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espagne

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Re: espagne

Message  spike le Dim 8 Juil - 22:35

Je suis toujours sceptique sur le fait que des forces armées étatiques soutiennent des révolutionnaires...
D'ailleurs les révolutions arabes me donnent malheureusement plutôt raison...
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spike

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historiquement

Message  Libertad le Dim 8 Juil - 23:22

en 36, armée s'était divisée une soutenant des républicains, l'autres les franquistes.

en 2011, los mossos (police munipale) catalans se sont mis en grève contre la politique gouvernementale... du jamais vu!!!

sous Zapatero, la guardia civil avait acquis un droit syndicale (qui a inspiré la gendarmerie française).

Quand, on parle de l'Espagne.... tous les espoirs sont possibles.... les desespoirs aussi.... Nous craignons de nous retrouver dans une configuration similaire qu'en 39-40. Etat fasciste au yeux d'une Europe passive, molle. Asturie en grève depuis mai, mobilisation générale et régulière en Catalogne. Nous ne voulons pas revivre les années franquistes.

Nous n'avons pas le choix que de lutter et espérer. Si l'appel à la désobéissance prend vraiment racine : c'est l'espoir enfin de l'arrivée de la 3ème république....
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Libertad

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Re: espagne

Message  niouze le Mer 11 Juil - 17:35

La "marche noire" des mineurs espagnols accueillie à Madrid par des nouvelles mesures d'austérité

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 11.07.2012 à 16h13 • Mis à jour le 11.07.2012 à 16h53

Il étaient plusieurs dizaines de milliers venant des Asturies, de Castille et Leon et d'Aragon, d'anciens bassins de charbons d'Espagne aujourd'hui mourants. Après plus de 400 kilomètres à pied depuis le nord du pays, la "marche noire" des mineurs espagnols est arrivée, mercredi 11 juillet, à Madrid. Devant le ministère de l'industrie, les manifestants - portant des tee-shirts noirs où était écrit "Nous soutenons la lutte des mineurs" ou encore "SOS mineurs en danger d'extinction" - ont été accueillis par des barrages policiers.


Quelque 400 mineurs étaient arrivés la veille dans la capitale espagnole. Un groupe de jeunes manifestants a alors commencé à bombarder de divers projectiles - pétards, bouteilles en verre et pierres - les policiers casqués, qui ont répondu par des tirs à balles en caoutchouc. Au total 23 personnes, dont 12 mineurs et six policiers, ont reçu des soins mais "rien de grave", selon les autorités. Cinq personnes ont été interpellées, avant que les manifestants ne se dispersent dans l'après-midi.

Le conflit entre les mineurs et le gouvernement a pris une tournure de plus en plus radicale au fil des semaines. Dans certaines mines du nord du pays, des scènes qui rappellent plus les guerres que les manifestations ont opposé grévistes et policiers, comme ici le 4 juillet dans la mine de Soton, dans les Asturies.

"C'EST LA MORT DE LA MINE ET DE TOUS LES VILLAGES"

En restructuration depuis vingt ans, les mines de charbon espagnoles ont progressivement fermé. Une quarantaine sont encore en activité, principalement dans le nord, faisant travailler 8 000 mineurs. Mais "les bassins miniers dans la province de Leon et dans les Asturies représentent plus de 15 000 postes de travail et sont l'un des piliers fondamentaux de toute l'économie de notre région", explique Nicanor Sen, 38 ans, sénateur-maire de la commune minière de Cistierna.

Parmi les exigences de Bruxelles acceptées par le gouvernement du premier ministre Mariano Rajoy : la fin des subventions publiques au secteur au plus tard en 2018, et une baisse de 63 % entre 2011 et 2012. "C'est la mort de la mine, des bassins miniers et de tous les villages", résume Rafael Blanco, pré-retraité de 43 ans de Faedo.

Les syndicats affirment que les mines font vivre jusqu'à 30 000 emplois directs ou indirects et que la décision du gouvernement précipite la mort du secteur. "Les coupes budgétaire que l'on nous a appliquées n'ont pas de sens. Un plan avait été signé jusqu'en 2012 et il n'a pas été respecté, ils n'ont pas rempli leurs engagements. C'est simplement cela que l'on demande, ce qui a été signé", plaide Ivan Collazo, un mineur de 30 ans. "Nous demandons simplement que la réduction soit de 10 % au lieu de 60 %, explique Carlos Marcos, âgé de 41 ans et mineur depuis vingt-trois ans. S'ils ne prêtent pas attention à nous, nous reviendrons... avec de la dynamite."

Au total 23 personnes, dont 12 mineurs et six policiers, ont été blessés, mercredi.

Alors que les mineurs défilaient dans les rues de Madrid, le premier ministre, devant les Cortes (députés), annonçait des nouvelles mesures d'austérité pour réduire le déficit de l'Etat de 65 milliards d'euros en deux ans et demi. "Ces mesures ne sont pas agréables, mais elles sont nécessaires. Nos dépenses publiques dépassent nos ressources de plusieurs dizaines de milliards d'euros", a-t-il déclaré. Parmi ces mesures, une hausse de trois points de la TVA, à 21 %, un plan de réduction des indemnités de chômage, des traitements et avantages de la fonction publique, de nouvelles taxes sur l'énergie, des projets de privatisation des infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires et la suppression d'avantages fiscaux dans le secteur immobilier.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/07/11/a-madrid-la-marche-noire-des-mineurs-accueillie-par-plus-d-austerite_1732229_3214.html

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Asturie toujours grève (depuis mai)

Message  Libertad le Mer 11 Juil - 18:51

Hier, les troupes spéciales de la garde civile ont pris d'assaut la
commune minière de Ciñera (province de Léon) Voir la vidéo qui date
d'hier.

Ils ont procédé à plusieurs arrestations. Le Léon et les Asturies sont en
état de siège avec de nombreux check-points.


Et pourtant les mineurs ne se rendent pas, ils se radicalisent. Dans une
trentaine de communes des Asturies et du Léon, ont lieu des véritables
combats y compris dans les collines.


Plus de 5.000 mineurs s'affrontent aux forces de la garde civile dépêchées
par le gouvernement pour mater la grève. C'est le laboratoire européen de
répression des salariés en lutte radicale.

En 1934, c'était le colonel FRANCO (deux ans avant le coup d'Etat de 1936)
qui avait maté la grève des mineurs dans le sang. Aujourd'hui, l'histoire
se répète.
Dans une des vidéos vous pourrez observer l?assaut contre la commune de
Ciñera, les arrestations qui s'ensuivent suite à la prise du village et la
réaction de la population qui depuis les balcons insulte les flics.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=i5YlQW8V7fk

http://www.youtube.com/watch?v=vvRfsu1l9M0


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appel au soutien des mineurs

Message  Libertad le Ven 13 Juil - 6:27


Depuis le 31 mai, 8.000 mineurs des Asturies, Léon et Aragon sont en grève illimitée. Au moment où on sauve les banques espagnoles en leur injectant 100 milliards d’euros, le gouvernement de droite veut supprimer 63% des aides publiques au secteur minier, ce qui équivaut à la mise à mort immédiate de cette industrie. 30.000 emplois directs et indirects sont en jeu.

