la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ...

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Message  ivo le Mer 8 Déc - 10:11

Guerre d’Algérie : vos témoignages
http://www.france-info.com/forums-2010-10-21-guerre-d-algerie-vos-temoignages-492389-193-193.html

Michel 59 2C4 DÉCEMBRE 2010 - 10:55 Oser poser la question défendue

J’étais un appelé de 59 2/c. J’ai toujours eu l’impression d’être là parce qu’on venait de trouver du pétrole au Sahara... En effet les guerres du Maroc et de Tunisie furent bien moins longues ! Mais chut !...

Blomet3 DÉCEMBRE 2010 - 06:43 15 ANS A L’EPOQUE

A 15 ans en 1961, à Paris, je vibrais pour l’Algérie Française et son rêve généreux d’intégration. Je rêvais de populations passant d’un moyen âge dont l’administration Française n’avait pas su les sortir à une civilisation qui me paraissait si belle, la mienne...ma France que j’aime tant. C’est ainsi que je commençais à acheminer des tracts puis en 1962 le journal de l’OAS, l’APPEL DE LA FRANCE. Puis plus tard du "plastic" pour participer à un attentat de nuit contre une permanence du PCF, attentat "à la corse" qui fit plus de bruit que de mal. J’ai gardé de cette époque la nostalgie de ce pays que je n’ai jamais vu et le souvenir de rencontres secrètes avec ces hommes de l’ombre, militaires ayant choisi la fidélité aux Musulmans qu’ils avaient engagés aux côtés de la France et qui devaient payer si cher après notre départ. Aujourd’hui encore j’ai honte pour mon pays d’avoir abandonné ces Algériens confiants comme seuls les simples savent l’être : De Gaulle aurait du protéger nos frères Musulmans dont le sang retombe sur notre mémoire. Et je pleure en écrivant cela, comme si j’avais encore quinze ans.
.........................................



SI SAID NOME DE GUERRE FEUX ROUGE4 DÉCEMBRE 2010 - 18:49 La bataille de Tachibounte : Aghrib Azazga 8 octobre 1959

Tachibounte est un petit bois, à vrai dire un bosquet, qui surmonte une crête avec des falaises abruptes et des ravins sauvages. Elle est située non loin d’Aghrib et du gros village Taboudouchte. Elle est limitée au nord par le village d’Adrar et à l’est par le gros village d’Azrou. Le village d’Aït Bouali n’est pas loin non plus.
Nous sommes en pleine opération « Jumelles », et déjà les effets désastreux de la sédition des officiers libres se font sentir et remuent dangereusement les rangs de l’ALN. Une réunion regroupe des moudjahidine au village de Timerzouga, c’est une réunion informelle initiée par l’aspirant Si Abderrahmane Arrous, membre du conseil du commandement de la Région 3, Zone III. Il invite à cette réunion les chefs des secteurs et déjà deux d’entre eux sont présents. Il s’agit de Si Mouh Saïd Boudoukhane et de Si El Hanafi dit « Habachi ». L’autre chef de secteur, Si Ouakli Kesri, de Sidi Naâmane a été retardé. L’ordre du jour de cette réunion improvisée est communiqué aux participants, il s’agit de juger l’un des leurs, un aspirant de surcroît, pour fautes graves. En l’occurrence, il s’agit de Si Ouali, un ancien gendarme déserteur, originaire de la Petite Kabylie et dont le comportement a paru bizarre ces derniers temps jusqu’à offusquer certains de ses proches et cela n’a pas échappé à la vigilance de ses compagnons. Il est donc aux arrêts. Les moudjahidine réunis en conclave estiment qu’ils ne sont pas qualifiés pour juger un officier, et un aspirant ne peut pas juger un autre aspirant comme lui, il fallait donc se résoudre à réclamer l’avis des officiers supérieurs. Si El Hanafi, adjudant-chef du secteur à l’époque fut désigné pour prendre attache avec le haut commandement et l’instruire de cette affaire. Il était le seul homme à connaître l’endroit où il pourrait rencontrer le commandant Si Mohand Ouelhadj. L’endroit était revêtu du secret le plus absolu compte tenu de la conjoncture, et approcher le commandant n’était pas chose aisée à ce moment-là. Une section de moudjahidine l’accompagnera dans sa mission. En attendant, les moudjahidine observent de leur coin les mouvements des troupes ennemies stationnées à Aghrib et ses environs. Lorsque Si El Hanafi est de retour, il est surpris par la lumière du jour, il est dans l’obligation de faire halte et stationner du côté de Freha et dépêcher deux estafettes pour porter le courrier.
Le commandant Si Mohand Ouelhadj a été contacté, et dans sa réponse, il explique que la situation qui prévaut donne légitimation aux moudjahidine de la Région 3 réunis à Timerzouga de constituer un tribunal et de juger l’officier indélicat. L’affaire est réglée rapidement. Le tribunal est constitué et rend son verdict. L’accusé est condamné et exécuté. L’imprimé « Arrêt de mort » est rempli. Il indique le président du tribunal, l’accusateur, le défenseur, les témoins et le greffier (le secrétaire de séance). Les djounoud s’apprêtaient à rejoindre la magnifique forêt de Tala Igouraouène, leur lieu de prédilection, pour trouver un refuge sûr pour séjourner dans la journée du lendemain. Mais l’aspirant Si Abderrahmane Arrous les dissuada. Ils demeureront donc sur place en se répartissant dans les chaumières des alentours. Les documents de la réunion sont portés dans une serviette et placés en lieu sûr à quelques encablures de là dans un abri au loin dans une localité en contrebas. Le lendemain, la cavalerie ennemie stationnée au poste militaire de Mira sort en opération et se dirige tout droit vers cette localité située en retrait des gros villages de la région et en zone découverte. Y a-t-il eu dénonciation ou bien est-ce une opération de routine ? L’ennemi arrive à localiser l’abri et les soldats tuent les deux secrétaires qui s’y étaient réfugiés et qui sont étrangers à la région. Encouragés, les soldats continuent à fouiller et à creuser et parviennent à découvrir la serviette et les documents qu’elle contenait. L’ennemi sait maintenant que les moudjahidine ne sont pas très loin et qu’ils sont assez nombreux. Il monte tout de suite une opération de ratissage et ses troupes stationnées dans les postes et camps militaires sont en état d’alerte. Les soldats du poste militaire d’Aghrib sortent du camp et trompent la vigilance des guetteurs aln en jouant de ruses. Ils font mine de se diriger vers le sud, alors qu’en fait, ils rebroussaient chemin par des voies détournées pour aller rejoindre leur objectif primordial, à savoir atteindre le chemin des crêtes au nord qui coupera la retraite aux djounoud qui voudront rejoindre Tala Igouraouène. Les moudjahidine seront donc pris au piège et n’auront d’autre alternative que de se réfugier dans la forêt de Tachibounte. Pendant ce temps, l’ennemi a achevé ses préparatifs, et très tôt le matin du 8 octobre 1959, le ratissage s’annonce par les bombardements d’artillerie lourde et par la ronde infernale des T6, des Moranes jaune et noir ! Les hélicoptères de type Sykorsky et Banane ne sont pas en reste ; ils interviennent dans le transport des troupes pour les déposer sur les crêtes des montagnes environnantes. Les djounoud maintenant se sont retranchés au milieu de la forêt et chacun d’eux a choisi son abri personnel pour combattre. Dans leur majorité, ils sont armés de fusils de guerre de type américain Garant ou français Mas 49 et des pistolets mitrailleurs Mat 49 mieux appropriés pour les combats de proximité et surtout en forêt. Ils constituent au total une section de 27 combattants auxquels s’ajouteront quelques détachés.
Les premiers coups de feu ne vont pas tarder à retentir dès que les premiers éléments de la troupe française pénètrent dans la forêt et se rapprochent dangereusement à la portée des fusils meurtriers des moudjahidine. La bataille qui débute enregistrera l’anéantissement total de cette section ennemie qui s’est hasardée trop confiante au cœur de la forêt. Comme toujours et en pareilles circonstances, l’ennemi retire ses fantassins et confie à l’aviation et à l’artillerie le soin de continuer le combat. Il durera toute la journée et une partie de la nuit avec l’utilisation des fusées éclairantes. Devant la résistance acharnée des djounoud et de leur obstination à combattre jusqu’à épuisement des munitions disponibles et devant leur endurance, l’état-major opérationnel ennemi a eu recours aux renforts qui augmenteront considérablement le nombre des assaillants. Le combat s’achèvera le lendemain 9 octobre au matin. Les pertes sont lourdes de chaque côté, mais elles ne furent pas évaluées du côté français parce que les corps ont été ramassés et transportés jusque dans les postes militaires. Par contre, les pertes des moudjahidine sont considérables : toute la section a été neutralisée avec 22 chouhada et 5 blessés faits prisonniers. Dans sa vindicte, l’armée française, qui pleure ses soldats morts au début de la bataille, utilise des villageois comme bouclier pour pénétrer dans la forêt et pour participer au ramassage des corps des soldats tués. Ils seront abattus à leur tour pour empêcher la divulgation du nombre des pertes françaises, il y aura donc au total 29 chouhada. La zone de Tachibounte sera déclarée zone interdite et les villages environnants seront évacués. La population sera regroupée dans des centres créés à Tala Tegana et à Timerzouga. Un poste permanent est installé au village Adrar pour la surveillance continuelle de cette zone interdite.
Voici les noms des chouhada de cette bataille mémorable : Boudjemaâ d’Aït Bata (Abizar), Abderrahmane Arrous (Larbaâ Nath Irathen), Si Saïd Bounamane (Assif El Hammam), Ghezzaz Amar dit le Chinois (Mizrana), Oumetchi Ahmed (Tifra), Tissegouine M’hand (Ibdache), Amkrouche Ali (Ibdache), Tizrairat Saïd (Tifra), Aït Abba Rabah (Ighil M’henni), Ouagouag Belaïd (Adrar), Lounis Saïd (Tala Tegana), Iguer Ramdane (Tala Tegana), Agouni Nessouk Boudjemaâ (Azerou), Djoughali Arezki (Tala Tegana), Saber Pacha Mokrane, Djoughali Mouloud (Tala Tegana), Mouh Nali Oumeziane, Saïd Ourezki, Amar Tessanate, Aït Amar Hidouche, Oubatite Saïd, Si M’hand Nath Aïssi, Si Ali Ouahmed, Djoughali Amar (Tala Tegana), Si Ouali Ihnouchène, Rabah Oumetchi. Les 5 blessés faits prisonniers sont : Ouguenoune Saïd dit Saïd Boudhrar, Si Mouh Saïd N’tboudoucht, Boudouhane, Tighedine Arezki dit Arezki N’taouinte, Ibouchoukane Tahar du village Adrar, Abdellaoui Hadh Ahmed du village Ibeskrine.
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Message  ivo le Ven 4 Fév - 18:53

