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Message  ivo le Lun 17 Mai - 10:15

L'Inde a testé un missile de moyenne portée à capacité nucléaire (Défense)
17/05/2010-[09:16] - AFP

BHUBANESWAR (Inde), 17 mai 2010 (AFP) - L’Inde a effectué lundi avec succès un tir de missile de moyenne portée à capacité nucléaire au large de ses côtes orientales, selon une source au ministère de la Défense.

Le missile Agni II, capable de transporter une charge nucléaire à 2.500 km, a été tiré depuis un dispositif de lancement mobile installé sur des rails, sur une île au large des côtes de l’Orissa (est). Ce missile a déjà été intégré dans les services de l’armée indienne et le "test d’utilisateur" a été mené par le commandement des forces stratégiques militaires. "L’essai d’utilisateur du missile est réussi et correspond à tous les objectifs de missions", a déclaré S.P. Dash, responsable du test. C’était le premier test d’un missile Agni-II depuis l’échec d’un tir nocturne en novembre 2009. Ce missile fait partie d’une série développée par l’organisation sur la recherche et le développement du ministère indien de la Défense pour la stratégie de dissuasion à l’égard de ses voisins dotés de la puissance nucléaire (Pakistan et Chine). L’Inde dispose déjà d’un missile à capacité nucléaire Agni-III, d’une portée maximale de 3.500 km, testé quatre fois avec succès depuis 2006. L’Inde pourrait en outre tester d’ici un an un missile Agni capable de transporter une charge nucléaire à 5.000 km, soit une portée qui lui donnerait la capacité de frapper au-delà de l’Asie du Sud. Le pays a procédé à son premier essai atomique en 1974 et s’est déclaré puissance nucléaire en 1998. L’Inde a également lancé un ambitieux programme en 1983 pour produire elle-même ses missiles. Inde et Pakistan, les deux grands rivaux d’Asie du Sud, se sont déjà affrontés lors de trois guerres depuis leur indépendance concomitante en 1947.
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Message  ivo le Lun 7 Juin - 10:41

Catastrophe de Bhopal : huit condamnés, 26 ans après
France Info - 10:03
Rappelez-vous Bhopal dans le centre de l’Inde, 1984, l’usine de pesticides Union Carbide qui laisse échapper un nuage de gaz toxique, faisant au moins 3.500 morts. Huit personnes viennent seulement d’être reconnues coupables de négligence, pour ce qui reste aujourd’hui le pire accident de l’histoire industrielle mondiale.

3.500 morts, c’est le bilan officiel. Mais les associations de victimes parlent elles de 25.000 décès, directement liés à la catastrophe et à ses conséquences. À l’aube du 3 décembre 1984, une fuite de 40 tonnes d’isocyanate de méthyle s’était échappée de l’usine américaine Union Carbide (aujourd’hui, appelée Dow Chemical).
Ce liquide très dangereux pour tous les êtres vivants est confiné à une température inférieure à 0 °C, température au-delà de laquelle il se transforme en un gaz plus lourd que l’air, aussi toxique que le chlore.

Faute d’informations, de procédures d’urgence et de lignes téléphoniques qui fonctionnent, le nuage va s’étendre sur vingt-cinq kilomètres carrés, sans que personne ne prenne la mesure de l’évènement. Des centaines de milliers de personnes sont prises au piège, errant dans les ruelles étroites du bidonville de Bhopal, cherchant des secours qui tarderont à se mettre en place. Le gaz attaque d’abord les yeux, entraînant une cécité, provisoire dans les cas favorables, avant de s’engouffrer dans les poumons pour provoquer de graves insuffisances respiratoires.

Les huit inculpés ont été reconnus coupables de négligence, mais ne connaîtront leur peine que plus tard. Keshub Mahindra, le président de la branche indienne de la compagnie américaine Union Carbide, propriétaire de l’usine d’où s’était échappé le gaz mortel, figure parmi eux.
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Message  ivo le Lun 7 Juin - 11:24

AFP, Mise a jour : 07/06/2010 09:50
Bhopal: huit personnes jugées coupables, 25 ans après la catastrophe

Huit personnes ont été jugées coupables lundi par un tribunal indien pour leur responsabilité en 1984 dans la catastrophe de Bhopal où une fuite de gaz toxique avait fait des milliers de morts, le pire accident de l'histoire industrielle mondiale.

Aux premières heures du 3 décembre 1984, un nuage de gaz s'était échappé de l'usine américaine de pesticides Union Carbide, tuant presque instantanément des milliers d'habitants de cette ville du centre de l'Inde et faisant dans les années suivantes des dizaines de milliers de morts et de malades.

"Huit personnes ont été jugées coupables", a déclaré Mohan P. Tiwari, le plus haut magistrat du tribunal de Bhopal devant la cour. Le tribunal prononcera leur peine à une date ultérieure.

Parmi les coupables figurent Keshub Mahindra, président de la branche indienne du groupe Union Carbide, propriétaire de l'usine d'où s'était échappé le gaz mortel, et plusieurs cadres supérieurs indiens.

Ils avaient été accusés d'homicide en 1987 mais, à l'indignation des survivants, la cour suprême avait réduit les chefs d'accusation en 1996, les soupçonnant de "mort par négligence" avec une peine d'emprisonnement maximale de deux ans.

"Même avec ce jugement de culpabilité, que signifie deux ans de peine de prison?", s'est interrogé auprès de l'AFP Sadhna Karnik, membre d'une association de victimes de la catastrophe. "Ils vont pouvoir faire appel auprès de plus hautes juridictions", a-t-il ajouté.

Selon les chiffres du gouvernement, 3.500 personnes succombèrent les trois premiers jours suivant la tragédie mais, selon le Centre public de recherche médicale (ICMR) il y aurait en fait eu entre 8.000 et 10.000 morts parmi la population.

Selon l'ICMR, la catastrophe et ses conséquences auraient tué 25.000 personnes jusqu'en 1994.

