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Message  ivo le Sam 7 Mai - 18:52

Tokyo : des milliers de Japonais dans la rue contre le nucléaire
FRANCE INFO - 13:01
Près de deux mois après le séisme et la catastrophe à la centrale de Fukushima, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Tokyo pour réclamer la fin de l’utilisation de l’énergie nucléaire. Hier, le Premier ministre japonais a demandé la fermeture d’une autre centrale à risque, dans le centre du pays.

>>>Japon - Page 2 Japonweb-2-672c9
Des manifestants anti-nucléaire dans les rues de Tokyo ce samedi matin
© REUTERS / Kim Kyung-Hoon

Plusieurs appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux. Les organisateurs espéraient 15.000 personnes à Tokyo. Ce matin, ils étaient finalement plusieurs milliers au moins rassemblés malgré la pluie dans un parc de la ville. Des étudiants, des syndicalistes et des parents avec leurs enfants sur les épaules ont manifesté sur fond de musique et de slogans dans le quartier des affaires de Shibuya, en déployant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Fermez tout de suite les centrales nucléaires !" ou encore "Plus de Fukushima !" .

Avant la catastrophe de Fukushima il y a presque deux mois, une cinquantaine de réacteurs étaient en activité au Japon et fournissaient un peu moins de 30% de l’électricité consommée dans le pays. Certains manifestants regrettaient aussi que les responsables politiques japonais n’aient pas pris clairement position en faveur ou pas du nucléaire.

Une première dans l’histoire du pays : des milliers de Japonais ont manifesté contre le nucléaire. A Tokyo, Frédéric Charles (0'47")

Hier, le Premier ministre japonais a exigé la fermeture de la centrale d’Hamaoka dans le centre de l’archipel soumis à un fort risque sismique. Elle est située à moins de 200 km au sud-ouest de Tokyo et à une centaine de kilomètres de la métropole de Nagoya, au cœur d’une région industrielle. La décision a été prise "en raison d’inquiétudes pour la sécurité des populations" a précisé le Premier ministre, car il y a, selon des experts gouvernementaux, 87% de chances qu’un tremblement de terre de magnitude 8 voire plus touche la région de la centrale dans les 30 ans à venir.

Quant à la centrale de Fukushima, elle devrait être complètement démantelée.
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Message  niouze le Dim 8 Mai - 13:02

Au Japon, la réouverture contestée des écoles irradiées de Fukushima
Par Cécile Asanuma-Brice | Adjointe du directeur du bureau du ... | 07/05/2011 | 15H29

Le 6 avril, moins d'un mois après la triple catastrophe subie par la côte nord-est de la principale île du Honshu (séisme de magnitude 9, tsunami, explosion de la centrale nucléaire de Fukushima), alors que d'autres séismes viennent s'ajouter aux répliques, et que la nature ne cesse de s'acharner autour des bâtiments de la centrale, le gouvernement japonais décide de rouvrir les écoles du département de Fukushima.

Le Nikkei Weekly, dans un article daté du 11 avril, publie un encadré dans lequel on peut voir une photo d'enfants du primaire alignés dans une classe. La légende explique que la rentrée scolaire s'est déroulée normalement dans cette petite école nommée Sahara à quelque 50 km des réacteurs endommagés. L'école accueillerait 85 nouveaux élèves transférés des régions victimes du tsunami et du tremblement de terre.
L'invisibilité de l'ennemi a permis la réouverture des écoles

Le même jour, un article du Tôyô Keizai rend compte des mesures effectuées par le laboratoire de recherches nucléaires du professeur Imanaka Tetsuji de l'université de Kyôto (Nuclear safety research group) concernant la contamination par radioactivité de l'air et du sol dans le village de Iitate, à 40 km au nord-ouest de la centrale de Fukushima les 28 et 29 mars. Ces mesures ont révélé un taux de 95 millisieverts de radioactivité cumulés depuis le 15 mars. Dans ce village, des mesures effectuées à divers endroits attestent de taux dépassant les 30 millisieverts cumulés.

Alors que des écoles affichant un taux de radioactivité parfois supérieur à celui enregistré dans la zone d'évacuation des 30 km sont rouvertes, l'Agence gouvernementale pour la sécurité nucléaire demande à toutes personnes résidant dans les zones dont les taux de radioactivité sont compris entre 10 et 50 millisieverts de rester confinées, ou de se réfugier sur des terres plus saines. Au-delà de 50 millisieverts, il est fortement recommandé à la population de se confiner dans une pièce de béton, ou de partir.
Des politiques sourdes aux mesures de la radioactivité

Le 29 mars, la même équipe de recherche élargit ses mesures à 130 points du village, constatant des taux dépassant parfois 10 millisieverts par heure.

Par ailleurs, du 5 au 7 avril, selon les résultats de l'enquête menée auprès des écoles primaires et collèges par le département de Fukushima, 75,9% des écoles primaires et collèges présentaient un taux dépassant la norme acceptable établie par la Constitution, et 20,4% entraient dans la catégorie nécessitant un « traitement particulier pour risque d'irradiation ».

La mise en ligne publique de ces données par le ministère de l'Education, données qui révèlent notamment un taux de 21 microsieverts/heure à un mètre du sol et 30 microsieverts/heure au sol dans l'école primaire de Tsushima (commune de Namie), ne compromettra pas pour autant la rentrée des classes qui a eu lieu comme à l'accoutumée du 5 au 7 avril dans la totalité des écoles.

Si les particules d'iode 131 comprises dans les projections du 15 et du 21 mars perdent de leur activité de moitié tous les huit jours, les particules de césium 134 et 137 au nombre de respectivement 4 597 becquerels/m3 et 5 446 becquerels/m3 sur ce même site garderont le même taux de radioactivité durant trente ans.
Le seuil maximal recommandé appliqué à des enfants

Les effets de la radioactivité étant plus sensibles chez l'enfant que chez l'adulte, et les sols des cours d'écoles étant recouverts de sables volatiles facilement inhalables, le représentant du Groupe de réflexion sur l'obsolescence des équipements de la centrale de Fukushima, M. Sakagami Takeshi, a demandé la révision de la décision de réouverture des groupes scolaires, après consultation des habitants.

Malgré les voix qui s'élèvent, non seulement les classes continuent leur activité, mais c'est cette fois au tour des garderies d'ouvrir leurs portes. Afin de se mettre en accord avec les règles de sécurité, les autorités décident de permettre le fonctionnement normal de tout établissement dont les taux n'excèderaient pas 3,8 microsieverts par heure.

Selon un document distribué aux familles, ces consignes auraient été recommandées par l'International commission on radiological protection (ICRP), organisme selon lequel, dans la situation exceptionnelle présente, il serait envisageable de remonter « le taux de radiation acceptable par tout citoyen de 1 à 20 millisieverts par an », soit « le seuil maximal recommandé ordinairement pour les personnes affectées à des travaux sous rayonnements ionisants » selon l'IRSN (Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire).

Le ministère de l'Education a décidé d'appliquer cette recommandation. On peut s'interroger sur les effets sanitaires de cette décision concernant une population d'enfants dont l'âge s'échelonne de quelques mois à 15 ans.
Un conseiller du ministère de l'Intérieur démissionne

Concernant les treize établissements qui enregistrent malgré tout un niveau supérieur à la nouvelle norme établie, le ministère de l'Education décide de limiter toute activité à l'extérieur des bâtiments à une heure par jour. Il recommande par ailleurs de se laver mains et visage en rentrant dans les bâtiments, et les gargarismes en cas de contact buccal avec du sable et/ou de la terre. Le nombre de nourrissons et d'enfants accueillis par ces structures très fortement radioactives s'élèvent à 3 560.

Le ministère de l'Education précise que ces treize écoles feront l'objet de mesures hebdomadaires de la radioactivité et préconise un retour au fonctionnement habituel si les taux enregistrés se situent en deçà du seuil de 3,8 microsieverts/heure deux fois consécutives.

Selon un reportage de la NHK du 26 avril, les écoles (collèges, primaires et maternelles) dont l'activité extérieure est limitée à une heure journalière prévoient de retirer une couche superficielle de 1 à 2 cm de terre recouvrant 28 jours afin de pouvoir reprendre un rythme normal.

Le conseiller du ministère de l'Intérieur, professeur spécialisé dans le nucléaire à l'université de Tôkyô, M. Kosako Toshisou, a donné sa démission le 29 avril. M. Kosako motive sa décision dans une lettre rendue publique par la NHK le 30.

Depuis l'explosion de la centrale de Fukushima, le gouvernement n'aurait pas tenu compte des demandes de mesures à prendre émises par la commission de sécurité nucléaire pour préserver la population contre la radioactivité présente sur le territoire. M. Kosako estime que la politique à cet égard est toujours insuffisante et met en danger la population. Il réclame une coopération internationale d'urgence sur la question.

Les familles de Fukushima, inquiètes du sort de leurs enfants, soutenues par diverses associations japonaises, se mobilisent pour une meilleure gestion de la radioactivité dans l'espoir d'une révision des décisions de réouverture prises par le gouvernement.

http://www.rue89.com/2011/05/07/au-japon-la-reouverture-contestee-des-ecoles-irradiees-de-fukushima-202856

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Message  ivo le Lun 9 Mai - 19:57

Japon : Une centrale nucléaire fermée dans la crainte d'un tsunami
http://www.francesoir.fr/actualite/international/japon-une-centrale-nucleaire-fermee-dans-crainte-d-un-tsunami-99730.html

Craignant un nouveau tsunami très violent, les autorités nippones ont décidé de fermer la centrale nucléaire de Hamaoka, sur la côte est du Japon. Une fermeture temporaire en attendant la construction d'un mur de protection.

>>>Japon - Page 2 Sipa_ap21045374_000014
La centrale de Hamaoka est située à 200km au sud-ouest de Tokyo SIPA

Face à un risque imminent de puissant tsunami, la compagnie japonaise Chubu a décidé de prendre les devants : la centrale nucléaire de Hamaoka qui, comme Fukushima-Daiichi, est située en bord de mer, va être temporairement fermée. Les réacteurs n°4 et 5 de la centrale doivent être stoppés aussi vite que possible. Et, précise la compagnie, le réacteur n°3 restera à l'arrêt.

Elle sera remise en marche lorsqu'un mur anti-tsunami aura été achevé et que d'autres mesures de sécurité auront été prises et approuvées par les autorités. Selon la compagnie, cela devrait intervenir dans les deux à trois ans à venir.

C'est le Premier ministre Naoto Kan qui avait appelé à la fermeture de cette centrale de Hamaoka. Elle est située à 200 km au sud-ouest de Tokyo, au bord du Pacifique. Dans cette zone, les experts estiment à 87% le risque qu'un tremblement de terre de magnitude 8.0 ou plus survienne dans les trente prochaines années.

