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Message  niouze le Dim 19 Juin - 22:16



Une riveraine, Atsuko Ushioda Barouh nous a écrit :

« Le centrale de Fukushima fuit toujours…Et nous sommes désespérés.

Une amie cinéaste a filmé notre manifestation du samedi dernier. Dans ce pays ou la tristesse a tendance a faire dormir la révolte, notre inquiétude et colère s'amplifient. Les manifestations deviennent de plus en plus amples.
Toutefois, les médias japonais préfèrent ignorer ces évènements.


Ce sont des musiciens , des jeunes meres de familles, des chanteurs, des danseurs qui ont defilé devant TEPCO, le 11 juin, 3mois après le désastre. Ce jour-là dans tout le pays, il y a eu des dizaines et des dizaines de groupes comme nous qui ont manifesté.

Merci de diffuser cette vidéo.

http://www.rue89.com/2011/06/19/fukushima-desespoir-et-revolte-des-japonais-209975

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Message  niouze le Mar 21 Juin - 17:18


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Message  ivo le Mar 21 Juin - 17:41

>>>>>>
Fukushima trois mois après
Yves Marignac, directeur de Wise-Paris (agence d'information sur le nucléaire) nous livre son analyse de la catastrophe nucléaire de Fukushima trois mois après l'accident. Interview réalisée le 6 juin 2011. Réalisation : Christian Buffet








<br /><h2>Fukushima 3 mois après #1</h2><br /><p><p>Yves Marignac, directeur de Wise-Paris (agence d'information sur le nucléaire) nous livre son analyse de la catastrophe nucléaire de <a href="http://www.universcience.tv//index.php/tag/fukushima.html">Fukushima</a> trois mois après l'accident.</p><br /><br /><p>Interview réalisée le 6 juin 2011.</p><br /><br /><p> </p><br /><br /><p>Réalisation : Christian Buffet</p><br /><br /><p> </p><br /><br /><p>Production : Universcience 2011</p><br /><br /><p> </p></p><br />
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Message  spike le Mar 5 Juil - 13:38



Taux de radioactivité alarmant à Fukushima
Les associations de résidents appellent à l'évacuation des enfants et des femmes enceintes.

Des niveaux de radioactivité jusqu'à quatre fois supérieurs à la limite légale ont été mesurés dans les sols de la ville de Fukushima, à 60 kilomètres de la centrale nucléaire accidentée, ont annoncé des associations de résidents qui ont demandé l'évacuation des enfants.

Une des quatre mesures effectuée dans cette cité de près de 300.000 habitants a fait état d'un taux de césium radioactif de 46.540 becquerels par kilogramme, alors que le taux maximum légal est de 10.000 becquerels au Japon. Les trois autres prélèvements ont fait apparaître des taux compris entre 16.290 et 19.220 becquerels.

Selon le regroupement d'associations à l'initiative de l'étude, ce niveau dépasse le seuil à partir duquel les autorités soviétiques ont procédé à l'évacuation des populations après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986. Le collectif a appelé les autorités à évacuer les femmes enceintes et les enfants vivant à Fukushima.

Evacuation «au plus vite»

"La contamination des sols s'étend dans la ville", a prévenu l'auteur des analyses, Tomoya Yamauchi, professeur à l'Université de Kobe spécialiste des radiations. "Les enfants jouent avec la terre, ils jouent donc avec des substances hautement radioactives. L'évacuation doit être décrétée au plus vite", a-t-il souligné.

Quelque 160.000 personnes riveraines de la centrale ont évacué leur maison depuis l'accident nucléaire. Environ la moitié a regagné son domicile depuis mais les autres, qui vivaient dans un rayon de 20 km du site pour la plupart, ne sont pas retournées chez elles.

Provoqué par le séisme de magnitude 9 et le tsunami géant qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars, l'accident de la centrale Fukushima Daichi (Fukushima N°1) a entraîné d'importants rejets radioactifs dans l'atmosphère, l'eau de mer et les sols de la préfecture de Fukushima.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/terre/01012347195-taux-de-radioactivite-alarmant-a-fukushima
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Message  spike le Mer 6 Juil - 11:33


Le Japon va procéder à des "tests de résistance" sur l'ensemble de ses centrales nucléaires pour vérifier leur sûreté après l'accident de Fukushima, a annoncé mercredi 6 juillet le ministre de l'Economie, Banri Kaieda, cité par les agences de presse Jiji et Kyodo.

Depuis qu'un tsunami géant a entraîné d'importants fuites radioactives à la centrale Fukushima Daiichi au nord-est du pays, les autorités locales des différentes régions du Japon hébergeant des réacteurs s'inquiètent de la sécurité des installations. Aucun des réacteurs stoppés pour maintenance depuis l'accident du 11 mars n'a pu redémarrer à cause de cette anxiété, ce qui a drastiquement réduit la production d'électricité des compagnies nippones.

19 réacteurs exploités

Avant la catastrophe du Tohoku, l'exploitation de l'énergie nucléaire représentait près de 30% de la production de courant au Japon, une proportion nettement plus réduite aujourd'hui alors que seuls 19 réacteurs sont exploités sur 54.

Les autorités ont imposé aux entreprises et aux administrations de réduire de 15% leur utilisation d'électricité dans les régions de la mégapole de Tokyo et du Tohoku, afin d'éviter que les tensions sur le réseau n'entraînent des coupures de courant, voire un black-out total. Cet ordre vaut pour tout l'été, une période connaissant souvent des pics de consommation dus au fonctionnement des climatiseurs.

Les clients se sont aussi vus conseiller d'économiser l'énergie dans le reste du Japon.
Banri Kaieda a prévenu dès le mois de juin qu'un déficit d'approvisionnement prolongé risquait d'entraver les efforts de reconstruction dans le nord-est dévasté par un séisme de magnitude 9 et par un énorme tsunami qui ont fait près de 23.000 morts. L'accident de Fukushima Daiichi, située à 220 km au nord-est de Tokyo, a été provoqué par la vague géante qui a interrompu l'alimentation électrique des circuits de refroidissement des réacteurs et noyé les générateurs de secours.

Evacuations massives

Un échauffement excessif du combustible a suivi, puis des explosions et des rejets radioactifs polluant l'atmosphère, l'eau de mer et les sols de la région de Fukushima, lors du plus grave accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Quelque 160.000 personnes ont été contraintes d'évacuer leur maison, dont la moitié n'ont pu regagner leur domicile, souvent situé à moins de 20 km de la centrale accidentée. La compagnie exploitant Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco), lutte toujours pour refroidir ses réacteurs endommagés, qu'elle espère ramener sous la température de 100 degrés Celsius d'ici à janvier 2012.

Le Nouvel Observateur - AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110706.OBS6544/le-japon-va-tester-la-resistance-de-ses-centrales-nucleaires.html
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Message  spike le Mar 26 Juil - 11:50


L'électricité d'origine nucléaire va croître malgré Fukushima
Le chef de l’Agence de internationale de l’énergie atomique, Yukiya Amano, estime que le nombre de réacteurs nucléaires va encore augmenter.

Le chef de l’Agence de internationale de l’énergie atomique a déclaré mardi que la production électrique d’origine nucléaire allait continuer de croître dans le monde, malgré l’accident survenu en mars à la centrale de Fukushima au Japon.

«Il est certain que le nombre de réacteurs nucléaires va encore augmenter, même si le rythme ne sera pas aussi rapide qu’avant», a assuré Yukiya Amano.

Le directeur général de l’AIEA a fait cette déclaration à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre nippon, Naoto Kan, qui plaide pour une élimination progressive des centrales nucléaires au Japon, où le risque sismique est très élevé.

«Certains pays, dont l’Allemagne, ont revu leur politique en matière d’énergie nucléaire, mais de nombreux autres pensent qu’ils ont besoin des réacteurs nucléaires, notamment pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique», a argué M. Amano. «Par conséquent, il est important avant tout de garantir la sécurité des installations nucléaires».

«Garantir la sécurité»

M. Amano, qui a visité lundi Fukushima et rencontré les victimes de la contamination radioactive émanant du site, a assuré à M. Kan que l’AIEA aiderait le pays à maîtriser l’accident. «J’ai dit au Premier ministre que l’AIEA peut aider le Japon, car nous avons les connaissances et l’expérience requises pour la décontamination et la gestion du combustible nucléaire fondu ou usé».

Quatre des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi ont été gravement endommagés le 11 mars par le séisme et le tsunami qui ont dévasté la région du Tohoku, provoquant le pire accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.

Quelque 36 réacteurs sur les 54 que compte le Japon sont actuellement stoppés à cause de séismes ou parce qu’ils n’ont pas été réactivés après une maintenance de routine, par précaution.

Favorable à une réduction progressive du nucléaire, M. Kan a imposé des tests de résistance aux catastrophes naturelles et autres risques avant toute relance.

«Je pense qu’il est sage que le pays vérifie la sûreté de ses centrales nucléaires après l’accident de Fukushima Daiichi», a reconnu M. Amano. «Ce serait en outre une bonne chose que l’AIEA puisse passer en revue ces inspections au niveau international».

En juin, l’AIEA avait critiqué la réaction du Japon après l’accident de Fukushima, pour n’avoir pas mis en oeuvre la convention d’assistance prévue par l’agence en cas d’accident.

(Source AFP

http://www.liberation.fr/terre/01012351020-l-electricite-d-origine-nucleaire-va-croitre-malgre-fukushima
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Message  ivo le Mar 9 Aoû - 13:47

Après Fukushima, l’opérateur Tepco enregistre des pertes abyssales
france_info
Plus de 570 milliards de yens (près de 5 milliards d’euros) de déficit sur le seul deuxième trimestre (avril à juin). L’opérateur d’électricité japonais Tepco avait déjà enregistré sur le premier trimestre une perte quasi similaire, notamment pour le dédommagement des victimes de Fukushima.

