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démocratie et justice ...

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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Sam 15 Fév - 9:58


Karim Khan présente les photos de son fils Zaenullah et de son frère Asif Iqbal (g) tués lors d'attaques de drones américains. Islamabad, le 30 novembre 2010. - REUTERS/Mian Khursheed

Pakistan : un militant anti-drone kidnappé a été libéré
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20140215-pakistan-militant-anti-drone-kidnappe-ete-libere/
Au Pakistan, un militant anti-drone qui avait été kidnappé il y a une dizaine de jours a été libéré, le 14 février. Karim Khan avait été enlevé le 5 février dans la banlieue d’Islamabad, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays pour aller s’entretenir avec des parlementaires européens sur la question des tirs de drones. Il affirme avoir été torturé pendant sa détention.

Avec notre correspondante à Lahore, Gaëlle Lussiaà-Berdou

Dans la nuit du 4 au 5 février, Karim Khan raconte qu’une quinzaine d’hommes, certains en uniforme de policiers, d’autres en civils, ont surgi chez lui et l’ont emmené de force. Il vient de passer les neuf derniers jours menotté dans une cellule. On l’a frappé à la tête, aux mains, aux pieds. Devant les caméras, il soulève sa longue tunique noire pour montrer les ecchymoses sur ses bras. Il a cru sa dernière heure venue.

« Je voulais rentrer chez moi, revoir mes enfants, ma famille. Je me suis dit ça y est, je vais mourir ici. Je me suis demandé ce qu’ils feraient de mon cadavre. Je ne pouvais pas croire, mais je me demandais s'ils allaient me tuer et rendre mon corps à ma famille », dit-il.

Pendant ces séances de torture, on lui a présenté des noms. Parmi eux, Karim Khan a reconnu des victimes des tirs de drones américains. Puis vendredi matin, ses ravisseurs l’ont jeté hors d’un véhicule, les yeux bandés, sur une route de la banlieue d’Islamabad.

Le militant se dit incapable d’identifier ses kidnappeurs.

Son avocat, lui, montre du doigt les services secrets. Karim Khan est connu au Pakistan. Son fils et son frère ont été tués en 2009 par un tir de drone. Depuis, il a déposé une plainte contre la CIA et le gouvernement pakistanais pour leur rôle dans ce programme controversé.
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Lun 8 Déc - 8:26

DRONES : QU’EN EST-IL DES FRAPPES CHIRURGICALES ?
https://www.bakchich.info/international/2014/12/07/drones-qu-en-est-il-des-frappes-chirurgicales-63781
Le programme US top-secret désignée sous l’appellation « Kill List » démontre une fois encore à quel point il faut se méfier des bobards de Barack Obama

C’était le 23 mai 2013. Plus convaincant que jamais, le président américain y était allé de bon cœur dans la sensiblerie poisseuse : « En limitant très étroitement nos actions à ceux qui veulent nous tuer et non pas à la population au sein de laquelle ils se cachent, nous choisissons la méthode la moins susceptible de provoquer la mort d’innocents ».

Il faisait évidemment allusion au programme secret de sa « Kill List » ; un sous-produit de sa fameuse « guerre contre la terreur » qui rogne sournoisement chaque jour un peu plus sur les principes démocratiques qui ont fait un jour la grandeur de l’Amérique.

KILL LIST

Comme les médias généralistes l’ont prudemment évoqué sans chercher à en savoir d’avantage, la « Kill List » est celle qui récapitule les noms de ceux que l’Oncle Sam a décidé d’assassiner dans le plus grand secret. Elle est personnellement approuvée par Obama lui-même sans aucune présentation publique – efficacité oblige - ni aucune supervision judiciaire.

C’est le plus souvent via un vol discret de drones chargées jusqu’à la gueule de missiles à taille humaine, que sont sélectivement rappelés à Dieu les présumés ennemis du peuple américain. Le tout sans que personne ne sache véritablement ce qui leur est reproché.

Sauf que le 24 novembre, la branche anglaise de l’ONG Reprieve a rendu public un rapport circonstancié qui glace littéralement le sang.

Reprieve est une fédération d’ONG qui luttent contre la peine de mort dans le monde. Elles sont représentées en Grande Bretagne, aux USA, en Australie et aux Pays Bas mais recrutent aussi des sympathisants et des activistes en France, en Espagne et en Irlande. La plus ancienne a été fondée au Royaume Unis en 1999 par le juriste des droits de l’homme Clive Stafford Smith.

