la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ...

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Message  ivo le Jeu 21 Oct - 10:09

Guerre d’Algérie : la parole libérée
France Info - 05:16

Presque 50 ans après l’indépendance de l’Algérie, de plus en plus d’anciens, civils ou militaires, Français ou Algériens, éprouvent le besoin de témoigner sur cette guerre qui a mis 45 ans à dire son nom. Des documents inédits paraissent aujourd’hui, dans un livre co-édité par France Info et les Arènes. Pour prolonger cette expérience, France Info vous propose un dossier spécial : rencontres avec des acteurs de cette époque, reportage sur la nouvelle et déjà polémique Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et un forum spécial pour recueillir témoignages et documents de ceux qui souhaitent faire part de leur vécu sur la guerre d’Algérie.

la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... Algtxt-57d7c
Une automitrailleuse surveille la cashbah d'Alger, le 10 janvier 1957, en pleine bataille d'Alger.
© AFP

Ils s’appellent Stanislas Hutin, Noël Favrelière, René Técourt, Jean-Pierre Villaret, Bernard Bourdet, Mohammed Ghafir ou Bachir Hadjadj. Ils étaient appelés, engagés volontaires, militants de l’OAS, combattants du FLN… Tous ont été des acteurs de ce conflit qui aura duré 7 ans, entre la France et l’Algérie. A 20 ans, ils ont découvert cette guerre qui ne disait pas son nom et qui fera 25.000 morts dans les rangs français et dix fois plus parmi les Musulmans, civils et militaires. Beaucoup dénoncent l’amnésie de la France sur cette période sombre de son histoire. Aujourd’hui, près de 50 ans après les faits, leur parole se libère. Ils racontent leur engagement, les opérations-massacres, la torture, la “corvée de bois”, le prétendu “maintien de l’ordre” et la propagande de l’armée française.

La plupart d’entre eux jugeaient ce combat contre l’Algérie indépendante injuste et dégradant. Quelques-uns ont déserté pour ne pas devenir à leur tour des criminels de guerre. Ils se considéraient comme des “occupants” face aux combattants algériens. L’indépendance de l’Algérie leur apparaissait comme « historiquement juste ». Ils se souviennent de leur “grand soulagement” à la fin de la guerre mais se remémorent aussi l’embarquement des cercueils de leurs camarades, à bord des bateaux qui les ramenaient vers la France.

En 1999, la France a enfin décidé d’appeler les événements d’Algérie par leur nom, on parle désormais de “guerre” et plus simplement d’opérations de maintien de l’ordre. Cette guerre autour de laquelle le silence a été entretenu, de plus en plus d’appelés la racontent aujourd’hui. Comme pour se réapproprier ce conflit qu’on avait voulu leur confisquer.

Une fondation controversée sur la guerre d’Algérie
France Info - 05:16

La Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, voulue par Nicolas Sarkozy, a été installée cette semaine aux Invalides, à Paris. Son objectif est de "réconcilier" les mémoires de cette guerre si longtemps niée. Mais à peine née, elle suscite la controverse. Issue de la loi de 2005 sur l’apport des rapatriés d’Algérie, elle est boudée par les historiens et par les Algériens. Ils la soupçonnent de vouloir promouvoir une histoire orientée.

La première tâche de la fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie sera sans doute de prouver sa propre légitimité. Elle a été installée ce mardi aux Invalides, à Paris, par le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Hubert Falco. Et elle provoque déjà une levée de boucliers.

Le pêché originel, celui qui provoque la méfiance des historiens et de certains des acteurs de la guerre d’Algérie, c’est qu’elle est née de la loi 23 février 2005, “portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des français rapatriés”. Le texte avait lui-même fait flamber une polémique des deux côtés de la Méditerranée en recommandant aux enseignants d’insister sur “les aspects positifs de la colonisation” auprès de leurs élèves. L’article avait finalement été abrogé.
L’idée de la fondation avait elle aussi été abandonnée. Mais elle a été relancée par Nicolas Sarkozy en décembre 2007. Le président estimait qu’elle contribuera à la réconciliation des mémoires.


Cette tâche originelle, dans l’esprit de ses opposants, est encore réhaussée par la composition du conseil d’administration, qui décide du financement. Le budget du nouvel organisme s’élève en effet à 7,2 millions d’euros. L’Etat en apporte trois. Le reste provient de trois associations d’anciens combattants : la Fédération nationale André Maginot, les “Gueules cassées” et Le Souvenir français. Certains dirigeants de ces associations ont signé le manifeste des généraux, au début des années 2000. Il minimise et justifie l’utilisation de la torture par l’armée pendant le conflit. D’où le scepticisme des historiens spécialisés les plus reconnus, comme Benjamin Stora, Jean-Pierre Rioux ou Jean-Charles Jauffret. Ils ont refusé d’entrer au conseil scientifique, jugeant que le travail de la fondation risquait d’être orienté et de favoriser une vision de l’Algérie et de la guerre conforme à celle de l’armée et des nostalgiques de la période coloniale. Ils dénoncent une opération électoraliste, destinée à flatter un lobby encore actif et s’inquiètent des conditions dans lesquelles des archives privées pourraient être collectées.

Autre grande absente, la FNACA, principale association d’anciens combattants d’Algérie avec 350.000 adhérents. Elle dénonce une sélection par l’argent : les associations qui n’ont pas versé leur écot sont exclues du conseil d’administration.

Manquent aussi à l’appel les Algériens. Pas le moindre représentant de l’Algérie à l’inauguration de la fondation. Un choix unilatéral curieux pour un organisme destiné à “soigner les plaies” encore vives de cette histoire, qui pèse encore sur les relations franco-algériennes.

Hubert Falco et Claude Bébéar, le président de la fondation, ont assuré qu’elle serait “un lieu ouvert où on s’efforce de réconcilier les mémoires sur ce conflit qui a déclenché tant de passions”, promet le secrétaire d’Etat. Réconcilier les mémoires n’est pas la question pour les historiens : il s’agit d’abord d’écrire une histoire dépassionnée. Si c’est possible.


Guerre d’Algérie : vos témoignages

France Info - 05:17


la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... Algjounal
Le journal intime d'un ancien soldat en Algérie. - © RF / Sébastien Baer

A l’approche du 50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, le temps est venu de témoigner. Les éditions Les Arènes s’associent à France info, au Nouvel Observateur, à El Watan et à la FNACA pour rassembler toutes les mémoires de ce combat fratricide.

Vous étiez Algérien, Français de métropole ou d’Algérie.
Entre 1954 et 1962, vous avez été appelé ou militaire d’active, vous étiez harki dans les rangs de l’armée française, vous avez milité pour le FLN, vous avez participé aux combats de l’ALN, vous étiez activiste de l’OAS ou militant contre la guerre :

- Vous pouvez contribuer à ce forum en apportant votre témoignage.

- Et vous avez la possibilité d’envoyer des documents numérisés (carnets, photos, journaux personnels etc) à l’historien Tramor Quemeneur, co-auteur du livre Algérie 1954-1962, rassemblera, ordonnera et mettra en ligne (avec votre autorisation) ces pages de notre histoire commune.

Envoyez vos documents à l’adresse : t.quemeneur@arenes.fr

ivo
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Message  ivo le Jeu 21 Oct - 17:49

Guerre d’Algérie : vos témoignages
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AMOROS Berthe
21 octobre 2010 - 11:23
Mon petite enfance en Algérie !

Nous avons été rapatriés en JUIN 1962 ! Je n’etais qu’une pauvre gosse de 8 ans ,mais j’ai des souvenirs ,des bons et des mauvais ! Les bons ,la plage ,l’ecole avec mes copines Algériennes ou Françaises ,ballade avec la 2 cv cammionette de mon oncle .... Les mauvais ,entendre les explosions devant l’immeuble ,la peur de mes Parents ,le depart de la SENIA en avion ,l’arrivée en France ,parqués a Marignane dans un hangar ,le vol d’un panier de nourriture que ma mere avait préparé ,des bols de café au lait tous les jours ,il n’y avait rien d’autre !! La mutation de mon Pere a Dijon !!!!!!!!!!!nous n’avions jamais vu la neige ,nous n’avions jamais froid !! C’est le secour populaire qui nous avez fourni des vetements ! Mon Pere travaillait la nuit ,seule ma Mere avec 6 gosses avait PEUR ! Les Français du village jetaient des pierres sur les volets ,nous traitaient de ""sale Arabes"",a l’ecole s’etait terrible ,on avait peur d’y aller ,Tout n’etait qu’insultes ! Alors la France de cette époque ,je la déteste !! Mes Parents ,mon Pere comme ma Mere pleuraient ,et nous mangions ce que l’on avait ,c’est a dire pas grand chose ,des vetements pourris ,des chaussures trouées .IL m’a fallu du temps pour comprendre ce qui s’etait passé ,mes Parents n’en parlaient jamais ,et c’est en grandissant que j’ai compris ! Aujourd’hui ,mon plus GRAND BONHEUR c’est de retourné en Algérie ,c’est la TERRE ou je suis née ,juste un retour aux sources ,sans haine ,sans mepris ,juste de l’amour comme je dis a mes AMI(E)S Algériens ! J’esper pouvoir le faire ""se voyage"" avant de mourrir ! Berthe AMOROS !

#
philburt
21 octobre 2010 - 10:32
Pour info

On parle trop souvent, de l’armée française et de ses erreurs face à la guerre en Algérie, en occultant par la même occasion la vie des pieds noirs et de leurs rapports vis à vis des arabes (ce n’est pas péjoratifs). En effet, je peux vous apporter le témoignage de mes parents issues de deux familles françaises vivants depuis 1870 en Algérie. Ils étaient tous les deux jeunes médecins généralistes dans une région proche d’Alger. 80 pour cent de leur clientèle était arabe, et mes parents étaient très aimés. Tout cela pour vous dire en raccourci que tout le monde ne s’entendait pas si mal en Algérie en ce temps là. Les Français de France, n’imagine pas que les pieds noirs voyaient à cette époque la France comme un pays où il faisait bon passer des vacances de temps en temps, mais pas plus. La façon dont s’est comporter les politiciens de Paris pour gérer ce conflit et innommables vis à vis de tous les habitants d’Algérie sans distinction. Au lieu de gérer cette situation par la force, il aurait fallut peu de chose et d’intelligence pour que l’Algérie naisse sans souffrir, et que les pieds noirs puissent rester chez eux dans leur pays...

#
ap83210
21 octobre 2010 - 08:38
mémoire à sens unique...

Il faudrait peut être relire les journaux de l’époque, se souvenir des atrocités commises par le FLN et son chef le tristement célèbre Hammirouche ; il faudrait aussi montrer dans quelles conditions se passaient les opérations militaires. Si les morts d’algériens furent nombreuses il ne faut pas tout mettre sur le "dos" des français : que l’on se souvienne de la sanglante opposition entre le FNL et le MNA, les corps mutilés découverts dans des caves (MATCH de l’époque), tout est occulté, pourquoi ? La France ne cesse de battre sa coulpe... Pourquoi ? Personne ne dit que les indépendantistes étaient minoritaires, mais que par la terreur, ils ont imposés leur loi, et la encore se furent des algériens qui furent assassinés par leurs coreligionnaires. C’est bon ! Que les Français n’aient rien à faire en Algérie est une réalité, mais la France n’est pas responsable de tous les maux. Que l’on arrête de ressasser le passé, c’est ce qu’il convient de faire... Mais au fait, ça va rapporter combien ?


*
doppler
21 octobre 2010 - 11:12
merci de cette mise au point

je suis moi aussi sensible a la cause algérienne mais cette guerre a été une guerre de terreur contre les populations orchestrée par le Fln qui a confisquée cette révolution a son profit et continue a manipuler les milieux mediatiques pourquoi ne pas mettre en parallèle sur la radio la violence des deux parties ? que cherche la radio , a attiser et justifier la violence des banlieux identifiée a cette cause pour une grande part continuez a diviser les francais réenclenchera la guerre d’ algerie ici

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Message  ivo le Ven 22 Oct - 10:08

Guerre d’Algérie : vos témoignages
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Rédaction
21 octobre 2010 - 17:50
Précision de la rédaction de France Info

Plusieurs posts n’ont malheureusement pas pu être publiés sur ce forum. Son objectif est de recueillir des témoignages ou des souvenirs ayant trait à la guerre d’Algérie, les vôtres ou ceux de parents ou de proches. Il ne s’agit pas ici de publier des avis, des opinions ou des commentaires sur cet évènement historique ou sur les reportages que France Info a diffusé sur le sujet. Même si certains sont tout à fait pertinents. Merci de votre compréhension.
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Message  ivo le Ven 22 Oct - 18:50

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Laurent
22 octobre 2010 - 14:01
50 ans plus tard et toujours la rancoeur...