Les statistiques du gouvernement compilées après 1994 ont établi qu'au moins 100.000 personnes vivant près de l'usine, située dans l'Etat du Madhya Pradesh, étaient victimes de maladies chroniques, plus de 30.000 d'entre elles habitant dans des zones où les nappes phréatiques ont été contaminées.


L'américain Dow Chemical, qui a racheté Union Carbide en 1999, estime que les responsabilités ont été effacées depuis l'accord de 1989 avec le gouvernement indien pour le versement de 470 millions de dollars d'indemnisations, avec abandon de poursuites pénales.

Dans un communiqué diffusé à l'occasion du 25e anniversaire de la tragédie en décembre dernier, il avait jugé que cet accord avait résolu toutes les revendications "présentes et à venir" contre le groupe.


Le groupe juge qu'Union Carbide "a fait tout ce qu'elle a pu pour aider les victimes et leurs familles" et que le gouvernement indien devrait prendre en charge la fourniture en eau potable et les soins médicaux de la population.

Union Carbide et ensuite Dow Chemical ont affirmé que l'accident était dû à un sabotage mais les victimes luttent toujours pour la vérité et de plus amples aides compensatoires.


Le Premier ministre indien Manmohan Singh, qualifiant l'accident de tragédie "qui ronge la conscience collective", avait déclaré en décembre 2009 vouloir poursuivre les efforts pour la décontamination du site où gisent encore de nombreux déchets chimiques polluant les sols et les nappes phréatiques.
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Message  niouze le Ven 8 Avr - 13:10

te si le ras le bol etait mondial ?
(De New Delhi) Anna Hazare, un gandhien de 73 ans, a entamé une grève de la faim lundi à New Delhi, pour que le gouvernement adopte une législation plus stricte contre la corruption. Des milliers d'Indiens convergent depuis trois jours vers le centre de la capitale pour le soutenir.

Jantar Mantar était en ébullition pour la troisième journée consécutive mercredi alors qu'Anna Hazare, qui campe sur son « daïs » dans le centre de la capitale indienne depuis mardi, poursuivait sa grève de la faim. Des milliers d'Indiens sont venus soutenir ce militant, devenu le fer de lance de la lutte contre la corruption, tare dont n'arrive pas à se débarrasser le gouvernement indien, qui ne cesse d'accumuler les scandales depuis plusieurs mois.
« Il peut y avoir une guerre sociale »

« La corruption est partout, des crèches aux hôpitaux, les gens en ont marre », dénonçait Marvinder Singh Kohli, venu en train de Patiala, au Pendjab, pour participer à la manifestation. Son ami Ashok Kumar, qui a décidé lui aussi de faire le voyage jusqu'à Delhi, met en garde :

« Pour l'instant, c'est un rassemblement pacifique mais je pense qu'il peut y avoir une guerre sociale. »

Autour d'eux des manifestants de tous âges agitaient des drapeaux indiens, scandant des slogans contre le gouvernement ou entonnaient le chant patriotique « Vande Mataram ».

Un sosie de Manmohan Singh, qui est parvenu à imiter le premier ministre indien dans les moindres détails, des lunettes carrées au sourire bénin, en passant par le désormais mythique turban bleu ciel du chef du gouvernement, se faisait photographier par des journalistes amusés.

L'estrade où était assis Anna Hazare et devant laquelle une quinzaine de caméramans avaient pris position, était pratiquement inaccessible.
« L'impatience de toute la nation est justifiée »

Héros de tout un peuple depuis l'annonce de sa grève de la faim « jusqu'à la mort » mardi, cet activiste hindou qui réfute toute allégeance politique, exige l'adoption d'une législation anticorruption plus stricte.

Depuis le 5 avril, Anna Hazare demande l'entrée en vigueur du « Jan Lokpal Bill », dont la teneur serait décidée par un comité composé pour moitié de membres du gouvernement et de l'autre de membres de la société civile.

Krishnan Takhar, un étudiant venu de Mumbai pour la manifestation, analyse :

« Ce serait la première fois que des représentants directs du peuple, et non des gens soutenus par les puissants, contribuent à formuler une loi. »

Le gouvernement, qui se disait ouvert au dialogue mercredi, a finalement accepté de former un comité « informel » dans les proportions demandées par M. Hazare, avec à sa tête l'actuel ministre des Finances Pranab Mukherjee. Cette proposition a toutefois été rejetée par le militant et ses sympathisants, ces derniers exigeant que leur leader prenne la tête du comité.
Derniers recours, le Satyagraha de Gandhi

Anna Hazare s'en ait pris violemment à différents membres du gouvernement cette semaine, forçant notamment le ministre de l'Agriculture Sharad Pawar – qu'il a accusé d'être corrompu – à démissionner du groupe de ministres (« group of ministers ») chargé de la lutte contre la corruption. Dans une lettre adressée à Manmohan Singh, M. Hazare a exhorté le Premier ministre à « faire preuve de courage et à prendre des mesures sans précédent » :

« Le pays a été témoin de scandales à une échelle jamais vue auparavant. L'impatience de toute la nation est justifiée. »

Nouveau symbole de la lutte anti-corruption, Anna Hazare bénéficie d'un soutien grandissant d'Indiens de tous âges et de plusieurs personnalités indiennes comme l'acteur de Bollywood Aamir Khan, l'activiste Swami Agnivesh ou encore l'ancien champion du monde de cricket Kapil Dev.

Mercredi, le militant a expliqué au quotidien The Hindu :

« Le public a recours au Satyagraha [philosophie de résistance pacifique élaborée par Gandhi, ndlr] lorsque toutes les portes sont fermées.

