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commerce international

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commerce international

Message  ivo le Mar 18 Mai - 11:09

Accord de libre échange entre Amérique centrale et UE à Madrid
18/05/2010-[09:42] - AFP

MADRID, 18 mai 2010 (AFP) - L’Union européenne et les pays d’Amérique centrale sont parvenus mardi à Madrid à un accord sur la signature d’un traité de libre échange entre les deux régions, a appris l’AFP auprès des deux parties.

"Sur le principe, il y a accord" même si "nous en sommes encore aux derniers détails" et "je suis certain que nous allons conclure dans les prochaines heures", a déclaré à l’AFP une source interne aux négociateurs d’un des pays d’Amérique centrale. Une source interne à l’UE a confirmé à l’AFP qu’un accord avait été trouvé. Les négociateurs de cet accord devaient se présenter devant la presse à Madrid à 07H00 GMT, aux côtés du commissaire européen au Commerce Karel de Gucht. Six pays d’Amérique centrale —Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Panama— négociaient un accord d’association avec l’UE depuis 2007. L’annonce officielle de l’accord est prévue pour mercredi. L’Amérique centrale représente un marché de 35 millions d’habitants, pour 500 millions du côté de l’UE. En 2008, l’UE avait dégagé un excédent commercial de 8 milliards d’euros avec l’Amérique centrale.
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Re: commerce international

Message  ivo le Mer 18 Mai - 10:55

Quand les spéculateurs ne savent plus quoi faire de leurs matières premières
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110514trib000621754/quand-les-speculateurs-ne-savent-plus-quoi-faire-de-leurs-matieres-premieres.html

Il y a un mois, Goldman Sachs a conseillé à ses clients de prendre leurs profits en se mettant à la vente sur les matières premières. Morgan Stanley vient de répliquer en conseillant, au contraire, à ses clients de profiter de la baisse actuelle pour se remettre à acheter massivement. Qui croire ? La réponse de Marc Fiorentino d'Allofinance.com

Après une année 2010 de hausse ininterrompue, le consensus en 2011 était parfait : les matières premières ne pouvaient que continuer à flamber. Et c'est ce qu'elles ont fait pendant le premier trimestre. Pétrole, or, argent et toutes les matières premières agricoles ont enchaîné les records, jour après jour, menaçant chaque fois un peu plus la reprise de la croissance dans les pays développés et provoquant une véritable panique inflationniste dans les pays émergents.

Les fonds spéculatifs, les hedge funds, ont continué à accumuler des réserves impressionnantes de contrats à terme sur les matières premières et 2011 aurait dû ressembler à 2010. Mais, depuis quelques semaines, on assiste à des mouvements d'une violence spectaculaire sur ces marchés. Le coton et le sucre ont chuté de plus de 25 % par rapport à leurs records, le pétrole et l'or se sont légèrement repliés mais l'argent, la matière première favorite des spéculateurs depuis un an, a perdu plus de 20 % en un mois. Et le doute s'est installé.

Des cours réellement absurdes

Il faut dire tout d'abord, malgré les grands débats pompeux sur le thème de savoir si la spéculation a un rôle majeur dans la hausse des matières premières (comment peut-on encore sérieusement se poser la question ?), que les cours sont absurdes par rapport à l'offre et la demande sur les marchés physiques.

Il n'y aura peut-être plus de pétrole dans trente ans mais aujourd'hui les cuves sont pleines. Il n'y a pas non plus de pénurie d'or ou d'argent. Et sur les matières premières alimentaires, ce sont les grandes banques, les hedge funds et les firmes spécialisées de trading qui gagnent des fortunes en s'amusant à rendre impossible le droit à un repas par jour pour les centaines de millions de défavorisés de la planète. Cette indécence atteint des sommets quand on voit les chiffres faramineux de profit de Glencore qui s'introduit en Bourse en ce moment et qui va permettre, grâce à son activité sur les matières premières, à son président de « peser » 10 milliards de dollars et d'entrer directement dans le top 100 des fortunes dans le classement du magazine Forbes.

