Derniers sujets
» GRAVOS & FRIENDS
par ivo Dim 16 Déc - 17:29

» étude du fascisme
par ivo Ven 14 Déc - 9:46

» [Toulouse - 07-12-2018] GRAVESITE + ALL BORDERS KILL + VOMI NOIR
par vegan31 Ven 9 Nov - 14:32

» [Toulouse - 02-07-2018] TRAVOLTA + guests
par vegan31 Lun 11 Juin - 9:28

» [Toulouse - 09-07-2018] KNUR + guests
par vegan31 Lun 11 Juin - 9:27

» [Toulouse - 18-07-2018] SPEED-NOISE-HELL + OSSERP + MUTILATED JUDGE
par vegan31 Lun 11 Juin - 9:26

» [Toulouse - 20-08-2018] HIRAX + EVILNESS + VARKODYA + SCORCHED EARTH
par vegan31 Lun 11 Juin - 9:24

» À la lanterne
par krépite Lun 7 Mai - 22:31

» [Toulouse - 12-05-2018] SICKSIDE + JEANNOT LOU PAYSAN + AHURI
par vegan31 Lun 16 Avr - 0:34

» la police s'étonne qu'on ne l'aime pas
par niouze Mar 16 Jan - 12:29

» vite, je vais vomir ...
par niouze Ven 12 Jan - 13:23

» Tunisie >>>>>>>
par ivo Lun 18 Déc - 8:29

» la phrase du jour
par ivo Lun 18 Déc - 8:09

» [中国- Chine] 一般信息- Informations générales
par ivo Sam 16 Déc - 8:38

» les photos d'actus - l'info en résumé
par ivo Sam 16 Déc - 8:34

» macronie
par ivo Sam 16 Déc - 8:23

» enfance ...
par ivo Ven 15 Déc - 9:27

» démocratie et justice ...
par ivo Ven 15 Déc - 9:19

» internet , technologie, ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:41

» sexisme ... encore et toujours ...
par ivo Ven 15 Déc - 8:19

» [Toulouse - 03-01-2018] HASSIG + TROTZ + PESTCONTROL
par vegan31 Ven 8 Déc - 10:42

» flicage total du net
par niouze Lun 4 Déc - 10:06

» état d'urgence et autres restrictions....
par niouze Jeu 30 Nov - 22:32

» pesticides / fongicides
par ivo Mer 22 Nov - 9:02

» contre l'esclavage moderne
par ivo Mer 22 Nov - 8:54

» Sur les rives du Jourdain
par ivo Mer 22 Nov - 8:52

» petits business entre amis
par ivo Mer 22 Nov - 8:41

» No Futur - la terre au 21° siecle
par ivo Mer 22 Nov - 8:36

» blancs comme neige ^^
par ivo Mer 22 Nov - 8:34

» homophobie dans le monde ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:19

» immigration ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:16

» Nucléaire mon amour ...
par ivo Mar 21 Nov - 9:19

» Afrique coloniale belge
par ivo Mar 21 Nov - 8:50

» Révolution russe
par ivo Mar 21 Nov - 8:01

» agriculture
par ivo Dim 19 Nov - 8:26

» <<< Santé >>>
par ivo Dim 19 Nov - 8:21

» droites extremes
par ivo Sam 18 Nov - 11:01

» Birmanie
par ivo Sam 18 Nov - 10:35

» U.E.
par ivo Sam 18 Nov - 10:10

» pologne
par ivo Sam 18 Nov - 8:44

» No Futur - l'espace au 21° siecle
par ivo Ven 17 Nov - 8:36

» Réunionnais de la Creuse
par ivo Ven 17 Nov - 7:56

» rwanda
par ivo Jeu 16 Nov - 9:49


etat français et collaboration

Aller en bas

etat français et collaboration

Message  ivo le Ven 12 Nov - 20:23

La SNCF tente de solder son passé sur l'holocauste
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-sncf-tente-de-solder-son-passe-sur-l-holocauste-12-11-2010-1261645_240.php
PARIS (Reuters) - La SNCF a esquissé aux Etats-Unis un changement de discours sur son passé durant l'occupation nazie, en exprimant des regrets concernant la déportation des Juifs et en mettant en ligne un argumentaire.

Le journal Le Monde a fait état de propos du président de la société nationale Guillaume Pepy tenus début novembre, lorsqu'il a présenté l'offre de la SNCF pour le projet de ligne à grande vitesse Tampa-Orlando, à Fort Lauderdale, que certains parlementaires américains lient à la présentation d'excuses.

Il a alors dit le "souhait de la SNCF d'exprimer sa profonde peine et son regret pour les conséquences de ses actes", tout en soulignant que les transports de Juifs avaient été réalisés sous le régime de la réquisition par les autorités nazies.

La société a également créé un site internet en anglais sur le sujet de l'holocauste, à l'adresse suivante: http://www.sncfhighspeedrail.com/heritage/. (!!!!!)

"Il n'y aura pas d'autre expression du président et de la société", a dit vendredi un porte-parole de la SNCF.

La société rappelle sur le site internet le rôle des cheminots dans la résistance et souligne que, sur 450.000 employés de la SNCF à l'époque, seuls 467 ont été frappés d'indignité nationale pour collaboration.

"Il est fallacieux de dire que les travailleurs français du rail avaient le choix de désobéir aux autorités allemandes qui les supervisaient. Quiconque refusait d'obéir aux ordres risquait la peine de mort", peut-on y lire.

Le premier syndicat de la SNCF, la CGT, rappelle dans un communiqué que 8.938 cheminots ont été tués sous l'Occupation, 15.977 blessés pour faits de résistance, 2.480 déportés et quelques dont 1.157 sont morts dans les camps nazis.

"On est en droit de s'interroger sur les réelles motivations qui poussent les Etats Unis à être si pointilleux avec un des pays en Europe qui a le plus souffert du nazisme et à assujettir la question à l'obtention d'un contrat commercial", dit la CGT.

DÉJÀ UNE DÉCISION FRANÇAISE

La compagnie française espère décrocher des contrats aux Etats-Unis en misant sur les projets de réseaux à grande vitesse imaginé dans le cadre du plan de relance du président Barack Obama.

Après plusieurs années de procédure, le Conseil d'Etat français a débouté en 2007 le député européen des Verts Alain Lipietz et sa famille, qui estimaient que la société nationale avait un rôle spécifique dans la déportation de parents.

Le Conseil d'Etat a conclu que la SNCF avait agi pour les trains de déportés sous les ordres de l'Etat de Vichy et des autorités allemandes d'occupation.

Environ 75.000 Juifs de France ont été déportés pendant l'occupation nazie et seuls 2.500 sont revenus vivants des camps de concentration.

Les convois de déportés partaient sous le régime de la réquisition ou de la mise à disposition. Leur composition, le type de wagons utilisés, le nombre de victimes transportées et leur traitement étaient fixés par l'occupant nazi et Vichy, qui assuraient conjointement le commandement et la surveillance armée, rappelle le Conseil d'Etat.

