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espagne

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Espagne: Baltasar Garzon jugé pour avoir enquêté sur le franquisme

Message  ivo le Mer 7 Avr - 15:57

Baltasar Garzon jugé pour avoir enquêté sur le franquisme
France Info - 12:17

Le fameux juge espagnol Baltasar Garzon va être jugé pour avoir enquêté sur les disparus de la guerre civile espagnole et de la dictature franquiste. Deux groupes d’extrême-droite ont porté plainte contre Baltasar Garzon, accusé d’avoir violé une loi d’amnistie générale.

La justice n’a pas à s’occuper de ce qui s’est passé en Espagne entre 1936 et 1975, c’est-à-dire entre la guerre civile qui a vu Francisco Franco s’installer au pouvoir, et la mort du Caudillo. C’est du moins ce que veulent deux groupes d’extrême-droite qui semblent avoir réussi à faire passer Baltasar Garzon de son bureau de juge d’instruction à l’Audience nationale, au banc des accusés. Il aurait violé la loi d’amnistie générale, votée en 1977, au nom de la réconciliation. Seules quelques étapes procédurales le séparent de son procès.

Baltasar Garzon est lui-même un monument national en Espagne, et le symbole d’une justice têtue et courageuse. Il a enquêté sur ETA et sur les fameux groupes anti-terroristes gouvernementaux, sur al-Qaïda en Espagne après les attentats de Madrid. Il a inculpé Augusto Pinochet, le dictateur chilien et poursuivi des militaires argentins pour génocide. Et il a ouvert une enquête sur le sort des 144.000 disparus de la guerre civile espagnole et des décennies de franquisme qui ont suivi. Il a fini par y renoncer fin 2008, face aux pressions judiciaires.

C’est cette enquête que visent les deux groupes qui ont porté plainte. Garzon l’a entamée après avoir reçu une requête de l’Association pour la récupération de la mémoire historique. Deux mois auparavant, le Parlement espagnol a voté une loi dite de la mémoire historique, justement, qui honore la mémoire des victimes de la guerre civile, premier accroc à l’amnistie générale.
Les plaignants - dont l’organisation La Phalange, elle-même mise en cause dans les crimes du franquisme - l’accusent de prévarication, c’est à dire qu’il aurait manqué à ses devoirs en montant des bricolages législatifs pour contourner la loi de 1977. Il risque la suspension.

Plusieurs associations antifranquistes ont tenté de contrer cette procédure. Elles ont présenté un recours devant le tribunal constitutionnel pour demander la suspension de l’instruction du tribunal suprême contre Baltasar Garzon. Elles accusent certains magistrats de partialité.
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Message  ivo le Dim 25 Avr - 9:24

Espagne : des milliers de manifestants derrière le juge Garzon
France Info - Hier, 22:34
Dans une trentaine de villes d’Espagne, les Espagnols sont descendus en masse dans les rues pour soutenir le juge Baltasar Garzon. Le magistrat est poursuivi pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme, en violation de la loi d’amnistie générale votée deux ans après la mort de Franco…

A Madrid, les manifestants brandissaient des photos en noir et blanc de disparus, victimes du franquisme - ©️ REUTERS / Susana Vera

"Les Fascistes, hors des tribunaux ! ", scandaient les dizaines de milliers de Madrilènes qui ont défilé dans le centre de la capitale espagnole jusqu’à la Puerta del Sol. Certains brandissaient des drapeaux espagnols, et des photos en noir et blanc de personnes disparues sous Franco, dont les proches réclament toujours les corps. En tête de cortège : des hommes politiques de gauche, des artistes, des parents de victimes du franquisme et des associations pour la mémoire historique.

La manifestation s’est achevée par la lecture d’un manifeste proclamant que "les crimes contre l’humanité ne peuvent être amnistiés et sont imprescriptibles". Le texte a été lu par le cinéaste Pedro Almodovar, l’écrivain Almudena Grandes et le poète communiste Marcos Ana.

Loi d’amnistie générale

C’est justement ce que le Tribunal suprême reproche au juge Garzon. D’enfreindre "sciemment" la loi en allant remuer le passer, en enquêtant sur les disparus de la Guerre civile et de la répression franquiste. Une première en Espagne. Seulement, tous ces faits sont prescrits par la loi d’amnistie votée en 1977, deux ans après la mort du général Franco.

La mise en accusation du juge Garzon, qui risque 20 ans de radiation professionnelle, choque profondément les milieux de gauche et les associations de victimes du franquisme. Le magistrat emblématique a reçu le soutien de nombreux juristes dans le monde, lesquels estiment que les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles, et que la loi d’amnistie espagnole n’est pas conforme au droit international.

A deux pas de la manifestation madrilène, plusieurs dizaines de militants de la Phalange (extrême droite), dont l’une des branches a porté plainte contre le juge Garzon, ont organisé une modeste contre-manifestation près du Tribunal suprême. Assumant pleinement leur histoire franquiste, les militants de la Phalange réclament "qu’on juge les crimes du marxisme !"
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Message  ivo le Sam 15 Mai - 10:19

Espagne/Franquisme: le juge Garzon suspendu de ses fonctions (média)
14/05/2010-[13:30] - AFP

MADRID, 14 mai 2010 (AFP) - Le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) espagnol a suspendu vendredi le juge Baltasar Garzon de ses fonctions, en conséquence de sa mise en accusation pour avoir voulu enquêter sur les crimes amnistiés du franquisme, ont annoncé plusieurs médias espagnols.
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espagne

Message  ivo le Dim 6 Juin - 10:59

Un parti pour l'interdiction du voile intégral en Catalogne (journal)
05/06/2010-[22:01] - AFP

MADRID, 5 juin 2010 (AFP) - Le Parti populaire (PP), principale formation de l’opposition espagnole, va présenter au Parlement de la région de Catalogne une proposition d’interdiction du port du voile intégral islamique dans les lieux publics, a rapporté samedi le quotidien El Pais.

La responsable du PP pour cette région du nord-est de l’Espagne, Alicia Sanchez-Camacho, a annoncé vendredi qu’elle allait "porter le débat devant le Parlement catalan", indique El Pais. Selon le journal, "la majorité des groupes" parlementaires catalans "ont déclaré que le débat était inopportun". Le PP a déjà présenté au Sénat espagnol une proposition de réglementation générale du port du voile intégral. Le 28 mai, c’est la ville catalane de Lerida, dirigée par le Parti socialiste (PSOE) du Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, qui a été la première ville d’Espagne à prendre un arrêté limitant le port du voile intégral. Le conseil municipal de Lerida a voté à une très large majorité un texte l’interdisant "dans les bâtiments et les installations de la municipalité". Dans une autre ville catalane, Cunit, la maire socialiste, Judith Alberich, a annoncé qu’elle comptait présenter une motion similaire devant son conseil municipal. Mme Alberich, qui est également sénatrice, prévoit en outre de présenter une motion au Sénat espagnol afin de "poser le problème de l’interdiction du voile intégral en Espagne", selon ses déclarations citées par le quotidien La Vanguardia. "Cette question doit s’étendre à toute la Catalogne et au reste de l’Etat", a estimé l’élue socialiste. Le gouvernement socialiste espagnol, pour sa part, est opposé à l’ouverture d’une réflexion sur une réglementation générale du port du voile intégral, une pratique très minoritaire en Espagne. L’Espagne est un pays où l’immigration explose depuis les années 1990. La population issue de pays musulmans, notamment du Maroc, a fortement augmenté. Une importante communauté pakistanaise réside en Catalogne.
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Message  spike le Lun 14 Juin - 18:55


Barcelone veut interdire le voile intégral dans les espaces municipaux


Le maire veut interdire le port du voile et autre tissu dissimulant l'identité dans les espaces municipaux. (REUTERS)

Barcelone sera la première grande ville espagnole à interdire le port du voile intégral dans ses espaces municipaux, selon l'annonce faite lundi par son maire socialiste, Jordi Hereu.

L'édile a annoncé qu'il signerait prochainement un arrêté municipal en ce sens, qui s'appliquerait dans les espaces municipaux comme les mairies, marchés municipaux couverts ou encore crèches municipales, pour des raisons de sécurité et de «bon sens».

«Il n'est pas possible que quelqu'un entre dans un lieu sans qu'on puisse l'identifier» a expliqué le maire soulignant que la mesure ne vise «aucune croyance religieuse» et qu'elle s'appliquerait pareillement aux personnes qui portent des casques ou des passe-montagnes.

Des interdictions municipales similaires ont déjà été prises à Lérida et El Vendrell, deux autres villes de la riche région de Catalogne au nord-est du pays, où la population immigrée musulmane est relativement plus importante qu'ailleurs en Espagne. D'autres villes de Catalogne dont Tarragone et Gérone et Coin en Andalousie envisagent de prendre des mesures similaires.