15.000 anciens "harkis" vont recevoir une "allocation de reconnaissance"
C’est une décision prise aujourd’hui par le Conseil constitutionnel. Environ 15.000 anciens supplétifs de l’armée française en Algérie vont recevoir une "allocation de reconnaissance". Les "sages" ont jugé contraire à la Constitution les dispositions législatives "qui imposaient un critère de nationalité" pour percevoir cette indemnité.

Ils censurent ainsi des dispositions de lois de 1987, 1994, 1999, 2002 et 2005 qui privaient d’allocation tous ceux qui n’avaient pas opté pour la nationalité française.
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Message  ivo le Sam 10 Mar - 11:19

Cinquante ans après, le FLN crée toujours la discorde
http://www.liberation.fr/societe/01012394748-cinquante-ans-apres-le-fln-cree-toujours-la-discorde?google_editors_picks=true
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La photo utilisée pour le colloque des 10 et 11 mars à Nîmes. Elle représente des mineurs algériens au camp des nonnes. (Photo Branoux 30)

Un colloque d'historiens sur l'action du FLN en France pendant la guerre d'Algérie a subi des pressions d'organisations de rapatriés. Les organisateurs dénoncent une polémique instrumentalisée par l'extrême droite.

Par SYLVAIN MOUILLARD

50 ans après les accords d'Evian, les plaies de la guerre d'Algérie ne sont toujours pas refermées pour un certain nombre d'associations du sud de la France. Plusieurs d'entre elles appellent à manifester devant le conseil général du Gard, samedi matin, à Nîmes. L'objet de leur courroux ? La tenue d'un colloque ce week-end sur l'histoire de la fédération de France du Front de libération nationale (FLN), lors de la guerre d'Algérie.

Une manifestation «déplacée», selon Yvan Lachaud, député Nouveau Centre de la 1ère circonscription du Gard, qui a demandé au Conseil général de se désolidariser de l'événement (celui-ci ne fait que louer un auditorium aux organisateurs et ne s'est pas encore prononcé sur leur demande de subvention). Le sénateur-maire (UMP) de Nîmes, Jean-Paul Fournier, est allé jusqu'au préfet du Gard pour lui demander l'annulation du colloque, qui, «outre les incertitudes sur l'impartialité de son approche, peut générer un risque sérieux de trouble à l'ordre public».

Peine perdue. Les deux journées de débats auront bien lieu, au grand soulagement de Bernard Deschamps, son organisateur. L'ancien député communiste, président fondateur et d'honneur de l'association d'amitié franco-algérienne «France El Djazaïr», est à l'origine de l'initiative, avec une dizaine d'autres organisations. Il s'avoue surpris de la polémique. «Depuis 2005, nous organisons tous les ans un panorama du cinéma algérien, au cours duquel on projette des films sur la guerre d'Algérie, sur le 8 mai 1945, le 8 février 1962, explique-t-il. On n'a jamais eu de problème. Si ça suscite tant d'émotion cette année, c'est à cause de la récupération politique qui en est faite.»

«Une entreprise de désinformation et de propagande étrangère»

«L'appel à la manifestation émane de lepénistes et de l'extrême-droite, précise Bernard Deschamps. Pas des harkis ou des pieds-noirs dans leur ensemble.» A l'origine de ce rassemblement, on retrouve l'Union syndicale de défense des intérêts des Français repliés d'Algérie (Usdifra), dont le président Gilbert Mène se défend pourtant de tout engagement politique. L'association s'est, la première, emballée contre «une entreprise de désinformation et de propagande étrangère» (sic).

Élus locaux et parlementaires, ainsi que le ministère de la Culture, ont été inondés de courriers leur demandant de se désolidariser du colloque. Une stratégie qui a fonctionné, puisque Marc Laffineur, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, a pris sa plume pour demander à Bernard Deschamps de retirer le logo du ministère de la Culture de la plaquette officielle.

«On avait adressé le programme au ministère, avec son logo dessus, en lui précisant bien que pour des raisons de calendrier d'impression, l'absence de réponse valait validation, raconte Bernard Deschamps. C'est toujours ainsi que l'on procède. Il a fallu que tout le monde s'agite après le communiqué de l'Usdifra pour que la classe politique cherche à se mettre à l'abri, d'autant plus avec les élections à venir.»