Nos dirigeants, à l'exception de quelques-uns, sont devenus des traîtres. Ils ont oublié les idéaux de nos grands leaders. »
http://www.rue89.com/2011/04/08/anna-hazare-nouvelle-icone-de-la-lutte-anticorruption-en-inde-199118

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Message  ivo le Ven 15 Fév - 21:13

CENSURE TOTALE DES MÉDIAS D’INFORMATION ET DE L’INTERNET AU CACHEMIRE
“Nous réclamons le rétablissement inconditionnel des communications dans la région et un engagement fort des autorités à ne plus utiliser ce type de méthodes. Ces actes de censure généralisée, qui se sont accrus ces dernières années, prouvent que le gouvernement n’hésite pas à isoler toute une partie de sa population pour prévenir tout mouvement de protestation populaire”, a déclaré Reporters sans frontières. “Les autorités se rendent ainsi coupables de grave discrimination à l’encontre des habitants du Cachemire dans l’accès à l’information”.
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http://fr.rsf.org/inde-censure-totale-des-medias-d-13-02-2013,44065.html
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Message  ivo le Jeu 21 Fév - 10:57

La grève se poursuit en Inde
La grève se poursuit ce jeudi à travers l’Inde, où les principaux syndicats ont appelé à protester contre les réformes économiques annoncées par le gouvernement. Les transports étaient perturbés dans plusieurs régions du pays et plusieurs incidents violents ont été signalés mercredi. Les ouvriers indiens dénoncent, entre autres, depuis plusieurs années, une trop faible augmentation des salaires accompagnée d’une suppression progressive des subventions gouvernementale.
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http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20130221-greve-poursuit-inde
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Message  ivo le Jeu 5 Sep - 9:13

Début de crise monétaire en Inde, mais une solution en or !
Autre solution qui peut être envisagée par la RBI : la vente des réserves d’or et de bijoux des temples indiens à la RBI et aux banques privées pour être ensuite converties en lingot ou en monnaie. C’est ce qu’indiquent deux banquiers indiens. La solution permettrait de satisfaire les banques (renforcer leur bilan) et leurs épargnants et de renforcer la roupie indienne. A titre d’exemple, le seul temple Tirupati contient environ 1000 tonnes de réserves d’or, alors que les réserves du pays sont estimées entre 20 000 et 30 000 tonnes d’or. Trois autres temples de cette importance sont également recensés en Inde, certains d’entre eux ont un toit doré !
>>>
http://www.marianne.net/Debut-de-crise-monetaire-en-Inde-mais-une-solution-en-or-_a231753.html

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Message  ivo le Sam 10 Mai - 8:46

INDE - Narendra Modi est-il fasciste ?
A la tête du parti nationaliste hindou pour les législatives, Narendra Modi est donné favori pour occuper le poste de prochain Premier ministre de l'Inde. Certains Indiens craignent qu'il n'impose un régime fasciste.
>>>
http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2014/05/09/narendra-modi-est-il-fasciste
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Message  ivo le Sam 31 Mai - 8:10

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INDE - Viols et lynchages d'intouchables
http://www.courrierinternational.com/breve/2014/05/30/viols-et-lynchages-d-intouchables
Deux sœurs intouchables, âgées de 14 et de 15 ans, ont été retrouvées pendues à un grand arbre dans leur village de l'Uttar Pradesh, dans le nord de l'Inde, le 29 mai. Elles avaient auparavant été violées en réunion, alors qu'elles étaient allées s'isoler pour faire leurs besoins dans la nature car elles ne disposaient pas de toilettes chez elles.

La police, qui n'avait d'abord pas voulu enregistrer de plainte, y a été contrainte par la foule et affirme maintenant que des analyses ADN seront réalisées afin de trouver les coupables et de satisfaire une opinion publique choquée, explique le quotidien hindiphone Dainik Bhaskar. Ce crime intervient alors que le Bahujan Samaj Party, grand parti intouchable qui a dirigé l'Uttar Pradesh à quatre reprises, n'a obtenu aucun siège au Parlement lors des élections de mai 2014.
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Message  ivo le Ven 13 Juin - 8:44

En Inde, la police viole sans entrave
On la savait douée d’une capacité indécente à fermer les yeux, la voilà directement coupable. Depuis ce matin, la police indienne fait face à une affaire de viol dans un commissariat de l’Uttar Pradesh, l’un des états les plus pauvres du nord de l’Inde. Une femme accuse quatre agents de l’avoir violée lundi dans la nuit alors qu’elle venait demander la remise en liberté de son époux. « A 23H30, alors qu'il n'y avait personne, l'inspecteur adjoint m'a emmené dans son bureau et m'a violée », décrit-elle. L’agression aurait eu lieu suite à un refus de la victime de verser un pot-de-vin à l’inspecteur.
« Les agressions dans les lieux de pouvoir sont monnaie courante, explique Shaïmee une militante féministe du Kerala, elles en disent long sur la place de la femme dans la société ».
Dans cette nouvelle affaire, les regards se sont rapidement tournés vers les autorités de l’Uttar Pradesh, accusées de ne pas suffisamment lutter contre les agressions sexuelles. C’est dans ce même Etat que plusieurs adolescentes ont été retrouvées pendues à des arbres après avoir été violées. Forcément coupables, les femmes font toujours les frais d’un patriarcat écrasant qui « renvoie tous les crimes à un problème de moralité »,
Preuve que les forces de l’ordre indiennes jouissent d’un sentiment de toute puissance, cette déclaration du chef de la police datant de novembre : « si on ne peut éviter un viol, mieux vaut en profiter ». -
>>>
http://www.humanite.fr/en-inde-la-police-viole-sans-entrave-544407
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Message  ivo le Mar 17 Juin - 9:56

L’Inde bâillonnée par Modi ?
http://www.humanite.fr/linde-baillonnee-par-modi-544643
Dimanche, neuf étudiants du Kerala ont été arrêtés pour provocation et diffamation suite à la publication de mots croisés hostiles au nouveau premier ministre nationaliste. Les affaires de ce type se multiplient au cœur de « la plus grande démocratie du monde ».

On savait les Indiens en quête d’autorité. L’élection de Narendra Modi à la tête du gouvernement pourrait leur offrir l’autoritarisme en prime. Dimanche, neuf étudiants du Kerala ont été arrêtés après avoir publié, dans le journal de leur université, des mots-croisés jugés « répréhensibles et douteux ». En clair, s’attaquant directement au premier ministre récemment investi. Provocation, diffamation… Cette arrestation collective constitue le deuxième cas attesté depuis l’élection de Narendra Modi dans un Etat pourtant administré par le Parti du Congrès.

