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ZAD du Testet

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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Mar 11 Nov - 8:46

Une manifestation en hommage à Rémi Fraisse dégénère à Saint-Denis
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/une-manifestation-en-hommage-remi-fraisse-degenere-saint-denis-599207

Toulouse : quatre mois de prison pour un participant à la manif interdite
La justice a manifestement voulu faire des exemples, selon les avocats des prévenus. Des peines de prison de 3 et 4 mois fermes ont été prononcées lundi après-midi par le tribunal correctionnel de Toulouse. Il jugeait en comparution immédiate 5 hommes, âgés de 20 à 36 ans, interpellés lors des heurts qui ont émaillé la manifestation de samedi dernier en hommage a Rémi Fraisse.
"L'objet de ces comparutions c'est toujours de faire des exemples. C'est un signal envoyé pour les prochaines manifestations, à tous ceux qui voudraient venir notamment dénoncer les violences policières"
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/toulouse-quatre-mois-de-prison-pour-un-participant-la-manif-interdite-599413
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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Mer 12 Nov - 9:22

Mort de Rémi Fraisse: l'université Rennes-2 fermée mercredi "pour raisons de sécurité"
L'université Rennes-2 sera fermée mercredi "pour des raisons de sécurité", afin d'empêcher qu'une assemblée générale consacrée à la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse se déroule sur le campus ce jour-là.
>>>
http://www.bfmtv.com/societe/mort-de-remi-fraisse-l-universite-rennes-2-fermee-mercredi-pour-raisons-de-securite-845997.html
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Re: ZAD du Testet

Message  niouze le Mer 12 Nov - 12:41


Révélations sur les conversations des gendarmes lors de la mort de Rémi Fraisse
Le Monde.fr | 12.11.2014 à 11h07 • Mis à jour le 12.11.2014 à 11h43 | Par Matthieu Suc et Olivier Faye
 



L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse, le jeune manifestant de 21 ans, tué par une grenade offensive lancée par un gendarme lors des affrontements entre des opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn) et des militaires, dans la nuit du 25 au 26 octobre, se révèle de plus en plus embarrassante pour les autorités.

Selon des informations du Monde, les gendarmes ont tout de suite eu conscience de la gravité de la situation face à laquelle ils se trouvaient. C'est ce que révèle un procès-verbal daté du 29 octobre auquel nous avons eu accès, qui retranscrit les conversations des militaires sur place, enregistrées par la caméra d'un gendarme qui filme les affrontements.
Lors de cette nuit, les militaires, équipés de jumelles à vision nocturne, voient un manifestant s'effondrer juste après le jet d'une grenade offensive, entre 1 h 40 et 1 h 50 du matin. A 1 h 53, un militaire ordonne : « Stop pour les F4 ! Il est là-bas le mec. OK, pour l'instant, on le laisse. » Les F4 désignent les grenades lacrymogènes instantanées (GLI), dont l'usage a été aussi suspendu depuis par Beauvau.
« IL EST DÉCÉDÉ LE MEC ! LÀ, C'EST VACHEMENT GRAVE »
Au milieu des cris, un autre gendarme tente de se rassurer : « C'est bon, il va se relever ! Il va se relever, c'est bon ! » Rémi Fraisse ne se relève pas. Sept minutes passent. A 2 heures, « On y va ! », un peloton fait une sortie pour récupérer le blessé. Sur procès-verbal, les enquêteurs de la section de recherches de Toulouse relèvent alors que le chef de l'unité demande à un de ses hommes « de soutenir ceux qui sont allés chercher le manifestant », sans préciser en quoi cela consiste.
Les militaires ramènent le corps inerte de Rémi Fraisse. « Il respire ou quoi ? », s'inquiète le supérieur. L'infirmier de l'escadron tente alors les gestes de premiers secours. A 2 h 03, un gendarme s'écrie : « Il est décédé, le mec ! Là, c'est vachement grave… Faut pas qu'ils le sachent ! »
Cette dernière phrase prononcée dans le feu de l'action vise les manifestants, selon la thèse avancée par le service de communication de la gendarmerie, contacté mardi 11 novembre. « Il fallait éviter que ceux qui agressaient les gendarmes ne redoublent d'ardeurs en apprenant la mort de Rémi Fraisse. » En aucun cas, affirme-t-on, il ne s'agirait d'une volonté d'étouffer l'affaire, la gendarmerie avançant pour preuve que le parquet a été avisé dans les minutes suivantes et une enquête judiciaire diligentée dans l'heure.
Les rentranscriptions des conversations des gendarmes au moment du décès de Rémi Fraisse jettent cependant une nouvelle ombre dans un dossier où les autorités ont – au minimum – failli dans leur communication. Le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, a notamment été critiqué pour être resté silencieux pendant plus de quarante-huit heures.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/12/revelations-sur-les-conversations-des-gendarmes-lors-de-la-mort-de-remi-fraisse_4522207_3244.html

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Jeu 13 Nov - 8:50

Mort de Rémi Fraisse : ce que révèlent les conversations des gendarmes
«Le Monde» divulgue le contenu d’un procès-verbal, en date du 29 octobre, qui montre que les gendarmes ont tout de suite pris conscience de la gravité de la situation, et que le décès du jeune militant a été constaté presque aussitôt.
>>>
http://www.liberation.fr/societe/2014/11/12/mort-de-remi-fraisse-ce-que-revelent-les-conversations-des-gendarmes_1141346?xtor=rss-450

Mort de Rémi Fraisse : Cazeneuve dément avoir donné des consignes de fermeté
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé mercredi ne pas avoir donné de consignes de fermeté aux forces de l’ordre pour encadrer les manifestations contre le barrage de Sivens (Tarn) le soir où Rémi Fraisse est décédé.
...
le commandant du groupement de gendarmes mobiles de Limoges, qui opérait à Sivens le 26 octobre, le soir de la mort de Rémi Fraisse, a déclaré sur PV trois heures après le drame que le préfet du Tarn leur «avait demandé de faire preuve d’une extrême fermeté vis-a-vis des opposants par rapport à toute forme de violences envers les forces de l’ordre».
...
Mais, quelques jours plus tard, le 9 novembre, le préfet du Tarn Thierry Gentilhomme a démenti, assurant au quotidien régional La Dépêche du Midi n’avoir «donné aucune consigne de sévérité aux forces de l’ordre».
>>>
http://www.liberation.fr/politiques/2014/11/12/mort-de-remi-fraisse-cazeneuve-dement-avoir-donne-des-consignes-de-fermete_1141519?xtor=rss-450

de bas en haut, de la charogne tres ordinaire .............