L'influence des associations d'anciens combattants, de pieds-noirs, ou de harkis, est bien réelle dans le sud-est de la France. Début février, le maire de Nice, Christian Estrosi (UMP), avait déjà demandé à la Ligue des droits de l'homme de «surseoir» à un débat intitulé «Algérie 1962. Pourquoi une fin de guerre si tragique ?».

«Provocation»

Du côté de l'Usdifra, on espère réunir plusieurs centaines de personnes lors de la manifestation samedi matin. «Une trentaine d'organisations nîmoises – harkis, pieds-noirs, anciens combattants, anciens parachutistes – ont répondu à notre appel, confie Gilbert Mène. Je sais que les harkis veulent planter la tente dès vendredi soir et empêcher les participants d'entrer dans la salle du colloque.» Pour le président de l'association, les deux jours de débats sont une «provocation». Et d'ajouter: «Le FLN a pratiquement des centaines de milliers de morts sur la conscience. Faire son apologie 50 ans après notre exode, on le vit très mal. Imaginez qu'un colloque sur les actions de l'OAS soit organisé en Algérie. Vous croyez qu'ils se laisseraient faire ?»

Gilbert Mène n'imagine pas une seconde que le colloque puisse laisser la place à une pluralité de points de vue. «Parmi les invités, il y a deux personnes qui viennent d'Algérie et qui sont pro-FLN, et notamment un homme condamné à mort [Mostefa Boudina, leader d'un groupe armé du FLN en France pendant la guerre d'Algérie, qui avait finalement été amnistié, ndlr]. La problématique de la réconciliation, c'est toujours à sens unique. On doit accepter tout ce qui se passe en France au nom de la liberté d'expression !»

Le contre-colloque de Collard

Des arguments qui font bondir Bernard Deschamps. «De quel droit peut-on mettre en doute a priori l'honnêteté des historiens ?, s'interroge-t-il. Ce n'est pas un colloque de propagande, il y aura une multiplicité d'approches, quatre plages horaires de débats entre les historiens et la salle.» Les invités font autorité dans leur domaine. Gilbert Meynier, de l'université Nancy II (1), ou encore Sylvie Thenaut, chargée de recherche au CNRS (2), participeront aux débats. Ainsi que plusieurs doctorants, des historiens algériens, et deux anciens membres du FLN, donc.

«S'il n'y a pas d'intervenants rapatriés d'Algérie ou harkis, c'est tout simplement parce que le colloque porte sur le rôle du FLN en France», répond Bernard Deschamps. Et ce n'est pas le «contre-colloque» organisé à l'initiative de Gilbert Collard, soutien de Marine Le Pen et candidat aux élections législatives à Nîmes, qui semble le convaincre. Une action qui aura lieu samedi après-midi au bar-restaurant «Chez Bill» et à laquelle des historiens et des combattants doivent prendre part. Sans que la section du Gard du FN ait été en mesure de nous donner de plus amples informations sur la liste des invités...

(1) Auteur notamment de Histoire intérieure du FLN, 1954-1962, et, avec Mohammed Harbi, de Le FLN documents et histoire (Fayard), ainsi que d'une histoire de l'Algérie en plusieurs volumes.

(2) Auteur de nombreux ouvrages dont Une drôle de justice. Les magistrats dans la guerre d'Algérie (La Découverte) et Violence ordinaire dans l'Algérie coloniale. Camps, internements, assignations à résidence (Odile Jacob, janvier 2012).



Pour aller plus loin :

> le communiqué de la LDH de Toulon sur les pressions exercées contre la tenue du colloque.
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4887

> un article de Mediapart retraçant la genèse de l'affaire.
http://www.mediapart.fr/journal/france/280212/nimes-dultras-pieds-noirs-menacent-un-colloque-autour-de-la-guerre-dalgerie?page_article=2
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Message  ivo le Lun 12 Mar - 10:07

Les accords d'Évian, de l'histoire ancienne ?
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Ils ont été signés le 18 mars 1962 entre la France et l'Algérie. Les accords d'Évian mettaient fin à la guerre et ouvraient la voie à l'indépendance pour les Algériens, proclamée le 5 juillet 1962. 50 ans après, l'Algérie commémore cette indépendance. Mais si le FLN et les combattants historiques de l'Armée de Libération Nationale veulent garder vivant le souvenir de ces accords, pour les jeunes Algériens, tout cela semble bien loin... Reportage à Alger.

la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... - Page 2 2012-03-11-15.15.03
Belayat Abderahmane, membre du bureau politique du FLN, combattant dans les maquis dans les Aures pour la guerre de Libération © Radio France Yves Izard

Le 1er novembre 1954, c'est une date que l'on retrouve sur beaucoup de bâtiments : c'est pour les Algériens le début de la Révolution, comme le 5 juillet est la fête de l'indépendance. Mais le 18 mars, c'est plutôt l'affaire des historiques, ceux qui ont combattu dans les maquis, dans les Aures, comme l'ancien ministre Belayat Abderahmane.

Comme d'autres combattants de l'époque, il raconte une guerre terrible pour arracher la libération, face à l'OAS.

Aujourd'hui les jeunes s'engagent, de façon différente, à travers la politique par exemple. Une relève qui ne rêve pas forcément d'un printemps arabe : car s'il s'agit d'amener des islamistes au pouvoir, non merci.

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Message  ivo le Ven 16 Mar - 8:44

50 ans après les accords d'Evian, l'amertume demeure
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50 ans après la fin de la guerre d'Algérie, les plaies sont loin d'être refermées. Paroles de témoins d'alors qui ressassent encore la mauvaise gestion de l'après-guerre et l'insupportable tabou qui l'a entourée.

La guerre d’Algérie a duré 8 ans entre l’automne 1954 et le 18 mars 1962. Elle a fait autour de 400.000 morts côté Algériens, 30.000 côté Français, et près d’un million de rapatriés. 50 ans après, beaucoup de témoins restent amers. La guerre d’Algérie n’a été reconnue comme telle par l’Etat français qu’en 1999, et certaines familles n’ont appris officiellement qu’en 2004, ce qui était arrivé à leurs proches qui avaient été enlevés après le cessez-le-feu.

Viviane Ezagouri avait 18 ans le 5 juillet 1962. Ce jour-là, l’Algérie célèbre son indépendance. Dans les rue d’Oran où elle vit avec son père et sa mère, la foule s’en prend aux européens. Des centaines de personnes sont tuées et enlevées. Viviane Ezagouri échappe de peu à la mort, mais son père disparaît. C’est devenu son combat. Elle mettra 40 ans à obtenir une réponse de la France.

"Ca fait 50 ans que je me bats pour faire reconnaître ce massacre" (00:01:59)
Viviane Ezagouri, interrogée par Etienne Monin

Jean-Pierre Siegle était engagé dans l’armée française. Il fait partie de la dernière promotion à être partie fin 1961 en Algérie. Le 5 juillet 1962, 4 mois après la signature des accords d’Evian, son régiment le 8e RIMA est cantonné dans la gare d’Oran. Il assiste impuissant aux massacres des Européens. Il mettra du temps à réaliser l’ampleur du drame.

"Plus le temps passe, plus j'enrage de voir la désinvolture de la France à l'époque" (00:03:01)
Jean-Pierre Siegle, appelé, interrogé par Etienne Monin

Fernand Bir Hakeim donne un faux nom pour l’interview. C’est un ancien de l’OAS, l’organisation dirigée par le général Salan qui bataille pour l’Algérie française. En 1962, l’OAS lance une campagne d’attentats meurtriers dans plusieurs villes. Engagé chez les paras à 17 ans, Fernand Bir Hakeim se marie avec une Algérienne. Il explique qu’il perd dans cette guerre sa famille et sa raison. Il sort de prison en 1968, après avoir été condamné à huit ans par le tribunal militaire.