L’opérateur de la centrale japonaise accidentée le 11 mars se déclare incapable d’établir des prévisions financières pour l’ensemble de l’année, en raison des multiples incertitudes entourant la situation à la centrale
.
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Message  ivo le Mar 27 Sep - 18:40

Fukushima : la municipalité veut nettoyer 110.000 maisons contaminées
FRANCE INFO - 15:55
La ville de Fukushima est située à 70 km de la centrale atomique accidentée le 11 mars. Six mois après la catastrophe, la municipalité lance un vaste plan, sur deux ans, de nettoyage de quelque 110.000 maisons contaminées, et toujours habitées.

"Il est temps !", réagit un habitant.
Six mois après le début de la catastrophe nucléaire dans le complexe de Fukushima Daiichi, la municipalité met en place un vaste plan de nettoyage des maisons contaminées par la radioactivité. Un plan qui va s’étaler sur deux ans et concerner quelque 110.000 maisons, pour la plupart toujours habitées.

Les autorités ambitionnent de ramener le niveau de contamination à moins de 1 microsievert par heure, alors qu’il dépasse par endroit les 6 microsieverts.

Des ouvriers vont être mandatés pour laver les toits, les sols et les murs des maisons les plus contaminées, dans lesquelles vivent des enfants.
Les citoyens seront également sollicités pour ce grand ménage, dans les zones où la contamination est plus faible.
Les espaces publics (jardins, bâtiments) seront également lessivés. Mais pas les champs et les zones boisées, qui représentent pourtant 70% de la surface de la commune.


La ville de Fukushima est située à quelque 70 km de la centrale nucléaire accidentée le 11 mars dernier.

>>>Japon - Page 3 Radioactivitefukushima600-27916
Six mois après la catastrophe nucléaire, la radioactivité est encore très forte dans la ville de Fukushima, située à 70 km de la centrale
© REUTERS / Kim Kyung-Hoon


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Message  ivo le Dim 29 Jan - 13:02

Les émissions de gaz à effet de serre en hausse au Japon après Fukushima
fr info
Depuis l'accident de Fukushima, le pays augmente sa production d'électricité par des centrales thermiques. Il devrait avoir du mal à tenir ses engagements en matière d'émission de gaz à effet de serre.

Le Japon ferme certaines de ses centrales nucléaires et a recourt massivement aux centrales thermiques pour la production d'électricité. Ainsi, les 399 plus grands groupes industriels japonais devraient rejeter 0,2% de gaz à effet de serre de plus cette année.

Selon le quotidien des affaires Nikkei, il s'agirait de la deuxième hausse annuelle de suite depuis le tsunami de mars 2011. Selon le protocole de Kyoto, le Japon s'est fixé un objectif de réduction de 6% par rapport au niveau de 1980 en ce qui concerne les gaz à effet de serre. Le pays aura des difficultés à tenir ses engagements écologiques.
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Message  ivo le Sam 10 Mar - 12:22

Fukushima, un an après

Un an après Fukushima, la recherche de disparus continue
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE82900I20120310
>>>Japon - Page 3 ?m=02&d=20120310&t=2&i=580826838&w=450&fh=&fw=&ll=&pl=&r=2012-03-10T082851Z_1_APAE8290NK600_RTROPTP_0_OFRTP-JAPON-TSUNAMI-RECHERCHES-20120310

par Yoko Kubota

RIKUZENTAKATA, Japon (Reuters) - Un an après le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon, la police nippone continue inlassablement à chercher les corps de disparus afin de permettre aux familles de faire leur deuil et de tourner la page de cette catastrophe.

Il y a un an, Rikuzentakata était un plaisant petit port de pêche, réputé pour ses plages et son littoral arboré de pins en contrebas des montagnes.

Cette localité située à 400 km au nord de Tokyo est aujourd'hui synonyme de désolation, offrant le triste spectacle d'un centre-ville abandonné, jonché de gravats couleur de boue, et d'une mairie en ruines.

Le mur d'eau de 16 mètres soulevé par le tremblement de terre d'une magnitude de 9 sur l'échelle de Richter a tout englouti sur son passage, tuant 1.555 des 24.240 habitants et laissant dans son sillage 288 disparus.

Pendant des mois, la police et les garde-côtes ont dépêché des plongeurs en mer et ont dragué les rizières avec l'espoir de retrouvé des corps. Récemment, ils ont fouillé certaines zones particulières à la demande de famille attendant de pouvoir faire leur deuil.

Vendredi, une vingtaine de policiers en uniforme, chaussés de bottes en caoutchouc et de gilets de sauvetage orange, ont sondé des canaux boueux près du port, l'une des dernières zones qui n'avait pas encore été explorée.

Une excavatrice a permis de retirer des plaques de béton et de la boue dans l'un des canaux particulièrement profonds. Les recherches de la matinée n'ont rien donné.

En février, un corps a été retrouvé dans la rivière Kesen et des morceaux de cadavres ont été repêchés dans le port de pêche.

"Les corps peuvent être rejetés par la mer dans des endroits que nous avons déjà fouillés. Il faut donc passer plusieurs fois", explique Kaname Endo, officier de police qui a perdu cinq de ses douze subordonnés dans la catastrophe.

"Le problème n'est pas que ces cadavres soient sales ou qu'ils sentent mauvais. Nous considérons que nous devons les traiter avec beaucoup de soin afin qu'ils puissent être restitués aux membres de leur famille", ajoute-t-il.

PROCESSUS DE RECONSTRUCTION

La plupart des débris que le tsunami avait abandonnés dans le centre de la ville ont été déblayés et stockés dans des endroits choisis à cet effet. Mais la principale zone commerciale demeure, elle, déserte seulement habitée par des feux de circulation et des lampadaires de l'éclairage public.

Autrefois, les immeubles empêchaient d'apercevoir l'océan. Aujourd'hui, il est visible sur des centaines de mètres depuis cette perspective qui semble avoir été balayée par une main gigantesque.

Les seuls bruits que l'on entend sont ceux des engins de reconstruction et les pépiements des oiseaux.

La vie de la ville s'est déplacée dans les quartiers qui ont été épargnés par la furie du tsunami. Des habitants s'y sont relogés dans des habitations provisoires sur des zones plus élevées et des supermarchés ont été improvisés dans des bâtiments de fortune.

Le personnel municipal s'est installé dans des locaux temporaires, à l'écart du bord de mer. Le maire, Futoshi Toba, qui a perdu sa femme dans la catastrophe, explique que la localité a entamé sa reconstruction.

"Nous avons travaillé dur pour répondre aux besoins les plus pressants. Mais nous avons élaboré un plan de reconstruction de la ville", affirme-t-il.

"Je pense que nous allons pouvoir commencer à reconstruire la ville à partir de la nouvelle année fiscale qui débute en avril", ajoute-t-il.

"Nous devons agir de manière rapide et faire des choses que les gens peuvent voir de leurs propres yeux. Nous devons aider ceux qui sont le plus dans le besoin et ceux qui sont capables de se débrouiller seuls doivent apprendre à devenir indépendants."

Retrouver les corps des disparus est une étape essentielle de cette reconstruction, estime Asami Maekawa, professeur de psychologie à l'Université chrétienne féminine de Tokyo.

"Dans le processus de deuil et l'acceptation de la mort, il est nécessaire d'affronter la réalité du décès, et le meilleur moyen est de se retrouver face au cadavre", précise-t-elle.

"Certaines personnes estiment que nous devrions cesser nos recherches puisque cela fait un an. Mais il reste des corps qui n'ont pas été retrouvés", dit Kaname Endo. "Nous allons continuer jusqu'à ce que nous soyons sûrs qu'il n'y en a plus."


Après Fukushima, le regard de Français
http://www.europe1.fr/International/Apres-Fukushima-le-regard-de-Francais-982759/
>>>Japon - Page 3 16.03.Japon.Fukushima.nucleaire.930.620_scalewidth_630

TÉMOIGNAGES - Un an après le séisme au Japon, trois Français racontent comment leur vie a changé.

C'était le 11 mars 2011. Un tremblement de terre de magnitude 9 sur l'échelle de Richter suivi d'un tsunami dévastait la côte est du Japon, faisant 15.787 morts. Depuis, la vie de millions de Japonais mais aussi de Français ayant choisi de vivre au pays du soleil levant, a radicalement changé. Quel est leur souvenir de cette terrible journée ? Comment vivent-ils aujourd'hui ? Trois expatriés ont accepté de confier leurs doutes, leurs espoirs mais aussi leur vision de la société japonaise post-Fukushima à Europe1.fr.

"Ce jour là, j’étais un petit con"

"Le 11 mars pour moi, ce n’était rien. J’étais quelqu’un d’égoïste parce que je voyais à la télévision des images d’horreur mais je me disais nous c’est bon, on est à 250 km", se souvient Laurent Mabesoone, Japonais d'adoption depuis 20 ans. Ce quadragénaire, marié à une Japonaise et père d'une fillette de 3 ans, n'a compris que bien plus tard l'ampleur du drame qui était en train de se jouer sous ses yeux. "Ce jour là, j’étais un petit con. Je me suis dit "nous ça ira". Et bien aujourd’hui, ça ne va plus", répète Laurent Mabesoone.


Désormais, comme de nombreux Japonais, ce poète de Haïku connu sous le nom de Seegan Mabesoone, vit dans la peur de la contamination alimentaire chronique. L'universitaire s'est donc informé. Car, 20 ans après la catastrophe de Tchernobyl, de nombreux chercheurs ont démontré les risques de cancer ou de maladies cardiaques. Du coup, Laurent Mabesoone traque la radioactivité dans le moindre biscuit de sa petite fille. "Je sais qu’il faut réduire à maximum 1 Becquerel de césium 137 par jour ", rappelle-t-il. "Ça veut dire que le moindre biscuit, c’est de l’importé. Ça coûte plus cher mais ce n’est pas grave". Exit les restaurants ou les produits japonais. C’est une lutte de tous les instants.