Mon père, jeune appelé, a déserté l’armée française, estimant que cette guerre coloniale était injuste. Il est stupéfiant de constater que son nom figure toujours sur la liste des "traitres" sur le site d’une organisation pro-Algérie française.



Je ne dirais donc rien de plus sur la portée de son engagement personnel durant cette période, ceci risquant de mettre en danger lui et d’autres personnes.

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Message  ivo le Lun 25 Oct - 19:30

Guerre d’Algérie : vos témoignages
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Tekber w’tensa

Mon grand père "bon" français, militaire de carrière a participer à la guerre d’Algérie.. et ne m’en a jamais parlé, ni même à sa fille ou sa femme.

Mon oncle français de "souche", a aussi participé a la guerre d’Algérie, il m’en a pas parlé ! Ah si on lui à donné l’ordre de tiré dans le dos d’un prisonnier qui fuyait et m’a dit qu’il avait fait exprès de le rater. IL s’est pris 40 jours de trou et le fuyard à été abattu plus loin.

Le Beau père de mon frère est Kabyle. IL s’est battu pour les français, pas par choix, mais de force !

Il m’a raconté la cicatrice de 40 cm de long qui parcours son dos....une rafale dans le dos au moment d’un assaut.. oui dans le dos.. ! par qui ? Il ne l’a jamais su, mais on sent qu’il croit savoir !

Il m’a raconté l’arrivé en France ; les camps de réfugiés pendant 5 années... !

Il m’a montré le montant de sa solde de militaire.. dérisoire... à peine symbolique !

Il m’a raconté aussi comment il lui avait été compliqué de renouveler sa carte d’identité, non pas pendant les évènements de cette époque, mais en 2009, en 2009, oui !

Enfin, il m’a demandé pourquoi les villes françaises ne sont-elles jamais jumelées avec les villes algériennes ?

Tu grandira et tu oubliera, c’est ce qu’il m’a dit en partant.
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Message  ivo le Mer 27 Oct - 13:28

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Carole
27 octobre 2010 - 09:48
j’avais besoin de faire la paix avec les anciens adversaires de mon père

J’avais 6 ans lorsqu’en 1958, mon père,jeune sous-officier de l’armée française, a disparu dans une embuscade, quelque part dans le Djebel de Tacheta Zougara, à mi chemin entre Alger et Oran.

Il avait 31 ans, l’âge de tous les projets dont l’un, j’en suis sûre, était de me voir grandir à ses côtés. Ma mère, inconsolable, m’a élevée dans l’ombre de ce père. Aussi j’ai bien connu toutes les associations d’anciens Combattants, des veuves de guerre, des pupilles de la nation… Aussi j’ai porté des gerbes sur les monuments au mort et des fleurs, tous les dimanches au cimetière Gaillard à Agen… Et j’ai grandi comme ça, petite fille bien triste accompagnée de sa mère qui ne se résignait pas à quitter le deuil. Sa longue silhouette noire me tenait fortement la main, un peu comme si elle avait peur de me perdre, moi aussi.

Les années ont passé : études, emploi, mariage, enfants.... . jusqu’à ce 12 octobre 1990 où je me suis trouvée, avec ma mère, au crématorium de Lyon pour assister à l’incinération du frère cadet de mon père,. lui aussi, ancien de l’armée coloniale, engagé à 15 ans et deux mois, dans la Légion étrangère.

Nous sommes si peu dans ce bâtiment que je m’entends sangloter. Et c’est dans cet endroit lugubre que soudain, j’éprouve de la honte : jamais je n’ai été curieuse de cet oncle, ni de lui, ni de mon père, ni des autres. Soldats d’un pays qui voulait à tout prix conserver ses colonies, son Empire, ils en avaient payé le prix fort : la vie et les injures des autres. A l’époque, des Français leur avait même craché dessus alors qu’ils revenaient de ces guerres, par bateau, rongés par les maladies tropicales, blessés ou, pire, atteints de névrose qui feront que beaucoup d’entre eux (6% selon l’armée) se suicideront.

De retour en France, ils ne parlaient pas de ce qu’ils avaient vécu et se contentaient de se retrouver, parfois, entre eux, dans des associations qui, aujourd’hui, se réduisent en peau de chagrin.

Alors, j’ai mené ma propre enquête sur ces deux hommes. Une longue, très longue histoire qui m’a fait voyager et rencontrer des hommes et des femmes au bout du monde. J’étais partie avec deux petits soldats blancs et je suis revenue avec des centaines de milliers de soldats de toutes les couleurs.

Ainsi, de 1990 à 1992, j’ai dévoré des livres qui parlaient des guerres coloniales de la Libération jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Deux ans pour m’informer avant de faire le pèlerinage que je m’étais promis de faire : Vietnam, Algérie, Sénégal. Quelques uns des pays où mon père et mon oncle s’étaient battus. Un pèlerinage en quelque sorte.

1992 : mon avion décolle à Alger. Je n’ai qu’une adresse en poche, celle d’un couple d’Algériens, amis d’amis que j’ai à Toulouse sont là pour m’accueillir. J’ai les yeux brillants car je suis très émue de me retrouver dans ce pays où mon père est mort. A peine arrivée, je n’ai qu’une envie : prendre le train et aller à Tacheta Zougara, près de Chlef, ville anciennement appelée Orléansville alors que l’Algérie était française. C’est la période la plus dure du terrorisme et le pays est à feu et à sang. Arrivée à Chlef en train, je prends un taxi pour Tacheta et là, je me trouve seule, dans cette petite ville où la présence française se fait encore ressentir : l’église est devenue une mosquée, les bâtiments militaires, un souk et les belles maisons de colons bordent les rues principales. Très vite, autour de moi, se forme un attroupement : la présence d’une européenne est un événement. On me pose des questions et j’explique : « Mon père est mort ici… Ancien soldat de l’armée française…. J’ai sa photo, quelqu’un l’a connu ? » L’attroupement se fait de plus en plus dense autour de moi. Je commence à avoir peur. La police débarque et me demande mes papiers. Heureusement, j’ai eu la sagesse de ne pas amener avec moi, ma carte de presse…

Et puis, l’impensable se produit…Dans la foule, des vieux en djellaba invectivent les policiers. Ils ne semblent pas avoir peur d’eux, bien au contraire. Ils leur parlent en arabe puis en français « Son père est mort ici… Un peu d’honneur s’il vous plait.. Partez ! ».
Tout le monde se tourne vers les policiers qui me rendent mes papiers et s’en vont sans prononcer un mot. A partir de ce moment là, l’ambiance se détend et la photo de mon père, serrant dans ses bras, un Algérien, circule de mains en mains. Oui, il y a bien des anciens qui l’ont connu. Certains me donnent des détails, il avait une dent en or, l’année où il est mort… Je ne sais pas si ces vieux ont été contre ou avec mon père, mais en vérité, l’essentiel pour moi n’est pas là. Ils sont là et veulent bien m’amener où le corps de mon père a été retrouvé. Tout se passe très vite, une heure plus tard nous sommes une dizaine dans un vieux pick up à monter vers le djebel. La dernière route que mon père a emprunté. Je prends une photo. Et puis, soudainement, la voiture s’arrête. Nous descendons tous, silencieux. « C’est ici » me dit Abdeldaker Aouameur en pointant du doigt un fossé qui longe un petit bois. Je me penche et je me demande à quoi un homme de 31 ans, qu’il soit français, algérien ou vietnamien peut penser quand il sait qu’il va mourir ? Le silence est pesant. Recroquevillée sur mon appareil photo, je me mets à pleurer. Les vieux, ceux de la génération de mon père, se rapprochent de moi et me prennent la main « La guerre est finie » me disent ils « il y avait des braves chez nous et des braves chez toi ». Je resterai une semaine en Algérie où je serai reçue, avec tous les honneurs, par des anciens combattants de l’ALN (armée de libération nationale), dans leurs associations et nous parlerons. Jamais, je n’ai entendu de leur bouche, le moindre mot de revanche vis-à-vis de la France, jamais. Ils m’amèneront à la mairie où le maire, Ahmed Benzoïda, s’empresse de retrouver dans les archives, le certificat de décès du soldat Creste. Un vieux papier poussiéreux dont j’obtiens une photocopie « Mort pour la France, c’est bien lui qui avait cette mention à gauche de son nom ? ». Avec eux, je parlerai de ces années de guerre. Hassani, le vieux sage du village m’a raconté l’ambiance qui régnait ici : la nuit appartenait au FLN et le jour aux Français. La population vivait la peur au ventre.

En revenant vers Alger, je me suis arrêtée à Chlef où j’ai été reçue par un chef de la résistance algérienne « Je suis Mohammed Enayes, le gouvernement français m’avait condamné à mort en 1959 ». Il me montre des photos du maquis algérien « des embuscades, il y en a eu tellement dans ces montagnes ! » Il m’accompagne à la gare « Khoun kount babak kounmaftareht bik » (si j’étais votre père, je serais fier de vous ». Nous nous serrons la main. Je ne le reverrai plus. Je passe le premier de l’an 1992 en Algérie et avant de partir, je participe à la grande manifestation des femmes à Alger contre le terrorisme. Nous sommes à la veille d’élections et le pays est à feu et à sang.

Ce pèlerinage me réconforte : là bas, de l’autre côté de la Méditerranée, les anciens adversaires de mon père, ceux qui avaient les armes à la main, ceux qui ont vu leurs camarades mourir, n’ont pas de haine vis-à-vis des Français. Plus tard, en 2003, je rencontrerai Abdelhamid Benzine, l’un des fondateurs de l’O.S (organisation secrète) et qui pour avoir participé au soulèvement de Sétif en 1945, a fait de nombreuses années de prison en Algérie. Deux ans avant sa mort, le vieil homme de passage à Paris, m’a reçue chez son petit fils, et lors d’un long entretien que j’ai enregistré, m’a dit « Vous savez, ces soldats, même si nous nous sommes battus contre eux, maintenant… avec le temps, je peux le dire, c’étaient nos frères de sang, nos frères de galère, nos frères tout court ». En 2006, j’entendrai les mêmes mots, d’une femme, ancienne résistante à Koléa, Zoubida Moumene, deux fois arrêtée pour avoir ravitaillé les maquisards algériens « du respect pour nos souffrances, quelque soit l’adversaire, nous devons en avoir. Nous étions face à face et chacun de nous a rempli sa mission avec courage. Maintenant, je le dis, je rends honneur à tous les soldats de cette guerre, quels qu’ils soient ! ». Pour eux, c’est désormais aux politiques de se parler car de leur côté cela bien fait longtemps, qu’ils ont fait la paix.
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Message  ivo le Jeu 28 Oct - 10:45

Guerre d’Algérie : vos témoignages
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Nadia Aouassi
23 octobre 2010 - 20:18
UNE FRANCE BIEN INGRATE
Je témoigne en hommage à mon pauvre père qui c’est suicidé en se défénestrant, traumatisé par cette sale guerre d’Algérie. Mon père Algérien vivant en France au moment de la guerre d’Algérie a été " apellé" comme tous français pour combattre contre les siens . Il en est revenu totalement traumatisé ,il aurait même mieux vallû qu’il meurt.Il n’a pas eu de vie . J’ai appris tard qu’il avait combattu au coté de la France avec " honneur" et " fidélité" et j’avoue que je lui en est voullû d’avoir accepté de risqer sa vie pour un pays aussi ingrat.Il m’a confié qu’on l’avait obligé. J’avoue que l’ambiance raciste de notre pays me rapelle la souffrance de mon père de mon grand-père qui lui aussi a combattu au coté de la France et a été griévement blessé par des éclats d’obus en 14-18. Je ne suis pas fière que mes ancêtres aient combattu pour cette France qui ne nous considère toujours pas comme citoyen français " légitime".