Dans tous les lieux publics

Le Parti Populaire, orienté à droite, principale formation de l'opposition espagnole, a annoncé qu'il allait présenter au Parlement régional de Catalogne une proposition d'interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics. Le PP a également présenté une motion pour que le sujet soit débattu au Sénat espagnol. De leur côté, les responsables de onze mosquées de Catalogne ont annoncé qu'ils envisageaient de déposer un recours contre ces interdictions devant le Tribunal constitutionnel espagnol.

L'immigration a explosé depuis les années 1990 en Espagne, où la communauté marocaine est l'une des plus importantes. Mais la Catalogne compte également une forte communauté pakistanaise. La communauté musulmane en Espagne compte près d'un million de personnes sur une population totale de près de 47 millions d'habitants.

La Belgique a déjà approuvé fin avril l'interdiction du voile intégral dans les lieux public et un projet en ce sens doit être présenté en juillet devant le Parlement français.

(Source AFP)

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Message  niouze le Mer 29 Sep - 15:18

Grève générale en Espagne : "La précarité est devenue la norme"
LEMONDE.FR | 28.09.10 | 19h06 • Mis à jour le 29.09.10 | 11h13



Les principaux syndicats espagnols ont convoqué une grève générale, mercredi 29 septembre, contre la réforme du marché du travail, la première depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement socialiste en 2004. Des internautes du Monde.fr installés en Espagne témoignent de la situation sociale qui prévaut dans le pays.

* La grève à l'espagnole, par Julien D.

Je suis actuellement étudiant à l'université polytechnique de Madrid. Dans la cité universitaire, les affiches sauvages, les autocollants et les tags ont fait leurs apparitions sur les murs depuis une bonne semaine. Des prospectus jonchent le sol un peu partout. Cependant dans ma fac, la grève n'a pas l'air de susciter beaucoup de débats. Si je m'en tiens aux paroles de mon professeur, j'ai cours normalement demain matin. Je pense néanmoins que j'assisterai à la manifestation. D'abord par curiosité mais aussi et surtout parce que la réforme proposée par un gouvernement "socialiste" est inacceptable pour une société qui, bien plus qu'en France, souffre de la crise et du chômage !

* "Maintenant le débat sur la retraite à 62 ans en France me fait bien rigoler", par Colin Poutiers

Je vis et travaille à Barcelone depuis mainteant cinq ans. Ayant grandi en région parisienne, je suis assez habitué aux grèves et autres manifestations sans me sentir vraiment impliqué. En revanche ici, il faut apparement s'attendre au pire. Dur de faire le tri entre les racontars et la vérité, mais cette grève promet d'être beaucoup plus intense, voire violente que les manif-merguez-chansons parisiennes. Tous les magasins du centre-ville ferment en prévision des casseurs, et il est dit que les "jaunes" peuvent être "rappellés à l'ordre" sur le chemin du bureau.

Je me suis renseigné sur les principales revendications et je peux vous dire que maintenant le débat sur la retraite à 62 ans en France me fait bien rigoler. Ici on travaille jusqu'à 65 ans, bientôt 67, 40 heures par semaine et avec bien moins de congés payés. Les licenciements vont être facilités, les retraites gelées, le tout en sachant que le chômage avoisine les 20 %... Donc oui, demain je vais faire grève. Ce pays qui m'a accueilli est socialement à des années-lumière de la France, et j'ai peur que l'écart ne se creuse encore.

* Pour une moblisation massive, par Aina P

Je travaille dans une école de commerce, mais ma situation est identique à celle de plusieurs copains à moi : on travaille avec des limitations. Je bosse comme sous-traitante sans les droits qu'ont mes copains de travail : beaucoup moins de jours feriés, pas syndiquée, moindre salaire (avec le même travail à faire)... et je peux être heureuse ! Parce que en Espagne ils sont des milliers de jeunes qui ne trouvent rien, même si t'as des bonnes études universitaires.

Je ne peux pas participer, parce que je risquerais de perdre une partie de mon salaire et d'avoir une mauvaise réputation (je ne travaille que depuis 3 mois). Par contre je suis pour une mobilisation massive. Si je ne peux pas y aller, au moins qu'il y ait le plus de gens possible.

* "Une simple grippe pourra devenir un motif de licenciement !", par Matthieu Huet

Je prépare le concours pour devenir professeur de français en Espagne. C'est compliqué. Il y a peu de postes, un concours tous les deux ans et un barème favorisant les remplaçants. La situation est encore plus désastreuse dans le privé : smic à 600 euros par mois, semaines de 40 heures, travail au noir omniprésent. Ma compagne, fonctionnaire, s'est fait retirer presque 3 000 euros de salaire annuel, mais elle ne fait même pas grève, même si elle n'approuve en rien ces mesures. Moi, sans travail, sans aide au logement, j'irai dans la manifestation en espérant que les socialo-libéraux arrêtent un peu le désastre. Leurs mesures d'austérité n'ont rien changé et ils démantèlent encore plus le droit des travailleurs. Par exemple, ils sont en train de faciliter le licenciement : une simple grippe pourra devenir un motif valable ! La solidarité ne doit pas seulement être supportée par les fonctionnaire et les bas salaires !

* "La précarité est devenue la norme", par Thierry

Je me joindrai à la grève générale par solidarité avec la personne avec qui je vis. En Espagne, les barrières à l'emploi sont nombreuses. Quand on a déjà la chance d'en trouver un précaire (contrats d'un mois, travail temporaire, etc.) payé moins de 1 000 euros, on saute dessus. Si le président n'est pas bling-bling ici (c'est déjà quelque chose), la précarité est devenue la norme. Il est temps ici aussi de montrer que le peuple vote pour qu'on le représente, pas pour qu'on l'utilise.
le monde
L'Espagne connaît sa première grève générale en huit ans
La première grève générale en huit ans en Espagne, décrétée mercredi par les syndicats pour protester contre la baisse des dépenses publiques, a perturbé essentiellement les transports en commun et certaines usines.
L'Espagne connaît sa première grève générale en huit ans

Dans le métro de Madrid. La grève générale décrétée par les syndicats espagnols pour protester contre la baisse des dépenses publiques était largement suivie dans les transports en commun madrilènes mercredi matin.

Le président du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, doit présenter jeudi devant le parlement son projet de budget 2011. Il s'est engagé à maintenir les mesures d'austérité et à réformer le code du travail de manière à faciliter les embauches et les licenciements.
Les deux grandes centrales syndicales, l'UGT et les Commissions Ouvrières (CCOO), avaient appelé à cette grève afin de s'opposer aux mesures du gouvernement pour réduire le déficit budgétaire, ainsi qu'à une réforme du code du travail et au projet de reculer l'âge de la retraite de 65 à 67 ans.
Les syndicats ont annoncé à la mi-journée que dix millions de salariés, soit un sur deux, étaient en grève. Le gouvernement n'a pas fourni de chiffres mais a minimisé les perturbations.
Des centaines de manifestants, agitant des drapeaux, ont paralysé la circulation dans certains secteurs de Madrid et contraint des magasins à fermer. Une trentaine de manifestants ont été interpellés par les forces de l'ordre, qui les ont relâchés pour la plupart peu après, ont indiqué des dirigeants syndicaux.
Dans le nord du pays, des chaînes de montage d'usines automobiles ont été arrêtées. Rares étaient les bus à rouler à Madrid, où un métro sur deux circulait.
Le ministre du Travail, Celestino Corbacho, a indiqué que le service minimum qui avait fait l'objet d'un accord avec les syndicats était respecté. Ecoles et hôpitaux étaient quant à eux relativement peu touchés par le mouvement social.
Les journalistes et autres employés de la presse écrite s'étaient mis en grève mardi, avec 24 heures d'avance, afin de pouvoir couvrir les manifestations mercredi.

MOUVEMENT EUROPÉEN
Le président du gouvernement a dû mettre en place des mesures d'austérité pour répondre à la dégradation de la note souveraine de l'Espagne, qui a accru le coût du service de sa dette. Les agences de notation craignaient notamment une crise similaire à celle vécue par la Grèce en début d'année.
"Nous continuerons à faire grève si c'est ce qu'il faut pour obtenir le retrait de la réforme du code du travail, qui fragilisera un peu plus les emplois", a déclaré un piquet de grève, Alfredo Perez.
La grève générale en Espagne coïncidait avec de grandes manifestations prévues à Bruxelles, à Athènes et dans d'autres villes d'Europe, où les salariés sont là aussi confrontés à des mesures d'austérité.
La Confédération européenne des syndicats espérait rassembler plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la capitale belge, pour défendre l'"Europe sociale".
Les analystes estiment que le gouvernement espagnol, attaché à remplir les critères imposés par l'Union européenne en matière de dette, ne fera pas volte-face.
l'express

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Re: espagne

Message  niouze le Mer 29 Sep - 15:37


tension au dépot de bus

Le principal dépôt de bus de Madrid pris d’assaut par les grévistes très tôt ce mercredi matin. Objectif: retarder voire empêcher le service minimum.