Le Français de Nagano veut aussi aider les autres. Il n'a pas hésité à mobiliser toutes ses économies, soit 8.000 euros, pour acheter une machine permettant de mesurer la contamination des aliments. "Elle va bientôt arriver. Nous allons la prêter à nos amis, organiser des séances gratuites de mesures citoyennes à partir du mois d’avril, tous les vendredis", dit Laurent Mabesoone. "Si on continue comme ça on fonce droit dans le mur. C’est 90% d’enfants malades dans 10 ans", s'inquiète-t-il.

"On a envie d'aider les gens"
A-t-il pour autant pensé à fuir le Japon ? La réponse n'est pas évidente, loin de là. "Rentrer en France, c’est laisser mes amis. Quand on fait partie d’une société, il y a des liens forts. On ne peut pas tout cesser du jour au lendemain. On a envie d’aider les gens qui restent là aussi et on pense que c’est possible", souligne Laurent Mabesoone. "Et, surtout on aime ce pays".

Le poète continue de regarder vers l’avenir. "Ma fille est l’espoir même. Je sais qu’on l’aime assez fort et qu’on tiendra 20 ans s’il le faut. On est de plus en plus forts à cause de ce démon qui est partout. La famille est plus soudée qu’avant", conclut Laurent Mabesoone

Laurent Mabesoone vient de publier Après Fukushima, un recueil de haïkus dont les droits seront reversés à une association basée à 20km de la centrale de Fukushima, sous forme de riz non contaminé.

Plus de 1.800 séismes depuis le 11 mars

Philippe Nibelle vit au Japon depuis 17 ans. Lui aussi marié à une Japonaise, il réside à Aizu Wakamatsu, dans la préfecture de Fukushima, à 90 kilomètres à l'ouest de la centrale nucléaire. Il enseigne le français et l'anglais à l'université. Le tremblement de terre du 11 mars 2011, il s'en souvient comme si c'était hier.


"Il neigeait à gros flocons et faisait un froid de canard. Ça a tremblé pendant 2 minutes", se souvient Philippe Nibelle. "Je me suis rué dehors sans manteau. J’ai attendu que ça se passe mais ça a mis du temps. Je ne sais pas si vous imaginez ce que c’est de compter jusqu’à 120 ? C’est long. Il y avait tout qui tombait, qui s’écroulait. Tous les murs ont été fendus, la route s’est ouverte devant moi. Ça vous traumatise à vie", insiste-t-il.

Désormais, toutes ses journées sont rythmées par la crainte d'un scenario identique. "Depuis le 11 mars 2011, on est à plus de 1.800 tremblements de terre au Japon. A chaque fois, je me demande est-ce que c’est un petit ou c’est un gros ? Là, c’est l’angoisse" confesse-t-il.

L'accident de Fukushima, Philippe Nibelle l'a découvert en regardant les informations à la télévision car sa ville n'a jamais été privée d'électricité. "On nous a parlé du tsunami mais sans nous montrer trop d’images. On a vraiment commencé à les voir le lendemain", précise l'universitaire. Le Français est alors resté rivé devant son ordinateur pour s'informer auprès des médias étrangers. " Au départ, c’est vrai qu’il y avait un manque d’informations. Il y avait un black out sur tout ce qui se passait précisément dans la centrale. En fait, le gouvernement voulait éviter que les gens ne paniquent", analyse-t-il.

"On n’achète que des produits d’importation"
Laurent Nibelle a très vite balayé l'idée de quitter le Japon. Sa fille habitant en France, l'angoisse était moins grande. "On ne sait pas, personne ne peut dire aujourd’hui quels sont les risques à long terme sur de faibles doses de radiations", martèle-t-il. Après s’être documenté sur les accidents nucléaires dans le monde, le professeur fait analyser par la Criirad les légumes de son jardin et des fermiers alentours. Avec des Japonais, il monte une ONG en partie financée par une société allemande. Elle leur offre même une machine pour mesurer la radioactivité. "Mes amis et moi, ne mangeons plus de viande ou de poisson japonais. On va au supermarché, on regarde les étiquettes, les provenances. On n’achète que des produits d’importation", reconnaît-il.

Loin de se définir comme un "anti-nucléaire", l'universitaire s'interroge tout de même sur cette technologie. "C’est vrai qu’on en besoin et s’en sortir reste compliqué. A moins de faire des no man’s land, je ne sais pas ce qu’on peut faire".

Loin des critiques occidentales sur la gestion de la crise, les Japonais n’ont jamais cédé à la panique. "Dès leur plus jeune âge, on leur apprend à avoir confiance en la hiérarchie. Si on dit personnes âgées qu’elles peuvent rentrer chez elles, elles le feront", insiste-t-il.

Mais, à l'heure de l'Internet et de la télévision, "l’information va dix fois plus vite. Elle est accessible à tous, surtout pour les jeunes. L’accident va faire changer la société. On ne va plus croire à 100% dans l’autorité. Il y a un doute", note Philippe Nibelle avant de rendre hommage à ses concitoyens. "Au Japon, l’individu n’a pas sa place. Dès qu’il y a le moindre problème, la société vous prend en charge. L’entraide est quelque chose d’extraordinaire. Tout le monde se serre les coudes. Tout le monde s’entraide pour reconstruire. C’est un peu le leitmotiv. On ne baisse pas les bras", conclut-il.

Philippe Nibelle a publié l'an dernier Journal d'Apocalypse aux éditions du Rocher.

"Le courage et la discipline des Japonais me fascinent"

Sabrina est Tokyoïte depuis environ quatre ans. Cette trentenaire, mariée à un Japonais, est traductrice. Le souvenir du 11 mars restera "toujours dans sa tête". Ce jour-là, Sabrina travaillait dans son bureau situé au 5ème étage avec sa collègue japonaise. "Je venais de finir mon déjeuner. Tout à coup, le bâtiment a commencé à bouger. Ça devenait de plus en plus fort. Nous nous sommes cachées sous la table en attendant que ça s'arrête. C’était terrifiant. Les étagères tombaient. Les Japonais n'arrêtaient pas de crier", raconte Sabrina.


Une expérience d'autant plus traumatisante pour la Française, que c'était "la première fois qu'elle vivait un tremblement de terre d'une telle ampleur". Les jours passants, avec les images de la centrale de Fukushima et la multiplication des répliques, Sabrina et son époux décident de partir quelque temps dans le sud pour se mettre à l'abri. "L'entreprise de mon mari était fermée et moi, en tant que traductrice, je pouvais travailler par internet. De plus, deux jours après le séisme et l'accident nucléaire, l'ambassade nous a avisé de rester loin de Tokyo, si possible, tant que les informations étaient insuffisantes".

Pour Sabrina, aucun reproche ne peut être adressé aux autorités sur la gestion de la crise. "On ne doit pas oublier que les autorités ont dû faire face à une triple catastrophe. Seul bémol, la gestion de Tepco, l'entreprise exploitant la centrale nucléaire de Fukushima. "A ce jour, ils ne rendent public que les informations qu'ils souhaitent", déplore la Française.

"La télévision japonaise montre tous les jours les mesures de radioactivité. En plus des contrôles officiels, le supermarché où j’achète mes produits fait aussi ses propres contrôles, qui sont publiés sur un site web. C'est rassurant", raconte la traductrice.

Le spectre du "Big one"
Cependant, même si Sabrina s'estime mieux préparée avec "les formations et les exercices d’évacuation réguliers", la crainte du "Big one", le séisme majeur qui pourrait anéantir Tokyo, ne la quitte pas. "Je suis plus sensible à la question. J’espère qu'une telle tragédie ne se répétera plus. Mais les autorités ont mis en place des plans d'évacuation et je pense que les gens ont tiré les leçons de ce drame".

Aujourd'hui, un an après le tremblement de terre, la Française pense à ceux qui ont tout perdu. "Je suis un peu triste que les medias oublient les victimes et ne se concentrent que sur le nucléaire. J'espère qu'elles pourront bientôt retrouver une vie normale", conclut-elle en saluant "la détermination, le courage et la discipline des Japonais".


"L'explosion de la centrale de Fukushima est encore possible"
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-explosion-de-la-centrale-de-fukushima-est-encore-possible_1091606.html
>>>Japon - Page 3 905935_a-radiation-monitor-indicates-131-00-microsieverts-per-hour-at-tepco-s-fukushima-daiichi-nuclear-power-plant-in-fukushima

Un an après la catastrophe de Fukushima, Roland Desbordes, président de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (Criirad), fait le point sur la situation.

Le 11 mars 2011, un séisme suivi d'un tsunami provoquait la fusion partielle des coeurs de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, et d'importants rejets radioactifs. Un an après, quelle est la situation sur place?

Elle est très incertaine
. Lorsque nous nous sommes rendus sur place en juin dernier, quelques semaines après la catastrophe, les habitants n'avaient aucune idée du danger et des risques qu'ils encouraient. Nos experts ont constaté que la radioactivité dans les maisons était aussi importante que dehors. Aujourd'hui, elle a baissé mais des iodes radioactifs sont toujours rejetés par la centrale. De plus, le discours de Tepco, qui exploite la centrale, est très contradictoire et empêche de savoir réellement où on en est. D'un côté, l'entreprise répète que la situation est sous contrôle mais en même temps la zone reste interdite d'accès.

Où en sont les travaux?

Il y a très peu de communication de la part de Tepco autour de cela. Pour l'instant, les autorités japonaises semblent attendre que le site soit moins exposé pour agir. On ne peut donc qu'envisager des scénarii plus ou moins optimistes. Dans le meilleur des cas, les coeurs vont se refroidir seuls, et cela prendra plusieurs mois. A l'inverse, l'explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité.