>>>>>>>

intervention de cazeneuve à l'assemblée hier pour se dédouaner.
gros blabla dans les médias etc ...
mais personne ne parle de l'essentiel.

- ils sont intervenus comme des mercenaires: c'est leur boulot, ils sont payés pour, do the job ...
- ils ont fait une bavure qu'ils ont voulu couvrir: c'est des charognes comme d'hab.
- les politiques les couvrent: rien que de tres normal en ploutocratie.
- mais:
rémi est constaté atteint au sol à 1H40: réaction: stop aux grenades, "on le laisse le mec" et à 2H05 il y a constat de déces.
>>>>>>> pdt 25 mn ils l'ont regardé crever sous leurs yeux en tte connaissance de cause sans rien faire !!!!!!!!!!
personne en parle ???


alors oui tt le monde peut noyer le poisson en parlant d'autres choses ...

et à mort la racaille.
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ivo

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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Jeu 13 Nov - 10:21

“Le gouvernement a voulu étouffer l’affaire Sivens”
http://www.lesinrocks.com/2014/11/12/actualite/gouvernement-prefet-menti-crise-sivens-11535156/
Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, était à Sivens le 25 octobre pour manifester en opposition à la construction du barrage controversé. Rémi Fraisse était le fils d’un élu local proche de son parti. Affecté par sa disparition, il réclame une commission d’enquête sur les événements qui se sont déroulés depuis deux mois.

Les retranscriptions des conversations des gendarmes au moment du décès de Rémi Fraisse, dont des extraits sont parus dans Le Monde, montrent que les forces de l’ordre étaient directement impliquées dans sa mort, contrairement à ce qu’affirmait un communiqué de la préfecture du Tarn le 26 octobre. Est-ce qu’il y a eu selon vous une volonté d’étouffer l’affaire ?

Pierre Larrouturou – Je ne suis pas dans le secret, mais la réponse est oui. Visiblement en tout cas le gouvernement et le préfet ont menti, puisque hier encore dans La Dépêche le préfet disait qu’il n’avait donné “aucune consigne de sévérité aux forces de l’ordre”, alors que les gendarmes disent dans l’article du Monde qu’il leur avait demandé d’être très ferme et très dure avec les manifestants. C’est hélàs une stratégie qui a provoqué un drame.

Il se trouve que j’étais à Sivens le 25 octobre et que Rémi est le fils d’un ami de Nouvelle Donne. Je me sens donc directement touché par ce qui s’est passé. La façon dont les forces de l’ordre ont été employées à Sivens depuis deux mois est assez scandaleuse. Elles ont couvert des travaux qui étaient inutiles et illégaux.Quand les travaux de déforestation ont commencé, l’autorisation n’avait pas été rendue publique, alors que la loi l’oblige. Les gendarmes auraient donc dû arrêter les travaux. Or ils ont au contraire protégé les engins de chantier et ont tabassé les manifestants qui voulaient protéger la forêt et faire respecter la loi. Ces travaux étaient aussi inutiles, comme l’a montré le rapport du comité d’experts remis à Ségolène Royal. Cela pose donc un sérieux problème de voir que les forces de l’ordre sont utilisées dans ce cadre là. C’est une des sources de la violence qui a provoqué la mort de Rémi.

Lors de la grande manifestation à Nantes le 22 février contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, j’ai été frappé de constater que, pendant très longtemps, les forces de l’ordre laissaient faire les casseurs sans les arrêter. J’étais à quelques mètre du local de Vinci quand quatre ou cinq personnes ultraviolentes l’ont détruit. Elles auraient très bien pu être arrêtées, il y avait quarante CRS à proximité, mais visiblement il y a une volonté du gouvernement de pourrir les mouvements sociaux.

Le même jour un sondage sortait et disait que 80 % des Français ne voulaient pas du deuxième aéroport. Donc s’il n’y avait pas eu les casseurs, tout le monde aurait retenu une belle et grande manif’, qui montrait qu’il ne fallait pas faire ces travaux. Je crains que le gouvernement ait opté pour une stratégie de pourrissement et de passage en force.

On l’a également vu dans le Tarn : il n’y a jamais aucun débat. Que ce soit sur la politique économique et sociale ou sur l’environnement, Manuel Valls refuse le débat et passe en force à l’Assemblée nationale, pendant qu’il envoie des CRS pour protéger des travaux scandaleux dans le Tarn. Les CRS ne sont pas en cause : ils prennent leurs ordres auprès du ministre. C’est pourquoi Nouvelle Donne a demandé une commission d’enquête sur ce qu’il s’est passé depuis deux mois dans le Tarn et depuis six mois à Notre-Dame des-Landes.

Vous attendiez-vous à ce qu’il y ait des affrontements violents à Sivens, comme à Nantes ?

Honnêtement non. Quand j’ai quitté la manif’, nous avions eu des débats sereins, dans une ambiance bon enfant. Il y avait de la musique, et on savait que le lundi le rapport des experts allait nous donner raison. Ben Lefetey, le porte-parole des zadistes, m’a raconté la façon dont ils étaient harcelés depuis des mois par les forces de l’ordre. Vers 17h on entendait quelques grenades lacrymogènes dans la forêt, mais on ne pensait pas du tout qu’il y aurait une telle violence et même la mort d’un manifestant. On se demande d’ailleurs pourquoi le préfet avait demandé aux gendarmes une très grande fermeté : que fallait-il protéger en pleine nuit dans cette forêt ? C’est une grande énigme. On savait que le rapport allait nous donner raison. Le préfet le savait aussi. Les ordres qu’il a donnés sont donc scandaleux.

Un passage de votre chronique sur le site écologiste Reporterre a été supprimé. Vous y affirmiez que les Black Blocks avaient une part de responsabilité dans la mort de Rémi Fraisse : quel regard portez-vous sur les groupes qui utilisent la violence pour répondre au harcèlement des forces de l’ordre ?