Autre élément amusant si la hausse des matières premières n'avait pas des effets aussi dévastateurs, c'est le duel qui se joue sur les marchés. Un duel purement "Wall Streetien". Il y a un mois, Goldman Sachs a conseillé à ses clients de prendre leurs profits en se mettant à la vente sur les matières premières. Voici quelques jours, Morgan Stanley a répliqué en conseillant, au contraire, à ses clients de profiter de la baisse actuelle pour se remettre à acheter massivement.

Une bataille d'ego avant tout

Du coup, chaque jour, on assiste à des "swings" de 3 ou 4 % sur toutes les matières premières. Et tous les spectateurs, y compris les politiques qui nous promettent depuis des mois de « briser la spéculation » sur les matières premières, comptent les coups. Un jour, un point pour Goldman Sachs, le lendemain Morgan Stanley égalise, le surlendemain c'est Goldman qui reprend l'avantage. Cette bataille d'influence et d'ego, dans la tradition pure des marchés financiers, bat son plein.

On connaîtra le gagnant de ce match "passionnant" dans les semaines qui viennent. En attendant, Glencore aura fait quelques milliardaires, un G8 ou un G20 aura sûrement encore fait des déclarations qu'il n'appliquera jamais, le prix de l'essence aura atteint de nouveaux records même si le cours du pétrole baisse et quelques milliers d'enfants seront morts de malnutrition. Vive la spéculation sur les matières premières...
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Re: commerce international

Message  Invité le Jeu 15 Sep - 13:06

09h15 le
neuf-quinze

Comment dit-on plan Marshall, en
chinois ?




Vous connaissez Dalian ? Moi non plus,
jusqu'à ce matin. Pas de reportages télé,
pas de duplex radio haletants, depuis...

...cette bourgade du Nord de la
Chine...

...qui est pourtant le "Davos d'été", selon ce site officiel de la radio chinoise (1). Le
"Davos d'été": entendez que grands patrons et dirigeants
politiques s'y écrasent les orteils, comme l'hiver à
Davos, ce qui en ferait un endroit potentiellement passionnant pour
les journalistes économiques, notamment européens, si la
Chine, hélas, n'était pas si loin.



Et cette non médiatisation explique sans
doute
que nous ayions si peu de nouvelles, aux JT et aux
radios du matin, des conditions que la Chine est en train de
définir à son soutien à la zone euro
endettée (comme je vous le soufflais hier (2), l'Europe aux abois
lorgne discrètement vers la Chine, ses réserves de
change colossales, et sa grande bonne volonté). Pour la
première fois, le premier ministre chinois, tout en multipliant
les bonnes paroles, a posé une condition à cet
hypothétique soutien: il a avancé qu'en échange
de toute "main tendue" chinoise, il serait courtois, sympathique,
hautement apprécié, que l'UE accorde à la Chine
le statut "d'économie de marché"
(c'est raconté
dans Les Echos (3), ou dans le Financial Times (4)). C'est une vieille
revendication chinoise, notamment à l'égard de l'UE et
des Etats-Unis. Sans entrer dans les détails (je ne vais pas me
déguiser en spécialiste du commerce international, que
je ne suis pas) cela mettrait la Chine à l'abri de mesures anti
dumping, et permettrait aux produits manufacturés chinois de
pénétrer plus facilement encore les marchés de
l'Union Européenne (accessoirement, cela réduirait
mécaniquement la part de marché des produits Made in
Europe, ce qui ne serait sans doute pas très bon pour la
situation de l'emploi, mais on en parlera plus tard).