Pour aider la compagnie, ses exploitants et ses actionnaires à supporter le coût de cet arrêt, Chubu a demandé l'aide de l'Etat nippon. Ce dernier a promis d'étudier les moyens d'éviter à Chubu de supporter seul ces conséquences.

Car tout le monde au Japon est, à l'image du président de la compagnie, Akihisa Mizuno, conscient que cette fermeture est « la clé de la pérennité d'un secteur nucléaire sûr et stable à long terme, ce dont bénéficieront au bout du compte nos clients ».

Pendant ce temps, à Fukushima...

Deux mois après l'accident de Fukushima-Daiichi, les ouvriers de la centrale interviennent désormais directement dans le bâtiment du réacteur 1, qui se trouve toujours dans une situation instable.

Ce lundi matin, sept techniciens et deux responsables de l'agence de sécurité nucléaire sont brièvement entrés dans le bâtiment pour y effectuer mesures et autres vérifications. Selon un porte-parole de Tepco, il s'agit de la « première étape pour préparer la mise en place d'un système de refroidissement ». Il devrait être en boucle fermée afin de réguler la température du réacteur sans rejeter d'eau contaminée et prêt d'ici trois semaines à un mois.
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Message  ivo le Ven 13 Mai - 18:51

Fukushima : nouvelles fuites radioactives dans l’océan
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/fukushima-nouvelles-fuites-radioactives-dans-locean_30193/
De l’eau s’écoule du réacteur 3 et, du bout des lèvres, l’opérateur de la centrale a admis que la cuve du réacteur 1 avait été percée par la fonte partielle des barres de combustibles nucléaires. De quoi inquiéter, alors qu’une brise de panique, parfois irrationnelle, souffle sur l’archipel nippon.

Au Japon, Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima, a expliqué hier que de nouvelles fuites d’eau radioactive des réacteurs numéro 2 et 3 de la centrale Daiishi s’échappent des écoulements qui atteignent actuellement la mer. Dans le réacteur 1, l’eau injectée dans la cuve pour en refroidir le combustible s’est rapidement échappée. C’est ce que révèlent les dernières mesures. La jauge à eau remise en marche par les équipes qui sont entrées dans le réacteur a permis de constater que le niveau d’eau est descendu sous les barres, qui ont donc été intégralement découvertes. Cette mise à l’air était ce que l’on redoutait le plus et ce que s’efforçaient d’éviter les équipes au travail inondant généreusement les réacteurs pour les refroidir.

Ainsi découvert, le combustible nucléaire qui les compose s’est mis à fondre. Junichi Matsumato, directeur de Tepco, se veut rassurant. Les barres se seraient simplement déformées, a-t-il expliqué dans un point de presse. La matière radioactive se serait finalement retrouvée au fond de la cuve et la température n’aurait pas dépassé les 120° C. Pourtant, Junichi Matsumato avoue aussi que le fond de la cuve était troué. Le scénario n’est pas loin du pire. À Three Mile Island, la cuve n’avait pas été percée…

>>>Japon - Page 2 RTEmagicC_Fukushima_Protection-Reacteur1_Projet_txdam21999_6b2221

Le projet de bâtiment pour couvrir le réacteur numéro 1 de Fukushima-Daiishi. Les travaux de préparation ont commencé aujourd'hui pour aplanir le terrain alentour et permettre d'amener des engins de chantier de grandes tailles, ce qui réduira les temps d'exposition des ouvriers chargés du travail. © Tepco

L'arrosage continue

Les opérations de refroidissement se poursuivent toujours. Les équipes qui se relaient autour de la centrale injectent actuellement 7 tonnes d’eau par heure tout en essayant d’empêcher que ces inondations volontaires s’écoulent vers la mer, par exemple en injectant du béton comme cela a été fait avec succès dans l’une des fosses. Mais le combat est difficile et c’est là l’origine de la fuite au niveau du réacteur 3, provenant d’une des fosses voisines.

Pendant ce temps, l’arrosage continue, et avec lui les rejets de nucléides à la mer, et les explorations des installations se poursuivent. On saura sans doute dans les prochains jours ce qu’il advient des autres réacteurs de la centrale, en espérant que la cuve percée du 1 restera unique en son genre. On peut consulter les communiqués de Tepco, en anglais (voir trois liens au bas de cet article).

Quoi qu'il en soit, Tepco annonce le commencement des travaux de construction d'un bâtiment enfermant le réacteur 1 pour éviter les émissions de nucléides dans l'environnement.

Autour de la centrale, dans la zone évacuée, les habitants ont pu brièvement revenir chercher des effets personnels dans les maisons abandonnées, encadrés par la police et revêtus de combinaisons étanches. Les animaux d’élevage, laissés à leur sort, sont pour beaucoup morts de faim et les troupeaux restants devraient être abattus, a ordonné le gouvernement.

Plus loin encore, la peur de la radioactivité fait rage et des familles évacuées ont été refusées dans des centres d’accueil. D’après la presse japonaise, des enfants venus des environs de la centrale subissent des brimades à l’école, leurs camarades les croyant radioactifs. La paranoïa n’affecte pas que le Japon puisque l’orchestre de Lyon a dû annuler sa tournée dans ce pays après la défection d’un trop grand nombre de musiciens de la formation.
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Message  niouze le Dim 15 Mai - 13:05

FUKUSHIMA (suite 36) Accident maximal dans le réacteur n°1



On s’en doutait depuis longtemps, mais voir la chose admise par l’opérateur TEPCO de la centrale Fukushima fait un effet sidérant : le cœur fondu du réacteur n°1 a percé sa cuve en de multiples endroits ! Ou pour le dire avec les circonvolutions de l’opérateur : « des trous ont été créés par le combustible nucléaire fondu au fond de la cuve du réacteur n°1 » (1). C’est, en clair, l’accident maximal pour un réacteur de ce type. L’enceinte ultime, autrement dit la cuve pressurisée dans laquelle est enfermé le combustible nucléaire, cuve censée être le dernier rempart contre l’émission de radioactivité vers l’extérieur, est rompue !



Selon l’agence de presse Kyodo news, TEPCO a déclaré « avoir trouvé de multiples trous sur plusieurs centimètres dans de la tuyauterie soudée ». Une situation qui n’étonne pas plus que cela un spécialiste de la soudure qui nous avait dit à quel point il redoutait le phénomène. Il nous a expliqué, ce dont nous le remercions, pourquoi il appréhendait depuis le début ce genre de problème majeur : « les 4 réacteurs et les appareillages environnants vont se retrouver à l'état de passoires ! » pronostiquait-il. En effet, il s’inquiétait de la réaction des métaux de la cuve – et des diverses tuyauteries- quand ils sont soumis aux très hautes températures dues à la fonte du réacteur, mais aussi quand - ce qui fut le cas- ils sont soumis à une corrosion intense (due au sel qui fut injecté quand l’eau de mer a été employée pour le refroidissement).



En particulier, il avait attiré notre attention sur la fragilité des aciers inoxydables utilisés à la centrale de Fukushima. Ce spécialiste ne voyait pas comment l’inox employé à Fukushima (le 304L selon la terminologie des spécialistes (2)) allait pouvoir résister, notamment dans le « cuvelage du réacteur lui-même. Les fissures, elles sont en train de courir ! » assurait-il. C'est un problème archi-connu (et redouté !) par tous les chaudronniers du monde ». Et de préciser que « le seul inox qui tient le coup (904L (3)) n'a connu qu'un réel essor qu'après 1995, dans l'industrie en général, avec une petite entrée dans le nucléaire, qui ne peut pas facilement intégrer ces nouveaux matériaux. Les études métallurgiques sont très poussées et demandent du temps ».

Le problème est d’autant plus inquiétant que cet inox se retrouve aussi ailleurs dans la centrale, notamment dans les casiers des assemblages de combustibles (dans les piscines qui ont été dramatiquement endommagées – en particulier dans les unités 3 et 4 mais encore ailleurs (soufflets de dilatation qui enserrent le tore de l’enceinte de confinement, matériau des tiges de contrôle cruciformes etc.)



Comme si cela ne suffisait pas, on avait appris dès hier par une dépêche (Reuters) venant de Tokyo qu’un nouvel écoulement d’eau radioactive vers l'océan avait « peut-être été décelé », en provenance « du réacteur n°3 ». Annonce étonnante, sachant que l’eau très contaminée qui s’était déversée il y a plusieurs semaines dans l’océan venait alors d'un autre réacteur, le n°2 (dont l’enceinte de confinement a manifestement été fissurée très tôt dans la catastrophe lors d’une explosion non vue en images).



En résumé, à l’heure qu’il est, on se demande si tous les réacteurs (pas seulement le n°1 mais peut-être aussi les n°2 et N°3) ne sont pas en train de « tomber en miettes » - leurs structures métalliques étant de plus en plus défaillantes, après que les structures en béton ont été ébranlées et fissurées lors des explosions qui ont eu lieu dès les premiers jours de la catastrophe. On se demande aussi comment une unité de refroidissement, telle que celle envisagée par Areva (4) pourra bien être raccordée à ces structures vacillantes. Il y a dix jours, en effet, l’entreprise française, par la voix de Thierry Varet, son directeur technique ( BU valorisation AREVA), expliquait vouloir décontaminer l’eau (5) qui a abondamment servi à refroidir les réacteurs et les piscines et installer un circuit fermé pour la ré-utiliser. Comment faire un circuit fermé avec une (des) cuve(s) de réacteur transformée(s) en passoire ? Surtout, comment s’approcher de ces lieux extrêmement radioactifs – vu la non étanchéité de l’ensemble - pour éventuellement « reboucher » les trous ? Qui va s’approcher ?



Deux mois après la catastrophe, on se demande encore autre chose : pendant combien de mois (d’années ?) va-t-il falloir continuer à refroidir les lieux, accumulant toujours plus d’eau contaminée. Cela signifie-t-il qu’il va falloir rejeter à nouveau celle-ci « volontairement » dans l’océan, comme cela a été fait pour plus de 10 000 tonnes (eau dite alors « faiblement contaminée ») il y a quelques semaines ? C’est un véritable cauchemar qui continue.

1) http://english.kyodonews.jp/news/2011/05/90715.html

2) Cet inox (dit austénitique) de résiste pas aux ions chlorure du sel (le sel a pour formule chimique Na Cl ou chlorure de sodium )

3) Le "DUPLEX" (904L) : un « austéno-ferritique », mélange de deux structures cristallines.

4) )http://www.newscastwire.com/fr/org/areva?event=175

5) On ne sait pas exactement combien de dizaines de milliers de tonnes (90 000 ? 100 000 ?) d’eau doivent actuellement être décontaminées, en coagulant les particules radioactives de façon à les séparer de l’eau ainsi « purifiée ». Eau qui ensuite pourrait être ré-utilisée.