GONZALEZ
24 octobre 2010 - 17:29
ENFANT D’ALGERIE

bonjours à tous, j’ai 54 ans , je suis né en ALGERIE à ORAN quartier de la SENNIA ; ainsi que ma soeur . Nous avons vécus aussi la guerre , avec des enlevement dans notre famille mon oncle et ma tante, l’égeorgement du père de mes oncles , les fusillades, les bombes, et d’un peu plus l’enlevement de notre mère. MON père était gendarme auxilliaire. Nous somme rentrés en FRANCE aprés l’indépendance. Nous avons avons connus ma soeur et moi le grand soulevement des pieds noirs en algérie. Se jours là nous etions sur notre terasse avec des boites et nous crions ALERIE FRANCAISE. LES PARAS avaient chainé tout le parcourt. A cette dernière époque 62 nous étions à FORT DE L’EAU ou mon frére est né en 60. Quand nous prennions le car pour ALGER nous nous faisions arrété ; Votre article est bien, mais vous ne parlez pas assez des massacres menés par les FLN ; vous parlez beaucoup des massacres fait par l’arméee francaise . Il faut savoir que du coté pieds noirs surtout les gens simples il y a eu beaucoups de massacres et d’enlevement. Presque personne en parle. C’est un plaie non cicatrisée que chaque pieds noirs garde au fond de lui. C’est vrais que nous avons un mur du souvenir à perpignant surnomé le mur de la honte . Il n’y a pas de honte, si il y en à une elle est de chaque coté ( MUSULMANS, comme FRANCAIS ; IL faut savoir que nous les petits pieds noirs, nous n’avions pas le choix , c’était la valise ou le cercueil. Maman, ma soeur, mon petit frère et moi, nous sommes rentés en France, par le dernier bateau militaire avec deux caisses en bois. Depart, douloureux , et tromatisant ; surtout quand vous voyez votre père resté sur le quaie, que tout le monde chanté hytme des pieds noirs, et que le bateau faisait jaïs de sa sirène ALGERIE FRANCAISE ; Que de larmes verssé.Quelle gachi cette guerre. L’accueil ne fus pas des plus beau en FRANCE. Je dirais meme un acceuil pourris. J’aimerai y retourner sur les traces de mon enfance. ORAN, MOSTAGUANEM, TOUNINE et FORT DE L’EAU ; Si vouvoulez on peu en parler de tout ceci.

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Message  ivo le Ven 29 Oct - 12:13

Guerre d’Algérie : vos témoignages
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thomas serge
28 octobre 2010 - 12:41
je suis fils d anciens combattants

bonjour à tous je suis fils danciens combattant d algérie mon papa est déceder en 1986 blesse du poumon.en 1955.mais je n oublirai j amais ces larmes quand ils ont retrouver 22 de ces camarades égorger vers blida .et aussi pour l armeé francaise l eau ce payent.je n oublirai jamais ces larmes il a été sauver par un nomer simon lucien lorsque ils ont tomber dans une enbuscade .et sont copain à disparut à sont tour..alors quand je vois que l n retrouve des prisonnier algerien torturer par l armeé mais tous ces jeunes appeler comme mon pere qui on été torturer et jamais revenu est ce qu on n y pensent à eux .ils avainet à peine 20 ans ont leurs à briser leurs jeunnesses et des fammille endeuiller à jamais serge thomas
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Message  ivo le Mar 2 Nov - 12:38

Guerre d’Algérie : vos témoignages
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MCM
30 octobre 2010 - 15:21
Nos pères ces héros pour nous et ces zéros pour la France

Mon titre est amer tout comme le sont encore certains de nos pères qui ont combattu pour la France qui c’est détourné d’eux et les a traités comme des moins que rien. Voilà un peu de leurs histoires. Mon papa a souscrit un engagement de deux ans dans l’armée en 1961, il avait 18 ans. Par le jeu des mutations, il a fini dans un régiment basé à St GERMAIN EN LAYE. En 1962, il a rejoint avec son régiment la France. Puis un jour une dépêche est tombée. Il fallait renvoyer les gens du "cru" là bas. On lui a dit qu’il avait un mois de permission pour partir visiter ses parents. Il devait faire valider son titre de permission dans une gendarmerie locale. Une fois en Algérie, il s’est rendu à la gendarmerie pour faire valider son titre de permission. Il a été fait prisonnier par le FLN qui était en place. Il a réussit a s’évader au bout de 3 ans. Cet emprisonnement, il l’a passé à déminer des terrains, regarder mourir des amis d’infortune et être blessé par des explosions de mines. A force, il a pu revenir sur le territoire nationale avec ma mère. A son arrivée, il a fait savoir qu’il était militaire. On lui a dit que non. L’armée avait mis fin à son contrat comme ça sans aucune explication, sans aucun droit. C’était facile car il ne sait ni lire ni écrire. Il a ensuite été placé dans un camp et avait pour mission la cuisine. C’est étrange, les bons morceaux de viandes étaient souvent détournés par les cadres du camp. Les vêtements étaient vendus à ces pauvres bougres alors qu’ils avaient été donnés par des organismes. Ils ne percevaient pas de prestations familiales. Les sorties étaient soumises à autorisation. Ils n’existaient plus. Les fortes têtes ont été brisés. Mon père, lui a eu la chance d’être jeune et d’avoir caché les cicatrices de ces blessures. Au fait, j’oubliai un fait important, nos parents ont tous été déchus de la nationalité française. Pourtant, pour être dans l’actualité, il n’avait pas tuer un membre des forces de l’ordre. Ils avaient justes combattus pour la France. Par la suite, ils ont été manipulés par les politiques. On vous donne de l’argent ce n’est pas si mal. Malgré cela, ils ne sont pas amer. Certains des enfants le sont devenus. Mon père n’a pas pu aller enterrer son père. Il ne peut pas aller visiter sa mère. La France n’est TOUJOURS pas capable d’assumer sa responsabilité. Quand j’entends certains politiques parler du fait que la déchéance de la nationalité n’existe plus depuis PETAIN. Je rigole jaune. Et ce qui me révolte encore plus, c’est que certain enfants de harkis soient médaillés et que les parents ne le soient pas. Qu’on fait ces enfants ? Nos pères sont des héros et les gouvernements successifs des zéros.

CRONIER Patrick
1er novembre 2010 - 07:31
regard d’enfant

2 de mes frêres ont fait 28 mois en Algérie. Le 2ème avant son départ était un jeune homme beau,joyeux, chanteur et danseur plein de vie. Il avait beaucoup de succès auprès des filles. A son retour, il s’est définitivement muré dans le mutisme et le célibat, j’avais 11 ans en 62.Un jour, j’ai ouvert dans le grenier sa valise de bois et j’ai trouvé ses effets militaires mais surtout des photos horribles de GMC pleins de cadavres empilés aux vêtements retroussés, on distinguait nettement les traces de balles. Le chef de la Willaya, je m’en souviens encore s’appelait Sih Mahkdar, il était au nombre des cadavres. Mon frère était radio, mais il a participé à des opérations violentes. Son groupe s’est fait tirer dessus par la Légion Etrangère mais surtout B...... évoquait, très gêné, des sévices sur femmes et enfants.
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Message  ivo le Mer 3 Nov - 10:02

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Philippe Ximénès
2 novembre 2010 - 08:34
Ignominie

Si les guerres favorisent la torture, la "Guerre d’Algérie" ne fut pas épargnée par des exactions de toutes natures commises par les différents protagonistes. De fait, les uns n’ont pas de leçons à donner aux autres... Cependant, je suis consterné par cet épisode tragique qui s’est déroulé à Ténès. En effet,des rebelles furent tués, et leurs corps fut étendus aux yeux de tout un village durant quelques jours sur la place publique (Place du Jet d’Eau) qui aujourd’hui est devenue, et pour cause, la "Place des Martyrs". Pour en avoir été le témoin auditif récent par des personnes (des deux camps) ayant vécues cette époque malheureuse, il semble que l’action qualifiée d’un style alors "moyennageux" à suscité plus de haine auprès de la population musulmane au détriment du bon sens, et qui sait peut-être favoriser un éventuel processus de "Paix". Un homme, quel que soit son parcours de vie, dès lors de son décès mérite tout le respect et les règles d’usage.

ernestito
2 novembre 2010 - 21:45
loi cremieux

mon pere n’a pu continuer ses étude car étant indigene et d’une famille pauvre, il ne correspondait pas "Pour le secondaire, le nombre d’élèves Algériens musulmans scolarisés en 1938 par exemple, était de l’ordre de 991 contre 13 229 Européens, à la même date, les étudiants musulmans du supérieur étaient de l’ordre de 94 contre 2 138 Européens." et il ne faut pas oublier que ce qui a séparer pied noir et juifs des indigènes, c’est bien la loi crémieux. "... le décret s’avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d’Europe et auxquels s’assimilent désormais les juifs". s’il n’y aavit pas eu ce décret, il n’y aurait jamais eu cette déchirure
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Message  ivo le Jeu 4 Nov - 10:58

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SOUVENIR FRANCAIS D’ALGERIE
3 novembre 2010 - 06:49
FRANCAIS D’ALGERIE NOUS AVONS ETE ACCEUILLI COMME DES CHIENS

Je voudrai ici apporter mon témoignage. Tous les Français d’Algérie ont été traité comme des chiens par les Français de métropole. Toute ma jeunesse j’ai été discriminer par la France.Encore à 55 ans dernièrement j’ai voulu refaire ma carte d’identité,j(ai été traité par l’administration Française comme un apatride.L’héritage de Pétain Ma famille a largement participé la Libération de la France en 45 dans la Resistance .Même 50 ans après,la souffrance est toujours là.La France nous a trahis.Ne croyez pas que nous pied-Noir on va oublier que la France a abattu des civils innocents.J’attends que Sarko fasse amende honorable sur l’Algérie.Mais que vive la France que j’aime.Liberté Egalité Fraternité !

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Message  ivo le Dim 7 Nov - 10:15

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RAF5 NOVEMBRE 2010 - 14:24 Pour l’histoire

Pour écrire l’histoire, il faut dire qu’avant juillet 1962 , nous étions tous Algériens comme les natifs de Bretagne sont Bretons et étions tous français puisque l’algérie était composée de départements Français comme les Alpes maritimes ou l’isère où tout les natifs de ces départements sont français. Seulement De Gaulle a eu peur d’un débordement démographique musulman envahissant la métropole d’où une des raisons de son choix pour l’indépendance de l’Algérie

benherrat4 NOVEMBRE 2010 - 23:15 l’heritier

je suis le digne héritier de Monsieur AOUAMERI mon grand père et Monsieur BENHERRAT que dieu ai son âme mon père j’ai eu la chance de participer au réunion des MESALISTES dans les années 80 a lewarde dans le nord dans l’arrière salle du café de Monsieur NAILI régulièrement il d’invité des personnalité algérienne comme le fils et la fille de MESALI Monsieur STORA et encore d’autre. comment pardonné a la France ????? alors que je suis né en France

Jean SARRAT5 NOVEMBRE 2010 - 10:29 Il était, il était une fois mon Algérie à moi

Beaucoup à notre place, nous le petit peuple Pied Noir, ont écrit notre histoire. Je dirais même ont écrit à notre place cette histoire si compliquée que nous avions des difficultés à comprendre nous le petit peuple. Comment expliquer ce déchirement après 130 années de coexistence alors que rien dans ce petit peuple d’Arabes, de Juifs et Chrétiens venus de différents Pays et Régions de France, ne les avait préparé à cette haine si soudaine. J’ai écrit mon histoire, car je ne supporte plus que d’autres sans l’avoir vécu, raconte ce que fut notre enfance, notre jeunesse dans ce Pays qui n’existe plus. Je raconte ma vie, ma vie dans toute sa vérité, passée dans ce Village "Pointe Pescade" que j’ai baptisé" Capitale du Pays où il a fait bon vivre". Si vous voulez partir dans ce voyage du réel, allez chez "edilivre.com" et consultez ou achetez : "Il était, il était une fois mon Algérie à moi", l’autobiographie de Jean SARRAT
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Message  ivo le Lun 15 Nov - 10:48

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yves6 novembre 2010 - 16:06 la Mémoire