Les grévistes sont déterminés. Pas question pour eux que des bus sortent du dépôt.

Les îles des Baléares n’ont pas été épargnées. A l’aéroport de Majorque, les touristes ont assisté aux manifestations des grévistes, moins musclées qu‘à Madrid.

vidéo visible http://fr.euronews.net/2010/09/29/espagne-tensions-au-depot-des-bus-sur-fond-de-greve/

Mobilisation d’abord au Pays basque. Des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de Bilbao, forçant parfois les commerçants à baisser leurs stores.

Parmi les manifestants, Lleida qui explique qu’une telle mobilisation est “vitale”. Selon elle, “les travailleurs doivent s’opposer à ce type de mesures d’austérité. Il n’y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui payent ! Et ça, on veut le faire savoir !”.

Les manifestants contestent le plan de rigueur qui prévoit notamment des baisses de salaires dans la fonction publique. La police a dû intervenir pour empêcher certains débordements.

Autre mobilisation sociale, à Madrid, toujours contre les mesures d’austérité. C’est la deuxième journée de grève des employés du métro. Résultat: une paralysie totale du trafic. Du jamais vu depuis vingt ans dans la capitale espagnole.

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Re: espagne

Message  Invité le Mer 29 Sep - 22:42

D'après ce que j'ai entendu 500 000 manifestants à Madrid et 400 000 à Barcelone...
Plus quelques infos ici

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Re: espagne

Message  ivo le Sam 4 Déc - 10:40

Le contrôle aérien espagnol confié à l’armée, en attendant l’Etat d’urgence ?
FRANCE INFO - 06:21
Face à la grève surprise des contrôleurs aériens, le gouvernement espagnol se réunira en séance extraordinaire ce matin. Il pourrait déclarer "l’Etat d’urgence", menaçant ainsi de prison les contrôleurs aériens qui ne se présenteront pas à leurs postes de travail. Des milliers de passagers sont restés bloqués au sol. 250.000 voyages sont prévus ce week-end. Un mouvement qui s’explique par la privatisation partielle des aéroports espagnols.

Les contrôleurs aériens ont quitté leurs postes de travail subitement hier soir entraînant la fermeture de la majeure partie de l’espace aérien espagnol. Le mouvement a pris les compagnies aériennes par surprise et ces dernières ont tout fait pour essayer de calmer les passagers survoltés. Les aéroports se sont alors transformés en de gigantesques salles d’attente. Environ 130 vols d’Iberia avaient été annulés vers 22H00 au départ de l’Espagne et la compagnie prévoyait de suspendre son trafic jusqu’à ce samedi 11H00.

“Le chef du gouvernement a décidé la convocation ce samedi matin d’un conseil des ministres extraordinaire qui déclarera, en conformité avec notre Constitution, l’Etat d’urgence, si la situation dans les aéroports ne se normalise pas complètement”, a déclaré M. Rubalcaba devant la presse. "L’Etat d’urgence suppose la mobilisation de tous les contrôleurs et la mise à la disposition immédiate de la justice de tous ceux qui ne se présenteront pas à leurs postes de travail, tombant ainsi sous le coup d’un délit pouvant entraîner de sévères peines de prison” a expliqué le ministre.

En attendant, le gouvernement espagnol a ordonné aux militaires d’assurer le contrôle du trafic aérien.

Le mouvement a éclaté quelques heures après l’approbation en Conseil des ministres d’une privatisation partielle de l’Autorité de gestion des aéroports , à hauteur de 49%, dans le cadre de nouvelles mesures anti-crise prises par le gouvernement socialiste. Cette privatisation inclut un dispositif portant à 1.670 heures par an le temps maximum que pourront travailler les contrôleurs.


décidément ça devient une manie à F.M.I.globaland de mettre les grevistes en prison et d'appeler l'armée .......................................
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Re: espagne

Message  ivo le Sam 4 Déc - 18:53

Espagne : réouverture totale de l’espace aérien
FRANCE INFO - 16:48
C’est le ministre des Transports José Blanco qui a annoncé la nouvelle dans une interview à la chaîne CNN+, après une grève "surprise" qui a duré près de 24h et poussé le gouvernement à décréter "l’état d’alerte" ce matin. Des milliers de passagers sont toujours bloqués, mais quelques avions commencent à décoller.

La grève surprise des aiguilleurs du ciel a bloqué 300.000 passagers dans les aéroports espagnols.

La réouverture a lieu plus rapidement que prévu, mais ne signifie pas pour autant un retour à la normale dans l’immédiat. Le ministre des Transports a estimé qu’il faudrait "24 à 48 heures" pour revenir à une situation stable dans une interview à la télévision nationale.

Le gouvernement a décrété "l’état d’alerte" ce matin pour cette grève qui a paralysé le pays et bloqué les milliers de passagers très attendus en ce week-end férié en Espagne.

Les équipes du Championnat d’Espagne de football (Liga) devant se déplacer pour disputer la 14e journée craignaient eux aussi de subir les conséquences de ce mouvement social. Mais le match entre Osasuna et Barcelone, dans un premier temps décalé à demain en raison de la grève, a finalement été reprogrammé samedi à 20h.

"Presque tous" les contrôleurs aériens espagnols ont repris le travail selon l’autorité de gestion des aéroports (Aena). A l’aéroport de Barcelone, la totalité des contrôleurs qui devaient travailler (43) sont revenus à leur poste et à Madrid, l’aéroport a retrouvé une grande partie de sa capacité.

Le vice-chef du gouvernement Alfredo Perez Rubalcaba avait précisé que "l’état d’alerte" signifiait que les contrôleurs avaient ordre de retourner à leur poste et pouvaient être inculpés en cas de refus. Ils risquaient une peine d’emprisonnement s’ils étaient reconnus coupables. Ces menaces semblent avoir eu un impact.

Les grandes compagnies aériennes, dont Iberia, ont annulé leurs vols jusqu’à demain matin, ce qui permet d’envisager un retour à la normale seulement à ce moment-là.

Le mouvement avait éclaté quelques heures après l’approbation en Conseil des ministres d’une privatisation partielle de l’Autorité de gestion des aéroports, à hauteur de 49%, dans le cadre de nouvelles mesures anti-crise prises par le gouvernement socialiste.
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Re: espagne

Message  ivo le Dim 5 Déc - 9:50

Retour progressif à la normale dans le ciel espagnol
FRANCE INFO - 08:44
Après 24 heures d’une grève surprise qui a paralysé le trafic aérien, les contrôleurs du ciel espagnol ont repris le travail hier soir. Madrid avait déclaré l’état d’alerte qui faisait peser sur eux d’éventuelles conséquences judiciaires. Une fermeté qui s’est révélée efficace. Mais le retour à la normal pour les 300.000 passagers bloqués va prendre "48h" selon le gouvernement.

Sous le contrôle de l’armée, l’espace aérien fermé depuis vendredi, a rouvert hier, et de premiers avions ont décollé ou atterri des aéroports espagnols, dont Madrid et Barcelone. Le trafic cependant ne reprenait que progressivement, les grandes compagnies, dont Iberia, ayant annulé leurs vols en principe jusqu’à ce matin. Le retour à la normale devrait prendre "48 heures", a déclaré dans la soirée le ministre de l’Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba. La pression sur les contrôleurs reste forte puisqu’il a précisé que “pendant 15 jours, (ils) seraient soumis au code pénal militaire”.

Face au coup de force des contrôleurs, le gouvernement, pris de vitesse, avait opté pour la fermeté, en dénonçant un "chantage" et décidant de confier à l’armée la gestion du contrôle aérien, comme le permet la loi.
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Re: espagne

Message  ivo le Dim 5 Déc - 10:01

Madrid casse la grève surprise des aiguilleurs espagnols
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101204.FAP1960/madrid-casse-la-greve-surprise-des-aiguilleurs-espagnols.html
MADRID (AP) — En décrétant l'"état d'alerte", Madrid a contraint les aiguilleurs du ciel à mettre fin samedi à leur grève surprise qui avait bloqué de nombreux voyageurs dans les aéroports du pays: l'espace aérien espagnol a rouvert et des avions ont pu décoller de la capitale, de Bilbao et des Canaries. Le gouvernement estimait qu'un retour à la normale prendrait encore un ou deux jours.

Des dizaines de milliers de passagers étaient ainsi coincés dans l'attente de leur vol lorsque le gouvernement de José Luis Zapatero a placé les tours et les centres de contrôle sous l'autorité de l'armée samedi. Une fois l'"état d'alerte" décrété, si les grévistes refusent de retourner à leur poste, ils peuvent être inculpés et risquent une peine d'emprisonnement.