Je pense qu’il faut faire la différence entre ceux qui viennent pour casser, cette poignée de gens qui n’en ont rien à faire de la biodiversité, de la protection des terres arables, de la construction d’un nouvel aéroport, etc. Ceux là devraient être contrôlés. On m’a accusé de défendre les CRS, mais je défends la République et pense qu’on a le droit de manifester sans se faire tabasser. Je ne trouve donc pas choquant d’appliquer la loi et de faire un contrôle d’identité pour empêcher ces personnes de nuire.

En revanche je fais une différence avec ceux qui sont harcelé depuis des mois et qui sont contraints de se défendre. Dans le Tarn des gens sont blessés, des CRS rentrent dans leurs abris, brûlent leurs affaires… La commission d’enquête que nous demandons devra mettre la lumière sur ces pratiques scandaleuses. Encore une fois ce ne sont pas les CRS qui sont en cause, mais les ordres qui ont été donnés par le préfet et donc par le gouvernement.

L’usage des grenades offensives a été suspendu, une enquête est en cours, la famille a porté plainte… Est-ce vous pensez que cela suffira pour que ces drames ne se reproduisent plus ?

Je pense qu’il faut une commission d’enquête pour comprendre l’engrenage de la violence, et les raisons qui ont conduit quelqu’un de pacifique comme Rémi à aller dans la forêt à ce moment là. S’il n’y avait pas eu autant de harcèlement de la part des forces de l’ordre depuis deux mois; si les consignes du gouvernement n’avaient pas provoqué un tel sentiment d’injustice, peut être que rien de tout cela n’aurait eu lieu.

La façon dont les forces de l’ordre ont agi, à la demande du président du Conseil général, est totalement anormale. Pourquoi avoir accéléré la construction avant que le rapport d’experts ne soit rendu ? Pourquoi n’a-t-on pas attendu que les experts rendent leurs conclusions ? La seule explication c’est que le cumulard qui est président du Conseil général voulait être réélu sénateur, et voulait s’attirer les voix de quelques grands électeurs. C’est scandaleux dans un pays qui se prétend démocratique que les forces de l’ordre protègent un chantier illégal et inutile juste pour faire plaisir à un cumulard, pour lui assurer quelques voix aux élections sénatoriales, au prix de plusieurs blessés du côté des manifestants et des gendarmes, et d’un mort. Dans une République digne de ce nom, il faut que tous puissent avoir confiance dans l’usage des forces de l’ordre.
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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Jeu 13 Nov - 10:35

Gentils anarcho-écolos ou “jihadistes verts” : qui sont les zadistes ?
http://www.lesinrocks.com/2014/11/10/actualite/gentils-anarcho-ecolos-jihadistes-verts-les-zadistes-11534430/
Depuis la mort de Rémi Fraisse le 26 octobre, ils sont nombreux à s’être rassemblés à proximité du site du barrage de Sivens dans la “zone à défendre”. Qui sont ceux que le pouvoir qualifie pêle-mêle “d’anarcho-écolo-terroristes”, de “casseurs”, voire d’“ultraradicaux” ? Reportage à Lisle-sur-Tarn.

On n’entre pas comme ça dans le camp des opposants au barrage de Sivens. Sous ses airs de village alter, la place est en réalité quadrillée jour et nuit par les occupants. “Vous ne pouvez pas prendre en photo ni filmer les lieux de vie, les voitures, les visages, ni même les silhouettes.”

Mi-punk à chien, mi-agent de sécurité, talkie-walkie accroché au treillis,
le garçon chargé de l’accueil poursuit, tout sourire : “Aucun prénom ne te sera donné, et on vérifiera ton appareil avant que tu sortes… Oh, et il y a des horaires à respecter : on ne vous reçoit qu’entre midi et 16 heures à la Métairie.” A ses côtés, un photographe s’énerve contre la “taxe sur la presse” qu’il doit payer : “Jurez-moi que je ne suis pas le seul à qui vous extorquez 5 balles, grogne-t-il. Je ne montre jamais mes images d’habitude. La dernière fois que je l’ai fait, c’était en Tunisie sous Ben Ali !” “Eh ouais, mec, ici c’est la Corée du Nord !”, raille un autre opposant, le visage dissimulé par une capuche et une écharpe, malgré les 25 °C. “Tu donnes le montant que tu veux, mais tu donnes”, ajoute-t-il calmement. “On le demande à tous les photographes ; vous vendez vos images et ce sont nos têtes dessus. Le fric va dans la caisse de soutien aux inculpés. Parce qu’à chaque fois qu’on est inculpés, la police se sert de vos photos comme de preuves à charge…”

Une vingtaine d’inculpés depuis la mobilisation

Et des inculpés, il y en a : “Une vingtaine depuis le début de la mobilisation”, précise Léa, membre de la “legal team” du camp. Leurs procès sont prévus entre janvier et mars. Certains sont accusés de port d’arme pour avoir transporté une matraque ou un marteau dans leur sac à dos. Certains seront jugés pour rébellion, violence sur personne dépositaire de l’autorité publique, d’autres sont mis en examen pour agression sur des bûcherons qu’ils ont tenté d’empêcher de couper les arbres. Deux comparaîtront pour avoir “volé” de la nourriture dans les poubelles du centre Leclerc de Gaillac ; les derniers sont accusés d’avoir participé à des manifestations cagoulés et armés de quatre piles et de deux clous de 5,7 cm – “armes par destination”. A entendre les gendarmes et le gouvernement, les occupants de la ZAD (zone à défendre) de la forêt de Sivens seraient de dangereux écoloanarchistes, adeptes des actions coups de poing, façon Greenpeace, et prêts à en découdre avec les forces de l’ordre, façon Black Bloc. Des “jihadistes verts” selon Xavier Beulin de la FNSEA, des anars.

“Ici, il n’y a aucun militant de la Fédération anarchiste ni d’Alternative libertaire, aucun anar ni autonome. En fait, il n’y a qu’un seul mec proche de la CGA (Coordination des groupes anarchistes), mais il n’y a jamais vraiment été”, rétorque Camille, un travailleur saisonnier de 33 ans installé sur les lieux depuis la “réoccupation”, le 15 août. “Moi-même, je pense être anar, mais je suis vegan et pacifiste. Enfin… j’ai déjà jeté des pierres sur les flics. Un jour en manif à Rennes, je les ai vus traîner une fille par le col sur le bitume jonché de verre pilé : au bout de cinq mètres, elle était torse nu, les vêtements déchirés, et le verre commençait à lui lacérer le dos, ça m’a révolté.”