Pardonner est un acte généreux et ce sentiment vous honore. Vous dîtes également que vous n’oublierez pas ce que la colonisation vous a infligé,mais rassurez vous,votre mémoire a bien été entretenue en France ! Pendant cinquante ans,ont étés diffusés des films,des documentaires,des débats où vous apparessez toujours comme les bons face aux méchants colonialistes. Ce qui confirme, comme vous le sous entendez ,que vous êtes meilleurs que nous ! Pied-noir de condition modeste(comme la majorité de mes compatriotes)je suis sensible à certaines injustices que vous avez subies par la faute des gouvernements successifs de la France et des Métropolitains qui ne s’intéressaient pas aux habitants de notre pays. Quand la France, en 1830, a fait appel à toute l’Europe pour peupler ce territoire, ce sont des immigrés de la misère(vous êtes bien placés pour le comprendre !) qui sont venus construire ce pays souvent au péril de leur vie. ils en ont fait leur nouvelle patrie,avec une grande reconnaissance et un amour profond envers la France pour laquelle ils se sont battus. Malheureusement, par le passé, toutes les conquêtes ont opprimé les peuples vaincus,l’Histoire nous le démontre. Prenons par exemple la colonisation de l’Algérie par les Arabes au VIII et Xe siècle : elle a persécuté les véritables autochtones de ce pays,les Berbères en les repoussant au fond des montagnes des Aurès et de Kabylie en les privant de leur religion,de leur culture et de leurs traditions. La France, malgré des erreurs a tenue la parole donnée lors de la conquête et a respecté les musulmans. Les Berbères sont-ils prêts à pardonner et à oublier ce qu’ils subissent encore aujourd’hui ? Tout cela pour vous rappeler que nul n’est entré en Algérie, à part les Berbères ,que par la force et la conquête,la denière avant celle des Français étant celle des Turcs,dans un pays dévasté et misérable.Vous avez raison de dire bienvenue chez vous,l’Algérie était aussi notre pays. La seule question est de savoir pourquoi les pieds-noirs ont du s’enfuir. Si les exilés d’Algérie sont reçus si chaleureusement aujourd’hui, c’est parce que des liens profonds d’amitié,de fraternité se sont tressés au fil des années sur les bancs des écoles,sur les stades, pendant les guerres et surtout, par le voisinage, dans les quartiers populaires où ils vivaient en paix avec les familles musulmanes. La guerre d’Algérie est comme un iceberg, on ne voit que la partie qui émerge et seulement sur une face, celle qui concerne vos souffrances. Les nôtres sont encore cachées depuis cinquante ans !On ne veut pas en parler,à croire qu’elles n’existent pas ! C’est pourquoi je ne peux pas vous pardonner les monstruosités que nous avons subies puisqu’elles n’existent pas. Vous avez raison, les plaies ne sont pas encore cicatrisées tant que toute la vérité ne sera pas faite sur ce drame. Par contre, on nous demande de nous agenouiller devant un CHEF du FLN pour demander pardon. Alors,je vais le faire personnellement, mais debout,les yeux dans les yeux !Pardon d’avoir contribué ,par les soins médicaux à réduire notablement la mortalité dans ce pays et permis que vous passiez de deux millions d’habitants, à notre arrivée, à dix millions, à notre départ. Pardon de vous avoir apporté une culture que vous n’aviez pas et un enseignement que vous avez refusé pendant plus de quatre-vingts ans puis réclamé plus tard comme insuffisant en criant à l’injustice. Pardon d’avoir fondé un pays moderne envié par certains pays d’Europe à l’époque,et d’avoir découvert et mis en valeur les richesses du sous sol,tout ce dont vous avez hérité et dont vous vous servez aujourd’hui, avec, en prime, le sahara qui ne vous appartenait pas. Et enfin, pardon à titre personnel d’avoir cru que je pourrais rester dans mon pays, même sous un autre régime,alors que votre leader FLN souhaitait, lui,une Algérie islamique débarassée des pieds-noirs(il l’a écrit),après une épuration ethnique(entre autre le 5juillet 62 à ORAN)destinée à récupérer ce que vous pensiez vous appartenir(affaire des biens vacants !) Malgré tout, je vous tendrai la main volontiers, sans rancune et sans haine lorsque toute la vérité sera faite sur ce drame dont nous sommes sortis meurtris vous et nous,animés d’une même passion pour ce pays que nous aimons tant. Mais à tous les faussaires de cette histoire,je citerai la phrase d’ Abraham Lincoln qui a dit :"vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps,vous pouvez tromper tout le monde un certain temps.Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps."


Algerien7 novembre 2010 - 15:59 Guerre d’algerie

mon père fut activiste du FLN, à Paris où il a été emprisonné à l’age de 18 ans, jusqu’à l’indépendance de l’Algérie. je voudrais vous répondre sur un point, la France de 1789 n’aurait jamais du envahir une terre qui ne lui appartient pas, de soumettre son peuple et le réduire a un statut d’animal ou presque. sous couvert d’une expédition civilisatrice, j’en veut aux Algeriens d’avoir supporté cette injustice pendant 130 ans, où mon peuple à subit tant d’injustices, de misère de brimades et de bougnioulisation, au coté d’Européens venus de tout les pays de méditerranée insensibles en majorité a la souffrance des autres, et jouissants de tous les droits. j’en veut à mes grands parents qui ont combattus pour la france pendant les deux grandes guerres, ils auraient du combattre pour la liberté ou contre les nazis mais pas pour la France qui n’a jamais rien fait pour eux. je comprends votre souffrance madame, mais c’était inéluctable, la France n’avait rien à faire là bas depuis le début, mais les français auraient pu vivre avec les Algeriens dans l’harmonie et le respect mutuel dans un pays juste où chaque citoyen aurait eu ça place, et où la liberté, l’égalité et la fraternité pour seule devise. la France de 2010 et de Sarkozy, n’a pas compris et vante les effets positifs de la colonisation, alors je dis merci à mon père et à ces semblables qui ont pu retrouvé leur dignité et ce sont levé contre cette injustice. mais hélas elle a couté la vie à tant, d’hommes, de femmes et d’enfants.

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Message  ivo le Mer 17 Nov - 10:53

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Yann13 novembre 2010 - 16:17 Et nous, Pieds Noirs, qui voulions vivre avec les Algériens

Nous étions de ce petit peuple de pieds noirs, modestes, qui partagions notre vie de pauvres avec les algériens. Nous nous engueuillions, mais nous aimions bien. Que l’on s’appelle Ahmed, Rachid ou Rodrigo, Marcel ou Samuel, nous étions un de ces peuples bigarrés et mélangés, de la Méditerranée qui vivait, riait, pleurait, et était capable de se comprendre et de s’aimer.

Et puis, il y a eu le pétrole et les grandes puissances financières qui ont voulu mettre la main sur ces richesses possibles et qui ont inventé un monde qui n’était pas le nôtre. Ils nous ont divisés pour s’approprier ces richesses possibles.

Nous étions dans un univers qui n’était pas parfait.

Nous aurions voulu qu’Ali vienne avec nous voter ou vivre avec les mêmes droits et devoirs, puisqu’ils avaient eu le droit de mourir avec nos pères à Verdun ou Cassino.

Nous étions un peuple, et on nous a séparés.

Oui, nous nous sommes engagés pour une Algérie Française, mais une Algérie où les mots Liberté - Egalité - Fraternité ne devait pas rester des mots vides gravés au fronton des Mairies, mais deviennent une réalité, vivante et riche de la diversité mélangée de toutes ces cultures.

Oui, j’ai milité pour l’Algérie Française, mais une Algérie où, comme je l’ai fait quelques années plus tard, nous pouvions nous marier sans chercher l’origine, la couleur de peau, la religion des uns et des autres, pour construire un monde de fraternité, mais un monde où l’on craquait pour la beauté de ces yeux noirs, la chevelure brillante et ondulante d’une fille qui marchait au soleil, où sa famille savait ouvrir la porte avec des "Youyous" de joie devant l’amour qui arrivait, et qui parfumait notre lit avec de la fleur d’oranger... Un mélange d’amour et de fraternité.

Oui, j’ai milité avec candeur, ne voyant pas que l’on nous manipulait, comme on manipulait Farid ou Bachir en lui disant qu’il serait libre après l’indépendance.

Oui, nous avions une espérance humaniste qui a été volée, trahie, et manipulée par une 4° République où les Gaullistes jouaient la carte du pire pour pouvoir en profiter et réaliser un coup d’Etat qui eût mérité la Haute Cour de Justice... et ce sont nos peuples qui ont "payé" pour tous ces manipulateurs et ces voyous qui ont construit leur avenir sur la destruction de notre Pays au lieu de vouloir accepter de regarder les possibles et d’essayer d’offrir en tendant une main fraternelle, un avenir à tous ces peuples qui vivaient, aimaient, pleuraient ensemble.

Une occasion d’amour gâchée que nous payons aujourd’hui dans nos banlieues.

Payez le prix de ce que vous avez semé, Messieurs les politiciens gaulistes et tous ceux qui s’en réclament. Vous avez construit votre avenir sur nos tombes, par trahison et par impudeurs.


BARON Marie-Claude14 novembre 2010 - 11:03 ma guerre d’Algérie

Le 10 mars 1962, 9 jours avant la fin de la guerre, mon papa qui était gardien de la paix à MALAKOOF (92) a été tué lors d’un attentat OAS devant la salle des fêtes d’Issy les Moulineaux (92)...j’avais à peine 10 ans et j’y pense tous les jours, aujourd’hui j’ai 58 ans ! Evénement disponible sur le site de l’INA
http://www.ina.fr/recherche/recherche?search=attentat+OAS&vue=Video


Ampugnani14 novembre 2010 - 17:37 Alger vu par un jeune métropolitain en 1960

Mon père ayant été nommé à Alger en juin 1960, je me suis retrouvé dans cette ville à 17 ans. Etant d’origine corse nous avions pas mal de relations dans cette ville ce qui m’a permis d’être rapidement intégré dans la communauté pied noir. D’emblée je ne m’y suis pas senti à l’aise : j’étais en Algérie et les seuls Algériens que je voyais en centre ville c’était des enfants cirant les chaussures des jeunes européens devant la faculté, des cantonniers et des bonnes à tout faire : point de classes moyennes algériennes en centre ville, peu ou pas d’élèves algériens au Lycée Gauthier, deux mondes qui se détestaient. En fait j’ai rapidement découvert qu’il n’y avait pas deux communautés mais trois : les Algériens, les pieds noirs et les métropolitains qui en général n’approuvaient pas les outrances des pieds noirs ; de nombreux métropolitains, pas tous évidemment, se sentaient plus proches des Algériens ou au moins comprenaient leur combat. Deux choses m’ont partculièrement choqué : les coups de pieds habituels dans les boites à cirages des petits cireurs au moment de payer et le fin du putch le 23 avril 1961 : nous habitions en bordure du square Laferrière entre le bâtiment du gouvernement général et la grande poste, donc bien placés pour assister à cette mascarade militaire. Le dernier jour j’ai vu un officier du 2ème REP abandonner ses hommes et son uniforme pour fuir en civil dans une voiture aronde. Et ces mêmes militaires parlaient pendant ce putch de fraternité ! quelle honte !


Larcher14 novembre 2010 - 19:36 Le souvenir est lourd à porter

L’homme gît sur le dos, et je touche sa veine jugulaire. Il me vient aussitôt une douleur à l’âme et une brûlure aux yeux après son sacrifice. Oh ! je t’en prie, Alexis, ne me lâche plus la main malgré le sable du désert qui remplit ta bouche. Le 7 mars 1959, Djebel Baten Déroua, j’ai été blessé en entraînant mes hommes à l’assaut d’une résistance rebelle. Hélas, l’un d’eux y a laissé sa vie. Je ne l’ai jamais oublié.


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Message  ivo le Jeu 18 Nov - 9:54

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Mosta10 novembre 2010 - 00:44 Mon histoire algérienne détruite par De Gaulle

Le Général de Gaulle a apporté à tout le peuple d’Algérie (hors activistes FLN) d’abord l’espoir de la paix. Il avait choisi l’Algérie française, mais ça aurait aussi bien pu être comme la Tunisie ou le Maroc un protectorat pacifique. Puis sa trahison amène l’angoisse, les larmes et le sang, dans la déchirure ethnique ; le déracinement des Pieds Noirs et les massacres des Harkis.. Tout cela sciemment accepté par lui dans les accords d’Evian .