Les aiguilleurs du ciel espagnols, qui avaient débrayé par surprise vendredi soir, ont commencé à regagner leurs postes samedi dans les aéroports de Barcelone et de Madrid. Selon l'Aviation civile espagnole (AENA), 11 des 15 contrôleurs aériens de Barcelone ont repris le travail samedi tandis qu'un nombre non précisé de leurs collègues madrilènes faisaient de même à Barajas, l'aéroport de la capitale.

Ils étaient en tout cas en nombre suffisant pour assurer la sécurité des liaisons aériennes. Selon l'AENA, l'agence européenne Eurocontrol a donné son feu vert à l'Espagne pour qu'elle rouvre son espace aérien, qui avait été fermé vendredi.

"Nous pensons que dans 24 à 48 heures, nous pourrons être de retour à la normale si les contrôleurs aériens obéissent à l'ordre" de reprise du travail, a déclaré à la télévision le ministre du Développement José Blanco.

Environ quatre millions de voyageurs étaient attendus dans les aéroports ce week-end, l'un des plus chargés de l'année. En effet, lundi et mercredi prochains sont fériés en Espagne et beaucoup de gens en profitent pour faire le pont.

Les aiguilleurs du ciel ont abandonné leur poste vendredi soir en plein conflit sur leurs conditions de travail. Le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero venait d'approuver la privatisation partielle d'aéroports et la cession de la gestion des aéroports de Madrid et de Barcelone au secteur privé.

Vendredi, le gouvernement venait aussi d'approuver un décret prévoyant un contrôle plus strict des arrêts maladie et imposant aux aiguilleurs de rattraper les heures de travail perdues.

La grève surprise ayant provoqué le chaos dans les aéroports, le gouvernement espagnol a déclaré samedi l'"état d'alerte", une première. La clause sur "l'état d'alerte" figure dans la Constitution espagnole approuvée en 1978, trois ans après la mort du général Franco, mais n'avait jamais été invoquée jusqu'à ce samedi. Elle est destinée à aider le gouvernement à faire face à des catastrophes naturelles telles que des séismes et des inondations, ou, dans ce cas précis, au blocage d'un service public essentiel au fonctionnement du pays comme le trafic aérien.

La compagnie Iberia a annulé tous ses vols en Espagne jusqu'à dimanche matin, tout comme la compagnie irlandaise à bas coût Ryanair. Air France avait également suspendu jusqu'à 19h ses vols au départ et à destination des aéroports qu'elle dessert en Espagne, a-t-on appris auprès du service de presse de la compagnie. AP
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Re: espagne

Message  Lib le Mer 22 Déc - 0:47


Le Parlement espagnol vote un budget d'austérité pour 2011


Le Parlement espagnol a voté à une courte majorité, mardi 21 décembre, le budget d'austérité 2011 présenté par le gouvernement socialiste, visant à réduire drastiquement les déficits publics. Le gouvernement du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, qui a adopté en 2010 une série de mesures d'austérité pour faire face à la crise, s'est fixé pour objectif de réduire le déficit des comptes publics à 6 % du PIB en 2011 contre 9,3 % en 2010 et 11,1 % pour 2009.

Le gouvernement, qui ne dispose que d'une majorité relative à la Chambre des députés – 169 sièges pour une majorité absolue à 176 –, avait conclu pour faire approuver son budget des accords avec deux partis régionaux, le Parti nationaliste basque (PNV, centre-droit) et la Coalition Canaries.

ANNÉE "DIFFICILE"

2011 s'annonce comme une année "difficile" en raison de "l'austérité" qui pèse sur les comptes publics, a prévenu mardi la ministre de l'économie, Elena Salgado, devant les députés. Mais, a-t-elle expliqué, les réformes structurelles en cours ainsi que la consolidation budgétaire constituent "les axes fondamentaux du retour à la croissance à moyen terme". Le secrétaire d'Etat au budget, Carlos Ocana, a déclaré de son côté que le gouvernement devrait "remplir ses objectifs de réduction" du déficit pour 2010.

Pour réduire les déficits publics, le budget 2011, le plus austère de ces dernières années, prévoit une diminution de 16 % des dépenses des ministères et de 7,9 % des dépenses de l'Etat, hors dépenses financières et à périmètre comptable constant. Les fonctionnaires sont déjà frappés depuis juin par une baisse de 5 % de leurs salaires.

HAUSSES D'IMPÔTS

S'ajoute à ces mesures une hausse de l'impôt sur les revenus les plus élevés, de un point pour les revenus de plus de 120 000 euros par an et de deux points pour ceux supérieurs à 175 000 euros.
Mais ces mesures n'ont pas suffi à rassurer les investisseurs sur la capacité de l'Espagne à redresser son économie.

Début décembre, le gouvernement avait annoncé une série de mesures supplémentaires, cédant à la pression des marchés qui réclamaient des gestes forts pour améliorer les finances du pays et relancer une croissance nulle au troisième trimestre. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a souligné lundi qu'une lente reprise s'était amorcée en Espagne, mais que la croissance devrait rester "molle" et le chômage élevé, estimant que le gouvernement doit être prêt à aller plus loin que les mesures déjà annoncées. L'Espagne affiche un taux de chômage autour de 20 %, soit le plus élevé de la zone euro.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/12/21/le-parlement-espagnol-vote-un-budget-d-austerite-pour-2011_1456490_3214.html#xtor=RSS-3208

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"Quiconque a un jour bloqué une rocade assez longtemps pour entendre à nouveau le chant des oiseaux sait bien quelle sinistre vie s’interrompt avec le blocage de l’économie."
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Message  ivo le Dim 5 Juin - 10:06

Franco « rigoureux et efficace » ? Une bio fait scandale en Espagne
http://www.rue89.com/ibere-espace/2011/06/04/franco-rigoureux-et-efficace-une-bio-fait-scandale-en-espagne-207187
Point de dictateur : Francisco Franco était un « chef rigoureux et efficace », selon un volumineux dictionnaire biographique financé par des fonds publics qui secoue l'Espagne.
Onze ans de travail, 43 000 personnages illustres immortalisés par 5 000 biographes sous la gouvernance de la vénérable Académie Royale d'Histoire (RAH dans ses sigles espagnols) et financés par 6,4 millions d'euros de subventions publiques.

Tout ça a fait « pschitt » peu après la présentation officielle, le 26 mai dernier, du dictionnaire biographique espagnol marquée par le discours dithyrambique du roi d'Espagne Juan Carlos.

D'évidence, personne dans son équipe de communication n'avait eu le temps de lire le chapitre consacré à Francisco Franco, militaire espagnol qui s'est emparé du pouvoir en 1939 après un coup d'Etat suivi d'une sanglante guerre civile.

Le régime franquiste, « autoritaire et non totalitaire »

« Le courage et le sang froid qu'il montrait sur le champ [de bataille] l'a vite rendu célèbre », peut-on lire dans les extraits filtrés par le quotidien Público, le premier à avoir alerté du contenu des 25 volumes déjà publiés sur les 50 que comptera l'ouvrage.

Le régime franquiste était « autoritaire et non totalitaire », précise la biographie où le terme de « dictateur » n'apparaît à aucun moment.

Pas une mention n'est faite non plus « à la répression franquiste pendant et après le conflit » (la guerre d'Espagne de 1936-1939), précise El País qui a pu lire le texte complet. Pourtant, l'instruction avortée du juge Baltasar Garzón sur les crimes du franquisme avait eu le temps de recenser au moins 110 000 victimes encore disparues aujourd'hui.

La biographie poursuit :

« Une longue guerre de près de trois ans lui permit de vaincre un ennemi qui, en principe, comptait sur des forces plus grandes.

Pour se faire […] et compte tenu de l'hostilité de la France et de la Russie, il dut établir des engagements étroits avec l'Italie et l'Allemagne. »


Un auteur apprécié par la famille Franco

Si vous aimez cette « nouvelle version » de Franco, vous serez sans doute séduit par la biographie du fondateur de l'Opus Dei, Josemaría Escrivá de Balaguer, sous la même plume et avec l'intervention directe de Dieu.


« Dieu lui fit comprendre » et « Dieu lui fit voir », écrit notamment l'auteur, Luis Suárez, un historien spécialiste de l'époque médiévale ayant de bonnes relations avec la famille Franco.

Sommée de s'expliquer, la RAH a d'abord défendu l'indépendance de chacun de ses auteurs. Son directeur, Gonzalo Anes, déclarait en début de semaines :

« L'Académie n'agit pas en tant que censeur ni n'est responsable du contenu de chaque biographie. »

Pourtant, dans la feuille de route de sa lourde mission, la RAH précisait qu'il faudrait « sélectionner les personnages, les classer, décider de l'auteur le plus qualifié, conseiller l'équipe de travail et vérifier les travaux finis. »

Plainte pour apologie du régime franquisme

Le malaise est allé en grandissant depuis la présentation de l'ouvrage. L'Association des descendants de l'exil espagnol s'est dit « stupéfaite » et compte présenter une plainte formelle auprès du ministère de l'Education.