Comment a-t-on pu en arriver à une telle situation?

Les Japonais ont fait des erreurs. Ils auraient dû évacuer la chaleur en amenant l'eau de mer dans la centrale. Mais ils n'ont pas pu le faire immédiatement, parce que les groupes électrogènes ont été noyés lors du tsunami. Ils auraient pu faire venir de l'électricité des villes voisines, mais ils n'ont tout simplement pas cru qu'un tel accident pouvait se produire.

Le Japon est une zone sismique. Comment se fait-il que les autorités n'aient pas envisagé un tel accident?

Il n'existe pas de prévention des risques sismiques et de tsunami dans des cas si graves. La sûreté nucléaire et les risques se calculent en termes de probabilité, et ce risque était tellement faible qu'il n'a pas été prévu. De plus, la centrale n'était pas aux normes antisismiques japonaises à l'origine puisqu'elle avait été fabriquée par des Américains. Elle a été "bidouillée" sur place... Contre les tsunamis, rien n'était prévu non plus. En témoigne le fait que les groupes électrogènes, indispensables en cas d'accident, étaient situés en dessous du niveau de l'eau...


Depuis l'accident, de nombreux rapports ont été publiés sur la sûreté et la sécurité des centrales. Est-ce la preuve d'une prise de conscience des dangers du nucléaire?

Oui, mais la situation reste paradoxale. En France, on estime que les centrales sont les plus sûres du monde, mais les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) ne prévoient rien contre les menaces terroristes ou les séismes de forte magnitude. Même les accidents les moins probables risquent de se produire. Il faut donc encore améliorer les méthodes d'évaluation de la sûreté. En France, si un barrage explose à proximité d'une centrale et la submerge, les conséquences pourraient être les mêmes qu'au Japon. Mais ce risque est tellement faible, qu'on préfère imaginer une montée lente des eaux, plus probable. Ce n'est pas suffisant.


Tsunami : 20 000 morts - Fukushima Daiichi : zéro mort
http://www.courrierinternational.com/article/2012/03/09/tsunami-20-000-morts-fukushima-daiichi-zero-mort
Quand on parle des catastrophes qui ont frappé le Japon en mars 2011, on oublie trop vite les milliers de morts du séisme et du tsunami, estime l'éditorialiste Michael Hanlon.

>>>Japon - Page 3 0603-japon-A
Corps de victimes du tsunami, le 16 mars 2011, à Natori, dans la préfecture de Miyagi.

J’ai regardé les terribles événements qui se sont déroulés au Japon le 11 mars 2011 avec une fascination mêlée de consternation. La première catastrophe naturelle d’une ampleur inouïe à être filmée et diffusée en temps réel dans des millions de foyers a produit des images terrifiantes qui resteront gravées à jamais dans ma mémoire.

L'image la plus terrible fut celle de cette vague noire, ce raz de marée meurtrier qui a submergé les terres comme un flot de mélasse. Mais, à y regarder de plus près, ce n’était là qu’une apparence : c'est le spectacle des automobiles ballottées en tous sens sur ce paysage de champs, de zones industrielles et de chantiers navals qui était révélateur de la véritable nature de ce tsunami. Ces vagues emportaient absolument tout sur leur passage et entraînaient des villes et des villages entiers dans le Pacifique. Il ne s’agissait pas d’un flot de mélasse, mais d’un mur destructeur qui avançait à 70 ou 80 km/h.

Des centaines, des milliers de gens mouraient sous mes yeux, parfois de la plus horrible des manières. Ce premier jour, comme tous les journalistes, je me suis mis à écrire sur la catastrophe comme je l’avais fait lors du tsunami qui avait dévasté les côtes de l’océan Indien le 26 décembre 2004 [plus de 200 000 morts].
Puis quelque chose d’étrange s’est produit. Quand on a appris que les vagues avaient frappé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, située à environ 200 km de Tokyo, ce fut comme si le terrible désastre auquel on venait d’assister n’avait pas existé. Toutes les informations portaient désormais sur le risque d’une fusion du cœur du réacteur, la surchauffe des barres de combustible et les défauts de conception de cette vieille centrale.

J’ai moi-même été captivé par l’angle nucléaire – ce moment où les forces de la nature entrent en contact avec l’orgueil humain et la terreur d’un atome incontrôlable. Il y avait un drame humain, des rumeurs de tentatives pour étouffer le scandale, l’incompétence des autorités, l’héroïsme (ceux que l’on a appelés les "cinquante de Fukushima", le groupe d’employés de la centrale qui est resté sur le site) et très vite une dimension internationale avec la formation de "nuages radioactifs mortels".

Très vite, nous autres journalistes sommes devenus experts en terminologie des catastrophes nucléaires : sieverts et millisieverts, différence entre les réacteurs à eau pressurisée et à eau bouillante, demi-vie des isotopes du césium et de l’iode, etc.

C’est vers le troisième jour que j’ai pris conscience que nous nous étions gravement fourvoyés dans notre couverture de la plus grande catastrophe naturelle qui ait frappé l’un des principaux pays industrialisés depuis un siècle. Nous avions oublié les vraies victimes – les quelque 20 000 personnes qui avaient perdu la vie – au profit d’un sujet nucléaire alarmant.

Le 20 février 2012, en collaboration avec Sense About Science, une organisation britannique qui mène des campagnes d’information sur des thèmes scientifiques, j’ai essayé de rétablir les faits lors de l’assemblée annuelle de l’Association américaine pour l’avancement des sciences qui s’est tenue à Vancouver. Nous avons expliqué que non seulement l’attention des médias internationaux s’était détournée du séisme pour se concentrer sur une "catastrophe nucléaire" mais aussi que cette couverture avait eu d’importantes implications économiques et même environnementales.

Ainsi, quelques semaines après le tsunami, plusieurs pays dont l’Allemagne, l’Italie et la Suisse ont annoncé qu’ils allaient revoir leur position sur le nucléaire civil. Le 15 mars, le commissaire à l’Energie de l’Union européenne, Günther Oettinger, a qualifié d'"apocalypse" la fusion imminente du réacteur n° 4. Six semaines plus tard, la chancelière Angela Merkel, qui, physicienne de formation, aurait dû être mieux informée, a proclamé l’abandon définitif du programme nucléaire allemand.

Tout cela s’est produit dans un climat hystérique et un vide informationnel. Il a fallu attendre plusieurs semaines pour qu’émergent du Japon les premiers rapports scientifiques dignes de foi, en particulier celui de l’inspecteur en chef des installations nucléaires au Royaume-Uni, Mike Weightman, qui a montré que la centrale de Fukushima Daiichi, bien qu’obsolète, criblée de défauts de conception et frappée par des forces géologiques supérieures aux prévisions du cahier des charges, a remarquablement résisté.

A un moment, des gouvernements européens, dont celui du Royaume-Uni, ont proposé de rapatrier des ressortissants vivant dans des endroits où les niveaux de radiation étaient inférieurs à ceux de sites naturels comme Aberdeen [en Ecosse] ou les Cornouailles.

"Les reportages sur Fukushima Daiichi étaient guidés par le réflexe de la guerre froide qui consistait à assimiler les radiations à la peur et à un danger mortel", explique Wade Allison, professeur émérite de physique à l’université d’Oxford. "Les réacteurs ont été détruits, mais les radiations n’ont pas causé de morts à Fukushima Daiichi et ne devraient pas en causer au cours des cinquante prochaines années. Les voix de la science et du sens commun sur lesquelles repose l’avenir de l’humanité ont été étouffées et, à ce jour, elles n’ont toujours pas été entendues. Il s’en est suivi des souffrances inutiles et d’importants préjudices socio-économiques."

Il arrive que les médias se trompent, et c’est ce qui s’est produit au Japon : plus de 20 000 personnes ont péri dans la catastrophe, mais nous n’en avons guère entendu parler en Occident. Quant aux dirigeants politiques, ils auraient dû au moins attendre les premiers rapports scientifiques avant d’annoncer une sortie du nucléaire. Dans le cas de l’Allemagne, cette décision va générer quelque 70 millions de tonnes de plus d’émissions de CO2 par an, car la relève sera vraisemblablement assurée par les centrales à charbon. Personne, à ce jour, n’est mort des suites des fuites radioactives à Fukushima Daiichi. Pourtant, le chiffre zéro a été encore moins cité que celui des 20 000 victimes.


Que sont devenus les réfugiés de Fukushima?
http://www.lematin.ch/monde/asie-oceanie/Que-sont-devenus-les-refugies-de-Fukushima/story/29152273
UN AN APRÈS LA CATASTROPHE — Douze mois après le tsunami qui dévasté une partie du Japon, des milliers d'habitants sont toujours dans l'expectative et restent sans logement. État des lieux.

Un an après avoir été forcés d'abandonner leur domicile à cause de la catastrophe nucléaire de Fukushima, des dizaines de milliers de réfugiés vivent toujours dans l'incertitude du lendemain, sans savoir quand --ou si-- ils pourront rentrer chez eux.

Certains de ceux qui ont fui les nuages radioactifs crachés par les cœurs de réacteurs en fusion après le passage du tsunami le 11 mars 2011, pourraient être autorisés à revenir d'ici quelques années, une fois les localités décontaminées.

Mais d'autres risquent d'attendre des décennies, car certaines villes sont devenues trop dangereuses et inhabitables.

Douze mois après le désastre, peu de réfugiés ont reçu les indemnités espérées de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale Fukushima Daichi.

Confrontés à la toute-puissance de ce groupe tentaculaire, ils sont souvent désarmés, comme "des fourmis s'attaquant à un éléphant".

"Nous sommes toujours vivants. Nous ne sommes pas encore morts", affirme un riziculteur de 70 ans, dont les rizières étaient situées à quatre kilomètres seulement de la centrale.