Et non content d’être à l’origine de ce drame, il a laissé ensuite véhiculer par les médias l ’idée que tous les musulmans étaient pour l’indépendance ; les terroristes du FLN étaient de valeureux héros ; les Pieds Noirs de méchants colons (alors que les colons propriétaires terriens n’étaient que 7%) ; les militaires du contingent français des tortionnaires, et les harkis qui avaient tout donné à la France des collaborateurs ! Double peine pour eux !

Et depuis 48 ans les médias, aidés par une certaine classe politique aux idéos irréfléchis enfoncent le clou dans cette caricature.

Je vais donc vous raconter mon histoire Algérienne, qui n’a rien à voir avec ces préjugés : J’ai vécu l’Algérie comme un paradis... pour tous, sans distinction ! J’occulterai volontairement les horreurs récurrentes de la guerre pour vous raconter ma vie là bas jusqu’à l’age adulte : Simple, belle, fraternelle. Je n’ai connu ni racisme ni discrimination tant décriés ! Et je le démontre, photos à l’appui. — - Je suis issu d’une famille de forgerons, et non colons, arrivée en Algérie en 1870. Mon père a quitté la forge pour entrer dans la police en 1950 aux cotés d’autres collègues musulmans, dont son propre brigadier ! (ref 1 photos envoyées à France Info)
Ma mère, descendante d’une famille espagnole installée en Algérie depuis 3 générations travaille dès l’age de 10 ans dans un magasin dont le patron était juif, et le gérant musulman. (ref 2 FI) Cette ascendance autochtone aurait dû m’octroyer de fait le droit du sol !
A l’école il y a forcement plus de musulmans que de chrétiens de part la démographie Algerienne (ref 3 FI )
En ville, le boulanger, l’épicier le mécano ; mon instituteur ; les amis policiers de mon père etc... pouvaient être indifféremment musulmans, juifs ou chrétiens. La réussite sociale n’était pas discriminatoire.

Très important : nous logions dans 2 pièces d’une maison appartenant à des musulmans à qui nous payions le loyer (surprenant n’est ce pas ? C’est comme çà !). (ref 4 FI) Cette cohabitation nous donnait le privilège de profiter du doublement des cultures, évènements sociaux, gastronomie et fêtes religieuses... Exemple : Noël, Pâques avec nous....et les Aïds, petit et grand, chez eux. Anecdote : Comme la propriétaire était veuve, c’était mon frère et moi qui promenions le mouton voué au sacrifice.... (ref 5 FI).

Dans les défilés ou quelques soient les manifestations communales, les militaires et notables musulmans étaient représentés sans distinctions. (ref 6 FI)

Pendant la guerre 39-45 mon père a fait la campagne de Tunisie, puis l’Allemagne dans le régiment des Zouaves... avec les fameux "indigènes" . (ref 7 FI)..... Et des tonnes d’autres souvenirs de mixité fraternelle.

Puis des pressions politiques étrangères sont venus tout détruire. Utilisant tous les moyens possibles ils ont jeté dans une rébellion injustifiée des gens qui ne le voulaient pas.

Par une analyse grossière on peut deviner ce qu’il a pu se passer :
Si l’on dit à 9 millions de gens "Ici vous êtes chez vous. Les chrétiens vous ont colonisés. Il faut les renvoyer ! C’est sûr que la xénophobie va faire son travail et il y en aura bien 1 million qui acquiesceront, et certains prendrons les armes comme terroristes.

Ceux ci font donc des attentats, et l’armée réplique. Or quand un jeune soldat fraîchement débarqué retrouve son compagnon d’arme la gorge tranchée et les testicules dans la bouche, c’est sûr que le premier musulman qui passe, innocent, subira la vengeance. Ce sont des "dégâts collatéraux". La haine augmente, et le FLN recrute facilement encore des pro indépendantistes. La rébellion s’accentue.
Ils utilisent aussi la force pour recruter parmi les musulmans : torture, nez coupés et même des exécutions de familles entières pro françaises dans les douars.
Et enfin De Gaulle passant à une politique d’indépendance, les derniers indécis s’y rangent par mesure de sécurité. Le compte est bon : la moitié pro FLN. La moitié regrettant le renvoi des français.

Du coté des Pieds Noirs qui subissent d’une part ces crimes aveugles, et d’autre part une répression parfois sanglante de la part des forces publiques françaises pour revendiquer la promesse de Gaulle d’Algérie française (ex une centaine de morts rue d’Isly) la haine ne fait qu’augmenter, amplifiée par le désespoir. Et c’est le soulèvement des Pieds Noirs coté OAS, contre le gouvernement (barbouzes).

Et tout ce peuple qui vivait heureux s’est déchiré ! Et c’est la fin ! Les Pieds Noirs exilés en terre inconnue ! Les Harkis abandonnés par la France sont livrés à l’ennemi et massacrés sur place. La poignée de rescapés sont parqués et humiliés comme colabos !

Des milliers de morts ! pourquoi ? la moitié des Algériens frustrés ne rêvent que de venir en France ! Voilà le bilan du conflit Algérien géré par le Général De Gaulle.


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Message  niouze le Jeu 18 Nov - 14:30

la plupart des temoignages que tu nous mets proviennent de soldats ; harkis ; ou pied noirs
c'est à dire ne provenant que d'un camp....
je mets donc, si ça interesse le portrait de mohammed harbi activiste algerien (et plutot libertaire ) et aussi historien , intéressant aussi parce qu'il n'est pas tendre non plus avec le FLN et évite tout angélisme
lu dans le cqfd du mois dernier (du coup j'ai dû attendre ce mois si qu'il le mette en ligne)
Portrait de Mohammed Harbi

Une histoire algérienne

Mis à jour le :12 novembre 2010. Auteur : Anatole Istria.

Pour reprendre un lieu commun de l’histoire contemporaine française, la guerre d’Algérie est cet autre « passé qui ne passe pas » [1] . Acteur et historien de cette période, Mohammed Harbi, 77 ans, y pose un regard à la fois critique, serein et libre, loin de l’esprit revanchard et de l’instrumentalisation politique, à l’image sans doute de l’homme qu’il est. Nous l’avons rencontré chez lui, non loin de Ménilmontant.

En 1993, Mohammed Harbi écrivait dans son livre L’Algérie et son destin : « Il faut, pour le plus grand profit des générations nouvelles, tourner le dos à une histoire qui vise seulement à culpabiliser l’autre, et sécrète, volontairement ou non, la xénophobie et entretient l’anti-algérianisme. » Près de vingt ans après, le bilan est « alarmant », constate Harbi. En France, ce sont les nostalgiques de l’Algérie française qui revendiquent l’étendard des « mémoires meurtries » des pieds-noirs et des juifs algériens à l’occasion de la sortie de Hors-la-loi, le film de Rachid Bouchareb. Plus encore, c’est l’Assemblée qui vote, en 2005, une loi pour la reconnaissance nationale vis-à-vis des harkis dont l’article 4 (déclaré inconstitutionnel par la suite) prévoyait d’enseigner « le rôle positif de la présence française outre- mer, notamment en Afrique du Nord ». C’est aussi la polémique autour d’un ouvrage qui présente « une vision apologétique de l’Algérie coloniale et de l’action des militaires » [2] dont l’auteur, Patrick Buisson, président de la chaîne Histoire, est aussi connu comme conseiller de Nicolas Sarkozy. Du côté algérien, c’est un projet de loi criminalisant le colonialisme qui vient finalement d’être mis de côté en raison de « considérations diplomatiques et juridiques ». « Nous sommes toujours dans des luttes politiques qui prennent appui sur l’ histoire pour la fabrication de nouveaux mythes, commente Mohammed Harbi. Nous ne sommes pas vraiment dans l’histoire. »

Avant d’être un historien incontournable, Harbi est surtout un témoin et un combattant de la lutte pour l’indépendance algérienne. Malgré la répression qui touche son Constantinois natal en mai 1945 (voir « Le bon temps des colonies »), cette date symbolique ne constitue pas pour autant le « mythe fondateur » de son engagement dans la lutte anticoloniale : « J’appartenais à une famille possédante, j’ai été au lycée, j’ai côtoyé des Européens, je trouvais absolument inadmissible que nous [les Algériens] soyons inférieurs à cette catégorie de la population. C’est le problème de l’inégalité qui m’a poussé dans la lutte nationale. D’ailleurs, ce n’était pas simplement le problème de l’inégalité entre Européens et Algériens, mais aussi celui entre Algériens eux-mêmes, à travers les familles possédantes, dont la mienne. Cela m’écœurait profondément. Mon engagement a été aussi social. » Très tôt, au lycée, Mohammed Harbi rencontre Pierre Souyri, membre du groupe Socialisme ou Barbarie, et se forme à un marxisme anti-stalinien. Puis il fréquente des militants trotskystes et libertaires à Paris au début des années 50 : « Du fait de leur internationalisme théorique, ces militants d’extrême gauche prétendaient mieux comprendre que nous ce que nous devions faire, se souvient-il avec une pointe d’ironie. Effectivement, pour nous les choses n’étaient pas toujours extrêmement nettes, ni socialement ni politiquement. Il nous a fallu chercher un chemin. Dans nos discussions, Daniel Guérin [3] ou Michel Raptis [4] ne voulaient considérer la société algérienne qu’à travers les rapports socio-économiques. Mais celle-ci a d’autres dimensions, notamment le problème de la sécularisation qu’on n’avait jamais eu à examiner. Déjà, dans le mouvement étudiant national en France, dans les années 50, lorsque s’était posé le problème de la laïcité, c’est l’organisation avec le sigle musulman qui a prévalu, empêchant les juifs et les Européens partisans de l’indépendance de se joindre à nous. Dans les courants étatistes, le recours au religieux était très important. » Pris dans la stratégie de la lutte armée, le FLN choisit dès le départ une plateforme strictement nationaliste. « Dans l’immigration algérienne nous cherchions une convergence avec la classe ouvrière. Mais j’ai rapidement compris que cette convergence n’était pas automatique, ni du côté français ni du coté algérien. Le FLN a alors choisi de rompre avec la tradition de participer aux batailles sociales et politiques en liaison avec le mouvement ouvrier français. Pour le FLN, la lutte armée était la seule forme de lutte sérieuse. »

La guerre sanglante entre les deux courants rivaux, le MNA (Mouvement national algérien) dirigé par Messali Hadj et le FLN qui lance l’insurrection de la Toussaint 54, constitue un autre point critique auquel est confronté le camp nationaliste et sur lequel le film de Bouchareb met l’accent. « C’est une audace de parler pour la première fois dans une fiction des luttes fratricides entre Algériens, mais il manque une lecture politique de cette lutte. Personnellement, j’étais un acteur de la scission. J’ai pris parti contre Messali en raison de la résurgence du religieux chez ses militants, comme souvent dans un contexte de crise politique. D’autre part, Messali aurait pu rassembler un congrès avec toutes les fractions, mais lui aussi estimait que ses opposants devaient disparaître de la scène politique. Enfin, il prétendait toujours incarner le chef national. C’est pour ces raisons contingentes que je me suis prononcé contre lui. Par la suite, quiconque refusait le monopole du FLN devait sinon s’effacer, ce qu’ont fait pas mal d’organisations – dont le Parti communiste algérien qui avait lui-même mis en place des maquis dès septembre 1955 et qui a dû faire allégeance au FLN, – sinon être éliminé. Messali, lui, a refusé de se soumettre et la bagarre a commencé. Dans Hors-la-loi, on essaie de faire croire que la rivalité entre le FLN et le MNA a pour origine le fait que Messali était réformiste et légaliste tandis que le FLN était pour la lutte armée, mais c’est absolument faux. Messali était aussi pour la lutte armée. »