Récemment, des étudiants d’une école polytechnique établissaient une liste de personnalités dangereuses dans laquelle le chef du gouvernement apparaissait aux côtés d’Adolf Hitler, Oussama Ben Laden et George W. Bush du fait de son rôle dans le pogrom anti-musulman en 2002 dans l’Etat du Gujarat. Suite à cela, la police a saisit 392 copies du magazine, un ordinateur et des disques durs appartenant au magazine étudiant. Les réseaux sociaux seraient également sous surveillance : plusieurs cas d’arrestations de jeunes internautes ont été rapportés suite aux propos critiques qu’ils auraient tenus sur Facebook. Devu Chodankar, un ingénieur de Goa, aurait ainsi subi un interrogatoire de sept heures après avoir exprimé le risque de résurgence communautaires si Modi était élu. Sous couvert d’anonymat, certains journalistes disent également avoir été inquiétés.

Début mai, l’écrivain Salman Rushdie, symbole de la lutte pour la liberté d’expression, mettait en garde contre le virage autoritaire que pourrait faire prendre Narendra Modi à l’Inde. « Nous avons déjà vu des journalistes et des écrivains être intimidés sans que le BJP (Bharatiya Janata Party, parti du peuple indien de Narendra Modi, NDR) ne soit au pouvoir. Une forme inquiétante d’auto-censure se pratique déjà afin de ne pas s’attirer les foudres des partisans de Modi », disait-il en ouverture d’un festival de littérature. Aujourd’hui, les critiques de Narendra Modi sont accusés d’être des ennemis de l’Inde. Tout un programme.
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Message  ivo le Lun 15 Sep - 9:03

Inde >>> Mur_inde-1

La grande muraille de l'Inde
fr info
Pour combattre l'immigration clandestine, l'Inde a trouvé un remède spectaculaire, le pays achève la construction du mur le plus long du monde, sur sa frontière avec le Bangladesh.

Un mur de presque 3.300 kilomètres de long, avec une double clôture de poteaux noirs, hérissés de barbelés…et tous les 110 mètres, un poste de garde : la BSF, la police des frontières indienne, n’hésite pas à tirer sur ceux qui franchissent la muraille.

Ce qui poussent les Bangladais à franchir la frontière ? La réponse apparaît simple : c’est la pauvreté, la surpopulation, des catastrophes naturelles récurrentes.

Face à l’immigration clandestine, et les trafics en tous genres - en particulier celui de vaches provenant de l'Inde- les autorités indiennes utilisent donc la manière forte.

Venus des quatre coins du pays, 70.000 soldats surveillent les 4000 kms de frontière avec le Bangladesh.
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Message  ivo le Sam 8 Nov - 8:54

Interdire les baisers en public ? Ridicule !
Les nationalistes hindous veulent faire croire que les baisers sont une importation occidentale, et ainsi les interdire en public. Réaction d'Urvashi Butalia, éditrice et grand nom du féminisme indien.

S'embrasser est répréhensible, uriner en public ne l'est pas ?
>>>
http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/07/interdire-les-baisers-en-public-ridicule
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Message  ivo le Jeu 13 Nov - 9:45

Inde: 30 ans après Bhopal, des victimes en grève de la faim
fr info
Le 3 décembre 1984, une fuite de gaz toxique dans une usine de pesticides faisait plusieurs milliers de morts à Bhopal, en Inde. Et selon les associations, 500.000 personnes auraient été contaminées. 30 ans après, certaines d'entre elles demandent réparation, elles ont entamé une grève de la faim.

Ces victimes de la catastrophe en 1984 souffrent aujourd'hui de problèmes respiratoires, de tuberculose ou encore de cancers. Il y a aussi sept fois plus de malformations à la naissance à Bhopal que dans les autres villes indiennes. Depuis deux jours, plusieurs centaines d'entre-elles se mobilisent à New Delhi, la capitale indienne. Cinq personnes ont même entamé une grève de la faim. Elles réclament notamment au gouvernement indien une réévaluation de leurs indemnités. Jusqu'à maintenant, elles n'ont reçu qu'une maigre somme de 400 euros.

Quant au propriétaire de l'usine à l'époque, la compagnie américaine Union Carbide, elle a été rachetée en 2001 par le géant de la chimie, Dow Chemicals, également américain. Quatre procès sont encore en cours en Inde et aux Etats Unis, contre les différents responsables de l'époque et les repreneurs. Pour l'instant, seulement sept responsables indiens ont été condamnés en 2010 pour négligence criminelle ayant entrainé la mort, mais ils ont fait appel et sont libres aujourd'hui. L'ancien patron du groupe Union Carbide, Warren Anderson, vient quant à lui de décéder, il y a 10 jours. Il avait 92 ans et ne s'est jamais présenté devant la justice indienne.
........

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Message  ivo le Lun 1 Déc - 11:54

Inde: 30 ans après, les enfants paient le prix de la tragédie de Bhopal
http://www.france24.com/fr/20141201-inde-30-ans-apres-enfants-paient-le-prix-tragedie-bhopal/
Quand la petite-fille de Champa Devi Shukla est née à Bhopal, théâtre il y a 30 ans de la pire catastrophe industrielle en Inde, elle souffrait de déformations au visage.

"Beaucoup m'ont dit de la tuer. Ils disaient qu'elle ne servirait à rien et que je devrais lui remplir la bouche de tabac", raconte Devi Shukla.

"Mais je me suis dit que je ne la laisserais pas mourir. J'ai déjà perdu trois fils dans cette tragédie et je ne veux pas perdre quelqu'un d'autre".

La fuite massive de gaz toxique dans une usine de pesticides d'Union Carbide la nuit du 2 au 3 décembre 1984 à Bhopal, capitale du Madhya Pradesh (centre), a tué 3.500 personnes en quelques jours et quelque 25.000 sur le long terme.

Mais les conséquences de cette tragédie sont sans fin pour les habitants des alentours de l'usine, nombre d'entre eux ayant donné naissance à des enfants avec des malformations.