Elle dénonce le « mépris et l'humiliation des victimes », exige que les biographies en question soient retirées et demande à ce que l'Académie retourne les subventions publiques.

Un groupe hétéroclite originaire de Grenade, formé de professeurs, de professionels du secteur privé et de proches de victimes du franquisme, est allé plus loin jeudi en annonçant qu'il porterait plainte contre l'Académie pour apologie du régime franquisme.

Ses membres considèrent que le contenu de certaines biographies, notamment celle de Francisco Franco, sont une « insulte à l'intelligence ».

D'autres auteurs se sentent « trahis »

Plusieurs auteurs et historiens sollicités par l'Académie partagent leur émotion et regrettent de voir ce travail titanesque embourbé par le scandale. L'un des auteurs, José Luis de la Granja, professeur à l'université du Pays basque, a déclaré à El País :

« [Le franquisme] est un sujet encore à fleur de peau et le traiter comme le fait Luis Suárez est une aberration. Nous sommes nombreux à nous sentir trahis. »

Après plusieurs jours de polémique, la RAH devrait cependant finalement décider d'amender la version électronique des biographies les plus polémiques et de corriger les futures éditions.

Incompréhension de l'extrême droite

L'embarras du gouvernement actuel s'est rapidement exprimé à travers les deux ministères les plus directement visés, Education et Culture, qui réclament justement « l'amélioration et si besoin la correction des biographies dont le contenu ne répond pas à l'objectivité nécessaire. »

La ministre de la Culture, Ángeles González-Sinde, a également dénoncé « l'infime présence des femmes » dans l'ouvrage monumentale de la RAH. Celles-ni n'occupent ainsi que 8% des 43 000 biographies couvrant plus de 2 000 ans d'histoire espagnole et ibéro-américaine.

Mais où diable est le problème avec cette biographie, se demande pour sa part la Phalange espagnole, une organisation d'extrême droite ? Ses dirigeants dénoncent la mentalité « totalitaire » d'un gouvernement qui tente « d'imposer son critère politique au détriment du critère scientifique des historiens. »

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► L'Espagne exhume ses bébés volés depuis Franco
► Les familles des victimes du franquisme ne perdent pas espoir
► Nieves veut exhumer son grand-père tué avec Garcia Lorca


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Message  ivo le Mar 7 Juin - 13:21

Espagne : l’Académie royale d’histoire, godillot du caudillo
http://www.humanite.fr/05_06_2011-espagne-l%E2%80%99acad%C3%A9mie-royale-d%E2%80%99histoire-godillot-du-caudillo-473599
Tollé après la publication du dictionnaire biographique 
de la très célèbre et réactionnaire institution.

Madrid (Espagne), envoyée spéciale. En Espagne, les raisons de s’indigner ne manquent pas. Dernière en date : le dictionnaire biographique de la très élitiste et réactionnaire Real Academia de Historia (RAH — Académie royale d’histoire). Près de 50 tomes où certains auteurs se vautrent avec complaisance dans le révisionnisme. Exemples. La dictature franquiste ? Tout au plus un « régime autoritaire » mais surtout pas « totalitaire ». À croire que les centaines de milliers d’Espagnols emprisonnés, fusillés, torturés, exilés, n’ont pas existé. Franco d’ailleurs n’est jamais décrit comme un dictateur. L’auteur de sa biographie, Luis Suarez Fernandez, est directeur général des universités et de la recherche du ministère de l’Éducation.

« En travaillant sur des matériaux et documents de Franco, il se consacre de manière hagiographique à la figure du dictateur et de l’histoire récente », rappelait hier El Pais. Les généraux qui ont fomenté, dirigé et mené à bien le coup d’État pour renverser la République démocratiquement élue sont tout simplement légitimés dans leur entreprise. Leur conspiration ? « Un soulèvement national ». Leurs actes répressifs ? « Une guerre de libération », « une véritable croisade » pour «libérer le pays de la terreur rouge », auraient pu rajouter les auteurs qui ont fait leur le champ lexical et idéologique du franquisme. Au passage, le gouvernement de la République de Juan Negrin, sous la plume de Carlos Seco Serrano, est taxé de « pratiquement dictatorial ». Continuons. Les résistants qui, les armes à la main, ont tenté d’organiser les maquis ? « Des bandits et des terroristes », relève le très officiel dictionnaire. Mot pour mot ceux qu’employaient les membres de la garde civile – les tristement célèbres tricornes, adeptes des coups de feu et de matraque – pour décrier et assassiner les guérilleros…

Les nombreuses associations pour la récupération de la mémoire ont manifesté leur colère, jeudi, devant le siège de la RAH, et sur la place Del Sol. Celle-là même qu’elles 
occupent depuis un an, tous les jeudis, pour dénoncer l’impunité des crimes franquistes. Cette insulte aux victimes de la dictature, mais également à 
la déontologie et à l’éthique de la profession, ne semble pas émouvoir la très royale académie. « Bien sûr que j’ai tout révisé, mais pour que l’édition soit bonne et sans erreur, et non pour altérer le moindre contenu », a osé déclarer Gonzalo Anes, le directeur, cette institution prompte à exalter le franquisme. Des erratum seront toutefois ajoutés, a promis la RAH, croyant là s’acquitter. Démonstration est faite, une de plus, qu’il est encore impossible en Espagne de solder les comptes du passé, et de rendre justice à qui de droit. « Une vraie démocratie », réclament les indignés de Sol. Qui peut encore s’en étonner?


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Re: espagne

Message  Hostyr le Lun 13 Juin - 14:10

]table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="1" width="90%"][tr][td]Par Le Yéti | yetiblog.org | 13/06/2011 | 10H46 a écrit:[/td][/tr][tr][td class="quote"]


Mission accomplie, les Indignés quittent la Puerta del Sol



Agrandir cette image


Comme ils l'avaient annoncé, les Indignados ont donc finalement levé le camp de la Puerta del Sol à Madrid le dimanche 12 juin. Soit presque un mois après le début de leur mouvement dit « du 15 mai ». Bilan.
Passons sur les commentaires sans surprise de nos médias du microcosme. Ceux-là s'empressèrent bien sûr de pointer l'essoufflement du mouvement dès le 25 mai et soulignent aujourd'hui, sans s'embarrasser de détails, le « flou » de leurs propositions et les « leaders inexistants ».
Qu'en est-il réellement ?
► Un mouvement structuré, soutenu par l'opinion publique


On notera d'abord que les Indignados, qui se réclament ouvertement des jeunes révolutions arabes, ont amplement réussi un triple pari :

  • s'affranchir d'organisations institutionnelles dépassées (partis
    politiques, syndicats) pour monter un mouvement néanmoins très
    structuré ;


  • rallier l'opinion publique et ébranler le pouvoir politique qui se
    montra incapable de faire appliquer sa décision d'interdiction, à la
    veille des élections régionales du 22 mai ;


► Un manifeste et un catalogue de propositions précises


Le mouvement des Indignés espagnols est ensuite parvenu en moins d'un mois à se doter d'un manifeste beaucoup moins flou que ne veulent le voir l'AFP et ses clients, ainsi que d'un catalogue de propositions (en espagnol) classées en huit volets tout ce qu'il y a de plus clairs :

  1. suppression des privilèges de la classe politique,
  2. contre le chômage,
  3. droit au logement,
  4. des services publiques de qualité,
  5. contrôle des banques,
  6. fiscalité,
  7. liberté des citoyens et démocratie participative,
  8. réduction des dépenses militaires.

Bref, on ne saurait trop conseiller à nos médias microcosmiques de
comparer point par point les propositions du tout jeune mouvement
ibérique avec celles, quand elles existent, du moindre de nos vieux partis séculaires pour 2012.
► Le meilleur allié des Indignés : la Grande Crise


On ne se hasardera pas ici à parier sur la réussite inéluctable du
mouvement des Indignés, comme d'autres veulent absolument voir leur
échec programmé.
Contentons-nous de constater leur existence. Et leur opiniâtreté. Il suffit d'aller visiter leur site (en espagnol) pour constater le foisonnement des initiatives locales encore d'actualité à ce jour.
Et leurs ultimes déclarations, en levant et en nettoyant
scrupuleusement leur camp de la Puerta del Sol, ne prêtent guère à
confusion sur leurs intentions. En témoignent leur appel à une vaste
manifestation le 19 juin et le ton décidé de leurs dernières pancartes :

« Nous ne partons pas, nous nous développons. »
Forfanterie ? Les Indignés espagnols, comme leurs cousins grecs, mais
aussi portugais, français, italiens… disposent d'un allié de choix pour
renforcer ou revivifier leur détermination : cette Grande Crise qui
n'en finit pas de ravager notre système et nos pays, cette impuissance
consommée des puissants à y faire face, cette paralysie des
organisations traditionnelles devant la tourmente.
Une lueur d'espoir, ce mouvement des Indignés ? Qui vivra verra, mais avouez qu'on aurait bien tort de la négliger.
Photo : des manifestants s'enlacent pour célébrer le dernier jour
du campement de la Puerta del Sol, dans la nuit du 13 juin 2022 (Susana
Vera/Reuters).
[/td][/tr][/table]http://www.rue89.com/yeti-voyageur/2011/06/13/mission-accomplie-les-indignes-quittent-la-puerta-del-sol-209074
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Message  spike le Ven 29 Juil - 13:57



Zapatero annonce des législatives anticipées en Espagne

Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a annoncé vendredi des élections législatives anticipées le 20 novembre, assurant avoir mis le pays sur les rails de la reprise économique.