Au cours de la même réunion, l'économiste
Li Daokui
, que Les Echos présentent comme
une "star des médias chinois réputée pour ses
connexions avec les milieux politiques"
a avancé
l'idée complémentaire que la Chine, plutôt que
d'acheter de la dette européenne, devrait prendre des
participations dans des sociétés de ce vieux continent
dont les Chinois, d'ailleurs, selon un autre économiste
"n'ont pas fini d'identifier les problèmes".
Intéressant, non ? Je ne sais pas si on peut parler de plan Marshall (5), mais cela pourrait
commencer à dessiner un paysage, ne trouvez-vous pas ?
Personnellement, si j'avais causé aux radios du matin, ces
nouvelles-là m'auraient semblé au moins aussi
intéressantes que l'ordre des pupitres dans le débat de
la primaire socialiste, ou le voyage de Sarkozy en Libye. Mais je peux
me trompe
r.


Daniel Schneidermann


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Re: commerce international

Message  ivo le Mer 8 Jan - 10:55

L'agent du néolibéralisme fou
http://www.marianne.net/L-agent-du-neoliberalisme-fou_a234635.html
Au nom de l'Europe, Ignacio Garcia Bercero négocie en secret avec les États-Unis un accord de libre-échange qui soumettrait les pays aux diktats des géants du privé.

Qui connaît Ignacio Garcia Bercero ? L'homme est directeur général du commerce à la Commission européenne, structure qui est à la transparence ce que la margarine est au beurre. A ce titre, il négocie pour les vingt-huit l'accord de partenariat transatlantique entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Ce dernier vise à concrétiser le rêve des libre-échangistes les plus fous : la création d'une vaste zone où les barrières douanières et réglementaires seraient bannies, au profit des géants du privé, et notamment des groupes américains.

Il s'agit de mettre à bas les normes en vigueur dans des domaines multiples et variés, qui vont de la sécurité alimentaire à la protection de la vie privée, au nom du principe imbécile selon lequel la liberté du commerce dérégulé induit l'expansion générale (si tel était le cas, ça se saurait). Une fois ces principes coulés dans le marbre juridique, ni les Etats ni les Parlements ne pourraient s'y opposer, sauf à être renvoyés devant des tribunaux internationaux qui seraient en mesure de leur faire payer leurs incartades.

Les négociations durent déjà depuis plusieurs mois, dans l'opacité générale, à l'abri des regards indiscrets. A part le nom des négociateurs officiels, rien ne transparaît. Seuls les lobbyistes ont accès aux premiers documents préparatoires issus des discussions. Pour le reste, c'est le black-out. Pas question de mettre sur la table des éléments d'information qui pourraient permettre aux peuples ou à leurs mandants d'intervenir.

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, s'est contentée de mettre en place un «comité de suivi et de réflexion sur l'accord de partenariat transatlantique». On y trouve quelques parlementaires triés sur le volet, des sommités du monde patronal et des économistes bien en cour, emmenés par l'inévitable Elie Cohen.

Bref, des experts vont en surveiller d'autres, emmenés par Ignacio Garcia Bercero, qui n'a jamais reçu le moindre mandat populaire et qui se considère autorisé à faire ce qu'il veut. La ministre s'est bien gardée de demander la levée du secret de la négociation et l'accès du Parlement aux débats en cours. Ce serait pourtant le minimum. Avant de donner des leçons de démocratie à l'Ukraine, il faut balayer devant sa porte.

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Re: commerce international

Message  ivo le Dim 19 Jan - 8:28

L’accord transatlantique : les bénéfices promis sont très discutables
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/chez-les-economistes-atterres/2014/01/18/laccord-transatlantique-les-benefices-promis-sont-tres-discutables-232131
Le 8 juillet 2013, l’Union européenne et les Etats-Unis ont entamé des négociations dans le but de conclure un accord commercial de grande ampleur, le Pacte transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) communément appelé TAFTA, visant à réduire voire à supprimer les barrières aux échanges. Cet accord permettra de réaliser un vaste marché représentant un tiers des échanges mondiaux et la moitié du PIB mondial.