"Pour moi, ça dégénère quand ils ont tué ma femme et mes deux gosses" (00:01:35)
Cet ancien de l'OAS est interrogé par Etienne Monin

Yaha Abdelhafidh a consacré toute sa vie à la révolution algérienne. Il s’est battu dans le maquis, puis il s’est exilé en France. Il a le sentiment que cette révolution a été "confisqué" par Ahmed Ben Bella, le premier président et Houari Boumediene qui l’a épaulé avant de le destituer en 1965. Yaha Abdelhafidh, 79 ans aujourd’hui, oppose l’armée de l’intérieur, celle des maquis mal en point et celle de l’extérieur positionnée aux frontières qui entre dans Alger en septembre 62.

"On a été trahi. La révolution a été détournée" (00:01:17)
Yaha Abdelhafidh, résistant algérien, interrogé par Etienne Monin

Kader préfère rester anonyme. Il fait parti des Algériens qui se sont engagés au côté de l’armée française. Il était dans les SAS, les services administratifs qui essayaient de conquérir le cœur des Algériens. Aujourd’hui encore, il souffre de l’image des Harkis. Quand il fait son choix, la petite Kabylie dans laquelle habite sa famille est prise en étau entre l’armée française et le FLN qui "impose sa loi".

"On était pris entre le FLN et l'armée française. On était terrorisé" (00:01:11)
Kader -anonyme- ancien harki, interrogé par Etienne Monin

Michel-Louis Aniorte fait parti des Pieds-Noirs qui ont quitté l’Algérie après l’indépendance. Il en garde un sentiment amer, mais pas contre les Algériens. Il est retourné dans son pays de naissance une vingtaine de fois depuis la guerre. Et pour lui, ce sont les gouvernements successifs qui sont fautifs de pas avoir préparé et géré cette indépendance.

"On a vécu entre parenthèse pendant 50 ans " (00:00:51)
Michel-Louis Aniorte, pied-noir, interrogé par Etienne Monin
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Message  ivo le Dim 18 Mar - 9:21

Guerre d'Algérie : le poignard de Le Pen
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/16/le-grand-blond-au-poignard_1669337_3212.html?google_editors_picks=true
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Au matin du 3 mars 1957, Mohamed Cherif Moulay, 12 ans, découvre un poignard dans le couloir d'entrée de la maison familiale, dans la Casbah d'Alger. Accrochée à une ceinture de couleur kaki, l'arme gît dans un recoin obscur. C'est un oubli des parachutistes français qui ont soumis la nuit précédente son père à "la question". Ahmed Moulay, 42 ans, a été torturé à l'eau et l'électricité, en présence de ses six enfants et de son épouse, avant d'être achevé d'une rafale de mitraillette. Le supplicié a les commissures des lèvres tailladées au couteau. Un communiqué de l'armée annoncera qu'il a été abattu alors qu'il tentait de s'enfuir. Quand il trouve ce poignard, Mohamed Cherif Moulay le cache dans le placard du compteur électrique de l'entrée.

Les parachutistes reviennent à deux reprises, les jours suivants, mettent la maison à sac. Pour rien. L'enfant se tait. Rania Moulay, elle, se rend au commissariat pour porter plainte. On lui dit : "Votre mari est mort au cours d'un règlement de comptes entre fellaghas." Apprenant l'épisode, un père blanc, le père Nicolas, s'indigne et intervient. Les gendarmes finissent par ouvrir une enquête. "Pour qu'ils soient obligés d'admettre que ce n'était pas des fellaghas mais des militaires français qui avaient tué mon père, je leur ai donné la ceinture de toile kaki, mais pas le poignard que j'ai détaché de la ceinture et gardé", se souvient Mohamed Cherif Moulay, âgé aujourd'hui de 67 ans. L'enquête n'aboutira jamais.

Le poignard atterrit dans le buffet de la salle à manger des Moulay. Il y restera jusqu'en avril 2003, date à laquelle l'envoyée spéciale du Monde à Alger réussit à le rapporter en France. Cette pièce à conviction sera présentée à la 17e chambre, lors du procès en diffamation intenté par Jean-Marie Le Pen contre Le Monde, le 15 mai suivant.

En acier trempé, long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres, il s'agit d'un couteau du type de ceux qu'utilisaient les Jeunesses hitlériennes, fabriqué par des couteliers allemands de la Ruhr, selon l'enquête menée par le journaliste Sorj Chalandon. La lame porte le nom de J.A. Henckels, fabricant à Solingen. Le manche, en partie recouvert de bakélite noire, est incrusté d'un losange dont l'écusson est tombé dans les années 1970, à force d'avoir été manipulé par les enfants Moulay. Sur le fourreau de ce poignard, on peut lire : J. M. Le Pen, 1er REP.

Cet article est tiré du Hors-Série du Monde : "Guerre d'Algérie. Mémoires parallèles", disponible en librairie et dans la boutique du Monde.fr.
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Message  ivo le Sam 26 Mai - 11:54

Cinquante ans après, les rapatriés d'Algérie se souviennent
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1962 : 700.000 Français d'Algérie arrivent en métropole. À l'époque, on les appelle déjà "des rapatriés". Ces derniers jours, de nombreuses communes du Sud de la France célèbrent le souvenir, souvent douloureux, des premiers arrivés sur des bateaux, que ce soit à Marseille ou dans les différents ports de Méditerranée.

Reportage auprès des Pieds-Noirs de Port-Vendres, dans les Pyrénées Orientales
Marion Dambielle-Arribagé

la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... - Page 2 SIPA_00470159_000003
700.000 "Pieds-Noirs", Français d'Algérie, doivent quitter le pays en 1962 pour rejoindre l'HexagoneDALMAS/SIPA

En 1962, Yves a 23 ans. Il débarque à bord d'un chalutier à Port-Vendres, avec une trentaine de personnes, hommes, femmes, enfants. À leur arrivée, ils sont "complètement perdus, désorientés", et "s'éparpillent, un peu partout". C'est le début d'un du travail d'adaptation, au milieu de Français qui les prennent "pour des colons", explique Lisette.

"Dommage qu'on ne vous ai pas coulés"

L'intégration est difficile. Elle prendra des années, et Lisette aura longtemps l'impression d'être rejetée par la France. "Bien des années après, des gens m'ont dit : dommage qu'au large, on ne vous ai pas coulés. Et ça, c'était plus dix ans après. L'incompréhension dure." Aujourd'hui encore, toute une partie de la communauté des Pieds-Noirs se sent déracinée.

"Je ne suis pas rapatrié, je suis un expatrié"

"Je suis né là-bas, je regrette toujours mon Algérie", explique l'un d'eux. "Même aujourd'hui, on se rassemble entre pieds-noirs, on ne parle que de l'Algérie, et j'en rêve." Alors ce terme de "rapatrié", il est tout simplement insupportable pour Jean-Claude : "Moi je ne suis pas rapatrié, puisque je n'avais jamais mis les pieds en France. Moi je suis un expatrié, j'ai été rejeté de mon pays."


Pour tous, cinquante ans après, la souffrance est encore bien présente. Certains sont retournés depuis en Algérie, d'autres refusent d'y mettre les pieds. Pour ne pas gâcher le souvenir qu'ils ont de "leur" pays.