La co-responsabilité de l'Etat français dans l'holocauste a déjà été reconnue par d'autres décisions de la justice pénale et administrative.

Dans l'affaire, la SNCF a reçu le renfort de personnalités de poids, historiens et représentants d'associations de déportés. Son avocat aux Etats-Unis était un temps Arno Klarsfeld, fils du "chasseur de nazis" Serge Klarsfeld.

Thierry Lévêque, édité par Jean-Philippe Lefief

>>>>>>>>>

Heritage

Because we are new to America, many people are not yet familiar with SNCF. It is understandable that they may have questions about us and our history. In particular, questions have been raised recently about the company during the World War II era, when Nazi Germany invaded and occupied France. In this section you will find information about our earliest days, the war years, and post-war periods. There is information on the Holocaust, reparations and remembrance.
Historical Context
Early History
World War II
After World War II
Shedding Light on the Facts
Keeping the Memory Alive
Myths & Facts
Q&A: World War II
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Sam 13 Nov - 12:35

Le Centre de documentation sur l’Holocauste de Floride refuse les regrets de la SNCF
France Info - 10:54
Le centre de documentation et d’éducation sur l’Holocauste de Floride a rejeté les regrets que la SNCF a exprimé pour la première fois à propos de son rôle dans la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Au centre de cet affaire, un contrat de plusieurs dizaines de milliards de dollars.


Un des wagons utilisé pour la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale
© copie d'écran du site www.hdec.org

Rositta Kenigsberg, vice-présidente de ce centre à vocation éducative a relevé que les contribuables de l’Etat paieraient pour ce contrat et que "nombre d’entre eux sont des survivants de l’Holocauste". "S’ils veulent présenter des excuses, ils doivent faire une déclaration directe, pas tourner autour du pot", a-t-elle ajouté.

Le centre de documentation et d’éducation sur l’Holocauste, situé à Hollywood, près de Miami, présente notamment dans son exposition permanente un wagon utilisé par les nazis pour transporter leurs victimes vers les camps de la mort, comme le montre la photo en haut à gauche.

C’est au cours d’un déplacement début novembre aux Etats-Unis pour présenter un projet de TGV, que Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, a publié un communiqué qui évoque "son regret pour les conséquences de ses actes" réalisés sous la contrainte "de la réquisition".

Car l’enjeu de cette affaire, c’est un contrat de 43 milliards de dollars pour l’ensemble du projet qui prévoit de relier Tampa à Orlando en ligne à grande vitesse.


Pour montrer sa bonne foi et exprimer clairement son mea culpa, la SNCF a créé un site internet, Heritage. Le but est notamment d’expliquer la situation de la France à cette époque et plus spécifiquement le rôle de la société ferroviaire pendant la Seconde Guerre mondiale : "A partir de juillet 1940, les cheminots sont tombés sous le coup de la loi dictée par les occupants et toute désobéissance était sévèrement punie, parfois par la mort" , détaille la SNCF sur son site. "Les contraintes imposées par les Nazis à la SNCF étaient atroces. En 1941, des convois entiers de prisonniers, de politiques déportés et de résistants ont été transportés en Allemagne".
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mar 25 Jan - 9:34

La SNCF s’explique sur son rôle dans la Shoah : "une dette imprescriptible" (Alain Lipietz)
FRANCE INFO - 08:21
Le président de la SNCF doit prononcer ce matin un discours sur le rôle de l’entreprise publique, placée sous commandement allemand d’après l’armistice de 1940, dans la déportation de 75.000 Juifs.
Le père et l’oncle de l’ancien député européen des Verts Alain Lipietz avaient porté plainte il y a quelques années contre la SNCF pour son rôle justement de la déportation de plusieurs milliers de personnes pendant la seconde guerre mondiale. Alain Lipietz attend donc beaucoup du discours de Guillaume Pépy aujourd’hui.


La SNCF face à son histoire… et ses responsabilités. En fin de matinée, l’ancienne gare de marchandises de Bobigny, au Nord de Paris, sera officiellement transformée en lieu de mémoire. C’est de là que partaient vers Auschwitz les déportés juifs du camp de Drancy tout proche. La SNCF a transporté 75.000 Juifs durant la seconde guerre mondiale, dont 22.000 à partir de Drancy.

Ce matin, le patron de l’entreprise, Guillaume Pépy, va prononcer un discours au cours duquel il exprimera ses regrets. Le président de la SNCF se réfère au président Jacques Chirac, qui en 1995 avait reconnu la responsabilité de l’Etat français dans la rafle du Vel d’Hiv.

Guillaume Pépy dans les pas de Jacques Chirac Écoutez le patron de la SNCF avant son discours (0'48")

" Une sorte de discours du Vel d’Hiv ". C’est effectivement ce qu’attend Alain Lipietz de la part de Guillaume Pépy aujourd’hui. Un discours "déclarant qu’à cette époque la SNCF a participé à l’irréparable et qu’elle a à l’égard de ses victimes une dette imprescriptible ", explique-t-il ce matin sur France Info ce matin. "C’est à la fois des excuses, des regrets, c’est également l’ouverture sans condition de ses archives", poursuit-il.

Alain Lipietz, membre du parti Les Verts-EE, était ce matin l’invité de France Info Il répond à Marc Fauvelle (3'37")
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mar 25 Jan - 14:31

La SNCF a été "un rouage de la machine nazie d’extermination", reconnaît Guillaume Pépy
FRANCE INFO - 13:54
Dans un discours prononcé à Bobigny, sur un terrain d’où sont partis plus de 22.000 juifs vers les camps de la mort, le président de la SNCF a reconnu les responsabilités de son entreprise dans la Shoah, mais plaidé la "contrainte". Guillaume Pépy a présenté ses regrets aux survivants et aux enfants de déportés.
Le président de la SNCF Guillaume Pépy reconnaît le rôle de son entreprise, contrainte, dans la Shoah - reportage de Florent Guyotat à Bobigny (Seine-Saint-Denis) (1'30")

Parlant de "moments terribles, des moments funestes", Guillaume Pépy a souligné "la nécessité de regarder ce passé en face, le connaître, le comprendre, en perpétuer la mémoire, en tirer une leçon de vie".
Ce devoir de mémoire, l’actuel président de la SNCF l’a accompli à Bobigny (Seine-Saint-Denis), sur un terrain d’où sont partis 22.407 juifs vers la mort entre 1943 et 1944. En présence de Simone Veil, présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, ce terrain a été cédé à la ville de Bobigny et va devenir un lieu de mémoire.

La SNCF a transporté au total près de 76.000 juifs vers les camps d’extermination entre 1942 et 1944. La SNCF était "réquisitionnée (…) soumise à l’effort de guerre nazi", a rappelé Guillaume Pépy. "Contrainte, certes, notre entreprise a acheminé ces trains jusqu’à la frontière. Elle l’a fait" (...) devenant ainsi "un rouage de la machine nazie d’extermination", a-t-il reconnu.
"Je veux dire la profonde douleur et les regrets de la SNCF pour les conséquences des actes de l’époque. En son nom, je m’incline devant les victimes, les survivants et les enfants de déportés et devant la souffrance qui vit encore", a souligné Guillaume Pépy.