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/05/12/fukushima-suite-36-accident-maximal-dans-le-reacteur-n-1.html

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Message  Invité le Lun 16 Mai - 20:38

L’eau dans les sous-sols du réacteur numéro 1 a encore augmenté.

TEPCO compte augmenter le débit d’eau injectée dans la cuve du réacteur numéro 1 de la centrale de Fukushima en le faisant passer de 8 à 10 tonnes par heure. Au rez de chaussée du bâtiment (du réacteur numéro 1), un robot a détecté des doses qui atteignent les 2 000 millisierverts par heure. On apprend également que le niveau de l’eau dans les sous-sols de ce même réacteur a augmenté.

L’exploitant a publié sur son site un scénario officiel des évènements : suite au tremblement de Terre du 11 mars, les capacités de refroidissement du réacteur numéro 1 ont été immédiatement perdues, trois heures après, les barres de combustibles n’étaient plus complètement immergées et ont commencé à fondre en moins de deux heures, leur température était alors de 2 800°C. La température a commencé à baisser le lendemain lorsque TEPCO a commencé à y injecter de l’eau à partir de 5h50. A 6h50, les barres étaient soient fondues, soit au fond de la cuve.

Concernant le réacteur numéro 3, les contaminations en césium 134 et en césium 137 ont diminué par rapport à vendredi, d’après une mesure effectuée samedi. TEPCO annonce avoir mesuré 140 000 becquerels de césium 134 par litre d’eau de mer, et 150 000 becquerels par litre pour le césium 137. Cette mesure a été effectuée à proximité de la prise d’eau du réacteur numéro 3.

On apprend qu’une plateforme d’une capacité de 10 000 tonnes (d’eau) devrait arriver dans une ou deux semaines.

Chubu Electric Power Co a annoncé que le dernier réacteur nucléaire de la centrale de Hamaoka est dans une situation qualifiée d’arrêt « à froid » : il s’agit d’un arrêt de longue durée permettant une intervention technique sur le circuit primaire.

Suite à la création de trous dans la cuve du réacteur numéro 1 (de la centrale de Fukushima Daiichi), le plan qui prévoyait d’inonder le bâtiment du réacteur numéro 1 a été abandonné.

L’évacuation des villes de Kawamata et Iitate a commencé hier.

Le gouvernement japonais a déclaré dans un rapport que les décisions qu’il avait prises immédiatement après le tremblement de Terre du 11 mars étaient appropriées. Il a également décrit les réponses apportées par la suite par TEPCO et lui-même sous un jour favorable

Source : http://catastrophe-de-fukushima.fr/
Sûr que ça fait moins la une des journaux...
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Message  ivo le Mer 18 Mai - 18:14

Japon: que se passe-t-il à Fukushima?
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/japon-que-se-passe-t-il-a-fukushima_994010.html
>>>Japon - Page 2 692369_photo-prise-le-31-mars-2011-du-reacteur-1-endommage-de-la-centrale-de-fukushima

Les fuites radioactives restent le lot quotidien de l'opérateur de la centrale de Fukushima. Endommagée le 11 mars dernier, cette dernière pose toujours problème.
Dans l'actualité récente, l'affaire DSK a mis aux oubliettes, notamment, la primaire écologiste, le procès Colonna, et la débâcle électorale de Berlusconi en Italie. Et Fukushima? Si l'accident de cette centrale nucléaire japonaise, le 11 mars dernier, ne fait plus autant de bruit qu'il y a deux mois, il préoccupe toujours le Japon. La preuve en est que les autorités ne pensent pas reprendre le contrôle des réacteurs nucléaires avant janvier prochain. Pour arriver à cet objectif, l'opérateur de la centrale, Tepco, doit surmonter plusieurs obstacles immédiats.

L'urgence: pomper l'eau contaminée

Ce mercredi, à l'occasion de l'annonce d'un nouveau plan de contrôle, Tepco a rappelé l'urgence de pomper l'eau injectée dans les réacteurs pour les refroidir. Celle-ci est contaminée et a filtré dans les fissures provoquées par le séisme. Le 12 mai, l'opérateur a révélé une nouvelle fuite au niveau de la cuve du réacteur 1. Le niveau d'eau a chuté au-dessous de la base des barres de combustible. Toutefois, la température de la cuve semble indiquer que le combustible est encore recouvert d'eau, selon Tepco.
La visite d'ouvriers dans le réacteur 1, le 5 mai dernie,r a par ailleurs révélé que le combustible avait fondu, causant des fissures dans la cuve et la formation de corium, même si l'opérateur a spécifié que les niveaux de radioactivité sont restés "stables et faibles". L'information n'a été révélée que ce mercredi, alors qu'elle serait intervenue quelques heures après le tremblement de terre. Le même jour, c'est le réacteur 3 qui a été touché par une nouvelle fuite radioactive. Des ouvriers ont également pénétré ce mercredi dans le bâtiment du réacteur n°2. Selon Courrier International, le coeur de ces deux derniers réacteurs auraient aussi fondu.

Les stratégies de Tepco sont-elles payantes?


Déverser, pomper, puis rejeter l'eau contaminée est devenu obsolète en raison des nombreuses fuites non colmatées. De la même façon, le nouveau plan de Tepco, qui prévoit désormais de refroidir les réacteurs 1, 2, et 3, en y faisant circuler une eau récupérée, décontaminée puis réinjectée, ne pourrait pas endiguer ces fuites. Par ailleurs, "il faudrait un à deux mois, au mieux, pour installer ce système, puis plusieurs mois de fonctionnement pour évacuer toute la chaleur résiduelle, produite par la désintégration radioactive de produits de fission", note Sylvestre Huet, du journal Libération.
A terme, selon l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), l'objectif de l'exploitant serait de mettre en place un refroidissement en circuit fermé - celui en place actuellement étant ouvert. Face à l'impuissance des autorités japonaises et de Tepco, le blog Economique et Social du site Marianne2.fr penche donc pour la solution du sarcophage, comme à Tchernobyl.

La radioactivité dans l'océan reste préoccupante...

Les fuites d'eau radioactives ont entrainé une pollution de l'océan, au large de la centrale. Des échantillons d'eau de mer prélevés le 29 avril par Tepco ont révélé des niveaux de radioactivité préoccupants, de 100 à 1 000 fois plus élevés que la normale (iode et césium radioactifs), note Sciences et Avenir. Le césium radioactif pourrait rester au fond des océans pendant des décennies, voire des siècles, selon Ike Teuling, experte en radiation chez Greenpeace, interrogée par la revue scientifique.
Ces mesures en mer concernent une étendue de 30 km autour de la centrale. Pourtant, affirme Ike Teuling, "on bloque nos recherches. C'est [...] étrange que [Tepco] dévoile des données sur des prélèvements réalisés dans la zone des 20 kilomètres alors qu'on demande à y accéder depuis plusieurs jours". Ces mesures pourraient aussi être dues à l'évacuation dans l'océan - autorisée par le gouvernement- de 11 500 tonnes d'eau accumulées dans les réacteurs 5 et 6, même si Tepco certifie que cette eau est faiblement radioactive.
Au-delà des 30 km, selon le ministère des Sciences japonais et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de nouvelles mesures montrent "une baisse générale des niveaux de concentration en particules radioactives".
Pour éclairer un peu plus la situation, Greenpeace devrait rendre public des résultats lundi prochain, et l'AIEA compte envoyer au Japon une mission d'enquête.

...et Tepco doit encore éviter un nouveau risque d'explosion

Si les secours ont souligné ce mercredi que le risque d'une nouvelle explosion a diminué, Tepco pompe toujours l'hydrogène présent dans l'enceinte du réacteur 1 et y injecte de l'azote. Cette même opération, répétée sur les réacteurs 2 et 3, pourrait néanmoins "générer de nouveaux rejets atmosphériques", estime l'Institut français de radioprotection nucléaire (IRSN), interrogé par le journal France Soir. L'Institut note que des panaches de vapeur de faible ampleur "se poursuivent vraisemblablement".
Début avril, Tepco avait annoncé que cette opération ne devait durer que dix jours. Les experts présents dans la centrale craignaient que la quantité d'hydrogène continue d'augmenter jusqu'à provoquer une explosion par contact avec l'oxygène dans l'air.



Repères
L'arrêt total des systèmes de refroidissement, provoqué par le tsunami, avait entraîné une fusion partielle du combustible nucléaire. Afin d'empêcher une surchauffe de ce combustible, 550 tonnes d'eau sont injectées chaque jour dans les réacteurs, selon le journal Yomiuri Shimbun. La quantité d'eau à pomper représenterait selon Tepco le volume de 36 piscines olympiques, soit 60 000 tonnes.


Où est déversée l'eau pompée?
La moitié de l'eau pompée devait être stockée sur site (dans des condenseurs et d'autres bâtiments) et l'autre moitié sur une barge de la Marine américaine et sur une île artificielle Megafloat. Le journal France Soir parle d'une station d'épuration à gros débit mise en place par Areva. Le début des opérations devrait être prévu en juin. Selon l'agence japonaise NHK, une plateforme flottante en acier de 136 mètres de long et 46 mètres de large, fournit par Tepco, arrivera d'ici une ou deux semaines, en face de Fukushima Daiichi.
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Message  ivo le Ven 20 Mai - 10:35

Japon : Tepco congédie son PDG et démantèle ses réacteurs
FRANCE INFO - 10:18
Tepco, la compagnie Tokyo Electric qui exploite la centrale de Fukushima, semble sortir subitement de sa torpeur, près de trois mois après le tsunami.
Elle annonce ce matin la démission de son PDG et la décision de démanteler les quatre premiers réacteurs de la centrale dévastée. La catastrophe lui a coûté très cher : une perte nette annuelle de 11 milliards d’euros.


>>>Japon - Page 2 Tepco_info
L'actuel PDG de Tepco Masataka Shimizu annonce sa démission, devant son successeur © REUTERS/Toru Hanai

Comme si le séisme et le terrible tsunami du 11 mars n’avaient pas suffi. Ce n’est que ce matin à l’annonce d’une perte record financière que Tepco semble avoir pris la mesure du désastre. Son année budgétaire s’est bouclée fin mars, trois semaines seulement après le tremblement de terre. Un laps de temps qui a pourtant fait plonger le groupe électrique à un niveau jamais atteint par une entreprise japonaise autre que financière. Son déficit culmine à 1.247,35 milliards de yens soit 10,9 milliards d’euros, alors qu’avant la vague, le groupe tablait sur près d’un milliard d’euros. C’est notamment la chute du titre Tepco qui a précipité la ruine.