Héritiers de la culture Anonymous

Samedi, il a participé à la manif à Toulouse en mémoire de Rémi Fraisse.
“J’y étais cagoulé et avec un foulard, assume-t-il, Pour l’anonymat et pour
me protéger des lacrymos.” Héritée des Anonymous, cette culture
de l’anonymat a une triple fonction : les protéger des poursuites, interdire à une quelconque figure médiatique d’émerger et ne pas les griller s’ils veulent un jour réintégrer le système, trouver un job. Une possibilité qu’ils ont, étant issus de la classe moyenne voire de la petite bourgeoisie. “On est un mouvement de petits Blancs, il n’y a aucun Noir, aucun Arabe parmi nous, reconnaît Léa. Malgré les différences de nos parcours, on vient globalement tous de milieux aisés. Ce n’est pas un hasard : on a le temps etl’opportunité de s’intéresser aux questions écologiques alors que dans les quartiers populaires, ils se prennent les violences policières toute la journée, ils ont d’autres priorités. Nous, on est dans une logique de précarisation volontaire ; eux, ils sont dans une injonction d’intégration permanente. La lutte est devenue un luxe.”

“De plus en plus de gens se radicalisent sur les questions écolos”, note Christine Poupin, responsable de la commission écologie et porte-parole du NPA, l’un des partis les plus impliqués dans le mouvement.

Dans tous les autres secteurs, on n’a essuyé que des défaites. Et les gouvernements ont toujours réussi à culpabiliser les luttes sociales et ceux qui y participaient : précaire ou chômeur, on était toujours le nanti de quelqu’un. Alors il ne reste que les luttes environnementales : là,
tout le monde se sent légitime, on se bat pour quelque chose de plus grand.”

“On est torse nu le 1er novembre”

Les zadistes ne se battent pas, ou pas seulement, contre des travaux qui
pourraient détruire la biodiversité. Aucun ne peut citer une espèce protégée de la forêt de Sivens. “Le hibou ?”, hasarde Christian, ancien raveur, intérimaire et père de famille. “Le crapaud ?”, poursuit un autre Camille, technicien du son qui vit du RSA. Non, c’est la logique à l’oeuvre derrière le projet qui les hérisse : ériger un barrage permettant à quelques agriculteurs de pratiquer la culture intensive du maïs, et qui aurait son utilité dans l’alimentation en eau de la centrale nucléaire de Golfech, pour un montant de plus de huit millions d’euros, à l’heure où les caisses sont vides pour les services publics et où il revient moins cher de venir en voiture, même seul, que de passer par la SNCF. Parce que oui, ils sont fauchés comme les arbres, partagent à deux ou trois un RSA, vivent dans leurs camions, chez leurs parents, chez des amis, et pour certains viennent juste de déménager de Notre-Dame-des-Landes. “Ce projet n’est qu’un prétexte, avoue Camille-technicien. J’aime vivre ici, c’est magnifique, on est torse nu le 1er novembre. Vivre en collectivité, c’est cool, et j’apprends énormément : on parle politique, on construit des maisons, on rencontre des gens de partout”, poursuit-il en mettant la dernière main à un four en argile qui servira à faire sécher le sable pour fabriquer du béton.

Des bâtisseurs.plutôt que des casseurs

Plus warriors qu’écolos, ce ne sont pas des casseurs ; ce sont des bâtisseurs. Dès l’entrée, c’est saisissant : au milieu de la forêt ravagée, un véritable village s’est construit. Les bouteilles de gaz trouvées par les gendarmes alimentent la cuisine ; les bidons d’essence sont pour le groupe électrogène. Chaque nouvel arrivant peut rejoindre une équipe. La “legal team” gère les recours et les plaintes, la “medic team” est composée d’étudiants infirmiers ou de volontaires formés aux premiers soins, l’Info Zad accueille les médias, reçoit et répercute les alertes sur les contrôles et barrages de gendarmerie, les arrestations ou les manifs. Les autres participent aux chantiers. Face à la tente accueil, un espace bâché protège Radio pirate, qui émet sur un rayon de quatre kilomètres, principalement pour relayer infos et heures des réunions aux habitants du camp.

Juste derrière se trouve la Métairie, “une maison abandonnée où l’occupation a commencé, il y a un an, avec les six premiers militants toulousains”, raconte Grogne, le punk de la sécurité. Depuis, le village a grandi. Toute la journée, inlassablement, ils construisent. A coups de scies, de marteaux, à mains nues, avec des cordes, ils assemblent, ils montent, ils récupèrent de vieilles fenêtres, des portes, se fabriquent une maison pour l’hiver. Les noms de leurs camps sonnent un peu beatnik : l’Ile Maurice, pour la cabane d’hiver, Californie, pour le camp à l’entrée surmonté d’un drapeau noir orné d’un doigt d’honneur, Tahiti, la Maison des Druides…

On aimerait bien vivre en paix, mais on est en guerre pour notre survie”, résume Camille-technicien, assis sur le sol jonché de goupilles de grenades lacrymo avec lesquelles il joue machinalement. Derrière la Métairie commence “Gazad”, la zone déboisée et ratissée en septembre, où devait être installé le barrage. Là, il ne reste rien de leur tentative de “cabanisation”. “Les cabanes nous permettent d’empêcher les travaux mais aussi de nous loger”, ajoute Dominique, 50 ans, qui a fait ses armes dans les luttes écolos de la fin des années 70. Face au plateau, le coteau duquel surgissaient régulièrement les hélicos de la gendarmerie a été surnommé “Viêt-Nam”. Des sobriquets nettement moins hippies. “C’est une parcelle qui appartient au conseil général, précise Grogne. On est allé vérifier au cadastre. C’est la procédure issue de la culture squat : on sait d’où on peut être expulsés, par qui et à quelles conditions.”