"Une injure à notre passé"
Le discours du président de la SNCF fait suite à celui prononcé par le président Chirac en juillet 1995 lors de la commémoration de la Rafle du Vel’ d’Hiv’ : "ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été seconde par des Français, par l’Etat français", avait notamment reconnu Jacques Chirac.

Les heures sombres de l’histoire de la SNCF ont déjà fait l’objet de plusieurs procès – jamais perdus par la compagnie. Après plusieurs années de procédure, le Conseil d’Etat a débouté en 2007 le député européen des Verts Alain Lipietz et sa famille, qui estimaient que la société nationale avait un rôle spécifique dans la déportation de parents.
Après la guerre, la SNCF a reçu la Croix de guerre et la Légion d’honneur pour le rôle des cheminots dans la résistance. L’entreprise rappelle que sur 450.000 employés de la SNCF à l’époque, moins de 500 ont été frappés d’indignité nationale pour collaboration. Et 4.000 ont payé de leur vie leurs faits de résistance.

Ces heures funestes des chemins de fer français ont pourtant été remises en lumière ces derniers mois par des élus américains. Ils ont exigé que les compagnies candidates à des contrats aux Etats-Unis et qui avaient transporté des déportés, présentent explications et excuses, et éventuellement indemnisent les descendants.
Or, la SNCF a des ambitions pour plusieurs projets de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, notamment en Californie et en Floride.


Gilles Halais, avec agences
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mar 25 Jan - 14:59

Déportation: "La SNCF veut se payer une mémoire à moindre coût"
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/deportation-la-sncf-veut-se-payer-une-memoire-a-moindre-cout_955570.html
Me Bitton avait lancé en 2006 une procédure pour demander réparation au nom des familles de plus de 600 personnes qui ont été déportées vers les camps de la mort dans des convois de la SNCF.

"La SNCF veut se payer une mémoire à moindre coût". Me Avi Bitton ne décolère pas contre la cérémonie organisée à Bobigny (Seine-Saint-Denis), ce mardi, sous l'autorité du président de l'entreprise publique de transport ferroviaire, Guillaume Pépy, en souvenir des déportés vers les camps de la mort pendant la deuxième guerre mondiale. Transformée aujourd'hui en terrain vague, l'ancienne gare de Bobigny d'où furent déportés de juillet 1943 à août 1944 plus de 20 000 personnes dont une grande majorité de juifs vers les camps d'extermination nazis, doit devenir un lieu de commémoration. Un protocole a été signé entre la mairie de Bobigny et la SNCF.

Pour Me Bitton, cette cérémonie vient fort à propos. L'avocat dénonce des "excuses opportunistes" liées à la volonté de la SNCF de percer sur le marché américain. Le transporteur est en effet candidat à l'ouverture de lignes TGV en Floride et en Californie. Seulement voilà: il est aux Etats-Unis visé par une série de plaintes émanant de familles de déportés. Celles-ci exigent que la SNCF s'explique sur son rôle dans l'organisation des convois de déportés vers les camps de la mort.

"Comment peut-elle espèrer convaincre avec quelques mots d'excuses, alors qu'elle refuse toujours d'indemniser les victimes?" s'indigne Me Bitton. En France, il a lui-même porté l'affaire devant les tribunaux administratifs (TA) pour le compte de plus de 600 personnes. Une dizaine de TA a été saisie. Mais la démarche a tourné court après qu'un arrêt du Conseil d'Etat eut invalidé une première décision favorable qui avait été rendue à Toulouse (Haute-Garonne). La haute juridiction administrative avait en outre considéré que la SNCF avait agi sous la contrainte de l'occupant allemand.
"Depuis 2006, date à laquelle j'ai engagé les actions, déplore Me Bitton, la SNCF n'a pas fait un mot d'excuse, et n'a jamais envisagé de mettre en place un fonds d'indemnisation pour les victimes"
. "Mes clients voudraient obtenir justice en France", insiste-t-il. Pour lui, ils ne peuvent se satisfaire de la cérémonie de Bobigny.
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Sam 4 Fév - 9:06

La SNCF met à la disposition des chercheurs toutes ses archives sur la seconde guerre mondiale
fr info
Dans un communiqué, la SNCF annonce ce soir qu'elle a déposé une copie de la "totalité" de ses archives numérisées de la période 1939-1945 au Mémorial de la Shoah à Paris, au centre Yad Vashem à Jérusalem et à l'Holocaust Museum à Washington. Une façon de tenter de mettre fin à la polémique sur le rôle de la compagnie ferroviaire dans la déportation des juifs.

"Par cette politique d'ouverture et de facilitation de l'accès, destinée à
faciliter le travail des chercheurs", la SNCF entend "renforcer sa démarche de transparence sur le passé de l'entreprise".

Il y a un an, le président de la SNCF Guillaume Pepy avait reconnu les responsabilités de l'entreprise, qui fut "un rouage de la machine nazie d'extermination". La SNCF a transporté les 76.000 juifs de France dans des wagons de marchandises à travers le pays et vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944.
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Sam 4 Fév - 12:10

La SNCF a été "un rouage de la machine nazie d’extermination", reconnaît Guillaume Pépy
fr info
Dans un discours prononcé à Bobigny, sur un terrain d’où sont partis plus de 22.000 juifs vers les camps de la mort, le président de la SNCF a reconnu les responsabilités de son entreprise dans la Shoah, mais plaidé la "contrainte". Guillaume Pépy a présenté ses regrets aux survivants et aux enfants de déportés.

Parlant de "moments terribles, des moments funestes", Guillaume Pépy a souligné "la nécessité de regarder ce passé en face, le connaître, le comprendre, en perpétuer la mémoire, en tirer une leçon de vie". _ Ce devoir de mémoire, l’actuel président de la SNCF l’a accompli à Bobigny (Seine-Saint-Denis), sur un terrain d’où sont partis 22.407 juifs vers la mort entre 1943 et 1944. En présence de Simone Veil, présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, ce terrain a été cédé à la ville de Bobigny et va devenir un lieu de mémoire. La SNCF a transporté au total près de 76.000 juifs vers les camps d’extermination entre 1942 et 1944. La SNCF était "réquisitionnée (…) soumise à l’effort de guerre nazi", a rappelé Guillaume Pépy. "Contrainte, certes, notre entreprise a acheminé ces trains jusqu’à la frontière. Elle l’a fait" (...) devenant ainsi "un rouage de la machine nazie d’extermination", a-t-il reconnu. _ "Je veux dire la profonde douleur et les regrets de la SNCF pour les conséquences des actes de l’époque. En son nom, je m’incline devant les victimes, les survivants et les enfants de déportés et devant la souffrance qui vit encore", a souligné Guillaume Pépy.

