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Message  ivo le Mer 28 Sep - 18:40

La veuve du président Habyarimana ne sera pas extradée au Rwanda
FRANCE INFO - 16:44
La cour d’appel de Paris a rejeté la demande d’extradition, formulée par le Rwanda, d’Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais installée en France.
Agathe Kanziga fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en octobre 2009 par les autorités rwandaises pour "génocide" et "crimes contre l’humanité".
Agathe Habyarimana, 69 ans, peut continuer à couler des jours tranquilles dans l’Essonne. La cour d’appel de Paris a en effet émis un avis négatif à son extradition vers le Rwanda
. Mme Habyarimana, entourée de proches, s’est dite "soulagée" et "contente" de cette décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. "J’ai toujours fait confiance à la justice française" , a-t-elle ajouté.

La veuve du président rwandais assassiné risque gros et peut effectivement remercier la justice française. Elle fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en octobre 2009 par les autorités rwandaises pour "génocide" et "crimes contre l’humanité".
Agathe Habyarimana s’est souvent targuée de faire partie des premier cercle du pouvoir hutu qui a planifié et mis en œuvre le génocide rwandais, déclenché par l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion transportant son époux.

Le tribunal administratif de Versailles ne s’est toujours pas prononcé sur sa demande de titre de séjour en France où elle est arrivée en 1994.
Le parquet de Paris a ouvert en 2008 une information judiciaire contre X pour "complicité de crimes contre l’humanité" à la suite d’une plainte déposée par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda contre Mme Habyarimana. Cette dernière n’a été entendue qu’en 2010 dans ce dossier.


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Re: rwanda

Message  ivo le Mer 26 Oct - 12:28

Causette victime de piratage pour avoir enquêté sur le Rwanda
FRANCE INFO - 11:00
L’affaire n’est pas nouvelle : des militaires français soupçonnés de viols au Rwanda en pleine opération turquoise. Une plainte a déjà été déposée contre X pour "crime contre l’humanité" en 2009. Rien de nouveau donc... si ce n’est la volonté du mensuel Causette d’en savoir plus, d’enquêter.
Résultat : alors que le reportage filait à l’impression, les dossiers ont été supprimés dans le serveur. La rédaction en chef a donc hier porté plainte contre X pour intrusion informatique. Et, après avoir récupéré ses données, publie son enquête ce matin en kiosque.



L'article de Causette paru dans son numéro de novembre @RF/Cécile Quéguiner

À l’origine de cette enquête menée par le magazine féminin et féministe Causette, la plainte de trois Rwandaises qui devaient être entendues le 3 juin dernier par le juge d’instruction du Tribunal aux armées de Paris. Audition annulée in extremis et reportée sine die.
Réécouter ici le témoignage d’Olive et Françoise (deux pseudos), deux des trois plaignantes.

Alors que la plainte des trois femmes semble s’enliser, le mensuel Causette décide de mener sa propre enquête, et découvre -facilement- sur place, au Rwanda, d’autres victimes... qui témoignent. Elles disent avoir été "violées et violentées" par des soldats français, notamment dans le camp de réfugiés de Nyarushishi, l’été même du génocide de 800.000 Tutsis.
"C’est trop, ce qu’ils m’ont fait. À chaque fois que je vois un Blanc, j’y repense, et ça fait mal", raconte Irène, 54 ans, dans le magazine.

Mais ces témoignages presque sous presse, destinés à paraître dans le numéro de novembre disparaissent subitement des ordinateurs de la rédaction de Causette. Disparition, à laquelle s’ajoute le piratage des boîtes e-mail des journalistes et la réception d’étranges courriers.

Après avoir remis la main sur ces précieux fichiers disparus, le directeur du journal Grégory Lassus-Debat a porté plainte contre X pour "accès frauduleux dans le système de traitement automatisé de données ainsi que pour suppression de fichier", raconte Libération ce matin.
Et l’enquête signée Leila Minano et Julia Pascual sort en page 64 du Causette #18 en kiosque dès ce matin.

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Re: rwanda

Message  ivo le Ven 1 Fév - 19:08

"Les enfants mauvais souvenirs" du Rwanda
fr info
Marie-Claire publie le reportage "Aimer l'enfant du viol", le travail du photographe israélien, Jonathan Torgovnik, qui a remporté le prix découverte 2012 des Rencontres d'Arles pour son travail sur les enfants nés des viols lors du génocide rwandais, qu'il a intitulé "Conséquences inattendues".

Au Rwanda, en cent jours d'avril à juin 1994, plus de 800.000 Tutsis et de Hutus modérés ont été assassinés par les Interahamwe, les tristement célèbres milices hutu.

Le viol comme arme de guerre

Tout le monde ou presque a entendu parler de ce massacre, mais ce que l'on sait moins c'est que durant ce génocide et les temps troublés qui suivirent, le viol fut utilisé comme arme de guerre.
Ces femmes ont préféré se murer dans le silence, parce qu'elles avaient honte, parce que ce qu'elles ont vécu dépassait l'innommable.

En 2006, Jonathan Torgovnik part au Rwanda pour le magazine Newsweek faire un reportage sur le Sida, et rencontre Margareth, séropositive et enceinte suite aux viols pendant le génocide.