Leur nombre est impossible à établir mais, dans les rues proches du site abandonné, beaucoup de familles ont eu, après 1984, des enfants morts prématurément ou souffrant de graves problèmes de santé.

Le gouvernement n'a jamais établi de lien avec la catastrophe, une décision qui aurait pourtant d'importantes retombées pour les victimes, jusque-là faiblement indemnisées.

Devi Shukla a perdu son mari et trois fils en une nuit. L'une de ses filles, Vidya, a fini partiellement paralysée après avoir inhalé des fumées toxiques, son état s'étant cependant amélioré après de longues séances de masso-kinésithérapie.

La famille s'est réjouie de la grossesse de Vidya mais sans se douter des difficultés qui s?annonçaient. Son fils ainé, Sushil, souffre d'un retard de croissance et mesure moins d'1 mètre 20 à 18 ans.

Son deuxième fils est mort à cinq mois et Vidya a ensuite donné naissance à une fille, Sapna.

"Elle est née avec une fente labio-palatine. Elle a subi trois séries d'interventions jusqu'ici", déclare Devi Shukla, et doit encore être opérée une fois pour la reconstruction de son nez. Sapna, une joyeuse adolescente de 13 ans, veut devenir médecin.

L'expérience familiale l'ayant convaincue du lien avec la catastrophe, Devi Shukla a aidé à la création d'une clinique pour les survivants ayant des problèmes de santé.

Le Chingari Trust accueille 705 enfants, atteint notamment de surdité ou d'autisme, et offre des soins physiques, de l?orthophonie ainsi que des cours et des activités sportives.

- 'Eau empoisonnée' -

Rasheda Bee, une associée de l'organisation, pense que la plupart des malformations proviennent de "l'eau empoisonnée qui a été bue".

Sa détermination à aider ces enfants lui est venue après la mort de sa s?ur et de trois de ses nièces en raison de difficultés respiratoires. Elle s'est renforcée après un voyage au Japon où elle a rencontré les enfants des victimes des bombardements atomiques d'Hiroshima en 1945.

Rasheda a participé à des tests de lait maternel sur 20 mères, dont la moitié venait des alentours de l'usine et l'autre de la partie opposée de la ville.

"Pour une moitié, les chiffres étaient normaux tandis que neuf sur dix vivant près de l'usine présentaient de hauts niveaux de mercure dans leur lait", dit-elle. Le mercure freine le développement du foetus.

Une étude publiée il y a dix ans dans le Journal of American Medical Association a établi que les garçons nés de familles exposées au gaz toxique étaient en moyenne 3,9 centimètres plus petits que ceux nés ailleurs dans Bhopal.

Le patron d'Amnesty International, qui mène le combat pour l'augmentation des indemnisations, estime qu'il y a des preuves de l'empoisonnement.

"Nous faisons face à des problèmes de santé sur plusieurs générations", dit-il à l'AFP à l'occasion des cérémonies commémorant les 30 ans de la tragédie.

"Il y a de multiples études sur des années (..) Il est très clair que l'eau a été contaminée", ajoute-t-il, précisant que l'empoisonnement des sols et de l'eau avait même commencé avant l'accident.

Devi Shukla raconte que les enfants "ont peur de boire l'eau" encore maintenant, en dépit du changement des canalisations.

Pour le médecin d'un institut financé par l'Etat étudiant la santé des enfants à Bhopal, il est pourtant trop tôt pour établir un lien entre l'usine et les maladies congénitales.

"Cela n'a été ni établi ni démenti", affirme-t-il à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

Shetty reconnaît que la cause exacte de certaines maladies est toujours contestée mais que la responsabilité en revient aux autorités.

"Pourquoi le gouvernement indien ne parvient-il pas à conduire les recherches adéquates? Ce n'est pas comme si l'Inde n'en avait pas les capacités. Les victimes attendent depuis 30 ans, c'est trop long".
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Message  ivo le Mer 3 Déc - 9:08

Bhopal : 30 ans après la catastrophe, le poison tue encore
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Dans la nuit du 2 décembre 1984, un nuage de gaz toxique a asphyxié la ville de Bhopal, en Inde. Cet accident industriel a provoqué plus de décès que les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima réunies et il reste la référence mondiale la plus meurtrière.

Il y a 30 ans, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, un gaz mortel s'échappait d’une usine de production de pesticides de la ville de Bhopal, dans le centre de l'Inde. En quelques heures, ce nuage toxique allait tuer des milliers de personnes, asphyxiées dans des conditions horribles. Le bilan n’a jamais précisément établi, des habitants étant décédés dans les années qui ont suivi la catastrophe. Selon les estimations, plus de 22.000 personnes seraient mortes à cause de cette fuite de gaz et 500.000 auraient été blessées.

De l'argent, mais pas de dépollution

La multinationale américaine Union Carbide, responsable de l’usine a accepté de payer 470 millions de dollars pour indemniser une partie des victimes. Mais aujourd'hui, à Bhopal, le poison continue à tuer. Des femmes intoxiquées à l'époque mettent au monde des enfants handicapés et depuis 30 ans, les habitants aux alentours de l’usine boivent de l'eau toujours polluée par ces pesticides.
Rehana Bee n'avait que 16 ans lors de la catastrophe. En l'espace de 24 heures, elle a perdu ses parents et son frère de trois ans, intoxiqués par le gaz qui venait de s'échapper de l'usine d'Union Carbide, située à quelques centaines de mètres de leur bidonville.
"Réveillez-vous ! Le gaz s'est échappé ! Les voisins criaient et couraient partout. Mais il était trop tard. Le nuage blanc circulait dans la rue. J'ai dit à mes frères de partir et je suis restée avec mes parents. J'ai toussé et vomi toute la nuit. Mes yeux et mon estomac brûlaient, comme si on y avait mis le feu."