Depuis plusieurs semaines, les mineurs mènent une lutte déterminée et radicale (barricades sur les routes, autoroutes et rails, occupations de puits de mines…) non seulement pour sauver ces emplois, mais aussi pour sauver leurs communautés, leur mode de vie et leur culture dans des localités dont la survie dépend quasi exclusivement de la mine. Ils dénoncent aussi la dilapidation et l’utilisation des fonds publics soi disant destinés à favoriser la reconversion industrielle de leurs régions.

http://www.cnt-f.org/video/videos/44-international/392-marche-des-mineurs-espagne-juillet-2012


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urgence : appel au soutien aux mineurs

Message  Libertad le Ven 13 Juil - 17:46


Soutien aux mineurs espagnols :
Les mineurs espagnols des Asturies ont montré, à différents moments de
l'histoire (1934/1962/1987), qu'ils ne se laissaient pas faire, qu'ils
n'acceptaient pas facilement les conditions de travail imposées par le
patronat ou les fermetures des puits programmées par les représentants des
marchés au niveau de l'Europe. Ils refusent de se retrouver eux et leurs familles dans la misère. Aujourd'hui encore, en 2012, ce sont eux
qui montrent la voie de la révolte en se dressant pour refuser de payer
cette crise dont ils ne sont pas responsables (pas plus que le reste des
classes populaires); ils s'y opposent frontalement, avec le soutien de la
population et des autres travailleurs, comme l'a démontré la grandiose
manifestation de soutien mercredi dernier à Madrid .
Une fois de plus les forces répressives ont démontré leur brutalité (76
bléssés et des dizaines d'arrestations).
Nous condamnons cette répression aveugle et nous encourageons les mineurs
dans leur lutte en espérant que par dignité le reste de la classe ouvrière espagnole
suivra leur exemple.


CNT66

Nous espérons que cet appel sera entendu au moins par l'ensemble des mouvements libertaires. Ce qui se passe en Espagne ne doit pas rester sous silence. Le peuple espagnol est en pleine lutte. Avec le soutien de tous, nous pouvons enfin espérer au retour à une république.

Hasta la tercera republica - Hasta la libertad de todos
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Re: espagne

Message  Libertad le Dim 15 Juil - 14:59


Espagne: la colère monte dans le pays étranglé par la rigueur et la crise


15/07/2012

Hausse de la TVA, réduction des revenus des fonctionnaires, la colère est montée d’un cran avec une cure d’austérité touchant désormais l’ensemble des Espagnols, étranglés par les plans de rigueur depuis 2010 et une crise dont ils ne voient pas le bout.

D’autant que chaque jour apporte son lot de mauvaises surprises: le plan d’une rigueur historique approuvé vendredi par le gouvernement va rapporter 56,44 milliards d’euros sur les 65 milliards d’économies d’ici à fin 2014 annoncés mercredi par le chef du gouvernement Mariano Rajoy.

Résultat: d’autres mesures vont suivre sous peu pour trouver les 8,5 milliards qui manquent, dont certainement une forte hausse du prix de l’électricité, à la charge des entreprises du secteur et des consommateurs.
Le coup de grâce après l’annonce d’une forte hausse de la TVA, touchant les ménages qui peinent déjà à joindre les deux bouts dans un pays où un actif sur quatre est au chômage, mais aussi plusieurs secteurs économiques comme le tourisme ou l’automobile.

De quoi soulever la colère des Espagnols qui sont de plus en plus nombreux à descendre dans la rue, même si ce n’est pas dans la culture d’un pays revenu à la démocratie en 1978 après une guerre civile et la dictature de Francisco Franco.

Depuis l’annonce du nouveau plan, les fonctionnaires multiplient les rassemblements. Ils n’ont pas digéré la suppression de la prime de Noël et de jours non travaillés (hors jours fériés) après avoir déjà vu leurs salaires réduits de 5% en 2010 et gelés ensuite. Les deux principaux syndicats, CCOO et UGT, ont déjà annoncé une nouvelle journée de mobilisation pour jeudi et n’écartent pas une grève générale en septembre.

Ces mesures qui affaiblissent les classes moyennes et les plus fragiles « ne constituent pas une feuille de route qui va sauver l’Espagne » mais vont au contraire enfoncer le pays dans la récession, dénoncent les syndicats.

« Jouer sur l’été, l’apathie, la peur, la tendance à la résignation » des gens pourrait alimenter l’indignation des Espagnols, a mis en garde le chef du CCOO Ignacio Fernández Toxo. Il a proposé un référendum sur les mesures qui seraient, selon lui, une alternative « à la contestation pure et dure dans la rue, aux grèves et aux manifestations ».

Les syndicats disent vouloir éviter les violences du type de celles qui ont éclaté à Madrid vendredi soir lors d’une manifestation d’indignés contre la rigueur ou encore mercredi lors de celle des mineurs venus du nord du pays.

Des heurts avaient aussi émaillé les manifestations à Barcelone lors de la première grève générale contre la réforme du travail le 29 mars.

Mais pour l’heure, des affrontements qui tournent à l’émeute, comme dans le nord du pays entre mineurs et force de l’ordre restent marginaux, les mineurs ayant déjà connu ce type de conflits très durs par le passé.

Reste que les Espagnols pourraient finir par perdre patience. Car le gouvernement a beau répéter que ces sacrifices sont nécessaires « pour sauver le pays », les Espagnols vivent depuis 2010 au rythme des cures d’austérité imposées après l’explosion de la bulle immobilière qui a précipité le pays dans une crise historique.

Et le sentiment d’injustice s’accroît de jour en jour face à l’aide européenne de jusqu’à 100 milliards prévue pour les banques espagnoles sans aucune sanction de leurs dirigeants alors que les Espagnols se serrent chaque jour un peu plus la ceinture.

Surtout, l’avenir semble de plus en plus sombre.

« Je ne vois pas d’avenir. Nous n’avons pas de travail, ils nous enlèvent le système de santé et l’éducation », dénonçait vendredi une manifestante de 25 ans, Maria Jimena. « On ne peut pas tolérer ce qu’ils font, toutes ces coupes: les fonctionnaires, les chômeurs, et attendons de voir si les retraités ne sont pas les suivants », disait aussi Pedro Hernandez, un retraité de 67 ans.

15 juillet 2012 à 10:10 journal Libération
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Re: espagne

Message  spike le Dim 29 Juil - 16:00



polémique sur le droit à l'avortement en Espagne

29 juillet 2012 à 10:17

Le projet du gouvernement, qui envisage d'interdire l'IVG dans les cas de malformation, suscite la colère des associations et de la gauche.

Victoire du droit à la vie pour les anti-avortement, retour à l'ère franquiste pour les autres, le gouvernement Espagnol de droite a amplifié la polémique sur l’avortement, en envisageant d’interdire l’IVG dans les cas de malformation.

Une manifestation pro-avortement était prévue dimanche à Madrid, à l’initiative d’un collectif d’associations pour le droit des femmes.

Le gouvernement de droite a confirmé vendredi vouloir modifier à la rentrée la loi votée en 2010 sous le pouvoir socialiste (2004-2011) qui autorise toute femme à avorter jusqu'à 14 semaines.

Elle permet aussi une IVG jusqu'à 22 semaines dans les cas de «risque pour la vie et la santé» de la mère ou de «grave malformation du foetus» et sans limite de temps, sur avis d’un comité d'éthique, dans les cas les plus graves.

Mais les propos récents du ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardon ont fait l’effet d’une bombe au sein des associations de défense des droits des femmes et pro-avortement.

«Je ne comprends pas que l’on prive un foetus de la vie en permettant l’avortement, pour le simple fait qu’il souffre de handicap ou de malformation», a déclaré M. Ruiz-Gallardon dans une interview dimanche dernier au quotidien de droite La Razon.

Vendredi, il a enfoncé le clou, se référant aux textes de l’ONU et à l’article 10 de la Convention des droits des personnes handicapées qui réaffirme la nécessité «d’adopter toutes mesures nécessaires pour garantir leurs droits aux personnes handicapées».

«C’est le comble du cynisme», rétorque Santiago Barambio, président de l’association des cliniques spécialisées dans l’IVG, Acai, et l’un des pères de la loi de 2010 sur l’avortement.