A ce jour, le garçon animé d’une détermination hors du commun, a intenté près de 130 procès aux USA aux noms de détenus de Guantanamo (dont la fermeture est une autre des nombreuses promesses sans lendemain de l’actuel président américain).

ON NE MEURT JAMAIS DEUX FOIS

Pour annoncer la couleur sans détour, Reprieve UK a titré son rapport « On ne meure jamais deux fois – les assassinats multiples du programme américain de drones » (cf. pièce jointe).
https://www.scribd.com/document_downloads/249435596?extension=pdf&from=embed&source=embed


Morceaux choisis :

« …l’information sur la Kill List et les frappes de drones est réduite : ce qu’en disent les médias et les fuites anonymes de lanceurs d’alertes américains, pakistanais et yéménites. Néanmoins, en recoupant ces informations, nous avons relevé les noms de 41 individus qui semblent avoir réussi l’impossible : apparaitre comme décédés dans les statistiques officielles non pas une, ni deux, mais à de multiples reprises. Les rapports examinés indiquent que chaque cible d’assassinat est ‘morte’ en moyenne plus de 3 fois avant qu’elle le soit réellement.

Ça soulève évidemment une question lancinante. Pour chaque cible manquée de la Kill List, qui a été mis dans le sac à sa place ? Il serait d’ailleurs plus juste de dire dans ‘les’ sacs. Car de nombreuses vies sont sacrifiées pour effacer un nom de la liste. Dans l’un des cas étudiés, il aura fallu 7 attaques de drones avant que les USA ne tuent leur cible. Ces 7 attaques ont provoqué la mort de 164 personnes dont 11 enfants.

1147 MORTS POUR 41 CIBLES

Au total ce sont 1147 personnes qui auraient pu perdre la vie au cours de tentatives pour en éliminer 41 qui représentent le quart des pertes humaines potentielles résultant des attaques de drones au Pakistan et au Yémen.


Au Yémen, les frappes contre seulement 17 cibles sont à l’origine de près de la moitié des pertes civiles officiellement comptabilisées. De plus des preuves tendent à démontrer qu’au moins 4 de ces 17 individus sont encore vivants. De même au Pakistan, 221 personnes dont 103 enfants ont perdu la vie au cours de frappes destinées à éliminer 4 individus dont 3 sont toujours en vie et le 4ème est décédé de mort naturelle.

Une cible, Fahd al Quso a été déclaré tué une fois au Yémen, une fois au Pakistan. Au cours des 4 tentatives pour l’assassiner, 48 personnes pourraient avoir perdu la vie.

En outre,

24 individus ont été déclarés tués ou ayant fait l’objet de frappes multiples au Pakistan. Les frappes manquées contre eux ont provoqué la mort de 874 personnes dont 142 enfants.

LES MULTIPLES VIES D’AYMAN AL ZAWAHIRI

17 individus ont été déclarés morts ou ayant fait l’objet de frappes multiples. Les frappes qui leur étaient destinées ont provoqué le décès de 273 victimes collatérales, qui représentent près de la moitié de toutes les pertes civiles et 100% des morts d’enfants.

En ciblant Ayman al Zawahiri, la CIA a tué 76 enfants et 29 adultes. Ces frappes ont échoué à deux reprises et l’on rapporte que Ayman al Zawahiri serait toujours en vie.

Au cours des 6 tentatives des USA pour éliminer Qari Hussain, l’un des sous-chefs du TTP pakistanais, 128 personnes ont trouvé la mort dont 13 enfants

Baitullah Mehsud a fait l’objet de 7 attaques. Elles ont causé la mort de 164 personnes dont 11 enfants.

De 2004 à 2013, les enfants ont souffert de manière disproportionnée au Pakistan. Les frappes de 14 cibles ont tué 142 enfants. Seuls 6 d’entre eux ont perdu la vie au cours de frappes ayant atteint leur cible (un taux de succès de 21%) »

Même tenu dans l’ignorance du programme Kill List, le peuple américain qui a eu la fâcheuse tendance à soutenir l’inacceptable ces derniers temps dès lors qu’on le caressait dans le sens du poil, a peu à peu manifesté sa défiance envers le programme. Le sondage publié par le Huffington Post du 2 août 2013 révélait un soutien inconditionnel au programme d’assassinats ciblés qui ne dépassait pas 29%.