"Une injure à notre passé" Le discours du président de la SNCF fait suite à celui prononcé par le président Chirac en juillet 1995 lors de la commémoration de la Rafle du Vel’ d’Hiv’ : "ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été seconde par des Français, par l’Etat français", avait notamment reconnu Jacques Chirac. Les heures sombres de l’histoire de la SNCF ont déjà fait l’objet de plusieurs procès – jamais perdus par la compagnie. Après plusieurs années de procédure, le Conseil d'Etat a débouté en 2007 le député européen des Verts Alain Lipietz et sa famille, qui estimaient que la société nationale avait un rôle spécifique dans la déportation de parents. _ Après la guerre, la SNCF a reçu la Croix de guerre et la Légion d’honneur pour le rôle des cheminots dans la résistance. L’entreprise rappelle que sur 450.000 employés de la SNCF à l’époque, moins de 500 ont été frappés d’indignité nationale pour collaboration. Et 4.000 ont payé de leur vie leurs faits de résistance. Ces heures funestes des chemins de fer français ont pourtant été remises en lumière ces derniers mois par des élus américains. Ils ont exigé que les compagnies candidates à des contrats aux Etats-Unis et qui avaient transporté des déportés, présentent explications et excuses, et éventuellement indemnisent les descendants. _ Or, la SNCF a des ambitions pour plusieurs projets de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, notamment en Californie et en Floride (lire ci-dessous) . L'historien Jean-Marc Dreyfus, invité de France Info, réagit à cette reconnaissance par la SNCF de son rôle pendant l'Occupation .

À télécharger

L'intégralité du discours de Guillaume Pépy à Bobigny
http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2011/01/25/2705/pdf/fichier/54.pdf

ils ont pourtant pas tant de scrupules de preter des trains pour les roms ....
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mer 23 Mai - 19:06

La SNCF signe un projet de recherche avec le mémorial de l'Holocauste
fr info
Cet accord s'inscrit dans un projet plus vaste qui ambitionne de mettre en lumière "le rôle spécifique de la déportation dans le processus d'extermination du peuple juif", selon le mémorial Yad Vashem de Jérusalem. Il complète le don ultérieur d'une copie des archives numérisées de la SNCF de 1939 à 1945 aux mémoriaux de Paris, Jérusalem et Washington.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, 76.000 Juifs de France ont été déportés dans 80 convois vers les camps d'extermination, dans des wagons de marchandises de la SNCF.
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mer 24 Oct - 12:23

"SNCF. Héros et salauds pendant l'Occupation" de Jean-Pierre Richardot
La SNCF a collaboré étroitement avec les nazis. 150.000 personnes environ ont été déportées, dont 14.000 enfants juifs. Elle a agi de concerve avec la police, la gendarmerie, l'administration préfectorale, toutes subordonnées à l'ennemi sur l'ordre de Vichy.
Le président de la SNCF, nommé dès l'été 1940, a fondé et présidé un organisme qui a spolié et pillé pendant plusieurs mois des commerçants juifs. Le directeur général de la SNCF a traité ses agents résistants de " terroristes " et a incité les cheminots à se dénoncer mutuellement. Pourtant, ces deux dirigeants seront félicités pour leur " résistance ", à la Libération, par le Conseil national de la Résistance !


Mais le peuple cheminot, lui, s'est placé au coeur de la lutte contre l'occupant. Au péril de leur vie, dès 1940, les résistants du rail ont aidé les prisonniers évadés et les Alsaciens-Lorrains à" passer les lignes ", puis ils ont secouru les Juifs, les communistes espagnols et tous les déportés. Les agents de la SNCF ont joué un rôle éminent à l'heure de la bataille ultime et donné un formidable coup de main à la libération de notre pays et à la victoire des Alliés. Mais pouvaient-ils tous, tel le héros révélé par ce livre, Léon Bronchart, refuser de conduire un train vers " la nuit et le brouillard ", la Shoah, dont la plupart ignoraient l'existence ?
>>>
http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/sncf-heros-et-salauds-pendant-l-occupation-de-jean-pierre-richardot-778929-2012-10-24
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Ven 20 Sep - 9:47

“La France n’a pas été immunisée contre le fascisme”
http://www.lesinrocks.com/2013/09/19/actualite/la-france-na-pas-ete-immunisee-contre-le-fascisme-11428099/

Carte dʼidentité de Franc-Garde, formation paramilitaire de la Milice française (Musée de la résistance nationale)

L’histoire de la France de Vichy a-t-elle levé tous ses secrets ? Pas certain. Dans “La Milice française” (ed. Fayard), un ouvrage nourri et très documenté, l’historienne Michèle Cointet revient sur ce qui fut le fer de lance du régime. Institution nouvelle, la Milice a véritablement transformé la France en un État fasciste et meurtrier. Entretien.

Pourquoi le régime de Vichy décide-t-il de créer la milice ? A quels objectifs correspond-elle ?

Les raisons sont stratégiques et politiques. Pendant deux ans, le régime de Vichy a cru que l’armistice assurait encore sa souveraineté. Il disposait d’un territoire sans occupation (la zone libre), d’une petite armée, d’une flotte de guerre, d’un empire. Il était reconnu par de nombreux pays qui, comme les Etats-Unis et l’URSS, envoyaient des ambassadeurs dans sa petite capitale. Tout cela vole en éclat à la suite du débarquement des Américains en Afrique du Nord en novembre 1943. L’Empire se rallie à la nouvelle autorité d’Alger, la zone libre est envahie par les Allemands, l’armée d’armistice est dissoute, la flotte de guerre se saborde à Toulon pour ne pas être saisie par les occupants. Les diplomates français à l’étranger rallient peu à peu les Alliés et, à Vichy, la quarantaine de représentations diplomatiques se réduit aux alliés des l’Allemagne et aux neutres.

Les Allemands ne réduisent pas pour autant leurs exigences vis-à-vis du gouvernement de Vichy. Ils lui demandent de continuer à assurer leur sécurité et de protéger leurs lignes de communication avec l’Allemagne et avec l’Italie. Vichy doit aussi contenir les actions de la Résistance encouragée dans ses espoirs d’une libération du territoire. Le 19 décembre 1942, Hitler le dit de vive voix à Laval, le chef du gouvernement français. Pour ce collaborateur, une proposition allemande est un ordre. La milice est créée en janvier 1943 pour assurer la sécurité des occupants et le maintien de l’ordre.

Le chef du gouvernement a aussi obéi à une motivation politique. Il craint la concurrence des partis collaborateurs de Paris, le RNP de Marcel Déat, le PPF de Jacques Doriot qui ont lancé leurs propres milices et qui dénoncent son “inertie” face aux résistants. Laval crée donc la milice, parti de volontaires ultras, police auxiliaire, organisation paramilitaire avec sa branche armée, la franc-garde. La milice devient une organisation de l’Etat français. Sa mission : le maintien de l’ordre.

Quelles sont les sources d’inspiration structurelle et méthodologique de cette organisation paramilitaire ?