Au contraire, «les Nations unies dans toutes les conférences internationales, toutes les agences sanitaires de l’ONU, l’Organisation mondiale de la Santé, le Conseil de l’Europe, disent de ne pas restreindre l’avortement», affirme-t-il à l’AFP.

«Ce que Gallardon veut, c’est interdire, de fait, l’avortement, dans la droite ligne de l’Irlande, la Pologne ou Malte». «Ce n’est pas une surprise quand on sait que c’est Gallardon père qui avait contesté la précédente loi de 1985» autorisant l’avortement en cas de viol, malformation du foetus ou danger pour la santé de la mère, ajoute-t-il.

Selon M. Barambio, le ministre «occupe le terrain de l’extrême droite ultra-catholique qui est peut-être minoritaire mais très puissante économiquement, comme par exemple l’Opus Dei», organisation catholique implantée dans les hautes sphères politico-économiques de l’Espagne.

«La réforme renvoie la législation à une époque proche de la dictature franquiste et éloigne l’Espagne de la plus grande partie de l’Europe en matière de droits des femmes», écrit le collectif d’associations qui appelle à manifester dimanche.

«C’est une contre-réforme» qui implique «de revenir 35 ans en arrière», estime la secrétaire de la politique sociale du parti socialiste Trinidad Jiménez.

Faux, répond le Forum de la Famille, dénonçant «la dictature des pseudo-progressistes de salon qui s’agenouillent servilement devant le politiquement correct artificiellement défini par des lobbys idéologiques et économiques de bas étages».

Interdire l’avortement pour malformation est «au contraire un pas en avant pour la protection des droits à la vie», affirme pour sa part à l’AFP Gador Joya, porte-parole de «Droit à vivre».

«Mais ce n’est pas suffisant car il y a quasiment 97% d’autres cas d’avortements pour ce que nous pensons être de fausses excuses», affirme cette pédiatre qui demande au gouvernement de «passer des paroles aux actes».

Reste qu’interdire l’avortement aboutirait»à ce que les femmes qui ont de l’argent aillent à l'étranger et celles qui ont n’en ont pas recourent à l’avortement clandestin» avec des risques sanitaires très élevés pour la femme, affirme M. Barambio.

(AFP)
http://www.liberation.fr/monde/2012/07/29/polemique-sur-le-droit-a-l-avortement-en-espagne_836251
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Re: espagne

Message  Libertad le Mer 8 Aoû - 19:24

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Re: espagne

Message  Libertad le Mer 8 Aoû - 19:49


Des médecins espagnols continueront à soigner les sans-papiers

Près de 900 médecins ont signé un manifeste où ils s’engagent à «continuer à soigner» dans le service public leurs patients en situation irrégulière, en dépit d’un décret qui limitera en Espagne à quelques cas l’assistance universelle aux sans-papiers à partir du 1er septembre.

«Ma loyauté envers les patients ne me permet pas de manquer à mon devoir éthique et professionnel et de commettre un abandon», explique le texte que 870 médecins avaient déjà signé sur Internet mardi.

En le ratifiant, ils entrent dans un mouvement d'«objecteurs de conscience» lancé en juillet par la Société espagnole de médecine de famille et communautaire (semFYC), qui compte 19 500 médecins membres.

Ils réagissent ainsi à une mesure controversée du gouvernement conservateur engagé dans un effort de rigueur sans précédent pour tenter de réduire son déficit public jusqu'à moins de 3% du PIB en 2014. A partir du 1er septembre, les immigrés en situation irrégulière n’auront plus accès au système gratuit de santé publique.

Pour les sans-papiers, seuls les urgences pour maladie ou accident, le suivi de grossesse, accouchement et post-partum et l’assistance sanitaire aux moins de 18 ans seront encore assurés gratuitement.

Cette décision, ajoutée à une mesure visant à limiter le «tourisme sanitaire» des Européens non-résidents disposant d’une assurance privée ou couverts dans leur pays d’origine, permettra d'économiser «environ un milliard d’euros par an», selon le gouvernement.

Comme en réponse au malaise des médecins, le ministère de la Santé a indiqué mardi qu’il travaillait à la création de «conventions» payantes qui permettront notamment aux citoyens non-européens «d'être reçus dans le système public», sans donner le détail des montants envisagés.

Ce communiqué fait suite à une information publiée mardi par le journal El Pais qui avance que les moins de 65 ans devraient payer 710,40 euros par an. Une somme qui bondirait jusqu'à 1.864,80 euros par an pour les plus âgés.




Publié par Groupe de Bethune et d' Arras de la fédération Anarchiste
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Re: espagne

Message  Libertad le Mer 8 Aoû - 20:04


Andalousie

[État espagnol] Occupations, expropriations…


mardi 7 août 2012, par ocl2446

L’occupation du domaine agricole de Las Turquillas continue, tandis que le Syndicat andalou des travailleurs (SAT) multiplie les mobilisations et les actions directes contre les coupes sociales et les conséquences de la crise… y compris en "expropriant" de la nourriture dans des supermarchés.


« La terre pour celui qui la travaille » : l’occupation de Las Turquillas


Le 4 août, le Syndicat andalou des travailleurs (SAT) a fait savoir qu’il avait reçu une notification de la Fiscalía General del Estado (parquet général de l’État) qu’une plainte a été déposée par le ministère de la Défense, propriétaire du domaine de Las Turquillas (Osuna, province de Séville) d’une surface de 1200 ha (dont seulement 20 sont utilisés par l’armée pour la reproduction et l’élevage de chevaux), exigeant l’expulsion des occupants, principalement des journaliers au chômage, ayant pris possession des lieux le 24 juillet dernier (voir : Occupation de terres : Bis repetita ! )

Interview de Núñez, un des porte-paroles des journaliers qui occupent la finca de Las Turquillas, propriété de l’armée

Dimanche 05/08/2012

Dans la matinée du dimanche 5 août, l’équipe d’Alasbarricadas.org s’est rendue à la finca de Las Turquillas, propriété de l’armée de terre qui est occupée depuis quelques jours par un groupe de journaliers. Nous avons pu discuter avec Núñez, un des porte-paroles des occupants. Nous vous présentons cette courte interview. De là où nous nous trouvons, nous souhaitons le meilleur à ce groupe de journaliers courageux qui n’ont peur ni du travail, ni de la chaleur, ni de l’autorité.



Comment tout a commencé ?


Cela fait 10 ans que nous occupons cette propriété. Pas de façon permanente, mais nous en avons déjà faites un certain nombre symboliquement, dont une ici de trois jours au mois de mai, etc. En fin de compte nous nous battons-nous depuis 10 ans pour cette finca, mais maintenant nous le faisons de manière permanente et non-symbolique.

Vous fonctionnez de façon autonome ou est-ce le SAT qui définit la stratégie ? Peut-on participer à l’occupation sans être du SAT ?


La lutte pour la terre en Andalousie est une revendication du peuple andalou, ce n’est donc pas quelque chose qui soit exclusivement du SAT, et c’est pourquoi ceux qui participent à cette lutte ne sont pas seulement des gens du syndicat. De fait, vous avez vu qu’ici il y a des gens d’autres syndicats, comme un compagnon de la CGT [Syndicat alternatif de références anarcho-syndicalistes] qui est en plus dans le projet ; nous ne pratiquons pas le sectarisme des sigles. Il faut également noter que, bien qu’il s’agit de l’occupation d’une ferme, ce projet est très lié à ce qu’est le monde rural, pas seulement l’agriculture, le projet va plus loin, c’est un projet de tourisme rural, et aussi d’agro-industrie, une ferme-école, etc., c’est en définitive un projet beaucoup plus global et intégré dans la région qu’une simple occupation agricole.