"Certains disent qu'on pourra rentrer chez nous dans 30 ou 40 ans, mais comment va-t-on vivre jusque là?", ajoute le vieil homme qui a refusé de donner son identité.

Près de 2 millions de personnes devraient recevoir des dédommagements de Tepco, parmi lesquels les réfugiés expulsés d'une zone de 20 kilomètres de rayon autour de la centrale accidentée.

Lenteur des versements

Les avocats des victimes accusent Tepco de traîner les pieds pour compenser les biens -- terrains et habitations -- devenus invendables à l'intérieur de la zone d'exclusion.

Outre le remboursement de frais occasionnés par l'évacuation forcée, l'opérateur a offert de verser une indemnité pour "souffrances mentales" de 120.000 yens (1.200 euros) par mois, mais exige que les bénéficiaires renouvellent leur demande tous les trois mois, via une procédure longue et complexe.

Tsutomu Aoki, l'un des avocats qui aident les réfugiés originaires de Futaba, agglomération où a été construite la centrale, peste contre la lenteur des versements.

"Ces personnes évacuées ont besoin d'argent pour vivre", dit-il. "Leur problème est de savoir pendant combien de temps cet argent sera versé. Tepco n'a montré aucune considération pour leurs conditions de vie."

Pour les 1,5 million de personnes en dehors de la zone d'exclusion qui ont vu leurs terres agricoles polluées et leurs commerces fermés, l'opérateur offre une indemnité de 400'000 yens (4.000 euros) pour les femmes enceintes et les enfants, montant auquel s'ajoute 200'000 yens (2.000 euros) s'ils se sont enfuis volontairement, et seulement 80'000 yens (800 euros) pour tous les autres.

Ce versement unique est censé couvrir la période allant de la catastrophe au 31 décembre de l'an dernier.

La société n'a encore rien prévu pour la suite, mais exige de ceux qui acceptent ces sommes de s'engager à ne pas réclamer d'autre compensation pour cette période.

L'avocat Izutaro Managi estime injuste que Tepco essaye de clore ces dossiers alors que les effets des radiations peuvent n'apparaître qu'après plusieurs années.

"L'accident n'est pas terminé et les victimes n'évaluent pas encore clairement les dommages subis", explique-t-il.

Une porte-parole de Tepco a indiqué que le groupe essayait de régler les dossiers en attente et avait pour cela augmenté le nombre de personnes chargées de leur traitement de 3'000 à 10'000.

Au bord de la ruine

Pour le cultivateur Mamoru Narita, qui vit à Koriyama, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de la centrale, les 80'000 yens auxquels il a droit ne sont qu'une infime partie de ce qu'il estime avoir perdu dans la catastrophe.

"Je faisais pousser mon riz sans engrais ni pesticides, afin de garantir une sûreté alimentaire et protéger l’environnent", rappelle M. Narita, 61 ans.

"Aujourd'hui, tout l'environnement a été pollué et nous ne recevons que cette somme? Est-ce que nous les agriculteurs, nous devons rester sans rien faire?"

Mia Isogai, 31 ans, qui a fui avec son mari et son fils de 2 ans vers la ville de Yokohama (sud de Tokyo), affirme que sa famille est au bord de la ruine.

"On se nourrit grâce à mon salaire à mi-temps. Mais on ne peut pas payer le loyer", dit-elle, ajoutant que son mari n'a pas encore trouvé de travail.

La famille doit recevoir au total 760'000 yens de Tepco, soit trois mois de salaire moyen au Japon.

"Notre propriétaire a dit qu'il ne demandait pas de loyer jusqu'à l'été. Mais ça va venir vite et je ne sais pas ce qu'on fera après."

https://www.youtube.com/watch?v=qtCLlNFUhWk&feature=player_embedded


Les paradoxes de Fukushima
http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0201938833862-les-paradoxes-de-fukushima-300112.php
Etrange humanité. Il y a tout juste un an s'est produite au Japon l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire récente. Vingt mille morts, des villages rayés de la carte, des cultures et des économies anéanties par le passage d'un tsunami géant. Et quel anniversaire funeste célèbre-t-on aujourd'hui ? Celui de la destruction d'une centrale nucléaire qui, jusqu'à présent, n'a provoqué aucune victime officielle, mais dont le nom restera longtemps gravé dans la mémoire humaine.
Car le désastre nucléaire de Fukushima a rouvert une plaie jamais cicatrisée : celle de la peur de l'atome. Comme après Tchernobyl en 1986, Fukushima pose à nouveau trois questions clefs : celle de la sécurité, celle de la confiance et celle de l'économie.
La sécurité conditionne toutes les autres. Entre l'accident de Three Mile Island en 1979 aux Etats-Unis, qui n'a causé aucun dommage à l'environnement, et celui de Fukushima, une différence de conception et d'organisation. Ces installations vétustes n'auraient jamais dû se trouver en bord de mer et auraient dû être fermées depuis longtemps. L'inertie des autorités à le faire n'a eu d'égale que leurs atermoiements durant les premiers jours de la catastrophe. Cette attitude stupéfiante dans un pays si discipliné et habitué aux caprices de la nature a tellement effrayé spécialistes, politiques et citoyens à travers le monde qu'elle a conduit à repenser la sécurité des installations et légitimé le principe d'autorités fortes et indépendantes. C'est positif.
Ce qui l'est moins, c'est la confiance détruite par la peur, l'incurie et le mensonge. L'acceptabilité du nucléaire a été brisée au Japon, en Allemagne, en Suisse, fissurée en France. La technologie a perdu là une part de son avenir.
Ce qui nous amène à l'équation économique. Si le Japon abandonne le nucléaire, cela lui coûterait des centaines de milliards d'euros et réduirait encore son indépendance énergétique. En fait, le Japon, tout comme la France, ne peut pas tourner le dos au nucléaire. Les dommages économiques, mais aussi écologiques, en seraient considérables. Il n'est pas impossible que, à moyen terme, l'Allemagne revienne sur ses positions, comme l'ont fait les Suédois dans les années 1990.
Le second paradoxe de Fukushima aura alors été non pas de mettre fin au nucléaire civil, mais d'en rappeler le caractère à la fois fragile et stratégique
.


Fukushima ne doit pas être le nom du désastre nucléaire
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/09/fukushima-ne-doit-pas-etre-le-nom-du-desastre-nucleaire_1655609_3232.html
Si le débat sur le nucléaire n'occupe qu'une place modeste dans la campagne présidentielle, presque plus personne, en France et dans le monde, n'ignore le nom de Fukushima : très peu connu jusqu'à l'accident du 11 mars 2011, le nom de cette préfecture située sur la côte nord-est du Japon trouve aujourd'hui un écho planétaire. Des organes de presse ont même créé pour l'occasion une rubrique "Fukushima". Tout comme Tchernobyl, et davantage que Three Mile Island, ce nom est désormais un synonyme de catastrophe nucléaire.

Pourtant, force est de constater que l'ensemble des Japonais (médias, intellectuels, hommes politiques et les sinistrés eux-mêmes) désigne cet événement non par ce nom de lieu, mais par sa date : le 11 mars. C'est d'ailleurs cette appellation qui a été retenue, à l'unanimité, lors du Congrès mondial contre le nucléaire qui s'est tenu en janvier à Yokohama. Dès lors, la question se pose : pourquoi ce glissement d'une date à un lieu ? Et en quoi ce problème de dénomination est-il important, eu égard à un phénomène aussi grave, classé au niveau 7, le plus élevé sur l'échelle internationale ?


S'il est préférable de nommer cet événement le "11 mars", c'est d'abord que le nom de Fukushima se révèle trompeur. D'une part, la préfecture (d'une superficie de 13 782 km2) est très inégalement touchée par le rayonnement nucléaire : la région côtière est gravement contaminée tandis que, dans l'arrière-pays, les dégâts nucléaires, sans être inexistants, sont d'un niveau comparable à celui de l'agglomération de Tokyo.

D'autre part, plusieurs régions qui n'appartiennent pas à cette préfecture (le sud de Miyagi ou le nord d'Ibaragi par exemple) sont également atteintes. La contamination ne se limite pas aux frontières administratives, elle ne se réduit donc pas au nom de Fukushima.

De surcroît, si on lui laisse porter tout le poids de cette catastrophe, ce nom risque de constituer un symbole d'horreur qui génère des discriminations. Déjà, des enfants réfugiés de Fukushima ont été rejetés à l'école par peur de la "contamination radioactive". Certaines mères tentent même de faire modifier le lieu de naissance de leurs enfants à l'état civil pour y effacer le nom de Fukushima. Personne ne veut plus acheter désormais de produits de Fukushima, et les agriculteurs qui s'efforcent de sauver une partie de leur récolte sont quasiment traités comme des criminels.

Lors de mon passage dans la région, j'ai été frappée par les propos de deux écolières de 11 ans : "Nous, les filles de Fukushima, ne pouvons plus nous marier. On dit que nous ne devons jamais porter d'enfants." Ces paroles m'ont rappelé la jeune héroïne de Pluie noire - le célèbre roman de Masuji Ibuse paru en 1966, adapté au cinéma par Shohei Imamura et primé à Cannes en 1989 -, qui n'arrive pas à se marier parce qu'elle a été irradiée à Hiroshima. Sous le nom propre de Fukushima, les victimes sont de plus en plus considérées comme des agresseurs, voire traitées comme des démons.

Enfin, invoquer "Fukushima" pour désigner la catastrophe empêche de prendre conscience que la vie de beaucoup d'autres Japonais a complètement changé depuis cette date. Dans la ville d'Iwaki, à 60 kilomètres de la centrale, les habitants vérifient chaque matin lors du bulletin météo le taux de radioactivité de leur quartier. Les enfants vont désormais à l'école munis d'un dosimètre distribué par la préfecture.