Toute une famille malade

Aujourd’hui, Rehana a toujours du mal à respirer, tout comme son mari. Il a dû arrêter de travailler à cause de ce handicap. Deux de leurs enfants sont aussi gravement malades. Javed, lui, est allongé sur un matelas, à même le sol. Son ventre est étrangement gonflé, mais il peine à respirer. Ses poumons ne fonctionnent quasiment plus.
"Mes reins, mes poumons et ma gorge sont malades à cause de l'eau. Je peux à peine manger. Mon corps est mort. Les médecins ont cru que j'avais la tuberculose, mais au bout de huit ans de traitement, ils avouent maintenant qu'ils ignorent ce que j'ai. Ce qui est arrivé il y a 30 ans est horrible. Mais nous, les enfants, nous sommes nés après l'accident. Alors pourquoi devons-nous souffrir ?"

Javed est décédé une semaine après cet entretien. Il n'avait alors que 24 ans. Les associations de victimes estiment que son corps, déjà affaibli par l'héritage génétique transmis par sa mère, a été intoxiqué par l'eau courante de son quartier.

Trente ans après la catastrophe, le reportage de Sébastien Farcis à Bhopal

La deuxième catastrophe

Rachna Dhingra est la coordinatrice du groupe de Bhopal pour l'information et l'action. Et elle nous emmène au bord d'un grand étang. La source de ce qui est appelé ici "la deuxième catastrophe".
"Nous sommes à 400 mètres au nord de l'usine et ici, sur 13 hectares, la compagnie déversait ses déchets toxiques entre 1977 et 1984. Cela a causé la pollution des nappes phréatiques sur une étendue de plus de 2 km dans cette direction, donc l'eau courante pour de 50.000 personnes. Et tout cela continue à se répandre."


L’eau a été testé l’année dernière et selon Rachna Dhingra, "du mercure à haut niveau a été trouvé, des pesticides et toutes sortes d'horribles choses".
"Il y a des buffles qui broutent ici, des gens qui pêchent. Tout cela ne fait que propager la contamination, car ces personnes vont manger la viande du buffle, boire son lait, vendre les poissons au marché. Avant, il y avait des barrières autour de ce marais. Il n'y en a plus."


La compagnie a-t-elle agi pour dépolluer le site ?

Rachna explique les quelques travaux menés deux ans après la catastrophe
"En 1996, tout ce qu'ils ont fait, c'est de mettre une bâche de plastique sur le sol en dessous, et ils l'ont recouverte de boue. Et ils ont dit : ça y est, nous avons nettoyé le site. Et ils sont partis. Aujourd'hui, vous pouvez voir que ce plastique est inutile, il se déchire ici, sur les côtés."

Le gouvernement régional a toujours nié l'existence de cette contamination. Malgré de nombreuses tentatives, ces responsables ont refusé de répondre à France Info. Différentes études ont cependant démontré que des niveaux toxiques de pesticides et de métaux lourds se trouvaient dans l'eau de certains quartiers. La Cour suprême a reconnu ce risque et elle a forcé ces autorités à leur fournir de l'eau non polluée. Les premières maisons l'ont finalement reçue en août dernier.

A LIRE AUSSI►►►Trente ans après la catastrophe de Bhopal, des victimes en grève de la faim

Le nettoyage du site, quant à lui, demandera beaucoup plus de temps puisque des dizaines de milliers de tonnes de terre contaminée doivent être traitées. Le processus, cher et compliqué, ne pourrait d’ailleurs pas être réalisé en Inde. En attendant, le poison continue à se propager dans les sous-sols de Bhopal.

Aujourd'hui, 25 ans après ce drame, des produits toxiques à l'air libre ou enfouis du temps de l'utilisation de cette usine continuent de tuer des dizaines de personnes tous les mois. Aucun effort n'est fait de la part de cette compagnie, ni de l'État indien pour nettoyer cette usine et les sites contaminés.
L'entreprise était alors dirigée par Warren Anderson. Décédé le 29 septembre 2014, à Vero Beach en Floride aux États-Unis il n'a jamais été jugé par la justice indienne
.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_Carbide

En 1986, en tant que PDG de Union Carbide, il est accusé d'homicides pour la catastrophe de Bhopal et déclaré fugitif par le chef judiciaire de Bhopal le 1er février 1992 pour ne pas s'être présenté à la Cour lors d'un procès dans lequel il était accusé d'homicide.
De 2003 à 2008, les États-Unis ont refusé de l'extrader, citant un manque de preuves
http://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Anderson

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Message  ivo le Jeu 4 Déc - 9:05

Inde >>> Bhopal3_0

Bhopal. Le peuple martyr continue de se battre
http://www.humanite.fr/bhopal-le-peuple-martyr-continue-de-se-battre-559261
Minuit cinq. Le gaz fatal échappé de l’usine de pesticides se répand sur les bidonvilles endormis. Il va tuer plus de 20 000 Indiens et empoisonner un demi-million de personnes sur des générations. En cause, le groupe américain Union Carbide qui n’a jamais été condamné. Les victimes, elles, luttent toujours pour la justice.

Nichée dans sa verdure, entourée de collines boisées, la capitale de l’État du Madhya Pradesh s’étire paresseusement autour des rives de ses deux grands lacs. La vieille cité moghole, où régnèrent jusqu’au milieu du XXe siècle des reines de légende, respire la sérénité, la douceur. Aucune brume ne trouble la vallée où tout appelle au bien-être. Bhopal avait une histoire et une aura. Elle ne connaît plus qu’une date : le 3 décembre 1984. Et qu’un nom : Union Carbide. Cette nuit-là, peu après minuit, un nuage meurtrier envahit la cité, écrivant les premiers chapitres d’une des plus grandes catastrophes de l’ère industrielle. « Union Carbide a volé nos vies, décimé nos familles, brisé notre avenir. Nous sommes à jamais marqués. » Pradeeb n’était pas né lors de la nuit d’horreur, mais elle lui colle à la peau. Il la vit et revit tous les jours à travers les siens et ses voisins. Sa mère est morte lorsqu’il était enfant, des suites de cette nuit funeste. « Leurs souffrances quotidiennes sont un rappel constant de ce que fut la tragédie qui frappa les plus pauvres de Bhopal ! » lance-t-il avec colère (1).