C'est ainsi qu'il apprit qu'elles étaient nombreuses à avoir vécu le même enfer. Ce témoignage le hante et il retourne au Rwanda où il met deux ans et demi pour arriver à rencontrer 50 de ces femmes et recueillir leur terrible témoignage.

500.000 femmes violées

Une étude de Human Rigths Watch publiée en 2000 avance même le chiffre effarant de 500.000 femmes violées. Faute de pouvoir avorter, les survivantes ont dû porter l'enfant de leur bourreau. Ils seraient 20.000 ceux que l'on appelle les "enfants mauvais souvenirs". Leurs mères les élèvent, seules, parfois envers et contre toute leur communauté.

Les chefs des milices ont délibérément choisi des hommes infectés pour qu'ils violent et contaminent des femmes dont la famille a été massacrée. Aujourd'hui, on estime que 65% des survivantes vivent avec le virus du Sida. Certaines de ses mères forcées avouent qu'elles n'ont jamais aimé leur enfant, d'autres ont fini par l'aimer et d'autres l'ont aimé tout de suite, dès la naissance.

Jonathan Torgovnik a créé une Fondation pour venir en aide à ces mères et à leurs enfants. Avec moins de 300 euros, il est possible de scolariser un enfant, de le soigner et d'apporter un soutien psychologique aux mères.

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Re: rwanda

Message  ivo le Ven 13 Sep - 9:42

La justice française refuse l'extradition d'un ex-chef d'état-major adjoint de l'armée rwandaise
http://www.rfi.fr/afrique/20130913-justice-francaise-refuse-extradition-ex-chef-etat-major-armee-rwandaise-laurent-serubuga
L'ONU estime que le génocide rwandais a fait 800 000 morts.

L'ex-colonel rwandais, Laurent Serubuga, ne sera pas extradé vers le Rwanda. Cet ancien chef d'état-major adjoint de l'armée rwandaise avait été interpellé en juillet dernier dans le nord de la France, en vertu d'un mandat d'arrêt international émis par le Rwanda pour son rôle présumé dans le génocide de 1994. Laurent Serubuga craignait un procès politique au Rwanda.

Thierry Massis
Avocat de Laurent Serubuga

La chambre de l'instruction a constaté que, tant au regard du droit français qu'au regard du droit rwandais, les faits de droit communs étaient prescrits.
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Re: rwanda

Message  ivo le Mer 11 Déc - 10:05

Des nouvelles du Rwanda : comment j’ai été expulsé
http://www.rue89.com/2013/12/10/nouvelles-rwanda-comment-jai-ete-expulse-248230
Imaginez un pays où il fait beau toute l’année, les oiseaux chantent, la végétation est abondante, les enfants rient de bon cœur, le magnifique pays des mille collines. Quelle belle carte postale ; il va maintenant falloir la retourner pour y lire quelques commentaires. La vérité est différente…

Ma compagne est moi-même avons passé les cinq derniers mois au Rwanda, elle en tant qu’enseignante et moi en tant que chercheur, professeur à l’université et consultant. Ma recherche porte sur l’intégration des normes de bonne gouvernance par les fonctionnaires Rwandais. Un sujet sensible : le Rwanda reste un des pays les plus pauvres au monde et la moitié de son budget provient de l’aide internationale ; le gouvernement se doit donc de montrer des résultats positifs pour obtenir les fonds. Mais je ne m’imaginais pas une telle susceptibilité.

Il y a environ deux mois, j’effectuais une recherche sur les taxis-motos de Kigali pour comprendre leur perception de la police. C’était un choix judicieux : alors que les Rwandais ont quasiment tous peur de s’exprimer par peur du régime au pouvoir, ces motards forment une communauté à part, avec un franc-parler, une fougue, une envie de s’exprimer sur la dureté de leur quotidien. Ils sont plus de 7000 à sillonner la ville par tous les temps, chevauchant leur monture éreintée, bravant le code de la route, pourfendant les embouteillages pour empocher quelques sous.

Un entretien fut différent des autres. L’homme en face de moi était un rescapé du génocide, sa famille s’étant faite entièrement trucidée. Il avait un grand besoin de sécurité et de stabilité, un amour pour l’ordre et l’autorité, souhaitant une vie tranquille et sans conflit. En bon citoyen, à la fin de l’entretien, il appela ses amis les policiers car il jugea mes questions trop pernicieuses ou dangereuses pour son pays.

L’équipe au complet du chef de la police du District ainsi que les RG locaux firent le déplacement pour mettre fin à ma journée de recherche et me poser des questions. Malheureusement, leur action ne s’arrêta pas là.

Interrogatoire, perquisition

J’appris un peu plus tard de source sûre que mes mouvements et mes communications étaient surveillés. De plus, la direction du Ministère de l’éducation fut convoquée par la police criminelle pour savoir pourquoi j’avais obtenu un permis de recherche m’autorisant à m’entretenir et m’informer sur la police. Mon organisme d’affiliation me demanda un rapport sur mes agissements.