Les mères échangent des recettes de cuisine qui peuvent limiter, paraît-il, la contamination alimentaire : les concombres marinés au vinaigre, les carottes pelées et bouillies longtemps dans l'eau salée, ce qui permettrait de réduire les niveaux de césium... Le nucléaire pénètre jusque dans les conversations quotidiennes : plutôt que de dire : "Il fait doux aujourd'hui, pourvu qu'il fasse plus doux demain", on dit désormais : "Le taux radioactif a baissé aujourd'hui, pourvu qu'il baisse encore demain."

Or, l'avènement de ce nouveau mode de vie ne touche pas que les zones proches des centrales accidentées. Même à Tokyo, certaines mères d'enfants en bas âge ne vont plus dans les supermarchés, leur préférant la vente par correspondance de légumes cultivés dans le sud.

La contamination atteint notre langage même. Une nouvelle expression est née depuis l'accident : pour faire circuler des informations, on emploie désormais le mot kaku-san ("diffusion"), qui était auparavant réservé aux matières chimiques et radioactives. Sur ce sujet, on se reportera au livre de Michaël Ferrier, Fukushima. Récit d'un désastre (Gallimard, 272 p., 18,50 €), qui décrit bien cette nouvelle façon de vivre, ni tout à fait vivante, ni tout à fait morte, qu'il nomme "la demi-vie".

On ne nomme pas un événement par hasard. La comparaison, non pas avec la Shoah bien sûr, mais avec la façon dont en France le film de Claude Lanzmann a fini par imposer ce nom, à la place d'"holocauste", pour affirmer l'unicité de cet événement dans l'histoire, nous invite à réfléchir sur les raisons pour lesquelles "Fukushima" prévaut en dehors du Japon. Un fait attire l'attention : après l'attentat qui a frappé le 11 septembre 2001 les tours jumelles du World Trade Center, nul n'a utilisé le nom de "Manhattan".

C'est au contraire une date qui a été adoptée par le monde entier, celle du 11 septembre, devenue depuis lors un nom propre : 9/11 (nine eleven), 11-Septembre. Une telle dénomination s'est imposée avec la conscience que ce drame n'affectait pas seulement les New-Yorkais ou les Américains, mais l'humanité dans son ensemble.

Bien sûr, nul n'ignore que l'appellation "Fukushima" s'est imposée à l'étranger pour des raisons géographiques, parce que, tout comme Tchernobyl ou Hiroshima, "Fukushima" se réfère à la région où le désastre a eu lieu. Mais ces noms de lieux n'éloignent-ils pas l'événement dans une imprécision exotique en laissant confusément à penser que l'accident nucléaire, c'est toujours le problème des autres ?

D'une certaine manière, le mal est déjà fait : "Fukushima" est aujourd'hui employé au détriment du "11 mars" pour nommer cet événement. Mais c'est précisément la raison pour laquelle nous devons faire attention à ce dont Fukushima est le nom : afin qu'il ne reste pas ce nom à consonance étrangère, qui a pour effet - et peut-être pour fonction - de particulariser le problème, et de ne pas considérer cette réalité comme un cataclysme étranger qui ne nous concernerait que de loin.

Le 11 mars 2011 un séisme, de magnitude 9, survenu au large de l'île de Honshu, fut suivi d'un tsunami qui a provoqué 21 000 morts et disparus. Puis, un accident nucléaire, le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986, se produisit dans la centrale Fukushima.


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Message  ivo le Sam 10 Mar - 13:20

Un an après la catastrophe, les habitants de Fukushima ont appris à vivre avec la radioactivité
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Le Japon s’apprête à commémorer demain le premier anniversaire du séisme du 11 mars qui a fait au moins 20.000 morts et disparus. L'accident nucléaire qui a suivi a condamné, pour des décennies, une partie du territoire. Gaele Joly de la rédaction du Mouv est allée à la rencontre des habitants de Fukushima.

>>>Japon - Page 3 Fuku1
Sachiko Sato, gérante du café "Hamoru" à Fukushima qui vend des fruits et légumes sains © Radio France Gaele JOLY

Dans cette ville particulièrement contaminée située à 70 kilomètres de la centrale, les habitants sont inquiets. Ils dénoncent le silence et l’attentisme des autorités. Mais ils se sont organisés et ont appris à vivre avec la radioactivité.

Les habitants de Fukushima ont appris à vivre avec la radioactivité, reportage signé Gaele Joly
http://www.franceinfo.fr/player/embed-share?content=552349

>>>Japon - Page 3 Fuku2
Nobuyuki Abé, est le coordinateur d’un réseau indépendant qui mesure la radioactivité © Radio France Gaele Joly

>>>Japon - Page 3 Fukus3
Le compteur Geiger a un taux relativement élevé dans les rues de la ville de Fukushima © Radio France Gaele Joly
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Message  ivo le Ven 11 Mai - 9:38

Au Japon, les ventes de couches pour adultes dépassent celles pour bébés
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Signe objectif du vieillissement constant de la population niponne : pour la première fois au Japon, les ventes de couches pour adultes dépassent celles pour bébés. Constat établi par le plus gros fabricant de couches japonais, Unicharm, qui s'est positionné sur le créneau des séniors il y a 25 ans.

Le vieillissement de la population est un casse-tête pour le gouvernement. Les finances publiques doivent assumer le financement des retraites et des dépenses de santé des séniors, avec une population active qui décline d'année en année, du fait de la baisse de la natalité.
Quelque 23% des Japonais ont plus de 65 ans, une proportion unique au monde. Et ils seraient 40% en 2060, avec une durée moyenne de vie des femmes approchant les 91 ans (86 ans pour les hommes).
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Message  ivo le Sam 16 Juin - 9:35

Le Japon décide de redémarrer deux réacteurs nucléaires
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C'est une première depuis la catastrophe de Fukushima provoquée par le tsunami du 11 mars 2011. Le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a ordonné le redémarrage de deux réacteurs nucléaires de l'ouest du pays.

>>>Japon - Page 3 RTR339XG
Manifestation anti-nucléaire devant la résidence du Premier ministre à Tokyo © Reuters Yuriko Nakao

Au terme d'un long processus de négociation entre le gouvernement et les autorités locales, le premier ministre a donc décidé de relancer les deux unités d'Ohi, exploitées par la compagnie Kansai Electric Power. Elles avaient auparavant été jugées sûres par l'Agence de sécurité nucléaire, un comité ad hoc et les élus locaux. C'est donc une première depuis la catastrophe de Fukushima puisque tous les réacteurs (50 au total) de l'archipel étaient à l'arrêt.

Une décision murement réfléchie mais sans surprise. Dans la semaine le chef du gouvernement japonais s'était déjà prononcé pour un redémarrage. M. Noda, justifiant son choix par la nécessité de prendre en compte les répercussions négatives sur l'économie et la vie des citoyens d'une insuffisance de courant. Le Premier ministre a promis qu'il ferait tout pour qu'une nouvelle catastrophe ne se reproduise pas.

"Le parti au pouvoir prend des décisions horribles, alors même que la nouvelle autorité de régulation nucléaire indépendante promise n'est pas encore en place" (Nobuteru Ishihara, responsable de l'opposition)

Si cette annonce est une victoire pour l'industrie nucléaire japonaise, elle ne fait pas l'unanimité. Une pétition appelant à l'abandon de l'énergie nucléaire et rassemblant quelque sept millions de signatures a été remise au gouvernement vendredi par le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe accompagné d'autres éminentes personnalités. Des milliers de manifestants opposés à l'emploi de l'énergie nucléaire se sont rassemblés vendredi soir et samedi devant la résidence du Premier ministre.

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Message  spike le Mer 27 Juin - 11:47



Le Japon nationalise le groupe Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima

27 juin 2012 à 09:33


En grande difficulté depuis la catastrophe de Fukushima, le groupe s'est résolu à accroître son capital, l'Etat venant à son secours en s'en portant acquéreur.

Les actionnaires de Tokyo Electric Power (Tepco) ont approuvé mercredi lors d’une assemblée générale ordinaire une augmentation de capital grâce à un apport de l’Etat, entérinant une nationalisation de facto de la compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima.

Alors que des opposants à l’usage de l'énergie nucléaire protestaient devant le gymnase où se tenait la réunion, les détenteurs de titres Tepco ont donné leur accord à une levée de fonds qui fera du pays le principal actionnaire de la compagnie privée.

Tepco est actuellement dans une situation extrêmement délicate, avec des finances dévastées par les conséquences de la catastrophe atomique de Fukushima, la pire depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, provoquée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Pour sortir de l’impasse actuelle, la compagnie va lancer une augmentation de capital, via l'émission, pour 1 000 milliards de yens (près de 10 milliards d’euros), de deux types de nouvelles actions préférentielles à l’intention d’une institution publique ad hoc.

Les autorités japonaises, qui deviendront alors propriétaires des actions d’ici au 25 juillet, seront majoritaires au tour de table de la compagnie avec dans un premier temps 50,11% des droits de vote, tout en ayant la possibilité de monter à 75,84%.

Les actions préférentielles émises seront en outre convertibles en titres ordinaires, ce qui le cas échéant accroîtrait encore le pouvoir de décision de l’Etat dans la compagnie.

(AFP)
http://www.liberation.fr/monde/2012/06/27/le-japon-nationalise-le-groupe-tepco-operateur-de-la-centrale-de-fukushima_829419
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Message  spike le Dim 1 Juil - 12:20



Retour contesté à la case nucléaire au Japon

30 juin 2012 à 00:05

DÉCRYPTAGE Plusieurs dizaines de milliers de Japonais opposés au redémarrage de la centrale d'Ohi ont manifesté vendredi à Tokyo.