La campagne andalouse a été un fief de l’anarchisme à la fin du XIXème siècle et au début du XXe. Est-ce cette occupation a quelque chose à voir avec cette tradition ?


Les Andalous, nous sommes un peu anarchistes, peut-être que cela tient du climat, peut-être est-ce notre idiosyncrasie... nous sommes très critiques vis-à-vis des partis qui nous dirigent. Dans cette région, depuis 30 ans, il y a un combat très important contre les partis, contre les manipulations, contre le dirigisme. C’est la réalité andalouse qui fait se développer ce genre de lutte. Si elle était historiquement de la CNT, maintenant du SOC [Syndicat des Ouvriers de la Campagne, à l’origine de la création du SAT] nous ne savons pas comment cette lutte s’appellera dans 30 ans. Mais tant que les revendications sur la question de la terre en Andalousie demeurent non résolues…, c’est là la clé de la transformation de la société.

Comment vous organisez-vous au jour le jour ?


Nous avons une assemblée quotidienne. Nous travaillons également 4 heures par jour. En fin de compte, nous sommes occupés la journée de 7 h du matin à 1 h du matin.

Que pensez-vous de l’invitation du maire du PP [droite] d’occuper les terres dans la municipalité ?


Nous avons déjà eu une réunion avec ce maire, dans le sens où nous recueillons la proposition et nous allons voir le degré d’implication qu’il veut assumer.

Pensez-vous que le phénomène de l’occupation des terres peut s’étendre à d’autres régions de l’Andalousie ? Et dans d’autres régions en dehors de l’Andalousie ?


Nous pensons que maintenant le moment est venu, après le ralentissement du secteur de la construction. Avec le boom de la construction, les gens ont cessé de regarder la terre comme une alternative économique viable, mais aujourd’hui, plus submergés que jamais par les courriers, les factures, la TVA., les gens peuvent voir de manière attrayante cette alternative à la crise

Pensez-vous que les gens vont s’établir pour vivre, ou simplement pour travailler ?


En principe, resteront sur place les gens qui vont maintenir les installations de tourisme rural et la ferme-école ainsi que les personnes venant d’autres parties de l’État espagnol pour prêter main forte pendant quelques jours

Source : "La tierra pal que la trabaja" : Ocupación de Las Turquillas

* * *

Quelques chiffres pour comprendre l’enjeu de ce type de luttes.

La population andalouse est de 8.424.102 habitants selon des données de 2011, dont plus de 50% habitent en milieu rural (cela inclut les petites villes). Pour l’ensemble de la Communauté autonome d’Andalousie, le chômage atteint les 34% de la population en âge de travailler (contre 25% en moyenne dans l’État espagnol). Dans les comarcas des zones rurales où se trouve les fincas occupées de Las Turquillas (Séville) ou Somonte (Córdoba), le taux de chômage dépasse les 40 ou même 50%.


Concernant la propriété foncière, 55% des 8 millions d’hectares de terres cultivées ou exploitées sont aux mains de 2% de propriétaires, une concentration de la terre plus importante que dans les années 30 ! Ce sont eux qui reçoivent en outre l’essentiel des subventions de l’Union européenne (de la PAC, Politique agricole commune). Les institutions « publiques » (Communauté autonome ou État fédéral espagnol) possèdent de nombreuses propriétés, généralement laissées en friches, à l’abandon. La finca de Somonte fait partie d’un lot de 15 000 hectares que la Junta d’Andalousie souhaitait mettre en vente pour 75 millions d’euros…


Selon Diego Cañamero, leader du SAT dans une interview en février dernier, « il y a 513 000 ouvriers agricoles en Andalousie et seul 1 % de ces ouvriers ont un contrat en bonne et due forme » (Le Journal du Pays Basque, 25/02/2012). Le SOC-SAT (Syndicat des ouvriers agricoles) revendique 20 000 affiliés dans les huit provinces qui composent l’Andalousie.


Rappelons qu’au cours des 30 dernières années (depuis 1982), l’État espagnol a été gouverné par le PSOE pendant 21 ans, de 1982 à 1996, puis de 2004 à 2011. En Andalousie, la Junta est dirigée sans discontinuer par le PSOE (en alliance avec le PC) depuis les premières élections qui remontent à 1978.





Le SAT "exproprie" des biens de première nécessité dans deux supermarchés


Le Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) avait annoncé des actions et ‟propositions” surprises pour ce mardi 7 août dans les régions de Cadix et Séville. Il a tenu promesse.

Mardi 7 août

A l’appel du SAT, plusieurs centaines de personnes ont occupé ce mardi matin l’hypermarché Carrefour de Arcos de la Frontera (province de Cadix) pour protester contre le chômage et la situation économique de l’Andalousie, en particulier, la région de la Sierra de Cadix.

La manifestation a consisté à "exproprier" des articles et aliments de première nécessité « pour que les gens puissent manger » comme l’a expliqué le porte-parole national du SAT, Diego Cañamero, qui se trouvait à la tête de la manifestation.

Cañamero a ajouté que la situation actuelle est « très dure » pour de nombreuses familles. « Il y a des files d’attente aux portes des Services sociaux des mairies, à Cáritas [équivalent du Secours catholique]... Les gens n’ont pas d’argent pour payer leur maison, ni l’électricité, ni eau. Il y a des personnes endettées dans les villes et les villages et de nombreuses familles ont l’eau coupée. C’est pour cela que nous sommes venus faire cette proposition. »



L’idée était de s’approprier une vingtaine de charriots et les amener dans diverses banques alimentaires du canton. Mais, à l’arrivée de la police, une quarantaine de manifestants se sont retrouvés pris au piège derrière les caisses. Carrefour a envoyé un directeur régional depuis Séville pour mener une négociation qui durera quatre heures. Au total et au terme d’un « accord » en bonne et due forme, les manifestants du SAT ont obtenu 12 chariots remplis de denrées alimentaires de base (lait, œufs, sucre, légumes, pâtes, riz…) qu’ils répartiront entre les communes d’Espera, Puerto Serrano et Bornos. Cette ‟donation” (selon le terme utilisé par Carrefour) se fera mercredi matin.

Malgré la tension et le blocage des manifestants par les forces de police, la protestation s’est faite sans incident.

Pour sa part, Pedro Romero, maire d’Espera et membre du SAT a souligné que « nous ne sommes pas disposés à accepter que cette situation se poursuive. » Le gouvernement doit connaître la situation du peuple a-t-il ajouté, parce que « on sauve les banques, on parle maintenant de sauver l’Espagne et cela se fait au préjudice des travailleurs. »

Succès de l’opération à Écija

Le SAT a mené le même type d’action à Écija (province de Séville) dans un supermarché Mercadona. Sur place, les 200 manifestants ont pu compter avec la présence de Juan Manuel Sánchez Gordillo, le maire de Marinaleda et militant du SAT. « Nous voulons exproprier les articles de première nécessité » a expliqué Sánchez Gordillo à l’agence Europa Press. D’après lui, l’action a été « très rapide », une dizaine de charriots ont été emmenés sans être interceptés par la police parce que celle-ci « était divertie par un groupe de compañeros que nous avions disposé pour distraire leur attention ».
La trentaine de personnes ayant pris les charriots ont donc pu sortir sans être inquiétés. Les biens alimentaires des charriots ont été transférés dans une camionnette et la nourriture est partie en direction d’une « cantine sociale » et une banque alimentaire de Séville.



Sánchez Gordillo a souligné qu’il s’agissait « de produits de première nécessité comme du lait, de la farine, des œufs, de l’huile, de riz ou des haricots » et a clairement fait savoir qu’« en cette période de crise, où les gens sont expropriés, nous voulons exproprier les expropriateurs que sont les propriétaires terriens, les banques et les supermarchés, qui gagnent de l’argent pendant la crise économique. »


La direction de la chaîne Mercadona a annoncé qu’elle allait porter plainte pour le vol de 9 charriots de nourriture et les "agressions légères" contre les employés.