Un soutien d’autant plus faible que la Maison Blanche avait mis un bémol à ses appels au meurtre depuis le 23 mai 2013, en demandant aux pilotes de drones avant de lâcher la foudre, de s’assurer de la présence de la cible ( !) et d’avoir la quasi certitude que l’attaque ne tuerait ou ne blesserait pas de non-combattants.

A en juger par les révélations de Reprieve sur l’incapacité des exterminateurs US à remplir la première condition (le décompte macabre de la page 12 du rapport en est la meilleure illustration), on imagine sans peine à quel point la seconde est, si l’on peut dire, hors de portée…

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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mer 10 Juin - 10:36

SEAL Team 6 Une machine mondiale de chasse à l’homme
le New York Times publie une longue enquête sur le fonctionnement de cette équipe d’intervention, décrite comme la meilleure mais également la plus secrète et la moins contrôlée. Après une douzaine d’interviews, faisant intervenir anciens et actuels membres de ce groupe, le quotidien révèle l’impunité des bavures commises par le groupe. Alors même que les pouvoirs publics font de plus en plus appel à leurs services.

Rattachée à la CIA via le programme Omega, le SEAL réalise des opérations de terrain et de renseignement. Sa Team 6 a été impliquée dans des dizaines de milliers d’opérations sur des zones géographiques diverses. Entre 2006 et 2008, l’unité tournait à plein régime. Durant des semaines consécutives, les soldats exécutaient 10 à 15 individus par nuit, et parfois 25. Un ancien officier estime que le rythme a augmenté car les “gars sont devenus féroces”, tuer est progressivement devenu “une routine” pour ces hommes.
Appuyer sur la gâchette est un geste tellement routinier qu’ils finissent par ne plus se maîtriser. Insatiables, certains se mettaient même à courir après de petits délinquants.


Si les politiques se montrent complaisants envers la Team 6, c’est avant tout pour des raisons économiques. “Comme la campagne de frappes au drone de la CIA, ces missions des opérations spéciales offrent une alternative aux coûteuses guerres d’occupation”
“Ce rôle reflète la nouvelle “American way of war” [la nouvelle façon américaine de faire la guerre, NDLR], où le conflit se distingue non pas par des victoires et des défaites sur le front, mais par les exécutions continues de personnes suspectées d’être des ennemis


Régies par le secret, les opérations restent confidentielles. Impossible donc de connaître les conséquences de ces missions, en particulier si des bavures ont été commises. Une loi du secret justifiée pour James G. Stavridis, amiral à la retraite et ancien commandant suprême des forces alliés à l’Otan. “Si vous voulez que ces forces fassent des choses qui parfois sont en marge des lois internationales, vous ne voulez certainement pas que ça devient public, souligne-t-il. La Team 6 doit continuer à opérer dans l’ombre.”
>>>
http://www.lesinrocks.com/2015/06/09/actualite/les-vainqueurs-de-ben-laden-soldats-heroiques-ou-inglourious-basterds-11752659/

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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mer 9 Sep - 8:44

Un État peut-il tuer ses ressortissants au nom de l'antiterrorisme ?
http://www.france24.com/fr/20150908-etat-droit-assassinat-cible-drone-ressortissants-terrorisme-awlaqi-yemen-syrie-cameron-ei
Londres a annoncé, lundi, avoir tué deux jihadistes britanniques en Syrie, relançant les questions sur la légitimité des États de droit à procéder à des assassinats ciblés contre leurs propres citoyens soupçonnés de terrorisme.

"Nous n'avions pas le choix". C’est dans ces termes que le Premier ministre David Cameron a justifié, lundi 7 septembre, devant les députés de la Chambre des communes, l’assassinat ciblé d’un jihadiste britannique membre de l’organisation de l'État islamique (EI), le 21 août en Syrie. C’est une frappe d’un drone de la Royal Air Force qui a tué Reyaad Khan dans la région de Raqqa, tuant deux autres jihadistes, dont un autre Britannique, Ruhul Amid. Une initiative "tout à fait légale", qu'il a présentée comme une mesure d'"autodéfense", à titre préventif, pour éviter des attaques en cours de préparation.