Le constat contraint donc l’électricien nippon à prendre des mesures fermes et définitives. Il annonce que son actuel patron Masataka Shimizu va quitter son poste, remplacé par un certain Toshio Nishizawa. Il annonce aussi que les quatre réacteurs définitivement perdus à Fukushima-Daiichi vont être démantelés.
Enfin, le groupe va bénéficier d’un soutien de l’État pour indemniser les victimes du désastre. Aujourd’hui, au vu de ses finances, il est bien incapable de provisionner quoi que ce soit pour les mois à venir. Or le montant de ces indemnités pourrait s’établir entre 35 et 87 milliards d’euros.
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Message  ivo le Sam 21 Mai - 9:41

Et pendant ce temps-là au Japon...
http://www.lepoint.fr/monde/et-pendant-ce-temps-la-au-japon-20-05-2011-1333323_24.php
>>>Japon - Page 2 317763-jpg_198324

Tepco se bat toujours pour éviter une catastrophe nucléaire. Et constate chaque jour un peu plus la gravité de la situation.

L'actualité politique l'a largement occulté, mais la situation n'est toujours pas stabilisée à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi. Plus de deux mois après le séisme et le tsunami qui ont frappé l'archipel, les équipes de Tepco pénètrent très progressivement dans les installations de la centrale n° 1. De nouveaux éléments attestent la gravité de ce qui se produit.

Les employés de l'opérateur privé de la centrale ont d'abord pu constater que l'enceinte de confinement du réacteur n° 1 n'est pas étanche. Grâce à l'installation de capteurs de niveau d'eau le 12 mai, ils ont aussi réalisé que le liquide de refroidissement dans la cuve de ce même réacteur n'avait pas été suffisant pour refroidir le coeur. L'essentiel du combustible a fusionné, sans doute dès les premiers jours après l'accident, le 11 mars dernier. Concrètement, cela signifie que les barres de combustible se sont cassées et ont fait fondre les gaines pour se transformer en un magma à environ 2 000 degrés. Cette sorte de lave hautement radioactive, appelée corium, a alors coulé au fond de la cuve en acier entourant le réacteur, qui a perdu son étanchéité. Un début de scénario catastrophe qui avait déjà été enclenché sur les réacteurs n° 2 et 3. Le risque serait que le magma coule sur l'enceinte de confinement (un énorme coffrage en béton de sept à huit mètres d'épaisseur) et la perce pour se répandre dans l'environnement. Mais sur le réacteur n° 1, la température raisonnable de la cuve semble indiquer qu'il y a encore de l'eau au fond, capable de refroidir un tant soit peu le magma.

Éviter les explosions

Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN), les nouvelles constatations sur ce réacteur ne doivent donc pas être surinterprétées : "La situation est grave, mais elle n'est pas plus grave qu'auparavant", souligne son directeur de la sûreté des installations, Thierry Charles. Le simple fait de constater que la cuve n'est pas étanche "ne change rien en termes de risques". Sur les trois réacteurs, "personne ne peut dire si le corium a passé le béton", insiste le spécialiste. Tepco s'emploie d'ailleurs à prévenir une éventuelle explosion liée au dégagement d'hydrogène produit par le corium potentiel au contact du béton. Pour cela, l'opérateur réinjecte régulièrement de l'azote dans l'enceinte de confinement.

La baisse de la puissance dans les cuves du réacteur, depuis leur arrêt le 11 mars, diminue par ailleurs le risque de dégagements gazeux (iode, césium, strontium, plutonium) issus de la fusion du coeur. Des rejets auront encore lieu à cause du manque d'étanchéité des enceintes de confinement, mais ceux-ci devraient être relativement limités par rapport à ceux qui ont déjà eu lieu, selon Thierry Charles.

Décontaminer l'eau

Le principal problème de Tepco désormais consiste à gérer l'eau injectée avec des moyens de fortune pour refroidir les réacteurs. Fortement radioactive, celle-ci fuit en dehors de l'enceinte de confinement, voire dans l'environnement et dans l'océan. L'objectif du propriétaire est d'arriver à la pomper et à la décontaminer avant de la réinjecter dans les réacteurs. Une sorte de circuit fermé de refroidissement de fortune. Pour le mettre en place, Tepco s'appuie sur une technologie de décontamination d'Areva, qui devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines. Ce n'est qu'une fois le refroidissement assuré de façon permanente que les équipes d'intervention pourront commencer à récupérer le combustible des six réacteurs ainsi que celui contenu dans les piscines de stockage. Des opérations qui devraient prendre une dizaine d'années.

En attendant, une vingtaine d'experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont attendus à Fukushima, fin mai-début juin, pour une mission d'enquête. Leur rapport sera remis lors de la conférence ministérielle prévue du 20 au 24 juin à Vienne au siège de l'AIEA.

ah ben si y'a pas encore eu de catastrophe alors, tout va bien ...
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Message  ivo le Mar 24 Mai - 19:21

Fukushima : le combustible a fondu dans trois réacteurs reconnaît Tepco
FRANCE INFO - 13:39
Tepco avait déjà annoncé la semaine dernière que les barres de combustible du réacteur 1 avaient fondu, dans les jours qui ont suivi la panne des systèmes de refroidissement suite au tsunami du 11 mars.
L’analyse des dernières mesures effectuées sur les réacteurs 2 et 3 de Fukushima Dai-ichi (Fukushima 1) montre que les barres de combustible sont dans le même état.
Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, a reconnu aujourd’hui que le combustible avait partiellement fondu dans trois réacteurs, comme le soupçonnent depuis le début les experts.
Selon une porte-parole de Tepco, Aya Omura. “Il est hautement probable que la plupart des barres de combustibles ont fondu”.
Toutefois, a affirmé la porte-parole, cela ne devrait “ pas aggraver la crise parce que les barres fondues sont couvertes d’eau”.


Plus de deux mois apres l’accident de Fukushima, TEPCO reconnaît que le combustible a fondu dans 2 autres réacteurs. L’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima l’admet aujourd’hui : les réacteurs 2 et 3 ont subi le même sort que le numéro 1.
A Tokyo, Frédéric Charles. (1'01")

Les techniciens de Tepco ont pompé des tonnes d’eau dans les cœurs des réacteurs pour les refroidir. Conséquence, les conteneurs provisoires destinés à recueillir l’eau radioactive sont presque pleins, ce qui fait craindre un risque de nouvelles fuites d’eau contaminée dans le Pacifique.

La collecte de l’eau contaminée, qui baigne les bâtiments des réacteurs, turbines, galeries et sous-sols, pourrait durer jusqu’au mois de décembre, selon Tepco. Le volume d’eau radioactive pourrait alors atteindre les 200.000 tonnes, l’opérateur continuant à injecter de l’eau dans les réacteurs pour tenter de stabiliser leurs températures et radioactivité.
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Message  Lib le Mar 24 Mai - 19:27


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Message  ivo le Mer 25 Mai - 10:43

Tepco confirme des fusions dans trois réacteurs de Fukushima
http://www.lepoint.fr/monde/tepco-confirme-des-fusions-dans-trois-reacteurs-de-fukushima-25-05-2011-1334790_24.php
L'information n'est pas une surprise, mais elle confirme la gravité de la situation.

Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi, a confirmé mardi la fusion de barres de combustible dans les réacteurs n° 2 et n° 3 de la centrale endommagée par les séisme et tsunami du 11 mars (consultez notre dossier spécial Japon). Début mai, Tokyo Electric Power avait fait savoir que du combustible avait fondu dans le réacteur n° 1. Tepco a ainsi confirmé lors d'une conférence de presse ce que les experts étrangers supputaient déjà dans les jours qui ont suivi l'accident. Le gouvernement l'avait également laissé entendre peu de temps après le tsunami.

Cette annonce tardive intervient au début d'une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur l'accident de Fukushima-Daiichi. La mission de 18 experts, parmi lesquels plusieurs Français, rencontrera des responsables japonais cette semaine avant de se rendre à Fukushima. "Nous sommes là pour réunir des informations et pour tirer des leçons, car la règle de base pour des normes exigeantes en matière de sécurité nucléaire, c'est de n'être jamais satisfait", a dit Michael Weightman, directeur de l'agence de sûreté nucléaire britannique et de la mission de l'AIEA. Son rapport sera présenté à des dirigeants internationaux le mois prochain à Vienne et constituera le premier audit étranger de la réponse du Japon à la crise.

Deux mois d'attente

Tepco évitait d'employer le terme "fusion" depuis deux mois. Selon l'opérateur, la fusion du combustible s'est produite le 13 mars dans le réacteur n° 3 et le lendemain dans le n° 2. Une grande part du combustible a probablement fondu et est sans doute tombée au fond la cuve sous pression, ont ajouté les dirigeants. Tepco a récupéré progressivement des informations sur la centrale et a pris le temps d'analyser les données avant de tirer des conclusions, a dit un responsable de l'exploitant.

"Le terme de fusion a une connotation tellement forte", note Koichi Nakano, professeur de sciences politiques à l'université de Sophia. "Dans les premiers temps de la crise, Tepco peut avoir cherché à éviter la panique. Maintenant, les gens sont habitués à la situation - rien n'est résolu, mais les affaires courantes ont repris dans des endroits comme Tokyo", ajoute-t-il. Par ailleurs, Tepco a indiqué lors de cette conférence de presse que le tsunami, et non le séisme, était responsable de la défaillance de l'alimentation électrique et des systèmes de refroidissement.

L'Agence japonaise pour la sûreté nucléaire a confirmé cette première analyse, mais a ajouté qu'une longue inspection du site serait nécessaire pour la confirmer, ce qui devrait prendre plusieurs mois. Cette question sera d'une importance cruciale dans le débat sur le nucléaire au Japon, dont l'énergie atomique fournit 30 % des besoins en électricité.

Tepco a tout intérêt à dire que le séisme n'a pas provoqué l'accident nucléaire. Si l'enquête conclut que la centrale n'a pas résisté à un séisme de magnitude 9.0, dans un pays où les tremblements de terre sont fréquents et violents, les nouvelles normes de sécurité seront encore plus coûteuses à mettre en oeuvre. "Il est fort possible que Tepco se précipite pour annoncer que le tsunami est responsable, pour éviter de nouvelles interrogations et relancer le camp du nucléaire", estime Koichi Nakano. "Il n'y a pas que Tepco qui est concerné, c'est toute l'industrie nucléaire, peut-être toute l'économie. Tout ça est très politique."
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Message  ivo le Sam 28 Mai - 12:11

Les chateaux de sable de Fukusihma
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-chateaux-de-sable-de-fukusihma-94885
Comme vous le savez sans doute les matières radioactives sont toujours confinées comme le confirme une petite visite sur le site d'Aréva.