Les modèles sont les S.A. et les S.S. allemands et les faisceaux italiens. Des volontaires s’offrent à participer à la lutte contre les adversaires politiques de l’Etat. Leurs actions rencontreront l’impunité même lorsqu’elles vont jusqu’au crime. Les miliciens fournissent une force politique qui offre des cadres. Ils se glissent dans les administrations, cherchent à contrôler la société. Laval croyait garder la maîtrise de la milice mais c’était compter sans le dynamisme propre à toute organisation et sans la protection que les Allemands offriront à ses chefs qui obtiennent d’eux les armes que Laval leur refusait.

La milice est à la fois de son temps (les totalitarisme du XX° siècle) et du passé, une résurgence de la contre-révolution et de la terreur blanche de 1815. A la veille de la guerre, de nombreux chefs miliciens ont fait leurs armes dans la Cagoule (le CSAR), organisation secrète créée contre le Front populaire. Ils y ont appris la violence allant jusqu’au crime d’antifascistes italiens. A Nice, berceau régional de la milice, le chef Joseph Darnand et ses amis ont appartenu alors à une des branches de la Cagoule, “Les chevaliers du glaive”. L’idéologie de défense religieuse est renforcée par l’antisémitisme et un anticommunisme célébrant la lutte à mort de l’Europe contre les barbares soviétiques.

Quelles étaient les autres options du régime de Vichy pour assurer sa souveraineté ?

Dès lors que le maréchal Pétain ne s’était pas envolé pour Alger en novembre 1942, les débris de souveraineté se racornissaient de jour en jour. Pourtant, il entendait se maintenir avec, chez Laval, l’espoir d’une paix de compromis où la France aurait joué les intermédiaires et en aurait tiré un rétablissement de puissance. Cet homme avait des illusions !

L’administration qui avait constitué jusque-là la grande force de Vichy conservait une façade derrière laquelle les fonctionnaires pratiquaient le double-jeu, guettant, dans le “noyautage des administrations publiques” une possibilité de s’en sortir. Le cas de la justice est révélateur. Même les magistrats siégeant dans les fameuses sections spéciales qui jugeaient résistants et opposants politiques en viennent à déclarer qu’ils ne condamneront plus personne. C’est qu’ils sont terrorisés par les assassinats de magistrats par la Résistance, plus ou moins annoncés par l’envoi de petits cercueils à domicile ; les procureurs généraux qui font état de cette menace de grève (totalement ignorée par l’histoire) demandent à Laval de leur substituer des cours martiales de miliciens. L’appareil d’Etat ne réagit plus à l’impulsion du gouvernement.

Le film Lacombe Lucien a contribué à donner la vision d’une milice issue des bas fonds. Cela correspond-il à la réalité ?

C’est en effet l’image que les Français en gardent. Elle est partielle et on se tromperait lourdement sur ce que fut la milice si on s’en contentait. Une autre réalité sociologique surgit de l’examen des archives, en particulier des listes départementales et des procès d’épuration.

A côté des “Lacombe Lucien” attirés par la violence, l’exemption du STO, le profit, parfois une revanche sociale , la milice recrute dans les classes moyennes françaises : commerçants, professions libérales, employés, cadres du public (pas mal d’anciens officiers d’active et de réserve dont les compétences sont recherchées pour la franc-garde. On trouve des rejetons de la vieille noblesse militaire et des hobereaux nombreux dans le sud-ouest. Les cadres du mouvement sont des notables et Joseph Darnand est intellectuellement dépendant de son entourage de professeurs de l’enseignement secondaire. On remarque la présence de femmes (environ 8% des effectifs). L’idéologie a constitué le ciment nécessaire pour que notables et marginaux travaillent de concert.

La milice est-elle responsable de la transformation du régime de Vichy en État meurtrier ?

La milice est le bras exécutif de l’État français. La peur de perdre le pouvoir fait accepter aux dirigeants de Vichy les pires exactions de la milice qui se charge de tout ce que d’autres répugnent à commettre mais qu’ils acceptent pour rester aux affaires. Le pouvoir s’inquiète des actions de la Résistance, surtout lorsqu’elle est dirigée par des officiers comme dans le maquis des Glières en Haute-Savoie. Il panique devant les mutineries dans les prisons. L’assassinat de Français à l’issue de beuveries, au cours de représailles ou même sans raison, est rarement réprimé (il y a eu quelques miliciens fusillés sur ordre de Darnand). Les assassins de Maurice Sarraut, le directeur de La Dépêche de Toulouse, sont relâchés, ceux de Georges Mandel ne sont finalement pas inquiétés. Le meurtre devient pour l’État français un moyen d’imposer sa propre survie.

Sous l’occupation, quelle opinion la société française avait-elle de la milice ?

Au début, la milice n’est pas armée. Certains Français, effrayés par l’insécurité qui règne dans leur région, en attendent le rétablissement de l’ordre. On voit même des parents et des curés pousser des adolescents à adhérer à une organisation qui offre situation, profits et pouvoir social. Et puis une escalade se produit. Les délations sont encouragées, la population est mise en surveillance, Des vols accompagnent les visites domiciliaires. Des enlèvements se produisent. Des fonctionnaires de ministère sont molestés à Vichy pour ne pas avoir cédé le trottoir à des miliciens. Enfin, après le débarquement de juin 1944, des tueries locales se déclenchent (en particulier en Bretagne) et culminent en août dans les régions d’où les miliciens n’ont pu partir. La haine des Français contre la milice est devenue générale. Elle se traduit par des exécutions sommaires au cours de la Libération et par des condamnations à mort au cours de l’épuration judiciaire. Lorsqu’est accordée une grâce la population envahit les prisons pour tuer les condamnés graciés.

La violence et les innombrables crimes comme ceux de Georges Mandel ou de Victor Basch perpétrés par la milice relèvent-ils davantage de la pression de l’occupant allemand ou d’une décision autonome ?

La milice revendiquait une action autonome. Ainsi se défendait-elle des crimes de Mâcon et de Rillieux en juillet 1944 en invoquant des représailles pour l’assassinat par des résistants du ministre milicien, Philippe Henriot. Mais quand Joseph Lécussan assassine les époux Basch, il agit en fonction d’une décision commune avec le lieutenant allemand Moritz. L’assassinat de Georges Mandel est révélateur d’une milice exécutant les basses œuvres des Allemands. Mandel, otage renvoyé par les Allemands en France, est tué par des miliciens qui le convoyaient de Paris à Vichy. Ils ont assassiné l’homme politique pour complaire aux nazis et signifier, de leur part, à Pierre Laval , tenté de “retourner sa veste” que son sort est lié à celui du Reich. Ils obéissent aux mêmes motifs en assassinat les hommes politiques républicains Jean Zay et Maurice Sarraut. Étonnante est la psychologie des miliciens qui ne se sentent plus Français mais “Européens”. Ils se voient, comme les Allemands, en rempart contre la barbarie soviétique.

Pensez-vous comme l’historien israélien Zeev Sternhell que la France n’a pas été immunisée contre le fascisme ?