Par ARNAUD VAULERIN

Près de seize mois après le désastre atomique de Fukushima consécutif au séisme et au tsunami du 11 mars 2011 dans le Tohoku (nord-est de l’Archipel), deux tranches vont redémarrer à Ohi dans l’ouest du japon. Le réacteur 3 de la centrale d’Ohi devrait dès ce dimanche être relancé, puis ce sera au tour du numéro 4 les jours suivants. Mais il faudra attendre la seconde quinzaine de juillet pour que les deux réacteurs gérés par l’opérateur Kansai Electric Power produisent effectivement de l'électricité. Il s’agit du premier réel redémarrage depuis la catastrophe de l’année dernière. Et de la fin d’un Japon sans énergie nucléaire: depuis le 5 mai, l’Archipel avait coupé l’atome à la suite de risques potentiels et d’opérations de maintenance. Dans un pays où le consensus est de mise, la décision en juin du Premier ministre Yoshihiko Noda de relancer deux réacteurs a semé la zizanie au sein de la population et des élus nippons divisés comme jamais sur le recours au nucléaire. Plusieurs dizaines de milliers de Japonais ont manifesté vendredi à Tokyo contre le projet du gouvernement.


Pourquoi le gouvernement redémarre-t-il deux réacteurs?


Depuis un an, le Japon a importé en masse du gaz naturel et du pétrole pour ses centrales thermiques qui ont pris le relais des sites nucléaires. Résultat, le déficit commercial a atteint 42 milliards d’euros en mars et les prix de l’énergie sont à la hausse. Les neuf compagnies privées d'électricité communiquent depuis un an sur leurs pertes abyssales. Tokyo ne veut pas plomber davantage une balance commerciale qui a déjà plongé depuis mars 2011.

D’une manière plus conjoncturelle, les autorités redoutent des pénuries d'électricité cet été qui traditionnellement correspond au Japon à un pic de consommation en pleine saison chaude et humide. «L'énergie nucléaire est une source d'électricité cruciale», a martelé Noda. De son côté, Shosuke Mori, président de la Fédération économique du Kansai, où sont installés les réacteurs d’Ohi, a plaidé sans relâche pour la relance, arguant que le Kansai risquait des pénuries de l’ordre de 15,7% sans redémarrage. Enfin, et l’explication est peut-être plus psychologique, les autorités ne souhaitaient pas laisser croire que le Japon pouvait se passer à court terme de l’atome.

Quels sont les motifs de division et de mécontentements?


Depuis la catastrophe de Fukushima, la société japonaise est traversée de doutes et de contestations qui visent une classe politico-économique discréditée par ses erreurs et ses mensonges. Le mythe de la sécurité nucléaire sur lequel l’Archipel avait fondé une partie de sa réussite industrielle a volé en éclat. Bien que peu relayé par les grands médias, le mouvement antinucléaire nippon (Sayonara genpatsu, «au revoir le nucléaire») a repris de la vigueur. «Que cesse un pouvoir qui privilégie l'économie devant la sécurité de ses citoyens», s’est écrié le journaliste dénonciateur de scandales Satoshi Kamata, un des meneurs Sayonara genpatsu soutenu par le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe et forts de 7,5 millions de pétitionnaires.


La décision jugée hâtive du Premier ministre a choqué nombre de Japonais qui ne veulent plus transiger sur la sécurité. Le 8 juin, Noda affirmait qu'à Ohi, en cas de séisme et de Tsunami, un accident du type de Fukushima était inenvisageable. Le Premier ministre appuyait son argumentation sur les études de l’Agence de la sécurité nucléaire (Nisa) qui a jugé sûres les unités 3 et 4 d’Ohi. Problème, cette instance de régulation est encore sous la tutelle du Meti, le très puissant ministère de l’Industrie, ouvertement pro-nucléaire. Et ce malgré les demandes répétées de l’AIEA pour séparer la Nisa du Meti. Le projet est toujours à l'étude chez les parlementaires.

Autre raté: les retards dans l'établissement des nouvelles mesures de sécurité. A Ohi, une centrale enclavée et mal desservie dans la baie de Wakasa, les plans de la compagnie Kansai Electric prévoient divers renforcements de la sécurité du site, mais le tout ne sera pas terminé avant au moins 2015. «Que se passera-t-il si un désastre intervient avant?», interrogeait récemment Masayoshi Son, le PDG de Softbank, profondément antinucléaire.

Deux éminents sismologues ont ajouté leurs expertises aux inquiétudes des anti-nucléaires. Selon Katsuhiko Ishibashi, de l’université de Kobe, le modèle sismique utilisé par l’autorité de régulation japonaise n’a pas pris en compte correctement les lignes de faille actives près de la centrale d’Ohi. «Les tests de résistance et les nouvelles règles de sécurité pour le redémarrage des centrales laissent ouverte la possibilité d’accidents. (…) Au lieu de renforcer les normes, ils représentent un sérieux recul en termes de normes de sécurité.»

Quelle est la situation des centrales nippones?


Avant la catastrophe du 11 mars 2011, le Japon disposait de 54 réacteurs couvrant près de 30% de ses besoins en électricité (contre 78% en France). Les autorités ambitionnaient même d’augmenter la part du nucléaire à plus de 50% d’ici à 2030. Mais Fukushima a totalement rebattu les cartes. Le Premier ministre Noda promet d’ici au mois d’août un nouveau plan énergétique à l’horizon 2030 pour une «réduction autant que possible de la dépendance à l'énergie nucléaire».

Il devra tenir compte de l'étude publié hier par un groupe de parlementaires nippons qui ont évalué la dangerosité des 50 réacteurs de l’archipel. Ils viennent de conclure que 24 doivent être démantelés au plus vite car situés sur des failles ou présentant d’autres risques importants. Selon le groupe «Genpatsu zero» («zéro centrale nucléaire»), qui rassemble des députés et sénateurs de tous bords, près de la moitié des réacteurs de l’archipel sont vulnérables au point de nécessiter un arrêt définitif et une démolition. Les unités les plus à risques sont les tranches 1 et 2 de la centrale d’Ohi, situées juste à côté des deux réacteurs 3 et 4. Parmi les 24 en question figurent également, les unités 5 et 6 encore considérées comme potentiellement exploitables à la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, ainsi que les quatre du site voisin de Fukushima Daini, deux complexes atomiques à la merci de répliques.
http://www.liberation.fr/monde/2012/06/30/retour-conteste-a-la-case-nucleaire-au-japon_830252
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Message  ivo le Dim 29 Juil - 18:57

Des manifestants anti-nucléaire encerclent le Parlement japonais
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A Tokyo, quelque 10.000 manifestants se sont rassemblés devant le parlement japonais, avant de former une chaîne humaine autour du bâtiment. Les manifestations contre le nucléaire sont de plus en plus nombreuses au Japon depuis la catastrophe de Fukushima.

>>>Japon - Page 3 RTR35J77
A l'approche du parlement japonais, les manifestants ont formé une chaîne humaine © Reuters Yuriko Nakao

Une dizaine de milliers de personnes ont manifesté, dimanche, à Tokyo. Ils protestent contre le nucléaire, et en particulier contre la remise en service, récemment, de deux réacteurs de la centrale d'Ohi, dans l'ouest du pays.

Ces manifestants ont fini par former une chaîne humaine encerclant le parlement japonais. "Non au nucléaire, non au redémarrage" pouvait-on lire sur les pancartes.

Plus d'un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011, on assiste à de plus en plus de manifestations anti-nucléaire au Japon. La plus importante remonte au 16 juillet dernier : 200.000 personnes s'étaient alors réunies dans un parc de Tokyo.

A quelques mètres de la manifestation anti-nucléaire à Tokyo, les précisions de notre correspondant Frédéric Charles
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Message  ivo le Ven 14 Sep - 9:15

Le Japon va annoncer l'arrêt à terme de la production nucléaire
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20120914.AFP8800/le-japon-va-annoncer-l-arret-a-terme-de-la-production-nucleaire.html
Le gouvernement japonais va annoncer ce vendredi mettre un terme à la production nucléaire du pays d'ici aux années 2030, dix-huit mois après l'accident de Fukushima, rapporte la presse japonaise.

Le Premier ministre Yoshihiko Noda devait réunir ses principaux ministres à 16H30 locales (07H30 GMT) autour du nouveau plan énergétique à établir pour tirer les conséquences de la catastrophe, ont affirmé les agences de presse Jiji et Kyodo.

D'après la presse, ce plan comprendra notamment l'arrêt progressif des 50 réacteurs du pays d'ici à la décennie 2030, faisant du Japon le troisième pays au monde après l'Allemagne et la Suisse à décider de sortir du nucléaire depuis Fukushima.

L'énergie nucléaire représentait près de 30% de la consommation de courant au Japon avant l'accident qui a débuté le 11 mars 2011 dans la centrale Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo), consécutif à un puissant séisme et le passage d'un tsunami géant sur la région.

Elle ne compte toutefois que pour une très faible part à l'heure actuelle, seuls deux réacteurs étant actuellement en opération, dans le centre du Japon. Les autres sont arrêtés, soit à cause d'un séisme soit en raison des mesures de sécurité supplémentaires exigées par les autorités après l'accident.

Depuis des mois, les autorités planchent sur un "nouveau plan énergie" pour le Japon qui a dû fortement augmenter ses importations de gaz naturel depuis l'accident pour compenser la baisse de production nucléaire.

La semaine dernière, le Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) de M. Noda a publié un programme énergétique qui devrait servir de canevas aux décisions du gouvernement.

Le PDJ a souligné que la troisième puissance économique mondiale devait "mettre toutes ses forces dans la balance pour qu'aucune centrale nucléaire ne fonctionne lors de la décennie 2030".

Il a édicté trois principes pour y parvenir: ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après 40 ans d'activité et n'accepter le redémarrage des tranches suspendues qu'après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc.