Les 26 juillet dernier, les militants du SAT avaient occupé une vingtaines de locaux des Services andalou de l’emploi (le Pôle emploi de la Communauté autonome).
Le SAT annonce pour le 16 août le départ d’une marche à travers l’Andalousie, depuis les zones rurales vers les villes.


http://oclibertaire.free.fr/index/ecrire/spip.php?article1220
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Re: espagne

Message  Libertad le Ven 10 Aoû - 7:11


des cadenas sur les poubelles pour empêcher la récupération de nourriture

La ville de Girone a annoncé mardi avoir installé des cadenas sur les poubelles des supermarchés pour empêcher toute récupération de nourriture. Ce phénomène a pris de l'ampleur avec l'aggravation de la crise.

La mairie indique avoir pris cette décision en collaboration avec les propriétaires de supermarchés, "face au risque pour la santé que peut comporter la consommation d'aliments jetés dans les conteneurs et l'alarme sociale que cela provoque".

"En ce moment, il n'y a qu'un conteneur devant les supermarchés qui est fermé avec un cadenas et qui contient des aliments dont la date de péremption est dépassée ou en mauvais état, afin d'empêcher qu'ils soient récupérés par des indigents", a déclaré un porte-parole de la ville.

La mairie de Girone a également mis en place un système d'information destiné à diriger les personnes qui en ont besoin "vers un centre de distribution de nourriture pour qu'on leur offre, de manière urgente, un panier d'aliments de base".

Des agents sociaux se tiendront près des conteneurs-poubelles pour informer le public.

La mairie, qui a lancé cette initiative inédite avec trois grands supermarchés, souhaite l'étendre à d'autres grandes surfaces. Mais juste une question quand donc les grandes surfaces, temple du capitalisme économique, offrirons aux affames la nourriture encore consommable juste avant que celle ci finisse sa vie dans une poubelle ????



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Message  Libertad le Ven 10 Aoû - 7:27


« Ni chocolat, ni desserts » : les Andalous se servent au supermarché



Camille Polloni | Journaliste

En Andalousie, 200 travailleurs agricoles ont choisi mardi la vieille méthode de « l’autoréduction » pour protester contre la vie chère et les inégalités sociales, en période de chômage massif (33% de la population régionale).

Dans les rayons d’un supermarché, ils ont rempli des chariots de nourriture avant de passer la porte sans payer.

http://www.youtube.com/watch?v=3nEm2WztO6I&feature=player_embedded


Actions militantes dans deux supermarchés andalous
Le journal El Pais raconte l’épisode :




« Le premier groupe, d’une trentaine de personnes, a choisi un supermarché Mercadona à Ecija : il a rempli dix chariots de légumes, de sucre, de lait, d’huile. Des bagarres ont éclaté avec les employés du supermarché. Gordillo [un député régional du parti de gauche Izquierda Unida, maire depuis 33 ans, ndlr] n’a pas participé au vol, mais a dirigé les opérations mégaphone à la main.

“C’était une diversion”, a-t-il expliqué. “La police m’a suivi, pendant que les autres sont entrés et ont rempli les chariots.” La nourriture a été distribuée dans des quartiers de Séville. La banque alimentaire l’a refusée parce qu’elle avait été obtenue de manière “irrégulière”.

Au même moment, à Arcos de Frontera, Canamero [secrétaire général du Syndicat des travailleurs agricoles, ndlr] donnait des instructions précises au groupe de journaliers qui pénétrait dans un centre Carrefour : “Ni chocolat, ni yaourts, ni desserts. Que des gâteaux basiques.” Canamero a négocié avec les responsables de l’enseigne, qui ont choisi de donner douze chariots de nourriture aux services sociaux de la ville. »
A visage découvert


Traduction pour l’AFP : un « commando » « joue les Robin des Bois » et « crée le scandale » en Espagne par « ses actions coup de poing ». Doucement quand même :


  • les deux cents militants (au total) ont agi à visage découvert, devant des journalistes, et pris soin d’annoncer qu’ils comptaient redistribuer les marchandises ;


  • parmi eux se trouvaient des responsables politiques et syndicaux bien identifiés, qui ont pris la parole en public. Le parti Izquierda Unida s’est désolidarisé de leur démarche mais ne les ont ni exclus ni condamnés ;


  • juste après l’action, les « membres du commando » (l’AFP ne met pas de guillemets), dont beaucoup d’ouvriers agricoles, ont pique-niqué sans se cacher sur un terrain militaire occupé depuis seize jours pour réclamer une meilleure répartition des terres ;


  • tous revendiquent le caractère symbolique de leur action de désobéissance civile.

« Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l’illégalité, parce qu’il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés », a commenté un syndicaliste présent.

La droite et la gauche s’indignent


« Intolérable », pour le ministre de l’Intérieur Jorge Fernandez Diaz (Parti populaire, droite), qui a lancé mercredi un mandat d’arrêt contre les militants :


« Nous sommes tous conscients que ça va mal pour les gens, mais la fin ne justifie pas les moyens. Ce serait la loi de la jungle. »
Le président socialiste de la Junte d’Andalousie (l’institution de gouvernement régionale), José Antonio Grinan, a renchéri sur les paroles du ministre de l’Intérieur :


« C’est de la barbarie d’attaquer un supermarché quand on est député. »
Deux ouvriers agricoles ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le député Gordillo a reçu une convocation. La chaîne de supermarché Mercadona a porté plainte.

Une méthode éprouvée


« L’autoréduction » dans les supermarchés (diversement nommée : « réquisition », « expropriation », « extorsion ») est une pratique inaugurée par les autonomes italiens dans les années 70, à une période où les grèves des loyers, les occupations et le non-paiement des factures constituaient un ensemble d’actions de protestation.

La quatrième de couverture de l’ouvrage « Les autoréductions, grèves d’usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976) », propose une définition limpide du concept :


« L’autoréduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. »
Le but révolutionnaire originel des réquisitions de supermarchés est toujours mis en avant par une partie de l’extrême-gauche anarchiste et autonome, notamment en Grèce, où elles sont presque monnaie courante.

Le site militant Contra Info publie un compte-rendu en français de l’une de ces actions à Athènes, le 26 novembre 2011 :


« Un groupe de compagnons ont exproprié un supermarché de la chaîne Sklavenitis situé dans la rue Charilaou Trikoupi. Ils ont exproprié des produits de première nécessité et de la nourriture, lesquelles ont été distribués au marché populaire dans la rue Kallidromiou. »
En France, des collectifs de chômeurs et précaires ont encore pratiqué des autoréductions en 2009. Des militants lyonnais ont été relaxés cette année pour une action dans un Leader Price, datant de 2007.

Attirer l’attention des médias


« L’autoréduction » revendiquée a changé de sens depuis les années 70, et donné lieu à tout un tas d’actions menées sous diverses bannières partisanes, syndicales ou associatives. Comme les « pique-nique de supermarchés » de L’Appel et la pioche (proche du NPA), en 2011 :


« “ Ils nous carottent, carottons-les !” Le principe de l’action est toujours la même : proposer aux clients un pique-nique en supermarché pour “ la redistribution gratuite de la grande distribution ”. »
Si le but des participants est davantage d’attirer l’attention médiatique que de prôner la révolution, les « règles de base » sont restées les mêmes, comme dans l’exemple espagnol :


  • prendre en priorité des produits de première nécessité (quoique, quelques autoréductions ont donné lieu à des fêtes au champagne) ;
  • ne pas payer ;
  • redistribuer les marchandises.