Une vive polémique a opposé les historiens français qui voyaient la France des années trente immunisée contre le fascisme grâce à sa culture républicaine et Sternhell qui pensait qu’elle y avait cédé. L’histoire de la milice prouve qu’elle ne l’était pas. Il a bien existé un fascisme français. Ses sources sont repérables dans l’émergence de la Cagoule, qui constitue une mutation de l’extrême droite française convaincue de ce que le meurtre est nécessaire dans l’action politique. Nombre de dirigeants de la milice ont eu cette expérience de la Cagoule et ont constitué alors des réseaux qu’ils réveillent en 1943.

La milice est fasciste par sa volonté de conquérir le pouvoir, par sa doctrine, par sa volonté d’attirer des couches sociales diverses, par ses pratiques. La chance de la France a tenu à une Libération précoce et rapide. Je n’ose imaginer ce que serait devenu ce pays si l’occupation avait duré jusqu’en avril 1945.
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mer 5 Fév - 10:26

Au Maryland, la SNCF prise pour cible pour son rôle dans la Shoah
http://www.rfi.fr/ameriques/20140205-maryland-sncf-prise-cible-son-role-shoah
Deux élus de l’Etat du Maryland, sur la côte Est des Etats-Unis, demandent à ce que la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) soit écartée d’un appel d’offre pour la construction d’une ligne ferroviaire en raison du rôle joué par la compagnie dans la déportation des juifs lors de la Seconde Guerre mondiale. La SNCF a en effet transporté 75 000 personnes vers les camps d’extermination organisés par les nazis. Les deux sénateurs vont même plus loin, ils estiment que la société ferroviaire française publique ne doit pas être autorisée à participer à des appels d’offres aux Etats-Unis tant qu’elle n’aura pas indemnisé les victimes.

La société Keolis, filiale de la SNCF, est en compétition dans l’Etat du Maryland pour la construction d’une ligne de chemin de fer. L’enjeu est un contrat de 6 milliards de dollars sur 35 ans, à partir de l’an prochain. Un ancien déporté, Leo Bretholz, a lancé une pétition contre la compagnie française. Il a été suivi par deux sénateurs du Maryland, l’Etat dans lequel il vit désormais.

« Nous ne pouvons pas admettre que la SNCF soit autorisée à poser sa candidature, écrit M. Bretholz dans un communiqué, alors que cette compagnie refuse d’assumer ses responsabilités, et d’indemniser les victimes ». Un combat que Leo Bretholz mène depuis des années.

« Ce n'est qu'une question d'argent »

« Ils devraient faire une déclaration comme celle-ci, lançait Leo Bretholz en 2011: "Nous avons vraiment mal agi, et nous avons aidé les nazis à envoyer des gens à la mort !" Ils ont gagné de l’argent en nous envoyant dans les camps de la mort, et maintenant ils veulent gagner de l’argent avec ce train. Ce n’est qu’une question d’argent ».

Ce n’est pas la première fois que la SNCF est ainsi montrée du doigt aux Etats-Unis ; c'est le cas à New York, en Californie, en Floride. Les actions en justice ne sont pas toutes éteintes. La société a pourtant versé toutes ses archives de la guerre 39-45 au musée américain de l’Holocauste. Et le président de la société nationale française a exprimé ses regrets voilà bientôt quinze ans.
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mer 5 Fév - 11:00

Etats-Unis : la SNCF pourrait perdre un contrat... à cause de la Shoah
fri nfo
Filiale américaine de la SNCF, Keolis America est candidate à un appel d'offres pour la création d'une ligne dans le Maryland - un contrat de 6 milliards de dollars. Deux élus de cet Etat ont déposé un projet de loi pour restreindre l'accès de la SNCF aux marchés publics tant qu'elle n'aura pas versé d'indemnités pour son rôle dans la déportation de Juifs.

La SNCF en finira-t-elle un jour avec son passé sous l'Occupation - et son rôle dans la Shoah ? On le sait, ses wagons avaient transporté quelque 76.000 Juifs vers les camps, entre 1942 et 1944. La SNCF a été un "rouage de la machine nazie d'extermination", a reconnu Guillaume Pépy, son président, en 2011. Mais le mea culpa s'est arrêté là. Elle a toujours refusé, jusque-là, d'indemniser survivants et familles de déportés. Le Conseil d'Etat, saisi en France par l'eurodéputé Alain Lipietz en 2007, avait refusé de trancher.

Ce qui lui joue des tours... aux Etats-Unis. Fin 2010, Guillaume Pépy avait dû s'excuser en Floride, où la SNCF espérait remporter un contrat, abandonné depuis, pour relier Orlando à Tampa.

Privé de marchés publics ?

Nouvel épisode dans le Maryland : la filiale américaine de la SNCF, Keolis America, est candidate à un appel d'offres pour créer et exploiter une ligne d'environ 25 km - un contrat à 6 milliards de dollars.

Deux élus de cet Etat ont déposé un projet de loi pour lui interdire l'accès aux marchés publics... tant qu'elle n'aura pas versé d'indemnités. Joan Carter Conway estime ainsi que "le refus persistant de la SNCF d'assumer sa responsabilité pour son rôle dans l'Holocauste reste une insulte pour ses victimes".

Le lobbying est particulièrement actif aux Etats-Unis : une pétition, lancée par un ancien déporté, Léo Bretholtz, qui vit aujourd'hui dans le Maryland, a recueilli plus de 57.000 signatures ; un site internet, holocaustrailvictims.org, recense toutes les initiatives en ce sens.

A l'origine de la polémique dans le Maryland, le combat d'un ancien déporté que Frédéric Carbonne a rencontré
commentaires
et les 40000 viols commis lors de la liberation de la france
Combien de cheminots ont-ils été fusillés pour avoir oser s'opposer aux déportations massives ? Que faisaient les Sénateurs américains pendant ce temps là ?
.... et les bateaux qui ramenaient les esclaves noirs d’Afrique vers les états unis ? Et le constructeur d'avion qui a lâché les bombes A au Japon ? Et la compagnie de chemin de fer qui à participé au massacre des indiens d’Amérique ? .....
Dans ce cas il faudrait aussi condamner les sté qui finançaient le parti de Hitler par la vente aux Allemands de pétrole.. son parti avait un pourcentage non négligeable.. c'est du passé aujourd'hui nous devons nous souvenir, mais oublier les rancœurs..

http://holocaustrailvictims.org/
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Dim 16 Fév - 10:21

Une carte interactive de la déportation des enfants juifs en France
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/15/une-carte-interactive-de-la-deportation-des-enfants-juifs-en-france_4366790_3224.html




A première vue, cela ressemble à un plan interactif comme Internet en offre à foison. Un bel hexagone à l'intérieur duquel on peut zoomer, jusqu'à détailler chaque rue de Paris, Marseille ou encore Bordeaux. Des points marron apparaissent alors. Mais ils ne correspondent pas à des magasins ou des bars branchés, comme sur Google Maps.
Il suffit de passer le curseur sur chaque cercle : une bulle indique le nombre d'enfants juifs qui furent arrêtés sur place, puis déportés. Un clic, et voici leurs noms, leur âge. Au 56, cours Lafayette, à Lyon : Jacques Sciandra, 17 ans. Un peu plus loin, au numéro 8 9: Dario Sarfati, 1 an seulement. Plus loin encore, au numéro 175 : Lipold et Georgette Epsztajn, 12 ans et 15 ans. Tous ont quitté Lyon au printemps ou à l'été 1944. Direction Auschwitz.