Le Fort est l’ultime rempart de ces nouveaux indigènes

Derrière se trouve le Fort, où Rémi Fraisse est tombé le 26 octobre, tué au cours d’un affrontement avec les gendarmes mobiles pendant que les zadistes faisaient la fête à la Métairie. Ici, face au mémorial dressé autour de la palette de bois encore ensanglantée, à l’endroit même où les gendarmes se tenaient, les occupants ont monté une palissade en bois. Entouré de douves remplies d’eau boueuse, accessible par un pont-levis, le Fort est l’ultime rempart de ces nouveaux indigènes. De chaque côté, deux miradors de dix mètres surplombent la prairie.

“Altitude”, et où se tiennent les AG, les zadistes ont assemblé une catapulte en bois. Aucun képi à l’horizon depuis la mort de Rémi Fraisse, mais les gendarmes ne sont pas leur seul souci. “Il y a quelques semaines, les probarrage avaient lancé une chasse à l’homme, raconte Léa. Ils avaient créé une page Facebook : ‘Pour un zadiste tué, une cartouche offerte.” Quelques jours plus tôt, des agriculteurs énervés s’étaient pointés avec des carabines. D’autres étaient tombés sur deux zadistes en voiture, les avait forcés à s’arrêter puis passés à tabac avant de démolir leur véhicule. “Début septembre, je roulais vers Barat quand j’ai vu deux jeunes filles en train de se battre avec un agriculteur, se souvient Thierry, un habitant de Lisle-sur-Tarn. En m’approchant, j’ai vu qu’il les menaçait d’un couteau ; l’une d’elle s’est même fait taillader.”

A la ferme en question, le propriétaire assure que les zadistes lui ont volé du lait au pis de la vache, une nuit, et qu’ils ont ouvert l’enclos des faisans, lui faisant “perdre pour 20 000 euros de volaille”. “J’ai déjà sorti la barre à mine, ils en ont tâté, se vante-t-il. S’ils reviennent, ce sera le fusil. J’ai prévenu les gendarmes : ils m’ont dit que tant que je laissais l’automatique au placard, j’avais tout leur soutien.”

Marie-Lys Lubrano

1. Presque tous les occupants de la Zad donnent de faux prénoms, le plus souvent ils choisissent Camille, parce que c’est mixte et parce que c’est
le nom de la première militante mise en examen à Notre-Dame-des-Landes
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Re: ZAD du Testet

Message  niouze le Jeu 13 Nov - 18:50


Mort de Rémi Fraisse : Cazeneuve se défend d'avoir caché la vérité

A.R. | Publié le 13.11.2014, 07h22 | Mise à jour : 15h36




ARCHIVE. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'explique ce jeudi sur la mort de Rémi Fraisse après la révélation d'un procès-verbal des gendarmes. | (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN)


   
Trois semaines après la mort de Rémi Fraisse, le militant anti-barrage de Sivens (Tarn), et alors qu'un procès-verbal révèle que les gendarmes ont compris très vite avoir atteint le jeune homme avec l'une de leurs grenades, Bernard Cazeneuve s'est une nouvelle fois défendu d'avoir cherché à cacher la cause de sa mort.



Le ministre de l'Intérieur a assuré jeudi qu'«en aucun cas» le lien entre le tir de la grenade et la mort de Rémi Fraisse n'avait pu être établi immédiatement. C'est aussi ce qu'affirme Denis Favier, le directeur général de la gendarmerie.

Interrogé jeudi sur France Inter, le ministre de l'Intérieur s'est attaché à préciser le timing du week-end des samedi 25 et dimanche 26 octobre. «J'ai appris dans la matinée de dimanche qu'il y avait eu un mort à Sivens», a-t-il expliqué. «Je l'ai appris de mon cabinet et du directeur général de la gendarmerie, qu'une grenade offensive avait été lancée mais que les gendarmes considéraient qu'elle n'était pas à l'origine de la mort.» Et le ministre de l'Intérieur de préciser qu'auparavant, il n'y avait jamais eu de mort causée par ces grenades et que c'est bien pour cela que les militaires n'avaient pas imaginé que, cette fois, cela pouvait être le cas. 

Le patron de la gendarmerie défend la version de Cazeneuve 

Une version relayée par le directeur général de la gendarmerie. «Nous avons l'information d'un décès dans le courant de la nuit, mais à aucun moment dans le courant de la nuit il n'a été possible d'imputer ce décès à la grenade», ni «dans la journée de dimanche», a assuré le général Denis Favier sur RTL. «Il y a concomitance entre le tir de la grenade et le fait de retrouver le corps de Rémi Fraisse au sol. Mais ces munitions qui sont utilisées n'ont jamais occasionné de tels dégâts» et «n'ont jamais eu d'effets comparables à ceux observés sur le corps» du militant, a-t-il précisé.

Ce dimanche 26 octobre, Bernard Cazeneuve reste silencieux. «Mon objectif est la vérité. L'affaire est judiciarisée alors aucune pression ne doit s'exercer sur la justice. (...) Si je m'étais exprimé avant le procureur, on me l'aurait reproché», s'est-il défendu en louant «la discipline que je me suis imposée». Et d'insister : «Quand une procédure est ouverte, il faut s'interdire la moindre déclaration.» 

Un état d'esprit résumé par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, ce jeudi sur iTélé : «Des précautions ont peut-être été prises pour éviter de parler à tort et à travers». Et le ministre de l'Agriculture d'assurer que «clarté, transparence et vérité» seraient faites «le plus rapidement possible».
http://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-de-remi-fraisse-cazeneuve-s-explique-13-11-2014-4288105.php#xtref=http%3A%2F%2Fnews.google.fr%2F

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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Ven 14 Nov - 10:37

d'un coté des cailloux et des mottes de terre.
de l'autre ...