"Le devoir d’intervenir"

David Cameron a indiqué aux députés que l’ordre de frapper avait été pris après l’aval du procureur général du pays, le conseiller juridique en chef auprès du gouvernement. "Nous n'hésiterons pas à mener une action similaire" a déclaré, ce mardi, le ministre britannique de la Défense Michael Fallon sur la radio BBC 4. "Le gouvernement a le devoir d'intervenir lorsqu'il dispose des informations nécessaires et de la capacité d'éviter de telles attaques", a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement britannique décide d’éliminer des citoyens suspectés de terrorisme. En 1988, à Gibraltar, un commando SAS (Special air service) avait liquidé des membres de l’IRA (Armée républicaine irlandaise), non sans provoquer un scandale.

Mais si certains tabloïds britanniques se sont félicités de la frappe du 21 août, le Sun osant même titrer "Wham ! Bam ! Thank You Cam !", des voix se sont élevées contre cette décision, notamment dans le camp travailliste, pour réclamer une enquête indépendante. De son côté, l'ONG Amnesty International a critiqué une Grande-Bretagne qui imite les États-Unis dans la pratique des "exécutions sommaires depuis les airs".

"Si nous laissons ces actions devenir la norme, nous pourrions voir des pays du monde entier exécuter depuis les airs ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis, sur la base du secret et d'informations impossibles à contester", a mis en garde la directrice de l’ONG Kate Allen dans un communiqué.

Al-Awlaqi, la jurisprudence américaine

L’opération britannique rappelle celle qui a visé le citoyen des États-Unis et idéologue d’Al-Qaïda, Anouar al-Awlaqi, tué par un drone américain en septembre 2011 au Yémen. Son exécution a provoqué une polémique aux États-Unis, où des défenseurs des droits de l'Homme avaient argué que l’imam islamiste radical aurait dû bénéficier des droits inscrits dans la Constitution des États-Unis, qui garantissent à tout Américain une procédure judiciaire.

Saisi à l’époque par le père d’Anouar al-Awlaqi, la justice fédérale s’est déclarée incompétente en évoquant la "Political questions doctrine", validée par la jurisprudence fédérale, selon laquelle il existe certaines questions qui échappent au contrôle des juges car relevant de la seule appréciation souveraine du pouvoir exécutif.

En 2013, le président Barack Obama en personne avait défendu le principe de l’assassinat ciblé de citoyens américains par des drones, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme en vigueur depuis les attentats du 11 septembre 2001, et ce, malgré des appels à plus de transparence. "Lorsqu’un Américain part à l’étranger pour mener la guerre contre les États-Unis, et que ni les États-Unis, ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu’il ne mène à bien un complot, sa nationalité ne devrait pas le protéger, pas plus qu’un tireur isolé en train de faire feu sur la foule ne devrait être protégé d’un commando de la police".

Ce type d’opérations généralement secrètes, qui consistent à exécuter en dehors de tout contexte judiciaire des suspects soupçonnés de préparer des actes terroristes ou d’appartenir à un réseau terroriste, pose question dans les démocraties occidentales, où tout un arsenal juridique protège les suspects et garantit un procès équitable aux citoyens quelle que soit la gravité du crime reproché.

Quid de la France ?

Selon Alain Bauer, professeur en criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, "de nombreux États, mêmes démocratiques, procèdent à des exécutions sommaires d’éléments menaçant la sécurité nationale, ressortissants du pays ou pas. Sauf que contrairement à Washington et nouvellement à Londres, ils ne communiquent pas sur cette question".

Officiellement, la France n’a jamais procédé, jusqu’ici, à l’assassinat ciblé de ses propres citoyens. Même si Alain Bauer rappelle le cas d’un certain nombre de Français enlevés et portés disparus pendant la guerre d’Algérie, "dont on sait plus ou moins ce qu’il est advenu d’eux".

Toujours est-il que l'on peut s’interroger sur l’existence d’une éventuelle base légale française pouvant justifier une telle mesure. D'après Didier Maus, professeur de droit constitutionnel à l’Université Aix-Marseille, "il n’existe aucune interdiction légale, aucun argument juridique dans ce type de conflit armé très particulier, où les lois de la guerre et l’État de droit sont inopérants, qui interdit à un gouvernement de viser ses propres ressortissants considérés comme dangereux, ou qui sont passés dans le camp adverse".