Pour cause de crise financière et d’exaspération générale, l’autoréduction pourrait connaître une nouvelle jeunesse.


Dernière édition par Libertad le Sam 11 Aoû - 11:35, édité 1 fois
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Message  Libertad le Sam 11 Aoû - 11:33


Espagne : des pillages de supermarchés au nom de la crise

Un vol ? Un acte désespéré ? Une nécessité ? Une revendication ? Un groupe de militants espagnols a mené une action qui lui a valu nombre de qualificatifs. Mardi dernier, à une heure de grande affluence, des dizaines de personnes se sont introduites dans deux supermarchés andalous. Dans le premier, un Mercadona à Ecija (entre Séville et Cordoue), les intrus sont entrés dans la grande surface sous l'oeil bienveillant d'un député de gauche, Sanchez Gordillo. Fonçant à travers les rayons, ils ont rempli leurs chariots de produits de première nécessité. "Ni chocolats, ni yaourts, ni desserts, mais du sucre, de l'huile, des légumes, du lait", explique Diego Cañamero, secrétaire général du Syndicat andalou des travailleurs. N'ayant aucune intention de passer en caisse, les individus, qui clamaient leur intention de tout redistribuer à des cantines populaires, ont été pris à partie par des employés de la grande surface, provoquant une belle bagarre générale.

Le même jour, dans un Carrefour situé à Arcos de la Frontera (près de Cadix), une opération à peu près identique a été menée, avec une issue toutefois plus pacifique, le centre commercial ayant décidé d'offrir aux militants une dizaine de chariots d'une valeur de 1 000 euros. "Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l'illégalité, parce qu'il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés", a déclaré un syndicaliste impliqué dans l'opération coup de poing à un journaliste de El Pais.

Tous les militants présents sur les lieux - qui agissaient à visage découvert - se sont justifiés en invoquant une désobéissance civile. Après les faits, d'ailleurs, pas de fuite, mais ils ont tranquillement pique-niqué devant les yeux des journalistes et des forces de l'ordre arrivées en nombre. "Si je finis en prison parce que j'ai pointé du doigt les effets de la crise, ce sera un honneur pour moi", a fièrement déclaré le parlementaire Sanchez Gordillo.

Une théorie qui, on s'en doute, n'a pas convaincu les supermarchés visés et les pouvoirs publics. Mercadona a porté plainte. Le ministère de l'Intérieur a jugé cette action "intolérable", et a envoyé dès le lendemain un mandat d'arrêt contre les protagonistes. De son côté, le député Sanchez Gordillo pourrait être amené à comparaître devant les juges. À l'indignation de la droite s'est ajoutée celle de la soi-disant gauche qui a dénoncé l'irresponsabilité de l'élu. "C'est de la barbarie d'attaquer un supermarché quand on est député", a notamment déclaré le président socialiste d'Andalousie, José Antonio Grinan. La nourriture subtilisée lors de ces raids a été refusée par la Banque alimentaire, étant donné l'irrégularité de leur obtention. Les provisions ont finalement été distribuées gracieusement dans les rues de Séville.





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Message  Libertad le Ven 17 Aoû - 19:39



Espagne : La manifestation des mineurs violemment réprimée fait 76 blessés






Au moins 76 personnes ont été blessées dans des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre après que la police ait tiré à balles en caoutchouc. Les dizaines de milliers de protestataires réunis pour l’arrivée de la marche noire dénoncent les récentes mesures de rigueur introduites par le gouvernement espagnol au moment où la banque Bankia a été renflouée de dizaines de milliards d’euros.
Parmi les blessés, on compte 33 officiers de police et 43 manifestants, incluant les mineurs et leurs soutiens. El-Pais rapporte que 7 mineurs ont été arrêtés pour avoir jeter des briques en direction des forces de l’ordre.





Olvidio Gonzalez, 67 ans, a déclaré à Associated Press les violences ont débuté lorsque la police s’est mise à tirer, la foule a paniquée. Il ajoute que les manifestants ont marché pacifiquement jusqu’au lieu où se tenaient les discours, c’est alors que les forces de l’ordre ont ouvert le feu sans préavis. Aucun avertissement n’aurait été donné prenant de cours nombre de manifestants.

Via son comte twitter, Danips affirme qu’il demeure toujours 200 personnes encerclées par la police, en face du parlement. Une nouvelle manifestation va débuter d’ici quelques minutes à la Puerta del Sol, place symbole des indignés Madrilènes.



Trace d’un balle de caoutchouc sur une fille de 11 ans..


Quelques reportages de divers médias suggèrent que la manifestation spontanée se soit enflammée devant le Parlement. Les protestataires invitent des Espagnols via les réseaux sociaux à rejoindre de plus importantes protestations à 19h30 heure locale.


Quelques reportages de divers médias suggèrent que la manifestation spontanée se soit enflammée devant le Parlement. Les protestataires invitent des Espagnols via les réseaux sociaux à rejoindre de plus importantes protestations à 19h30 heure locale. Les protestataires s’opposent à une coupe de 63 pour cent des subventions aux sociétés minières de charbon. Les syndicats affirment que le plan menace 30.000 emplois. Les mineurs, qui avaient marché au nord du pays pendant les deux semaines passées, ont été rejoints par des dizaines de milliers d’Espagnols protestant, eux aussi, contre la hausse fiscale du Premier Ministre Mariano Rajoy.


Le Premier ministre a annoncé sa décision d’augmenter la TVA de trois pour cent ainsi que le plan de réduire les dépenses publiques de 65 milliards d’euro d’ici 2015. M. Rajoy a aussi déclaré une coupe de 3,5 milliards d’euro aux dépenses des administrations locales. Les mineurs ont marché sur une distance totale de 400 kilomètres, dans l’ensemble du nord de l’Espagne, afin d’afficher leur mécontentement.


Malgré la grande ampleur des protestations, les dirigeants ont pensé que la rigueur budgétaire imposée au nord du pays n’affecterait pas l’ensemble du territoire. Or en Espagne de plus en plus de gens se solidarisent, car l’austérité accable également les gens de la ville, qui éprouvent aussi l’impassibilité des mesures du gouvernement.

Un appel à manifester en solidarité aux protestataire devant les Ambassades et Consulats a été lancé en France, un évènement facebook regroupe déjà plusieurs milliers d’invités : http://www.facebook.com/events/203643453097527/
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Message  niouze le Lun 27 Aoû - 11:20



Espagne
Il faut sauver les régions minières, pas les mines de charbon

Par Rédaction (20 juillet 2012)

Il faut arrêter l’exploitation du charbon espagnol. Celle-ci n’est pas viable économiquement et surtout désastreuse d’un point de vue environnemental, estime l’organisation Ecologistas en Acción, alors que des milliers de mineurs sont en grève dans le pays. Pour résoudre la crise permanente du secteur minier, une seule solution, selon l’organisation espagnole : un plan d’aides publiques pour assurer la reconversion des mineurs. Et non un soutien à des entreprises minières qui se sont enrichies sur le dos des travailleurs. Ni une fuite en avant dans l’exploitation d’une ressource fossile vouée à disparaître.



Une fois de plus, à cause de la crise interminable que subit le secteur des mines de charbon en Espagne, nous assistons à une très grande mobilisation des populations minières de ces régions, victimes de coupes dans les budgets publics qui maintenaient en vie l’industrie du charbon. Les revendications des mineurs sont très largement soutenues par les populations locales, qui comptent sur les mines de charbon (tout comme les entreprises). Ainsi que par tous les partis politiques traditionnels, de droite comme de gauche. Leurs motivations divergent. Mais ils défendent tous le maintien de l’exploitation du charbon, et la ré-industrialisation de ces régions, qui menacent sans cesse de perdre leurs industries.