Les élections «auront lieu le 20 novembre», a déclaré M. Zapatero lors d’une conférence de presse, alors que le scrutin était prévu en mars 2012.

Le chef du gouvernement, arrivé au pouvoir en 2004, a annoncé dès avril qu’il ne représenterait pas à l’issue de son deuxième mandat.

Son numéro deux, Alfredo Perez Rubalcaba, a été désigné candidat du Parti socialiste espagnol (PSOE) face au leader du Parti populaire (PP) de droite Mariano Rajoy, donné largement gagnant dans les sondages.

M. Zapatero a profité de la conférence de presse où il dressait le bilan du premier semestre pour annoncer ces élections anticipées, après avoir déclaré que «le gouvernement a rempli une bonne partie des objectifs de la deuxième partie du mandat».

«Dans un contexte toujours compliqué, l’économie montre des signes positifs… Nous avons posé les bases de la reprise», a-t-il affirmé, alors que l’économie espagnole a légèrement crû au premier trimestre (0,3%) mais souffre encore d’un chômage endémique (20,89%), un record parmi les pays industrialisés.

«Pour cette raison, c’est le moment d’annoncer le calendrier des prochaines élections générales», a-t-il dit.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012351710-zapatero-annonce-des-legislatives-anticipees-en-espagne
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Re: espagne

Message  ivo le Lun 26 Sep - 16:42

Zapatero dissout le Parlement espagnol
france-info
Comme il l’avait annoncé en juillet dernier, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero a dissous le Parlement. Ouvrant la voie à la tenue d’élections anticipées le 20 novembre.

José Luis Zapatero a déjà effectué deux mandats de huit ans à la tête de l’Espagne. Il a annoncé qu’il ne se représenterait pas.
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Re: espagne

Message  ivo le Mar 24 Jan - 20:00

Le juge Garzon en pleine tourmente judiciaire
fr info
Le juge espagnol Baltasar Garzon, comparait devant la justice pour avoir brisé un tabou en enquêtant sur le sort des disparus du franquisme. Les défenseurs des droits de l'Homme dénoncent un "lynchage judiciaire".

Le célèbre magistrat espagnol risque jusqu'à vingt ans d'interdiction d'exercer. Son tort : avoir brisé un tabou en enquêtant sur le sort des disparus du franquisme. A la demande de deux associations d'extrême droite, il est donc poursuivi pour abus de pouvoir, accusé d'avoir enfreint la loi d'amnistie votée en octobre 1977, deux ans après la mort de Francisco Franco, qui était censée imposer un pacte du silence sur les années noires de la Guerre civile (1936-39) et de la dictature (1939-75).

Des manifestants se sont réunis aujourd'hui devant le Tribunal suprême de Madrid pour apporter leur soutien au juge. Ses partisans dénoncent un complot politique, d'autant que le magistrat vient de comparaître pour un autre procès, accusé d'avoir ordonné des écoutes illégales dans une enquête sur une affaire de corruption qui avait éclaboussé la droite en 2009.

La défense comme le parquet ont demandé aujourd'hui l'annulation des poursuites. La déposition du juge Garzon est attendue le 31 janvier, le procès verra défiler 22 témoins, tous cités par la défense au nom des familles de disparus.


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Re: espagne

Message  ivo le Jeu 9 Fév - 19:55

Fin de carrière pour le juge Garzon
fr info
Le célèbre magistrat espagnol a été condamné à 11 ans d'interdiction d'exercer par le Tribunal suprême de Madrid pour une affaire d'écoutes illégales. Hier, le Tribunal suprême avait mis en délibéré la deuxième affaire controversée visant le magistrat, dans laquelle il est jugé pour avoir enfreint la loi d'amnistie votée par le Parlement espagnol en 1977.

Le tribunal suprême de Madrid considère que Baltasar Garzon a ordonné des écoutes de conversations entre des suspects incarcérés et leurs avocats, en violation des droits de la défense, dans une enquête sur un réseau de corruption qui avait éclaboussé en 2009 la droite. La peine, décidée à l'unanimité, signe la fin de la carrière de l'emblématique juge espagnol : 11 ans d'interdiction d'exercer. Pas d'appel possible pour le juge a même précisé le tribunal.

A la demande de deux associations d'extrême droite, Baltasar Garzon est également poursuivi pour abus de pouvoir, accusé d'avoir enfreint la loi d'amnistie censée imposer un pacte du silence sur les années noires de la Guerre civile (1936-39) et de la dictature (1939-75). Hier le tribunal a mis cette affaire en délibéré sans date fixée pour la décision.

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Message  ivo le Ven 10 Fév - 9:39

La carrière de juge de Garzon foudroyée par la justice espagnole
De Elodie CUZIN (AFP) – Il y a 19 heures
MADRID — Connu dans le monde entier pour avoir traqué les atteintes aux droits de l'Homme, Baltasar Garzon a juré jeudi qu'il combattrait sa condamnation à 11 ans d'interdiction d'exercer, prononcée par la justice espagnole dans une affaire d'écoutes illégales.
Ce verdict foudroie la carrière météorique du magistrat, célèbre notamment pour avoir tenté d'enquêter sur les disparus du franquisme. Un dossier sensible qui lui vaut un autre procès, encore en délibéré.
"Nous condamnons l'accusé Baltasar Garzon en tant qu'auteur responsable d'un délit de forfaiture", ont décidé jeudi "à l'unanimité" les juges du Tribunal suprême de Madrid, qui lui ont en outre infligé une amende.
Aux cris de "Honte !" et "Garzon, ami, le peuple est avec toi !", des centaines de manifestants se sont rassemblés peu après dans le centre de Madrid pour protester contre ce jugement.
Baltasar Garzon, 56 ans, a quant à lui annoncé dans un communiqué qu'il utiliserait "tous les recours légaux appropriés pour combattre ce verdict", qui lui a causé un "préjudice irréparable".
La décision des juges élimine selon lui "toute possibilité d'enquêter sur la corruption" et porte atteinte à "l'indépendance des juges en Espagne".
Ce jugement n'admet pas d'appel en Espagne, mais Baltasar Garzon peut saisir le Tribunal constitutionnel s'il estime que ses droits n'ont pas été respectés, puis déposer un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme.
"Mes droits ont été systématiquement piétinés tout au long de cette procédure", dénonce M. Garzon, qui était suspendu depuis mai 2010 de son poste de juge d'instruction de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole.
"M. Garzon est en ce moment profondément abattu, blessé", a déclaré à l'AFP son avocat dans cette affaire, Francisco Baena.
La fille du juge, Maria Garzon Molina, a, fait exceptionnel, défendu publiquement son père, dans une lettre ouverte destinée à "tous ceux qui aujourd'hui trinqueront avec du champagne" pour fêter la condamnation.
"A vous tous, je dirai que nous ne baisserons jamais la tête, nous ne verserons jamais une seule larme par votre faute", a-t-elle ajouté.
Baltasar Garzon est condamné pour avoir ordonné des écoutes de conversations entre des suspects incarcérés et leurs avocats, en violation des droits de la défense, dans une enquête sur un réseau de corruption qui avait éclaboussé en 2009 la droite espagnole.
Dans leur verdict, les juges ont des mots très durs envers M. Garzon, comparant ses pratiques à celles de "régimes totalitaires où tout est considéré comme valable pour obtenir l'information recherchée".
Le délit de forfaiture, ou de prévarication, désigne dans cette affaire une décision prise par un juge tout en sachant qu'elle est injuste.
L'accusation demandait jusqu'à 17 ans d'interdiction d'excercer.
Baltasar Garzon a expliqué ses méthodes en soulignant qu'il soupçonnait les avocats d'aider leurs clients à blanchir des capitaux.
Jeudi, le ministre de la Justice, le conservateur Alberto Ruiz Gallardon, s'est limité à exprimer, devant la presse, son "respect absolu envers les décisions" judiciaires.
L'opposition socialiste s'est elle déclarée "inquiète" face au jugement, soulignant la "lutte infatigable contre le trafic de drogue, le terrorisme et la corruption" de Baltasar Garzon.
Mercredi, le Tribunal suprême avait mis en délibéré la deuxième affaire visant le magistrat, dans laquelle il est jugé pour avoir enfreint la loi d'amnistie votée par le Parlement espagnol en 1977, en ouvrant une instruction en 2008 sur le sort de plus de 100.000 personnes portées disparues pendant la Guerre civile (1936-39) et le franquisme (1939-75).
Baltasar Garzon est en outre mis en examen dans un troisième dossier.
Cette accumulation rare en Espagne d'affaires visant un haut magistrat pousse ses partisans à dénoncer un complot ourdi pour détruire la carrière d'un homme qui a dérangé dans tous les milieux avec ces enquêtes sensibles.