Pour le transport :

La sûreté du transport repose principalement sur l’emballage des matières transportées qui protège l'environnement.

Les assemblages sont ainsi conditionnés dans des “châteaux”, enveloppes d’acier de 110 tonnes qui renferment 10 tonnes de matière nucléaire.

Pour l'entreposage :

Les éléments combustibles sont ensuite placés dans des paniers, puis transférés dans des piscines d’entreposage qui sont toutes interconnectées. Placés dans neuf mètres d’eau, ils peuvent séjourner en piscine d’entreposage pendant trois à cinq ans afin de laisser leur radioactivité décroître. Quatre mètres d’eau les séparent de la surface afin d’assurer une protection.

Alors une question :

A Fukushima depuis plusieurs mois toutes ces matières radioactives sont " les trippes à l'air " , quel est donc l'impact sur l'environement ? car si on nous dit qu'il est minime , ou que l'on nous parle de faibles doses de radioactivité on se demande bien à quoi servent toutes ces précautions ?

Une autre interrogation se pose à la vue de l'analyse des explosions dont une se serait produite dans un bassin de stockage, et l'autre dans l'enceinte de confinement du réacteur, quelle est la quantité de combustible vaporisée par l'explosion , et surtout il y a t' il du plutonium ? car il en est question sur ce sîte PU 238 et PU 239

http://atmc.jp/pu_plant/

Mais depuis le 22 Mars plus de détection de plutonium ...

Car s'il existe une grande différence entre Fukushima et Tchernobyl c'est bien sur la quantité de plutonium présente à fukushima.

Dans un article de Romandies News les dirigants du G8 ont déclarés qu'ils étaient pleinement confiants dans la capacité d'un des leurs, le Japon, à surmonter la catastrophe nucléaire de Fukushima. J'espère qu'ils disposent de toutes les informations nécessaires à leur analyse, car la saison des typhons arrive sur les bâtiments fragilisés dont certains menacent de s'effondrer avec leurs bassins de stockage.
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Message  ivo le Dim 29 Mai - 10:36

Fukushima : 70 000 personnes trop exposées à la radioactivité
http://www.rue89.com/planete89/2011/05/27/radioactivite-a-fukushima-encore-70-000-personnes-trop-exposees-206171
>>>Japon - Page 2 Fukushima_inside

Deux mois et demi après la catastrophe de Fukushima, des dizaines de milliers de Japonais sont exposés à des doses de radioactivité inquiétantes, et une partie de la nourriture (thé et produits de la mer) n'est pas consommable. Quand l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et ses homologues étrangers proposent leur collaboration aux autorités japonaises, ils essuient un « refus poli ». Seuls les Etats-Unis, en raison de leur importante présence militaire, se sont imposés pour relever et cartographier la radioactivité.

Quand Greenpeace a envoyé son Rainbow Warrior sur place, l'association n'a pas été autorisée à pénétrer dans les eaux territoriales japonaises. Elle s'est donc contentée de prélèvements sur la côte et à 22 km au large de la centrale nucléaire accidentée.

Malgré le peu d'information indépendante disponible, des relevés sont supérieurs aux doses limites.

L'eau de mer est gravement contaminée

Sur les algues prélevées par Greenpeace, le niveau de radioactivité (iode et césium) est 50 fois supérieur à la limite autorisée à la consommation. Certes, aucun bateau n'est autorisé à pêcher dans cette zone, mais il est possible que cette pollution se prolonge pendant des années, voire des décennies.


Jamais depuis les débuts du nucléaire civil la contamination de la mer n'a été d'une telle ampleur. Didier Champion, directeur de l'environnement à l'IRSN, commente :

« On ne sait pas comment évolue l'iode radioactif à moyen terme. Il y a aura un impact peut-être jusqu'à 100 km de la centrale. »


D'où vient cette radioactivité ? L'eau, envoyée à grand peine pour refroidir les réacteurs et contaminée par le combustible, a fui en mer, entre le 21 mars et le 7 avril. Il y en avait de telles quantités qu'elle n'a pas pu être contenue dans l'enceinte de la centrale.

Une fois en mer, ces « panaches marins » se dispersent au large au gré des marées, et plus on s'éloigne de la côte, plus la contamination est faible.

Pour Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire à Greenpeace, « les brèches des tranchées de stockage étaient censées avoir été colmatées, mais vu les doses mesurés, il y a probablement eu de nouvelles fuites ». Tepco a d'ailleurs reconnu cette semaine une fuite radioactive de 57 tonnes d'eau.

Des rayonnements émis au-delà de la zone d'évacuation

La centrale n'est plus la cocotte-minute qu'elle fut juste après l'accident, quand Tepco avait le choix entre laisser la pression monter dans les réacteurs et risquer l'explosion ou dégazer volontairement. Ces rejets importants de radioactivité ont terminé leur course dans le sol.

Très peu d'informations proviennent du Japon sur la dispersion atmosphérique, regrette l'IRSN. En revanche, Didier Champion explique :

« Le 15 mars, le vent a soufflé vers la terre, il a plu et des particules d'air radioactif ont contaminé le sol. Ces dépôts radioactifs diffusent des rayonnements gamma, comme un coup de soleil invisible. Sur une journée, ces doses sont très faibles.

Mais l'exposition sur une année correspond à 10 mSv, la dose à partir de laquelle il est souhaitable d'évacuer les populations. »


Justement, pour éviter de devoir évacuer trop de monde, les autorités japonaises ont augmenté le seuil légal, le faisant passer à 20 mSv/ an. Un seuil qui équivaut à celui des travailleurs du nucléaire en France, et qui est jugé criminel par certains experts indépendants. Rappelons qu'en France, la population ne doit pas être exposée à plus de 1 mSv/an.

Selon les estimations de l'IRSN, quelque 70 000 personnes pourront être exposées à des doses de 10 mSv/an et « il serait souhaitable de les évacuer ». Le gouvernement japonais, qui a déjà sur les bras 80 000 sans abris évacués de la zone, se refuse à augmenter l'aire d'évacuation.

Cette carte des dépôts en césium, réalisée le 29 avril à partir des données officielles japonaises, montre que la zone d'évacuation autour de la centrale (30 km depuis le 11 avril, le deuxième cercle sur le plan) est de taille largement insuffisante.

>>>Japon - Page 2 Carte_radioactivite_japon

Las, le Japon n'a pas demandé d'aide au G8 de Deauville, et est resté dans le club des pays riches aidant le printemps arabe et l'Afrique démocratique.

Côté aliments, attention au thé et aux champignons

Si la pêche est interdite, Sophia Majnoni de Greenpeace dénonce une « absence de gestion de la contamination marine, car c'est la première fois que ça arrive. Ils essaient de noyer le poisson. » Elle précise :

« Les algues sont consommées et il n'y a pas de campagne de prélèvements sur les coquillages et les crustacés. Le 10 mai, quand on a demandé aux autorités s'il y avait des contrôles de prévus, ils nous ont répondu que non. »

Pour le reste de la chaîne alimentaire, on sait à peu près à quelle vitesse baisse la contamination : l'iode 131 a une demi-vie de huit jours, c'est-à-dire que sa radioactivité baisse de moitié tous les huit jours. Mais pour le césium 137, la demi-vie est de trente ans.

Trois denrées végétales sont encore contaminées par les retombées radioactives datant du mois de mars : les pousses de bambou, les champignons et les feuilles de thé.

Pour le thé, la concentration en césium reste supérieure aux doses limites, y compris dans des feuilles prélevées le 12 mai, et ce jusqu'au sud de Tokyo. Les autorités locales ont suspendu les ventes de thé et demandé le rappel des produits déjà expédiés, assure RFI.

Photo : Habitants du village Kawauchi évacués en bus (Issei Kato/Reuters).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► A Fukushima, une contamination « à durée indéterminée »
Au Japon, la réouverture contestée des écoles irradiées de Fukushima
► Notre questions-réponses sur Fukushima
► Tous nos articles sur Fukshima
Ailleurs sur le Web
► Le rapport d'analyse de l'IRSN sur la gestion des territoires contaminés
► La synthèse de l'IRSN sur la contamination de l'environnement
► Les analyses de Greenpeace (en anglais)
La contamination du sol comparable à Tchernobyl (en anglais)
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Message  ivo le Mar 31 Mai - 12:47

La colère des mères de Fukushima
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-colere-des-meres-de-fukushima-95019
Ils étaient quelques centaines ce lundi 23 mai à s’être donnés le mot pour venir soutenir une délégation de femmes du département de Fukushima venue en bus jusqu’à Tokyo. Rendez-vous avait été fixé devant le Mext, l’énorme ministère de l’éducation, de la science, de la culture, du sport et de la technologie. Objectif : tenter d'infléchir mais aussi tancer un gouvernement accusé de ne pas prendre les mesures adéquates pour préserver les populations des régions du nord, au premier chef les enfants, des rayonnements radioactifs faussement minimisés. Les femmes de Fukushima peuvent-elles peser dans la balance pour pousser les autorités à réviser leur gestion de la catastrophe nucléaire ?

Parmi les participants à la manifestation, venus de tout le Japon, les membres d’une communauté qui s’est formée après le 11 mars à l’initiative de Madame K, alias Hirondelle, sur Mixi, le réseau social numérique le plus important du pays. Cette quadragénaire d’Osaka, guide interprète de profession, a décidé de s’engager à titre personnelle après la tragédie du 11 mars : « le nord du Japon était à feu et à sang et pourtant, beaucoup de gens dans le sud continuaient à vivre comme si de rien n’était », explique-t-elle désolée, avant d’ajouter, « il fallait absolument que je fasse quelque chose : d’une part essayer d’entrevoir la réalité, au-delà des informations distillées par les médias et les autorités et de l’autre, créer une communauté sur le web pour discuter de ces problèmes, diffuser un autre point de vue et alerter des journalistes étrangers », renchérit-elle enthousiaste. A ces côtés, il y a deux membres de son groupe qui habitent à Tokyo et qui ont donc pu venir plus facilement. Taro W, maquettiste dans la presse, et Ayako T, pianiste professionnelle. Tous considèrent que depuis le 11 mars, le pays ne peut plus poursuivre de la même façon sa politique nucléaire.

Devant le ministère, des conversations informelles se nouent bientôt entre les groupes de militants. Deux jeunes acteurs engagés sur cette question abordent les participants pour leur proposer de se joindre à une autre opération qu’ils organisent durant le week-end en soutien aux populations menacées par les radiations. Il y a dans l’air pluvieux de ce lundi après-midi une certaine ferveur, une soif de communiquer tandis que çà et là, on commente l’actualité récente : des jeunes manifestants arrêtés sans état d’âme dans le quartier de Shibuya alors qu’ils manifestaient contre la politique nucléaire du Japon ainsi que deux personnes jugées en trois minutes et condamnées à une peine de prison pour avoir participé à un sit-in organisé devant le siège de TEPCO.