Les ennuis s’amplifièrent vraiment lorsque je décidai de me rendre auprès de la personne en charge de l’enquête à mon encontre, le chef de la police criminelle en personne. Ma visite de courtoisie se transforma en interrogatoire en bonne et due forme. A l’issu de l’interrogatoire, il m’informa que j’avais maintenant des problèmes avec l’immigration. Nous nous rendîmes donc à l’immigration où je fus accusé « d’usage de faux », ayant usurpé mon permis de travail pour effectuer une recherche (pourtant approuvée par les plus hautes instances de l’État). Cette accusation invraisemblable, montée de toute pièce par le chef de la police criminelle, lui permis de justifier une perquisition à mon domicile.

La peur de rejoindre les « portés disparus »

J’eus donc le plaisir de me rendre à la maison bien escorté par la police et de saluer, à mon arrivée, le procureur avec son mandat en main, ainsi que toute l’équipe de police locale et les voisins curieux alentours. Je n’oublierai jamais le regard d’un voisin, empli d’incompréhension, d’inquiétude et d’impuissance. Il ne me jugeait pas, il avait juste peur pour moi.

Quelques jours plus tard, je pus récupérer tout le matériel saisi (ordinateurs, notes et affaires personnelles, etc.), l’enquête s’étant révélée non concluante. Ma grande peur avait été que le régime glisse des informations compromettantes dans mes affaires et me fasse subir un faux procès, mais ils choisirent une solution moins encombrante. Encore quelques jours plus tard, ma compagne et moi-même reçûmes chacun un appel de l’immigration.

Cette fois, c’était la bonne. Nos visas étaient annulés, nous avions douze heures pour quitter le pays, ou bien la police se chargerait de nous faire partir. Lorsque je m’avisais de savoir pourquoi, on me répondit que « je le savais très bien ».

Ce départ signifiait perdre notre travail et nos amis au Rwanda, mais aussi la fin de l’inquiétude continuelle d’être des « portés disparus » du régime. Nous primes donc le premier avion pour rentrer en France, il y a quelques jours.

Au final, ces 5 mois au Rwanda ont été riche en rencontres (c’est un peuple très accueillant), en découvertes (une culture tellement différente) et en aventures. Nous leur souhaitons le meilleur.
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Re: rwanda

Message  ivo le Sam 1 Fév - 9:55

Génocide au Rwanda: un procès pour l'Histoire
Vingt ans après le génocide au Rwanda, s’ouvre le premier procès jamais organisé en France d’un ressortissant rwandais accusé de complicité de génocide.
Une première en France, ce procès s’inscrit dans la suite d’une quinzaine de procès qui se sont déroulés dans le monde, notamment en Belgique, mais aussi en Norvège, au Pays-Bas, au Canada et en Allemagne. En raison de ses relations compliquées avec Kigali, Paris pour sa part a longtemps hésité à donner suite aux plaintes déposées en France contre des présumés génocidaires installés dans l’Hexagone
A ce jour, aucun des génocidaires présumés arrêtés sur le sol français, n’a été extradé et ce malgré les demandes répétées de la justice rwandaise.
>>>
http://www.rfi.fr/mfi/20140130-genocide-rwanda-france-justice-proces-pascal-simbikangwa-dafroza-gauthier
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Re: rwanda

Message  ivo le Mar 4 Fév - 9:35

comment le quidam de base va payer une virginité à paris ..............

Un rwandais accusé de génocide devant les assises de Paris
A la barre, il faudra un interprète, car plusieurs témoins ne parlent que la langue locale, le kinyarwanda. Face à ces témoins, il y aura trois juges professionnels et six jurés populaires français dont certains n'ont peut-être jamais vraiment entendu parler du génocide rwandais. Leur légitimité est néanmoins entière estime maître Simon Foreman, avocat du Collectif pour les parties civiles du Rwanda.
"Comme on ne peut pas dire que le génocide des Juifs, c'était l'affaire des Allemands, on ne peut pas dire que le génocide des Tutsi, c'est l'affaire des Rwandais", martèle-t-il. "On appelle ça un crime contre l'humanité parce que ça affecte l'humanité en elle-même. Et un citoyen français tiré au sort pour être juré dans une cour d'assises française est aussi légitime qu'un juge international".
Ce procès exceptionnel, qui doit durer au minimum six semaines, sera entièrement filmé, pour les archives de l'Histoire. Comme les procès Barbie, Papon ou Touvier. Il devrait être le premier d'une longue liste. Une vingtaine d'autres génocidaires rwandais arrêtés en France attendent leur procès.
>>>
http://www.franceinfo.fr/justice/le-plus-france-info/un-genocidaire-rwandais-devant-les-assises-de-paris-1305489-2014-02-04
>>>
Révélations sur le rôle de la France au Rwanda pendant le génocide de 1994
L'intervention française, autorisée par les Nations-Unies, est à la fois militaire et humanitaire. Depuis son achèvement, il y a dix-huit ans, elle est controversée.
Si l'intervention française a permis de sauver de nombreuses vies, elle n'a pas empêché les massacres de se poursuivre, ni la fuite de nombreux génocidaires.
les responsables militaires ont laissé les meurtres se poursuivre pendant trois jours, alors même qu'ils en étaient informés
.