De plus en plus divergent au sein d’un FLN dévoré par les luttes de clans, Harbi voit arriver le moment de l’indépendance algérienne avec inquiétude : « J’étais entré en conflit très tôt avec le mouvement et j’étais sûr que le FLN ne pouvait pas rester uni et allait exploser. C’était un fourre-tout, il fonctionnait comme une polyarchie avec plusieurs têtes mais sans véritable direction et les différenciations sont apparues très vite. L’embryon d’État au sein du FLN s’était constitué dès le départ comme bureaucratie étatiste bien avant 1962. » Mais les propriétés industrielles et agraires, abandonnées par les colons européens, donnent au jeune pays la possibilité d’une dynamique sociale. C’est le moment autogestionnaire algérien. Mohammed Harbi se retrouve alors confronté à une contradiction majeure : « Je n’étais pas pour Ben Bella, mais quand il a été question de faire gérer le capital des biens collectivisés par les ouvriers et les paysans, j’ai servi de conseiller pour le secteur socialiste. Nous, les partisans de l’autogestion, étions coincés entre les gens d’en bas qui étaient sceptiques et méfiants vis-à-vis du pouvoir et disaient : “Tout ça c’est trop compliqué, on veut juste une augmentation des salaires”, et ceux d’en haut pour qui l’autogestion était soit un moment de répit avant l’accaparement des biens par les plus puissants, soit une étape avant de passer à l’étatisation. De fait, notre courant était extrêmement faible. Il s’est passé en Algérie ce qu’il s’est passé en Espagne en 37 : lorsque la guerre révolutionnaire dure longtemps, elle finit par détruire les mouvements sociaux. Le FLN avait détruit les syndicats (déjà laminés par Lacoste [5] ) à sa manière : en les lançant dans des grèves aventureuses durant la guerre, puis en dispersant le congrès de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens) en 1963 et en lui imposant une direction, enfin, en les domestiquant dans l’appareil d’État. »

Le virage arabo-islamique du pouvoir benbelliste était-il inévitable ? « Peut- être avec quelqu’un d’autre que Ben Bella, qui était très religieux, ça aurait pu se jouer différemment. Ben Bella voulait que toutes les organisations reprennent le sigle musulman. L’État algérien va garder cette ambivalence avec une justice intégrant le droit coranique et l’enseignement religieux. La religion va petit à petit devenir un des paramètres principaux du débat en Algérie. » En 1965, lors du coup d’État de Boumedienne, jusqu’alors ministre de la Défense de Ben Bella, Harbi rejoint l’éphémère Organisation de la Résistance populaire, même s’il en déplore l’option stalinienne : i« Je pensais, se souvient-il, qu’il restait un mouvement dans la jeunesse suffisamment fort en faveur de la sécularisation, de la libération des femmes, de la démocratie et de l’autogestion, mais, dans son ensemble, la société n’a pas tellement bougé. Là où ça a bougé, comme à Anaba, les militaires ne se sont pas gênés pour tirer dans le tas. »

Arrêté, il va passer près de huit ans en prison, où commence sa mue d’historien. Cette période de sa vie, de l’indépendance à son évasion vers la France en 1973, après une mise en liberté surveillée, devrait faire l’objet du second tome de ses mémoires [6] couvrant cette période déterminante dans l’histoire de l’Algérie, marquée par la mainmise d’un pouvoir sans partage sur le pays.

Ce n’est qu’en 1991 que Harbi pourra à nouveau séjourner en Algérie. Quand on l’interroge sur l’Algérie actuelle, les réponses de Mohammed Harbi restent empreintes d’une certaine prudence, due notamment à son éloignement, et d’un certain pessimisme : « À mon avis, l’Algérie passera par d’autres types de secousses. Il y a une classe au pouvoir qui a bloqué les issues. Les richesses accaparées sont énormes, sans compter celles qui ne sont pas exploitées. Les forces sociales ne sont pas constituées, les élites sont segmentées et le pouvoir a la possibilité d’incorporer des forces d’opposition successivement, moins pour régénérer le pouvoir que pour démobiliser les dites forces. Tout est balayé successivement. La révolte de 1988, les émeutes de Kabylie de 2001, de tout ça, il n’en reste rien. Le pouvoir digère tout. »

[1] Formule utilisée par l’historien Henry Rousso à propos de Vichy.

[2] « Les habits neufs de Patrick Buisson », 29 novembre 2009 dans le quotidien algérien El Watan. Voir aussi « L’Algérie que rêvait l’armée française », Le Monde, 22 décembre 2009, signé par six autres historiens.

[3] Daniel Guérin (1904-1988), écrivain communiste libertaire, anticolonialiste.

[4] Michel Raptis, dit Pablo (1911-1996), dirigeant trotskyste et actif soutien au FLN.

[5] Robert Lacoste (1898-1989), gouverneur général de l’Algérie jusqu’en 1958, partisan de la répression féroce contre les indépendantistes.

[6] Le tome 1 des « mémoires politiques » de Mohammed Harbi est sorti sous le titre Une Vie debout, éditions La Découverte, 2001.


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Message  ivo le Dim 21 Nov - 11:25

Guerre d’Algérie : vos témoignages
http://www.france-info.com/forums-2010-10-21-guerre-d-algerie-vos-temoignages-492389-193-193.html?debut_messages=15#pagination_messages
viou10 NOVEMBRE 2010 - 14:57 Fierté pour l’indépendance

vous dites votre admiration pour les membres de votre famille qui ont lutté pour l’indépendance de l’Algérie et surtout pour votre père, membre du FLN emprisonné à Paris jusqu’à la fin de la guerre.On peut comprendre son traumatisme et la rancune qui transparaît dans vos propos, c’est humain. Mais je suppose que s’il a été incarcéré,ce n’est pas sans motif,sans oublier que nous étions en guerre contre le FLN. Cela lui a peut-être sauvé la vie:il aurait pu trouver la mort dans le djebel en tendant des embuscades ou en posant des bombes dans les cinémas ou les autobus ou même en égorgeant ses frères qui n’étaient pas d’accord avec le FLN.(massacre de Melouza)et je donne pas le détail des massacres d’EurPoéens civilS c’est trop dur je ne voudais pas être censuré. Le FLN a tué plus de musulmans que les Français, en particulier les Harkis et si les Algériens ont basculé vers cette organisation ,c’est par la terreur et à cause de la politique du général De Gaulle. Même Ferrat Abbas, grand leader FLN,avait affirmé que le destin de l’Algérie était lié à celui de la France, ce qui lui valut l’assassinat d’un membre de sa famille pour lui donner un avertissement. D’autre part, il y avait plus de soldats musulmans dans l’armée française que dans l’ALN. Le MNA de Messali Hadj et les Kabyles avaient une autre vision de l’indépendance, mais le premier fut éliminé de manière brutale par le FLN, souvent avec l’aide des services du gouvernement français décidé à ne traiter qu’avec cette fraction minoritaire mais agissante ! D’autres solutions existaient pour faire cohabiter toutes les communautés de ce pays dans la justice et la dignité:M.Tricot, secrétaire du Général les avaient établies, mais cela n’intéressait pas le FLN qui voulait garder l’exclusivité de l’indépendance,ni d’ailleurs le chef de l’état français. Vous vous demandez comment le pays de 1789 et des droits de l’homme a pu envahir ce pays,tout simplement parce qu’à cette époque, tous les états cherchaient à s’agrandir et l’Algérie fut inscrite dans la constitution française au même titre que la Savoie et Nice aux mêmes dates. Ce pays ne vous appartenait pas .Vous aviez fait la même chose que la France quelques siècles auparavant, mais" le côté positif "de votre colonisation était désastreux à l’arrivée des Français.Alors pourquoi cette indignation sur ce sujet aujourd’hui ?Etait-ce un sacrilège de montrer ce qui avait été réalisé de beau dans ce pays et qui vous profitait malgré telle ou telle injustice ?Etait-ce un crime de montrer également les souffrances des êtres humains que nous étions les Pieds-noirs, alors que les vôtres n’ont pas cessé d’être évoquées. Mais là où vous avez raison, c’est qu’une loi n’était pas nécessaire,les médias qui ont fait de nous les monstres du XXe siècle, pouvaient révéler aux français l’envers du décor.Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?Lorsque l’on établit un bilan, il y a deux colonnes, le positif et le négatif, c’est après que l’on peut tirer des conclusions.Est-il scandaleux de révéler toute la vérité ? Vous avez participé à deux guerres et vous le regrettez, nous aussi, pour les mêmes motifs:l’ingratitude de la France. Au sujet du nazisme que vous évoquez, Hitler avait fait des propositions aux nationalistes algériens:le chef de la gestapo à Paris Henri Laffont avait même créé les brigades nord africaines avec un Algérien de Tlemcen, El Maadi qui firent beaucoup de mal à la Résistance dans le Limousin. ils avaient extorqué la signature de trente mille militants en leur promettant de les débarasser de la France qui était sur le point d’être vaincue .Ils avaient mis à la disposition des nationalistes Algériens une puissante radio créée à PARIS :"radio mondiale "et ouvert un centre de recrutement sur les Champs Elysées.Les plus zélés étaient les scouts musulmans qui plus tard ont rempli les rangs du FLN ; Quant à l’indifférence de certains pieds- noirs, que vous dénoncez, elle peut s’expliquer par les difficultés qu’ils rencontraient eux-mêmes à survivre dans ce pays , déracinés une première fois de leur berceau natal en proie au chômage et à la misère.
Mon grand père maternel "cassait des cailloux" dans une carrière et les transportait à dos de mulet,mon grand père paternel travaillait dans la chaleur des fours d’ une fonderie, et mon père et tous mes oncles étaient des ouvriers, ne possédant que l’air qu’ils respirait et le beau soleil de notre pays. Je vous ai dit pourquoi le pays des droits de l’homme avait fait la conquête de l’Algérie. Par contre, pour vous qui semblez être attaché à la démocratie,vous serez intéressé de savoir que lorsque les Français débarquèrent à Sidi FERRUCH ,ils trouvèrent des milliers d’esclaves européens dans les cachots d’Alger et un trafic d’esclaves Africains qui ne s’arrêta pas malgré son abolition par le pays des DROITS DE L’HOMME en 1794. Vous condamnez la France anti démocratique de 1830 ,que pensez vous de celle du FLN en 2010 ? vous avez raison d’être fiers de cette victoire acquise par le FLN non pas sur le terrain mais par une tactique politique qui consistait à commettre des atrocités pour faire réagir violemment les Français (dit par leFLN,,vérifiable) Ensuite la presse nationale et internationale étaient convoquées pour constater la répression de la France qui était aussitôt condamnée par tous les pays et par l’ONU dans laquelle est entrée très vite l’Algérie.Certains intellos français vous donnaient un "bon coup de mains" Mais maintenant que vous avez retrouvé votre dignité ce dont je me réjouis personnellement par convictions personnelles humanitaires, je me pose la question que se posent d’ailleurs beaucoup de Français:pourquoi restez vous dans un pays qui vous a fait tant de mal ?Le FLN a-t-il l’intention de coloniser la France ?


Illusions perdues"15 NOVEMBRE 2010 - 17:43 Ceux qui croyaient...

... à la nouvelle Algérie et y sont restés ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment ( ?) puisque mon cousin Georges Laumet fut assassiné et émasculé (organes génitaux cousus dans sa bouche ) le 5 juillet 1962 à Sidi Bel Abbès Dites vous bien que si, comme les pieds noirs massacrés à Oran ce même jour ( environ un Millier je crois),dites vous bien , donc,que PERSONNE N’AVAIT QUOIQUE CE SOIT A SE REPROCHER, sinon ils ne seraient pas restés OK ????


TAHAR20 NOVEMBRE 2010 - 13:38 Un Algérien parmis d’autres

Je suis petit fils d’un militant indépendantiste anticolonialiste. Mon grand père était professeur d’arabe à Mascara. Droit comme un I, il a été prisonnier politique pendant 5 ans. Son frère a été emmené par des paras de l’armée française. On sait qu’il est décédé grâce au témoignage de codétenues mais son corps reste introuvable. Cette lutte pour l’indépendance a été très douloureuse, et des anonymes de toutes origines et de toutes religions y ont contribués. Jai vécu en France, et je dois dire qu’il existe toujours un mépris naturel pour les maghrébin et les noirs. Ce mépris contre lequel mon grand père et son frère se sont battus. Pour cette raison et parce que la France refuse de faire son mea culpa (comme l’ont fait d’autres états envers leurs anciennes colonies), les « cités » et « banlieues » resteront ce qu’elles sont.
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Message  niouze le Dim 21 Nov - 12:26

je commence vraiment a avoir un soucie avec ce sujet ivo ; j'ai l'impression de plus en plus de lire des temoignages provenant de l OAS ; je ne cherche pas a nier que les indépendantistes et le fln ont commis des atrocités
mais j'aimerais aussi entendre parler de celles commises par les français durant cette périodes ....