Le programme du PDJ suggère aussi que le Japon développe davantage les énergies renouvelables, prenne des mesures d'économie d'énergie, exploite les ressources des mers entourant l'archipel et se fournisse à un prix raisonnable en GNL (gaz naturel liquéfié) et autres énergies fossiles, y compris les gaz de schiste.
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Message  ivo le Ven 12 Oct - 20:46

Fukushima : Tepco reconnaît avoir minimisé le risque de tsunami
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C'est la première fois que la compagnie d'électricité nippone admet que la catastrophe nucléaire aurait peut-être pu être évitée. Tepco reconnaît en effet avoir minimisé le risque, par peur de devoir fermer la centrale de Fukushima.

>>>Japon - Page 3 RTR35A87
Au centre, le président de Tepco, Tokyo Electric Power Company © Reuters Issei Kato

Des aveux lourds de conséquences, 19 mois après la catastrophe de la centrale de Fukushima. La société Tepco, qui avait toujours soutenu que son plan de sécurité et sa gestion de la crise étaient conformes et que le séisme et la vague dépassaient toutes les prévisions possibles, est revenue vendredi sur ses affirmations, dans un rapport intitulé "Politique fondamentale pour la réforme du disposiitif nucléaire de Tepco".

L'opérateur a en effet reconnu qu'il savait qu'il devait améliorer la sécurité de ses réacteurs. Mais n'en avait rien dit, ni fait, de peur des conséquences. Il craignait notamment que ces travaux de prévention ne l'oblige à fermer provisoirement. "Il y avait aussi cette inquiétude que si de nouvelles et sévères mesures étaient imposées, cela provoquerait une préoccupation sur la sûreté de toutes les centrales existantes", dit le rapport.

Un danger stratégiquement nié

Des confessions encore plus graves que ce qu'avait pointé un rapport officiel en juillet dernier qui fustigeait l'aveuglement de Tepco. Pour cette commission, l'opérateur, comme le gouvernement japonais, n'avaient "pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire". Or, ils l'avaient bien perçue, mais l'avaient stratégiquement niée.

On ignore encore quelle sera la réaction des Japonais et des autorités du pays. Mais Tepco a déjà payé lourdement son inconséquence. Faute d'avoir fait les aménagements nécessaires à temps, non seulement il est responsable de la catastrophe que l'on sait, mais il a dû fermer 17 réacteurs, verser des indemnisations colossales, il a enregistré du coup des résultats financiers catastrophiques et a dû finalement être nationalisé en août dernier.
commentaires
Conclusions: il ne faut pas mettre entre n'importe quelles mains cette énergie tout comme la conduite, de nos économies...
Bénéfice (privé) immédiat, dettes publiques...
Si on considérait autre chose que ce bénéfice immédiat il apparaitrait clairement que cet énergie est l'une des plus cher... Mais bon visiblement après les générations qui ont mis ça en place... le déluge :/

y'a pas de guillotines au japon ??
à une autre époque ils se seraient ouvert le bide ...
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Message  ivo le Dim 28 Oct - 8:31

Radioactivité élevée pour les poissons de Fukushima
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/26/radioactivite-elevee-pour-les-poissons-de-fukushima_1781486_3244.html
Les niveaux de radioactivité des poissons pêchés sur la côte est du Japon restent élevés surtout au large de Fukushima, dix-sept mois après la catastrophe de la centrale nucléaire de Daiichi, selon une étude effectuée par un expert américain et publiée jeudi dans la revue Science. Ken Buesseler, chimiste à l'institut océanographique de Woods Hole (Massachusetts), a analysé des mesures du gouvernement japonais et conclu qu'il pourrait y avoir une source persistante de radioactivité dans l'océan Pacifique venant soit d'une faible fuite du réacteur de la centrale accidentée, soit de sédiments marins contaminés.
Lire (édition abonnés) : Japon : l'autorité nucléaire renforce les règles de sûreté des centrales

Il a aussi estimé, sur la base de ces données, qu'environ 40 % des poissons pêchés dans les environs de Fukushima ne sont pas consommables selon les normes établies par les autorités nippones. Le scientifique souligne, en outre, dans le numéro de Science daté de vendredi, que les niveaux de contamination dans presque toutes les espèces de poissons et crustacés ne diminuent pas. Mais ces niveaux varient selon les espèces, ce qui complique la réglementation par les pouvoirs publics.

ÉLARGIR L'ÉTUDE

Pour Ken Buesseler, qui avait conduit en 2011 une mission internationale de recherche sur un navire afin d'étudier la dispersion des radionucléides provenant de Fukushima, "il faudra faire plus qu'étudier les poissons pour prédire comment évolueront ces différents niveaux de contamination". "Nous avons surtout besoin de mieux comprendre les sources de césium et d'autres radionucléides qui continuent à maintenir ces niveaux de radioactivité dans l'océan au large de Fukushima", insiste-t-il.

Pour aider à atteindre cet objectif, le scientifique et son collègue Mitsuo Uematsu, de l'université de Tokyo, organisent un symposium dans la capitale nippone les 12 et 13 novembre. Le but est de présenter les dernières estimations disponibles sur les émissions de radioactivité de la centrale Daiichi, ainsi que leur impact sur l'océan, la vie marine, les poissons et fruits de mer. Le scientifique précise qu'au large de la côte nord-est du Japon, la vaste majorité des poissons pêchés reste en dessous des limites autorisées pour la consommation, même si les autorités japonaises les ont resserrées en avril 2012.
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Message  ivo le Lun 29 Oct - 10:50

Dette du Japon: le Premier ministre agite le spectre d'une paralysie totale
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/japon-faute-de-financement-rapide-l-etat-s-arretera-de-fonctionner-29-10-2012-2275141.php
Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a agité lundi le spectre d'une paralysie complète de l'Etat, déjà lourdement endetté, pour forcer l'opposition à voter une loi de financement le plus tôt possible.
"Si la situation continue, les services administratifs vont se retrouver à l'arrêt, ce qui pèsera sur la vie quotidienne des gens et entravera la reprise économique", a déclaré M.
Noda devant la Chambre des députés.
A l'instar des Etats-Unis pendant l'été 2011, le Japon est au bord de la cessation de paiement à cause d'un désaccord entre majorité et opposition. A Tokyo, le blocage se cristallise autour d'une loi purement technique.
D'habitude, l'adoption de ce texte qui autorise le gouvernement à émettre les obligations nécessaires au fonctionnement des services centraux de l'Etat s'apparente à une formalité, mais il est bloqué actuellement au Sénat.
Le principal mouvement de droite, le Parti Libéral-Démocrate (PLD), a en effet décidé cette année de ne pas le voter tant que M. Noda n'aurait pas dissout la Chambre des députés afin de convoquer des élections législatives anticipées.
M. Noda a appelé à "des discussions franches entre la majorité et l'opposition" et à "cesser d'utiliser la loi d'émission des obligations comme une carte politique", alors que des dépenses au profit des collectivités locales ont déjà dû être reportées.
Le Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) de M. Noda est majoritaire à la Chambre des députés mais minoritaire au Sénat; or, le feu vert des deux chambres du Parlement est nécessaire au passage de cette loi budgétaire.
A défaut, le gouvernement de la troisième puissance économique mondiale pourrait se retrouver à court d'argent dès le début décembre, bien que la plupart des analystes jugent cette hypothèse peu vraisemblable.
"L'arrêt des services gouvernementaux est possible sur le papier, mais cela n'arrivera pas", a affirmé David Rea, de l'institut de recherche Capital Economics.
Les deux principaux partis ont trop à perdre à créer le chaos par leur inaptitude à s'entendre, "aussi il est très improbable qu'un accord ne soit pas trouvé avant la fin novembre", a-t-il souligné.
Le conflit porte sur la date des élections législatives anticipées, que M. Noda a promises au PLD en échange de son soutien au vote d'une augmentation de la taxe sur la consommation, obtenu en août.
A l'époque, le Premier ministre avait promis de dissoudre la Chambre des députés "dans un proche avenir", une expression vague au coeur du blocage actuel.
Les législatives doivent se tenir au plus tard à l'été 2013, mais la droite réclame un scrutin au plus vite pour bénéficier de l'impopularité de l'exécutif, accusé de mauvaise gestion des suites de l'accident nucléaire de Fukushima, de faiblesse diplomatique face à la Chine et d'indécision économique et sociale.
Ce contretemps parlementaire pourrait ne constituer qu'une péripétie, si elle ne mettait en lumière les blocages structurels de la vie politique dans un Japon lesté de la plus lourde dette des pays développés.
Le pays est endetté à hauteur de 236% de son produit intérieur brut (PIB) en 2012 (quelque 10.000 milliards d'euros), a souligné le FMI dans son dernier rapport mondial sur le sujet, un taux bien supérieur à ceux des Etats européens menacés par les marchés comme la Grèce (170%), l'Italie (126%) ou l'Espagne (90%).
Plus de 90% de la dette du Japon est il est vrai détenue par des Nippons, ce qui met ses finances publiques à l'abri des sautes d'humeur des investisseurs internationaux. Le pays dispose en outre d'amples réserves de change et d'une monnaie forte.
Mais ce trou se creuse rapidement, avec un déficit public estimé à 10% par le FMI cette année, et pourrait se transformer en un fardeau insupportable pour les générations à venir, d'autant que les naissances sont rares et la population vieillissante, avertissent nombre d'experts.
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Message  ivo le Lun 29 Oct - 10:56

Les conséquences inattendues de Fukushima
Le 14 septembre, le gouvernement japonais a annoncé au monde entier l'arrêt du nucléaire civil d'ici la fin des années 2030, mais il ne renonce pas à la construction de nouveaux réacteurs, ni à la production de plutonium. Il pourrait également utiliser le nucléaire à des fins militaires.
>>>
http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,energies,nucleaire,les_consequences_inattendues_fukushima,138393.jsp
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