Ces négociations, si elles aboutissaient, constitueraient un bouleversement considérable pour les citoyens européens et américains. En effet, celui-ci a non seulement comme objectif de réduire les droits de douane qui sont déjà très faibles (de l’ordre de 4%) mais aussi et surtout de s« attaquer aux barrières non tarifaires c’est-à-dire les règles et normes, dans des domaines divers, qui régissent la production et la commercialisation des produits et services. C’est d’ailleurs sur cet aspect que les effets attendus par les firmes multinationales (FMN) sont les plus importants.

Ces normes et règles actuellement en vigueur concernent, par exemple :

la sécurité alimentaire ;
la protection de l’environnement ;
la propriété intellectuelle ;
les marchés publics.


Les aligner sur celles des Etats-Unis reviendrait, par exemple, à renoncer au principe de précaution concernant les OGM, à l’interdiction de l’exploration du gaz de schiste ou à l’utilisation d’hormones dans l’élevage.

Les multinationales pourraient attaquer les Etats

Les négociations en cours portent également sur la création d’un organisme de règlement des différends entre les investisseurs et les Etats. Celui-ci, indépendant des Etats et au sein lequel les investisseurs (les FMN) et les Etats auraient le même statut, serait chargé de régler les conflits entre ces deux parties.

Plus précisément, une FMN pourrait attaquer un Etat et obtenir des dommages et intérêts si elle juge une décision publique contraire à ses intérêts.

Un Etat autorisant une firme à faire des recherches exploratoires pour le gaz de schiste pourrait être amené à dédommager la firme si finalement il y renonçait ! Les Etats étant condamnés pour des décisions prises démocratiquement.

Différents instituts de recherches ont tenté de mesurer l’impact macroéconomique d’un tel accord.

Les deux études les plus citées, celle d’Ecorys, 2009 [PDF] et celle du CEPR, 2013 [PDF], sont basées sur des méthodologies comparables et mettent en avant de faibles effets positifs sur les exportations (et les importations) des deux ensembles ainsi que sur une augmentation du PIB de l’ordre de 119 milliards de dollars par an pour l’Union européenne sur une période de dix ans, ce qui correspond à moins de 1% du PIB de l’Union en 2010. Une troisième étude conclut à un impact globalement négatif notamment pour l’agriculture française (CEPII, 2013).

Les résultats positifs sont obtenus grâce à des estimations pour le moins discutables. Par exemple, les barrières aux échanges sont assimilées à des droits de douanes de 50% (comment ces estimations sont-elles obtenues ?) dont l’abaissement entraine une baisse des coûts de production et des baisses de prix pour les consommateurs. Ces effets mériteraient d’être analysés de façon plus réalistes !

Les baisses de coûts de production sont-elles réellement et mécaniquement répercutées sur les prix pour bénéficier au consommateur ? Ou sont-elles répercutées sur les profits des FMN tels que le montrent les exemples antérieurs ?
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Re: commerce international

Message  ivo le Lun 30 Mai - 8:47

La tisane Tisa pour désarmer la démocratie - Accord secret sur les services
http://www.humanite.fr/la-tisane-tisa-pour-desarmer-la-democratie-608153
WikiLeaks révèle un nouveau dossier des tractations top secret de Genève. Une soumission à la loi du marché des multinationales serait imposée aux entreprises publiques, sans recours pour les élus nationaux.

Depuis juin 2014, on connaît l’existence de l’accord sur le commerce des services (Tisa), objet à Genève depuis quatre ans de tractations top secret entre les États-Unis, l’Union européenne et une vingtaine de pays qui disposent d’un profil à toute épreuve en matière d’alignement sur les critères libéraux (voir encadré). Les lanceurs d’alerte de WikiLeaks avaient alors mis au jour l’existence de cette offensive visant une libéralisation globale du secteur des services afin de contourner les insurmontables difficultés rencontrées sur ce terrain par les négociateurs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le contenu de premiers dossiers, portant notamment sur les services financiers, puis sur diverses versions d’un document de référence et quelques autres domaines du vaste champ des pourparlers engagés, comme le commerce électronique, les télécommunications, l’énergie ou encore l’environnement, allait ainsi pouvoir être peu à peu porté à la connaissance du public. Dans les documents mis en ligne ce 25 mai, les enquêteurs de WikiLeaks précisent les contours de la libéralisation envisagée (1). Ils dévoilent, cette fois, plus particulièrement, la démarche adoptée pour libéraliser l’accès aux marchés des services publics et garantir aux multinationales que les entreprises publiques nationales ne pourront s’abriter devant « aucune entrave à la concurrence », seront placées sur le même plan qu’elles face à la loi du marché et ne pourront donc plus se prévaloir de décisions souveraines des élus de leurs États respectifs.

