob Dylan.

Tantôt, il laisse entendre au contraire que c’est lui qui l’a orchestré. En octobre 2009, lors d’une conférence d’Americans for Prosperity, qu’il a fondé avec son frère en 2004, il déclare au micro :

« Quand nous avons fondé cette organisation il y a cinq ans, nous avions la vision d’un mouvement de masse, à l’échelle des Etats mais avec une perspective nationale, de centaines de milliers d’Américains venus de tous milieux, se dressant et se battant pour les libertés économiques qui ont fait de notre nation la société la plus prospère de l’histoire... Bonne nouvelle, les mobilisations, de la Californie à la Virginie, du Texas au Michigan montrent que de plus en plus de nos concitoyens commencent à partager ces vérités. »

Récemment, dans une interview à Rue89, l’économiste Robert Reich, ancien secrétaire au Travail de Bill Clinton, dénonçait la menace que font peser selon lui les frères Koch pour la démocratie américaine :

« Ils soutiennent certes les Républicains, mais en insistant sur certaines questions, y compris par la diffusion de publicités. Ils exercent un pouvoir politique qui était avant réservé aux partis : c’est très nouveau. »

Mais le scandale des frères Koch a eu selon lui au moins une vertu : il a permis au grand public de prendre conscience de la relation étroite entre l’apparition d’une super-caste (les « 1% ») et la détérioration de la démocratie.


SIXIÈME ET SEPTIÈME FORTUNES MODIALES
1. Bill Gates (USA) : 78 mds de dollars

2. Carlos Slim (Mexique) : 72 mds

3. Warren Buffett (USA) : 66 mds

4. Amancio Ortega (Espagne) : 63 mds

5. Larry Ellison (USA) : 52 mds

6. Charles Koch (USA) : 41 mds

7. David Koch (USA) : 41 mds

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