Vidéo(s)

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAF88030927/octobre-62-les-francais-d-algerie.fr.html

http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/CAF89007923/ou-en-sont-les-rapatries.fr.html

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPF86614344/les-rapatries-2eme-partie.fr.html
........
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Message  ivo le Mar 25 Sep - 20:32

Hommage aux harkis : "La France a abandonné ses propres soldats"
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Dans un message lu par son ministre aux Anciens combattants, François Hollande a reconnu la responsabilité de la France dans l'abandon des harkis, et a promis de redonner à leur histoire la place qui leur revient, dans les programmes scolaires ou les travaux de recherche.

C'était l'une des promesses de campagne de François Hollande : reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon des harkis, lors de l'indépendance de l'Algérie. Promesse tenue ce jour.

Il aura fallu attendre 50 ans, même si une journée d'hommage national leur est consacrée depuis 2001. En ce jour un peu spécial, François Hollande a donc estimé que "la France se grandit toujours lorsqu'elle reconnaît ses fautes". Ce n'est pas le président de la République qui a prononcé son discours - il est à New York; où il doit intervenir à l'Assemblée générale de l'ONU - mais son ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif.

"Il y a 50 ans, la France a abandonné ses propres soldats" (François Hollande)

Le message est très clair : "La mémoire des harkis est une mémoire vivante et souffrante, elle impose à la France un retour sur elle-même et sur son histoire. (...) Il y a 50 ans, la France a abandonné ses propres soldats, ceux qui lui avaient fait confiance, ceux qui s'étaient placés sous sa protection, ceux qui l'avaient choisie et qui l'avaient servie."

La nouveauté dans le discours réside en fait dans l'ouverture des archives : "Aux descendants de harkis qui contribuent aujourd'hui à son identité et à sa vitalité, la République doit toute la transparence sur une histoire qui est non seulement la leur mais la sienne. Dans cet esprit les archives doivent être ouvertes et accessibles à tous. A l'histoire des harkis, nous donnerons la place qui lui revient dans les lieux où elle s'est inscrite, dans les programmes scolaires, dans les travaux de recherche."
commentaire
Après le 19 mars 1962 ; la France n a pas abandonné que les Harkis, elle a abandonné également, les Français qui avaient cru aux accords d Evian et qui sont restés . plus de 3000 ont enlevés et égorgés par le FLN; sous les yeux de l armée Française qui avaient ordre de ne pas intervenir , encore un petit effort pour reconnaitre , les fautes du gouvernement de l époque Cordialement Viviane qui se bat depuis 50 ans pour la reconnaissance du massacre d Oran 1962 - fille de disparu
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Message  ivo le Dim 4 Nov - 10:00

La repentance : ce grand mal français
Alors que François Hollande se rend bientôt à Alger, des responsables politiques algériens ont appelé la France à se repentir de l'intégralité de son passé colonial. Retour sur trente années d'une politique inefficace en termes de réconciliation.
>>>
http://www.atlantico.fr/decryptage/repentance-grand-mal-francais-dimitri-casali-533215.html
voir les commentaires ...

Cette repentance qui empoisonne les relations franco-algériennes
La reconnaissance du 17 Octobre 1961 a marqué un début qui doit être prolongé par un dernier effort. François Hollande fera-t-il ce geste attendu par les Algériens cette année du cinquantenaire de leur Indépendance ?
>>>
http://www.liberte-algerie.com/actualite/cette-repentance-qui-empoisonne-les-relations-franco-algeriennes-francois-hollande-brisera-t-il-le-tabou-188019
9 commentaires

La France doit-elle s’excuser pour la colonisation de l'Algérie ?
Oui.11.64%
Non.88.36%
Réactions (523)
>>>
http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/02/01003-20121102QCMWWW00489-la-france-doit-elle-sexcuser-pour-la-colonisation-algerienne.php
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Message  ivo le Dim 12 Mai - 8:54

Les Harkis demandent une journée officielle de l'abandon le 12 mai
fr info
Plus de 60 ans après la guerre d'Algérie, les Harkis, ces soldats qui ont combattu aux côtés de l'armée française, demandent à l'Etat français de reconnaître le drame de leur communauté.

La communauté harkie veut faire du 12 mai, la "Journée de l'abandon". Car à cette date en 1962, un échange de télégrammes entre le ministre chargé de l'armée et celui des affaires algériennes de l'époque Pierre Messmer et Louis Joxe scelle selon les Harkis leur abandon.

Le gouvernement français décide de laisser les soldats algériens sur le sol algérien entre les mains des combattants du FLN. Ces autres Aalgériens, les 100.000 soldats qui ont combattu aux côtés de l'armée française, seront, pour certains, tués par les indépendantistes et pour d'autres rapatriés, mais logés dans des camps.

Des cérémonies doivent donc ce dimanche 12 mai se tenir dans de nombreuses villes françaises pour cet anniversaire. Dès hier samedi à Agen, des délégués d'associations de harkis se sont réunis, pour demander au président François Hollande "d'aller plus loin" dans la reconnaissance et la réparation des préjudices subis par cette communauté, par le biais d'un texte de loi et un fonds de réparation.

"Cela fait un an que le président de la République est au pouvoir, et aucune mesure n'a été prise pour la communauté harkie", a déclaré Boazza Gasmi, président du Comité national de liaison des harkis (CNLH).

Une journée de l'abandon, en mémoire des Harkis, un reportage de Richard Place
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Message  ivo le Dim 9 Fév - 9:13

L'affaire Maurice Audin, complément d'enquête
http://www.marianne.net/L-affaire-Maurice-Audin-complement-d-enquete_a235537.html
Un livre de Jean-Charles Deniau revient sur la mort du jeune professeur de mathématiques communiste qui déchira la France pendant la guerre d'Algérie.

Le 11 juin 1957, à Alger, Maurice Audin est enlevé à son domicile par les paras du général Massu. Ce jeune professeur de mathématiques est membre du Parti communiste algérien (PCA), clandestin depuis 1955. A la faveur du régime d'exception, l'armée enlève, interne et torture sans aucun contrôle les militants du PCA et du FLN. Maurice Audin est conduit au centre d'interrogatoire d'El Biar, où il retrouve un autre communiste, Henri Alleg directeur du journal Alger républicain. Torturé, Alleg s'en sortira. Maurice Audin, lui, disparaît le 21 juin 1957.

Ses tortionnaires, le commandant Aussaresses et le lieutenant Charbonnier prétendent qu'il s'est évadé. Sa femme, Josette Audin, ne croit pas à cette fable. Elle alerte l'opinion. L'affaire Audin devient un temps fort de la mobilisation des intellectuels contre la guerre d'Algérie. A l'automne 1957, Laurent Schwartz présente en Sorbonne la thèse de mathématiques de Maurice Audin, reçu à son doctorat en son absence. Pierre Vidal-Naquet publie en 1958 chez Minuit un livre accusateur, l'Affaire Audin, qui établit clairement les circonstances de l'assassinat, lors d'un «interrogatoire» mené par le lieutenant Charbonnier. Mais le corps de Maurice Audin n'a jamais été retrouvé. Ce mystère appelait sans aucun doute une nouvelle enquête. Mais Jean-Charles Deniau s'y est attelé d'une étrange manière.

Pour écrire la Vérité sur la mort de Maurice Audin, il a recueilli les confidences tardives des anciens officiers français, dont Paul Aussaresses, devenu général. Mais l'auteur n'a pas cherché à équilibrer son enquête, en s'adressant aux proches d'Audin, à commencer par sa veuve, Josette, ni à contacter les anciens du PC algérien. Or, le comité Maurice Audin avait réuni une documentation qui a permis à Vidal-Naquet de faire éclater la vérité dès 1958, en dépit de la censure qui frappa son livre, tout comme celui d'Henri Alleg, la Question, également publié par Minuit.