Des noms, des prénoms, des adresses. Et cela pour les 11 458 enfants juifs arrêtés en France entre juillet 1942 et août 1944 et envoyés vers les camps de la mort. Cette carte interactive d'un genre inédit est accessible en ligne. Elle fait simultanément l'objet d'une exposition sur les grilles du Conservatoire national des arts et métiers, dans le 3e arrondissement de Paris, l'un de ceux où le plus d'enfants furent arrêtés. Cette carte a été réalisée par Jean-Luc Pinol, un historien, professeur à Normale Sup, à partir des données collectées depuis des années par Serge Klarsfeld. Leur rencontre a donné naissance, en 2012, à une première cartographie de la déportation des enfants juifs, limitée à Paris.

Leur travail, très spectaculaire, est aujourd'hui étendu à toute la France. Il ancre des faits d'il y a soixante-dix ans dans le paysage actuel. L'expérience est marquante : entrer son adresse personnelle sur le site permet souvent de découvrir que des enfants ont été arrêtés tout près. A part la Corse, pas un département n'a été épargné.

Le projet, cependant, dépasse le cadre de la mémoire et de l'émotion. C'est aussi un outil permettant aux historiens de poser des hypothèses, de les tester, et de mettre en évidence certains phénomènes. A Paris, la cartographie montre ainsi qu'un quart des enfants arrêtés résidaient dans des îlots insalubres. On est loin de la mythologie antisémite sur les juifs richissimes.

Lire aussi : La carte des enfants déportés
commentaires
il est utile de rappeler que la France est le seul pays à avoir déporté ses juifs, de sa propre initiative, alors qu'elle n'était pas encore sous l'occupation allemande

>>>

Territoires et Trajectoires de la Déportation des Juifs de France
>>>
http://tetrade.huma-num.fr/
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Sam 6 Déc - 8:42

SNCF : Paris va dédommager les victimes américaines de la Shoah
http://www.france24.com/fr/20141205-sncf-paris-va-dedommager-victimes-americaines-shoah-deportation-camps-mort-etats-unis-france/
Paris va verser 60 millions de dollars aux Américains transportés par les trains de la SNCF vers les camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale. Un accord devrait être signé lundi prochain.

Il n'y avait pas que des Français dans les sinistres wagons qui conduisaient les déportés à une mort quasi certaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y avait aussi des citoyens d'autres pays, dont les États-Unis, qui réclament, plus de 60 ans après, réparation. Cette requête est aujourd'hui satisfaite.

Paris va verser 60 millions de dollars aux Américains transportés par les trains de la SNCF vers les camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale, selon les termes d'un accord conclu avec Washington, ont annoncé vendredi 5 décembre les négociateurs.

Cet accord, qui sera signé lundi, porte sur la création d'un fonds d'indemnisation doté par la France de 60 millions de dollars versés aux autorités américaines en faveur de "quelques milliers" de déportés non français ou de leurs familles, a précisé l'ambassadrice française pour les droits de l'Homme, Patrizianna Sparacino-Thiellay, lors d'une visio-conférence de presse.

Chaque déporté survivant, aujourd'hui de nationalité américaine, devrait ainsi recevoir environ 100 000 dollars, selon la diplomate.

76 000 déportés, 3 000 survivants

En contrepartie, les États-Unis se sont engagés à défendre l'immunité de juridiction dont bénéficient les entreprises étrangères sur leur sol, qui les protège de toute poursuite judiciaire ou de toutes autres formes d'action. Un sénateur avait demandé en 2013 au Congrès de réformer cette loi pour pouvoir traduire la SNCF devant les tribunaux américains.

Réquisitionnée par le régime de Vichy, la SNCF a déporté 76 000 juifs dans des wagons de marchandises à travers le pays et vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944. Environ 3 000 d'entre eux ont survécu, affirme le groupe.

Cette affaire sensible a failli priver le groupe ferroviaire français SNCF de contrats aux États-Unis. L'État du Maryland (est) voulait demander, avant de renoncer, au groupe ferroviaire français d'indemniser les victimes de la Shoah avant de postuler à un contrat.

Les deux gouvernements étaient donc désireux de boucler rapidement leurs discussions entamées formellement en février pour notamment couper l'herbe sous le pied à diverses initiatives lancées au niveau local.

Les mesures d'indemnisation concernent tous les non Français - dont beaucoup d'Américains et quelques Israéliens, qui se trouvaient en France entre 1942 et 1944 et qui ont été déportés par bus (comme par ceux de la RATP) et par train (SNCF) - , mais qui ne remplissaient pas les critères français de réparation. Soit parce qu'ils avaient émigré, soit parce qu'ils étaient arrivés sur le sol français après le 1er septembre 1939.

Mais "la SNCF n'a jamais été tenue pour responsable de la déportation. Elle a été un instrument de la déportation. (...) c'est de la responsabilité des autorités françaises" d'en assumer les conséquences, a rappelé la diplomate française. Par conséquent l'entreprise publique SNCF "n'est pas partie dans les discussions (ni) dans la mise en oeuvre" de l'accord.

Celui-ci entrera en vigueur quand le Parlement français l'aura validé sous forme d'amendement à la loi de 1948. Aux États-Unis, il s'agit d'un "executive order" qui n'a pas besoin d'être validé par le Congrès.
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mar 3 Mar - 10:41


« Quand on veut se débarrasser d’une maladie contagieuse, il n’y a pas 36 moyens : on isole le bacille, et on le tue. »
André Algarron, rédacteur en chef adjoint du Petit Parisien, qui plaide pour "le procédé d’extermination progressive des juifs"
Alors qu’en 2015 un Zemmour fait un triomphe en librairie avec un livre contenant des mensonges aussi énormes que la légende d’un Pétain protecteur des juifs français (variante du mythe du bouclier complémentaire de l’épée qu’aurait été de Gaulle), une vitrine présente le texte initial de la « loi portant statut des juifs » d’octobre 1940, annoté de la main de Pétain.
>>>
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/les-plans-culture-de-la-redac/2015/03/02/expo-sur-la-collaboration-la-longue-memoire-de-loccupation-234296
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Jeu 25 Juin - 9:29

Victimes de la Shoah : le projet de loi sur l'accord d'indemnisation adopté à l'Assemblée
Une fois définitivement adopté par le Parlement, il devrait constituer "un moyen définitif, global et exclusif de répondre à toute demande ou toute action qui pourrait être entreprise, aux Etats-Unis, contre la France" et notamment contre la SNCF.