Ecologistas en Acción considère le moment opportun pour réaffirmer quelques analyses, systématiquement oubliées dans les discussions politiques sur le charbon :

- Le réchauffement climatique est un problème très grave qui va finir par nous échapper complètement, et qui doit être limité immédiatement. L’utilisation du charbon, une des ressources énergétiques qui émet le plus de CO2, témoigne d’une véritable insouciance vis à vis de l’environnement et va à l’encontre des recommandations scientifiques pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre.

- L’exploitation du charbon est catastrophique pour l’environnement. Au niveau international, il contribue aux désastres provoqués par le changement climatique. Et localement, les procédés d’exploitation minière détruisent les territoires. Le charbon provoque de graves problèmes de santé pour les populations vivant à proximité des mines.

- Les énergies renouvelables existent et doivent se substituer aux énergies fossiles, et surtout au charbon, pour avancer vers une indépendance énergétique. L’entêtement à utiliser le charbon - pour la seule raison qu’il y en a - freine le développement des énergies renouvelables et de l’emploi dans ce secteur.

- L’excès de production électrique générée par les installations existantes en Espagne permet de supprimer, sans aucun problème technique, l’apport du charbon et celui de l’énergie nucléaire. Mais, cela ne se fait pas pour des raisons politiques. Les intérêts économiques liés au nucléaire et au charbon s’opposent à l’intérêt général, en matière énergétique et environnementale.

- Le charbon d’Aragon, comme tout le charbon espagnol, n’est pas et ne sera jamais compétitif économiquement. Sauf si nous externalisons les coûts sociaux et environnementaux, que nous payons tous par le dérèglement climatique et la pollution généralisée. Le charbon d’Aragon ne survit que grâce aux subventions publiques.

- L’exploitation du charbon en Aragon est complètement liée au fonctionnement de la centrale thermique d’Andorre, qui émet environ 7 millions de tonnes de CO2 par an (soit 1/3 des émissions de l’Aragon), ainsi qu’à l’activité de la future centrale thermique de Mequinenza (dont la construction a été approuvée) et de celle d’Arino (en projet). Ces deux centrales à venir, en brûlant des mélanges de déchets et de charbon, génèrent encore plus de pollution et de CO2 par Kilowatt/h produit.

- L’exploitation du charbon n’est pas une bonne stratégie pour notre développement social et technologique futur. Cette obsession à vouloir utiliser du charbon, une ressource fossile qui finira de toute façon par être épuisée, empêche la recherche d’alternatives de développement local et éloigne les possibilités de financement pour les technologies renouvelables. Des technologies dans lesquelles investissent d’autres pays, et qui se révéleront bien plus avantageuses que le charbon, tant au niveau économique qu’environnemental. Parier sur le charbon, c’est parier sur le mauvais cheval.

- Justifier l’avenir du charbon en prétendant capter et enfouir le CO2 émis est un argument peu solide. En supposant que cela soit techniquement possible (mais cela reste à prouver), il faudrait attendre 15 ou 20 ans pour que de tels procédés puissent s’appliquer sur les centrales thermiques d’Aragon. De plus, le fait de consacrer une partie de l’énergie libérée à la séquestration du CO2 rendra le charbon encore moins compétitif.

- Malgré les budgets publics importants affectés à ce secteur depuis des années, la reconversion industrielle de ces régions s’est mal faite. C’est ce que l’on déduit quand on entend dire dans régions qu’il n’existe aucune alternative au charbon. Il est donc nécessaire d’analyser les erreurs pour ne pas les répéter et d’établir les responsabilités de cet échec.

A Ecologistas en Acción d’Aragon, nous comprenons la situation difficile des travailleurs du charbon et sommes conscients du contexte économique et politique difficile dans lequel nous nous trouvons, avec une attaque néo-libérale frontale sur les droits sociaux. Mais nous considérons que la seule issue pour une défense sociale des régions minières, en respectant l’environnement, passe par :

- L’arrêt de l’exploitation du charbon, qu’il soit de provenance espagnole ou importé. Il faut donner la priorité aux sources énergétiques les moins polluantes et ne plus subventionner l’exploitation du charbon.

- Les régions minières doivent être aidées, mais après une étude sérieuse qui détermine les besoins prioritaires. Les aides doivent être conditionnées à l’arrêt des mines et des centrales thermiques. Arrêt qui doit se faire non seulement pour des raisons économiques, mais surtout à cause des problèmes environnementaux.

- Les aides doivent aller aux mineurs, aux travailleurs des entreprises dépendantes du charbon, et aux nouvelles entreprises, mais certainement pas aux entreprises minières qui se sont enrichies sur le dos des travailleurs et de la population locale.

Dans le cas contraire, les régions minières continueront leur lente agonie et finiront, de toute façon, par fermer les mines. Une société qui a conscience des problèmes environnementaux, si graves et si urgents, auxquels nous sommes confrontés, ne peut pas se permettre de ne développer qu’un seul secteur de production, celui du charbon, et ainsi nous empêcher de lutter contre le dérèglement climatique qui nécessite une réduction globale des émissions de CO2.

Ecologistas en Acción [1]

Traduction : Jacqueline Balvet
Notes

[1] Ecologistas en Acción est une confédération de plus de 300 groupes écologistes dans tout l’État espagnol.
bastamag.net

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Re: espagne

Message  Invité le Mar 28 Aoû - 19:05

C'est quand même très mal payé par rapport à un footballeur, dans n'importe quel pays d'Europe en tout cas... ou par rapport à une minute de pub faite par une quelconque star...

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Re: espagne

Message  niouze le Mer 29 Aoû - 13:09

et c'est quand même mieux payé que la plupart de ce que touche un travailleur espagnol "moyen"

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Re: espagne

Message  ivo le Mer 12 Sep - 8:42

Plus d'un million d'indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone
fr info
Une marée humaine a défilé ce mardi soir dans les rues de Barcelone lors d'une marche pour l'indépendance de la Catalogne. Une manifestation monstre soutenue par le gouvernement régional sur fond de tensions économiques entre la Catalogne et le pouvoir central.


1 million et demi de personnes ont réclamé l'indépendance de la Catalogne dans les rues de Barcelone. © Reuters Gustau Nacarino

L'indépendance est une solution anti-crise. Voilà le crédo défendu ce mardi dans les rues de Barcelone par des dizaines de milliers d'indépendantistes catalans. "Il y a un million et demi de personnes ", selon un porte-parole de la police régionale catalane.

Une manifestation soutenue par le gouvernement nationaliste de Catalogne. Le CiU veut ainsi faire pression sur Madrid. L'idée c'est de renégocier le pacte budgétaire qui établit ce que l'Etat central doit reverser aux régions en termes d'impôts. "S'il n'y a pas d'accord sur le terrain économique, vous savez que la voie de la Catalogne vers la liberté est ouverte", a menacé le président de la région, Artur Mas.

La Catalogne représente un cinquième du PIB du pays avec environ 200 milliards d'euros. Mais c'est aussi la région la plus endettée d'Espagne avec une ardoise de 42 milliards d'euros. Fin août, elle a dû demander une aide de 5,023 milliards à Madrid.

Mobilisation record à Barcelone pour demander l'indépendance de la Catalogne. Précisions sur place de Bénédicte Dupont.
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http://gravos.110mb.com/

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Re: espagne

Message  ivo le Mar 25 Sep - 20:50

Espagne : contre une démocratie « séquestrée »
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/09/25/007-manifestation-espagne-austerite.shtml

Manifestations à Madrid pour protester contre les mesures d'austérité mises en place par le gouvernement espagnol. Photo : AFP/DOMINIQUE FAGET

D'importantes manifestations ont lieu à Madrid mardi afin de protester contre les politiques d'austérité du gouvernement espagnol, qui connaît une seconde phase de récession en trois ans.