Selon le professeur de droit, être détenteur de la nationalité française n’est pas une cause d’exonération, et ne confère pas plus de protection qu’à un autre individu d’une nationalité différente visé par ce genre d’opération. "Cela peut poser un problème politique au gouvernement qui prend une telle décision, cela peut être discuté d’un point de vue de la morale, mais en termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit dans ce cas précis, de danger immédiat, où aucune autre solution n’existe".

Certains se demandent si finalement le terrorisme n’a pas remporté une bataille en incitant les démocraties occidentales à renier certains de ces principes moraux et légaux.

"Il est très facile de donner des leçons de morale lorsque l’on n’est pas confronté à ce genre de problématique, répond Alain Bauer, mais quand il s’agit de sauver le plus grand nombre, d’éviter de faire pleurer des victimes innocentes, pour le prix d’un seul bien identifié, certains ont décidé de ne plus hésiter".

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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mar 13 Oct - 8:27

Syrie : la France a-t-elle le droit de liquider ses propres ressortissants membres de l’EI ?

on peut s'interroger sur la légitimité de la France, en tant qu’État de droit, à procéder à des assassinats ciblés contre ses propres citoyens soupçonnés de terrorisme.
Si officiellement, Paris n’a jamais procédé jusqu’ici à de tels assassinats ciblés, pour Wassim Nasr, le gouvernement français semble avoir décidé de suivre la jurisprudence américaine. "Les États-Unis n’hésitent pas à éliminer leurs propres ressortissants présents dans les rangs jihadistes, comme ce fût le cas pour Anouar al-Awlaqi", le citoyen américain et idéologue d’Al-Qaïda, tué par un drone US en septembre 2011 au Yémen.
Ce qui était décrié par les pays européens et par plusieurs ONG semble désormais appliqué par Paris et Londres, estime Wassim Nasr : "Afin de rendre acceptables aux yeux de leurs opinions ces actions extrajudiciaires, ils invoquent la légitime défense, appliquée dans une logique de guerre."
Récemment interrogé par France 24 sur l’existence d’une éventuelle base légale française pouvant justifier de telles actions, Didier Maus, professeur de droit constitutionnel à l’Université Aix-Marseille, affirmait qu’il n’existe "aucune interdiction légale, aucun argument juridique dans ce type de conflit armé très particulier - où les lois de la guerre et l’État de droit sont inopérants - qui interdit à un gouvernement de viser ses propres ressortissants considérés comme dangereux, ou qui sont passés dans le camp adverse".
Reste la possibilité que des familles françaises intentent des actions en justice contre l'État si leurs proches étaient tués par la France. Selon le professeur de droit, la nationalité française ne confère pas plus de protection qu’à un autre individu d’une nationalité différente visé par ce genre d’opération : "Cela peut poser un problème politique au gouvernement qui prend une telle décision, cela peut être discuté d’un point de vue de la morale, mais en termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit dans ce cas précis de danger immédiat, où aucune autre solution n’existe."
>>>
http://www.france24.com/fr/20151012-syrie-france-ei-jihadistes-valls-droit-legitime-defense-ressortissants-francais-frappes

et un joli résumé:
ces Etats qui justifient leurs interventions par la "légitime défense"
Intégré en droit international dans le pacte de la Société des Nations (1919), le concept de légitime défense est reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations unies
la légitime défense a souvent été invoquée ces dernières décennies pour justifier une intervention armée ou des assassinats ciblés, parfois de manière préventive. Elle a aussi servi à des Etats pour justifier une intervention au nom d'accords avec d'autres pays, dans le cadre d'une légitime défense collective. On peut citer plusieurs exemples, durant la Guerre Froide, impliquant aussi bien les Etats-Unis que l'URSS.

C'est ainsi dans ce cadre que les Etats-Unis sont intervenus au Vietnam à partir de 1955, avec l'objectif de défendre la République du Vietnam (régime nationaliste, au Sud) dans son conflit avec la République démocratique du Vietnam (régime soutenu par le bloc de l'Est et la Chine, au Nord) de Hô Chi Minh. En 1958, les Etats-Unis sont aussi intervenus au Liban pour soutenir le président pro-occidental Camille Chamoun face à un risque de révolution.