La fin d'un mensonge

Les entretiens de Jean-Charles Deniau avec le vieux général Aussaresses ne sont, certes, pas dénués d'intérêt. A la veille de sa mort, l'ancien chef des opérations secrètes de l'armée française en Algérie ne se contente pas d'avouer ce que l'on savait déjà : Maurice Audin est bien mort entre les mains de tortionnaires agissant sous ses ordres. Le secret d'Etat, les mensonges des gouvernements de l'époque, ceux d'Aussaresses et de Charbonnier, qui niaient tout en bloc, tout cela vole bel et bien en éclats. Jean-Charles Deniau révèle au passage quelques extravagances des services français de l'époque, qu'il tient pour des vérités historiques. L'esprit de la guerre froide amenait les services français à surestimer l'importance du PCA dans la lutte armée. Ce parti, dont le FLN refusait l'adhésion collective, passait, aux yeux des limiers du renseignement français, pour une organisation essentielle dans la lutte armée. Or, si sa branche armée a bien existé, elle n'a joué qu'un rôle marginal dans les combats.

Maurice Audin fut la victime de l'obsession anticommuniste de ses tortionnaires. Convaincus de tenir l'un des chefs d'une organisation redoutable dirigée depuis Moscou, ils l'ont torturé jusqu'à la mort. Les archives officielles, que Jean-Yves Le Drian s'est engagé à rendre publiques, devraient permettre la reconnaissance de ce crime. Mais la vérité est bien celle que Josette Audin et Pierre Vidal-Naquet avaient établie dès 1957.
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Message  ivo le Lun 17 Fév - 10:56

Un couple pied-noir demande 9 millions d'euros à l'État
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/16/01016-20140216ARTFIG00211-un-couple-pied-noir-demande-9-millions-d-euros-a-l-etat.php
Les époux Asnar accusent la France de crime contre l'humanité pour «exil forcé» et lancent des actions devant les instances internationales.

C'est une première sur le plan judiciaire: les époux Asnar, un couple de pieds-noirs vivant dans le Béarn après avoir dû quitter l'Algérie en 1962, poursuivent l'État pour «crime contre l'humanité» et réclament 9 millions d'euros en réparation du préjudice moral et matériel subi, estimant avoir été dépossédés de leurs biens et contraints à l'exode. Personne n'avait jusqu'à présent osé attaquer l'État sur ses responsabilités.

«Le transfert forcé de population est un crime contre l'humanité», a plaidé leur avocat, Me Jacques Bernadet, en faisant notamment référence à l'article 7 du Statut de Rome, texte fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Un million de rapatriés et des dizaines de milliers de harkis persécutés par le Front de libération nationale (FLN) algérien après les accords d'Évian du 18 mars 1962 avaient dû regagner la France «dans un climat d'épouvante», se souvient le couple. «En 1962, la France de Charles de Gaulle ne peut pas ignorer que l'objectif du FLN est d'exterminer la population française. Il y a complicité d'épuration ethnique», af firme la voix de ces pieds-noirs qui «eurent pour tout choix la valise ou le cercueil».

Le 28 janvier, le tribunal administratif (TA) de Pau a rejeté la requête des époux Asnar, un rejet non pas fondé sur une appréciation concernant le fond mais sur l'incompétence de la juridiction administra tive, s'agissant d'accords internationaux. Ce que conteste vivement Me Jacques Bernadet, qui, se fondant sur un arrêt de 2001 du Conseil d'État, estime que les accords d'Évian ne sont pas des accords internationaux. L'incompétence du TA a aussi porté sur son impossibilité à juger des actes accomplis par les services de police judiciaire, faisant référence aux actions de la «mission C» (C pour choc, NDLR), qui avaient pour objet le démantèlement de l'OAS. «Il ne s'agit pas d'actes de police judiciaire mais d'assassins qui ont procédé à des exactions et des enlèvements!» conteste Me Bernadet.

Le comité des droits de l'homme de l'ONU saisi

Enfin, le TA a estimé que le transfert forcé de population «n'était pas à l'époque classé parmi les crimes contre l'humanité». «Alors on se fout de la convention de Genève de 1951 et du statut de Nuremberg de 1945? rétorque Me Bernadet. Ce qui a fait partie du droit positif français pour condamner les Papon et autres Barbie ne fait plus partie du droit aujourd'hui?»

Déterminés, l'avocat et le couple ont décidé de poursuivre leurs actions en faisant appel. Ils vont saisir la Cour administrative d'appel (CAA) de Bordeaux mais aussi engager d'autres procédures devant les instances internationales, notamment le comité des droits de l'homme de l'ONU.

Par ailleurs, une plainte déposée en juillet dernier pour «crime contre l'humanité», «complicité de géno cide» et «apologie de crime contre l'humanité» visant Abdelaziz Bouteflika, président de l'Algérie, Hocine Aït Ahmed, un des leaders du FLN, mais aussi Hervé Bourges, François Hollande et le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, est toujours à l'étude. Pour ces deux derniers, le couple de pieds-noirs es time qu'ils se sont rendus coupables d'«apologie de crime contre l'humanité», lors de voyages officiels le 22 décembre 2012 et le 11 mars 2013 en rendant respectivement hommage à Maurice Audin, militant communiste engagé aux côtés du FLN, et en se recueillant sur le monument érigé en la mémoire des hommes du FLN, avec dépôt de gerbe et minute de silence. Classée sans suite par le procureur de la République de Paris, elle fait aussi aujourd'hui l'objet d'un recours.
67 commentaires
Après avoir colonisé l'Algérie pour son plus grand bien, la France est aujourd'hui colonisée pour son plus grand malheur...

alors là on va rigoler !!!!!!!!!!!
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Message  ivo le Lun 24 Fév - 7:27

La guerre d’Algérie par ceux qui l’ont faite
Pendant des décennies, la guerre d’Algérie fut le monopole des historiens — et des témoins — français. Désormais se multiplient les récits de moudjahidins et de « djounoud » (soldats) qui ont résisté durant huit ans au colonialisme. Ces documents, avec leurs limites, ont commencé à évoquer certains sujets délicats interdits par l’histoire officielle en Algérie.
>>>
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/08/DAUM/49557
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Message  ivo le Sam 6 Déc - 8:07

Robert Ménard refait la guerre d'Algérie dans les rues de Béziers
http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/05/robert-menard-refait-la-guerre-d-algerie-dans-les-rues-de-beziers_1157270
La rue du 19-mars-1962, date du cessez-le-feu, sera débaptisée. Et renommée du nom d'un participant au putsch des généraux.

Robert Ménard refait l’histoire. Le maire de Béziers entend rebaptiser la rue du «19 mars 1962», date marquant le cessez-le-feu en Algérie, en rue du «commandant Hélie Denoix de Saint-Marc», un militaire ayant participé au putsch des généraux contre l’indépendance de l’Algérie.

«UNE PURE FICTION HISTORIQUE»

Pour Robert Ménard, coauteur de Vive l’Algérie française !, ce choix est «un hommage au courage et à l’héroïsme», contrairement à la date du 19 mars 1962 : «Dire que cela marque la fin de la guerre d’Algérie, c’est un pur mensonge historique ! Une pure fiction ! Il n’y a jamais eu autant de victimes de pieds-noirs et de harkis après. C’est du révisionnisme historique», avance-t-il à Libération.