>>>
http://www.franceinfo.fr/justice/les-choix-de-france-info/revelations-sur-le-role-de-la-france-au-rwanda-pendant-le-genocide-de-1994-744153-2012-

ne surtout pas les juger au rwanda avec des Tutsis qui pourraient faire des révélations ...
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Re: rwanda

Message  ivo le Mar 4 Fév - 11:25

Le génocide rwandais devant un jury d'assises français
massacre de quelque 800.000 hommes, femmes et enfants, commis d'avril à juillet 1994 au Rwanda, un petit pays de la région des Grands Lacs. Les victimes de cette «solution finale» à l'africaine, des Tutsis pour la plupart, furent tués par balles ou à la machette dans des maisons, des églises, au bord des routes ou, pour ceux qui fuyaient, au fond des marais ou sur les collines. La dernière tragédie hors norme du XXe siècle.
L'accusé n'a pas le profil emblématique d'un Klaus Barbie, d'un Paul Touvier ou d'un Maurice Papon. Il est cependant l'un des maillons dans cet engrenage de tueries perpétrées de manière artisanale à une échelle industrielle. Son procès est exceptionnel à plus d'un titre. D'abord, les débats seront filmés. Une salle de retransmission est installée en prévision d'un public trop nombreux pour la salle d'audience. Les enregistrements seront consultables à des fins «historiques et scientifiques», sur dérogation une fois la décision judiciaire rendue définitive.
C'est ensuite la première fois qu'un procès en compétence extraterritoriale est organisé en France pour des actes commis lors du génocide rwandais. Les présumés responsables du génocide des Tutsis au Rwanda sont en règle générale jugés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda TPIR) d'Arusha, en Tanzanie, créé spécialement à cet effet par les Nations unies en novembre 1994, ou par des tribunaux rwandais si le procureur du TPIR décide de ne pas exercer sa compétence. Plusieurs dizaines de condamnations et six relaxes ont été prononcées par le tribunal d'Arusha, qui a clos l'ensemble des procès de première instance et doit fermer à la fin de l'année. Environ deux millions de citoyens rwandais ont comparu devant les «gacaca», les tribunaux populaires, pour leur rôle présumé dans le génocide.
La justice française a attendu longtemps avant d'entrer en action. Le rôle joué par la France au Rwanda avant et durant la tragédie explique en partie ce retard. Accueillie à Paris après l'attentat du 6 avril 1994 contre son mari, Agathe Habyarimana y réside toujours. Il a fallu attendre treize ans pour qu'une information judiciaire soit ouverte contre la veuve du président, pour complicité de génocide et crime contre l'humanité. Et il a fallu attendre dix-huit ans pour assister à la naissance du pôle crimes de guerre de Paris, l'unité chargée de traquer les auteurs de crimes de masse réfugiés sur le sol national.
>>>
http://www.lefigaro.fr/international/2014/02/03/01003-20140203ARTFIG00350-le-genocide-rwandais-devant-un-jury-d-assises-francais.php
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La méfiance est toujours de mise entre Paris et Kigali
http://www.lefigaro.fr/international/2014/02/03/01003-20140203ARTFIG00356-la-mefiance-est-toujours-de-mise-entre-paris-et-kigali.php
Le nouveau pouvoir rwandais et son président, Paul Kagame, issus de la rébellion tutsie, accusent à mots plus ou moins couverts la France de complicité dans le massacre.

Dans quelques semaines, le Rwanda commémorera les 20 ans du génocide. Entre Paris et Kigali, ce temps passé n'a pas apaisé des relations qui demeurent aussi délicates que tendues. Le soutien diplomatique et militaire français au régime qui devait entraîner le pays dans un génocide qui a fait plus de 800.000 morts, pour la plupart des Tutsis, continue de dresser un mur entre les deux pays. Le nouveau pouvoir rwandais et son président Paul Kagame, issus de la rébellion tutsie, accusent à mots plus ou moins couverts la France de complicité dans le massacre et critiquent en particulier l'opération militaro-humanitaire «Turquoise» dans laquelle ils voient un soutien aux génocidaires hutus, une couverture pour leur permettre de fuir au Zaïre. Paris nie farouchement. «Les relations franco-rwandaises sont explosives et souvent plus épidermiques que réfléchies. Du fait du poids des reproches, elles ne sont comparables à aucune autre, sauf peut-être à celles avec l'Algérie», souligne un ancien diplomate.
Certes depuis 2010, les liens sont officiellement retissés. Cette année-là, la visite de Nicolas Sarkozy à Kigali, la première d'un chef d'État français depuis 1994, en avait été le symbole. Le président français avait reconnu de «graves erreurs d'appréciation», «une forme d'aveuglement», sans pour autant présenter les excuses tant attendues par les Rwandais. Ce voyage, puis celui un an plus tard du président rwandais en France, avait néanmoins amorcé un rapprochement après une période particulièrement tendue.
En 2006, le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec la France après qu'une enquête de la justice française diligentée par Jean-Louis Bruguière avait impliqué Paul Kagame et des proches dans l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président rwandais d'alors, Juvénal Habyarimana, un meurtre considéré comme le déclencheur du génocide. En 2008, Kigali avait contre-attaqué, publiant un rapport où la France était accusée d'être impliquée dans les tueries et émettant des mandats d'arrêt contre plusieurs hauts responsables français, notamment Alain Juppé.
Les relations diplomatiques ne seront rétablies que trois ans plus tard, mais oscillent depuis lors entre le froid et le tiède au gré des événements. Le froid, comme l'a montré le refus des autorités rwandaises, début 2012, d'accréditer la nouvelle ambassadrice. Hélène Le Gal, devenue depuis la «Mme Afrique» de François Hollande, était vue comme trop proche d'Alain Juppé. Le tiède, avec l'ouverture, qui devrait réjouir Kigali, ce matin à Paris du procès d'un Rwandais accusé de crime contre l'humanité lors du génocide. Malgré ces atermoiements, le risque de connaître une nouvelle rupture s'est éloigné. Ni Paris ni Kigali n'y ont intérêt. La France car elle ne souhaite pas trop raviver le souvenir d'une époque qui reste une tache dans son histoire. Le Rwanda car il a besoin de son meilleur ennemi, puissance au sein de l'Union européenne, un allié potentiel qu'il ne peut mépriser alors que l'image du pays s'est dégradée ces dernières années.
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Re: rwanda