L'affaire Garzón, ou les dérives de la justice espagnole
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-affaire-garzon-ou-les-derives-de-la-justice-espagnole_1080822.html
Le juge espagnol vient d'être sanctionné de 11 ans d'interdiction professionnelle pour des écoutes de conversations entre accusés en prison préventive et leurs avocats... Mais le premier des inculpés à passer en jugement pour cette affaire de corruption, a, lui, été acquitté.
Le Juge Garzón aura été le premier condamné dans le cadre de l'affaire Gürtel. Il a été sanctionné, ce jeudi, par 11 ans d'interdiction professionnelle par le Tribunal Suprême espagnol pour avoir ordonné des écoutes des conversations entre accusés en prison préventive et leurs avocats. Et cela dans une enquête sur un réseau de corruption et de blanchiment d'argent, qui touche certains dirigeants du parti populaire.
Cette condamnation met fin à la carrière judiciaire de Baltasar Garzón, âgé de 56 ans. Ironie de l'histoire, c'est donc le juge qui a mené l'enquête et décortiqué le réseau de trafic d'influence Gürtel qui est condamné. Alors qu'il y a quelques semaines, le premier des inculpés à passer en jugement pour cette affaire a, lui, été acquitté par un jury populaire, à la stupeur générale: Francisco Camps, ex-président de la région de Valence, était sorti triomphant du tribunal. Non coupable.
Camps avait pourtant été poussé à la démission par son propre parti, préoccupé par l'accumulation des preuves qui signalaient sa proximité avec les chefs du réseau de corruption.
Au tribunal, les témoins à charge avaient défilé et raconté. Tout y était, dans un schéma de corruption des plus classiques: Grandes déclarations d'amitié et petits cadeaux, en échange de gros contrats publics pour les "amis", qui savaient ensuite récompenser les faveurs. Mais les jurés du Tribunal de Valence n'ont rien vu de répréhensible dans cette intimité. On a bien le droit d'avoir des amis, après tout. Même aux frais du contribuable.
Une brèche qui pourrait bénéficier aux capos du narcotrafic
Des amis, c'est justement ce qui semble manquer à Garzón: Les sept magistrats du Tribunal Suprême l'ont désigné coupable d'avoir agi sciemment contre la loi. Il a eu beau expliquer lors du procès que les écoutes avaient été validées par le parquet, solidement encadrées, et que sa seule préoccupation était d'éviter que les inculpés n'organisent la fuite et le blanchiment des capitaux depuis leur cellule, en passant messages par l'intermédiaire des avocats. Les policiers et le procureur qui travaillaient avec lui sur l'enquête ont eu beau raconter comment il avait fait expurger toutes les écoutes de ce qui ne concernait pas les opérations de transferts de fonds... Il a été jugé coupable d'avoir porté atteinte aux droits à la défense. Alors que le procureur général avait demandé son absolution.
"La condamnation va ouvrir une brèche qui risque de bénéficier à tous les capos du narcotrafic qui continuent de diriger leurs affaires et d'ordonner des assassinats depuis la prison", glissait dans les coulisses du procès un avocat pénaliste. Garzón, d'ailleurs, avait mené les grandes opérations pour démanteler les principaux clans de la drogue, au début des années 1990, à l'époque où les côtes de Galice servaient de porte d'entrée en Europe pour les cartels colombiens.
Une peine disproportionnée, un acharnement "insolite" pour ceux qui soutiennent le magistrat. Mais ils sont peu nombreux au sein des milieux judiciaires espagnols. Garzón, le tombeur de dictateurs, héros de la justice universelle, celui qui a prononcé le mandat d'arrêt contre Pinochet exaspère ses pairs. Trop star, trop perso, trop admiré ailleurs, il a l'art de se faire des ennemis chez lui. Il a touché à suffisamment de dossiers embarrassants pour énerver tout le monde: A droite comme à gauche. Dans les années 1990, il a fait tomber le gouvernement socialiste de Felipe González en révélant le scandale du Gal. Quinze ans plus tard, il ouvre une enquête sur les crimes du franquisme qui met la droite sur les nerfs. Des ennemis venus des horizons les plus variés, unis par un même "Pour qui se prend-il ?" paraissent avoir décidé de se payer une bonne fois pour toutes un magistrat décidément trop incontrôlable.


Garzon: "condamnation déplorable"
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/09/97001-20120209FILWWW00682-garzon-condamnation-deplorable.php
La Commission internationale de juristes (CIJ) a qualifié aujourd'hui de "déplorable" la condamnation du juge espagnol Baltasar Garzón à 11 ans d'interdiction d'exercer par le Tribunal suprême de Madrid, pour une affaire d'écoutes illégales. Cette condamnation "est la conclusion déplorable d'une procédure pénale qui n'aurait jamais dû être lancée en premier lieu", a déclaré Pedro Nikken, Président de la CIJ dans un communiqué.

"L'application d'une sanction pénale contre un juge qui fait son travail est une négation claire de l'indépendance judiciaire", a-t-il ajouté, relevant que Garzón a été condamné "pour avoir interprété la loi et rendu une décision, mais que l'on soit ou non d'accord avec l'interprétation et la décision, c'est précisément ce que signifie être un juge".

Ce verdict met sans doute fin à la carrière du célèbre juge, dont l'autre procès, qui le vise pour son enquête sur les disparus du franquisme, a été mis en délibéré hier , sans date fixée pour la décision. Agé de 56 ans et suspendu de ses fonctions depuis mai 2010, le juge Garzón est condamné pour avoir ordonné des écoutes de conversations entre des suspects incarcérés et leurs avocats, en violation des droits de la défense, dans une enquête sur un réseau de corruption qui avait éclaboussé en 2009 la droite espagnole.

"Le contexte de cette condamnation est très préoccupant. Trois procédures ont été engagées contre un juge qui a levé le voile de l'amnistie protégeant des crimes présumés contre l'humanité qui n'ont pas encore fait l'objet d'une enquête. On peut se demander dans quelle mesure cette condamnation est juste un moyen de faire taire Garzón", a estimé par ailleurs Pedro Nikken. La commission internationale de juristes (CIJ) est une organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme ayant son siège à Genève.


Les principales affaires instruites par le juge Garzon
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8D9B1R20120209
LONDRES, 9 février (Reuters) - Voici quelques éléments sur les principales affaires instruites par le juge espagnol Baltasar Garzon, suspendu de la magistrature pour 11 ans jeudi en raison d'écoutes illégales: (voir )

LE GENERAL FRANCO

En 2005, Baltasar Garzon réclame la création d'une "commission vérité" chargée d'enquêter sur les crimes contre l'humanité commis sous la dictature du général Francisco Franco, qui a dirigé l'Espagne de la fin de la guerre civile en 1939 jusqu'à sa mort en 1975.

Trois ans plus tard, il ouvre une enquête à la demande de proches des victimes puis la referme en invoquant l'opposition du parquet.

Le juge Garzon est ensuite accusé d'avoir outrepassé ses fonctions en ordonnant l'ouverture de cette enquête, qui porte aussi sur les crimes commis durant la guerre civile (1936-1939).

En 2010, il est suspendu dans l'attente de son procès, ouvert en janvier 2012, organisé à la suite d'une plainte d'associations d'extrême droite l'accusant d'avoir enfreint une loi d'amnistie de 1977.

LE CHILI ET AUGUSTO PINOCHET

En octobre 1998, le juge Garzon obtient l'arrestation de l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet à Londres. Il demande son extradition dans le cadre d'une enquête pour crimes contre l'humanité commis sous sa dictature au Chili.

Baltasar Garzon agit dans le cadre de la législation espagnole sur la compétence universelle permettant de poursuivre des suspects en dehors du territoire espagnol.

Après plusieurs mois de détention en Grande-Bretagne, les autorités britanniques autorisent Augusto Pinochet à retourner au Chili en mars 2000 en le jugeant médicalement inapte à comparaître en procès en raison de problèmes cérébraux.

En 2005, le juge Garzon obtient une indemnité de huit millions de dollars en faveur des victimes de la dictature de Pinochet de la part de Riggs National Corp, qui reconnaît avoir aidé le dictateur chilien à blanchir de l'argent.

AL QAIDA

En avril 2005 est organisé à Madrid le plus grand procès en Europe contre des extrémistes islamistes présumés.