Vers 13 heures, sur le trottoir, une chaine humaine s’est déjà constituée qui ceinture l’immense bâtiment du ministère. Parents, enfants, jeunes gens et personnes plus âgées sont main dans la main, comme pour dire aux dirigeants : nous sommes ici ensemble et unis ; pas question de partir avant que vous nous donniez des garanties !’.

La mobilisation se fait à la japonaise, organisée, sans brusquerie inutile. Les manifestants restent bien alignés contre le mur et laissent circuler sans problème les passants aux allures de fonctionnaires ministériels. Parfois quelques applaudissements inattendus retentissent, d’autant plus surprenants que l’ambiance générale est relativement silencieuse. La manifestation ne laisse guère présager de débordement. Les faibles effectifs de policiers déployés sur place, quelques agents à l’allure débonnaires, semble confirmer que les autorités n’appréhendent pas de confrontation. D’ailleurs, les portes du ministère n’ont même pas été fermées. Si en mai 68 et dans les années 70, des manifestations, de nature politique à l’époque, ont pu dégénérer dans la violence, ces dérives n’existent quasiment plus aujourd’hui », m’explique-t-on.

C’est un fait, les seules armes à se déployer sont des pancartes, banderoles, tenues anti radioactivité, tracts distribués à l’emporte pièce, porte voix... Tous les moyens sont là pour exprimer calmement sous les fenêtres des responsables et devant les caméras de télévision ce que les manifestants dénoncent : le sacrifice aveugle que la nation est en train de faire d’une partie de sa jeunesse.


Après l’accident du 11 mars, tout le monde s’est rendu compte que la contamination radioactive s’étendait bien au-delà du périmètre d’évacuation de 20 km autour de la centrale décidé par les autorités. Le 18 avril, face à la persistance des radiations, plutôt que d’élargir la zone interdite, le gouvernement a choisi d’augmenter les seuils maximum de dosimétrie[1] « autorisée » sur le territoire japonais. Le plafond est alors passé de 1msv / an à 20 ms/ an[2], c'est-à-dire à une dose correspondante à ce que les normes autorisaient seulement pour les travailleurs du secteur nucléaire avant la catastrophe[3]. Toutefois, pour le gouvernement, le nouveau chiffre quoique supérieur, reste dans une limite inoffensive pour l’homme.

Outre le débat sur la dangerosité ou non de ces fameux 20ms/ an, l’enjeu est d’abord économique. Pour les autorités, il s’agit d’éviter de reconnaître officiellement qu’un périmètre plus large que celui de l’actuelle zone interdite est effectivement dangereux. Le contraire les obligerait à recourir à des évacuations massives et extrêmement coûteuses. De surcroit, cela la porte à des demandes d’indemnisation exorbitante pour TEPCO et donc pour l’Etat qui est déjà obligé de soutenir financièrement la compagnie saignée à blanc par les dépenses pharamineuses liées à la catastrophe.

Nonobstant, les mères de Fukushima refusent cette situation. « 20msv/an n’est pas une dose inoffensive pour l’être humain, surtout pour les enfants et a fortiori les bébés» disent-elles unanimes, appuyées par des scientifiques de renom dont certains sont venus leur apporter leur caution. Les manifestants dénoncent aussi un secret de polichinelle : la limite de 20ms/an est en fait largement dépassée dans certaines zones proclamées saines, y compris à plusieurs dizaines de kilomètres des réacteurs qui ont fusionnés[4].

Quelques personnalités médiatiques sont venues apporter discrètement leur soutien. Il y a Taro Yamamoto, un comédien très connu au Japon qui milite depuis le début des évènements contre les dérives du nucléaire et en faveur des populations touchées en dépit des menaces qui planent sur sa carrière. Ainsi, à cause de ses prises de position, il vient d’être exclu d’un Drama, une série télé, très à la mode et sponsorisé, comme c’est le cas de beaucoup de programmes au Japon, par…Toshiba, grand groupe industriel qui fabrique notamment des réacteurs nucléaires.


Un peu plus loin un vieux militant d’extrême gauche distribue des tracts qui font le lien entre capitalisme, course au nucléaire et la catastrophe en cours : « le gouvernement a fait un coup d’Etat en adaptant les normes à la catastrophe, ceci unilatéralement alors que les populations de l’est du pays sont en danger. Même à l’époque de Tchernobyl, les régions où la dosimétrie était supérieure à 5ms / an avaient été évacuées ! ». Un peu plus loin, on peut lire sur une pancarte : « stop genocide at Fukushima ! ».

Le problème des radiations est particulièrement préoccupant dans les écoles. Certaines, bien que situées à plusieurs dizaines de kilomètres des réacteurs fous, ont été envahies par des particules radioactives qui ont pénétré profondément dans le sol à cause des infiltrations pluviales. Ainsi, dans la ville même de Fukushima, à 80 km de la centrale, la cour de récréation d’une école dégage toujours une radioactivité importante et dangereuse. Les autorités ont bien voulu procéder à un changement du sol sur une profondeur de quelques centimètres, mais d’après les parents cela ne suffit pas : « il faudrait dégager la cour sur au moins 10cm pour faire baisser le radioactivité qui est encore beaucoup trop élevée » affirme un homme qui dit aussi avoir mesuré dans l’établissement des « hot spots », des points particulièrement contaminés, capables d’exposer à plus de 120ms/an, une personne qui vivrait à proximité. Même les nouvelles normes en vigueur sont dépassées de 6 fois.

En réponse à la manifestation, le ministère a accepté l’organisation d’un débat plus ou moins informel sur une terrasse extérieure au premier étage du bâtiment où une petite estrade et un micro faiblard ont été installés. Un échange de point de vue s’engage entre quelques personnalités politiques locales engagées dans la manifestation dont le maire de Fukushima et un subalterne du ministère de l’éducation, homme sans pouvoir, envoyé au casse pipe pour affronter la colère générale. La scène est surréaliste. L’homme doit répondre aux questions acérées de ses contradicteurs tandis que la foule qui observe et écoute fait face et scande des leitmotivs à l’emporte pièce : « Assassins ! », « Abolition, de la norme des 20ms/heure ». Des panneaux exigent le retour aux normes d’1ms d’avant la catastrophe. Un homme crie : « aller vivre chez nous, vous les gens du ministère, si vous êtes tellement sûr que la radioactivité n’est pas dangereuse ! » ; « On veut voir Takagi, le ministre ! ». Bien sûr il n’est pas là. A la place son représentant assure : « ne croyez pas que nous ne pensons pas à vos problèmes. Tous les jours nous en parlons et nous comptons bien dans le futur atteindre le niveau de 1ms/an ». Autant dire que les normes baisseront quand la radioactivité diminuera d’elle-même…

A l’issue des débats, madame Fuksuhima, la présidente du parti socialiste japonais, nous explique ses positions : « Etablir le plafond de la radioactivité aux alentours de 1 voire 5 mSv/ an serait raisonnable, même si oui, dans ce cas, les zones à évacuer seraient immenses. » Tokyo serait alors elle-même en position limite alors que la radioactivité est passée de 1 mSv/an avant le cauchemar, à 5-8 mSv/ an à l’heure actuelle. Elle ajoute : « dans ce cadre, une solution temporaire pour la prise en charges des enfants pourrait être envisagée car la majorité des parents ne pourrait pas suivre à cause de leur emploi. On pourrait trouver des familles d’accueil dans le Kansai par exemple » ajoute-t-elle avant de darder quelques flèches contre le gouvernement : « Il n’a pas fait grand-chose en vérité pour les zones sinistrées et contaminées ». Toutefois, elle croit à l’impact d’une telle manifestation : « les médias sont là et l’information passera dans la population », tranche-t-elle. Et de citer l’exemple de la centrale de Hamaoka, construite dans des conditions opaques sur une faille tectonique, qui a été arrêtée après qu’une récente et virulente campagne de presse l’a exigé.


Quand la manifestation devant le ministère prend fin, vers 17 heures, une conférence de presse est donnée par les organisateurs de la manifestation dans une grande salle de réunion d’un bâtiment appartenant au sénat où pendant une heure les intervenants rappellent les objectifs de leur mobilisation, témoignent de leur expérience personnelle et insistent sur la nécessité de maintenir la pression. Rendez-vous est pris pour une nouvelle manifestation le dimanche 29 mai.

A l’issue de la journée, aucune concession ni réponses concrètes aux revendications des mères de Fukushima n’ont encore été apportées par le gouvernement. On peut douter que les 500 manifestants présents aujourd’hui pourront à eux seuls faire bouger les choses. Il aurait fallu sans doute un mouvement massif pour faire avancer le dossier plus rapidement. Mais il est vrai qu’au Japon, la culture de la manifestation existe peu, même si le traumatisme du 11 mars pourrait contribuer à faire changer les choses : un grand rassemblement est prévu le 11 juin dans tout le pays.

On peut parallèlement s’interroger sur le choix fait d’aller porter doléance devant le ministère de l’éducation. Est-il dans ses compétences de statuer sur l’évacuation de populations, quand bien même il s’agit en priorité d’enfants ? N’est-ce pas au premier ministre qu’il aurait fallu s’adresser ?


A la sortie, un petit groupe composé de militants anti-nucléaires parlent d’entreprendre des actions plus résolues pour faire plier les autorités. Si les japonais ont été globalement très sages depuis le début de la crise, la société civile pourrait bien cacher quelques tendances plus radicales déterminées à ne plus laisser le pays aux mains des lobbies puissants, corrompus et inconscients de l’industrie nucléaire. Qu’ils puissent ébranler le puissant Léviathan est en revanche une autre histoire.

NB : le 27 mai, soit 4 jours après la manifestation, le ministre de l’éducation japonais a publié qu’il comptait réviser la limite de 20mSv autorisée dans les écoles. Il faut donc s’attendre à voir certains enfants changer d’établissement scolaire voire être évacués vers d’autres région du Japon. Il semble donc que la manifestation, qui a été relayée par les médias japonais, a porté ses fruits.


[1] Dosimétrie : détermination quantitative de la dose de radioactivité absorbée par un organisme vivant.
[2] Le sievert est une unité de mesure de dosimétrie. Il s’exprime par année.
[3] En France la dosimétrie liée aux radiations artificielles est limitée à 1ms/an pour les populations civiles.
[4] A la mi mai, le gouvernement a toutefois, sous la pression de l’opinion publique, accepté de procéder à l’évacuation du village de Iidate-mura, située à l’extérieur de la zone interdite et dont les habitants étaient exposés malgré tout à une radioactivité supérieur à 20mSv/an.
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Message  ivo le Mar 31 Mai - 18:35

Fukushima : la Criirad dénonce les chiffres officiels de la contamination au Japon
FRANCE INFO - 17:10
Près de trois mois après le séisme dévastateur au Japon et l’accident nucléaire dans la centrale de Fukushima, la Criirad, la commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité relève qu’au-delà de la zone d’interdiction décrétée autour de la centrale, les niveaux de contamination sont supérieurs aux relevés des autorités.