Message  ivo le Mer 5 Fév - 9:59

Sur les traces des assassins rwandais
La France, régulièrement accusée d’avoir armé et entraîné les Hutus avant le génocide, n’a jamais inculpé qui que ce soit qui ait été soupçonné de complicité dans le drame.
bon nombre de fugitifs, dont certains recherchés par les autorités rwandaises, Interpol et le TPIR, étaient devenus des citoyens français respectés.
>>>
http://www.courrierinternational.com/article/2014/02/04/sur-les-traces-des-assassins-rwandais?page=all
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Re: rwanda

Message  ivo le Mer 5 Fév - 10:12

Procès en France lié au génocide rwandais: quelles implications politiques?
La France est soupçonnée d'avoir soutenu le régime génocidaire, politiquement, mais aussi militairement. Kigali accuse Paris de complicité pour avoir notamment formé et armé les forces rwandaises.
Par ailleurs, au fil des années, les relations ne se sont pas arrangées avec la traque des génocidaires présumés. Kigali a demandé, plusieurs fois, l'extradition de suspects réfugiés en France mais la justice a toujours refusé, alors que des pays comme le Canada ou la Norvège l'ont fait.
En effet, en France, plus d'une vingtaine d'instructions sont en cours. Le Rwanda a d'ailleurs lancé des mandats d'arrêt internationaux contre trois de ses ressortissants : il y a quelques jours à peine, l'avocat général de la Cour de cassation s'était dit défavorable à leur extradition. Les juges doivent statuer le 28 février. Le tribunal de Douai, dans le Nord, s'est également prononcé contre l'extradition.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140204-proces-france-genocide-rwandais-implications-politiques-simbikangwa-crime-humanite-kagame-habyarimana-massacres
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Re: rwanda

Message  ivo le Jeu 6 Fév - 9:00

Procès Simbikangwa : l'arbre qui cache la forêt
http://www.courrierinternational.com/article/2014/02/04/proces-simbikangwa-l-arbre-qui-cache-la-foret?page=all
Le Rwanda dénonce depuis toujours l'inaction de la justice française. En janvier 2013, le procureur général rwandais en charge du dossier menaçait d'attaquer l'Etat français pour le contraindre à juger ou extrader les 25 suspects, au moins, présents sur son sol. Un an après, c'est toujours le statu quo.

Dans une interview exclusive accordée à Rwanda Today [publiée en janvier 2013], le procureur général [de la République du Rwanda], Martin Ngoga, a déclaré que son pays recherchait le cadre juridique le plus adapté pour poursuivre la France afin qu'elle réponde de ses actes.
Ngoga assure que le Rwanda est à bout de patience : Paris n'a pas réellement tout fait pour juger les suspects sur son sol, à défaut de les extrader vers le Rwanda, comme il s'y était engagé.

En réalité, la France est le seul pays européen à n'avoir rien fait de tangible concernant les fugitifs du génocide, alors même qu'elle héberge le plus grand nombre de fugitifs inculpés”, s'indigne Ngoga.

“Sans compter ceux qui ne sont pas encore inculpés, mais qui pourraient se trouver sur le territoire français, poursuit-il. Je suis convaincu d'une part que la France en héberge le plus grand nombre, et d'autre part qu'elle n'a pris aucune mesure à cet égard. Dix-huit ans ont passé. Il est grand temps d'obtenir justice", souligne-t-il.

Même si certains mettent en avant des difficultés politiques et techniques, qui pourraient être réglées avec le temps, le Rwanda en vient à croire que ce qui manque, de la part des autorités françaises, c'est une réelle “volonté politique” de poursuivre les auteurs du génocide.

Nous avons contacté l'ambassade de France à Kigali. Elle nous a fait savoir qu'elle n'était pas autorisée à faire de commentaires sur cette question, celle-ci étant traitée directement par Paris. L'ambassadeur, Michel Flesch, dit aussi ne pas être au courant des dernières évolutions, car il a pris ses fonctions récemment.

De la poudre aux yeux ?