Le chef présumé d'Al Qaïda en Espagne, accusé d'assistance aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, comparaît alors avec 23 autres personnes dans le cadre d'un dossier préparé par le juge Garzon, qui enquête depuis 1991 sur l'extrémisme islamiste.

Le tribunal condamne 18 des 24 accusés, principalement pour appartenance ou complicité avec Al Qaïda. Les trois principaux accusés sont jugés non coupables.


ESCADRONS DE LA MORT

Le juge Garzon a conduit l'enquête sur les Groupes antiterroristes de libération (Gal), des escadrons de la mort composés de policiers et créés par des membres du gouvernement socialiste dans les années 1980 afin de lutter contre les séparatistes basques.

Selon des observateurs, cette enquête a contribué à la défaite des socialistes aux élections législatives de 1996.

BATASUNA

En 2002, le juge Garzon suspend pour une durée d'au moins trois ans les activités de Batasuna, parti politique basque accusé de financer et de soutenir les séparatistes armés d'ETA.

ARGENTINE

En avril 2005, la Haute Cour espagnole condamne Adolfo Scilingo, ancien capitaine de la marine argentine, à 640 ans de prison pour crimes contre l'humanité pour avoir emmené des prisonniers politiques en avion et les avoir jetés dans le vide durant la "sale guerre" en Argentine.

L'instruction côté espagnol était menée par le juge Garzon. (David Cutler, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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Re: espagne

Message  niouze le Jeu 23 Fév - 11:49

Une image excellente pour l’Espagne


Jesús Maraña

Traduit par Manuel Talens
Edité par Fausto Giudice فاوستو جيوديشي



Depuis 1995, le Parti Populaire – la droite d’origine franquiste – gouverne la région de Valence, située au sud de la Catalogne. Ces dix-sept ans ont été une véritable orgie de corruption qui a vidé les caisses publiques. L’arrivée de la crise économique, aggravée par le fait que l’agence Moody a rétrogradé les titres de crédit de cette communauté à la catégorie “ junk bond ” (titres pourris) a mis le gouvernement dans une situation impossible, car il ne peut plus cacher la faillite en continuant à s’endetter, comme il l’avait fait jusqu’ici. La situation est tellement critique que le gouvernement ne peut même pas payer les factures d’électricité et les élèves doivent amener des couvertures en classe pour se protéger contre le froid de l’hiver. Et quelle est la réponse du pouvoir de la démocratie espagnole aux étudiants et élèves qui réclament le droit à une éducation convenable ? Très simple: la matraque.
- Tlaxcala



DANGER: policier en liberté ! - Juan Kalvellido, Tlaxcala

En réponse à des journalistes qui lui posaient des questions sur les violentes charges policières de Valence, Mariano Rajoy a fait un appel à la “ sérénité et la responsabilité de tous ” pour qu’on évite de donner “une image qui n’est pas celle de notre pays ”. Le Premier ministre a voulu faire une déclaration institutionnelle équilibrée à laquelle on peut faire quelques objections.
Tout d’abord, les incidents de cette semaine à Valence ne sont pas l’effet sporadique de caprices d’adolescents “ difficiles ” voulant s’amuser. Les élèves (et leurs enseignants et leurs parents) du Lycée Lluís Vives manifestent pour protester contre les très dures coupures budgétaires dans l’éducation décidées par le gouvernement local et par le gouvernement national, tous les deux dirigés par le Parti Populaire de Rajoy.

Deuxièmement, les manifestations étudiantes consistent en des blocages de la circulation et il on n’a pas constaté d’attaques contre des personnes ou du mobilier urbain : la seule violence établie par des images et des témoignages directs a été celle exercée par la police contre ce que son chef valencien considère comme “ l’ennemi ”.

Troisièmement, le fait que des garçons et des filles mineurs soient tabassés n’est pas une question “ d’image ”, mais un usage disproportionné de la force qui doit faire l’objet d’une enquête du Procureur. Finalement, s’il y a une mauvaise image, ce sera celle du gouvernement et sa délégation à Valence, non pas celle de “ notre pays ”, car cette image des milliers de jeunes qui ont envahi les rues armés de livres est vraiment excellente pour l’Espagne.




Les manifestants brandissant leurs armes ...




... et la réponse policière







Merci à Tlaxcala
Source: http://blogs.publico.es/buzondevoz/967/una-imagen-excelente-para-espana/
Date de parution de l'article original: 22/02/2012
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=6898

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Mail reçu aujourd'hui via CNT66

Message  Libertad le Sam 25 Fév - 10:57

NOUVELLE REFORME DE TRAVAIL EN ESPAGNE

Le gouvernement espagnol vient de voter une nouvelle réforme du travail :
c'est la réforme la plus agressive depuis la création du Statut des
Travailleurs (en 1980). C'est une réforme qui bafoue la négociation
collective, qui encourage le licenciement libre et gratuit et qui donne
tous les droits aux patrons qui voudront, à l'avenir, licencier, baisser
les salaires, changer les horaires, etc.

Rappelons que le chômage touche 5 millions de travailleurs en Espagne
(soit 23% de la population), que ce taux est de 50% parmi les moins de 34
ans. Le gouvernement de Mariano Rajoy a même eu le culot de déclarer que
cette réforme ne favorisera pas la création d'emploi en un premier temps
et que le chômage risque d'augmenter encore dans les premiers mois. Le
projet de développer à nouveau le secteur immobilier pour créer de
nouveaux emplois, en construisant des bâtiments en bord de mer est
envisagé comme une issue à la crise, alors que c'est ce même secteur qui a
poussé l'Espagne vers le gouffre, sans parler des ravages écologiques que
cela entraînera.

Voici, d'après le syndicat Solidaridad Obrera, quelques clés pour
comprendre cette réforme :

Le licenciement :
- Les indemnités de licenciement abusif sont réduites de 45 à 33 jours par
année travaillée.

- La plupart des licenciements ne seront plus considérés comme "abusifs".

- L'absentéisme pourra être envisagé comme motif de licenciement.

- Le licenciement collectif -permis par la loi lorsque les entreprises
font appel à des raisons d'ordre économique, technique, organisationnel-
aura une indemnité de 20 jours par année travaillé et pourra être appliqué
si une entreprise déclare une baisse de son revenu pendant trois mois
consécutifs, même si elle obtient toujours des bénéfices.

- Les organismes et entités du public qui ne seraient pas productifs
pourront adopter des mesurer pour licencier et que le licenciement soit
considéré comme légal. De ce fait, les licenciements dans le public
deviennent plus faciles, puisqu'il ne suffira que d'une "insuffisance dans
le budget" pendant neuf mois consécutifs, comme raison majeure pour
procéder ainsi.

Les contrats :
- Un nouveau type de CDI est créé : l'entreprise recevra 3 000 euros de
prime si elle embauche un jeune de moins de 30 ans. La période d'essai est
d'un an : pendant ce temps, le licenciement est libre et gratuit.

- Le salaire de ce travailleur sera composé d'un 25% de l'allocation
chômage et du reste, payé par l'entreprise.

- À partir du 31 décembre, il ne sera pas possible d'enchaîner des CDD qui
dépassent les 24 mois chacun.

- Le CDI ordinaire disparaît et seul reste celui qui favorise les emplois
stables.

- L'âge maximum pour accéder à un contrat de formation et apprentissage
est de 30 ans. Une fois que le taux de chômage aura atteint un 15% (à
présent il est à 23%), l'âge maximum descendra à 25.

Les négociations
- Le délai maximum d'une négociation collective sera de deux ans. Après,
tous les droits acquis seront supprimés et il faudra négocier à nouveau.

- Les entreprises ayant des difficultés pourront ne pas respecter les
négociations.

Baisse des salaires et flexibilité
- La baisse des salaires, justifiée par des raisons économiques,
techniques, organisationnelles ou productives est autorisée.

- Les travailleurs ne seront plus classifiés par catégories mais par des
"groupes professionnels", ce qui permettra qu' un travailleur soit obligé
d'exercer différentes fonctions et différents postes au sein d'une même
entreprise.

- De la même manière, les patrons pourront modifier les journées et les
horaires de travail, ainsi que le lieu de travail des travailleurs.

- Les démarches administratives pour réduire la journée de travail ou
suspendre un contrat seront simplifiées, voire éliminées dans certains
cas.

Congés maladie et prestations
- La collaboration entre les entreprises et les mutuelles se voit
renforcée, afin d'évaluer sur l'incapacité temporelle des travailleurs.

- Les employés qui recevront des indemnités chômage devront réaliser des
missions d'ordre général au profit de la communauté.


- Un compte qui compilera toute l'information reçue par le travailleur, au
long de sa vie active, sera crée.

--
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Libertad

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Re: espagne

Message  ivo le Sam 25 Fév - 11:13

...sympa, comme partout ....
ils ont oublié le travail obligatoire, tres à la mode en europe en ce moment ....


si tu as les liens de tes sources penses à les mettre stp.
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ivo

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