>>>Japon - Page 2 Criirad_fukushima_franceinf
La Criirad estime que la contamination, à plus de 20 km autour de la centrale est supérieure aux relevés des autorités
©Reuters

Pour la Criirad, au délà du rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima, les niveaux de contamination radioactive sont plus élevés que les données fournies par les autorités japonaises.
Selon Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire à la Criirad, la radioactivité met en danger les habitants des zones contaminées.
Rien qu’à Fukushima, à un mètre du sol, les taux de radiation “sont au moins dix à vingt fois supérieurs à la normale”. Ces taux sont ne vont pas diminuer rapidement car “ils sont dus en partie au césium 137” explique le chef de l’équipe scientifique de la Criirad.
Le césium 137 est un produit de fission radioactif dont la radioactivité ne décroît qu’au bout de trente ans.

A Fukushima, selon la Criirad,les niveaux de contamination sont supérieurs aux relevés des autorités. Bruno Chacheyron,chef de l’équipe scientifique de la Criirad avec Frédéric Charles. (1'40")

Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire a fait savoir hier que deux de ses employés pourraient avoir subi une exposition aux radiations dépassant le seuil fixé par le gouvernement nippon. Si les informations sont confirmées, il s’agirait des premiers employés à atteindre la limite d’exposition fixée par le gouvernement japonais.

L’accident de la centrale nucléaire, consécutif à un séisme de magnitude 9 qui a fait 25.000 morts et disparus dans le nord-est du Japon, a provoqué à lui seul l’évacuation de 85.000 personnes vivant dans les environs.
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Message  ivo le Mar 7 Juin - 19:17

Fukushima : la fuite plus grave qu’annoncée ?
FRANCE INFO - 16:24
Le combustible nucléaire pourrait avoir percé les cuves ; il se serait donc accumulé au fond des enceintes de confinement - la dernière barrière de protection...
Quant aux particules radioactives rejetées dans l’atmosphère, elles ont été deux fois plus nombreuses qu’annoncées, la semaine qui a suivi la catastrophe.


>>>Japon - Page 2 Fu9-3c318
A l'intérieur de la centrale nucléaire de Fukushima, où les travaux se poursuivent.
© REUTERS/ Tokyo Electric Power Co

Quand le Japon fait -enfin- son mea culpa... Le gouvernement a présenté aujourd’hui le rapport qu’il a envoyé à l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique. “Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs”, annonce le conseiller spécial du Premier ministre sur la crise nucléaire, Goshi Hosono.

Le rapport explique ainsi que le combustible nucléaire est entré en fusion dans les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima, et qu’il est possible qu’il ait percé alors la cuve sous pression de chacun des réacteurs. Le combustible se serait ensuite accumulé au fond des enceintes de confinement qui entourent les cuves.
Le mois dernier, Tepco, l’opérateur de la centrale, avait bien admis que le combustible avait fondu, mais ne pensait pas qu’il avait pu percer les cuves...


Cela dit, ce ne sont que des suppositions - et ce ne sera que des suppositions : il est impossible d’envoyer quelqu’un à l’intérieur des réacteurs pour observer l’étendue des dégâts.

Des particules radioactives dans l’atmosphère

Et ce n’est pas tout : l’Agence de sûreté nucléaire a multiplié par deux la quantité de particules radioactives émises dans l’atmosphère pendant la première semaine après la catastrophe.
Elle estime que 770.000 terabecquerels se sont échappés, et non 370.000 comme annoncé précédemmen
t. Une autre commission gouvernementale parlait, elle, de 650.000 .


Cela dit, les experts estiment que la majeure partie de ces particules a été emportée par les vents, vers l’océan Pacifique - sans survoler de zones habitées.

>>>Japon - Page 2 Kushima-Situation7juin


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Message  ivo le Mar 7 Juin - 19:59

Fukushima: nouvelles révélations sur la centrale
http://www.liberation.fr/monde/01012341980-fukushima-nouvelles-revelations-sur-la-centrale
>>>Japon - Page 2 1307466343
Le 3e réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima. (© AFP photo AFP)


Le combustible nucléaire de trois réacteurs de la centrale de Fukushima (nord-est du Japon) pourrait avoir percé les cuves sous pression après avoir fondu dans les jours qui ont suivi le tsunami du 11 mars, indique un rapport du gouvernement japonais rendu public mardi.

Ce document de 750 pages est destiné à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui organisera une conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire du 20 au 24 juin à Vienne, siège de l'organisme.

Lors d'une conférence de presse, Goshi Hosono, conseiller spécial du Premier ministre Naoto Kan sur la crise nucléaire, a déclaré qu'en rédigeant ce rapport, le Japon avait voulu "partager cette leçon avec le monde".

"Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs", a-t-il dit. "Il faudra du temps pour passer en revue tous les faits d'un accident de cette ampleur. Mais nous avons décidé de faire savoir à la communauté internationale tout ce que nous savons jusqu'ici."

Dans son rapport, le gouvernement reconnaît que les instances de contrôle des centrales nucléaires n'ont pas été capables de répondre correctement à la crise survenue à Fukushima Daiichi (N°1) après le méga-séisme et le tsunami géant du 11 mars qui ont endommagé quatre des six réacteurs.

Une vague de 14 mètres de haut a interrompu l'alimentation électrique du complexe atomique et stoppé les pompes à eau de refroidissement des barres de combustible nucléaire, qui ont commencé à chauffer.
Le document explique que le combustible est entré en fusion dans les réacteurs 1, 2 et 3 et qu'il est "possible" qu'il ait percé la cuve sous pression de chacun des réacteurs. Le combustible se serait accumulé au fond des enceintes de confinement qui entourent les cuves.

L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), avait reconnu le mois dernier que le combustible avait partiellement ou totalement fondu, mais n'avait pas émis l'hypothèse qu'il ait pu percer les cuves sous pression.

Chacune de ces cuves est entourée d'une enceinte de confinement reposant sur une dalle de béton de huit mètres d'épaisseur.

Toutes ces données restent toutefois des suppositions, les techniciens n'ayant pas la possibilité de voir l'état réel de l'intérieur des réacteurs.

Plus de radioactivité échappée

Le document reconnaît également que l'archipel n'était pas préparé à un accident de cette ampleur qui a dépassé les prévisions. Il en conclut qu'il est nécessaire désormais de séparer l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle, chargée de superviser les centrales, du ministère de l'Industrie dont elle dépend aujourd'hui.

A l'issue d'une mission d'enquête d'une semaine au Japon fin mai, des experts de l'AIEA avaient déjà pointé du doigt le fait que les risques de tsunami avaient été sous-estimés et critiqué le manque d'indépendance de l'autorité de régulation nucléaire.

D'autre part, l'Agence de sûreté nucléaire a multiplié par deux son estimation de la quantité de particules radioactives émises dans l'atmosphère pendant la première semaine suivant l'accident de Fukushima, le plus grave depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

Elle pense que 770.000 terabecquerels se sont échappés des réacteurs endommagés et non pas 370.000 terabecquerels comme estimé précédemment.

Une autre commission gouvernementale avait toutefois d'emblée évalué à 630.000 terabecquerels la radioactivité émise à la suite des explosions d'hydrogène et par les panaches de vapeur.

Les experts soulignent cependant que la majeure partie des particules ont été emportées par les vents vers l'océan Pacifique, sans survoler les zones habitées.

Tepco espère parvenir d'ici janvier à refroidir progressivement le combustible et à le maintenir sous la barre des 100 degrés Celsius, étape cruciale pouvant mener à une sortie de crise à Fukushima.


(Source AFP)
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Message  ivo le Mer 8 Juin - 9:29

Japon: à Fukushima, le pire n'est pas derrière nous
http://www.citizenside.com/fr/photos/autour-du-monde/2011-06-07/38517/japon-a-fukushima-le-pire-n-est-pas-derriere-nous.html
"Dormez bien brave gens, la nuit est calme et le ciel serein". Telle est en substance - avec certes une pointe d'ironie de notre part - la teneur des communiqués concernant les problèmes liés à l'émission de fort taux de radioactivité par le complexe nucléaire de Fukushima, par son propriétaire, TEPCO, et l'agence de sûreté nucléaire nationale nippone N.I.S.A (pour "Nuclear and Industrial Safety Agency" dans son nom en version anglaise).

Or depuis le début de la crise et quasiment jour après jour, ont été relevés des milliers d'erreurs de calculs (exemple, cf: http://www.japantoday.com/category/national/view/tepco-made-1000-information-errors-related-to-power-saving-goals ) d'omissions, d'approximations, de dissimulations, de faiblesses de projections qui ont amenés leur lot de reproches et de demande d'explications de la part de l'ensemble des citoyens du Japon, mais aussi des autorités étrangères. Une défiance qui se sera notamment traduite par l'envoi d'une mission d'enquête de l'AIEA, organe de contrôle du domaine nucléaire de l'ONU, suite à l'arrivée de laquelle ont jailli du sol comme des geysers de nouvelles révélations encore plus effrayantes que les précédentes.

Nous avons appris ces derniers jours, en vrac, que le réacteur no5 avait failli entrer lui aussi en fusion et que l'évènement, tout récent d'ailleurs, avait une fois encore été dissimulé pendant une demi-journée en dépit des nombreuses promesses de transparence proférées par le N.I.S.A qui, visiblement, a le plus grand mal à se défaire de pratiques pour ainsi dire consubstantielles.

Également, ont été rendues publiques - probablement grâce et uniquement grâce à la présence physique au Japon des enquêteurs de l'AIEA - trois informations à faire dresser les cheveux sur la tête. La première est que la rupture du système de refroidissement du complexe nucléaire de Fukushima n'est pas le résultat des dégâts occasionnés par le raz-de-marée du 11 mars, mais plutôt celui du tremblement de terre initial qui a déclenché ledit raz-de-marée. Le résultat est le même mais les conséquences à en tirer sont toutes autres: dans le cas du responsable marin, il s'agit d'un cas d'espèce, dramatique certes, mais a priori unique en son genre. Dans le cas - le vrai en l'occurrence - d'une rupture du système de refroidissement par le séisme, ce sont TOUTES LES CENTRALES DU JAPON qui deviennent douteuses et autant de "Fukushima" potentielles puisqu'elles ont en partage le même type de système anti-sismique, conçu suivant des normes par trop optimistes comme on peut le constater.