Le Rwanda accuse la France de “faire semblant” d'agir contre les fugitifs vivant sur son sol depuis dix-huit ans. Même si elle a installé une cellule spéciale pour les génocidaires en fuite, la France n'a jugé jusqu'ici aucune affaire, tout en assurant que leur extradition irait à l'encontre de leurs droits, ce qui aux yeux du Rwanda est “troublant”.

A plusieurs reprises, au fil des ans, Paris a envoyé des enquêteurs au Rwanda pour “mener des investigations indépendantes” sur les suspects, mais Ngoga n'y voit que de “la poudre aux yeux”.

Le Rwanda envisage donc en dernier recours des poursuites judiciaires, accusant la France de n'avoir fait preuve d'aucune bonne volonté sur ces affaires.

“Nous ne pouvons pas baisser les bras, même si nous savons que ce sera un long processus, mais nous devons avoir le courage de passer à l'étape suivante, à savoir les poursuites judiciaires”, soutient Ngoga, sans préciser devant quel tribunal aura lieu un tel procès, ni dans quel délai.

Des relations tendues

La France abrite certains suspects du génocide les plus recherchés, et selon Ngoga il devrait y avoir un moyen légal de résoudre ce problème et d'en finir avec l'impunité. Il fait valoir qu'il existe des conventions internationales en vertu desquelles la France peut être poursuivie, d'autant plus que, comme le Rwanda, elle est signataire de la Convention de Genève et d'autres traités permettant de poursuivre les crimes internationaux.

Une fois que le Rwanda aura déterminé devant quel tribunal il peut poursuivre la France, il agira et ce sera au tribunal de décider de la suite, note Ngoga. “Cela devrait aller très vite, commente-t-il. Je ne suis pas le seul décideur, mais j'estime être en position de force du fait de mes responsabilités”, martèle le procureur général.

Les deux pays ont des relations tendues depuis dix-huit ans, le Rwanda accusant la France d'avoir joué un rôle dans le génocide de 1994. Les précédents gouvernements français ont été en délicatesse avec le gouvernement de Paul Kagame [président de la République depuis avril 2000]. En 2006, les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques après l'inculpation de fonctionnaires rwandais pour crimes contre l'humanité par un juge français. Les relations bilatérales n'ont été rétablies qu'en 2009. Elles sont ensuite entrées dans une phase délicate, et, selon certains observateurs, demeurent fragiles.

Toutefois, Ngoga affirme imperturbablement qu'il ne saurait y avoir de bonnes relations diplomatiques avec un pays qui héberge des personnes suspectées de génocide.

“Nous aspirons à de véritables relations, fondées sur de bons principes, mais nous ne pouvons pas accepter que pour prix de ces relations la France continue à accorder l'immunité à des génocidaires. Je ne dis pas que la majorité des Français sont contents d'héberger des génocidaires, reprend-il. Dans cette affaire, ce n'est pas la France contre le Rwanda. Le problème concerne une petite clique de personnes en France qui ont été impliquées d'une façon ou d'une autre dans le génocide et pourraient être inquiétées en cas de procès, affirme-t-il.

Une ingérence politique ?

Estimant qu'il faut juger les coupables, quelles qu'en soient les conséquences diplomatiques, Ngoga regrette que la politique entrave la marche de la justice. “De toute évidence, ce qui se passe en France est une manipulation politique d'une affaire qui devrait relever exclusivement de la justice”, note-t-il.

Je ne vois pas pourquoi les personnes suspectées de génocide — les gros bonnets, y compris ceux dont les dossiers ont été transmis par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) — ne devraient pas être poursuivies”, lance Ngoga.

Il y a cinq ans, le TPIR a fait parvenir à la France les dossiers de Laurent Bucyibaruta, ancien maire de la préfecture de Gikongoro [ville du sud-ouest du Rwanda], et du père Wenceslas Munyeshyaka, ancien curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille, à Kigali. Mais il n'y a pas eu de procès, ce que Ngoga attribue à “l'ingérence politique”.

Et Ngoga de conclure : “Nous estimons qu'en raison de l'intervention de la France au Rwanda en 1994 les politiques [français] impliqués, qui pour certains participent encore à la vie politique, n'ont pas intérêt à ce qu'on fasse toute la lumière sur le génocide.”


Note :* Journaliste rwandais qui travaille au quotidien Rwanda Today et collabore à The East African.

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Re: rwanda

Message  ivo le Mer 12 Fév - 8:55

Procès de Pascal Simbikangwa: témoignage d’un ancien officier français
http://www.rfi.fr/afrique/20140211-proces-rwanda-le-temoignage-tres-favorable-accuse-ancien-officier-francais/
Le procès de l’ancien capitaine de l’armée rwandaise, Pascal Simbikangwa, le premier Rwandais jugé en France en lien avec le génocide, se poursuit à Paris. Ce mardi 11 février, la Cour a entendu le témoignage d'un colonel de gendarmerie français.

L’ancien officier rwandais Pascal Simbikangwa est poursuivi pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l'humanité. L'accusé, qui est notamment actionnaire de radio Mille Collines, principal médias de la haine, risque la perpétuité.