♦ 237 grenades lacrymogènes (dont 33 à main)
♦ 38 grenades GLI F4 (dont 8 à main)
♦ 23 grenades offensives F1 (dont celle qui a tué Rémi Fraisse)
♦ 41 balles de défense avec lanceur de 40 × 46 mm.
>>>
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/13/mort-de-remi-fraisse-bernard-cazeneuve-annonce-l-interdiction-des-grenades-offensives_4523447_3244.html


LE RÉCIT DES GENDARMES
« Je prends les [jumelles de vision nocturne] et (...) je vois une masse au sol. Je demande à un collègue qui se trouve à mes côtés d'éclairer l'endroit [et] nous distinguons qu'il s'agit d'une personne qui est au sol. Je rends compte verbalement à mon commandant de peloton de l'incident. Nous mettons en place un gros projecteur et là effectivement nous constatons la présence d'un corps. »

LA VERSION OFFICIELLE
« Cette nuit, vers 2 heures du matin, le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n'ont pu que constater le décès de la victime. »

LA VERSION CASENEUVE
« Cette nuit, alors que ces violences avaient repris peu après minuit à l'initiative d'un groupe extrémiste de 200 personnes environ, le corps d'un jeune homme a été découvert vers 2 heures. Les secours ont malheureusement constaté son décès. Le préfet du Tarn l'a rendu public en précisant qu'une enquête judiciaire était ouverte pour permettre la recherche des causes du décès. »
ETC ...
>>>
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/11/14/mort-de-remi-fraisse-une-communication-officielle-parcellaire_4523289_4355770.html#
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Re: ZAD du Testet

Message  niouze le Ven 14 Nov - 11:50


Grenades, flashballs, militarisation du maintien de l’ordre, comment se protègent les « zadistes » ?
par Pierre Alonso 14 novembre 2014

« On ne veut pas devenir un bataillon de martyrs », expliquent-ils, après la mort de Rémi Fraisse, le militant écologiste, tué par une grenade offensive lancée par un gendarme, alors qu’il participait à la « zone à défendre » contre le projet de barrage de Sivens. Face à la guerre psychologique, aux violences policière et à l’emploi de plus en plus courant d’armes « non létales », des « zadistes » racontent comment ils tentent de se protéger de manière non-violente. Reportage autour d’un café, dans les tranchées champêtres et derrière les barricades forestières.
A l’extrémité ouest de la ZAD, la « zone à défendre » contre le projet de barrage dans la forêt de Sivens (Tarn), plusieurs occupants se réveillent ce vendredi 7 novembre, en buvant du café dans des bocaux en verre. Ils sont à « Zoulou », le point le plus avancé sur ce que les Zadistes appellent la ligne de front. A une dizaine de mètres, une épaisse barricade bloque la route, un tas de branches et de troncs de presque deux mètres de haut. Au-dessus flotte une pancarte : « Hommage à Rémi », ce jeune botaniste tué par une grenade offensive dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre.
Beaucoup sur la ZAD se disent surpris qu’il n’y ait pas eu de mort plus tôt, tant l’arsenal déployé pour le maintien de l’ordre est sophistiqué, puissant, quasi-militaire. « Il aurait pu y en avoir dix des Rémi » juge Fred, arrivé le 20 août dernier en réponse à l’appel lancé par les occupants. Listées dans le code de sécurité intérieure, les armes utilisées pour le maintien de l’ordre comprennent des lacrymogènes, des grenades (assourdissantes, offensives, de désencerclement), des flashball ancienne génération (portée maximale de 15 mètres) et des « lanceurs de balle de défense » (portée de 50 mètres) [1]. Des armes « non-létales », étudiées pour infliger des dommages à distance, pour mutiler sans tuer [2]

Parmi les zadistes que nous avons rencontrés, certains se revendiquent pacifistes, comme Maxime qui dit l’être de moins en moins : « Il y a des véganes [3] sur la ZAD. Eux refusent de faire du mal aux animaux ou aux êtres humains. » Un peu plus loin, alors qu’un groupe d’une dizaine de personnes s’affaire à la construction – très expérimentale – d’une catapulte, Mario, longs cheveux bruns, barbes fournie et accordéon dans les bras, abonde : « On n’est pas avide de violence ! Aujourd’hui, il n’y a aucun flic et regarde, les gens construisent, ils ont envie de ça. »

Techniques de résistance non-violente



Il raconte aussi comment il a incité des jeunes filles de 16 ans, débarquées sur la ZAD avec des cagoules, à rejoindre la « medic team » au lieu d’affronter les forces de l’ordre. « On ne veut pas devenir un bataillon de martyrs », lâche-t-il. Comme lui, nombreux sont les zadistes à reconnaître que l’usage de la violence dépend en grande partie des circonstances, que la distinction binaire « pacifistes contre casseurs » est trop simple.
Les techniques traditionnelles de résistance non-violente ont été employées au Testet, y compris par des Zadistes a priori sceptiques sur ce mode d’action. Pour bloquer l’avancée des forces de l’ordre, des zadistes se sont enterrés sur le chemin en septembre, avant d’être violemment délogés. D’autres se sont harnachés les uns aux autres – une technique dite de la tortue – dans les cabanes en haut des arbres pour compliquer la tâche des gendarmes mobiles ou des grimpeurs venus les chercher. « Au moins, on peut parler avec les grimpeurs », relève un occupant d’une des dernières cabanes aériennes.
En septembre, des bouteilles de gaz vides ont été posées sur des barricades pour entraver la progression des forces de l’ordre. Selon plusieurs zadistes, les gendarmes seraient contraints de faire appel à des démineurs si la barricade brûle, pour parer à tous risques d’explosion, ce qui les ralentirait considérablement. La tentative a été vaine, les gendarmes sont passés, mais la présence de bouteilles de gaz a été relevée par les médias, alimentant craintes et fantasmes (lire ici).

Boucliers contre flashballs



Loin d’une milice organisée, l’équipement des zadistes souligne leur relatif amateurisme et l’asymétrie croissante entre les manifestants et les forces du maintien de l’ordre. « On est à poils ! », sourit Gwenn, une jeune femme d’une trentaine d’années membre de l’équipe médicale. Comme tous les zadistes interrogés, elle donne un prénom d’emprunt. « C’est le pot de fer contre le pot de terre », résume Maxime, à côté de la barricade de Zoulou. Mario, qui se fait aussi appeler « Fleu Bleu », détaille : « Nous, on n’a pas d’entraînement. Eux, oui. Ils ont des armures, ça fait « poc » sur leur bouclier quand ils reçoivent un caillou. Nous, on n’est pas protégés, pas préparés. »
Contre les flashballs, certains utilisent des boucliers. Maxime en désigne un par terre, à côté des chaises et des flammes vacillantes du feu de camp : une tôle de moins d’un mètre avec deux lanières en tissu pour le tenir. « On a fabriqué des boucliers avec des panneaux de circulation ou des morceaux de tôle. On a appris dans des films ! », dit-il en riant, avant de préciser « dans 300 » (un péplum sur la bataille des Thermopyles) et de repartir dans un éclat de rire. « Et puis, on apprend d’eux », dit-il en mimant des CRS tapant sur leur bouclier avec leur matraque.