Seconde horreur révélée ces derniers jours: la quantité d'eau hautement radioactive va bientôt atteindre les limites de stockage, aussi est-il prévu que les flots empoisonnés commencent à déborder - directement dans la mer et sur les terres - dès le 20 juin prochain (cf: http://www.asahi.com/english/TKY201106040157.html )... du moins s'il ne tombe pas une autre grosse pluie comme celle que le typhon de la semaine dernière a apporté au Japon. Si cela devait se produire... inutile d'en dire davantage.

Troisième horreur enfin: le N.I.S.A vient de reconnaître s'être lourdement trompé dans ses estimations de la quantité de radioactivité relâchée par la centrale sinistrée de Fukushima. Jusqu'à présent, l'organe public nippon de contrôle du nucléaire attaché à l'agence économique connue sous le nom de M.E.T.I (que ceux qui ont un peu étudié l'économie connaissaient sous son ancien nom de M.I.T.I ) affirmait que cette quantité de radioactivité était de 370 000 térabecquerel, ce qui est déjà énorme mais permettait aux autorités japonaises de contester farouchement le classement en niveau "Tchernobyl" de la catastrophe de Fukushima. Erreur de bonne foi - mais alors quelle incompétence ! - ou maquillage politique des chiffres ? Dans les deux hypothèses, on ne peut que reconnaître le bien fondé de la mission des délégués de l'AIEA qui ont su faire sortir de sa boite cette vérité nue que l'on ne saurait regarder en face, du moins au Pays du Soleil levant.

Et cette vérité est, il faut le dire, terrible car la quantité de radioactivité relâchée dans les airs et dans la mer - parties communes de l'humanité - n'est pas de 370 000 mais de 850 000 térabecquerels (cf: http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20110606p2a00m0na009000c.html ). Soit plus du double !

Après de telles nouvelles, le veilleur de nuit a-t-il encore le coeur de dire "Dormez bien brave gens, la nuit est calme et le ciel serein" ?

Légende photo: les images illustrant ce sujet nous donnent à voir la façade du M.E.T.I, organe de développement économique du Japon chapeauté par le ministère de l'économie. Le M.E.T.I chapeaute et abrite lui-même entre ses murs le N.I.S.A qui est tant critiqué ces jours-ci pour ses aveuglements, ses complaisances, ses insuffisances avant, pendant et depuis la catastrophe des installations nucléaires de TEPCO à Fukushima. Il faut dire que plusieurs cadres du N.I.S.A ont, ces dernières années, quitté leurs fonctions au sein de l'organe étatique pour se trouver un bel AMAKUDARI (pantouflage) aux plus hauts échelons de TEPCO. Ceci explique peut-être cela.
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Message  Chabane's rds le Mer 8 Juin - 12:12

post sur un forum d'un français habitant au japon :

http://www.mad-movies.com/forums/index.php?s=deab17fd9df8241d112fa228a9fbf447&showtopic=30553&st=510&p=1631314&#entry1631314

c'est contaminé sur des milliers de kilomètres. le japon, on en parlera bientôt au passé...
welcome to the future.
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Message  niouze le Mer 8 Juin - 14:11

j'ai entendu dire que tokyo etait deja en instance d'etre évacué mais infoutu de trouver d'info viable excepté sur des sites douteux

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Message  spike le Sam 11 Juin - 18:16


Journée de la colère contre le nucléaire au Japon

Des milliers de personnes manifestent dans l'archipel pour réclamer la fermeture des centrales, trois mois après la catastrophe.


"Nous ne voulons pas de centrales nucléaires", ont clamé les manifestants. (AFP)

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé samedi 11 juin à Tokyo et dans d'autres villes de l'archipel pour réclamer la fermeture des centrales nucléaires nippones, à l'occasion des trois mois de la catastrophe survenue le 11 mars.

"Il est temps de passer aux sources d'énergie renouvelables", a déclaré Kumi Naidoo, directeur de l'organisation écologiste et antinucléaire Greenpeace, lors d'un rassemblement dans le parc Yoyogi de Tokyo. Les manifestants ont ensuite marché dans les rues de la capitale.

Un autre cortège a défilé devant le siège de Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale de Fukushima. "Nous ne voulons pas de centrales nucléaires", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants. Selon les médias, une centaine d'autres manifestations antinucléaires se sont déroulées dans le pays.


Une aide insuffisante

Une minute de silence a par ailleurs été observée dans le pays à la mémoire des 23.500 personnes qui ont péri dans le tremblement de terre et le tsunami.

Accusé d'avoir mal géré la catastrophe, le Premier ministre japonais Naoto Kan s'est rendu dans le port de Kamaishi (nord-est) pour discuter de la reconstruction. "Je suis décidé à transformer en mesures pratiques ce que j'ai entendu aujourd'hui, y compris avec une rallonge budgétaire", a-t-il promis lors d'une rencontre avec des responsables locaux.

Dans un éditorial du journal Yomiuri, on a pu lire que "l'aide fournie aux autorités des régions dévastées n'a pas été suffisante". "Le nettoyage des débris a pris beaucoup trop de retard et la construction de logements temporaires pour les évacués n'est pas encore terminée."

La reconstruction dans la zone côtière du Tohoku, recouverte de 25 millions de tonnes de débris et 16 millions de tonnes de boue, prendra des années et pourrait coûter des centaines de milliards d'euros, selon des experts.



Le Nouvel Observateur - AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/planete/20110611.OBS4959/journee-de-la-colere-contre-le-nucleaire-au-japon.html
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Message  Chabane's rds le Dim 12 Juin - 16:50

c'était il y a 30 ans qu'il fallait faire ça...
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Message  spike le Jeu 16 Juin - 13:37



Fukushima: une sieste contre la pénurie d'énergie
Une préfecture japonaise a trouvé un moyen pour économiser l'électricité devenue rare depuis l'accident nucléaire de Fukushima: inciter les fonctionnaires à faire la sieste après le déjeuner.


Les dirigeants de la préfecture de Gifu vont conseiller à leurs employés de quitter le lieu de travail entre 13 heure et 15 heure en juillet, août et septembre, ce qui permettra d'arrêter provisoirement les systèmes d'air conditionné fonctionnant à plein pendant les chaleurs estivales.

"L'idée d'une pause sieste, comme ils disent en Espagne, nous paraît logique pour essayer de réduire la consommation d'électricité en cette période de pénurie", a expliqué Hiroshi Ichihara, un responsable local.

Travail roi

Le tsunami du 11 mars a entraîné l'arrêt d'une quinzaine de réacteurs nucléaires dans le nord-est du Japon, et le fonctionnement de plusieurs tranches a aussi été suspendu par précaution dans le centre et l'ouest du pays. Au total, moins d'une vingtaine des 54 réacteurs du Japon sont actuellement exploités, ce qui incite les autorités à prendre des mesures pour faire face au pic de consommation traditionnellement observé pendant l'été.

"La consommation d'énergie va baisser s'il y a moins d'employés au bureau", a souligné Hiroshi Ichihara, ajoutant que les autorités de la préfecture de Gifu visaient une baisse de 20% entre 13 heure et 15 heure grâce à cette mesure soumise à la bonne volonté de chacun. Au pays du travail roi, l'administration ne compte toutefois pas offrir ces deux heures de sieste quotidiennes, qui seront déduites de leur temps de vacances.

(Source AFP)


http://www.liberation.fr/monde/01012343662-fukushima-une-sieste-contre-la-penurie-d-energie
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Message  ivo le Dim 19 Juin - 22:12

Interruption des travaux à l'usine des eaux radioactives de Fukushima
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/06/18/006-japon-centrales-nucleaires.shtml
>>>Japon - Page 2 AFP_110618_0s56y_fukushima-travaux_8
Photo: AFP/Gouvernement du Japon
Des experts constatent l'ampleur des dégâts à la centrale de Fukushima.

L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, la compagnie Tepco, a dû interrompre samedi les opérations de décontamination d'eau en raison d'une hausse inattendue des radiations.

Avec cette usine de décontamination, l'entreprise devait traiter les 100 000 tonnes d'eau hautement radioactive qui se sont accumulées dans la centrale depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier. Toutefois, les travaux ont été stoppés seulement cinq heures après sa mise en route vendredi.

Selon les responsables, il appert que des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être remplacées beaucoup plus tôt que prévu. Les boues radioactives qui sont entrées dans le système de retraitement des eaux traitées sont plus radioactives que prévu.

Environ 100 000 tonnes d'eau hautement radioactive se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de cette centrale nucléaire depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

Tepco a réussi à faire cesser la fusion du combustible en arrosant les réacteurs jour et nuit avec de l'eau de mer, puis de l'eau douce. Cependant, elle doit encore injecter environ 500 tonnes d'eau chaque jour, dont une partie s'accumule dans les installations.

Le liquide qui sera décontaminé pourra être réutilisé dans les circuits de refroidissement une fois qu'ils seront rétablis. Pour l'instant, il n'est pas possible de savoir quand l'usine de décontamination recommencera à fonctionner.

Le 17 avril dernier, Tepco avait annoncé qu'il espérait réduire de façon importante les fuites radioactives de la centrale d'ici le mois de juillet. Il disait pouvoir parvenir à stabiliser la température des réacteurs sous les 100 degrés centigrades au plus tard en janvier prochain.

L'AIEA critique

Dans un rapport qui doit être publié lundi lors d'une conférence sur la sécurité nucléaire, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) est critique par rapport à la réaction du Japon après l'accident de Fukushima.

L'Agence considère que les autorités nipponnes n'ont pas mis en oeuvre la convention d'assistance prévue en cas d'accident nucléaire. Dans ce rapport dont l'AFP a obtenu copie, l'AIEA précise que Tokyo aurait dû y recourir.

Cette convention sur l'assistance en cas d'accident nucléaire régit la coopération entre États et avec l'AIEA pour organiser l'aide, la sécurité et la communication. Or, sur la base d'une visite d'experts au Japon le mois dernier, elle n'a jamais été mise en oeuvre. La même situation prévaut en ce qui concerne l'observation d'un principe recommandé par l'Agence qui veut que des mesures de sécurité à plusieurs niveaux contre les menaces extérieures soient implantées.

Des redémarrages

Le gouvernement japonais a annoncé samedi que les centrales nucléaires qui avaient été arrêtées par précaution pourront recommencer à fonctionner. En ce moment, seulement 17 des 54 réacteurs nucléaires civils fonctionnent.

Banri Kaieda, le ministre de l'Industrie, s'est voulu rassurant en précisant que des mesures supplémentaires de sécurité ont été mises en oeuvre. Le Japon tire 30 % de son énergie de l'activité des centrales nucléaires.

Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse et Reuters
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