Le rassemblement, qui espère mobiliser des milliers de manifestants venus de toute l'Espagne, vise à dénoncer une démocratie « séquestrée », assujettie « aux marchés financiers ». Certains Espagnols réclament même de nouvelles élections, estimant que le gouvernement pour lequel ils ont voté en novembre dernier ne les représente pas.

« Toute une série de mesures a été adoptée par décret, sans qu'elles passent par les députés », explique sous couvert de l'anonymat une porte-parole de Coordinadora 25S, la plateforme qui est censée coordonner la mobilisation.

D'autres déplorent l'absence de référendum sur les mesures difficiles adoptées par le gouvernement, un « sauvetage sans consulter le peuple, qui va en subir toutes les conséquences ».

Les protestataires ont toutefois exprimé leur intention de ne pas déranger l'activité du Congrès des députés du Parlement, mais de plutôt s'en tenir aux manifestations aux alentours. Tout de même, la Chambre a été placée sous haute sécurité. Selon les autorités régionales de Madrid, au total, 1300 policiers ont été déployés.

L'annonce de cette mobilisation a aussi mené les autorités à avertir à plusieurs reprises que le Code pénal espagnol prévoit des peines de prison de six mois à un an pour les responsables de manifestations qui « troublent » le fonctionnement des institutions parlementaires.


Des policiers espagnols sont postés devant le Parlement, à Madrid, alors que se tiennent des manifestations contre les mesures d'austérité adoptées par le gouvernement. Photo : AFP/DOMINIQUE FAGET

Budget et nouvelles réformes

Le gouvernement espagnol présentera jeudi son budget 2013 ainsi qu'une nouvelle série de réformes visant à réduire le déficit public. Le pays s'est engagé depuis décembre à réduire son déficit, pour le porter à 6,3 % du PIB en 2012 et à 4,5 % en 2013.

L'audit indépendant des banques, qui chiffrera l'aide que leur versera la zone euro, sera de son côté connu vendredi. L'Europe a promis 100 milliards d'euros à l'Espagne. Madrid affirme que 60 milliards seront suffisants.

Selon les analystes, l'Espagne pourrait ensuite, avec toutes ces données en main, solliciter un sauvetage plus large auprès des fonds de secours européens, en déclenchant l'action de la Banque centrale européenne (BCE).

Austérité au menu

En imposant des mesures draconiennes, le gouvernement veut rapporter au Trésor public plus de 150 milliards de 2012 à 2014.

La hausse de la taxe de vente et d'autres impôts et des coupes dans les régions, qui gèrent les budgets de la santé et de l'éducation, sont prévues. Le reste des économies proviendra de la réduction des allocations de chômage et d'aides sociales, ainsi que du gel des embauches dans la fonction publique.

Selon des sources proches du gouvernement, il sera difficile de ne pas toucher aux pensions de retraite, qui représentent 25 % du total des dépenses publiques. Madrid étudierait le gel des pensions de retraite ajustées sur l'inflation, une mesure prévue dans le budget 2012, mais qui coûterait de 3 à 4 milliards d'euros.

Par ailleurs, les mesures d'austérité annoncées jeudi pourraient comprendre de nouvelles baisses des budgets ministériels et des salaires dans la fonction publique, ainsi que la mise en place de taxes sur les transactions financières et sur les émissions de gaz à effet de serre.

Espagne: heurts entre indignés et policiers près du parlement
http://lci.tf1.fr/monde/europe/espagne-heurts-entre-indignes-et-policiers-pres-du-parlement-7546296.html
Des heurts ont éclaté mardi soir à Madrid alors que plusieurs milliers d'indignés espagnols manifestaient autour du Congrès des députés, protégé par un dispositif policier ultra-renforcé, pour dénoncer une démocratie assujettie "aux marchés financiers".

Les heurts ont éclaté dans la capitale espagnole entre manifestants du mouvement des indignés et policiers anti-émeutes qui ont chargé à coups de matraques la foule qui tentait de forcer un barrage près du Congrès des députés. Au moins trois manifestants ont été interpellés et un blessé, tandis que des milliers d'indignés étaient rassemblés près du Congrès, criant "démission", et que certains ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.

"Mains en l'air, c'est un hold-up", criait la foule massée face aux policiers casqués et aux barrières bleues dressées dans les rues menant au Congrès, reprenant le cri de ralliement des manifestations qui se répètent contre la politique d'austérité du gouvernement conservateur. "Non aux privilèges des politiciens", "Démocratie économique", proclamaient des pancartes. Plusieurs organisations et mouvements d'indignés avaient convoqué cette manifestation via les réseaux sociaux.

Bénéficiant d'un plan d'aide européen pour ses banques depuis juin et luttant au prix d'une cure de rigueur historique pour réduire son déficit public, le gouvernement conservateur a adopté depuis décembre des mesures d'austérité qui ont provoqué un profond mécontentement. "Toute une série de mesures ont été adoptées par décret, sans qu'elles ne passent par les députés", dénonçait une porte-parole de Coordinadora #25S, une organisation qui appelait à manifester.
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Re: espagne

Message  ivo le Mer 26 Sep - 9:07

Heurts à Madrid entre policiers et indignés, un blessé grave
fr info
Des affrontements ont éclaté mardi à Madrid entre des manifestants du mouvement des indignés et des policiers anti-émeutes. Selon un bilan provisoire au moins 27 personnes ont été blessées dont une "gravement" et 26 autres interpellées. Des milliers d'indignés étaient rassemblés près du Congrès, protestant contre les mesures d'austérité du gouvernement.


Mardi près du Parlement à Madrid © Reuters Susana Vera

Aux cris de "démission", "dehors" ou "vous ne nous représentez pas", des milliers d'indignés espagnols ont manifesté mardi autour du Congrès des députés à Madrid. Des incidents ont éclaté lorsque des manifestants ont tenté de forcer un barrage de police. Les affrontements se poursuivaient dans la soirée, la police tirant des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants.

Selon un bilan provisoire, au moins 27 personnes ont été blessées dont une "gravement qui souffre d'une possible lésion à la colonne vertébrale", indique une porte-parole des services d'urgence.

De nouvelles mesures d'austérité annoncées cette semaine

A l'appel de plusieurs organisations et mouvements d'indignés, la foule s'était rassemblée pour dénoncer les mesures d'austérité que doit annoncer jeudi le gouvernement de Mariano Rajoy dans le cadre du budget 2013. "Ils nous ont volé notre démocratie. Nous avons perdu la liberté, notre Etat providence avec les coupes dans la santé et l'éducation. J'ai deux filles et cette année j'ai dû payer beaucoup plus pour leurs études", explique par exemple Soledad Nunez, une commerçante de 53 ans venue de Castille-et-Leon, dans le nord de l'Espagne.


Mardi près du Parlement à Madrid © Reuters Andrea Comas

Le gouvernement conservateur a adopté depuis décembre des mesures qui ont provoqué un profond mécontentement. Les manifestants accusent l'Etat d'avoir réduit les aides sociales au profit d'un renflouement du secteur bancaire.

Des rassemblements pour dénoncer une démocratie assujettie "aux marchés financiers". A Madrid, Marie Hélène Ballestero
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On a l'impression que la révolution est aux portes de l'Europe. Tous les pays de L'Europe du sud sont objectivement en état de quasi faillite et les français ne sont pas très heureux non plus. Ces manifestations, pour le moment limitées et contenues, me font l'effet des petits séismes qui précèdent la grosse éruption. Il ne suffit plus de grand chose pour provoquer l'embrasement général.
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