Dernière édition par niouze le Dim 21 Nov - 16:07, édité 3 fois

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Message  ivo le Dim 21 Nov - 12:33

je ne suis pas responsable ni des médias, ni des auteurs de ces textes ...
et je trouve ce sujet tres instructif .... révélateur ... pour ceux qui l'ignorent.

je n'y peux rien.


on est en france ...................................



libre à toi de compléter ce sujet en y ajoutant d'autres sons de cloches.
(que tu auras énormément de mal à trouver je pense ...)
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Message  Invité le Dim 21 Nov - 14:39

ivo a écrit:
libre à toi de compléter ce sujet en y ajoutant d'autres sons de cloches.
(que tu auras énormément de mal à trouver je pense ...)
C'est bien le problème que soulève niouze je pense non ? Quelques liens et pistes de lecture pour compléter la réflexion :

http://www.memoireonline.com/01/06/69/m_debat-guerre-algerie-le-monde29.html

Andrieu, René (1920-1998)
La Guerre d'Algérie n'a pas eu lieu : 8 ans et 600000 morts
René Andrieu
Paru en 1992
Arrêt de commercialisation , Broché 16,77 EUR
1 vol. (189 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 22 x 13 cm
Thème Histoire / Histoire de l'Afrique / Afrique du Nord
Plus édité mais trouvable en bibliothèque (vous savez ces endroits étranges où l'on trouve, non seulement des ressources en ligne, mais même des livres)

Lire aussi de Gilles Perrault la vie d'Henri Curiel parue sous le titre "Un homme à part" en 2 vol, idem, plus édité mais certainement trouvable.

Également :
Hamon, Hervé (1946-....)
Rotman, Patrick (1949-....)
Les Porteurs de valises : la résistance française à la guerre d'Algérie
Hervé Hamon, Patrick Rotman
Paru en 1979
Disponible , Broché 9,90 EUR
1 vol. (432 p.) ; 24 x 16 cm

Distributeur Hachette Livre Distribution

Support Livre
ISBN 10 2-226-00850-0
EAN 9782226008503
Editeur Albin Michel, Paris
Thème Histoire / Histoire de l'Afrique / Afrique du Nord


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La première édition de La Question, d'Henri Alleg fut achevée d'imprimer le 12 février 1958. Des journaux qui avaient signalé l'importance du texte furent saisis. Quatre semaines plus tard, le jeudi 27 mars 1958 dans l'après-midi, les hommes du commissaire divisionnaire Mathieu, agissant sur commission rogatoire du commandant Giraud, juge d'instruction auprès du tribunal des forces armées de Paris, saisirent une partie de la septième réédition de La Question. Le récit d'Alleg a été perçu aussitôt comme emblématique par sa brièveté même, son style nu, sa sécheresse de procès-verbal qui dénonçait nommément les tortionnaires sous des initiales qui ne trompaient personne. Sa tension interne de cri maîtrisé a rendu celui-ci d'autant plus insupportable : l'horreur était dite sur le ton des classiques. La Question fut un météorite dont l'impact fit tressaillir des consciences bien au-delà des «chers professeurs», des intellectuels et des militants. À l'instar de J'accuse, ce livre minuscule a cheminé longtemps.
Jean-Pierre Rioux, «La Torture au coeur de la République».

C'est certes très incomplet, mais si ça peut faire avancer un peu le fil...
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Message  ivo le Mer 24 Nov - 10:46

Guerre d’Algérie : vos témoignages
http://www.france-info.com/forums-2010-10-21-guerre-d-algerie-vos-temoignages-492389-193-193.html
gretascarbo23 NOVEMBRE 2010 - 18:55 tant de douleurs

Cette histoire algérienne a généré tant de douleurs... Le piège serait de les opposer les unes aux autres, ou de considérer les unes plus légitimes que les autres. Ce qui est difficile humainement, c’est d’accepter d’en voir l’origine. Accepter de voir comment, historiquement, les conditions se sont créées pour qu’elles surviennent, inexorablement, comme dans une tragédie. J’étais appelé en Algérie, j’ai combattu. Et j’ai vu le désarroi de toutes les parties. Tout le monde se méfiait de tout le monde. Les européens étaient hostiles aux militaires, les militaires combattaient les algériens, les algériens, en même temps qu’ils se battaient contre la présence française, se combattaient entre eux, les militaires et les européens se détestaient mutuellement. Et chacun souffrait en accusant les autres de sa souffrance. Aujourd’hui, avec le recul, il est possible de réfléchir à l’origine de cette situation, et de se dire, sereinement, qu’elle a un nom : colonialisme. Et une date : 1830.
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Message  ivo le Ven 26 Nov - 10:54

Benjamin Stora : « Il y a peut-être un lien entre les émeutes de 2005 et la guerre d’Algérie »
Lundi 22 novembre 2010 | Posté par Nadia Moulaï
http://yahoo.bondyblog.fr/201011220001/benjamin-stora-%C2%AB-il-y-a-peut-etre-un-lien-entre-les-emeutes-de-2005-et-la-guerre-d%E2%80%99algerie-%C2%BB/
L’historien consacre deux ouvrages au conflit franco-algérien, le premier dévoile le rôle de François Mitterrand, alors ministre de l’intérieur puis garde des sceaux. Le second retrace la période 54-62 à travers des photos et des documents d’époque. L’enjeu, selon l’universitaire : sortir d’une mémoire traumatique.

Dans votre dernier livre, « Mitterrand et la guerre d’Algérie », vous écornez l’icône de la gauche, adulée par des générations parmi lesquelles des Français issus de l’immigration. Ne craignez-vous pas d’exacerber les passions autour d’un sujet sensible ?

-Vous avez raison mais le travail de l’historien ne fait pas plaisir à tout le monde. On prend quelquefois des risques sur les thèmes que l’on étudie. C’est la gauche qui a commencé la guerre d’Algérie, avec le gouvernement de Pierre Mendès France en novembre 1954. Le PCF, premier parti de France à cette époque, a quand même voté les pouvoirs spéciaux en 1956, Mitterrand, lui, ministre de la justice dans un gouvernement socialiste, a voté pour envoyer le contingent en Algérie…

Est-ce bien utile de revenir là-dessus ?

-La gauche ne peut pas reconstruire son identité politique si elle fait l’impasse sur son passé colonial. Tout cela passe par un réexamen critique de son histoire. Après, on peut me dire que je fais le jeu de la droite, mais il suffit de se reporter à nombre de mes écrits qui montrent la torture ou la répression par des gouvernements de droite, à « La gangrène et l’oubli », par exemple, pour constater que ce n’est pas le propos. Car il faut bien commencer à traiter le passé de la gauche pendant la guerre d’Algérie.

La réconciliation passe-t-elle aussi par la réappropriation de la mémoire et de l’histoire par les Français issus de l’immigration algérienne ?

-Attention à ne pas confondre deux notions. Il y a, d’abord, l’Histoire, qui suppose un travail pédagogique, littéraire, scolaire, et une recherche sur archives. Cela peut concerner par exemple toute l’histoire, de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à l’histoire récente. C’est la tâche de l’historien, et du politique que de l’entretenir. Si l’histoire n’est pas enseignée elle se perd. La mémoire, c’est autre chose. Elle relève du vécu, des bribes d’histoires qui circulent, des itinéraires personnels ou de la tradition familiale.

Mais cette parole commence à émerger. Le film « Hors-la-loi », réalisé par Rachid Bouchareb, en est un exemple.

-C’est un sujet très intéressant car il révèle les préjugés très puissants d’une certaine fraction de la population française à l’égard des Algériens. Ce qui pose problème, c’est la façon de faire le film. Il y a des erreurs historiques. On peut, certes, dire que c’est une fiction, mais une fiction ancrée dans une réalité historique, ce n’est plus tout à fait une fiction. Les Français faisant sauter le bidonville de Nanterre en 1961, l’ouvrier à l’usine Renault prenant la parole, rapporté aux conditions de clandestinité des Algériens en France… On est loin de la réalité vécue à l’époque par les immigrés. « Hors la loi » dévoile à la fois les préjugés de certains Français, résultants de l’époque coloniale, et la méconnaissance de certains Algériens sur leur propre histoire.

Un constat propre aux descendants d’Algériens nés en France ?

-C’est compliqué à dire. Je suis au contact d’une « élite » scolarisée comme professeur d’université. Je constate l’accroissement du nombre de doctorants. Il y en avait très peu il y a quinze ans. Aujourd’hui j’ai douze étudiants doctorants sur le Maghreb et l’Algérie. Cette « élite », on la voit aussi dans les amphis. Les cours sur le Maghreb sont pleins de jeunes qui veulent se pencher sur la mémoire de leurs parents, leurs grands-parents.

Une évolution que vous ressentez aussi en tant qu’historien ?

-Si je me fie à des paramètres objectifs, oui. Aujourd’hui, je suis régulièrement invité dans des conférences, par des mairies ou des mouvements associatifs. Dans la seule année 2010, j’ai cumulé une quinzaine d’invitations, en allant à Givors, Rennes, Saint-Etienne, Aubervilliers, ou Bobigny. A chaque fois, il y avait plusieurs centaines de personnes. Je suis la semaine prochaine à Vaulx-en-Velin.

Quel est le profil de ces jeunes ?

-C’est une jeunesse urbaine, scolarisée, qui poursuit des études longues et entre dans la société française en voulant connaître cette histoire. C’est une forme de citoyenneté. Dans les quartiers, il n’y a pas que les jeunes qui brûlent des voitures, et vivent dans la précarité. Il y a ceux inscrits dans une démarche de savoir, qui assistent à des conférences, se réapproprient cette histoire. Il y a quelque chose qui s’est passé dans ce pays.

La réconciliation entre la France et l’Algérie pourrait-elle venir des quartiers ?

-Ils sont à la fois pour la réconciliation des mémoires, mais sur la base d’une vérité de l’histoire et d’une justice rendue aux parents.

Vous êtes d’accord avec cela ?

-Oui. La réconciliation ne suffit pas. Il faut aussi la justice. Sortir de la guerre des mémoires n’implique pas d’effacer les ardoises. Mais on n’en est pas là en France. Aujourd’hui, on est encore dans l’étape de la connaissance, vers la réconciliation.

Et « la repentance » dans tout cela ?

-Je n’aime pas ce terme. Je suis plutôt sur une trajectoire de connaissance, de réconciliation, de vérité et justice. Ce travail est en soi considérable.

Le terme « mémoire » appelle souvent le mot « guerre »…

-Rappelons que la mémoire renvoie toujours aux traumatismes, aux blessures. Et sur cette histoire algérienne, il y a une douleur et une sensibilité qui se sont transmises.

Comment dissocier mémoire et guerre ?

-Il faut commencer par rappeler que la mémoire s’articule sur des traumatismes. La mémoire historique de la guerre est donc toujours conflictuelle. Concernant la guerre d’Algérie, elle ne peut être vécue de la même manière selon que l’on soit du côté du nationalisme français ou algérien. Or, dans la société française, on a les deux cas de figure. Pour les uns, c’est l’Algérie française avec l’histoire du grand-père pied-noir, des appelés du contingent. Pour les autres, l’Algérie porte la mémoire des exactions, de l’humiliation et du système colonial. Or, aujourd’hui, il y a deux options : ruminer dans la nostalgie de l’Algérie française pour certains, ou dans la mémoire de l’humiliation des pères de l’autre. Plutôt que de rester dans la répétition de cette mémoire traumatique, il faudrait s’orienter vers une réconciliation.

Après la loi soulignant le « rôle positif de la colonisation », votée en 2005, c’est plutôt mal parti.

-Oui et non. Sur le court terme, la guerre d’Algérie et l’indépendance algérienne, il y a une possibilité de réconciliation. A condition d’accepter que l’indépendance était inéluctable et nécessaire, de reconnaître que l’Algérie est aujourd’hui un grand pays indépendant avec son régime, avec qui on peut avoir des désaccords, son hymne national, ses élites, ses problèmes avec sa jeunesse notamment. Mais sur le long terme, la colonisation, cela bloque. Il faut revenir à l’origine, à l’arrivée des Français en refusant l’idée sous-jacente qu’ils ont apporté « la civilisation aux barbares ». C’est tout le problème de « la décolonisation des imaginaires », et c’est une autre paire de manches…

C’est aussi le rôle de la Fondation sur la mémoire de la guerre d’Algérie installée en octobre dernier, non ?