50 États négocient secrètement

Les pourparlers secrets entamés en 2012 sont destinés à contourner l’obstacle que constituaient les résistances, échos de l’action de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats de plusieurs pays en développement, pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’OMC. Devant la paralysie du « cycle de Doha », le processus de négociations multilatérales lancé en 2001 par l’OMC, une initiative « plurilatérale », impulsée par Washington et ses plus proches alliés occidentaux, était lancée. Objectif : établir une entente sur la libéralisation des services qui dispose d’une masse critique telle qu’elle obligerait le reste du monde à s’y rallier. Autrement dit : désavoué démocratiquement et donc sorti par la porte, l’AGCS pourrait ainsi rentrer par la fenêtre. Cette stratégie vise de surcroît à contenir les capacités de plusieurs grands pays émergents à étendre leurs champs d’influence commerciaux ; singulièrement celles de la Chine, dont la montée en puissance inspire quelques craintes à Washington. La définition de normes concurrentielles, adoptées par un très grand nombre de pays, obligerait en effet Pékin à s’y soumettre à terme.

Les « experts » de la « coalition globale des services » (GSC) au sein de laquelle on retrouve, côté états-unien, les géants du secteur (banque, Internet, énergie), mais aussi, côté européen, le Medef ou le poids lourd français Veolia, inspirent très fortement les négociateurs de Genève. On apprend dans la dernière livraison de documents fournis par WikiLeaks que les entreprises publiques et leur mandants – c’est-à-dire les élus ou les gouvernants des différents pays – sont particulièrement ciblés dans les dispositions du texte d’accord en cours d’élaboration.

L’objectif est double : il s’agit d’ouvrir, au nom des bienfaits de la concurrence, le plus complètement possible, l’accès du marché des services publics aux grands groupes étrangers, y compris, révèle un des documents, si ceux-ci ne disposent d’aucun « bureau ou filiale » dans le pays où ils cherchent à monnayer leurs services. Et une fois cette conquête du marché réalisée, il doit être garanti qu’aucune disposition légale, qu’aucun changement de majorité intempestif, ne vienne remettre en question les normes définies au préalable. Autrement dit : les réglementations seraient celles négociées par contrat par les multinationales, et il n’y aurait aucune possibilité de les modifier, par exemple, en matière de droit du travail ou de fiscalité. On mesure la régression démocratique qu’ouvrirait un tel processus où les États, c’est-à-dire les élus des peuples – réduits dans le document à fonctionner comme « des parties » d’un contrat commercial – devraient renoncer, de fait, à tout pouvoir d’intervention et de régulation dans des domaines essentiels.


Au paradis du libre-échange Au total quelque 50 États participent aux négociations secrètes pour la conclusion d’un accord sur la libéralisation des services à Genève. Des pays, petits par la taille mais bénéficiant d’une réputation hors pair en matière de libre-échange, y figurent, comme la Suisse, le Panama, l’île Maurice et Taïwan. Ils font l’appoint des poids lourds, les États-Unis, les 28 pays de l’UE, le Japon, le Canada, l’Australie, le Mexique, la Norvège, la Nouvelle-Zélande ou la Turquie. Figurent également le Chili, la Colombie, la Corée, le Costa Rica, l’Islande, Israël, le Pakistan et le Pérou.
>>>
https://wikileaks.org/tisa/

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