Lundi 10 février, au premier jour de la deuxième semaine de procès, les historiens s'étaient succédé à la barre. Ce mardi 11 février, nous avons entendu le témoignage d'un colonel de gendarmerie français qui était en poste à Kigali juste avant le génocide.

Le colonel Michel Robardey, 65 ans, est aujourd’hui retraité de la gendarmerie. En 1990, au titre de la coopération, il est désigné pour réorganiser la police judiciaire rwandaise.
« Le Rwanda, c’est un pays de rumeurs et parmi les rumeurs il y avait celle du capitaine à roulettes (Simbikangwa est dans un fauteuil roulant depuis un accident en 1986) qui soi-disant torturait les opposants », dit-il à la barre.


Droit dans ses bottes d’officier, Michel Robardey affirme avoir eu la preuve que toutes les accusations portées contre le capitaine Simbikangwa étaient un montage politique contre les Tutsi du Front patriotique rwandais (FPR).

« S’il y a eu des escadrons de la mort, c’était l’œuvre du FPR, pas du gouvernement Habyarimana », martèle-t-il. Le FPR qui, à ses yeux, « massacrait les élites hutus ; menait une campagne de déstabilisation et menaçait les accords de paix ».

Le ministère public intervient alors : « Dans votre esprit, il y a bien eu un génocide des Tutsis ? », ce à quoi il répondit « Toutes les conditions du génocide étaient réunies à partir du moment où l’armée française a quitté le Rwanda », un départ, là encore, « dicté par le FPR », comme si le colonel Robardey semblait vouloir dire à la Cour que les Tutsis, finalement, l’ont bien cherché.
???? ^^
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Re: rwanda

Message  ivo le Mar 13 Mai - 8:50

Participation directe de la France au génocide des Tutsi du Rwanda : vous avez dit absurde ?
http://www.humanite.fr/participation-directe-de-la-france-au-genocide-des-tutsi-du-rwanda-vous-avez-dit-absurde-527827
Bernard-Henri Lévy a, dans un récent « bloc-notes » paru dans Le Point, tenu à réagir à la polémique récente sur le rôle de la France au Rwanda il y a vingt ans : « Tout ce faisceau d’erreurs et de fautes ne fait pas une ''participation'' au génocide. Et on ne peut évidemment pas dire que l’armée française ait eu une implication ''militaire'' dans les tueries. Mais que la France ait eu une responsabilité politique et morale dans cet enchaînement de monstruosités hélas prévisibles, c’est l’évidence. » Ces paroles font directement écho à celles du chef de l'État rwandais Paul Kagame qui, peu avant la vingtième commémoration du génocide perpétré contre les Tutsis, fustigeait dans les colonnes de Jeune Afrique «le rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même. » Il ajoutait : « Interrogez les rescapés du massacre de Bisesero en juin 1994 et ils vous diront ce que les soldats français de l'opération Turquoise y ont fait. Complices certes, à Bisesero comme dans toute la zone dite "humanitaire sûre", mais aussi acteurs. » L'accusation, qui évoquait la complicité en 2004, a donc monté d'un cran.

Comme il fallait s'y attendre, les responsables à l'époque de la politique française en Afrique, avec au premier chef Alain Juppé, hurlent à la « falsification de l'Histoire », Hubert Védrine allant jusqu’à juger ce type de réquisitoire « honteux et débile ». Le Premier ministre Manuel Valls a, quant à lui, considéré les accusations de complicité « injustes et indignes ». Certains éditorialistes de politique internationale sont montés au créneau : Frédéric Encel considère que parler de participation dans cette affaire serait « faux et insultant ». Bernard Guetta compare la thématique au fait de soutenir que la Terre est plate, allant pour sa part jusqu’à qualifier ces accusations d’« aberrations mentales ». Les arguments sont courts.

En 1998, la Mission d'information parlementaire avait donné le la en concluant pour ce qui concerne la responsabilité de la France au Rwanda à une « erreur globale de stratégie » ainsi qu’à des « dysfonctionnements institutionnels ». Certains de ses argumentaires, dès lors que l’on s'approchait trop des rives de la complicité voire de la participation, n’hésitaient pas à s’appuyer sur des affirmations invraisemblables. Exemple ? Des assistants militaires techniques français (AMT) sont restés au Rwanda au moment où le génocide allait entrer dans sa phase d'exécution, appuyant notamment les Forces armées rwandaises dans leur utilisation des armes lourdes, continuant par ailleurs de former des forces spéciales. Ils déclarent tantôt aux députés ne pas avoir connaissance de l’existence de milices au Rwanda, tantôt ne pas trop bien savoir ce qu’elles y ont fait, tantôt enfin que leur entraînement n'avait commencé que début 1994, ce qui est bien entendu un épais mensonge.

La théorie du lointain parrain qui de temps à autre regardait le Rwanda de derrière ses jumelles ? Paris, loin du cambouis ? En réalité, les diplomates et conseillers militaires de haut-vol présents avant le génocide rendent compte directement à l'Élysée, fief de la politique française extérieure. Ils sont au cœur d'un mécanisme génocidaire qui se met en ordre de marche. Ils travaillent en symbiose avec la dictature de l'ancien régime. Et leur doctrine antisubversive a pour corollaire la guerre totale, celle qui implique les civils. C'est écrit noir sur blanc et analysé dans « Une guerre noire » de Gabriel Périès et David Servenay. C'est dans ce cadre que des militaires français formeront des miliciens dans au moins une dizaine de centre d'entraînements.