-Oui, sauf que si cette fondation travaillait sur la réconciliation, son titre l’indiquerait. On reste sur la mémoire que l’on connait déjà. On est toujours dans « on ne sait pas tout », « on ne connaît pas », on se met en mode « amnésique ». Mais les historiens ont déjà tout dit !

En 2008, une loi prévoyait de repousser les délais de consultation des archives de la guerre d’Algérie. Un obstacle supplémentaire pour écrire cette histoire ?

-On en n’a pas forcément besoin. Quand j’ai commencé à travailler il y a 35 ans sur l’Algérie, il n’y avait pas d’archives. Je suis allé voir les acteurs de l’époque et les archives de presse, que j’ai confrontés. Les archives de l’Etat, c’est important mais pas essentiel.

Oui mais pourquoi les rendre inaccessibles ?

-Franchement, beaucoup sont ouvertes, notamment celles concernant la vie quotidienne. Que ce soit à Aix-en-Provence, à Fontainebleau ou à Vincennes, elles restent peu fréquentées. Les archives de sûreté, c’est un autre problème. Il s’agit de tout ce qui touche à l’armée, aux forces de police. Mais tous les Etats verrouillent ce type de documents. Et les historiens tentent d’y accéder pour percer des secrets, c’est un débat vieux comme mon métier.

Les archives algériennes restent quand même un sujet délicat…

-C’est vrai, il y a une singularité. Jusqu’en 1962, l’Algérie c’était la France, donc les documents rapatriés sont des archives de souveraineté. Maintenant que l’Algérie est indépendante, il faut s’orienter vers une restitution pour tout ce qui touche à la vie quotidienne, l’administration, le cadastre, l’électricité… C’est une démarche de réconciliation. Mais il faut également une volonté politique, et là on n’est plus dans l’Histoire.

Y a-t-il un lien entre les émeutes de 2005 et la guerre d’Algérie.

-Peut-être, je pense que c’est lié, inconsciemment. Et puis, l’année 2005 est très intéressante, avec trois moments clés. Elle commence par la loi de février sur « le rôle positif de la colonisation ». Elle se poursuit dans un débat étrange sur le « non » au référendum sur le Traité constitutionnel européen. Un « non » très social, citoyen. Mais aussi un « non » très souverainiste, très replié sur la France profonde. N’oublions pas que Le Pen, Villiers ont voté contre le traité. Le « oui » pouvait être l’ouverture, le refus des frontières, la lutte contre la xénophobie. L’année 2005 se termine sur la question de la banlieue, du sentiment d’abandon dans les quartiers, de l’humiliation et du racisme. Je crois qu’il y a un lien entre tout cela à savoir la redéfinition d’un « lien national ». Comment reconstruire une nation si on fait abstraction du passé, si on glorifie le colonialisme, si on rejette l’Europe ? Si on commence à renforcer les frontières, demain cela sera les visas et la chasse aux immigrés. On ne construit pas l’avenir en restant ancré dans un nationalisme étroit.

Propos recueillis par Nadia Moulaï

« François Mitterrand et la guerre d’Algérie », François Malye et Benjamin Stora, édition Calmann-Lévy, 2010.
« Algérie, 1954-1962 », Benjamin Stora avec Tramor Quemeneur, édition Les Arènes, 2010.



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Message  ivo le Ven 3 Déc - 18:25

Guerre d’Algérie : vos témoignages
http://www.france-info.com/forums-2010-10-21-guerre-d-algerie-vos-temoignages-492389-193-193.html

ali lapointe29 NOVEMBRE 2010 - 10:22 beaucoup de douleur

les francais peuvent toujours se cacher derriere l’histoire la maquiller mais nous les algeriens on connait notre histoire mon oncle est moudjahid et il m’a raconte des choses quen france on cache on prefere nous traiter d’arabe pour nous aneantir jusqu’a aujourdhui on nous humilie parce quon ferme notre gueule sur l’histoire vous vouliez la modifie mon oncle est rentre au camp du fln parce que les francais l’on egorge et jeter dans une foret il avait 13 ans ma grand mere se faisait bruler par des cigarette et se faisait frapper a coup de pied et poingt ainsi que mon grand pere lui on lui brulait la barbe et moustache en plus parce quil nourissait le fln c’est un harkis du village qui les denoncait les femmes violes tortures et les enfants tues car larmee francaise avait peur du fln alors il se vengait sur enfant et femme car ils etait incappable meme contre hittler vous etiez incappable car il employait les memes tortures que vous vous flippiez toujours les africains pour vous sauvez un sale arabe qui est fiere de letre honte a vous pas au algerien


MICHELINE1ER DÉCEMBRE 2010 - 08:24 algérie

je suis née dans un bled, française de "là bas", et obligée de partir en 1962, puisque les autorités françaises n’ont pas su gérer la "guerre d’Algérie".mon père était de gauche, son frère de l’OAS.Dans les deux cas, il y avait l’amour de ce pays. Hors mis QUELQUES COLONS indélicats envers la population algérienne,l’ALGERIE était un pays ou arabes et pieds noirs s’entendaient.J’allais à l’école avec des arabes, qui étaient majoritaires dans les classes mais il n’y avait pas de problèmes comme aujourd’hui en France dans les écoles De Gaulle n’a pas su gérer ni la guerre d’Algérie, ni Mai 1968, erreurs que nous payons maintenant. Les arabes ont ils su profite des OUTILS (tracteurs, craie du tableau, immeubles propres...) que nous avons laissé sur place : NON l’algérie est un pays de chômage qui régresse et où la population a triplé, les fous ont pris le pouvoir et égorgent. Et ILS N’AIMENT PAS LEUR PAYS, puisqu’ils ne venulent pas aller vivre dans leur pAys d’origine...cqfd !!!





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Message  ivo le Sam 4 Déc - 11:01

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HUGO9 NOVEMBRE 2010 - 11:11 rapatrié

Né à Alger 1950. Entrée en cours d’année en CM2 à La ROCHELLE...Présentation par l’instit aux élèves " messieurs voici un nouveau, un rapatrié d’Algerie, un Pied Noir quoi !!! Il y a 3 ans un jugement du tribunal de police(passage à un feu rouge)m’est adressé avec la mention Nationalité Algerienne, je fais une requete , je suis convoqué devant un tribunal d’instance...Question de la présidente du tribunal "Ca vous dérange qu’on vous traite d’Algerien ???


geneviève Marguet19 NOVEMBRE 2010 - 12:42 26 mars 1962

les soldats français ont tirés sur le peuple français devant la grande poste d’Alger !!!! mon père en est sorti vivant ! les archives militaires ont comptées 1135 balles tirées (bravo la précision) plus de 90 ’(hommes femmes jeunes )morts a quand les excuses ????????? comment oublier le drapeau trempé dans le sang des innocents . tous les Algérois doivent porter cette plaie. pour toujours.


DEDESS120 NOVEMBRE 2010 - 19:11 LA GUERRE D ;ALGERIE

APPELE DU CONTINGENT CLASSE 57 1/A JE PENSE AUJOURD’HUI BIEN PLUS QY’HIER QU’ELLE ÉTAIT INUTILE - LA FRANCE AURAIT PUÉVITER CETTE GUERRE ENCORE AURAIT-IL FALLU SAVOIR SI APRÈS AVOIR GAGNÉ LA GUERRE IL FALLAIT ALORS LA DONNER . DE GAULLE CRAIGNAIT DE DONNER LA NATIONALITE FRANCAISE AUX MUSULMANS, MAIS IL AIMAIT LES ENROLER DANS L’ARMEE. LE DOUBLE COLLEGE - LES FRANÇAIS ET LES FRANÇAIS DE SOUCHE NORD AFRICAINE (FSNA) EN CON DUIT AU CONFLIT -POURNE CITER QUE CES ERREURS . LES HARKIS : IL Y EN AVAIT AVEC NOUS, CERTAINS ÉTAIENT DES ANC IENS MILITAIRE , ENGAGÉS DANS L’ARMÉE FRANÇAISE - LES CONSIGNES ÉTAIENT DE LES ABANDONNER - ET TOUS CES FRANÇAIS D ;ALGERIE ASSASSINES EN 1962 OU DISPARUS .JE DIS QUE LE PATRIOTISME FRANÇAIS A DISPARU AVEC L’ABANDON DE LA TERRE D ;ALGERIE QUI ÉTAIT, RAPPELONS LE UN DÉPARTEMENT FRANÇAIS PLUS TARD, M.MITERRAND A FAIT PERDRE AUX FRANÇAIS LE SENS DES VALEURS : ET NOUS VIVONS AUJOURD’HUI LE RÉSULTAT DE CES ABANDONS . A L’ÉPOQUE IL AURAIT FALLU ÉCOUTER LE DÉPUTÉ VIOLETTE QUI SOUHAITAIT DONNER LA NATIONALITÉ À TOUTE PERSONNE NÉE EN ALGERIE - QUELLE ÉCONOMIE HUMAINE AURIONS NOUS ÉPARGNÉE - LES COLONS S’OPPOSAIENT FAROUCHEMENT ET EN FAIT ILS SONT TOUT PERDU ..A L’ÉPOQUE LES APPELÉS DU CONTINENT REFUSAIENT DE S’ENGAGER - MAIS ONT-ILS EU SEULEMENT CONNAISSANCE QUE L’ARMÉE DES ALGÉRIENS FRANÇAIS A LIBÉRÉ LA FRANCE QUAND ON NE LES A PAS ENVOYÉ A CASSIONO OÙ CETTE ARMÉE A ÉTÉ MASSACRÉE - MON FRÈRE A FAIT CASSINO ET IL EST GRAND INVALIDE DE GUERRE - NE PAS OUBLIER QUE LES FRANÇAIS D ;ALGERIE ONT SERVI EN 14/18 ET COMME SUR LE CONTINENT TOUTES LES FAMILLES ONT PERDU DES FILS, DES MARIS . MA MÈRE A PERDU UN FRÈRE A VERDUN ET MON PERE EST REVENU BLESSÉ - GRAND INVALIDE DE GUERRE : 8 ANS D’HÔPITAL - PUISQU’IL FAUT L’APPELER AINSI (JE N’AIME PAS CETTE APPELLATION) A SIGNA SA NATIONALITÉ AVEC SON SANG (CHRÉTIEN, MUSULMANS, JUIFS) C ;EST C ELA LA REALITE . IL NE FAUT PAS OUBLIER TOUS CEUX QUI SONT MORTS AU CHAMP D’HONNEUR ...... RESTE QU’AUJNOURD’HUI LE CRI DU COEUR DE BEN BELLA : NOUS AURONS LA FRANCE PAR LE VENTRE DE NOS FEMME , SE RÉALISE CHAQUE JOUR DAVANTAGE - ILS ONT EU L’INDÉPENDANCE ALORS POURQUOI VIENNENT ILS EN FRANCE ...LA FRANCE TERRE D ;ASILE POUR CEUX QUI SOUFFRENT MAIS LES ALGERIENS ONT UN BEAU PAYS AVEC TOUTES LES RICHESSES DU SOL DU SOUS SOLL DE LA MER - QU’ILS CHANGENT DE RÉGIME ET QU ;ILS S’ENGAGENT CHEZ EUX -ILS GAGNENT DE L ;ARGENT EN FRANCE ET ILS AC HÈTENT DANS LEUR PAYS OÙ D ;AILLEURS ILS SONT TRÈS MAL ADMIS OU PAS DU TOUT - QUANT AUX BIENS QU’ILS ONT ACHETÉ EN ALGERIE : ILS RENCONTRENT BIEN DES PROBLÈME POUR S’ASSURER DE LEUR PROPRIETE . QAUNT AU PRÉSIDENT, IL VOMIT LA FRANCE A TOUTES LES OCCASIONS, MAIS IL AIME SON SERVIC E DE SANTE ET LA FRANCE GENEREUSE LE SOIGNE ET PEUT ÊTRE GRATUITEMENT -LA FRANCE NE DOIT PAS SUPPORTER LA MISERE DU MONDE .



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