Dans le même registre, on peut citer la première guerre en Afghanistan (1979-1989). Pour venir en aide au gouvernement qui lui était favorable et face à l'insurrection des moudjahiddines soutenus par les Etats-Unis, l'URSS a envahi le pays sans pour autant être directement agressé. Même cas de figure plus récemment avec les frappes russes menées en Syrie au nom de la lutte contre le terrorisme et surtout en réponse à la demande d'aide militaire de Bachar el-Assad.

Avant la France, d'autres Etats, à l'image d'Israël, ont invoqué cet aspect préventif dans le passé.

Sans avoir été victime d'une agression armée, l'Etat hébreu a ainsi déclenché (et remporté) en 1967 la guerre des Six Jours contre l'Egypte, la Syrie et la Jordanie. L'objectif? Se prémunir contre une attaque conjointe des pays arabes, dans un contexte de très fortes tensions dans la région et alors que le président égyptien Gamal Abdel Nasser a évoqué la "destruction d'Israël" comme l'objectif du peuple arabe.

Plus récemment, les Etats-Unis ont justifié l'intervention de 2003 en Irak par la présence d'armes de destruction massive qui, selon Washington à l'époque, représentaient une menace pour les Etats-Unis et légitimaient donc une guerre "préventive". La coalition menée par les Etats-Unis a finalement attaqué l'Irak sans l'aval des Nations Unies et la présence d'armes de destruction massive n'a jamais été confirmée par la suite.

Est-ce vraiment légal?

"C'est une question éminemment complexe, nous préférons ne pas nous exprimer ouvertement sur la question", a répondu à l'AFP un haut responsable d'une ONG de défense des droits humains en demandant l'anonymat.
>>>
http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/12/jihadistes-francais-etats-interventions-militaires-legitime-defense_n_8278798.html
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Message  ivo le Dim 1 Nov - 8:46

Drones


The Intercept a révélé, jeudi 15 octobre, de nouvelles informations sur le programme américain d’assassinats ciblés via des drones.
Ainsi, comme le résume le Monde :
Dans une analyse détaillée des résultats de l’opération Haymaker, dans le nord de l’Afghanistan, les rapports de l’armée montrent que le nombre de « jackpots » — mort de la personne visée par une attaque — est faible : en février 2013, l’opération compte 35 « jackpots », à comparer aux 200 « EKIA » — ennemis tués au combat — pour la même période.
Cette comptabilité sous-estime le nombre civils tués. Sur une période de cinq mois en Afghanistan, The Intercept conclut plutôt que neuf personnes tuées sur dix n’étaient pas les cibles des frappes.
Pour déterminer qui peut être la cible d’une frappe par drone, l’armée américaine suit une chaîne de commandement complexe. Elle démarre par la constitution d’un « dossier », appelé « Baseball Card » qui suit ensuite un processus de validation en sept étapes. En moyenne, il faut deux mois pour obtenir l’ensemble des validations nécessaires ; débute alors une période de soixante jours durant lesquels la frappe est autorisée.
Les « Baseball Cards » et les dossiers compilés par les forces américaines se basent largement sur des sources de renseignement électronique — programmes de surveillance de masse de la NSA et écoutes, explique The Intercept.
Selon une source anonyme citée par The Intercept, le système « se base sur des machines très puissantes, capables de collecter une quantité invraisemblable de données », mais « comporte à de nombreux niveaux des risques d’erreurs d’analyse et d’attribution ». Toujours selon le même témoignage, « il est étonnant de voir le nombre de cas dans lesquels un sélecteur [un identifiant unique] est attribué à la mauvaise personne. Et ce n’est que plusieurs semaines ou mois après que vous vous rendez compte que la personne que vous suivez n’est pas votre cible, parce que vous suivez en réalité le téléphone de sa mère. »