Le rapport de la commission rwandaise, dite commission Mucyo, synthèse de plusieurs centaines de témoignages, a en 2008 dressé le tableau de la participation de la France au génocide pendant l'opération Turquoise : élimination directe de Tutsis, viols massifs ciblés sur les femmes tutsies, largage de Tutsi vivant d’hélicoptères français … Mais qui a vraiment lu ce rapport et argumenté de manière sérieuse sur son contenu ? On se sera contenté de tenter de le disqualifier en faisant croire qu’il aurait été fabriqué de toutes pièces pour donner le change à l’accusation lancée contre Paul Kagame pour sa prétendue participation à l’organisation de l’attentat du 6 avril, accusation depuis déconstruite aussi bien par l’enquête du juge français Marc Trévidic que par la rétractation du principal témoin sur lequel elle se fondait.

De 2009 à 2013, nous avons recueilli près de quatre-vingt témoignages confirmant la participation directe au génocide de militaires blancs, français pour un certain nombre de témoins, dans la préfecture de Kibuye, dans l’ouest du Rwanda. La question n’est ainsi pas de savoir si des Blancs militaires ont, oui ou non, directement participé au génocide. La réponse est oui, compte tenu du nombre important de rescapés et de génocidaires qui témoignent de leur participation au plus grand massacre de masse de ce génocide, celui qui fit quarante mille victimes civiles le 13 mai 1994 à Bisesero. La particularité de ces témoignages est qu’ils sont très nombreux à concerner un événement localisé de façon très précise aussi bien spatialement que temporellement, chacun d’eux en offrant un point de vue particulier. Rares sont les événements ayant pu être documentés de la sorte. Aussi la question est-elle ailleurs et concerne l’identité de ces soldats blancs, francophones, désignés comme Français par nombre de tueurs. Leur identité, mais aussi leurs liens avec l’Elysée.

C’est ce que le pôle génocide du TGI va maintenant être chargé d’investiguer, suite aux quatre plaintes que des rescapés de ce massacre ayant perdu leurs proches ce 13 mai 1994 nous ont demandé de déposer en France, ce qui sera fait très prochainement. Dès lors la justice française va se voir offrir l’opportunité de montrer sa détermination à faire toute la lumière sur une des accusations les plus graves concernant les autorités politiques et militaires françaises de l’époque. La France d’aujourd’hui n’a pas à endosser les crimes que d’autres ont commis en son nom il y a vingt ans jour pour jour.

Bruno Boudiguet, auteur de Vendredi 13 à Bisesero. La question de la participation de la France dans le génocide des Tutsis rwandais  (Aviso, 20 mars 2014)

Serge Farnel, auteur de Bisesero. Le ghetto de Varsovie rwandais (Aviso, 13 mai 2014)
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Re: rwanda

Message  ivo le Mar 18 Nov - 9:11

Affaire Habyarimana: le nouveau témoin rwandais disparu
Le nouveau témoin dans l'affaire de l'attentat contre l'avion de l’ex-président rwandais Juvénal Habyarimana - le 6 avril 1994 à la veille du génocide -, a disparu depuis jeudi 13 novembre. C'est une information RFI. devait être entendu prochainement par les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux. Selon les témoignages recueillis par RFI, Emile Gafirita aurait été enlevé, à Nairobi, au Kenya, par deux hommes qui l'ont menotté et forcé à entrer dans leur véhicule. La police kényane assure ne pas avoir procédé à son arrestation et enquête sur cette affaire.
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http://www.rfi.fr/afrique/20141117-affaire-habyarimana-le-nouveau-temoin-rwandais-disparu/
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Re: rwanda

Message  ivo le Jeu 29 Jan - 9:46

«Rwanda. Paroles de mères », la survie après le viol
Ces viols étaient au centre de la guerre. Depuis une trentaine d’années, que ce soit en Ex-Yougoslavie, puis en Somalie et après au Rwanda et au Congo, le viol est devenu une arme de guerre de destruction massive. C'est-à-dire qu’on détruit une population par les femmes.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20150128-rwanda-vie-apres-paroles-meres-survie-viol-Andre-Versailles-Benoit-Dervaux/
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Re: rwanda

Message  ivo le Mer 3 Juin - 10:17

Rwanda : Kagamé, cet ami des médias qui leur veut du bien
Kagamé affiche et assume une conception pour le moins autoritaire de la démocratie politique. Après avoir quasiment éradiqué toute opposition digne de ce nom, il s’attaque maintenant aux médias, nationaux mais aussi étrangers
Officiellement, Kagamé critique l’attitude de son homologue et voisin mais, selon d’insistantes rumeurs, lui-même est soupçonné de vouloir modifier la Constitution rwandaise afin de se présenter pour la troisième fois à l’élection présidentielle.
>>>
http://www.marianne.net/rwanda-kagame-cet-ami-medias-qui-leur-veut-du-bien-100234210.html


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