Fred, barbe blonde éparse et dreads noyées dans ses cheveux bouclés, se rappelle avoir arrêté une balle de flashball avec un panneau-bouclier. « Il y a eu un grand "bong", on l’a entendu dans toute la vallée » raconte-t-il en montrant le panneau tout cabossé. Il affirme que son ancienne propriétaire en a arrêté quinze. Au « fort », juste derrière Zoulou, un grand bonhomme, tête à moitié rasée et longues dreads sur le haut de la tête, qui refuse de donner son nom ou son pseudo (hormis Anonyme), a du mal à comprendre que les gendarmes mobiles préfèrent rester à distance : « Je me suis déjà retrouvé avec un autre zadiste face à six GM [gendarmes mobiles]. On avait tous les deux des boucliers. Ils ont reculé. Ils ont des consignes. Le contact les désavantage, ils préfèrent rester à distance et utiliser des flashballs. » Intermittent du spectacle, il vit entre les ZAD de Notre-Dame-des-Landes et du Testet, qu’il a rejoint en août. De temps en temps, il repart travailler dans les grandes villes de France.
Comme d’autres, il décrit une crispation ces dernières semaines : « En septembre, il y avait des discussions possibles avec [les gendarmes]. On leur parlait, ils étaient toute la journée sous le soleil avec leur armure. Ils répondaient, soit en faisant des gestes, soit en parlant parfois. Ensuite, les compagnies ont changé, elles tournent régulièrement. On ne voit plus les mêmes depuis, c’est plus possible de les approcher. » Pour Maxime, l’objectif est évident : « L’intention est de mater vite le Testet pour éviter un nouveau Notre-Dame des Landes », l’autre ZAD située en Bretagne, sur le terrain d’un futur aéroport.

« Une guerre psychologique et d’humiliation »



Les autorités semblent en effet avoir choisi de muscler leur présence, notamment le week-end du 25 et 26 octobre au cours duquel Rémi Fraisse a été tué. Selon Mediapart, une réunion s’est tenue le samedi matin : « le lieutenant-colonel Andreani, qui commande le groupement du Tarn [décide de] créer une “zone de vie” sur le chantier de la forêt de Sivens, et “tenir le site” » [4]. Le préfet du Tarn, autorité civile responsable du maintien de l’ordre, donne quant à lui des « consignes de fermeté ». La décision est d’autant moins compréhensible qu’il ne reste aucun engin de chantier, ni rien d’important à protéger, sur le site le samedi matin. Un Algeco et un générateur, laissés sur place, ont été brûlés la veille. Des affrontements éclatent entre manifestants et forces de l’ordre, CRS et gendarmes mobiles, dans la journée du 25 octobre.
Sous la tente de premiers soins, Gwen a vu défiler les blessés ce week-end-là : blessure de flashball au pectoral, « là où la peau est plus sensible », blessures aux jambes et aux bras dues à une grenade de désencerclement. Ces grenades projettent dix-huit petits galets en caoutchouc qui font des trous « aussitôt cautérisés parce qu’ils sont brûlants » décrit Gwen. Pour se protéger,« il y a quelques protège-tibias, mais très peu » explique-t-elle. Presque pas de masques à gaz contre les lacrymo, mais « des morceaux de tissus imbibés de citron » qui en limitent les effets. Maxime et le grand type aux dreads parlent d’un gaz orange ou jaune qui provoquerait des vomissements, mais aucun n’y a été directement confronté. Personne ne peut dire non plus quand il aurait pu être utilisé.
Ces rumeurs témoignent du climat de peur qui s’est installé. Une véritable stratégie de la part des autorités, dénoncent les zadistes. Mario, l’homme à l’accordéon, évoque « une guerre d’humiliation, une guerre psychologique. Ils veulent nous faire peur et nous faire mal. » Plus que les CRS ou les gendarmes mobiles, ce sont les « PSIG », les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie dont tout le monde cite l’acronyme, qui concentrent les peurs, les critiques et les fantasmes. Maxime les décrit comme un « commando » formé pour les terrains de guerre, passé en Afghanistan ou ailleurs…
À Zoulou, plusieurs zadistes ont rejoint la discussion autour de Maxime. Ils débattent des moyens à utiliser. « Leur seule faiblesse, c’est le feu », affirme l’un d’eux, aussitôt corrigé par un autre : « Ils ont des vêtements ignifugés, ils ne craignent rien. » Le premier, peu enclin à entrer dans ce genre de discussions, conclut : « On nous pousse à faire du feu notre dernière arme, parce qu’ils savent que le feu donne une très mauvaise image médiatique ». Juste après, deux avions de chasse survolent la ZAD à très basse altitude, emplissant la vallée du vacarme des réacteurs. Maxime les regarde : « D’habitude, ce sont des hélicoptères. »
Pierre Alonso

http://www.bastamag.net/Grenades-flashballs-militarisation

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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Lun 17 Nov - 9:22

Mort de Rémi Fraisse: sans les casseurs, le jeune homme "ne serait pas mort" estime Bernard Cazeneuve
Justifiant la présence de gendarmes sur les lieux de la manifestation "parce qu'il y a eu des violences", le ministre de l'Intérieur a pointé du doigt la frange la plus radicale des manifestants, estimant que "sans les casseurs, Rémi Fraisse ne serait pas mort".
...
Le site Mediapart, citant le journal de bord du Groupement tactique de gendarmerie (GTG), ajoute que les gendarmes ont indiqué à 01H45: "Un opposant blessé par OF" (grenade offensive). Puis, à 01H59: "Opposant blessé serait décédé, hémorragie externe au niveau du cou".
>>>
http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/16/mort-remi-fraisse-casseurs-bernard-cazeneuve-ministre-interieur_n_6166452.html

ils l'ont donc bien regardé crever pdt au moins 1/4 d'heure sans rien faire.
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Re: ZAD du Testet

Message  niouze le Lun 17 Nov - 11:55

Mort de Rémi Fraisse: sans les casseurs, le jeune homme "ne serait pas mort" estime Bernard Cazeneuve




mais oui bien sur c'est les casseurs qu'on installé des flic pour défendre ..... rien (comme si il se doutait pas que sa allait provoquer du grabuge ) c'est eux encore qu'on demander la plus grande fermeté (ah non pardon il parait que le flics qui a annoncé sa serait un vil menteur (c'est bien la seul fois d'habitude on donne leur mensonge pour verité ) et c'est encore les casseurs qu'on balancé une grenade sur lui !!!!! http://www.asm-vizu.