Bis


Dans la foulée, The Daily Beast (relayé en français par Slate) a interrogé Anne, « sergent au sein de la US Air Force, qui, dès 2009, larguait des missiles sur ses cibles en Irak, en Afghanistan ou au Yémen, grâce à un drone télécommandé depuis la base de Creech, près de Las Vegas ».
Quand on lui parle des victimes que ses frappes provoquent chaque jour, Anne assure qu’elle « ne pense pas qu’il faille pleurer ou se sentir bouleversé, parce qu’ils [ses cibles] [la] tueraient en moins d’une seconde s’ils en avaient l’occasion ». Elle raconte les horreurs auxquelles les pilotes assistent durant leurs heures de surveillance, comme la fois où, impuissante, elle a été témoin de la violence d’un Afghan envers sa femme. Ces images sont ce qui donne plus tard aux militaires la force de tirer et de tuer, bien que les premières missions soient difficiles. « Je me disais que j’étais sur le point de lâcher une arme sur ce gars », dit Anne à propos de son premier vol, avant d’ajouter qu’« au bout de cinq, six, dix opérations, ça devient une journée de travail comme les autres ».
D’après elle, « tu ne peux pas rester douce et féminine quand tu fais ce travail ». Mais son apparence ainsi que son nom de code féminin, « Sparkle » (« Étincelle » en français), lui servent, dit-elle, pour « émasculer ses ennemis après leur mort. Beaucoup de djihadistes pensent qu’être tués par une femme ne leur permettra pas d’entrer au paradis. Vu la façon dont ils traitent leurs femmes, [elle ne va] pas [s]’empêcher de retourner le couteau dans la plaie ».
Le sergent Anne raconte qu’elle « [se] sen[t] un peu exclue de la société à cause de ce qu[’elle] fai[t], alors que le reste du monde continue à vivre normalement » et ajoute qu’« il est difficile de s’identifier aux autres femmes qui souhaitent seulement avoir beaucoup d’enfants et continuer à regarder leur téléréalité stupide ».


https://lundi.am/Cauchemar-et-faceties-5
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mer 31 Mai - 9:24

Gagner le pari des drones
« Il ne s'agit pas pour les armées françaises d'employer des drones en dehors de la légalité internationale, par exemple pour des exécutions extrajudiciaires. »
>>>
http://www.rfi.fr/france/20170530-france-drones-arme-rapport-defense-reaper-terrorisme-renseignement

sous-traiter l'élimination
>>>
http://www.france24.com/fr/20170530-irak-mossoul-armee-francaise-elimination-jihadistes-ei-etat-islamique-wsj

le jihadiste français en Irak est un « combattant » alors que c'est un justiciable dès lors qu'il arrive sur le sol français.
>>>
http://www.rfi.fr/france/20170530-france-menerait-propre-guerre-contre-jihadistes-francais-mossoul
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mar 6 Juin - 8:40

Des drones armés aux robots tueurs
« En travaillant à l’avènement de ce robot autonome, la France concourt à faire du monde un champ de bataille où plus personne ne sera en mesure de se sentir en sécurité. Ni les frontières, ni les Conventions de Genève, ni un soulèvement citoyen ne seront en mesure d’arrêter la banalisation de l’assassinat qu’une prolifération de ces robots tueurs provoquera, à la fois dans le cadre civil et militaire, et [d’empêcher] “l’Hiroshima technologique” qu’impliquera leur dérèglement possible » — « Un monde peuplé de Terminator, est-ce le futur que nous voulons ? »
>>>
http://blog.mondediplo.net/2017-06-05-Le-Senat-sur-la-piste-des-Terminator
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Lun 25 Sep - 10:11

Machine à tuer
Barack Obama s’est servi des drones de combats pour mener une guerre secrète causant la mort de centaines d’innocents, tout en mentant à la presse et en profitant d’un flou juridique total.
Non content de manipuler des données arbitraires sans rendre de comptes à personne, l’armée, sous le contrôle de Barack Obama, a ouvert la porte à une l’ère de la surveillance totale en élargissant sensiblement la définition de "terrorisme" au point qu’aujourd’hui la Base de données de détection du terrorisme (TDSD) suit près de 700 000 personnes.
Plus encore, les techniques de surveillance militaire capables de récolter des données de façon invisible commencent à faire leur apparition sur le sol américain, utilisées par les forces de l’ordre la plupart du temps pour des infractions qui n’ont rien à voir avec une quelconque activité terroriste.
>>>
http://www.lesinrocks.com/2017/09/23/actualite/la-machine-tuer-les-revelations-de-intercept-sur-la-guerre-des-drones-menee-par-barack-obama-11988054/
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