Les responsables de la Fédération nationale des anciens combattant d’Algérie, Maroc, Tunisie (Fnaca) ont très mal pris l’information, ce jeudi matin, rapporte le Midi Libre. «Ça ne fait pas plaisir tout ça ! C’est se foutre du monde», a déclaré le président départemental de la Fnaca, qui n’exclut pas «l’organisation d’une manifestation» si le conseil municipal de Béziers entérine sa décision. Car pour les anciens combattants, c’est bien cette date qui marque la fin des combats en Algérie.

L’argumentaire de Ménard est habituellement utilisé par les partisans de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), organisation clandestine qui s’opposait à l’indépendance de l’Algérie par tous les moyens, y compris terroristes. D’ailleurs, la décision de débaptiser cette rue résonne avec une célébration qu’a organisée le maire d’extrême droite cet été, en l’honneur du massacre d’Oran du 5 juillet 1962 – des centaines de civils européens et des harkis ont été sauvagement tués. Robert Ménard avait décidé de prononcer son discours commémoratif devant une stèle érigée en hommage à quatre membres fusillés de l’OAS, dont Bastien-Thiry, organisateur de l’attentat raté du Petit-Clamard contre De Gaulle.

«JURIDIQUEMENT, IL A LE DROIT DE FAIRE ÇA»

Cette renomination sera soumise jeudi au vote du conseil municipal. La commune rendra donc hommage au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc. Né à Bordeaux en 1922 et mort à La Garde-Adhémar (Drôme) en 2013, le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc avait été résistant et déporté à Buchenwald. En 1961, il avait désobéi en participant au putsch des généraux à la tête du 1er REP (Régiment étranger de parachutiste). L’opération échouera et il se constituera prisonnier. Il sera condamné à dix ans de réclusion et effectuera cinq ans de prison avant d’être gracié par le général De Gaulle. Il a été réhabilité en 1978 et a même été élevé en novembre 2011 au rang de Grand-Croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy.

L’opposition socialiste de Béziers s’opposera à ce projet. «Juridiquement, il a le droit de faire ça. Mais il s’agit d’une faute politique et morale. Le rôle du maire n’est pas de dresser les uns contre les autres. Il ne faut pas réécrire l’histoire au profit de la frange la plus radicale des partisans de l’Algérie française», déplore Jean-Michel du Plaa, président du groupe PS au conseil municipal. «Il ne peut pas effacer le souvenir des appelés pour qui cette date est importante, car elle signe la fin des hostilités, le moment où ils pouvaient rentrer chez eux», ajoute-t-il.

En débaptisant la rue du «19 mars 1962», le maire, né à Oran, se dit satisfait d’avoir pu réaliser cette promesse faite aux harkis et aux pieds-noirs. Et refuse de passer pour un provocateur. «Je veux juste montrer que la colonisation française a eu aussi des effets positifs. Cela a permis aussi de construire des hôpitaux, des ports… et même de faire naître le sentiment national algérien.»

Des provocations et des coups médiatiques, Ménard en a pourtant enchaîné depuis son élection à la mairie au printemps avec le soutien du FN : interdiction d’étendre son linge aux balcons, couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, interdiction de cracher et, dernièrement, installation d’une crèche dans les locaux de la mairie. Fin novembre, le préfet lui a fait savoir que cette crèche contrevenait «aux dispositions constitutionnelles et législatives garantissant le principe de laïcité». Sans résultat.
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Message  ivo le Dim 8 Fév - 8:35

Ne pas oublier le massacre de Charonne
« En une période où le besoin d’histoire est si fort dans la société française et où est légitimement revendiquée une exigence de vérité, en particulier sur les deux moments clefs de notre histoire nationale récente que sont l’Occupation et les guerres coloniales, il n’est pas inutile de se souvenir de Charonne. »

En pleine vague d'attentats commis sur le territoire métropolitain par l'OAS (l'Organisation de l'Armée Secrète, créée en 1961, dont l'objectif était de maintenir l'Algérie française à tout prix) plusieurs syndicats et organisations politiques de gauche appellent à manifester pour la paix en Algérie. Le rassemblement pacifique a lieu place de la Bastille et le cortège, composé essentiellement de jeunes et en particulier de jeunes femmes, se dirige ensuite en direction de la place Voltaire.
... férocement réprimée par la police
Aux abords de la station Charonne (11e) et alors que les organisateurs s'apprêtent à déclarer la dispersion de la manifestation, les brigades spéciales de la police sous les ordres du préfet Maurice Papon chargent à coup de matraque les manifestants qui cherchent alors à se réfugier dans le métro. En contre-bas des marches se déroulent des scènes d'une violence extrême. Des témoins rapportent que des policiers vont se saisir et jeter des personnes dans l'escalier par dessus la rampe de la bouche du métro, ou encore lancer des grilles en fonte sur les manifestants tentant de fuir. Bilan : neuf victimes mortes étouffées ou le crâne fracturé et 250 blessés.

Les victimes des violences policières du 8 février 1962 au métro Charonne :
- Jean-Pierre BERNARD, 30 ans, dessinateur aux PTT;
- Fanny DEWERPE, 30 ANS, sténodactylographe;
- Daniel FERY, 15 ans, employé de presse;
- Anne GODEAU, 24 ans, agent d'exploitation aux PTT;
- Edouard LEMARCHAND, 40 ans, employé de presse;
- Suzanne MARTORELL, 40 ans, employé de presse;
- Hippolyte PINA, 58 ans, militant du PCF et de l'Union Syndicale du Bâtiment de Seine et Oise CGT;
- Maurice POCHARD;
- Raymond WINTENGS, 44 ans, imprimeur typographe.
>>>
http://www.humanite.fr/ne-pas-oublier-le-massacre-de-charonne-564933
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Message  ivo le Mar 10 Fév - 8:46

Algérie, 1962 : des Européens enlevés et prélevés de force pour transfuser les blessés du FLN
http://www.france24.com/fr/20150208-algerie-guerre-vampires-sang-francais-oas-fln-de-gaulle-accords-evian-france-independance/
À la fin de la guerre d’Algérie, près de 630 civils, policiers et militaires ont été kidnappés entre Alger et Oran. Certains d’entre eux ont été victimes de prélèvements sanguins forcés par le FLN, affirme l’historien militaire Gregor Mathias.

C’est un épisode méconnu, presque incroyable de la guerre d’Algérie. Des Européens "vampirisés", vidés de leur sang. Entre mars et juillet 1962, plusieurs centaines d’entre eux ont été kidnappés. Des rumeurs affirment alors que le but est de les prélever leur sang pour pallier la pénurie frappant cruellement les infrastructures médicales du Front de libération nationale (FLN).

Loin d’être un pur fantasme, ces faits sont aujourd’hui en partie établis, grâce au travail de recherche de l’historien militaire Grégor Mathias, qui a publié "Les vampires à la fin de la guerre d'Algérie, mythe ou réalité ?" (Éditions Michalon, 2014).

Tout part d’un document précieusement conservé pendant 40 ans par un ancien légionnaire devenu prêtre. "Ce prêtre d’origine chilienne travaillait à la sécurité militaire où il traduisait des documents, raconte Grégor Mathias. Lorsque l’armée française a évacué Sidi Bel Abbès [à 80 km d’Oran], elle a ordonné de brûler les archives. Mais il a sauvé la lettre d’un légionnaire espagnol enlevé".

Dans ce document édifiant, envoyé à son frère en métropole, "le légionnaire X" raconte avoir été enlevé le 8 mai 1962 à 30 km d’Oran. "Ils sont corrects avec nous, nous donnent bien à manger mais c’est pour prendre notre sang. Et après, ils nous tueront", écrit-il. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Le sang, nerf de la guerre

À l’époque, l’Organisation armée secrète (OAS), créée en 1961 pour défendre l’Algérie française, sème le chaos à Alger mais aussi à Oran. En quelques mois, les attentats sanglants se multiplient. Le bilan est lourd : 1158 morts et 1776 blessés parmi les musulmans, selon les chiffres officiels de la sûreté nationale. Très vite, les musulmans n’osent plus aller se faire soigner dans les hôpitaux situés dans les quartiers européens. Le FLN décide alors de créer ses propres unités de soins. Tout manque et malgré les pillages des hôpitaux et cliniques françaises, elles fonctionnent sans aucun moyen. Mais surtout sans sang.

Jusque là, dans les hôpitaux, "lorsqu’on avait des blessés, on demandait aux appelés de donner leur sang. Or, on a assiste progressivement au retrait du contingent", rappelle l’historien. Quant aux musulmans, ils refusaient de donner leur sang pour des raisons religieuses, même à leurs proches. "Dans les années 50, on considérait que le sang était impur", précise Grégor Mathias.

Avec ce témoignage, transmis à l’État major, l’armée dispose d’une preuve. Pourtant, rien n’est fait. Certainement au nom de la préservation de la paix, encore fragile. "Ils n’ont pas fait d’enquête approfondie parce que toute l’infrastructure militaire était en train d’être évacuée et le gouvernement algérien n’était pas vraiment en place, rappelle l’historien. L’armée est confrontée aux attentats de l’OAS et surtout le général de Gaulle ne veut pas relancer la guerre".

Les fragiles accords d’Évian, signés le 18 mars 1962, viennent en effet de sortir l’Algérie de huit ans de conflit. Quelques enquêtes sont tout de même diligentées mais dans le chaos généralisé, beaucoup de signalements se révèlent sans fondement. "On a parfois fait état de personnes enlevées et qui quelques jours plus tard s’avéraient être parties en métropole", raconte Grégor Mathias. "J’ai rencontré un médecin qui faisait des constats de décès mais jamais d’autopsie. On ne connaissait donc jamais la cause réelle de la mort", poursuit-il.

Une pratique établie dont l'ampleur reste à définir

Dans ce contexte de haine exacerbée et réciproque entre musulmans et français, les rumeurs pouvaient également flirter avec le fantasme. "L’OAS avait une propagande excessive et était dans l’outrance verbale systématique. Elle n’hésitait pas à faire des comparaisons avec la Seconde Guerre mondiale, à tout déformer. Par conséquent, lorsqu’elle parlait de prélèvements forcés, tout le monde pensait que c’était totalement inventé".

Au total, ce sont 630 civils, policiers et militaires qui ont été enlevés pendant cette période. Que sont-ils devenus ? "C’est très difficile à dire surtout qu’à l’époque, le FLN, au lieu de répliquer par d’autres attentats à ceux des activistes de l’OAS, préfèraient répondre par des kidnappings et des assassinats, ce qui leur permettait de respecter les accords d’Évian, tout en se vengeant", insiste l’historien. "Je ne pense pas que ces 630 personnes aient été enlevées pour leur sang."

Plus de cinquante ans après l’indépendance, cette page de l’histoire reste donc encore à écrire. Mais faute de témoins encore vivants, l’ampleur de cette pratique de prélèvement forcé de sang est impossible à établir. "J’ai apporté ce que je pouvais avec les documents en ma possession, conclut Grégor Mathias. J’espère que le travail se poursuivra de l’autre côté de la Méditerranée".

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Fernand Parizot, AFP | Un hôpital clandestin du FLN où étaient soignés les Algériens victimes des attentats de l'OAS à Alger, en 1962.
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Message  ivo le Ven 10 Juin - 8:24

Algérie : les crânes de l’amnésie
Pour qu’il ne restât aucun doute aux Arabes sur le sort justement mérité des principaux fauteurs de l’insurrection, leurs têtes furent exposées dans le camp de M. le général Herbillon
>>>
http://www.humanite.fr/algerie-les-cranes-de-lamnesie-608988
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Message  ivo le Lun 26 Sep - 8:13

Enquête sur ces harkis restés en Algérie
Abandonnés par le gouvernement français, des milliers de supplétifs de l’armée furent assassinés dans les mois qui suivirent l’indépendance. Pourtant, la plupart des harkis continuèrent à vivre en Algérie avec leurs familles. Depuis cinquante ans, ces témoins d’une histoire coloniale plus compliquée que les schémas acceptés sur les deux rives de la Méditerranée sont victimes d’une relégation sociale quasi institutionnalisée.
>>>
https://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/DAUM/52832

Hollande reconnaît la responsabilité de la France dans "l’abandon" des harkis
>>>
http://www.france24.com/fr/20160925-hollande-reconnait-responsabilite-france-abandon-harkis-guerre-algerie-evian
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Message  ivo le Dim 9 Oct - 8:59

Guerre d'Algérie : qui a laissé massacrer les harkis ?
«Les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement seront en principe renvoyés en Algérie. [...] Je n'ignore pas que ce renvoi peut être interprété par les propagandistes de la sédition comme un refus d'assurer l'avenir de ceux qui nous sont demeurés fidèles. Il conviendra donc d'éviter de donner la moindre publicité à cette mesure.»
>>>
http://www.marianne.net/guerre-algerie-qui-laisse-massacrer-les-harkis-100246959.html
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Message  ivo le Mar 18 Oct - 8:11

Mort et résurrection du 17 octobre 1961
Des dizaines de morts, des centaines de blessés, des milliers d’expulsés, et 11 500 manifestants arrêtés, parqués au Palais des sports de la porte de Versailles à Paris et dans d’autres lieux. Des policiers parisiens qui jettent dans la Seine des manifestants algériens
>>>
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/82/STORA/56309
la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... - Page 2 Rafle-concorde-bdf08
la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... - Page 2 Corps-17octobre-045bb
>>>
Massacre du 17 octobre 1961
>>>
https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_17_octobre_1961
la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... - Page 2 Maurice_Papon_1

Ici, la peinture noire s’efface
>>>
http://www.humanite.fr/ici-la-peinture-noire-sefface-618264
la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... - Page 2 45289.HR

17 octobre 1961: la «sanglante répression» d’une manifestation d’Algériens
Plus d’un demi-siècle après, on ne connaît toujours pas le nombre de victimes : entre plusieurs dizaines (30 ? 40 ?) ou centaines (150 ? 200 ?) de tués. Alors qu’au départ, le bilan officiel parlait de deux morts.
il s'agit de la répression d'Etat la plus violente qu'ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l'histoire contemporaine.
De fait pendant des années, le drame a été passé sous silence. On en a reparlé à la fin des années 90, lors du procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l’humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde à l’époque de l’Occupation. A tel point qu’en 1999, le tribunal correctionnel de Paris accepte le mot «massacre» pour qualifier la répression du 17 octobre 1961.
Pour le chef de file des députés UMP (aujourd’hui LR), «s’il n’est pas question de nier les évènements du 17 octobre 1961 et d’oublier les victimes, il est intolérable de mettre en cause la police républicaine et avec elle la République toute entière».
Quant à la leader du FN, Marine Le Pen, elle a affirmé que «tout cela est profondément destructeur, profondément diviseur de la société française». Tout en qualifiant de «bobard» le récit officiel de cette répression.
>>>
http://geopolis.francetvinfo.fr/17-octobre-1961-la-sanglante-repression-dune-manifestation-dalgeriens-83965
la guerre d'algérie n'est tjs pas finie ... - Page 2 Le-17-octobre-1961-manifestants-sont-emmen-s-dans-centres-d-tention
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