C’est ce qu’indique l’arrangement signé par Washington il y a six mois.
Le 8 décembre dernier Paris annonçait en effet la création d’un fonds d’indemnisation de 60 millions de dollars (53 millions d’euros) à destination des victimes américaines de la Shoah, dont la gestion sera délivrée à l’administration américaine.
La SNCF accusée d'avoir collaboré à la déportation des juifs de France

Ce fonds devrait être ouvert aux ressortissants des Etats-Unis ou d’autres pays, déportés depuis la France, n’ayant pas pu bénéficier des mesures de réparation mises en place par les autorités françaises ou non couverts par d’autres régimes d’indemnisation.

Les enjeux économiques sont colossaux pour la compagnie ferroviaire. Accusée d’avoir collaboré à la déportation des juifs de France, la SNCF se heurte depuis déjà plusieurs années à une hostilité grandissante des élus américains à chacune de ses tentatives d’implantations outre-Atlantique.
76 000 personnes déportées en France entre 1940 et 1944, parce que juives

Certains élus américains réclament l’interdiction pure et simple de l’entreprise sur le sol américain, tant que le rôle qu’elle a joué durant l’Holocauste ne soit pas légalement clarifié. Pourtant un arrêt du Conseil d’Etat exonère en 2007 la SNCF de toute responsabilité.

Environ 76 000 personnes ont été déportées de France entre 1940 et 1944 parce qu’elles étaient juives. Parmi elles, 10 000 enfants mineurs, indique le rapport de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée. Seuls 2564 survivants sont revenus, soit 3% des déportés, des camps d’extermination.
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/victimes-de-la-shoah-le-projet-de-loi-sur-l-accord-d-indemnisation-adopte-l-assemblee-696572
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Dim 6 Sep - 8:58

Troublante indulgence envers la collaboration
http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/LACROIX_RIZ/53208
Plus de quarante ans après que Robert Paxton a liquidé, dans La France de Vichy (Seuil), la thèse de Robert Aron selon laquelle Philippe Pétain aurait servi de « bouclier » aux Français, les notions de « représentations », de « psychologie » et d’éthique triomphent dans le traitement de la collaboration et du gouvernement de Vichy. Sur la Résistance, le propos s’embarrasse moins de nuances.

L’exposition « La Collaboration (1940-1945) », présentée aux Archives nationales et accompagnée d’un ouvrage de ses commissaires scientifiques, Denis Peschanski et Thomas Fontaine (1), se pose en bilan de cinquante ans de recherches, dévoilant les « multiples visages de l’alliance avec les nazis » (Libération, 7 décembre 2014). Elle s’étend sur la propagande des publicistes, sur les hommes de main, sur la police —René Bousquet, surtout —, sans décrire leurs liens avec le capital financier (à sa sortie de prison, en 1949, Bousquet devient directeur de la Banque d’Indochine). Elle fait silence sur les origines de Vichy, le complot contre la République et la débâcle mitonnés depuis 1924, notamment avec la création de la première vague des ligues fascistes, et ne dit presque rien des élites : obsession de Marc Bloch depuis « l’étrange défaite » de 1940, l’armée de Vichy a ici disparu. Le haut clergé catholique collaborationniste se limite au cardinal Alfred Baudrillart (mort en 1942, à 83 ans), présumé « réticent devant le premier statut des Juifs ». S’impose « l’autre histoire de la collaboration économique », celle des « intermédiaires, hommes de paille, petits escrocs ou grands truands », représentés par l’ancien « chiffonnier juif » Joseph Joanovici (quatre pages du livre, le panneau économique de l’exposition), qui a « amassé la plus grosse fortune de toute l’Occupation ». Sur le reste règne « l’accommodation complexe », sans rapport avec la collaboration, selon la formule de l’historien suisse Philippe Burrin.

Après avoir réhabilité les « vichysto-résistants (2) », Bénédicte Vergez-Chaignon poursuit sans faiblir sa longue normalisation de Vichy avec son Pétain (3). Le maréchal a-t-il été cagoulard, a-t-il comploté avec Pierre Laval avant 1940 ? Elle ne peut se prononcer sur les témoignages, mais elle a omis les sources policières. La psychologie sauve même ce « brave homme d’ordre » de l’antisémitisme, car le sien « n’était pas, par vocation, meurtrier » : il comprit trop tard « que tous les Juifs se trouvant en France, quels qu’ils soient, seraient concernés ». Erreur sur la cible, bornée aux étrangers, qui atténue sa faute. Traître ? Non, seulement partisan loyal d’une « réconciliation » franco-allemande pour la « reconstruction d’une Europe pacifique ».

L’amiral François Darlan, selon Bernard Costagliola (4), « n’éprouva pas le sentiment de trahir » non plus, mais aurait ruiné sur sa fin un digne parcours. L’auteur conclut au « gâchis » d’un grand « chef défaillant », « abasourdi par la défaite » (qu’il prépara à la tête de la Cagoule militaire, avec le maréchal Pétain et le général Maxime Weygand), anglophile résolu à l’offensive « marqué au fer rouge par Mers El-Kébir (5) » (anglophobe frénétique bien avant), aveuglé sur « l’enjeu véritable du conflit ».

La « complexité » s’écroule avec Le Maquis de Glières (6), de Claude Barbier, tenant du postulat d’Olivier Wieviorka, son directeur de thèse et éditeur : le rôle militaire de la Résistance aurait été dérisoire ; « la bataille des Glières n’a pas eu lieu ». Les Allemands réglèrent tout le 27 mars 1944, sans coup férir ni subir, les « résistants » ayant fui. Joseph Darnand, chef de la Milice et successeur de Bousquet, et son délégué, le colonel Georges Lelong, soumis à un « cas de conscience », voulaient éviter l’intervention allemande, puis soustraire les maquisards capturés à la féroce police de sûreté — services de sécurité (Sipo-SD) nazie. C’est contredire cruellement les archives (7)...

Annie Lacroix-Riz
Professeur d’histoire contemporaine, université Paris-VII, auteure des essais Le Vatican, l’Europe et le Reich 1914-1944 et Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Armand Colin, Paris, 1996 et 2006.
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  ivo le Mer 4 Nov - 8:36

Paris annonce la mise en œuvre de l'indemnisation des victimes américaines de la Shoah
C'est l'épilogue de plusieurs années de polémique et de tractations. Paris va enclencher le versement de 60 millions de dollars à des victimes, notamment américaines, de la Shoah, déportées en train depuis la France vers les camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale, une affaire qui a failli priver la SNCF de contrats aux États-Unis.
"En contrepartie, les États-Unis assureront à la France des garanties de sécurité juridique s'agissant des demandes au titre de la Déportation liée à la Shoah", selon le ministère français des Affaires étrangères, en allusion à des actions en justice engagées aux États-Unis contre la SNCF. En d’autres termes, selon Washington, "les États-Unis assureront à la France une tranquillité juridique durable concernant des plaintes aux États-Unis relatives à la Déportation durant l'Holocauste".
>>>
http://www.france24.com/fr/20151103-france-usa-indemnisation-sncf-victimes-americaines-shoah-deportation
avatar
ivo

Messages : 26729
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: etat français et collaboration

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum