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Réunionnais de la Creuse

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Réunionnais de la Creuse

Message  ivo le Sam 15 Fév - 12:37

L'affaire des «Réunionnais de la Creuse», une «cicatrice» à recoudre
http://www.liberation.fr/politiques/2014/02/15/l-affaire-des-reunionnais-de-la-creuse-une-cicatrice-a-recoudre_980321?xtor=rss-450
ENQUÊTE - Entre 1963 et 1982, près de 1600 enfants ont quitté une Réunion pauvre et très peuplée pour des campagnes qui se vidaient en métropole. L'Assemblée débattra mardi d'une proposition de résolution pour «diffuser la connaissance historique de cette affaire».

Ils seront une trentaine, mardi prochain, conviés à écouter les débats des députés depuis les strapontins de velours rouge de la tribune du public. Des échanges autour de la proposition de résolution du groupe PS sur ce que l’on a appelé «l’affaire des Réunionnais de la Creuse», ils ne perdront pas une miette. C’est leur histoire, celle aussi d’un Etat qui, selon le texte, «a manqué à sa responsabilité morale» à l’égard de ses anciennes pupilles, que l’Assemblée nationale s’apprête à reconnaître.

L’affaire des «Réunionnais de la Creuse»… Sur l’île, département d’outre-mer depuis 1946, «on en entend parler dans les repas de famille mais au fond personne ne connaît bien cette histoire», raconte la députée réunionnaise Ericka Bareigts, à l’origine de la proposition de résolution. De 1963 à 1982, 1615 mineurs réunionnais âgés de 6 mois à 18 ans ont été exilés en métropole vers des départements touchés par l’exode rural.

COCOTTE-MINUTE

«Il faut replacer cette histoire dans son contexte et rappeler ce qu’était la Réunion des années 1960, sa situation sanitaire et sociale catastrophique», précise Philippe Vitale (1), maître de conférences en sociologie à l’université Aix-Marseille, qui décrit une île sous-développée, confrontée à une poussée démographique inquiétante, plongée dans une misère profonde et plombée par un chômage endémique. Un terreau fertile pour les velléités autonomistes.

Elu député de la Réunion en mai 1963 contre le communiste Paul Vergès, Michel Debré se fait fort de désamorcer cette cocotte-minute. «L’Etat est au cœur de la politique jacobine» de l’ancien Premier ministre, analyse Philippe Vitale: «Il est convaincu que ce territoire doit rester au cœur de la nation.» La solution, mâtinée de bonne conscience paternaliste, se veut pragmatique: organiser le transfert de Réunionnais semble-t-il condamnés à la pauvreté vers ces campagnes qui manquent de bras. «L’idée était déjà présente dans les têtes de personnels administratifs avant l’arrivée de Michel Debré à la Réunion, explique Yvan Combeau, professeur d’histoire contemporaine à l’université de la Réunion. La partition était écrite, restait à la jouer, Debré en a été le chef d’orchestre, pensant qu’il faisait le bonheur de ces enfants. Puis la machine administrative a fonctionné.» Le Bumidom (bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer) est créé, ainsi que le Cnarm, comité chargé de leur accueil en métropole.

«VOTRE FILS SERA DOCTEUR, IL VERRA LA TOUR EIFFEL»

Le dispositif concerne au départ essentiellement des adultes partis vendre leur force de travail en métropole. Puis ce sont aussi des mineurs qui partent. Pas tous orphelins. A des parents indigents, on fait miroiter des écoles prestigieuses de la capitale pour leurs enfants et leur retour à la Réunion pour les vacances. «Votre fils sera docteur», «il verra la tour Eiffel»… Séduits par ce miroir aux alouettes tandis qu’ici ils peinent à nourrir leur famille, ils signent. Les analphabètes apposent leur pouce trempé dans l’encre sur le document de l’assistante sociale. Débarqués à Orly, il n’est plus question de Paris mais d’un aller sans retour dans la Creuse, le Gers, le Tarn. Les enfants sont plus ou moins mal lotis. Quelques-uns sont adoptés, d’autres placés en foyers ou ballottés dans des familles d’accueil payées par la Ddass. D’autres petits sont envoyés dans des fermes, des commerces, des petites entreprises ou sur des chantiers. Comme apprentis et surtout comme une toute jeune main-d’œuvre gratuite et corvéable. Fugues, délinquance, dépressions voire suicides: pour certains, le déracinement est brutal, dramatique.

Il a fallu du temps pour que la contestation monte. En août 1968, le quotidien communiste réunionnais Témoignages s’interroge sur une «chasse aux enfants» puis raconte «l’affaire des "rafles" d’enfants». Le directeur du foyer de Guéret (Creuse) puis le directeur général de la santé font part de leurs réserves. En décembre 1973, Libération évoque le déplacement des «orphelins et autres pupilles de l’Assistance publique». Le dispositif migratoire se poursuit toutefois jusqu’en 1982, date de la dissolution du Bumidom. C’est en 2002 qu’éclate vraiment l’affaire, lorsque Jean-Jacques Martial attaque l’Etat pour «enlèvement, séquestration de mineurs, rafles et déportation». L’ex-pupille arrivé en Creuse à 7 ans (2) veut marquer le coup: il réclame un milliard d’euros. D’autres recherchent alors leur dossier, remontent le fil, on mesure l’ampleur de l’opération. Plusieurs plaintes suivent, jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme. Toutes échouent.

«TOURNER LA PAGE»

«Le débat n’a pas eu lieu au sein de la justice. Là c’est la représentation nationale qui va reconnaître leur histoire, la placer au cœur de l’Histoire de France», reprend Ericka Bareigts. Sans pouvoir contraignant, la proposition de résolution de la députée PS n’a qu’une portée symbolique. Le texte propose «que la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée» et «que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle».

Les mots sont pesés, le texte ne donne pas droit à une indemnisation, n’impose pas l’enseignement de cet épisode. Mais Didier Quentin (UMP) s’insurge contre une «instrumentalisation de l’Histoire» et «un procès à charge»: «Derrière ce texte, c’est Debré qui est visé alors qu’il a été le sauveur de la Réunion. Des gens ont souffert mais ces cas sont marginaux, la grande majorité a trouvé des conditions de vie meilleures.» Le député qui interviendra au nom de son groupe, mardi, s’appuie sur un rapport de l’Igas (inspection générale des affaires sociales) de 2002 qui dédouane les services de l’Etat et de l’aide sociale, jugeant par exemple qu’il n’y a pas lieu de «dresser un bilan négatif de la politique de migration de pupilles». Bareigts appelle pour sa part à «ne pas mettre sous le tapis des passages de l’Histoire qui ne nous conviendraient pas».

Pour le sociologue Philippe Vitale, «il est important que cette histoire s’inscrive désormais dans la mémoire collective» et l’historien Yvan Combeau, tout en jugeant le texte «euphémisé», le trouve «nécessaire pour recoudre les cicatrices». Jean-Jacques Martial, qui sera à l’Assemblée, veut croire que le débat parlementaire l’apaisera et lui «redonnera sa liberté». Ensuite? «Je tourne la page, j’aurais fini ma mission», dit-il. Jean-Charles Pitou, autre ancienne pupille envoyé dans le Cantal à 9 ans, salue un «grand pas». Mais dans un soupir: «Cela va-t-il retirer un peu de ma souffrance? Je ne sais pas, je ne sais pas…»
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Re: Réunionnais de la Creuse

Message  ivo le Mar 18 Fév - 12:32


Quelques-uns des enfants créoles emmenés en métropole (RICLAFE/SIPA)

Les « Réunionnais de la Creuse » : pourquoi cinquante ans de silence ?
http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/18/les-reunionnais-creuse-pourquoi-cinquante-ans-silence-250027
Entre 1963 et 1982, 1 600 enfants réunionnais ont été expédiés dans des départements vieillissants par la Ddass. Ce mardi, les députés se prononcent sur « la responsabilité morale » de l’Etat.

Au début des années 60, Michel Debré, alors député d’outre-mer, est obsédé par la « surnatalité » qui grève La Réunion. Plein de nobles sentiments, il entreprend de drainer de jeunes Réunionnais vers des départements vieillissants comme la Creuse, le Tarn ou le Cantal.

Immatriculés « pupilles de l’Etat », des enfants sont expédiés en métropole, à 9 000 kilomètres de chez eux, par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass). Placés dans des familles paysannes, certains vivent heureux. D’autres font face à la solitude, au déracinement et au racisme ordinaire. L’expérience se solde par des suicides et des troubles psychiques.

Ce mardi, les députés se prononcent sur « la responsabilité morale [de l’Etat] » dans ce transfert de plus de 1 600 enfants réunionnais, mené entre 1963 et 1982.

Il a fallu cinquante ans au Parlement pour s’intéresser à cet épisode peu reluisant de la République. Une éternité si l’on compare avec nos voisins britanniques qui, dès les années 50, ont dressé un bilan très négatif des migrations d’enfants vers l’Australie. Côté australien, le Queensland a enquêté en 1999 sur les abus commis sur les gamins lors de ces déplacements.

En France, rien de tel. La députée réunionnaise Ericka Bareigts, à l’origine de la proposition de résolution, souligne la méconnaissance de ce trait historique, jusqu’à La Réunion :

« Personne ne s’est attaché à faire rentrer dans l’histoire de France cet épisode grave et brutal. Il faut arrêter de cacher une partie de notre mémoire. »

Un rapport d’« une nullité formidable »

C’est un dépôt de plainte, en 2002, qui va permettre de faire émerger l’affaire des « enfants de la Creuse » (expression impropre puisque 64 départements sont concernés). Devenu adulte, l’un de ces « pupilles », Jean-Jacques Martial, poursuit l’Etat pour « enlèvement et séquestration de mineurs, rafle et déportation ».

Les actions en justice n’aboutiront jamais, en raison de la prescription des faits, mais les médias recueillent les témoignages de ces Réunionnais exilés. Certains vont jusqu’à parler – abusivement – de « déportation ». On retrouve deux documentaires sur le sujet qui n’avaient été que peu diffusés dans les années 90.

Dans la foulée, la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Elisabeth Guigou, commande un Rapport à l’inspection générale des affaires sociales (Igas) [PDF]. Ce document, jugé « d’une nullité formidable » par les historiens, dédouane très largement l’Etat. Il faut lire entre les lignes pour comprendre que des familles ont été trompées, sommées de confier leurs enfants avec la promesse d’une vie meilleure et d’un retour rapide.

Surtout, ce n’est pas une mission parlementaire qui mène l’enquête, mais l’administration. C’est-à-dire le supérieur hiérarchique de la Ddass...

Dix ans passent avant qu’une députée réunionnaise ne dépose la proposition de résolution examinée ce mardi, visant à reconnaître la responsabilité de l’Etat.

Avant cela, rien. Ou pas grand-chose. Quarante ans de silence presque total.

1968 : la « chasse aux enfants »

Pourtant, l’histoire n’était pas inconnue. Dès août 1968, le journal communiste réunionnais Témoignages, lancé par Raymond Vergès (le père), publie un article titré : « Comment se fait le recrutement des immigrants réunionnais en France : volontaires ou volontaires forcés ? »

L’auteur y parle de « chasse aux enfants » et s’interroge sur leur sort :

« Ne sont-ils pas remis à des organismes privés ? Que deviennent les enfants ? Ne sont-ils pas acheminés vers la France ? »

Le lendemain, le journal imprime le témoignage d’un père qui se déclare victime de l’enlèvement de six enfants.

En décembre 1973, c’est le tout neuf quotidien Libération qui parle de « vol d’enfants » et titre « Les jeunes Réunionnais déportés vers la France ».

Les députés communistes ne bronchent pas. Aucun homme politique n’extrait l’affaire de ces quelques lignes dans la presse de gauche. Il faut dire que le vocabulaire administratif de l’époque anesthésie la compréhension : on parle de « transferts interdépartementaux ».

Même à La Réunion, le silence règne. L’universitaire Wilfrid Bertile s’inquiète, en 1968, de la prise en charge de ces « pupilles ». Mais lorsqu’il devient député, en 1981, il ne revient pas sur cet aspect des migrations vers la métropole.

Debré, le grand républicain

A l’époque, le traitement de ces jeunes ne choque pas grand monde. La Ddass a pour habitude de casser les fratries et de rompre tout lien avec les familles pour que les enfants puissent repartir de zéro. Cette politique est menée jusqu’à un rapport critique, rédigé par Jean-Louis Bianco et Pascal Lamy en 1989.

Surtout, les « transferts » sont l’œuvre d’un grand résistant, père de la Constitution de la Ve République et ancien Premier ministre. C’est d’ailleurs là que se niche toute la perversité de l’affaire et son intérêt : c’est au nom de la République, qui ne reconnaît que des citoyens égaux, abstraits, sans origines, qu’est organisée la migration.

L’historien Ivan Jablonka a rédigé l’un des rares livres sur le sujet :

« Ce que fait Michel Debré est conforme à la pensée républicaine. Et c’est cela le plus troublant. Lorsqu’il envoie les gosses en métropole, c’est pour les intégrer à la République française : il veut donner une deuxième chance à ces enfants. C’est à la fois républicain et illégitime sur le plan moral. »

Certes, les directeurs des Ddass font remonter aux préfets les difficultés qu’ils rencontrent avec ces enfants – en 1972, le préfet de Lozère relaye timidement ces avertissements – mais globalement, personne ne bouge dans l’administration. Le système perdure jusqu’en 1982.

Pour Ivon Jablonka, il faut aussi considérer l’assise politique de Michel Debré, qui parvient à prendre l’ascendant sur les préfets. L’Etat cautionne l’initiative du député puisque le ministère de la Santé installe en 1972 une antenne de surveillance en métropole « pour suivre les placements d’enfants ».

L’« euphémisme » de la résolution

Alors que les mentalités évoluent dans les années 80, la « chape de plomb » continue de peser sur les « enfants de la Creuse ». L’expression est utilisée par le sociologue Philippe Vitale, qui a coécrit un livre sur le sujet après une véritable enquête de terrain. Pour lui, il y avait un manque d’intérêt pour ce qui semblait être un détail de l’histoire de la colonisation :

« 1 600 gamins dans l’histoire de la traite et de l’esclavagisme, c’est, pour certains, un micro-évènement. »

D’ailleurs, selon lui, le déroulé historique précis reste encore méconnu des politiques et se traduit par un proposition de résolution bancale. Il n’apprécie pas que la députée ait repris le terme de « pupille », qui gomme les mensonges faits aux parents :

« Tous n’étaient pas pupilles au départ. Il y avait trois types de cas :

- les pupilles de l’Etat, qui ont fait l’objet d’un abandon expressément formulé (article 55 du code de la famille) ou d’une déclaration judiciaire d’abandon (article 50) ;
- les mineurs en garde, qui ont fait l’objet d’une décision de justice qui confie la responsabilité des enfants à l’autorité administrative ;
- les mineurs recueillis temporairement, les parents donnant provisoirement la garde à la Ddass.

Ces trois catégories, à l’arrivée en métropole, ont toutes tendu vers une seule : les pupilles. Mais utiliser le terme ainsi dénote une ignorance de l’Histoire. »

Jointe au téléphone, la députée reconnaît spontanément que le terme ne détaille par la réalité des faits et souligne qu’il reprend la catégorisation faite à l’époque.

De son côté, Ivan Jablonka s’étonne de « l’euphémisme » mis au centre du texte. Le troisième alinéa de la résolution considère que « l’Etat a manqué à sa responsabilité morale envers ces pupilles » :

« Cela sous entend que l’Etat a mal surveillé ces enfants. Ce n’est pas du tout cela, c’est beaucoup plus grave. C’est l’Etat qui a présidé à cette migration. C’est l’Etat qui a baladé les enfants au nom de l’idéal républicain.
»
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Re: Réunionnais de la Creuse

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