Une rue sépare le site de l’usine du bidonville de Jaya Prakash Nadar. La torchère meurtrière est toujours en place sur le terrain en friche. C’est de là que, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, un peu après minuit, s’est échappé le gaz toxique. De l’isocyanate de méthyle (le MIC, à base de phosgène, le fameux gaz moutarde), qui s’échappe du réservoir E610 de l’usine où sont produits deux pesticides, le Temik et le Sevin. De l’eau a pénétré dans la cuve et provoqué une réaction chimique. Pas un des systèmes de sécurité, supposés prévenir tout désastre, ne fonctionne. À cause d’un plan d’économies drastique et irresponsable, ils sont soit défaillants soit en réparation. Devi Lal-Son, qui travaillait à la fonderie d’Union Carbide, se souvient très bien que, quelques jours avant l’accident, des émanations de gaz avaient été repérées. « Personne n’a pris les mesures nécessaires », accuse-t-il. Quarante-deux tonnes de MIC se répandent alors dans la cité, une quantité deux fois supérieure au stockage maximal autorisé.

Karnalata, la grand-mère de Pradeeb, frissonne encore à l’évocation des heures qui suivent. « On a entendu des cris, mes yeux me brûlaient, mes poumons me faisaient atrocement mal. Nous sommes sortis dans la rue, projetés dans un épais brouillard. On ne voyait rien, les gens couraient dans tous les sens, en vomissant. » La famille se perd. Karnalata se retrouve seule avec trois de ses six enfants. Ce sont les petits qui tombent en premier, les gaz sont plus toxiques au ras du sol. Son fils de sept ans figure parmi les victimes. Tous les témoins décrivent les mêmes scènes d’apocalypse lors de leur retour, le lendemain matin, dans ce quartier. « Les cadavres dans les rues, les arbres et toute la végétation desséchés… »
Inde >>> Bhopalinfographie

30 ans après, les victimes de Bhopal attendent toujours justice et réparation
http://www.humanite.fr/30-ans-apres-les-victimes-de-bhopal-attendent-toujours-justice-et-reparation-cgt-559251
A Bhopal, il y a 30 ans, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, l’explosion d’une usine de pesticide d’Union Carbide déclenchait ce qui reste une des plus grandes catastrophes industrielles de l’histoire provoquant la mort de 7 à 10.000 personnes. On ne connaît toujours pas précisément le nombre de victimes, l’étendue de la contamination et les effets réels sur la santé quand les produits impliqués sont combinés.

Dans un rayon de 3 à 5 km autour du site de l’usine, la contamination des nappes phréatiques par les déchets entreposés sur le site se poursuit. Plusieurs des produits toxiques utilisés pour la fabrication des pesticides (naphtol, naphtalène, chlorobenzène, mercure, plomb et Endosulfan, un pesticide interdit dans l’UE) sont mortels même à faible dose et tous provoquent la dégénérescence du système nerveux et des complications respiratoires et avaient commencé à filtrer bien avant la catastrophe. A la pollution de l’eau s’ajoutent les gaz libérés par l’explosion dont les effets se transmettent sur plusieurs générations.

Le site de l’usine n’a pas été décontaminé. Entre 4.000 et 12.000 tonnes de produits toxiques seraient encore dispersés dans le sol. Les négociations entreprises par le gouvernement indien pour le traitement d’une partie des déchets ont tourné court devant le danger représenté par le transport et la manipulation des substances sur d’aussi longues distances. Alors ils restent sur place.

Avec la vente de sa filiale indienne, Union Carbide a transféré la prise en compte des conséquences de la catastrophe sur l’Etat du Madhya Pradesh actuellement propriétaire du site y compris par l’obligation de fournir de l’eau potable aux populations les plus à risques. Quant à Dow Cheminal, une autre multinationale américaine qui a racheté Union Carbide, elle s’estime déchargée de toute responsabilité. Or, pour les ONG et les syndicats indiens, DOW Chemical est doublement responsable : l’explosion de l’usine et la pollution des nappes phréatiques. Pour seule réparation, DOW Chemical a participé à la création d’un centre de formation professionnelle à Bhopal. Et aujourd’hui, la multinationale appuie sa communication sur l’image d’une entreprise intègre, respectueuse des individus et qui protège la planète en ayant recours aux technologies et à la science.

Aujourd’hui, la population subit les suites non seulement de la catastrophe mais aussi des manquements graves à la sécurité qui ont précédé ainsi que l’insuffisante prise en compte de ses conséquences ainsi que les menaces que fait peser la politique du gouvernement Mody d’assouplissement des règles en matière de protection de l’environnement
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Message  ivo le Mar 9 Déc - 9:07

En Inde, 90 % des condamnés à mort sont des intouchables et des tribaux
http://www.courrierinternational.com/une/2014/12/08/en-inde-90-des-condamnes-a-mort-sont-des-intouchables-et-des-tribaux
Surinder Kohli est un intouchable [membre des castes les plus basses de l'Inde]. Il vient d'être condamné à mort pour une série de meurtres d'enfants perpétrés en 2005 et en 2006. Son employeur et complice présumé, de haute caste, a quant à lui été acquitté.

En Inde, 75 % des détenus qui attendent dans le couloir de la mort sont des intouchables – comme Kohli – et des personnes issues des populations tribales du pays, rappelle l'hebdomadaire Outlook, qui souligne en une que, dans 80 % des cas, il n'y a pas de preuves directes et que les aveux sont obtenus sous la torture. De plus, quasiment 100 % des condamnés à mort n'ont pas reçu l'assistance juridique légale à laquelle tout citoyen a droit.
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Message  ivo le Mer 20 Mai - 9:23

Inde. Faire travailler les enfants sera plus facile
http://www.courrierinternational.com/article/inde-faire-travailler-les-enfants-sera-plus-facile
La loi sur le travail des mineurs vient d’être amendée. Chez les militants des droits de l’homme, c’est l’affolement.

Les défenseurs des droits des enfants ne décolèrent pas : le gouvernement indien a fait changer, le 13 mai dernier, la loi sur le travail des enfants votée en 2012. La liste des secteurs dits “à risque”, comme les exploitations minières, dans lesquels il est interdit d’embaucher des moins de 18 ans a été réduite pour permettre d’employer d’avantage de mineurs.

Par ailleurs, le nouvel amendement laisse la possibilité d’employer des enfants de moins de 14 ans dans l’industrie du divertissement et dans des entreprises familiales, définies de façon très floues.

Une décision qui représente un grand recul, selon les militants des droits de l’homme, rapporte le site indien The Wire, pour qui cet amendement “ouvre les portes de l’exploitation” malgré les amendes importantes prévues à l’encontre des employeurs contrevenants.

Avec cette mesure, décriée par l’Organisation internationale du travail, dont l’Inde est membre, un nombre croissant d’enfants pourront en effet être mis au travail, dans davantage de secteurs qu’auparavant, enfermant leur familles dans un cycle de pauvreté en ayant moins accès à l’éducation. Moins payés que les adultes, ils contribueront également à un appauvrissement général des travailleurs.
D’après les derniers recensements de 2011, environ 10,1 millions d’enfants indiens de moins de 14 ans travaillaient de manière “importante ou marginale”, c’est-à-dire 6 mois ou plus dans l’année (importante) ou moins de 6 mois (marginale).

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Message  ivo le Mar 26 Mai - 8:39

Plus de 430 personnes meurent pendant une vague de chaleur en Inde
Plus de 430 personnes sont mortes dans de deux États du sud de l’Inde en raison d’une vague de chaleur qui touche le pays depuis plusieurs jours. La température frôle les 50°C et provoque des coupures de courant.
Les autorités ont d’ailleurs prévenu que le bilan pourrait s’alourdir.
Chaque année, la chaleur tue des centaines de personnes en Inde, principalement parmi les plus pauvres, et des dizaines de milliers d'autres souffrent de coupures de courant. Les travailleurs les plus pauvres soulignent cependant qu'ils ne peuvent se permettre de cesser de travailler.
>>>
http://www.france24.com/fr/20150525-plus-430-morts-vague-chaleur-inde-sud-travailleurs-pauvres-andhra-pradesh
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Message  ivo le Mer 3 Juin - 9:27

En Inde, l'une des canicules les plus meurtrières de l'histoire
Plus de 2 200 personnes sont mortes en deux semaines, en raison d'une vague de chaleur historique.
Une canicule est déclarée quand les températures dépassent de 5 degrés les normales saisonnières.
Hyderabad ne comptait pas plus de cinq jours de canicule ces dernières années. Mais une récente étude affirme que cela pourrait monter jusqu'à 40 jours par an à la fin du siècle en raison du changement climatique.
>>>
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150602-inde-canicule-meurtriere-record-sud-hyderabad-histoire/
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Message  ivo le Dim 7 Juin - 11:07

Bombay invente les bidonvilles verticaux
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A Bombay, 60% des habitants vivent dans des bidonvilles. Mais la capitale économique de l’Inde voudrait raser tous ses fameux "slums": des quartiers entiers de taules, de plastique et de tissus sont détruits par les promoteurs, leurs occupants recasés dans des barres d’immeubles bas de gamme. Plus d’un million de personnes ont déjà été déplacées.
Pour arriver à leurs fins, les promoteurs promettent de reloger gratuitement les habitants des bidonvilles, du moins ceux installés avant 1995. Exemple, Golibar, un quartier où vivent 26.000 familles. Les travaux ont commencé en 2004. Autre exemple : Lallubhaï, érigé en 2008 où 50.000 familles sont relogées.

On a tout simplement verticalisé la pauvreté

Les familles, quelque soit leur ampleur, sont relogées dans 29 m2 réglementaires ; l'espace est parfois transformé en épicerie, en école ou même en mosquée.
69 barres de béton ont été érigées dans le quartier de Lallubhai, des constructions bâties à moindre coût.
Ces déplacements en périphérie de la ville entraînent la fin des activités artisanales. A la place, les gens en sont réduits à des activités de services mal payés.
.

Un business lucratif pour les promoteurs et les investisseurs mondiaux

"Il existe une forte spéculation, la valeur de certains appartements construits a été multipliée par 4 en moins de 10 ans"


Des penthouses à dix millions d'euros ont poussé sur les taudis.

Légalement, le promoteur doit recueillir 70% des assentiments auprès des habitants de la parcelle, "La corruption s’est généralisée" , explique Thomas Saintourens.

Des bidonvilles verticaux, l’exemple est repris maintenant dans d’autres villes indiennes et critiqué par de nombreux urbanistes pour qui la vraie solution serait d’apporter eau, électricité et transports aux habitants.

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Message  ivo le Dim 18 Oct - 9:51

Après de nouveaux viols de petites filles, la population indienne demande des comptes
http://fr.euronews.com/2015/10/17/apres-de-nouveaux-viols-de-petites-filles-la-population-indienne-demande-des/
L’horreur absolue. Encore et toujours.

Deux petites filles indiennes, l’une de deux ans et demi et l’autre de cinq ans, ont été violées plusieurs fois
en plein cœur de la capitale dans deux agressions séparées.


L‘émotion est intense et la colère aussi à l‘égard de la police locale accusée de ne rien faire pour en finir avec ce fléau.

“Inadmissible, c’est une honte” a réagi Swati Maliwal, la chef de la commission gouvernementale de Delhi pour les femmes : “que se passe-t-il à New Delhi ? Je ne peux pas croire que je sois allée à l’hôpital pour me rendre au chevet de ces deux petites filles. Elles ont des marques sur tout le corps, on les a laissées en sang en pleine rue ? Dans quelle ville sommes-nous ? Qui sont ces animaux ?”

La plus petite des fillettes a été enlevée vendredi soir par deux hommes lors d’une cérémonie religieuse à Nangloi, à l’ouest de la capitale. Elle a été violée avant d‘être abandonnée dans un parc selon la police et des proches.

En 2014, 36.735 cas de viol ont été recensés en Inde, dont plus de 2 000 à New Delhi. Des chiffres qui sous-estiment la réalité selon les experts
.
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