Dernière édition par niouze le Lun 17 Nov - 12:04, édité 1 fois

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Re: ZAD du Testet

Message  niouze le Lun 17 Nov - 14:30

Sur la vieille dames squatter par les méchants zadistes dont nous parle segolene "mettez les drapeaux a la fenetre" royal le canard lui fait gentiment fermer son bec

https://tantquilyauradesbouilles.files.wordpress.com/2014/11/canard-enchaine2014-11-12.jpg

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Re: ZAD du Testet

Message  niouze le Lun 24 Nov - 11:03


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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Mer 3 Déc - 8:17

Mort de Rémi Fraisse: “aucune faute professionnelle” des gendarmes
http://www.humanite.fr/mort-de-remi-fraisse-aucune-faute-professionnelle-des-gendarmes-559171
L'enquête administrative confiée à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale après la mort fin octobre de Rémi Fraisse lors d'affrontements sur le site du barrage de Sivens (Tarn), ne conclut à aucune "faute professionnelle" des gendarmes. Une conclusion qui vise à dédouaner la stratégie répressive d'Etat.

Ainsi, la mort du jeune Rémi Fraisse, à 21 ans, mortellement blessé dans la nuit du 25 au 26 octobre par une grenade offensive tirée par un gendarme au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre sur le site du barrage contesté de Sivens, n’est pas une faute professionnelle”.
"En l'état des informations recueillies dans cette enquête et au plan strictement administratif, je ne dispose pas d'éléments permettant de caractériser une faute professionnelle", a déclaré Pierre Renault, chef de l'inspection générale de la gendarmerie nationale lors de son audition par la commission des Lois de l'Assemblée nationale.
Une conclusion qui ne viendra pas apaiser la colère des opposants au barrage ainsi que celle des jeunes qui ont manifesté leur colère devant la violence policière.
Même si, comme l’a précisé Pierre Renault, "il reviendra à l'enquête judiciaire de déterminer l'exacte responsabilité et le degré de responsabilité imputable au lanceur", a-t-il ajouté.
De leur côté, les proches de Rémi Fraisse et des associations organisent une commission d'enquête citoyenne sur la mort de Rémi Fraisse.

L’enquête administrative remise mardi matin au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et transmise "conformément à la démarche de vérité et de transparence à laquelle le gouvernement s'est engagé", à la justice avait pour objectif de déterminer les conditions dans lesquelles les opérations de maintien de l'ordre avaient été conçues, conduites et exécutées depuis fin août mais aussi d'évaluer le respect des procédures d'engagement et la conformité à la déontologie.
Selon l'IGGN, "la préparation de la manifestation du 25 octobre privilégie la concertation avec les organisateurs et le souci d'apaisement, jusque dans le dispositif opérationnel retenu par le commandant de groupement le 25 octobre en début d'après-midi, et ce malgré les affrontements violents de la nuit précédente".
"Face à des manifestants particulièrement violents, tirant avantage de la nuit et du terrain, l'emploi de la force puis l'usage des armes se sont imposés très rapidement au commandant de la force publique", affirme l'Inspection dans son rapport.
ben non pas de faute professionnelle puisqu'ils ont légalement le droit de tuer.
idem à fergusson.
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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Mer 3 Déc - 11:05

Rémi Fraisse: pas de "faute professionnelle" des gendarmes selon l'enquête
Après la décision de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale, Arié Alimi, avocat de la famille Fraisse considère qu'elle a eu "le droit à un nouveau mensonge d'Etat encore plus gros et cynique que les précédents".
>>>
http://www.bfmtv.com/societe/mort-de-remi-fraisse-aucune-faute-professionnelle-des-gendarmes-850199.html

Besancenot sur la mort de Rémi Fraisse: "Le gouvernement est coupable"
Olivier Besancenot fustige François Hollande pour sa "rupture avec les classes populaires", et appelle à une "explosion sociale".
Cette grenade offensive, elle a été envoyée par des gardes mobiles sur un groupe de manifestants. Ces gardes mobiles n'ont pas pu le faire sans avoir l'ordre d'un supérieur. Ce supérieur n'a pas pu le faire sans un ordre de la préfecture, qui elle même n'a pas pu le faire sans l'aval du ministère de l'Intérieur. Le gouvernement est coupable, avant, pendant et après".
>>>
http://www.bfmtv.com/politique/olivier-besancenot-avec-jean-jacques-bourdin-sur-bfmtv-et-rmc-850294.html
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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Jeu 4 Déc - 10:36







Drame de Sivens : les gendarmes s'autodédouannent
Les conclusions sont claires et sans bavure : pour l’inspection générale de la gendarmerie, aucun faute n’a été commise, pas plus sur le plan juridique que sur le plan déontologique. Si la mort de Rémi Fraisse est bien « imputable à l’explosion d’une grenade offensive », les forces de l’ordre auraient agi en parfaite concordance avec les techniques qu’on leur a enseignées à l’école du maintien de l’ordre.
>>>
http://www.marianne.net/fredericploquin/Drame-de-Sivens-les-gendarmes-s-autodedouannent_a148.html
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Re: ZAD du Testet

Message  ivo le Ven 16 Jan - 9:08

Reportage : en immersion chez les Zadistes de Sivens
France 24 a passé deux jours avec les Zadistes du barrage controversé de Sivens, dans le Tarn. Ces militants écologistes, endeuillés par la mort de Rémi Fraisse et en froid avec les journalistes, occupent le chantier depuis octobre 2013. Reportage.
>>>
http://www.france24.com/fr/20150115-projet-zad-zone-a-defendre-barrage-environnement-france-ecologie-tarn-sivens-remi-fraisse/
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